Topic: Revue de presse / Articles - ENA

L'ENA fait ses cartons et engage sa réforme.

Les Echos 6 septembre 2004


BIENTÔT STRASBOURGEOISE, L'ÉCOLE SE VEUT PLUS EUROPÉENNE

Taxée d'immobilisme, contestée en interne comme dans les rangs des politiques, l'ENA engage une réforme destinée à faire d'elle, d'ici à 2006, une « grande école européenne du management public ». Déjà, les concours d'entrée, qui débutent aujourd'hui, sont ouverts aux membres de l'Union européenne. Et, en janvier, elle quittera Paris pour Strasbourg.



Le concours externe est la voie générale, le concours interne est réservé aux fonctionnaires et le troisième concours aux professionnels. Sur les 230 postes d'agents permanents de l'école, 37 vont être supprimés.
Eva Joly, Mary Robinson ou Gandhi ? Le dilemme est cruel. Mais les élèves de l'Ecole nationale d'administration sont bien décidés, en cette soirée d'avril 2004, à respecter à la lettre le sacro-saint rituel du baptême de leur promotion. Après des débats animés, un nom l'emporte. Ce sera « 13, rue de l'Université ». L'adresse de l'école. Tout un symbole pour ces étrangers en formation continue qui seront les derniers à effectuer l'intégralité de leur scolarité à Paris.

La plus parisienne des grandes écoles publiques s'apprête en effet à vivre une « petite révolution ». En janvier, elle quittera la capitale. Direction Strasbourg, où se déroule déjà, depuis 1993, la moitié du cursus. Ce déménagement, qui apportera 40 millions d'euros dans les caisses de l'Etat, grâce à la vente des locaux, s'annonce délicat. A peine remis de sa fusion avec l'IIAP (Institut international d'administration publique), en 2002, l'établissement va être confronté à une restructuration massive. 37 postes seront supprimés et, pour avoir refusé de quitter Paris, près de 80 de ses 230 salariés devront être remplacés. De quoi donner du grain à moudre aux mauvaises langues, qui, déjà, glosent sur le « placard doré strasbourgeois ».

De fait, l'ENA, dépourvue d'enseignants permanents, va devoir mettre les bouchées doubles si elle veut convaincre ses prestigieux intervenants d'effectuer des centaines de kilomètres pour un seul cours. Elle devra aussi rivaliser d'efforts afin de conserver son attractivité auprès des étrangers, qui, sensibles aux charmes germanopratins, se pressent dans les cycles internationaux. Une gageure, pour ce qui n'est, au fond, que la partie la plus visible de la réforme lancée par le gouvernement en 2002. Réforme destinée à faire de l'ENA une « grande école européenne du management public » ouverte sur l'Europe, les entreprises, les collectivités locales, et capable de répondre aux nouveaux enjeux de l'Etat. C'est là en effet que le bât blesse. « L'ENA est une chance car elle permet de drainer vers le secteur public une matière grise exceptionnelle. Mais elle n'a pas suffisamment changé depuis sa création, malgré les évolutions majeures que sont la construction européenne, la décentralisation et le désengagement de l'Etat de la sphère productive », analyse Yves-Thibault de Silguy, nommé par le gouvernement à la tête d'une commission chargée de faire des propositions de réforme, et qui a rendu, au printemps 2003, un rapport dense et controversé.

Mouvements de fronde

Cet immobilisme a valu à l'école de nombreuses critiques. « La réforme est nécessaire, car l'ENA s'est considérablement rigidifiée en trente ans. Aujourd'hui, elle doit être une école de la gouvernance, dans toute sa dimension de régulation et de travail en réseau. Elle ne peut être un simple centre de formation de techniciens de haut niveau qui appliqueraient des recettes toutes faites. Mais ce ne sera pas facile », reconnaît franchement son directeur, Antoine Durrleman. Près de soixante ans après sa création par le général de Gaulle, le 9 octobre 1945, l'ENA traverse en effet une mauvaise passe. Pas une promotion qui n'ait, ces dernières années, martelé son mécontentement, jusqu'à contester, en 2002, les notes de stage devant les tribunaux. Si bien qu'au printemps dernier, pour la première fois, la fronde a provoqué un sévère rappel à l'ordre du ministre de la Fonction publique, Renaud Dutreil.

En 2002 encore, la bronca a gagné les rangs des personnels de l'école, puis des dirigeants politiques : lors du vote du budget au Parlement, trois députés libéraux, Hervé Novelli, Louis Giscard d'Estaing et Jean-Michel Fourgous, ont obtenu la diminution des crédits octroyés par le ministère de la Fonction publique. « C'était un argument économique au service d'une idée politique, celle de diminuer le règne de l'ENA », argumente le député UMP d'Indre-et-Loire Hervé Novelli.

Car l'agacement suscité par l'ENA est à la mesure de son influence. Aucune école ne fait autant figure d'antichambre du pouvoir. Selon l'association des anciens élèves, 40 % des énarques exercent dans un cabinet ministériel et ils sont 50 à assumer un mandat électif national. Mais l'image du jeune homme ambitieux maniant avec brio la novlangue technocratique peut être un véritable repoussoir. « Certains dirigeants politiques n'osent pas dire qu'ils ont fait l'ENA », s'amuse Arnaud Teyssier, président de l'association des anciens élèves, regrettant que « l'école souffre du silence et de l'absence d'une vraie volonté politique » alors même qu'elle bénéficie d'un « réel soutien populaire ». Selon l'étude réalisée en 2002 par l'association (1), 55 % des Français ont une image « positive » de l'école. Et, après quelques années de chute, le nombre de candidats (1.154 cette année) au concours d'entrée est reparti à la hausse en 2003. Sans pour autant que l'établissement soit parvenu à se défaire de son image élitiste. « Le concours demeure très parisien. Il privilégie toujours les purs produits de Sciences po, et je suis frappé de voir leur méconnaissance du monde rural », souligne l'inspecteur général de l'Education nationale Bernard Toulemonde, plusieurs fois membre du jury de concours, et « pas hostile » à l'idée d'introduire une forme de discrimination positive.

Mais la cible de toutes les critiques, c'est le fameux classement de sortie qui, au terme des vingt-sept mois de scolarité, décide des destinées des élèves. Aux quinze premiers, issus de la « botte », les « grands corps » de l'Etat (Inspection des finances, Cour des comptes, Conseil d'Etat), et l'assurance d'occuper, très vite et donc très jeunes, des fonctions clefs. Aux autres, le Quai d'Orsay, les préfectures ou un poste d'administrateur civil dans un ministère, autrement dit des perspectives de carrière moins prometteuses.

« Machine à classer »

Ce système, qui a fait la renommée de l'école, aiguise tous les appétits et nourrit les rumeurs les plus folles sur l'influence réelle ou supposée de la direction, des pouvoirs politiques et des grands corps. « Il a aussi tendance à transformer l'ENA en machine à classer, au détriment du contenu des enseignements », souligne un élève. Par ailleurs, le classement, qui laisse le choix du poste à l'énarque et non à son futur employeur, n'aboutit pas toujours à la meilleure adéquation entre les profils et les emplois. Une situation d'autant plus dommageable que l'école intègre, par la voie de son concours externe et de son troisième concours, des candidats aux riches parcours professionnels (médecins, avocats, etc.).

Antoine Durrleman dit « comprendre ces contestations ». « On a eu tendance à demander à l'ENA tout et son contraire. Il est temps de remettre l'accent sur son rôle de formation et de lui donner plus de souplesse pédagogique », admet-il. Pour renforcer son image d'« école », il envisage de développer la recherche (création d'un centre d'expertise et d'ingénierie administrative, d'une « junior administration »...) et réfléchit à la mise en place d'un statut de « grand établissement public » qui permettrait de délivrer un diplôme d'enseignement supérieur, sur le modèle de Dauphine ou de Sciences po.

Toutefois, les apôtres de la révolution devront attendre. La réforme ne remettra pas en question l'intouchable classement, préférant introduire, par petites touches, du sur-mesure, via de nouveaux modules d'études (territoire, Europe, management...), des options d'approfondissement (économie et finances, international, social, juridique, territorial) et des stages en entreprise, dans des PME et à l'étranger. En outre, à l'issue du cursus, les élèves ne choisiront plus un poste, comme auparavant, mais un corps et, le cas échéant, un ministère. Charge à eux, ensuite, de convaincre leur futur employeur lors d'un entretien. Cette disposition ne remettra pas en cause l'hégémonie des grands corps. « Ils sont satisfaits de cette situation, et ils ont pesé de tout leur poids pour que rien ne change. Leur influence est très forte sur l'école », dénonce Antoine Michon, énarque et président de l'Aprena (Association pour réformer l'ENA). Témoin, le projet de retirer la vice-présidence de l'école au Conseil d'Etat, disparu avec le nouveau gouvernement.

Les pesanteurs de la fonction publique

Cette emprise des grands corps peut paraître paradoxale pour une école dont l'objectif initial était, au contraire, de former des fonctionnaires polyvalents. Cependant, elle reflète ce que l'on peut observer dans l'ensemble de la fonction publique, dont le cloisonnement continue de peser sur la carrière des énarques. Carrière fréquemment bloquée après quarante ans, d'autant que les plus hauts postes demeurent très politisés. Cette pesanteur, qui a contribué à rendre l'école moins attractive, a conduit beaucoup d'anciens élèves à opter pour le secteur privé. 21 % d'entre eux « pantouflent », souvent de plus en plus jeunes. Une situation favorisée par l'engouement des chasseurs de têtes pour les énarques, en particulier ceux dotés d'un double cursus - HEC-ENA par exemple -, dont le nombre s'accroît.

Le nouvel élan viendra peut-être de l'extérieur, de l'ouverture de l'ENA sur l'Europe et sur les collectivités locales. La première paraît bien engagée : l'école, dont le concours est désormais accessible aux candidats de l'Union (voir ci-dessous), va fusionner avec le Centre d'études européennes, qui prépare notamment les fonctionnaires aux concours des institutions européennes. En revanche, le rapprochement avec les hauts fonctionnaires territoriaux suscite davantage de réticences. Un argument pourrait toutefois faire pencher la balance. Le Centre d'études européennes et l'Institut national d'études territoriales sont implantés... à Strasbourg.


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Le concours d'entrée s'ouvre aux candidats étrangers.


Des élèves des pays européens vont désormais pouvoir suivre le même cursus que les Français, et intégrer à l'issue de leur scolarité la haute fonction publique

Jusqu'à présent, les étrangers étudiant à l'ENA ne suivaient que des cycles spécifiques.



Les candidats qui se pressent ce matin, blêmes et anxieux, pour passer les épreuves d'entrée à l'ENA n'ont pas tous fait leurs armes dans les écoles de Jules Ferry. Pour la première fois, en effet, la direction de l'établissement a ouvert ses trois concours (interne, externe et troisième concours) aux représentants des 25 pays membres de l'Union européenne. Avec un succès encore mitigé : seuls trois des 1.154 candidats de la cuvée 2004 - deux Britanniques et un Portugais - sont nés hors de l'Hexagone.

Présentée comme l'une des mesures emblématiques de la nouvelle orientation internationale de l'école, cette disposition est avant tout destinée à mettre la France en conformité avec les textes. Depuis l'arrêt Burbaud rendu en septembre 2003 par la Cour de justice des communautés européennes, les membres de l'Union sont dans l'obligation d'ouvrir leur fonction publique à leurs voisins. Une « petite révolution » pour la France, qui avait fait de son administration une véritable chasse gardée et réservait jalousement ses postes aux seuls énarques nationaux.
Une première brèche

L'an passé, trois jeunes diplômés allemands particulièrement motivés étaient toutefois parvenus à ouvrir une brèche. Elèves du « cycle international long » de l'école, qui offre un cursus presque identique à celui suivi par les Français - hormis un stage plus court -, ils avaient réclamé et obtenu leur intégration au sein de ministères.

« Nous avons demandé une dérogation au ministre de la Fonction publique, qui nous l'a accordée en janvier. Plusieurs postes nous ont été proposés, à la Défense, à l'Equipement, aux Affaires sociales, ou en préfecture. J'ai choisi l'Ecologie, car je pouvais y exercer de véritables responsabilités », raconte ainsi Katrin Moosbrugger, qui gère près de 2.500 agents à la tête du bureau des personnels des établissements publics du ministère.

Un choix de carrière dicté notamment par l'impossibilité de faire valoir leur diplôme outre-Rhin... alors que l'Etat allemand finance leur scolarité. Très soutenue par la direction, l'initiative avait été plutôt bien accueillie par les autres élèves. « Nous n'étions pas en concurrence directe avec eux, car nous n'avons pas été classés à la sortie de l'école. Par ailleurs, nous n'avons pas demandé les mêmes postes », argumente Katrin Moosbrugger. Reste à présent à régulariser la situation. Contractuels, les trois Allemands doivent attendre les décrets d'application modifiant le statut de la fonction publique. En outre, les emplois comportant des « prérogatives de fonction publique » demeureront encore interdits aux étrangers par les textes. Ainsi, les candidats pourront intégrer le corps des conseillers d'Etat, ou la Cour des comptes, mais ils ne pourront pas y être magistrats.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

http://www.lefigaro.fr/debats/20070816. … ncais.html

Refaire de l'ENA un atout français

Par Hala Audi, avocate au barreau de New York, l'auteur poursuit également des études à la Kennedy School of Government à Harvard.

Trop élitiste, dépassée, mono-culturelle - au seul nom de l'ENA, les critiques fusent. Pourtant de grandes démocraties s'attellent aujourd'hui à se doter d'une école d'administration publique, alors pourquoi laisser s'étioler une institution aussi utile ?

La réflexion gouvernementale sur la réforme de l'ENA, reflétée par deux rapports de 2003 et 2006, souffre d'un défaut essentiel : plutôt que de s'attaquer aux faiblesses du concours actuel, on accumule les voies de sélection parallèles.

Une recommandation en particulier est devenue lieu commun : il faut diversifier le recrutement dans la haute fonction publique. Mais cette exhortation recouvre en fait deux propositions qui me semblent également stériles.

La première est que la haute administration doit pouvoir recruter ses cadres dans le privé. Si une certaine flexibilité est nécessaire, il ne peut s'agir là que d'embauches en cours de carrière. Depuis 1945, l'ENA organise une sélection d'entrée qui est prestigieuse, commune à tous les services, et fondée sur le mérite. Pourquoi revenir sur ce principe qu'on nous envie ?



Par diversification on entend également un second procédé : accueillir à l'ENA des étudiants qui ne sont pas issus du concours externe, celui qu'on passe à la fin de la Prep-ENA de Sciences-Po Paris (essentiellement). Mais cette ouverture-là existe déjà, sans rien régler.

D'abord, l'Ecole organise un concours interne réservé aux fonctionnaires. 40 % des élèves de l'ENA en proviennent aujourd'hui : cette possibilité de promotion au sein de l'administration est indispensable mais elle ne représente pas la voie du changement.

Une seconde ouverture est déjà en place : le troisième concours, ouvert aux élus et aux salariés du secteur privé justifiant de 8 ans d'expérience professionnelle. Cette voie est marginale (10 % de la promotion) et doit le rester, au risque de vider le concours principal de sa raison d'être.

C'est pourtant cette optique de rafistolage par accumulation de concours annexes qui focalise encore l'essentiel de la réflexion. Or si on admet que la sélection à l'ENA pêche par son excès d'académisme, et si on reconnaît que des jeunes diplômés qui n'ont pas fait Sciences-Po méritent l'attention de la haute fonction publique, pourquoi ne pas s'attaquer à la cause du problème et réformer le concours principal ?

Multiplier les modes de sélection à l'ENA, c'est risquer de saper le principe du concours unique et égalitaire. En revanche, il n'y a rien de sacro-saint au fait d'imposer une composition écrite de droit public en cinq heures. Comment s'étonner du manque de diversité des énarques quand ils sont tous tenus d'avoir les mêmes connaissances pointues dans les mêmes matières, suivant la même méthode, sortant pour l'écrasante majorité de la même école ?

Le concours principal gagnerait à s'inspirer de modes de sélection utilisés ailleurs, sur la base bien comprise de notre système et de son histoire.

Ainsi la Grande Bretagne utilise la filière du Fast Stream pour attirer de jeunes diplômés prometteurs vers la fonction publique. Presque 14,000 candidats pour 476 reçus : la sélection est encore plus féroce qu'à l'ENA, mais avec un éventail de candidats plus large. Si Cambridge et Oxford se taillent encore la part du lion des admis (autour de 30 %), on est très loin des 90 % de Sciences-Po Paris.

Il est donc possible d'organiser une sélection rigoureuse sans uniformiser les profils des recrues. Une sélection stricte sur la base du dossier universitaire est nécessaire et justifiée : ce dossier démontre l'excellence académique du candidat. Ensuite des épreuves existent qui ne sont pas discriminatoires selon la spécialisation : exercices d'aptitude numérique et de logique, qui testent l'analyse de problèmes pratiques ; exercices de groupes au cours desquels les candidats doivent démontrer leur capacité à trouver des solutions de compromis ; ou encore la note de synthèse, un examen bien ancré dans notre tradition académique.



Un concours ouvert, qu'on peut passer sans sacrifier à chaque essai une année de salaire ou d'études comme c'est le cas avec la Prep-ENA, serait plus juste et plus égalitaire. Une telle sélection redonnerait aussi son importance à l'ENA en tant qu'école : on y enseignerait alors les principes et les techniques de l'administration publique à des étudiants aux horizons disparates.

Le chantier de réformes en cours est une opportunité précieuse pour procéder enfin à la modernisation du recrutement dans la haute administration, car la rénovation annoncée de l'Etat ne pourra se faire sans de talentueux cadres dévoués aux missions de service public.

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"Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur"
Jean Cocteau, Les mariés de la Tour Eiffel

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Le Figaro a écrit:

Les énarques n'ont plus la cote dans le secteur privé 

Longtemps courtisés, les diplômés de l'ENA, qui représentent 10 % des grands patrons contre 20 % en 1995, sont concurrencés par ceux des écoles de commerce.
«Arrogants», « inadaptés à l'entreprise», «technocrates», les énarques voient leur prestige s'étioler dans le privé. Autrefois recherchés et placés d'office à des postes de direction, ils ne sont plus aujourd'hui que des candidats parmi d'autres, affirment les cabinets de recrutement de haut niveau. « La surcote dont ils bénéficiaient a disparu. Désormais, c'est du cas par cas» , analyse Michel Souzay, directeur associé du cabinet Boyden.

Les entreprises sont même «réticentes» à embaucher des énarques, à en croire Jean-François Roquet, le directeur général de François Sanchez Consultant. «Non seulement ils ont un ego hypertrophié mais ils considèrent le secteur privé comme une roue de secours» , poursuit le consultant, qui assure qu'aucun des énarques qu'il a récemment présentés n'a été recruté. «Ils souffrent d'un véritable désamour dans l'entreprise, d'un problème d'image, confirme Christine de Messe, secrétaire général de l'ENA entreprise. On est passé de la révérence au discrédit.»

La visibilité de grands patrons énarques a pour l'instant masqué cette révolution. Énarques et polytechniciens dominent toujours les états-majors des plus grandes entreprises, On compte 13 énarques et 19 X, dont 3 X-ENA, parmi les PDG, présidents du conseil de surveillance et présidents du directoire du CAC en 2006, selon Korn, le premier cabinet mondial de recrutement de dirigeants. Une majorité d'inspecteurs des finances président toujours aux destinées des grands groupes bancaires. Mais l'âge d'or des énarques patrons semble passé. «Ils étaient 20 % des grands patrons jusqu'en 1995. Ils ne sont plus que 10 %» selon Jean-François Kesler, ancien directeur adjoint de l'ENA, auteur de L'ENA, le pire des systèmes à l'exception de tous les autres (Albin Michel).

Temps de carence allongé

Il est maintenant rare de voir un énarque directement placé à un poste de direction. Car les passerelles entre les cabinets, le Trésor ou le Budget, qui avaient propulsé des énarques à la tête de grandes entreprises, sont désormais plus étroites et contrôlées. Les députés ont allongé le temps de carence entre un poste de direction dans l'administration et le secteur privé concerné. Un énarque qui avait une relation d'autorité avec certaines entreprises ne peut y travailler avant trois ans. Les inspecteurs des finances, considérés comme la crème de la crème, étaient souvent débauchés du ministère des Finances pour gagner un état-major. «La BNP m'a embauché en 1994 à un poste à forte visibilité comme directeur du développement, raconte Gilles Glicenstein, aujourd'hui directeur de BNP Paribas Asset Managment. Cela ne serait plus vraiment possible aujourd'hui.»

L'énarque participait autrefois du statut d'une entreprise. Désormais, on s'enorgueillit de leur présence seulement le succès venu. Sinon, on s'en méfie presque. Car le parachutage d'énarques à la tête de grandes entreprises n'a pas toujours fonctionné.

De plus, l'entrée en politique d'élèves devenu célèbres a semble-t-il nuit à tous les diplômés, désormais soupçonnés d'appartenir à des réseaux de pouvoir. Au sein des entreprises, ils subissent aussi la concurrence des grandes écoles de commerce, «qui ont gagné en excellence» selon Roger Fauroux. Enfin la perte d'influence des énarques dans le privé tient aussi au relâchement des liens entre administration et entreprise. Signe des temps, la proportion de diplômés de l'Institut d'études politiques de Paris qui passent le concours d'entrée à l'école ne cesse de diminuer, ce qui indique à la fois une perte de prestige et le fait que le diplôme de Sciences-Po, renforcé ces dernières années, se suffit à lui-même.

Cursus réformé

À la tête de l'École nationale d'administration depuis quelques mois, Bernard Boucault esquive le débat en rappelant que son école a vocation à former les cadres de l'État, qu'elle excelle en ce domaine et qu'on la copie dans le monde. Pour le reste, le cursus s'est encore réformé… assure le directeur, avec une part pratique plus importante.

Car si officiellement la célèbre école se recentre sur sa mission première, de plus en plus d'énarques quittent l'administration tôt dans leur carrière, fuyant l'engorgement du service public. Ils sont plus nombreux à quitter au bout des dix ans réglementaires ou même avant, remboursant leurs frais de scolarité. «Plus vite ils se tournent vers le privé, plus facilement ils se recasent », confirme d'ailleurs Marc Déby, qui gère les carrières à l'association des anciens énarques. «Le temps où les préfets en fin de carrière se tournaient vers l'entreprise est révolu. Il faut y venir jeune pour espérer trouver sa place .» Et de prôner «une révolution culturelle des énarques».

PAN.

Last edited by FDL (28-02-2008 10:50:46)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

De quand date cet article ?

Re: Revue de presse / Articles - ENA

D'hier.

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/ … prive-.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Aoutch.

Re: Revue de presse / Articles - ENA

A tes souhaits !
Je le concède, cette faute d'orthographe pique les yeux.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Non c'est juste que ça ne donne pas très envie d'y aller. En plus Strasbourg j'aime pas.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Je me demandais... pour faire de la diplomatie, l'ena est la voie royale.
Mais y a-t-il d'autres voies ? Par exemple, je ne parle pas de langues rares, donc les concours du MAE : bye-bye. What else ?

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Doudou a écrit:

Je me demandais... pour faire de la diplomatie, l'ena est la voie royale.
Mais y a-t-il d'autres voies ? Par exemple, je ne parle pas de langues rares, donc les concours du MAE : bye-bye. What else ?

Nespresso?

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Cet article n'est pas injurieux pour l'ENA. Il est dur sur " l'arrogance" des élèves, mais est-ce tellement faux ? Pour le reste il ne conteste pas que cette école est la meilleure pour former des fonctionnaires (il paraît même que le reste du monde nous envie ! encore une fois), mais des fonctionnaires uniquement. L'ENA ne prépare pas à prendre des responsabilités dans une entreprise, ni techniquement, ni culturellement. Rien de neuf là-dedans. Le décrochage de l'état français dans le capital des entreprises qui amène beaucoup de hauts fonctionnaires à chercher à se recaser n'est pas nouveau non plus.
Ce qui est nouveau par contre c'est l'ampleur du phénomène et la reconnaissance généralisée par les recruteurs de l'inadéquation des énarques aux besoins des entreprises. Dur, dur pour quelqu'un qui au moins quelques années a aimé le pouvoir, et cru à l'emploi à vie, de se faire proposer un job, à condition qu'il cache son diplôme de l'ENA et qu'il suive des cours de requalification.
Moralité: l'ENA aujourd'hui ça reste encore très bien pour ceux qui aiment l'administration française, sont sûr de vouloir y rester, et accessoirement se sentent capables de réussir ses difficiles concours d'admission ! Autrement il vaut mieux investir dans des valeurs plus sûres !

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

A Doudou,
Tu peux passer le concours de secrétaire des affaires étrangères cadre général (avec anglais LV1, et espagnol, italien ou portugais en LV2). Sinon, si tu es germaniste, tu peux passer les concours de conseiller ou secrétaire des affaires étrangères cadre d'orient : l'allemand sera considéré comme une langue orientale à partir du prochain concours.
Va voir sur le site du MAE, tu as tous les arrêtés d'ouverture des concours.

Re: Revue de presse / Articles - ENA

RTL fait un mini-sujet sur la question dans les infos de 18h. Espérons que l'on échappera aux poncifs.

Elle voulait du robuste/Et du poil au menton/Moi, j'étais un arbuste/Et j'avais des boutons.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

PIL a écrit:

Cet article n'est pas injurieux pour l'ENA. Il est dur sur " l'arrogance" des élèves, mais est-ce tellement faux ? Pour le reste il ne conteste pas que cette école est la meilleure pour former des fonctionnaires (il paraît même que le reste du monde nous envie ! encore une fois), mais des fonctionnaires uniquement. L'ENA ne prépare pas à prendre des responsabilités dans une entreprise, ni techniquement, ni culturellement. Rien de neuf là-dedans. Le décrochage de l'état français dans le capital des entreprises qui amène beaucoup de hauts fonctionnaires à chercher à se recaser n'est pas nouveau non plus.
Ce qui est nouveau par contre c'est l'ampleur du phénomène et la reconnaissance généralisée par les recruteurs de l'inadéquation des énarques aux besoins des entreprises. Dur, dur pour quelqu'un qui au moins quelques années a aimé le pouvoir, et cru à l'emploi à vie, de se faire proposer un job, à condition qu'il cache son diplôme de l'ENA et qu'il suive des cours de requalification.
Moralité: l'ENA aujourd'hui ça reste encore très bien pour ceux qui aiment l'administration française, sont sûr de vouloir y rester, et accessoirement se sentent capables de réussir ses difficiles concours d'admission ! Autrement il vaut mieux investir dans des valeurs plus sûres !

Je ne suis pas trop d'accord avec toi !!! regarde le nombre de gens ayant fait l'ENA, qui sont dans le privé avec de gros salaires !!!

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Ouais grave !!!

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

inconnu a écrit:
PIL a écrit:

Cet article n'est pas injurieux pour l'ENA. Il est dur sur " l'arrogance" des élèves, mais est-ce tellement faux ? Pour le reste il ne conteste pas que cette école est la meilleure pour former des fonctionnaires (il paraît même que le reste du monde nous envie ! encore une fois), mais des fonctionnaires uniquement. L'ENA ne prépare pas à prendre des responsabilités dans une entreprise, ni techniquement, ni culturellement. Rien de neuf là-dedans. Le décrochage de l'état français dans le capital des entreprises qui amène beaucoup de hauts fonctionnaires à chercher à se recaser n'est pas nouveau non plus.
Ce qui est nouveau par contre c'est l'ampleur du phénomène et la reconnaissance généralisée par les recruteurs de l'inadéquation des énarques aux besoins des entreprises. Dur, dur pour quelqu'un qui au moins quelques années a aimé le pouvoir, et cru à l'emploi à vie, de se faire proposer un job, à condition qu'il cache son diplôme de l'ENA et qu'il suive des cours de requalification.
Moralité: l'ENA aujourd'hui ça reste encore très bien pour ceux qui aiment l'administration française, sont sûr de vouloir y rester, et accessoirement se sentent capables de réussir ses difficiles concours d'admission ! Autrement il vaut mieux investir dans des valeurs plus sûres !

Je ne suis pas trop d'accord avec toi !!! regarde le nombre de gens ayant fait l'ENA, qui sont dans le privé avec de gros salaires !!!

Acte I : Une manière de préparer la prochaine mort de l'ENA décidée en hauts lieux.

1) Discréditer l'ENA avec trois brebis galeuses.
2) Faire jouer des informations bidonnées
3) Préparer l'opinion publique à la suppression de l'ENA

Acte II :

...

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

C'est sûr que la disparition de l'ENA est programmée en "hauts lieux". C'est dommage, car l'idée initiale de former des poly-fonctionnaires de haut niveau était plutôt bonne. L'ENA n'a d'ailleurs pas démérité par rapport à la mission qui lui était confiée. Malheureusement l'obésité de l'administration française et son archaïsme sont aujourd'hui tellement insupportables qu'on cherche des coupables et qu'on fait porter le chapeau à l'ENA. C'est un peu injuste, mais la disparition de l'ENA ne sera pas non plus une catastrophe nationale, car on trouvera des formules adaptées au 21ème siècle qui la remplaceront avantageusement. Et compte tenu de la sympathie de l'opinion publique pour cette école dont on a dit tant de mal ces dernières années, ce n'est elle qui réagira beaucoup pour sauver le soldat ENA.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Oliveret a écrit:

C'est sûr que la disparition de l'ENA est programmée en "hauts lieux". C'est dommage, car l'idée initiale de former des poly-fonctionnaires de haut niveau était plutôt bonne. L'ENA n'a d'ailleurs pas démérité par rapport à la mission qui lui était confiée. Malheureusement l'obésité de l'administration française et son archaïsme sont aujourd'hui tellement insupportables qu'on cherche des coupables et qu'on fait porter le chapeau à l'ENA. C'est un peu injuste, mais la disparition de l'ENA ne sera pas non plus une catastrophe nationale, car on trouvera des formules adaptées au 21ème siècle qui la remplaceront avantageusement. Et compte tenu de la sympathie de l'opinion publique pour cette école dont on a dit tant de mal ces dernières années, ce n'est elle qui réagira beaucoup pour sauver le soldat ENA.

Si ils veulent la supprimer, qu'ils l'annoncent alors... que les étudiants intéressés commencent à chercher une autre voie...

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Honnêtement, vous êtes sérieux?
Vous pensez que l'ENA va disparaître à terme? Si oui, dans combien de temps d'après vous?

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

11 mois, 6 jours, 4 heures et 25 secondes.

Re: Revue de presse / Articles - ENA

Fabb a écrit:

11 mois, 6 jours, 4 heures et 25 secondes.

11 mois, 6 jours, 3 heures et 25 secondes (t'as oublié de passer à l'heure d'été)

Elle voulait du robuste/Et du poil au menton/Moi, j'étais un arbuste/Et j'avais des boutons.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Cosmopolitanism no log a écrit:
Oliveret a écrit:

C'est sûr que la disparition de l'ENA est programmée en "hauts lieux". C'est dommage, car l'idée initiale de former des poly-fonctionnaires de haut niveau était plutôt bonne. L'ENA n'a d'ailleurs pas démérité par rapport à la mission qui lui était confiée. Malheureusement l'obésité de l'administration française et son archaïsme sont aujourd'hui tellement insupportables qu'on cherche des coupables et qu'on fait porter le chapeau à l'ENA. C'est un peu injuste, mais la disparition de l'ENA ne sera pas non plus une catastrophe nationale, car on trouvera des formules adaptées au 21ème siècle qui la remplaceront avantageusement. Et compte tenu de la sympathie de l'opinion publique pour cette école dont on a dit tant de mal ces dernières années, ce n'est elle qui réagira beaucoup pour sauver le soldat ENA.

Si ils veulent la supprimer, qu'ils l'annoncent alors... que les étudiants intéressés commencent à chercher une autre voie...

Ils s'en moquent bien des étudiants et de leur voie à prendre.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

à propos de l'actualité de l'ena et des grands concours en général, quelqu'un a-t'il des rumeurs sur le grand chantier de réforme des concours administratifs annoncé mi-février par Woerth et Santini? Aparemment, les quelques échos que j'en ai font état qu'une disparition à court ou moyen terme de l'ena n'est pas à craindre, mais qu'il y a une nette volonté de modifier les concours A+ d'entrée afin de diversifier le recrutement et d'ouvrir également du côté des meilleurs faqueux en sciences sociales, grandes écoles et iep de province, bref casser le monopole de notre chère (dans tous les sens du terme) prep'ena.

Bref, toutes infos ou rumeurs bien venues. J'espère que le gouvernement communiquera rapidement sur le sujet, car pour ceux qui se destinent au master AP et à la prep'ena, autant le faire en toute connaissance de cause pour éviter des surprises de dernière minute (style une épreuve de psychologie comportementale avec coefficient 25 pour favoriser les faqueux en psychologie, j'exagère mais qui sait ce qu'ils réussiront à nous pondre).

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Je ne crois pas que l'Ena est en risque de disparaître; mais lors d'un dej avec un membre du gouvernement, je me souviens d'une petite réflexion sur le thème "en faire une sorte d'école d'application de la fonction publique", bref plus un executive MPA (si je puis dire) pour fonctionnaires de haut niveau déjà en poste ou sur le point d'être affectés et qui auraient besoin de consolider leurs connaissances dans tel ou tel domaine, afin aussi d'assurer une homogénéité des compétences dont doivent disposer ces hauts fonctionnaires.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

questionneur no log a écrit:

Aparemment, les quelques échos que j'en ai font état qu'une disparition à court ou moyen terme de l'ena n'est pas à craindre

Tu veux dire "n'est pas à espérer" ?

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

L'intérêt de faire pantoufler des fonctionnaires est de plus en plus difficile à faire admettre dans les entreprises. Les reproches sont toujours les mêmes: compétences techniques inadaptées, manque d'intérêt pour l'activité de l'entreprise, comportement difficile à intégrer, et au bout du compte démission. Même s'ils n'ont passé que peu de temps dans l'administration, les anciens de l'ENA qui veulent se recaser doivent maintenant expliquer longuement pourquoi ils ont voulu suivre ce type de voie pour commencer leur carrière professionnelle. Dans les boites anglo saxonnes en particulier, il faut vraiment tout réexpliquer et vaincre la méfiance des recruteurs (en anglais). Ce problème de débouchés pour les candidats sortants, se situe dans un contexte de développement des idées libérales et s'ajoute à la conviction que la pensée unique dans l'appareil de l'état est très dangeureuse.
En conséquence, en cette période où on veut rompre avec l'immobilisme du passé, il y a de la réforme dans l'air pour l'ENA. Les infos dont je dispose vont exactement dans le sens qu'évoque Rover. Il ne s'agirait effectivement pas (dans l'immédiat) de supprimer l'ENA mais de la repositionner en MPA (formule qu'on connaît bien à ScPo) destinée à de "vrais" fonctionnaires, qui ont plusieures années de fonction publique, qui ont bien réussi, et qui en redemandent. Bien sûr, on donnerait une appellation française à cet organisme, les études n'y seraient pas payantes, et par un moyen ou un autre on y pratiquerait pas mal de discrimination positive à l'entrée. Le tout arrosé d'une com très axée "égalité des chances" pour ceux qui viennent de milieux modestes mais sont méritants. Beaucoup d'options ont déjà retenues (en cercle très restraint) mais il reste des questions à trancher, notamment sur les objectifs: querelle entre les partisans d'une formation fortement tricolore et l'autre camp qui souhaite une formation orientée UE. De manière plus anecdotique, il y a aussi ceux qui veulent garder le nom ENA et ceux qui veulent le remplacer pour bien mettre en évidence la rupture. Jusqu'à présent, et c'est très étrange, le lobby des énarques ne sait pas manifesté !! Moins bon cadenassage des cabinets qu'auparavant ? Peur de l'accusation de corporatisme par l'opinion publique ? Autre raison ?
Attention!!!  Les choses changent rapidement, et il se peut qu'à ce moment même des décisions infirment les infos ci-dessus.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Fabb a écrit:
questionneur no log a écrit:

Aparemment, les quelques échos que j'en ai font état qu'une disparition à court ou moyen terme de l'ena n'est pas à craindre

Tu veux dire "n'est pas à espérer" ?

ça dépend de savoir de quel côté de la force tu te situes.

Pour Raoul, je veux bien que l'ena soit repositionnée vers du MPA pour des hauts fonctionnaires confirmés, mais d'où sortiraient alors ces fonctionnaires si on raye la formation initiale sur concours? Quel mode de recrutement initial pour les corps ena? Généralisation des concours spécifiques à chaque corps (ex: concours mae ou concours complémentaire conseiller ta-caa)?

Quelle que soit l'option retenue, j'espère qu'elle sera communiquée rapidement, car, étant en 2a et me dirigeant vers ap, le bouleversement de l'ena et des concours niveau ena remettrait sérieusement en cause mon choix, et surement beaucoup se posent mes questions car ils ne veulent pas être les dindons d'une éventuelle mauvaise farce en préparation.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Raoul a écrit:

L'intérêt de faire pantoufler des fonctionnaires est de plus en plus difficile à faire admettre dans les entreprises. Les reproches sont toujours les mêmes: compétences techniques inadaptées, manque d'intérêt pour l'activité de l'entreprise, comportement difficile à intégrer, et au bout du compte démission. Même s'ils n'ont passé que peu de temps dans l'administration, les anciens de l'ENA qui veulent se recaser doivent maintenant expliquer longuement pourquoi ils ont voulu suivre ce type de voie pour commencer leur carrière professionnelle. Dans les boites anglo saxonnes en particulier, il faut vraiment tout réexpliquer et vaincre la méfiance des recruteurs (en anglais). Ce problème de débouchés pour les candidats sortants, se situe dans un contexte de développement des idées libérales et s'ajoute à la conviction que la pensée unique dans l'appareil de l'état est très dangeureuse.
En conséquence, en cette période où on veut rompre avec l'immobilisme du passé, il y a de la réforme dans l'air pour l'ENA. Les infos dont je dispose vont exactement dans le sens qu'évoque Rover. Il ne s'agirait effectivement pas (dans l'immédiat) de supprimer l'ENA mais de la repositionner en MPA (formule qu'on connaît bien à ScPo) destinée à de "vrais" fonctionnaires, qui ont plusieures années de fonction publique, qui ont bien réussi, et qui en redemandent. Bien sûr, on donnerait une appellation française à cet organisme, les études n'y seraient pas payantes, et par un moyen ou un autre on y pratiquerait pas mal de discrimination positive à l'entrée. Le tout arrosé d'une com très axée "égalité des chances" pour ceux qui viennent de milieux modestes mais sont méritants. Beaucoup d'options ont déjà retenues (en cercle très restraint) mais il reste des questions à trancher, notamment sur les objectifs: querelle entre les partisans d'une formation fortement tricolore et l'autre camp qui souhaite une formation orientée UE. De manière plus anecdotique, il y a aussi ceux qui veulent garder le nom ENA et ceux qui veulent le remplacer pour bien mettre en évidence la rupture. Jusqu'à présent, et c'est très étrange, le lobby des énarques ne sait pas manifesté !! Moins bon cadenassage des cabinets qu'auparavant ? Peur de l'accusation de corporatisme par l'opinion publique ? Autre raison ?
Attention!!!  Les choses changent rapidement, et il se peut qu'à ce moment même des décisions infirment les infos ci-dessus.

Pas trop d'accord, mon padre sortant de l'année pointant au ministère des affaires étrangères, conseillé sous Villepin et ensuite partie en Angleterre..
Il bosse chez Goldman Sachs, bon ok il avait fait l'X avant l'ENA, il est responsable Global equities (Actor LBO) et pour le marché de l'emploi UK, c'est bien le seul où c'est vraiment open de chez open, tu vois des mecs diplômés en histoire de l'art et bossé en finance et des mecs qui on fait du droit se recycler dans l'ingenieurie..

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

qqun qui passait par là a écrit:
Raoul a écrit:

L'intérêt de faire pantoufler des fonctionnaires est de plus en plus difficile à faire admettre dans les entreprises. Les reproches sont toujours les mêmes: compétences techniques inadaptées, manque d'intérêt pour l'activité de l'entreprise, comportement difficile à intégrer, et au bout du compte démission. Même s'ils n'ont passé que peu de temps dans l'administration, les anciens de l'ENA qui veulent se recaser doivent maintenant expliquer longuement pourquoi ils ont voulu suivre ce type de voie pour commencer leur carrière professionnelle. Dans les boites anglo saxonnes en particulier, il faut vraiment tout réexpliquer et vaincre la méfiance des recruteurs (en anglais). Ce problème de débouchés pour les candidats sortants, se situe dans un contexte de développement des idées libérales et s'ajoute à la conviction que la pensée unique dans l'appareil de l'état est très dangeureuse.
En conséquence, en cette période où on veut rompre avec l'immobilisme du passé, il y a de la réforme dans l'air pour l'ENA. Les infos dont je dispose vont exactement dans le sens qu'évoque Rover. Il ne s'agirait effectivement pas (dans l'immédiat) de supprimer l'ENA mais de la repositionner en MPA (formule qu'on connaît bien à ScPo) destinée à de "vrais" fonctionnaires, qui ont plusieures années de fonction publique, qui ont bien réussi, et qui en redemandent. Bien sûr, on donnerait une appellation française à cet organisme, les études n'y seraient pas payantes, et par un moyen ou un autre on y pratiquerait pas mal de discrimination positive à l'entrée. Le tout arrosé d'une com très axée "égalité des chances" pour ceux qui viennent de milieux modestes mais sont méritants. Beaucoup d'options ont déjà retenues (en cercle très restraint) mais il reste des questions à trancher, notamment sur les objectifs: querelle entre les partisans d'une formation fortement tricolore et l'autre camp qui souhaite une formation orientée UE. De manière plus anecdotique, il y a aussi ceux qui veulent garder le nom ENA et ceux qui veulent le remplacer pour bien mettre en évidence la rupture. Jusqu'à présent, et c'est très étrange, le lobby des énarques ne sait pas manifesté !! Moins bon cadenassage des cabinets qu'auparavant ? Peur de l'accusation de corporatisme par l'opinion publique ? Autre raison ?
Attention!!!  Les choses changent rapidement, et il se peut qu'à ce moment même des décisions infirment les infos ci-dessus.

Pas trop d'accord, mon padre sortant de l'année pointant au ministère des affaires étrangères, conseillé sous Villepin et ensuite partie en Angleterre..
Il bosse chez Goldman Sachs, bon ok il avait fait l'X avant l'ENA, il est responsable Global equities (Actor LBO) et pour le marché de l'emploi UK, c'est bien le seul où c'est vraiment open de chez open, tu vois des mecs diplômés en histoire de l'art et bossé en finance et des mecs qui on fait du droit se recycler dans l'ingenieurie..

ARGGG
Ton orthographe dément toutes mes théories sur la reproduction sociale et le capital culturel. Salaud!

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Heureusement que je suis là pour les valider moi hihi

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

qqun qui passait par là a écrit:
Raoul a écrit:

L'intérêt de faire pantoufler des fonctionnaires est de plus en plus difficile à faire admettre dans les entreprises. Les reproches sont toujours les mêmes: compétences techniques inadaptées, manque d'intérêt pour l'activité de l'entreprise, comportement difficile à intégrer, et au bout du compte démission. Même s'ils n'ont passé que peu de temps dans l'administration, les anciens de l'ENA qui veulent se recaser doivent maintenant expliquer longuement pourquoi ils ont voulu suivre ce type de voie pour commencer leur carrière professionnelle. Dans les boites anglo saxonnes en particulier, il faut vraiment tout réexpliquer et vaincre la méfiance des recruteurs (en anglais). Ce problème de débouchés pour les candidats sortants, se situe dans un contexte de développement des idées libérales et s'ajoute à la conviction que la pensée unique dans l'appareil de l'état est très dangeureuse.
En conséquence, en cette période où on veut rompre avec l'immobilisme du passé, il y a de la réforme dans l'air pour l'ENA. Les infos dont je dispose vont exactement dans le sens qu'évoque Rover. Il ne s'agirait effectivement pas (dans l'immédiat) de supprimer l'ENA mais de la repositionner en MPA (formule qu'on connaît bien à ScPo) destinée à de "vrais" fonctionnaires, qui ont plusieures années de fonction publique, qui ont bien réussi, et qui en redemandent. Bien sûr, on donnerait une appellation française à cet organisme, les études n'y seraient pas payantes, et par un moyen ou un autre on y pratiquerait pas mal de discrimination positive à l'entrée. Le tout arrosé d'une com très axée "égalité des chances" pour ceux qui viennent de milieux modestes mais sont méritants. Beaucoup d'options ont déjà retenues (en cercle très restraint) mais il reste des questions à trancher, notamment sur les objectifs: querelle entre les partisans d'une formation fortement tricolore et l'autre camp qui souhaite une formation orientée UE. De manière plus anecdotique, il y a aussi ceux qui veulent garder le nom ENA et ceux qui veulent le remplacer pour bien mettre en évidence la rupture. Jusqu'à présent, et c'est très étrange, le lobby des énarques ne sait pas manifesté !! Moins bon cadenassage des cabinets qu'auparavant ? Peur de l'accusation de corporatisme par l'opinion publique ? Autre raison ?
Attention!!!  Les choses changent rapidement, et il se peut qu'à ce moment même des décisions infirment les infos ci-dessus.

Pas trop d'accord, mon padre sortant de l'année pointant au ministère des affaires étrangères, conseillé sous Villepin et ensuite partie en Angleterre..
Il bosse chez Goldman Sachs, bon ok il avait fait l'X avant l'ENA, il est responsable Global equities (Actor LBO) et pour le marché de l'emploi UK, c'est bien le seul où c'est vraiment open de chez open, tu vois des mecs diplômés en histoire de l'art et bossé en finance et des mecs qui on fait du droit se recycler dans l'ingenieurie..

Eh oui, en France, de vieux cons bloquent toute la société. Ou bien, il faut (HEC)-(X)-(ENA)-(CAPA) pour une baNque d'affaires.


Autre exemple :
La culture ?

Ce sont des énarques qui dirigent ou administrent le Louvre, le Centre Georges-Pompidou, le musée des Arts Premiers du quai Branly, le musée d’Orsay, le Grand-Palais, le Centre national de la cinématographie.
La conclusion me semble claire : la France est administrée, même dans les domaines les plus improbables, par des hauts-fonctionnaires qui, grâce à un diplôme acquis à l’âge 25 ans, disposent d’une « assurance-vie » pour le reste de leur carrière.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Il semble en tous les cas que cette info sur la suppression (reformatage ?) de l'ENA a transpiré jusqu'à une association (très discrète) de l'X, qui doit avoir un sous-marin bien placé près du pouvoir. Très grosse satisfaction des honorables membres (surtout les plus jeunes), qui y voient l'opportunité future pour eux-mêmes ou leurs "camarades" de prendre des postes supplémentaires dans la haute administration. Peut-être qu'ils vont un peu vite, et qu'ils n'ont rien compris à l'évolution de l'histoire. Le monde tel qu'ils le voient pourrait finalement ne pas s'adapter au schéma napoléonien de la France, et au contraire que ce soit l'adaptation inverse (favorisée il est vrai par la disparition de l'ENA) ! Alors adieu pour tous (et pas seulement pour les énarques) aux privilèges à vie de la haute administration française. Vraiment l'attitude de certains milieux fait irrésistiblement penser au comportement aveugle des ordres privilégiés face au Tiers Etat dans l'ancien régime. Tout bien réfléchi, R Descoings a raison, c'est vrai qu'en apportant une dimension spécifique à l'actualité, l'Histoire ça sert à quequechose!

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

CQFD. Pas etonnant que Londres soit l'une desp lus grandes villes francaises maintenant...

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

CQFD a écrit:

CQFD. Pas etonnant que Londres soit l'une desp lus grandes villes francaises maintenant...

L'ENA à Strasbourg, c'est la fin plus que l'avenir !

Délocalisons l'ENA à Londres à la City. Let's go!

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

J'en appelle à toutes les personnes informées pour m'éclairer sur le sort - si possible à court terme - de l'ENA. Le statu quo? Un MPA? Une disparition? Au fond, est-il judicieux, aujourd'hui, de vouloir intégrer cette école pour "assurer" sa carrière dans la haute fonction publique? Les hauts fonctionnaires seront-ils formés dans des masters et des MBA en management (privé) pour faire fonctionner notre Etat comme une entreprise?

Mes questions sont peut-être un peu naïves, mais je table sur l'avenir, un peu trop peut-être, et j'aimerais savoir le plus tôt possible à quoi m'attendre.

Re: Revue de presse / Articles - ENA

Sylla, tu en es où de tes études ?
Sciences Po reste le must pour la FP, donc si tu n'y es pas, essaie d'intégrer.
Si tu es en premier cycle et que tu as peur de prendre AP, à mon avis ça restera quand même la référence pour la FP, par rapport aux autres masters en tout cas.

37

Re: Revue de presse / Articles - ENA

pour sylla:

Figure-toi qu'on aimerait tous (enfin ceux intéressés par les concours de la fp) en savoir plus. Malheureusement, je crois qu'on ne peut que prendre notre mal en patience en attendant la publication du rapport du groupe de travail dont à parlé Santini. Pour le moment rien que des rumeurs à prendre pour ce qu'elles valent: tu as lu des rumeurs ci-dessus concernant la refonte de l'école en mpa, un conseiller caa ami de mon père a chopé des conversations de couloir disant que cela s'orienterait plutôt vers une réforme du concours externe pour casser le monopole de pipo paris (la 5ème épreuve pour laquelle on éliminerait le choix et qui serait obligatoirement de droit pénal ou civil avec le même coefficient que celle de droit public pour favoriser les faqueux en droit, l'épreuve de culture gé qui deviendrait une réfléxion sur un sujet d'actualité donc à la portée de celui qui suit un minimum l'actualité sans forcément connaître par coeur la vie des grands hommes et l'histoires de France dans les moindres détails depuis l'âge de pierre). Donc, wait and see.

Mon avis personnel est que cela ne doit pas  te décourager (balance ton cursus, on pourra t'aiguiller), car je pense que si l'ena venait à disparaître, il y a forcément quelque chose d'autre qui la remplacerait, sinon comment assûrer le recrutement des hauts fonctionnaires. Par contre, évite de dire que ta seule motivation est d'assûrer ta carrière et de ne pas connaître le chômage, car les jurys n'apprécient pas ceux qui ne voient dans la fp qu'une planque (pas si) dorée.

Par ailleurs, les concours ena ou niveau ena sont très difficiles à avoir même pour des étudiants brillants. Mieux vaut prévoir une porte de sortie au cas où. Perso, je suis en 2a et ai en vue ap uniquement pour les concours, car je n'ai aucune motivation pour le conseil. Donc je fais en parallèle un cursus de droit via le cavej pour avoir des portes de sortie comme juriste/avocat au pire.

Re: Revue de presse / Articles - ENA

questionneur no log a écrit:

avocat au pire.

C'est de l'humour ?

Sinon, quelle année au CAVEJ ?

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Merci pour vos réponses Buster Keaton et questionneur. Je suis en deuxième année de droit, je passe le concours master AP l'année prochaine et, si je l'obtiens, je fais en parallèle mon master via le CAVEJ. Donc je ne dirais peut-être pas avocat au pire comme questionneur, mais l'idée est là, la FP en priorité, le cabinet en second choix. Finalement, les deux, ça pourrait être pas mal....

40

Re: Revue de presse / Articles - ENA

Dans ce cas, la seule possibilité est professeur d'université-avocat.

C'est l'unique cumul public-privé qui est autorisé.

41

Re: Revue de presse / Articles - ENA

En es-tu si sûr?

http://www.come4news.com/2007-jean-fran … rtiel.html

42

Re: Revue de presse / Articles - ENA

Arrêtez de paniquer les mioches. Des commissions et tentatives de réformer l'ENA et la formation des cadres sup des fonctions publiques il y en a eu plus d'une trentaine en 50 ans d'existence de l'ENA. La dernière en date, celle de Silguy, date de 2003 ou 2004 et l'élargissement des modes du recrutement était déjà dans toutes les tentatives de réformes ...
Il n'y a aucune raison de se prendre la tête AP restera forcément un (bon) moyen d'y accéder quoi qu'il arrive.

43

Re: Revue de presse / Articles - ENA

Tu confondrais pas exercer des fonctions électives et être haut fonctionnaire par hasard toi ? :S

KLM a raison.

44

Re: Revue de presse / Articles - ENA

Sylla

45

Re: Revue de presse / Articles - ENA

erreur de manip...

donc sylla ton parcours est classique et je ne peux que t'encourager à suivre ton projet. Moi-même, je m'étais inscrit en fac de droit au cas où je n'aurais pas scpo. Je l'ai eu donc j'ai continue le droit via le cavej. Par contre, cela me semble assez hard de faire un master en droit via le cavej+ap qui est le master le plus chargé de scpo.

Tu as compris ce que je voulais dire, même si je me suis sans doute mal exprimé. Les concours de la fp à fond, le barreau en deuxième choix. Donc pour moi c'est un choix au pire, même si d'un point de vue général, la profession d'avocat est tout à fait respectable et respectée, en haut de l'échelle sociale dans l'imaginaire collectif. Voilà, je ne voulais surtout pas manquer de respect à la profession.

Le concours d'entrée en master est assez rude, car il demande selon moi des compétences méthodologiques qu'on acquiert pas en fac de droit. Donc, prépares-toi y à l'avance, parallèlement à ta L3. Sinon, tu est dans quelle fac? Si tu est à P1, tu peux aussi jeter un oeuil sur leur prep'ena qui monte en puissance.

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Re: Revue de presse / Articles - ENA

Est-ce que quelqu'un pourrait m'en dire plus sur le CAVEJ ?

Re: Revue de presse / Articles - ENA

http://www.e-cavej.org/

Ca te permet de faire une licence et/ou un master de droit en formation à distance.

Last edited by Lehahiah (02-03-2008 19:03:07)

48

Re: Revue de presse / Articles - ENA

Finalement l'ENA ne sera pas supprimée tout de suite, mais reformatée selon des modalités précisées ce matin par le HCAF (Haut Commandement de l'Administration Française).
Un préfet prend le commandement de l'ENA. L'enseignement y sera effectué exclusivement en français. Il y aura un classement final au mérite des futurs grands comiques avec remise de décorations. Dans un but de mixité sociale, à l'instar de l'ENS, ce classement sera subordonné à un test de latin (6 H) et de grec (6 H). Les 3 premiers classés auront beaucoup de pouvoir (Grands Corps) et les autres seront protégés à vie (petits corps).
Les élèves fonctionnaires choisiront 10 matières sur la liste suivante: Langue de Bois (obligatoire) / Coûts Tordus (nombreux conférenciers) /Déficits Budgétaires Récurrents (DBC) / Enveloppes Ministérielles Non Déclarées (EMND) / Arrogance (théorie et pratique intensive) / Gestion d'Effectifs Pléthoriques (GEP) / Management des Privilèges Cachés (MPC) / Trucage de Listing (professeur Villepin ? si non incarcéré) / Technique d'Ouverture de Parapluie (TOP) / Mépris du Monde Extérieur (MME) / Donation de Leçons ((ce cours couvre le monde entier) / Irresponsabilité Juridique / Pantouflage et Parachutes en Or (PPO) / Introduction aux Dogmes / Gestion des Echecs-Démissions à répétition (enseignement comparé assuré par de grands praticiens, anciens de l'école) / Brouillage des Revenus de la Fonction Publique (intervenants conjoints Ministères, SNCF).
Au-delà de l'enseignement, l'ENA continuera comme par le passé à assurer intensivement ses activités traditionnelles de Recherche (de fromages et sinécures).

49

Re: Revue de presse / Articles - ENA

Je suis à Sceaux, une très bonne fac. Je me prépare en parallèle pour le concours en lisant beaucoup. Je suis déja très renseigné sur la prep'sciences po de la sorbonne que je compte intégrer l'année prochaine. J'aurais une petite question à te poser, j'ai la possibilité de faire ma L3 à P1 l'année prochaine en même temps que la prépa, mais Sceaux monte en puissance donc j'hésite entre les deux, quelqu'un pourrait-il m'éclairer?

Concernant le double cursus j'ai cru comprendre que AP et droit était un parcours classique.

Re: Revue de presse / Articles - ENA

Coluche fils a écrit:

Finalement l'ENA ne sera pas supprimée tout de suite, mais reformatée selon des modalités précisées ce matin par le HCAF (Haut Commandement de l'Administration Française).
Un préfet prend le commandement de l'ENA. L'enseignement y sera effectué exclusivement en français. Il y aura un classement final au mérite des futurs grands comiques avec remise de décorations. Dans un but de mixité sociale, à l'instar de l'ENS, ce classement sera subordonné à un test de latin (6 H) et de grec (6 H). Les 3 premiers classés auront beaucoup de pouvoir (Grands Corps) et les autres seront protégés à vie (petits corps).
Les élèves fonctionnaires choisiront 10 matières sur la liste suivante: Langue de Bois (obligatoire) / Coûts Tordus (nombreux conférenciers) /Déficits Budgétaires Récurrents (DBC) / Enveloppes Ministérielles Non Déclarées (EMND) / Arrogance (théorie et pratique intensive) / Gestion d'Effectifs Pléthoriques (GEP) / Management des Privilèges Cachés (MPC) / Trucage de Listing (professeur Villepin ? si non incarcéré) / Technique d'Ouverture de Parapluie (TOP) / Mépris du Monde Extérieur (MME) / Donation de Leçons ((ce cours couvre le monde entier) / Irresponsabilité Juridique / Pantouflage et Parachutes en Or (PPO) / Introduction aux Dogmes / Gestion des Echecs-Démissions à répétition (enseignement comparé assuré par de grands praticiens, anciens de l'école) / Brouillage des Revenus de la Fonction Publique (intervenants conjoints Ministères, SNCF).
Au-delà de l'enseignement, l'ENA continuera comme par le passé à assurer intensivement ses activités traditionnelles de Recherche (de fromages et sinécures).

Quelle inspiration!