Re: ENA interne ou externe après PENA

apokrif a écrit:
OOOOHHHH a écrit:

Quant au droit il n'y a aucune différence entre le droit public et le droit privé...

Amusant.

Chico Dou Brazil a écrit:
apokrif a écrit:

Amusant.

Sauf s'il est Kelsenien.

Je suis très étonné qu’aucun juriste n’ait davantage réagi à ces propos.
Je n’ai pas bien compris en quoi la référence à Kelsen viendrait corroborer l’ineptie de OOOOHHHH. Le fait que droit et Etat se confondent ne signifie pas absence de distinction entre droit public et droit privé.
S’il est vrai qu’en pratique la distinction s’avère complexe, il n’en demeure pas moins qu’il existe bien une distinction sur le plan des principes. Cette distinction critiquable n’en demeure pas moins structurante.
Il n’est pas aisé de différencier les deux de façon précise, synthétique et sans omettre aucune exception. Toutefois, on peut donner une idée générale de la distinction.
Le droit public concerne essentiellement les personnes morales de droit public mais aussi les personnes privées exerçant des prérogatives de puissance publique (missions de service public). Ils concernent ainsi les relations entre personnes publiques, entre personnes publiques (en général dans l’exercice de leurs prérogatives de puissance publique) et privées. Le droit public est intimement lié à l’intérêt général. En général, l’ordre administratif est compétent pour le droit public.
Le droit privé concerne essentiellement les relations entre personnes privées, mais aussi les personnes publiques (en général hors des prérogatives de puissance publique) dans leurs relations avec les personnes privées. En général, l’ordre judiciaire est compétent pour le droit privé. Le droit privé est intimement lié à l’intérêt privé des personnes physiques ou morales.

Les personnes morales de droit public sont créées par l’autorité publique et agissent toujours en vue d’un intérêt public. Elles relèvent pour l'essentiel du droit public. Inversement les personnes morales de droit privé sont issues d’une initiative privée et peuvent poursuivre des buts variables. Elles relèvent pour l'essentiel du droit privé.

I) Les personnes morales de droit public:

1) ne peuvent pas faire l’objet de voies d’exécution d’où notamment l’insaisissabilité de leurs biens (Cour Cass 21 déc. 1987 Bureau de recherches géologiques et minières).

2) ne peuvent être déclarées en faillite ou en déconfiture ; elles ne peuvent donc faire l’objet d’une procédure de redressement ou liquidation judiciaire.

3) ont la possibilité de bénéficier de régimes particuliers en ce qui concerne le droit applicable à leurs contrats, à leurs agents, à leurs travaux immobiliers et à leurs propriétés immobilières. Ainsi la prescription quadriennale s'applique-t-elle aux personnes morales de droit public (loi du 31 décembre 1968 modifiée relative à la prescription des créances sur l'État, les départements, les communes et les établissements publics).

4) sont créées pour une durée indéterminée sauf dans le cas du groupement d'intérêt public (cf art. 21 de la loi du 15 juillet 1982 d'orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France).

II) Les personnes morales de droit privé:

1) peuvent voir leurs biens saisis y compris les organismes de sécurité sociale (Cour Cass. 15 nov. 1995 CRAV Alsace: "aucun texte ne déclare insaisissable les comptes d'un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public).

2) naissent d’une déclaration à l’autorité publique :
-RCS pour les sociétés
-Préfecture pour les associations
-Mairie pour les syndicats

3) disparaissent :
-automatiquement à l’arrivée du terme sauf prorogation
-en cas de jugement (liquidation judiciaire) prononçant sa dissolution anticipée
-en cas de décision ministérielle (ex: dissolution d’une association antidémocratique)

4) sont constituées pour une durée limitée ou indéterminée.

Re: ENA interne ou externe après PENA

passant a écrit:

RPC nl a écrit:
il n'est pas possible pour quelqu'un de tout maîtriser
Un tel énoncé ne peut être raisonnablement contredit mais voilà ce que j'entends par "maîtriser".

Il y a des gens qui sont d'une trempe exceptionnelle énarques ou non. Dans l'idéal, la majeure partie des énarques devraient, à mon avis, tendre vers leur profil ecclectique, pluridisciplinaire. Voici les gens d'une compétence ou d'une classe remarquable. Ces gens-là maîtrise manifestement le fond qu'ils aient suivi leur formation avec ou sans équivalence.

Allez regarder sous wikipedia lur biographie:

Pascal Chaigneau
Titulaire de 4 doctorats:
Docteur d'État ès Lettres (Université de Paris X, thèse sur Rivalités politiques et socialisme à Madagascar[1]) ;
Docteur en sociologie politique(EHESS - Paris X, 1984, thèse sur Madagascar, un État à orientation socialiste[2]) ;
Docteur en droit public (Université de Paris XI, 1991, thèse sur travaux sur Les exportations d'armements en droit comparé[3]) ;
Docteur en socio-économie du développement (Université de Paris I) ;
Avocat
Capitaine de frégate
Conseiller au commerce extérieur
Consul
Professeur d'université en relations internationales

Dominique Strauss Kahn
HEC
IEP de Paris
Institut de statistique (ISUP)
Doctorat en sciences économiques
Licence en droit public
Enseignant en économie
Economiste
Avocat
Homme politique
Haut fonctionnaire
Polyglotte "« J'apprends l'arabe »
Cet après-midi, comme tous les lundis depuis octobre 2003, cours d'arabe. J'aime les langues étrangères. J'aime apprendre les langues étrangères - même si, les années passant, l'exercice devient de plus en plus difficile : après l'anglais et l'allemand puis quelques rudiments d'espagnol et d'italien, l'arabe. C'est, pour moi, une sorte de jeu intellectuel"
http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN … livre.html

Mais a échoué à l'ENA bizarre non?

Jacques Attali
major de promotion de Polytechnique (X1963).
Docteur d'État en sciences économiques
Ingénieur du Corps des mines
diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris
Ancien élève de l'École nationale d'administration dont il sort troisième
Conseiller d'Etat
Professeur d'économie
Conseiller du président de la République
sherpa
écrivain (pièce de théätre)
Essayiste/intellectuel
Premier président de la BERD

Françoise Chandernagor
Institut d'études politiques de Paris
Maîtrise de droit public
elle entre à vingt et un ans à l'École nationale d'administration (ENA), d'où elle sort deux ans plus tard major de sa promotion.
Conseillère d'Etat
Françoise Chandernagor a écrit huit romans et une pièce de théâtre
Françoise Chandernagor est membre du Prix Jean Giono, du Prix Chateaubriand, et de l'Académie Goncourt

Nicolas Baverez
ENS Ulm
IEP Paris
agrégé de sciences sociales
Doctorat en histoire
ENA
Auditeur à la Cour des comptes
Avocat (droit public économique) en France  et aussi avocat aux Etats-Unis (doit être à l'aise en langue(s) étrangère(s))
Economiste et historien
Essayiste
Professeur à l'ENA

Jean-Louis Borloo
Licence droit
Licence histoire
Licence philosophie
Licence en sciences économiques
Avocat
Professeur d'analyse financière à HEC
Homme d'affaires
Homme politique

Je pense que tu te trompes vraiment sur ce que doit être un énarque. Les personnes que tu cites sont exactement l'inverse de l'énarque type et d'ailleurs aucun n'est resté très longtemps dans l'administration, pour la raison qu'on ne demande pas une grande capacité de reflexion théorique à un énarque. Qu'est que l'on attend d'un énarque en général ? Qu'il soit capable de prendre (ou proposer) des décisions, arbitrer rapidement en se trompant le moins souvent possible et savoir un peu près manager une equipe. Ce n'est pas un chercheur... ce qui n'empeche pas bien sur d'être cultivé. On peut très bien avoir une conaissance très vaste et académique d'un sujet ou plusieurs sujets sans pour autant être capable d'être efficace dans la prise et l'application de décision.
De plus parmi les exemples que tu cites franchement pour les 2 qui sont vaguement (je n'ai en aucun cas la prétention d'être un expert ) dans mon domaine de compétence Bavarez et Attali aucun n'a vraiment fait avancer l'économie d'un point de vue de la recherche. Leur travail se résume en caricaturant à de la synthèse accompagner de quelques idées personnelles.  Ils conservent à mon avis les défauts et les qualités des énarques : ils font des bouquins de synthèse qui n'apporte pas grand chose au débat mais qui peuvent être convaincant. C'est tout. Quand a Strauss-Kahn c'est la preuve que l'on peut reussir sans passer par l'ENA... a méditer. Sinon pour revenir au sujet je suis d'accord avec RPC. A ce stade personne on ne t'apportera rien de plus et tu donnes l'impression d'avoir un problème particulier avec ce concours. Honnetement tu ne l'a passé qu'une fois, cela ne sert à rien de ressasser ton échec sur les notes. Tu as 5 tentatives rien ne t'empeches de le passer en externe et voir qu'elles sont tes résultats...

Sur ce que doit être un énarque, disons simplement que nous ne sommes pas d’accord. Quant à l’efficacité et la prise de décision, j’ai déjà énoncé ma thèse du ET sens pratique ET bagage théorique au lieu du OU. Quelqu’un qui ne serait que savant, sans sens pratique de l’action administrative, est disqualifié à mes yeux pour la haute fonction publique.
Je vais illustrer avec DSK en ce moment très haut fonctionnaire international.
« Ses convictions, DSK les a forgées le long d'un parcours intellectuel qui en fait un composite plus qu'un monolithe. Son intelligence est de celles que les concepts et les maths font jubiler. Jean-Marie Le Guen, député PS et strauss-kahnien fidèle, souligne sa manière "d'aller chercher les savoirs authentiques sans se contenter de la note de l'énarque". François Villeroy de Galhau, directeur de cabinet de Strauss-Kahn à Bercy (1997-1999), confirme: "Il veut toujours savoir comment ça marche. Il démonte le réveil, pour inventer ensuite la meilleure des manières de le remonter."
[…]Docteur en économie, agrégé en sciences économiques, diplômé d'HEC, en droit, en sciences politiques, en administration publique, en statistiques, Strauss-Kahn, boulimique d'études, est d'abord un mandarin. "En matière d'élitisme, ils sont pires que les énarques-polytechniciens", ironise l'un de ses amis.
»
Source : http://www.lexpress.fr/actualite/politi … 01164.html

DSK n'en est pas pour autant moins reconnu pour ses compétences en qualité de haut fonctionnaire d'une organisation internationale.

Si Baverez et Attali sont critiquables, ils restent bien au-dessus de ce que j’ai pu observer par ailleurs. Je me souviens d’un candidat admissible qui avait dû traiter un des sujets de finances publiques suivants : 
- Les théories libérales et leur influence sur les finances publiques
- Les théories keynésiennes  et leur influence sur les finances publiques

Après un oral où il était manifestement peu à son aise, il sort de la salle et échange avec une connaissance. Il confesse alors qu’il n’y connaît rien en économie. Je précise que c’est le genre de problématique qu’on maîtrise en bac +1 ou bac +2 en hypokhâgne/khâgne B/L,  en DEUG d’économie.
Malgré tout, l’impétrant candidate à un concours débouchant sur les fonctions les plus éminentes de l’administration, lesquelles comprennent des enjeux économiques de grande ampleur, quand on connaît le poids des administrations publiques dans l’économie. Mais, ce n’est pas le plus choquant, puisque ce qui est davantage critiquable c’est que la procédure de recrutement permette de propulser ces candidats aux oraux en éliminant d’autres bien plus compétents et bien plus motivés.
C’est le fait d’observer ce genre de choses qui rend l’échec plus difficile à comprendre. Mais, rien ne m’empêche, il est vrai, de retenter ma chance.

Re: ENA interne ou externe après PENA

Les brillants hauts fonctionnaires au sens où je l’entends ne quittent pas forcément l’administration.
Élisabeth Dufourcq haute fonctionnaire et ancienne secrétaire d’Etat à la recherche
Diplôme de Institut d'études politiques de Paris, maitrise d'histoire
CAPES d'histoire et géographie
Doctorat de sciences politiques,
Habilitation à diriger des recherches
Diplôme d'études approfondies en santé publique et pays en développement.
professeur d'histoire et géographie en lycée
Chargée de mission à la société d'études et de développement de l'Algérie
Chargée de mission, responsable du bureau de développement des échanges scientifiques avec l'Amérique du Nord au ministère des Affaires étrangères
Chargée de mission à l'Inserm, chef du cabinet du directeur général de l'Inserm
chef du bureau de développement de la recherche médicale dans les pays du tiers monde
Ingénieur de recherche dans l'unité Inserm 313 « maladies tropicales et sida »
membre de la commission scientifique spécialisée Inserm « épidémiologie et santé publique » et de l'intercommission « recherche clinique »
Enseignement de l’histoire à l’Université
Inspecteur général des affaires sociales
Présidente de la Commission Consultative des Marchés des Organismes de Sécurité Sociale
Membre du comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé

Re: ENA interne ou externe après PENA

RPC a écrit:

Sans méchanceté aucune, je crois que vous feriez bien de prendre un peu de recul et de relativiser un peu.

Vous donnez l'impression (à moi du moins) d'être quelque peu obnubilé par ce concours, respirez et passez à autre chose d'ici la prochaine session l'an prochain !

Je ne prends pas mal vos propos d'autant que je les trouve pertinents. Je suis d'ailleurs arrivé aux mêmes conclusions que vous, puisque par hygiène psychologique, je préfère en effet décrocher quelques temps. Ayant ENORMEMENT travaillé avec une motivation EXTREMEMENT élevé, il n'est pas sain de poursuivre sans pause, en l'absence de résultat positif. Un peu de recul ne fera pas de mal.

192

Re: ENA interne ou externe après PENA

Toutes ces qualifications sont impressionnantes...  roll  Mais ne devrions-nous pas garder en tête le principal :

1/ à quelles applications précises servira tout ce savoir théorique, acquis parfois difficilement, et en quoi vais-je servir utilement mon pays ?

2/ Plutôt que de tapisser mes murs de diplômes tous plus prestigieux les uns que les autres, quelle est ma valeur réelle, celle d'un gratte-papier de plus à entretenir ou bien celle d'un esprit complet et productif (en clair : quel est mon ROI personnel pour l'Etat) ?

Quelles sont les motivations précises pour se présenter et réussir à l'ENA, faut-il avoir seulement l'ambition personnelle de pouvoir accéder à tas de choses très intéressantes (qui enrichiront encore mes connaissances), ou ne faudrait-il pas avoir l'ambition de mettre en pratique et d'utiliser mon intellect pour servir la communauté ? Dans ce dernier cas, l'ENA n'est pas l'unique salut...

Re: ENA interne ou externe après PENA

Pfiou a écrit:

Toutes ces qualifications sont impressionnantes...  roll  Mais ne devrions-nous pas garder en tête le principal :

1/ à quelles applications précises servira tout ce savoir théorique, acquis parfois difficilement, et en quoi vais-je servir utilement mon pays ?

2/ Plutôt que de tapisser mes murs de diplômes tous plus prestigieux les uns que les autres, quelle est ma valeur réelle, celle d'un gratte-papier de plus à entretenir ou bien celle d'un esprit complet et productif (en clair : quel est mon ROI personnel pour l'Etat) ?

Quelles sont les motivations précises pour se présenter et réussir à l'ENA, faut-il avoir seulement l'ambition personnelle de pouvoir accéder à tas de choses très intéressantes (qui enrichiront encore mes connaissances), ou ne faudrait-il pas avoir l'ambition de mettre en pratique et d'utiliser mon intellect pour servir la communauté ? Dans ce dernier cas, l'ENA n'est pas l'unique salut...

Quand vous évoquez ces "qualifications [...] impressionnantes", "ce savoir théorique" et ces "diplômes tous plus prestigieux les uns que les autres", songez-vous à Elisabeth Dufourcq, DSK et les autres ou parlez-vous de mon cas personnel ?

194

Re: ENA interne ou externe après PENA

Bonjour Penarque,

Je pense que l'état de tes connaissances laisse peu de doutes. Tu sais beaucoup de choses sur beaucoup de sujets, c'est bien, même très bien.

Mais tu manques cruellement de recul... Ta collection de diplômes ne te rend pas plus cultivé, plus intelligent, et surtout mieux adapté. Tes maîtrises, licences ... ne feront pas de toi un meilleur haut foncionnaire.

Maintenant que tu as accumulé toutes ces connaissances dans tous ces domaines, prend le temps de te demander pourquoi tu échoues. En évitant le "c'est pas normal" et  autres "c'est injuste on ne me donne pas ma chance".

Parce que, avec tous tes dîplômes et tes hauts ambitions, tu te confrontes aux problèmes d'ego des candidats à des concours de cat. B qui disent : "pourquoi je n'ia aps un concours niveau Bac avec ma licence ?"


Je te donne mon avis en toute simplicité wink Je te souhaite bonne chance et beaucoup de réussite.

Re: ENA interne ou externe après PENA

Bonjour Fast'n'Furious,

Tout d’abord merci de concéder enfin que les connaissances ne sont pas superficielles.
Ensuite, je ne pense pas qu’il suffise d’être diplômé pour être un bon haut fonctionnaire. Mais, les diplômes ne sont qu’un élément parmi tant d’autres, le tout constituant un faisceau d’indices permettant d’apprécier  la valeur professionnelle d’une personne : évaluations professionnelles, résultats aux concours précédents, témoignages des collègues, participation à la vie associative et/ou politique, publications, volume horaire au travail, nombre de langues étrangères maîtrisées, innovations (au cas échéant brevetable), quotient intellectuel, appréciations aux grands oraux blancs ou réels
Simplement, les diplômes constituent la partie la plus lisible et la plus visible mais en aucune façon la seule.

Il y a énormément de titulaires d’une licence qui se présentent aux concours de catégorie B en externe. Et pour cause, le nombre de diplômés est important. Les places étant limitées, de façon mécanique des diplômés seront recalés : c’est la logique même. De plus, obtenir sa licence de justesse avec d’éventuels redoublements n’augure pas forcément des meilleures performances aux concours qui sélectionnent en théorie non le candidat moyen mais les « meilleurs ». Enfin, il est tout à fait possible qu’il y ait aussi de l’antisélection à ces concours, de façon volontaire (éviter des surdiplômés qui seront frustrés dans leurs tâches) ou non (erreurs d’appréciations, aléa).

Or, en ce qui me concerne, je ne suis pas simplement titulaire d’une licence ou d’une maîtrise mais de plusieurs, la majeure partie n’étant pas obtenue de justesse alors même que je suis en activité professionnelle. Il y a beaucoup de titulaires de licence ou master aux concours mais des gens qui ont un nonuple cursus, c’est beaucoup plus rare, ce qui relativise la comparaison avec des ces candidats en catégorie B frustrés de leur échec à raison d’une licence  dont l’écrasante majorité des lauréats sont titulaires (en externe). J'ai validé cette année une licence en géographie. Par ailleurs, je suis issu des CPGE et d’une grande école, filières considérées comme sélectives, ce qui signifie qu’en théorie je devrais être au-dessus de la moyenne. En outre, je me présente au concours interne, c’est-à-dire en concurrence avec des candidats qui ont, pour la plupart,  rompu avec le cadre scolaire depuis plusieurs années. Enfin, je précise que je fais montre d’une motivation peu commune tant pour la préparation du concours que pour la carrière que je souhaite embrasser. Au niveau de l’ENA l’antisélection à raison d’un statut de surdiplômé apparaît peu pertinente puisqu’il s’agit du sommet de l’administration.

Pour toutes ces raisons, j’estime qu’il n’est pas pertinent de me comparer à un candidat standard ayant échoué à un concours de catégorie B.

N'oubliez surtout pas que je suis déjà "actif" me plaisant assez dans mon travail actuel. Nombre de mes collègues ne s'embarrassent pas de passer des concours du type de l'ENA. Et parmi les gens de la PENA beaucoup m'invitaient à passer à l'INET, plus abordable : des gens moins bien classés que moi à l'ENA y ont été admis. Je suis resté fidèle à mon projet. Mesurez donc bien, à l'aune de ces éléments, l'ampleur de ma motivation, car l'ENA c'est un concours lourd, suivi de 2 ans de scolarité avec des perturbations sur sa vie familiale. Je pense vraiment que je serai plus utile en juridiction financière.

Quant à l’intelligence, terme galvaudé, l’expérience montre que peu de gens définissent précisément sur qu’ils entendent par ce mot, en proposant des critères précis permettant d’apprécier concrètement si tel ou tel est intelligent ou non. Il en est encore moins qui puissent faire état des définitions et travaux scientifiques en la matière. Bref, il est rare qu’on parle intelligemment de l’intelligence.
Retenez simplement que s’il existait quelqu’un d’extrêmement intelligent, il lui serait très difficile de partager tout ce qu’il comprend avec des gens qui le sont nettement moins. Songez aux difficultés d’adaptation qu’un brillant esprit pourrait rencontrer en milieu carcéral. L’un des paradoxes de l’intelligence est ainsi le suivant : elle permet de s’adapter à bien des circonstances mais au milieu de gens vides d’intelligence, l’homme intelligent peut apparaître particulièrement inadapté…surtout à ces derniers. Quand on ne comprend pas quelqu’un,  ce peut donc être soit parce qu’il est trop stupide, trop absurde ou trop confus pour être intelligible ou soit au contraire parce qu’il est trop intelligent pour qu’on puisse aisément comprendre la profondeur de sa pensée.

Merci en tout cas pour cet avis et pour les bons vœux.

196

Re: ENA interne ou externe après PENA

pénarque a écrit:

Or, en ce qui me concerne, je ne suis pas simplement titulaire d’une licence ou d’une maîtrise mais de plusieurs, la majeure partie n’étant pas obtenue de justesse alors même que je suis en activité professionnelle. Il y a beaucoup de titulaires de licence ou master aux concours mais des gens qui ont un nonuple cursus, c’est beaucoup plus rare, ce qui relativise la comparaison avec des ces candidats en catégorie B frustrés de leur échec à raison d’une licence  dont l’écrasante majorité des lauréats sont titulaires (en externe). J'ai validé cette année une licence en géographie. Par ailleurs, je suis issu des CPGE et d’une grande école, filières considérées comme sélectives, ce qui signifie qu’en théorie je devrais être au-dessus de la moyenne. En outre, je me présente au concours interne, c’est-à-dire en concurrence avec des candidats qui ont, pour la plupart,  rompu avec le cadre scolaire depuis plusieurs années. Enfin, je précise que je fais montre d’une motivation peu commune tant pour la préparation du concours que pour la carrière que je souhaite embrasser. Au niveau de l’ENA l’antisélection à raison d’un statut de surdiplômé apparaît peu pertinente puisqu’il s’agit du sommet de l’administration.

Pour toutes ces raisons, j’estime qu’il n’est pas pertinent de me comparer à un candidat standard ayant échoué à un concours de catégorie B.


Cher Pénarque.

Je pense que la comparaison avec un candidat ayant échoué à un concours de catégorie B est parfatiement pertinente. Ce n'est pas le concours qui importe mais comment on s'y prépare. Manifestement, avec votre "nonuple cursus" (sans doute obtenu de justesse dans des universités où le diplôme est bradé : il n'est pas possible de faire 9 cursus sérieusement) vous n'avez pas eu l'intelligence de vous préparer efficacement pour ce concours. Pour preuve votre échec.


Revoyez donc votre préparation, en vous fondant sur les fondamentaux et laissez tomber la superficialité résultant de connaissances éparses et de matières mal maitrisées, malgré vos titres universitaires.

Et là vous progresserez

197

Re: ENA interne ou externe après PENA

pénarque a écrit:

il est rare qu’on parle intelligemment de l’intelligence.

pénarque a écrit:

Songez aux difficultés d’adaptation qu’un brillant esprit pourrait rencontrer en milieu carcéral.

Fail.

Sinon, une question :
A quelles conditions une demande de report d'admission à un concours est-elle acceptée ? Ces conditions varient-elles d'un concours ou d'une administration à l'autre ? Un départ en VIE serait-il une condition suffisante à vos yeux ?
Cimer,
Wapiti.

Re: ENA interne ou externe après PENA

Votre message dont l'inconsistance est plus qu'évidente a au moins eu le mérite de me faire sourire. Des universités au diplôme bradé dîtes-vous ?
Sachez que j'ai déjà parcouru une dizaine d'universités françaises (plus de 10 % des universités françaises), plus deux grandes écoles, plus deux grands lycées de CPGE de province. Qu'allez-vous trouver à dire comme sottise quand j'aurai parcouru le tiers ou la moitié des universités de notre beau pays?
Je vous ai donné une kyrielle de faits et d'arguments pour démontrer la valeur réelle de mon niveau : ma hiérarchie, mes diplômes (souvent avec mention), le témoignage des collègues, des étudiants mais aussi des copréparationnaires etc...L'une des copréparationnaires s'étonnait que quel que soit le domaine, j'ai autant de connaissances précises, quand vous expliquez - sans me connaître - qu'elles sont superficielles.
Au lieu de faire preuve d'intelligence et d'objectivité, vous procédez par aphorisme. Affirmation gratuite après affirmation gratuite, vous niez l'évidence. J'ai même proposé aux sceptiques curieux de me soumettre à l'épreuve sur skype ou msn pour voir si je suis si superficiel que certains le prétendent : personne n'a accepté mon invitation jusqu'à présent.

Vous pouvez nier les preuves rotondité de la terre si cela vous fait plaisir, mais les faits sont têtus que cela vous plaise ou non.
Bien sûr que si qu'on peut faire un nonuple cursus avec un niveau "standard" dans chacune des matières.  J'en suis la preuve mais vous en trouverez d'autres plus convaincants et bien plus brillants avec 2,3,4,5 ou 6 cursus (lisez la biographie de John Von Neumann, un homme génial). Je vous informe qu'on peut même avoir un meilleur niveau qu'un "monocursus" qui a fini sa formation il y a plus d'un an (un nombre significatif de gens oublient la majeure partie de ce qu'ils ont appris, une fois les examens passés, le savez-vous ?). En revanche, je peux comprendre que pour vous, faire un nonuple cursus, soit inaccessible : ça demande rigueur, travail, mémoire, organisation et de ne pas être trop idiot.

199

Re: ENA interne ou externe après PENA

pénarque a écrit:

Sachez que j'ai déjà parcouru une dizaine d'universités françaises (plus de 10 % des universités françaises), plus deux grandes écoles, plus deux grands lycées de CPGE de province. Qu'allez-vous trouver à dire comme sottise quand j'aurai parcouru le tiers ou la moitié des universités de notre beau pays?

Parcourir une université ?? Qu'est-ce à dire ?

pénarque a écrit:

Bien sûr que si qu'on peut faire un nonuple cursus avec un niveau "standard" dans chacune des matières.  J'en suis la preuve mais vous en trouverez d'autres plus convaincants et bien plus brillants avec 2,3,4,5 ou 6 cursus (lisez la biographie de John Von Neumann, un homme génial). Je vous informe qu'on peut même avoir un meilleur niveau qu'un "monocursus" qui a fini sa formation il y a plus d'un an (un nombre significatif de gens oublient la majeure partie de ce qu'ils ont appris, une fois les examens passés, le savez-vous ?). En revanche, je peux comprendre que pour vous, faire un nonuple cursus, soit inaccessible : ça demande rigueur, travail, mémoire, organisation et de ne pas être trop idiot.

Oser se comparer à von Neumann, il fallait le faire !!

Vivre comme si l'on ne devait jamais mourir

Re: ENA interne ou externe après PENA

RPC a écrit:
pénarque a écrit:

Sachez que j'ai déjà parcouru une dizaine d'universités françaises (plus de 10 % des universités françaises), plus deux grandes écoles, plus deux grands lycées de CPGE de province. Qu'allez-vous trouver à dire comme sottise quand j'aurai parcouru le tiers ou la moitié des universités de notre beau pays?

Parcourir une université ?? Qu'est-ce à dire ?

pénarque a écrit:

Bien sûr que si qu'on peut faire un nonuple cursus avec un niveau "standard" dans chacune des matières.  J'en suis la preuve mais vous en trouverez d'autres plus convaincants et bien plus brillants avec 2,3,4,5 ou 6 cursus (lisez la biographie de John Von Neumann, un homme génial). Je vous informe qu'on peut même avoir un meilleur niveau qu'un "monocursus" qui a fini sa formation il y a plus d'un an (un nombre significatif de gens oublient la majeure partie de ce qu'ils ont appris, une fois les examens passés, le savez-vous ?). En revanche, je peux comprendre que pour vous, faire un nonuple cursus, soit inaccessible : ça demande rigueur, travail, mémoire, organisation et de ne pas être trop idiot.

Oser se comparer à von Neumann, il fallait le faire !!

(1) Parcourir une université en l'occurence signifie y obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur.

(2) RPC, je trouve que vos interventions dénotent une intelligence certaine, alors SVP ne vous abaissez pas à ce niveau pour la comparaison avec J. Von Neumann.
Evidemment que je ne me compare pas à un homme génial que j'admire. Je m'appuie simplement, puisque vous êtes un peu mathématicien vous comprenez, sur le principe suivant lequel un seul contre-exemple suffit à contredire un énoncé absolu. Mon propre exemple ne suffisant pas à convaincre j'utilise les grands moyens. Il existe bien des gens capables de mener de profond de façon non superficielle de nombreux cursus.
Aussi par honnêteté, reconnaissez que j'ai pris la précaution de préciser " d'autres plus convaincants et bien plus brillants", ce qui coupe court à une prétendue comparaison.

Re: ENA interne ou externe après PENA

happenarque a écrit:

Cher Pénarque.

Manifestement, avec votre "nonuple cursus" (sans doute obtenu de justesse dans des universités où le diplôme est bradé : il n'est pas possible de faire 9 cursus sérieusement) vous n'avez pas eu l'intelligence de vous préparer efficacement pour ce concours. Pour preuve votre échec.

Et là vous progresserez

DSK aussi a échoué à l'ENA : est-ce une raison suffisante pour dire qu'il n'a pu faire son cursus sérieusement ?

« Ses convictions, DSK les a forgées le long d'un parcours intellectuel qui en fait un composite plus qu'un monolithe. Son intelligence est de celles que les concepts et les maths font jubiler. Jean-Marie Le Guen, député PS et strauss-kahnien fidèle, souligne sa manière "d'aller chercher les savoirs authentiques sans se contenter de la note de l'énarque". François Villeroy de Galhau, directeur de cabinet de Strauss-Kahn à Bercy (1997-1999), confirme: "Il veut toujours savoir comment ça marche. Il démonte le réveil, pour inventer ensuite la meilleure des manières de le remonter."
[…]Docteur en économie, agrégé en sciences économiques, diplômé d'HEC, en droit, en sciences politiques, en administration publique, en statistiques, Strauss-Kahn, boulimique d'études, est d'abord un mandarin. "En matière d'élitisme, ils sont pires que les énarques-polytechniciens", ironise l'un de ses amis. »
Source : http://www.lexpress.fr/actualite/politi … 01164.html

Je ne suis pas le seul à avoir râté, loin de là : Claire Chazal, Eric Zemmour, Henri Guaino, Arnaud Montebourg, Eric Besson, Jean-Eric Boulin...Cela justifie-t-il d'injurier leur intelligence, de remettre en doute la qualité de leur formation universitaire ?

D'autres n'ont réussi qu'à l'issue de multiples tentatives : trois fois pour Richard Descoings !

Est-il tellement impensable qu'il y ait des erreurs dans le recrutement ? Dans l'affirmative, il s'agit d'un dogme, qui comme tous les dogmes ne peut qu'être passé au crible de la Raison.

ô France, pays des lumières, où est passé l'esprit critique et dialectique qui est le tien ? Pays de la Révolution et de la contestation, tes enfants seraient-ils devenus si conformistes au point de ne pas même écouter la Raison au fondement de la République ?

202

Re: ENA interne ou externe après PENA

pénarque a écrit:

(1) Parcourir une université en l'occurence signifie y obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur.

J'avais justement l'impression que cela ne faisait que renforcer le point : je "parcours" l'université comme on parcourt un livre en diagonal, c'est à dire superficiellement. La lapsus me semblait intéressant dans le contexte.

pénarque a écrit:

Evidemment que je ne me compare pas à un homme génial que j'admire. Je m'appuie simplement, puisque vous êtes un peu mathématicien vous comprenez, sur le principe suivant lequel un seul contre-exemple suffit à contredire un énoncé absolu. Mon propre exemple ne suffisant pas à convaincre j'utilise les grands moyens. Il existe bien des gens capables de mener de profond de façon non superficielle de nombreux cursus.
Aussi par honnêteté, reconnaissez que j'ai pris la précaution de préciser " d'autres plus convaincants et bien plus brillants", ce qui coupe court à une prétendue comparaison.

Justement, c'est là le coeur du problème : mener sérieusement neuf cursus en un temps si court, c'est réservé à une très petite élite. Seuls des gens très doués peuvent le faire bien à fond. Des gens comme Raymon Aron, Canguilhem ou Merleau-Ponty en ont été capables, et encore, je ne suis pas sûr que leur talent couvrait neuf matières.

Et au fait, quels sont les neuf cursus que vous évoquez ? Je suis dubitatif


Pour votre référence à DSK, j'avoue rester sceptique : il n'a strictement rien apporté à la science économique (il est d'ailleurs très probable que sa thèse soit un plagiat éhonté d'une autre thèse écrite 3 ans plus tôt -disponible à la BNF- dont les similitudes sont troublantes-); je ne me prononcerai pas sur les décisions de politique économique qu'il a prises.

Edit : 100 posts, incroyable ! :-)

Last edited by RPC (30-07-2010 21:36:53)

Vivre comme si l'on ne devait jamais mourir

Re: ENA interne ou externe après PENA

On parle bien de "parcours universitaire"... mais bon, vous voyez dans mes formulations ce que vous avez envie d'y voir. Je suis impressionné par cette capacité à nier à ce point l'évidence. C'est terrifiant.
"mener sérieusement neuf cursus en un temps si court, c'est réservé à une très petite élite. ", je peux vous dire d'expérience que c'est davantage une question de motivation que de supériorité intellectuelle. C'est sûr qu'il ne faut pas être complètement abruti pour assimiler les différents savoirs et raisonnements. Mais nul besoin d'être un génie, je vous le dis d'expérience.

1. Prépa littéraire HK et KH
2. Economie et gestion en DEUG et licence
3. Ecole d'ingénieur de statistiques
4. Administration publique (licence) et PENA en IEP
5. M1 et M2 en droit public
6. Histoire (licence)
7. Relations internationales au CNAM
8. Sociologie (licence)
9. Géographie (licence)

Je n'ai évidemment pas le niveau des philosophes que vous évoquez dans les matières considérées en ce sens que je n'invente pas de théorie qui révolutionne lesdites disciplines. Je ne suis pas parmi les plus brillants du pays dans chacune des disciplines : ça me paraît évident.
En revanche, j'ai le niveau d'un étudiant standard (de même niveau de diplôme) dans chacune des disciplines. C'est là mon originalité qui vous semble tellement incroyable.
Sachez simplement, que ceux qui me connaissent moins superficiellement que sur un forum ne sont pas nombreux à me juger superficiel au niveau académique.
Au contraire, j'ai régulièrement des remarques favorables voire très flatteuses d'énarques,d'enseignants et d'amis-diplômés. En PENA, mes copréparationnaires m'ont même reproché de trop en foutre plein la vue lors des oraux (je ne voulais en aucun cas qu'on m'estime superficiel !!!).
Cette année encore, à un oral de finances publiques, la prof m'a immédiatement demandé quel était mon cursus en me précisant que je sortais du lot des étudiants. Quand je lui ai dit que j'avais validé un master de droit public puis fais une PENA, elle m'a dit que ça se voyait que j'étais juriste : vocabulaire, connaissances au-delà du cours etc... Elle m'a souhaité de réussir à ma prochaine tentative.

Voilà, je crois que ce n'est pas nécessaire d'en dire plus. De toutes façons, on me reproche soit ma prétention soit que ce que j'ai fait ne vaut rien : c'est facile et ça ne repose sur aucune démonstration. Si vous ne souhaitez pas me croire, je ne vais pas vous forcer. Vous êtes libre de faire erreur.
Je reste disponible si vous souhaitez me rencontrer virtuellement (skype ou msn) ou en chair et en os. Vous auriez alors l'occasion de vérifier par vous même l'étendue de ma superficialité. Mais je doute que vous ayiez le courage d'affronter la réalité, à savoir que tout ce que j'avance ici n'est que vérité factuelle.

204

Re: ENA interne ou externe après PENA

pénarque a écrit:

Ceux qui me connaissent moins superficiellement que sur un forum ne sont pas nombreux à me juger superficiel au niveau académique. Au contraire, j'ai régulièrement des remarques favorables voire très flatteuses d'énarques,d'enseignants et d'amis-diplômés. (...) Je sortais du lot des étudiants.

pénarque a écrit:

De toutes façons, on me reproche soit ma prétention soit que ce que j'ai fait ne vaut rien.

Sans blague ?

Sinon, personne pour répondre à ma question sur le report d'admission ? A quelles conditions est-il accordé ?