5ème krack à la suite : l’Europe doit tenir bon !

L’Europe doit tenir.

Tenir contre ces bourrasques boursières qui minent l’économie réelle, qui augmentent les taux d’intérêts de nos Etats et de nos collectivités locales. Tenir contre ces rumeurs qui plombent la valeur de nos banques et se contaminent sur les valeurs d’entreprises dont les résultats sont bons et les carnets de commandes dans le vert. Tenir contre tous ceux qui veulent recapitaliser les banques contre leur gré. Tenir contre ceux qui misent sur le défaut de paiement de la Grèce alors que le FESF est là pour empêcher les problèmes de liquidité et de solvabilité, et que la BCE « do the job ». Tenir contre ceux qui favorisent les difficultés des Etats dits « périphériques » avec leurs annonces, leurs notations et leurs recommandations négatives. Tenir contre ceux qui minent, de jour en jour, les valeurs de nos entreprises, d’annonces fondées sur des perceptions en rumeurs malveillantes. Tous ceux, enfin, qui méprisent les efforts réalisés par la Grèce et par les autres Etats mis en difficulté et par ce que leurs peuples doivent accepter en terme d’appauvrissement, en balayant d’un revers de main les mesures prises par ces Etats et la souffrance de leurs peuples. « C’est bien, mais pas suffisant » dirait-on chez le propriétaire marron de Groland ».

Nous devons tenir contre la folie d’un diktat financier, sorte de monstre collectif et électronique de déresponsabilisation totale face aux crimes économiques en nous concentrant sur l’économie réelle et en tenant le cap des réformes et des plans d’utilisation du FESF.

Exemple aujourd’hui : un représentant de Pimco, un fond de gestion, a déclaré que les banques françaises menaçaient la stabilité de toute l’Europe. C’est parfaitement faux. Ce qui menace toute l’Europe, ce sont ces annonces mensongères et ces rumeurs frauduleuses. C’est le high frequency trading, qui n’est fondé que sur des paramètres internes aux marchés (sur l’analyse dite « technique » qui découle en partie des analyses chartistes).

Nous vivons une crise provoquée par le discours et les représentations, et non par la réalité économique et nous devons y opposer la volonté européenne de tenir bon la bourasque et de renvoyer les faux prophètes de malheurs dans leurs filets en rappelant encore et encore les faits qui démontrent que nous pouvons faire face à nos dettes. Il misent sur le défaut et ils veulent provoquer le défaut. Comme le dit DSK, il faut que chacun prenne sa perte. Tout le monde table sur cette perte, mais cette perte est pour le moment purement virtuelle et spéculative. Nous tiendrons et personne ne fera défaut, et je parie que la remontée sera aussi rapide que la baisse, à condition que nous sachions faire preuve, en soutien à nos entreprises ainsi attaquées, de patriotisme et d’intelligence économique, au niveaux national et européen. Et quand je dis patriotisme économique, je vais qu’il faut que les Français soient plus qu’avant actionnaires de leurs entreprises et plus qu’avant créanciers de leurs Etats. Le Japon n’est que peu affecté par sa dette publique détenue à 95% par des résidents…

Et si certes, il faudra assumer les effets de cette crise financière sur l’économie réelle, il faut continuer à tenir sur la réalité de notre situation qui n’est pas celle que les spécialistes de la prophétie auto-réalisatrice veulent marteler depuis des semaines.

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