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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Caricaturer ça suffira.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Johnny PAN a écrit:

Caricaturer ça suffira.

Oups!

«De même qu'en grammaire deux négations valent une affirmation, en morale conjugale, deux prostitutions valent une vertu» (Fourier)

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Première chose à faire : vérifier ses sources.Quand on voit que cette fameuse commission est majoritairement composée de gens très marqués à gauche,on ne s'étonne pas qu'ils jouent les bisounours dans leur communiqué.

http://www.cnds.fr/pages/composition.html

Je leur propose qu'il nous fabriquent un manuel de discussion avec la nouvelle génération des Fofana et consorts.

ça permettra d'être plus cool avec les "jeunes" qui veulent juste s'amuser avec tes dents. big_smile

A essayer en priorité dans le noctilien...

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Deuxièmement, il faut essayer de comprendre ce qui est écrit: suite de mots + grammaire= sens (sauf figure littéraire particulière je te l'accorde).

Je cite "En l'absence de faits graves, il serait préférable selon elle "d'engager un dialogue avec le groupe de jeunes et leurs parents" ou d'opter pour une convocation au commissariat au lieu de recourir à la force."

Manifestement ça ne concerne pas les Fofana et consorts mais plutôt ceux qui commettent des délits mineurs type "rassemblement dans les halls", "infraction à la législation sur les stupéfiants" etc... Sont également ciblés les contrôles arbitraires (géographiques, de faciès et tutti quanti).


Enfin, l'argument consistant à dire : commission majoritairement à gauche = rapport nécessairement orienté  puisque dans l'opposition est digne d'un commentaire d'article du Figaro.

La vraie question est: l'augmentation des plaintes est-elle le reflet d'une véritable augmentation des abus ou d'une comptabilité plus exhaustive (diffusion des recours existants, meilleur accès aux plaintes par la commission, travail plus sérieux de cette dernière, moins grande crainte des victimes, ras-le-bol envers la police, action des associations citoyennes, fiabilité des données fournies par la police etc...)

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Troisièmement ,classer comme tu le fais dans les délits mineurs l'"infraction à la législation sur les stupéfiants" est l'erreur de base.
La raison est que c'est ce délit "mineur" qui engendre l'économie souterraine,la violence (entre bandes,contre les autres en general),la majorité des affrontements avec les forces de l'ordre qui gènent le trafic.
C'est ce délit mineur qui apprend aux jeunes qu'il n'y a pas besoin de travailler pour s'offrir une BMW.
C'est ce délit mineur qui conduit pas mal d'entre eux à peter les plombs,le THC ou le cracks n étant pas réputés pour développer le goût de l'effort.
En dehors du fait que l'on peut toujours demander à la police plus de respect,il faut bien dire que le minimum de réciprocité doit être vrai : la dégradation du bien commun (payé par les travailleurs) est un scandale,la démission de parents nourris pourtant aux allocs payés par les travailleurs est un scandale,les agressions dans le métro contre le citoyen lambda sont un scandale...
Se concentrer sur l'essentiel c'est se concentrer sur les règles du jeu et il n'y a pas a de raison que l'un ou l'autre les transgresse.


Johnny Relecture a écrit:

Deuxièmement, il faut essayer de comprendre ce qui est écrit: suite de mots + grammaire= sens (sauf figure littéraire particulière je te l'accorde).

Je cite "En l'absence de faits graves, il serait préférable selon elle "d'engager un dialogue avec le groupe de jeunes et leurs parents" ou d'opter pour une convocation au commissariat au lieu de recourir à la force."

Manifestement ça ne concerne pas les Fofana et consorts mais plutôt ceux qui commettent des délits mineurs type "rassemblement dans les halls", "infraction à la législation sur les stupéfiants" etc... Sont également ciblés les contrôles arbitraires (géographiques, de faciès et tutti quanti).


Enfin, l'argument consistant à dire : commission majoritairement à gauche = rapport nécessairement orienté  puisque dans l'opposition est digne d'un commentaire d'article du Figaro.

La vraie question est: l'augmentation des plaintes est-elle le reflet d'une véritable augmentation des abus ou d'une comptabilité plus exhaustive (diffusion des recours existants, meilleur accès aux plaintes par la commission, travail plus sérieux de cette dernière, moins grande crainte des victimes, ras-le-bol envers la police, action des associations citoyennes, fiabilité des données fournies par la police etc...)

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Un rapport constate la "dégradation continue" des rapports entre police et citoyens en France

Un  rapport fondé sur les conclusions d'une "commission nationale citoyens-justice-police", créée en 2002 par la Ligue des droits de l'homme (LDH), le Syndicat de la magistrature (SM) et le Syndicat des avocats de France (SAF) constate une "dégradation continue des rapports entre les citoyens et leur police".

Ce "constat amer" s'explique notamment, selon le document, par "la disproportion, voire la démesure, entre les moyens nécessaires pour réaliser une interpellation et ceux qui sont réellement déployés", les "menottages quasi systématiques", les fouilles corporelles "intrusives" ou encore les "pratiques, en constante augmentation, qui consistent à placer un individu en garde aux fins manifestes d'intimidation". Des faits étayés par des témoignages contenus dans le rapport. Pour Le Monde.fr, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme, revient sur ses principaux points.

Un "élargissement" des plaintes de citoyens. Accusés de Tarnac, descentes de police dans un collège du Gers, délit de solidarité : Jean-Pierre Dubois souligne que les plaintes ne viennent plus seulement de quartiers "sensibles", mais concernent de plus en plus de citoyens

Une "surdité" des autorités. L'Etat, la police et la justice refusent de prendre en compte les recommandations des associations ou des autorités indépendantes, que ce soit la Ligue des droits de l'homme, la Halde, la Commission nationale de déontologie de la sécurité ou encore la CNIL, souligne Jean-Pierre Dubois.

Un risque d'embrasement des banlieues. Le rapport s'interroge sur l'attitude des forces de l'ordre : s'agit-il de dérapages en augmentation ou d'une stratégie délibérée ? Pour Jean-Pierre Dubois, il faut "arrêter la militarisation de la police", et mieux former les policiers. Sans quoi, de nouvelles émeutes pourraient éclater dans les banlieues, et avoir des conséquences dramatiques.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2 … _3224.html

A quand un rapport constatant la dégradation continue des rapports entre politiques et citoyens?

«De même qu'en grammaire deux négations valent une affirmation, en morale conjugale, deux prostitutions valent une vertu» (Fourier)

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

On touche le fond :

Crier "Sarkozy, je te vois!" conduit au tribunal
NOUVELOBS.COM | 15.05.2009 | 08:35
Réagissez à l'article 3 réactions
Le Marseillais assistait à un contrôle d'identité qu'il trouvait trop viril. Il est poursuivi pour "tapage injurieux diurne".

Un Marseillais de 47 ans, professeur de philosophie, va comparaître le 19 mai devant le tribunal de police pour avoir crié alors qu'il assistait à un contrôle d'identité: "Sarkozy, je te vois!", a-t-on appris jeudi 14 mai auprès de son avocat.
L'homme a prononcé cette phrase à deux reprises en gare Saint-Charles, à Marseille.
Le 27 février dernier, à 18h50, il assiste en spectateur à un contrôle d'identité qu'il juge musclé, puis décide de se manifester verbalement, suscitant l'hilarité des passagers alentour.
Les policiers, estimant que l'apostrophe a attiré l'attention du public et gêné leur contrôle, l'emmènent alors au poste de police de la gare pour procéder à un contrôle d'identité et dresser un procès-verbal.

Il risque une contravention

"Par la durée et la répartition de ses cris", l'enseignant a porté atteinte à la tranquillité publique, contrevenant ainsi à l'article 13-37 du code de la santé publique, écrivent les policiers.

Le professeur est convoqué devant la justice pour "tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui", délit passible d'amende selon l'article R 632-1 du Code pénal.
Son avocat, Me Philippe Vouland, a déposé des conclusions de nullité. Il va demander le transport du tribunal sur les lieux, ainsi que la désignation d'un expert pour faire des comparatifs de décibels en gare Saint-Charles, mais aussi la désignation d'un neurologue pour "tester l'influence que peut avoir le bruit sur le cerveau humain".

"Je ne doute pas qu'en bon avocat, M. Sarkozy n'aurait jamais été favorable à une telle poursuite qui ne peut conduire qu'à la relaxe", a ironisé Me Vouland. (nouvelobs.com avec AP)

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Encore une provocation policière?
Mohamed Douhane, commandant de police issu de l'immigration, publie un livre pour dénoncer l'explosion de la violence des jeunes, une politique de victimisation dévastatrice et les stéréotypes dont souffre sa profession
http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/ … lice-.html
"Démission des parents, défaillance de l'Education nationale, incapacité de la justice à santionner rapidement la violence des mineurs qui explose. Des jeunes toujours plus violents et qui se réunissent désormais en bandes "ethniques", reproduction de la "ghettoïsation de leurs quartiers". Des "blacks et des beurs en première ligne" pour la petite et moyenne délinquance. Une "culture de l'excuse liée au passé colonialiste de la France qui ne cesse de causer des dégâts". Une prévention qui coûte cher mais aussi disparate qu'inefficace. "

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Mhhhh j'ai du mal à voir le lien avec les bavures, sauf dans la dernière partie où il semble faire des propositions pour améliorer l'image de sa profession.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Juste histoire de rééquilibrer un peu le débat...

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

C'est sur que le mec payé, statutifié (c) nourri, informé, blanchi par la police, le mec, avec un nom à consonance rassurante pour les terrorisateurs (c) de la droite dure, eh ben ce mec, il va cracher dans la soupe et mettre l'accent sur les dérives de ce système de carte blanche donnée aux cow boys des forces de l'ordre, les délinquants policiers.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Ton outrance ne nécessite pas de commentaire, elle est suffisamment explicite quant à sa profondeur...
Encore une allégeance du système à la police:
Des policiers ont été pris pour cible avec une arme de guerre dans la nuit de samedi à dimanche à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne. Les policiers transportaient un suspect arrêté un peu plus tôt à l'hôpital de Bondy lorsque leur voiture a été bloquée sur un rond-point par deux autres véhicules, selon le ministère de l'intérieur.

Last edited by gustave (17-05-2009 09:55:57)

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

gustave a écrit:

Ton outrance ne nécessite pas de commentaire, elle est suffisamment explicite quant à sa profondeur...
Encore une allégeance du système à la police:
Des policiers ont été pris pour cible avec une arme de guerre dans la nuit de samedi à dimanche à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne. Les policiers transportaient un suspect arrêté un peu plus tôt à l'hôpital de Bondy lorsque leur voiture a été bloquée sur un rond-point par deux autres véhicules, selon le ministère de l'intérieur.

Salut,
Je pense que tu t'egares.
En effet, ceci est raciste et n'est de toute facon pas un sujet sur lequel on doit polemiquer sur forum-scpo.com.
Parle plutot de l'affaire des mechants policiers qui ont arrete le mec qui a gueule ''sarkozy je te vois'' comme tout le monde (ok pour l'arrestation illegitime mais quel mec stupide...), qui temoigne de la nature tyranique du regime sarko-fasciste dans lequel on vit.
Le danger de se faire tabasser par les delinquants-policiers (sic) est tel qu'il vaut meme mieux rester chez soi, bien fermer ses volets et se connecter sur rue89 et forum-sciencesbreles.com en attendant que Martine Aubry, Olivier Besancenot, ou meme Orcid et Emmanuel Goldstein viennent annoncer la liberation.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Tu as mille fois raison, et je vois maintenant la lumière en ces temps d'obscurité. Je reviens de loin! Je me souviens même d'avoir manger une choucroute il y a à peine quelques mois...

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Deux enfants soupçonnés de vol de vélo interpellés à la sortie de l'école

Il y a 33 minutes

BORDEAUX (AFP) — Deux cousins de 6 et 10 ans, soupçonnés de vols de vélos, ont été interpellés mardi à la sortie de leur école de Floirac (Gironde) et emmenés au commissariat, a-t-on appris jeudi auprès de la mère de l'aîné et de la police, confirmant une information du journal Sud Ouest.

Les deux enfants ont été interpellés "un peu à l'écart du groupe scolaire" après qu'une mère de famille, qui avait déposé plainte pour vol, a cru reconnaître ses vélos aux mains des deux garçonnets, a expliqué lors d'une conférence de presse le directeur départemental de la sécurité publique, Albert Doutre.

Les enfants ont ensuite été emmenés au commissariat situé "à proximité", où leurs mères, deux soeurs, les ont rejoints un peu plus tard, afin d'établir leur identité et de procéder à leur audition, qui a révélé que le garçon de 6 ans avait, selon ses dires, "emprunté" le vélo sur lequel il se trouvait, a poursuivi M. Doutre.

Quant au deuxième vélo, Aïcha Ouachin, la mère de l'enfant de 10 ans, soutient qu'il a été offert à son fils il y a un an et demi par un adjudant-chef de la brigade 106 à Mérignac et le directeur de la police a indiqué que l'enquête suivait son cours sur ce point.

Les mis en cause "ont été entendus 01H30 et 02H00", en parfaite coordination avec la justice des mineurs, a ajouté Albert Doutre qui "assume de bout en bout" l'intervention menée avec "tact et discernement" par les fonctionnaires de police.

"Je suis choquée qu'ils viennent chercher des gamins à la sortie de l'école devant tous leurs camarades", a témoigné Mme Ouachin, qui aurait préféré que la police "aille voir le directeur (de l'école), qu'ils demandent les coordonnées du gamin et qu'ils viennent à la maison ou qu'ils nous convoquent".

Au total, deux équipages et six agents de police ont été mobilisés pour emmener au commissariat les garçonnets, la plaignante, ses deux enfants et les bicyclettes.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

La crise mondiale menace les droits humains


Amnesty International a souligné mercredi 27 mai les effets de la crise mondiale sur les droits des personnes

Amnesty International présentait mercredi son rapport annuel centré, cette année, sur les effets de la crise économique. Une manière de rappeler que le combat de l’organisation internationale, qui réunit deux millions de membres, concerne aussi le respect des droits économiques, sociaux et culturels.

Pour son porte-parole, Francis Perrin, « la crise mondiale est antérieure à la chute de la banque américaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008. Elle a commencé dès le dernier trimestre 2007 et a été marquée d’abord, par une crise alimentaire et énergétique. » Il rappelle que la Banque mondiale estime que la crise actuelle pourrait précipiter dans la pauvreté 53 millions de personnes. Cette crise exacerbe les tensions sociales et ethniques. On l’a vu, par exemple, en Afrique du Sud où des émeutes contre des réfugiés zimbabwéens ont fait 60 morts et 600 blessés. On l’a encore constaté dans « les émeutes de la faim » qui ont fait une centaine de morts au Cameroun.

Amnesty International estime qu’il ne suffit pas de se contenter de traiter économiquement la crise en renflouant les banques en difficulté ou en multipliant les plans de relance. « Il y a un risque que la santé et l’éducation fassent les frais de cette politique, que l’on laisse tomber les objectifs du millénaire pour le développement, fixés par les pays de l’ONU. La santé et l’éducation sont des droits sociaux et culturels. Ils font partie des droits humains pour lesquels nous nous battons », souligne Francis Perrin.

La Chine détient le record des exécutions capitales
Mercredi, Amnesty International a relevé la montée en puissance, avec la crise, de l’enceinte du G20 qui regroupe les principaux pays industrialisés et émergents. « Ces leaders doivent donner l’exemple en respectant les règles de la communauté humaine, notamment concernant les droits humains. Or, dans 14 des 20 pays du G20, nous avons relevé des actes de torture l’année dernière. » L’organisation souligne que la Chine détient le record des exécutions capitales et des condamnations à mort. Aux États-Unis, elle salue la fermeture du centre de détention de Guantanamo, l’arrêt des traitements dégradants et des détentions secrètes de longue durée par la CIA. Mais elle déplore que le nouveau président américain n’ait pas supprimé les détentions secrètes pour les courtes périodes et ait renoncé à demander un vrai bilan des deux mandats de son prédécesseur en matière de droits humains.

Lancée à l’automne, la prochaine action d’Amnesty se concentrera sur les personnes en situation de pauvreté. Le mot d’ordre de cette campagne – annoncée mercredi, « de très grande ampleur et pour plusieurs années » – sera : « Exigeons la dignité. » Elle s’intéressera à l’impact des entreprises sur les États fragiles. « Le mois prochain, nous allons publier un rapport sur l’exploitation des ressources pétrolières, au Nigeria, par les compagnies Shell, Total, Chevron et Eni. Ces compagnies ont un impact négatif sur l’environnement et sur le conflit actuel dans le delta du Niger. Bien sûr, elles mettent en œuvre localement des politiques sociale et d’éducation, mais en dehors de tout cadre étatique, souligne Antonio Manganella chez Amnesty . La mondialisation empêche ainsi les États fragiles de protéger leurs citoyens. »
Pierre COCHEZ


C'est intéressant parce que le discours du Président, expliquant que "plus c'est la crise économique, plus il faut renforcer les mesures de sécurité" va exactement dasn le sens de ce risque majeur qu'il y a actuellement pour la liberté des êtres humains face aux pulsions autoritaires de certains chefs d'Etats (le tout justifié et maquillé par une prétendue compassion pour les victimes, et une instrumentalisation des faits divers) :

SECURITE
Délinquances : les principales mesures annoncées par Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 28.05.2009 | 14:50
Lors d'un discours à l'Elysée, jeudi 28 mai, Nicolas Sarkozy a annoncé différentes mesures pour lutter contre la délinquance, selon lui "beaucoup trop négligée ces dernières années". Le point sur ces mesures.

Plus de policiers
Le président a annoncé un renforcement du dispositif policier dans 25 quartiers "rongés par la délinquance, le trafic de drogue et le trafic d'armes ", avec des "opérations coups de poing dans les cités". "La présence de la force publique doit y être constante, visible, massive. Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous."
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie devra "procéder à un redéploiement des unités mobiles pour renforcer les moyens de la police et de la gendarmerie dans les quartiers qui en ont le plus besoin". "Deux cents fonctionnaires supplémentaires seront affectés sans délai en Seine-Saint-Denis."

Lutter contre les cambriolages
Nicolas Sarkozy souhaite, "sans délai", la mise en place d'un "plan de lutte contre les cambriolages" dans "la dizaine de départements". Dans ce cadre, les "officiers de police judiciaire (OJP)" seront "plus nombreux et mieux formés". "1.000 OPJ supplémentaires doivent être formés."

Taxer les signes extérieurs de richesse
Le chef de l'Etat veut " frapper les trafiquants au portefeuille". "Deux fonctionnaires spécialisés seront affectés dans chacun des 25 quartiers les plus sensibles. Leur rôle sera de détecter les signes extérieurs de richesse indue" afin de les taxer.
Le ministre du Budget Eric Woerth est chargé de "réfléchir à une amélioration des textes destinés à permettre l'appréhension fiscale des sommes provenant de ces activités illicites" et sur "la modernisation de la taxation sur le train de vie à partir de signes extérieurs de richesse".

Etat major de la sécurité
Dans chaque département, "un Etat major de la sécurité regroupant les principales autorités concernées" se réunira chaque mois pour définir la politique publique de sécurité.

Développer la vidéo surveillance
Nicolas Sarkozy envisage de développer la vidéo surveillance, un "moyen fondamental de la politique de sécurité". "La présence d'une caméra est l'outil le plus dissuasif qui soit pour un délinquant. La LOPPSI 2 va nous fournir les moyens juridiques de donner une impulsion nouvelle à cette politique." Il a toutefois déploré "les réticences de certains élus à s'engager dans la voie de la vidéo surveillance". "Celle-ci ne menace pas les libertés, elle protège la liberté de se déplacer et d'aller et venir dans son quartier en toute sécurité."

Un nouveau plan de prévention de la délinquance
Le président a demandé au Premier ministre de lui proposer "dès septembre un plan gouvernemental de prévention de la délinquance et d'aide aux victimes".

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Vives réactions après l'audition d'un enfant de 8 ans
NOUVELOBS.COM | 01.06.2009 | 16:07

Alain Juppé souhaite que la réaction soit proportionnelle aux faits reprochés et que "les dérapages" soient reconnus. François Bayrou dénonce pour sa part "un climat qui entraîne des dérives".

Après l'audition par la gendarmerie d'un enfant de huit ans impliqué dans une bagarre entre écoliers, François Bayrou a dénoncé dimanche 31 mai l'instauration d'un "climat (...) qui entraîne des dérives". Le socialiste Harlem Désir s'est lui élevé contre un "climat irrespirable" et des "dérapages inacceptables".

Selon Le Parisien Dimanche, un enfant de huit ans a été convoqué et auditionné pendant vingt minutes samedi à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d'Oise) parce qu'il s'était battu avec un camarade d'école.

"C'est un climat qu'on est en train de créer qui entraîne des dérives", a dénoncé le président du MoDem sur Radio-J, faisant le lien avec l'arrestation le 19 mai de deux enfants de six et huit ans à la sortie de leur école à Floirac (Gironde) pour une affaire de vol de vélo. "C'est ce climat-là qui est responsable", a-t-il ajouté. "J'ai peine à croire que les fonctionnaires de police soient responsables de cela".

Pression sur les forces de l'ordre

L'ancien ministre de l'Education nationale a demandé que "la sécurité soit sereine, qu'elle sache remettre en place le fait qu'un enfant a huit ou six ans" et "qu'on ne se comporte pas face à un enfant de cet âge comme face à un délinquant adolescent ou adulte".
Harlem Désir, tête de liste PS aux élections européennes en Ile-de-France, a pour sa part estimé dans un communiqué que "ce nouveau dérapage est le résultat de la pression exercée par le pouvoir sur les forces de l'ordre".

"A l'approche des élections européennes, Nicolas Sarkozy a instrumentalisé médiatiquement les violences scolaires à des fins électoralistes" et son "discours ultrasécuritaire a contribué à stigmatiser les enfants et à créer un climat malsain", a-t-il jugé.

Manœuvres politiciennes

"Au lieu de se livrer à des manœuvres politiciennes, Nicolas Sarkozy et son gouvernement feraient mieux de rétablir la police de proximité et les postes de surveillants supprimés dans les écoles", a ajouté Harlem Désir, accusant le chef de l'Etat de "mettre la pression sur les services de police et de gendarmerie" et de les "pousser au dérapage sans résultat dans la lutte contre la délinquance".
Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, dimanche soir, le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi Laurent Wauquiez a affirmé que les gendarmes avaient "juste fait ce qui était leur travail, c'est-à-dire leur obligation juridique", à savoir "entendre" l'enfant. "Ce qu'il y a de triste, c'est qu'il y a eu un dépôt de plainte juste pour une altercation", "il faut savoir raison garder", a-t-il jugé.

"Maladresses"

"Il y a un grand principe, c'est la proportionnalité de la réaction", a pour sa part déclaré Alain Juppé sur Europe-1. "Je pense que, dans cette circonstance-là, on aurait pu convoquer les parents sans traumatiser les enfants en les emmenant au commissariat de police", a avancé le maire de Bordeaux. "Il y a eu une très forte émotion dans la région" mais "je n'appellerais pas cela dérive sécuritaire".

"Il y a parfois des maladresses ou des dérapages. Il faudrait les reconnaître tout simplement - cela peut arriver - et dire: 'là on aurait dû procéder de manière plus progressive et moins brutale qu'on ne l'a fait'", a-t-il ajouté. "Et cela ne met pas en cause la politique sécuritaire dans son ensemble".
(Nouvelobs.com avec AP)


J'aimerais tout simplement savoir pourquoi l'on réduit les postes de surveillants dès lors que l'on se donne pour objectif de recréer de la discipline, du respect à l'école et de lutter contre les violences scolaires ?

Le sarkozysme cherche-t-il sans le dire à "policiariser" tous les rapports sociaux, civils et administratifs, même au sein du sanctuaire qu'est l'école ? 

Le mélange des genres entre la police et l'école est une absurdité administrative nouvelle (et imprévue) qui découle des politiques de suppressions de postes dans l'éducation nationale d'une part, et de la policiarisation de l'action administrative appelée par l'idéologie sarkozyste d'autre part. La police serait le recours dans tous les types de situations sociales. C'est un trait nouveau du sarkozysme qui n'était pas tout à fait visible au départ ou pendant ses campagnes électorales : la policiarisation totale de tous les aspects de l'action administrative et des rapports civils et sociaux.

Eh bien il est temps de dire qu'à chaque situation sa réponse adaptée : des surveillants pour encadrer les élèves dans les écoles, (s'il le faut avec des règlements stricts et des sanctions internes à l'établissement) et la police dans la rue et dans les commissariats pour régler les crimes et les délits. Sinon, on est dans un mélange des genres qui participe d'une confusion bien dommageable pour la cohérence de l'action administrative. Il en va me semble-t-il de la crédibilité même de la police dont les dispositifs d'action ne sont pas adaptés à toutes les situations sociales, loin de là.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)