Richard Descoings est mort

C’est un choc qui nous a pris au réveil, tous les étudiants et anciens étudiants de Sciences Po et toute la communauté universitaire, ainsi que tous les personnels de l’établissement.

Richard Descoings était un grand Directeur d’Université, dévoué à sa tâche, inventif, créatif, débordant de projets qui a profondément marqué de son empreinte Sciences Po bien-sur, mais aussi tout le système universitaire français, qu’il a bousculé et largement influencé. Sciences Po aujourd’hui est bien loin de l’établissement fermé et étriqué qu’il était avant son arrivée à la direction.

Son oeuvre est immense. Elle est celle d’un homme qui a toujours refusé les carcans, refusé de se soumettre aux tabous, refusé le train-train et la perpétuation du même. Il a saisi l’importance de l’internationalisation universitaire avant tout le monde et la nécessité de changer de modèle et de taille. Il a saisi les méfaits de la méritocratie sans démocratisation sur l’image des grandes écoles. Il a innové sur les modes de financement universitaire. Et ce, sans jamais ployer sous le poids des habitudes et des pressions.

C’était d’abord et avant tout un homme libre, un visionnaire, qui sût profiter des opportunités de son époque au plus grand profits de ses étudiants.

En ce qui me concerne, j’en garderai le souvenir d’un sourire, d’un grand sourire, qui en disait long sur la certitude qu’il avait de lui-même, de la stratégie qu’il menait pour ses étudiants et de l’enthousiaste espérance qui l’animait et avec laquelle il savait motiver ses étudiants et professeurs.

Ce matin, à Sciences Po, l’ambiance était triste mais solidaire et unanime pour admirer l’oeuvre d’un grand homme.

Grégory Chidiac

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