Topic: Le Parti de Dominique de Villepin

Villepin lance un mouvement politique «indépendant»

Par Thibault Lieurade
25/03/2010 | Mise à jour : 13:50

Dominique de Villepin se dit «mal à l'aise» avec la politique menée par la majorité.
Devant un parterre de journalistes, l'ex-premier ministre s'est livré à un réquisitoire contre la politique de Nicolas Sarkozy et n'a pas exclu de se présenter en 2012.

Dominique de Villepin n'a jamais prononcé son nom. Mais Nicolas Sarkozy était omniprésent durant toute son intervention. «J'ai entendu le message de défiance, d'exaspération et de sanction des Français» a-t-il lancé en ouverture d'un discours d'une demi-heure devant un parterre de 150 journalistes réunis à Paris.

L'ex-premier ministre, qui avait annoncé son intervention dimanche soir, a pointé du doigt «l'échec d'une stratégie et d'une politique» pour expliquer la défaite de la droite aux élections régionales. Il a regretté «le choix d'un parti unique qui n'a pas permis de rassembler les électeurs» et le risque de dispersion créé par «les réformes tous azimuts».

«Mal à l'aise»

Dominique de Villepin a déclaré être «mal à l'aise dans la politique menée actuellement par la majorité». «Ce ne sont pas les conciliabules, les aménagements techniques, des changements de personnes qui sont attendus», a-t-il affirmé, estimant que «seul un changement de cap» permettra de sortir d'une crise à la fois sociale, économique et culturelle.

L'ex-premier ministre a ensuite décliné plusieurs propositions, comme une esquisse de programme, à contre-courant de la politique de Nicolas Sarkozy. Il a ainsi proposé de «suspendre le bouclier fiscal», mesure-phare du quinquennat de son rival. Dominique de Villepin a également égratigné la réforme pénale à venir en regrettant que le lien entre la chancellerie et le parquet ne respectent pas «les critères démocratiques européens».

Il a condamné le débat sur l'identité nationale en expliquant que «notre bien commun, la nation, ce n'est pas : ‘par ici les uns et par ici les autres'» avant de s'interroger sur l'opportunité d'une loi sur la burqa.

«Je n'ai pas de solution miracle»

Le chiraquien a cité l'ex-président de la Cour des comptes, Philippe Séguin décédé en janvier dernier, qui expliquait que le non-remplacement « d'un fonctionnaire sur deux, ce n'est pas efficace ». «Est-ce que les Francais veulent moins d'infirmières, moins d'enseignants, moins de policiers ?», s'est-il interrogé.

«Je n'ai pas de solutions miracle, mais je crois en la France, celle qui fait ce que nous sommes » a affirmé solennellement Dominique de Villepin, qui a conclu en annonçant le lancement d'un «mouvement politique indépendant» le 19 juin prochain à Paris. Il a souhaité que celui-ci soit «ouvert à tous, au-dessus des clivages partisans» et qu'il «rassemble toutes les bonnes volontés».

Une écurie présidentielle ? «La politique a ses règles : un homme, un peuple, des circonstances. Je ne suis pas là pour défendre une ambition personnelle, mais un projet pour la France», s'est défendu Villepin alors qu'il était interrogé après son intervention sur ses objectifs.

Enfin, l'ex-premier ministre a estimé que l'entrée au gouvernement du villepiniste George Tron était le «choix personnel» d'un «homme libre». «Je garde toute mon amitié pour George Tron», a-t-il assuré.

Dominique de Villepin crée un mouvement politique, avec 2012 dans le viseur

(AFP) – Il y a 3 heures

PARIS — Dominique de Villepin a annoncé jeudi la création d'un mouvement politique en juin, affirmant encore davantage son ambition à deux ans de la prochaine présidentielle, en se livrant à un réquisitoire contre la politique de réformes "tous azimuts" de Nicolas Sarkozy.

L'ex Premier ministre de Jacques Chirac, qui s'est posé depuis quelques mois en "alternative" au chef de l'Etat, a appelé à "un changement de politique" dans le pays, d'autant plus "indispensable" selon lui après la débâcle de la droite aux élections régionales.

"J'ai le sentiment qu'au lendemain des élections, ce n'est pas une nouvelle politique, ce n'est pas un changement de politique qui a été choisi alors qu'il s'impose", a déclaré Dominique de Villepin lors d'une conférence de presse à Paris.

"J'ai décidé de créer un mouvement politique, un mouvement libre et indépendant, ouvert à tous (...) au-dessus des clivages partisans, qui pourra rassembler toutes les bonnes volontés", a-t-il annoncé.

"Servir la République, servir la France, c'est pour moi la clé de l'engagement politique", et "avec tous ceux qui nous rejoindront, nous porterons sur les fonts baptismaux ce mouvement politique le 19 juin à Paris", a-t-il ajouté.

L'idée de ce "mouvement" n'est pas de proposer un programme "mais des pistes", a-t-il dit, d'apporter "une contribution tout au long de ces deux prochaines années", une manière de fixer l'échéance de la présidentielle de 2012 dans son viseur.

Il s'agira "de défendre le moment venu nos idées et notre projet".

Il a balayé toute une série de sujets allant de la nation, aux institutions en passant par la justice, et fixé "trois priorités" pour l'avenir : emploi, innovation, réduction des déficits.

Pour lui la première partie du quinquennat de Nicolas Sarkozy a échoué à défendre la justice sociale.

"On ne peut pas accepter de vivre dans un pays où des situations d'inégalité et d'injustice atteignent un tel niveau et c'est pour cela que je suis mal à l'aise dans la politique qui est menée par la majorité", a-t-il déclaré, ajoutant: "nous ne pouvons pas différer la réponse".

Il a mis en cause "une politique de dispersion, de réformes tous azimuts incapable de choisir ses cibles et au bout du compte peu lisible". "Il faut avoir le courage quand on fait une politique à contre-temps de revenir dessus", a-t-il insisté.

Dans le contexte de crise actuel, "quel est le sens du travail du dimanche (...) de l'exonération des heures supplémentaires", a demandé M. de Villepin, appelant aussi à "suspendre le bouclier fiscal", vilipendé à gauche, "augmenter la plus haute tranche de l'impôt sur le revenu, à 45%" et à "créer une surcote pour l'impôt sur les grandes sociétés de 10 à 15%... tout cela le temps de permettre aux Français de traverser une crise qui les éprouve les uns et les autres".

Il a aussi proposé la "création d'une charte des salaires pour réduire l'écart entre les revenus".

Il s'est posé en défenseur de l'Etat: "Un fonctionnaire sur deux ce n'est pas efficace (...) La politique du rabot n'est jamais, en ce qui concerne l'Etat, une bonne politique".

J'ai plusieurs question sur ce nouveau parti :

- Pensez-vous qu'il peut se développer rapidement ?
- Peut-il rivaliser à moyen terme avec l'UMP ?
- Pensez-vous que Villepin y va en kamikaze avec l'idée d'accrocher Sarkozy dans sa chute ou bien croit-il sincèrement en ses chances ?
- Quelle est la cohérence d'un tel mouvement ? Droite sociale ? gaulliste ? MAM fait remarquer à juste titre que Villepin a plus écrit sur Napoléon que sur de Gaulle.

La vidéo de la conférence de presse : http://www.publicsenat.fr/

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

-Villou fera-t-il sa campagne en prison ?

Personnellement, je ne vois pas quel espace ce parti pourrait occuper. Au centre, il y a le Modem, le NC, les radicaux, voire même l'UMP et le PS.
    Créer un énième parti gaullo-centriste, ça ne sert à rien. Aux dernières régionales, quel est le vote à droite qui a le plus augmenté ? Et à la droite de l'UMP, qu'y a-t-il depuis le ralliement de Villiers ? Un boulevard. Mais évidemment, le noble Galouzeau n'irait pas se compromettre là-dedans, dans une critique du système si odieuse et populiste. Alors il va encore cabotiner, jouer les poètes, dire qu'il est gaulliste, pour l'indépendance nationale, mais que contrairement au vilain Sarko, il est zentil avec les zimmigrés et plus social.
    Mais ça peut attraper des gogos, je ne le nie pas. Et si ça divise suffisamment la droite, on aura un 2d tour PS/FN. Et là, ce sera l'extase. Voilà donc à quoi, selon moi, cet engin peut être utile.

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Busi a écrit:

-Villou fera-t-il sa campagne en prison ?

Personnellement, je ne vois pas quel espace ce parti pourrait occuper. Au centre, il y a le Modem, le NC, les radicaux, voire même l'UMP et le PS.
    Créer un énième parti gaullo-centriste, ça ne sert à rien. Aux dernières régionales, quel est le vote à droite qui a le plus augmenté ? Et à la droite de l'UMP, qu'y a-t-il depuis le ralliement de Villiers ? Un boulevard. Mais évidemment, le noble Galouzeau n'irait pas se compromettre là-dedans, dans une critique du système si odieuse et populiste. Alors il va encore cabotiner, jouer les poètes, dire qu'il est gaulliste, pour l'indépendance nationale, mais que contrairement au vilain Sarko, il est zentil avec les zimmigrés et plus social.
    Mais ça peut attraper des gogos, je ne le nie pas. Et si ça divise suffisamment la droite, on aura un 2d tour PS/FN. Et là, ce sera l'extase. Voilà donc à quoi, selon moi, cet engin peut être utile.

Rien à redire. Merci !

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

UMP: un député se rallie à Villepin
AFP
26/03/2010 | Mise à jour : 16:45 Réactions (40)
Le député UMP de Mayenne Marc Bernier a annoncé vendredi son ralliement au mouvement annoncé jeudi par Dominique de Villepin, considérant que la droite de Nicolas Sarkozy "va dans le mur" en restant sourde aux préoccupations réelles des Français.

"Le président de la République et le gouvernement n'ont pas l'air de vouloir changer le fusil d'épaule après le coup de semonce des régionales. On va dans le mur". "Il s'agit de faire comprendre cela au gouvernement. Notre électorat a complètement déserté. A l'UMP, tout le monde est dans le désarroi", a-t-il ajouté en précisant rester à l'UMP.

Ce tenant du "gaullisme social" qui dit avoir partagé le discours de M. Sarkozy en 2007 sur "le travail, le mérite, la justice sociale, le pouvoir d'achat", a estimé que le président n'avait pas su adapter ses priorités à la crise. "On a continué à distribuer l'argent qu'on n'a pas, au lieu de se concentrer sur les plus nécessiteux", a-t-il dit en critiquant le bouclier fiscal, la baisse de la TVA dans la restauration et le maintien des bonus bancaires "alors que des travailleurs doivent aller aux Restos du coeur".

"Quand je vois qu'ils repartent sur la burqa et la suppression des allocations familiales pour l'école buissonnière, je dis que ce n'est pas la priorité. Ce n'est pas en courant après le FN qu'on gagne des élections", a-t-il ajouté. Elu député en 2002 et réélu en 2007, M. Bernier, 68 ans, s'était vu confier en 2006 une mission sur l'avenir de l'agriculture par M. de Villepin alors Premier ministre.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Un député villepiniste a qualifié Accoyer qui dénigrait ce nouveau parti de "plus mauvais Président de l'Assemblée Nationale de la Vème République" et de "cire-pompes".

La castagne ouverte commence. On va bien rigoler !

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Gambetta a écrit:

Un député villepiniste a qualifié Accoyer qui dénigrait ce nouveau parti de "plus mauvais Président de l'Assemblée Nationale de la Vème République" et de "cire-pompes".

La castagne ouverte commence. On va bien rigoler !

Ouais, à 5-6 contre plus de 300, c'est sûr que ça va être tendu...

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Gambetta a écrit:

Un député villepiniste a qualifié Accoyer qui dénigrait ce nouveau parti de "plus mauvais Président de l'Assemblée Nationale de la Vème République" et de "cire-pompes".

La castagne ouverte commence. On va bien rigoler !

T'es obligé de dire "un député villepiniste" car, si tu avais donné son nom, personne n'aurait su qui c'était ? Parce qu'à part Tron et Mariton, faut avouer que les autres n'ont pas une envergure nationale.

Sérieusement, je pense qu'il y a plus de juppéistes que de villepiniste à l'ump.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Angoulmoise a écrit:

Villepin lance un mouvement politique «indépendant»


J'ai plusieurs question sur ce nouveau parti :

- Pensez-vous qu'il peut se développer rapidement ?
- Peut-il rivaliser à moyen terme avec l'UMP ?
- Pensez-vous que Villepin y va en kamikaze avec l'idée d'accrocher Sarkozy dans sa chute ou bien croit-il sincèrement en ses chances ?
- Quelle est la cohérence d'un tel mouvement ? Droite sociale ? gaulliste ? MAM fait remarquer à juste titre que Villepin a plus écrit sur Napoléon que sur de Gaulle.

La vidéo de la conférence de presse : http://www.publicsenat.fr/


Tu m'étonnes qu'il se sent mal a l'aise devant le crochet de boucher! En fait tu demandes quelles sont les chances d'un poëte-technocrate qui n'a jamais été élu de sa vie, dans la jungle des bêtes politiques ?

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

http://www.dailymotion.com/video/xcs409 … -trony_fun

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

La charge de Dominique de Villepin contre Nicolas Sarkozy

Par Jean-Baptiste Garat
04/04/2010 | Mise à jour : 22:42

«Si la politique menée n'est pas changée», la majorité n'aura «pas de résultats», a prévenu dimanche l'ancien premier ministre.

«Pourquoi avons-nous tant de réformes et si peu de résultats?» La question que Dominique de Villepin s'est lui-même posée et à laquelle, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, il a voulu répondre, aurait dû le conduire à citer Nicolas Sarkozy. Une heure durant, l'ancien premier ministre a bien pris garde de ne jamais prononcer le nom de son ennemi intime. Il n'en a pas moins taillé en pièces la politique menée par «l'équipe au pouvoir depuis 2007» et la gouvernance du chef de l'État. La gouvernance et pas son style. «J'ai soigneusement évité d'aborder ces questions», botte-t-il en touche. Pas besoin, selon lui, de s'étendre: «la religion des Français est déjà faite», se borne-t-il à répondre, déplorant que «le message n'a pas été compris».

Autre «message» qui passe mal, selon Villepin, celui des régionales. La majorité a procédé à quelques «réaménagements techniques» et «quelques annonces», notamment sur la taxe carbone, explique-t-il. «Je ne crois pas que le message des Français était celui-là, conclut-il. Je n'ai pas le sentiment que la réponse est à la hauteur des enjeux.»

Cette «surdité» de l'État aux attentes des Français, Villepin l'explique par le «déséquilibre des institutions». À l'instar de Martine Aubry, il s'interroge sur l'opportunité du quinquennat, auquel il assure n'avoir «jamais été favorable».

«Trop grande personnalisation» de Sarkozy

Mais au-delà des règles institutionnelles, c'est la pratique de la présidence Sarkozy qu'il met en procès: «la mise en avant du président de la République ne lui permet pas revenir à une pratique constitutionnelle plus conforme» et sa «trop grande personnalisation» dans l'action menée l'empêche d'être celui qui fait «la synthèse des contraires».«Quand le président s'expose au quotidien sur toutes les affaires, quand il se place en situation de prendre tous les coups, poursuit-il, comment peut-il être l'arbitre?» Dominique de Villepin trace alors le portrait d'une présidence idéale. Elle passe par un «pacte républicain» qui réunisse droite et gauche sur «l'objectif de réduction des déficits». Idéaliste? Il s'en défend.

À droite comme à gauche «nous avons constaté les limites de nos politiques respectives», assure-t-il. Pour preuve de cette convergence, il avance les réflexions de François Hollande et Jean-François Copé en faveur d'une fiscalité «plus juste». Quand il lui est rappelé que c'est lui, premier ministre de Jacques Chirac, qui a créé le bouclier fiscal, il ne se démonte pas. Le bouclier fiscal qu'il a mis en place était à 60%. «En 2007, il a été porté à 50% en incluant CSG et CRDS», ce qui revient «à 38%», selon lui. «Entre les deux, il y a un monde», conclut-il en brocardant ce «cadeau fait aux riches», premier geste du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

«Si la politique qui est menée n'est pas changée, nous n'aurons pas de résultats et l'équipe qui mène cette politique devra rendre des comptes», estime-t-il, tout en considérant que «la question de l'élection présidentielle est prématurée». D'ici là, il y aura l'appel du procès Clearstream. Le ton se calme soudain: «Cette affaire ne m'a en rien gêné jusqu'à présent, je ne vois pas pourquoi elle me gênerait.» Puis il retrouve le sourire et souligne que le procureur de la République Jean-Claude Marin et l'ancien conseiller justice de l'Élysée Patrick Houart font partie de la promotion de la Légion d'honneur. «Joyeuses Pâques», conclut-il.

L'interview : http://www.rtl.fr/fiche/5937835734/domi … y-rtl.html

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Villepin fustige la «politique tout sécuritaire» de Sarkozy


Par Jean-Baptiste Garat
01/06/2010 | Mise à jour : 20:26 Réaction (25)

L'ancien premier ministre, qui lance son parti dans trois semaines, était mardi en visite à Mantes-la-Jolie.

Dans les allées du marché saturé de parfums, Dominique de Villepin fend la foule suivi par une trentaine de journalistes. «C'est lui qui a dit non à la guerre en Irak», explique un homme à son voisin. «C'est Dominique de Jospin», croit savoir un autre.

Apres Bondy en janvier et une tournée des territoires ruraux, l'ancien premier ministre a effectué mardi un nouveau déplacement en banlieue, dans le quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie.

«Quand est-ce que vous vous présentez à la présidentielle ?», interpelle un jeune homme. «On va voir, on a encore du temps», lui répond Villepin, qui n'en dira jamais plus aux journalistes qui le pressent de question sur 2012. «Vous allez monter sur le ring avec Sarko ?, lance un fripier. C'est la revanche de Villepin sur Sarko!» Mais déjà l'ancien premier ministre est loin. A la mairie de quartier, l'homme est accueilli par un chant de bienvenue traditionnel du Sénégal. Deme Aïssata, en boubou bleu, blanc, rouge, raconte qu'elle est venue à l'UMP avec Pierre Bédier, l'ancien baron de Mantes. Mais, assure-t-elle, «l'UMP c'est fini pour nous». Et elle promet qu'elle ne sera pas la seule.

Poursuivant sa tournée de France, à raison d'un ou deux déplacements par mois, Dominique de Villepin entretient son image d'opposant de droite à Nicolas Sarkozy. «Je n'ai pas peur des Françaises et des Français, je suis avec le peuple, et c'est bien eux qui vont m'accompagner», jubile-t-il au milieu de la foule, sans policier en vue pour assurer le service d'ordre. Manière de marquer un peu plus la différence.

Ce déplacement est également l'occasion, pour Dominique de Villepin, de renouveler ses critiques contre «la surenchère sécuritaire qui serait réponse à tout» menée par le gouvernement et Nicolas Sarkozy. «Le président ne voit les choses qu'à travers une seule lunette qui sont les lunettes sécuritaires et ces lunettes-là ne rendent pas compte de la réalité», fustige-t-il avant de mettre en garde contre «la tentation au vue d'incidents d'aller toujours plus loin avec de nouvelles lois». «Des réponses peuvent être trouvée à loi égale», estime-t-il.

Regrettant la disparition de dispositifs de police de proximité, «qui contribue au climat de securite», Villepin assure qu' on «ne peut pas faire une bonne politique des banlieues du haut des palais». «La sécurité est un outil, ce n'est pas l'objet d'une politique» a-t-il encore précisé avant de regretter «que trop de politique ne viennent jamais en banlieue, ou alors derrière des cordons de CRS».

L'ancien premier ministre présentera le 19 juin à Paris son nouveau parti : «j'espère que nous serons nombreux et rassemblé pour faire une politique alternative», a-t-il souhaité à voix haute. Ses amis estiment qu'ils seront 3000.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Ahah, ce brave de Villepin, "l'anti-sarkozy encarté à l'UMP". Fort heureusement qu'il a crée le 19 juin un parti concurrent de l'UMP. 6 semaines après...

Ce type est vraiment minable.

INFO LE FIGARO - Dominique Villepin vient de renouveler son adhésion à l’UMP. Il a envoyé le 30 juillet à Xavier Bertrand un chèque de 100 euros (soit plus que le montant requis ) accompagné d’une lettre dans laquelle il souligne l’importance d’apporter des réponses à l’ «inquiétude grandissante» des Français. L’ex-premier ministre a joint à sa lettre une copie du discours qu’il avait prononcé le 19 juin à l’occasion du lancement de son mouvement, République solidaire. Une attention que le secrétaire général de l’UMP a sans doute particulièrement appréciée.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/ … a-lump.php

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Au contraire, ce type est genial !

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Adhérente à l'UMP et déjà à l'ancien RPR je ne comprends pas la position de D Villepin . Sa haine envers le président de la république est inique  cela dégage une  piètre image  d'un homme désirant un avenir politique responsable.  Jamais je ne pourrais voter pour une personne dont le seul programme est la destruction de l'autre. Je plains sincèrement l'entourage de ce triste sire. Je suppose un être tyranique, prétentieux,  ayant une haute opinion de lui-même ( tout à fait ce que je déteste )  . La république n'a pas besoin de cela, bien au contraire.
M. Sarkozy a agit envers  D Villepin comme n'importe quel citoyen accusé injustement. La politique  du président de la République est courageuse, ses réformes si nécessaires devraient avoir l'assentiment de toute l'UMP et bien au-delà .   D Villepin devrait prendre de la graine  au lieu de critiquer bêtement eh oui j'ai bien dit bêtement inattendu comme réflexion  pour un homme prétendu intelligent , il ferait mieux d'accompagner courageusement le programme du gouvernement. Il aurait tout à y gagner.
La politique sécuritaire de M. Sarkozy est plébicitée par le plus grand nombre de français et D. Villepin ferait bien d'en tenir compte.
A méditer D Villepin :  l'intelligence a ses limites pas la bêtise.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Très belle séance de masturbation

This is a bucket of shit. If someone throws shit at us, we throw shit back at them. We start a shit fight. We throw so much shit back at them so they can't pick up shit, they can't throw shit, they can't DO shit.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

OSWALD a écrit:

Je plains sincèrement l'entourage de ce triste sire. Je suppose un être tyranique, prétentieux,  ayant une haute opinion de lui-même


Tiens, ça me rappelle quelqu'un.


OSWALD a écrit:

M. Sarkozy a agit envers  D Villepin comme n'importe quel citoyen accusé injustement.

Je doute que n'importe quel citoyen puisse avoir une influence sur le procureur de la République. Mais peut être fais-je erreur.

OSWALD a écrit:

La politique  du président de la République est courageuse, ses réformes si nécessaires devraient avoir l'assentiment de toute l'UMP et bien au-delà .   D Villepin devrait prendre de la graine  au lieu de critiquer bêtement eh oui j'ai bien dit bêtement inattendu comme réflexion  pour un homme prétendu intelligent , il ferait mieux d'accompagner courageusement le programme du gouvernement. Il aurait tout à y gagner.

J'aime bien cette idée qu'en France la bonne marche d'un gouvernement se mesure au nombre de réformes qu'il fait. Ses réformes si nécessaires comme tu dis, ne devraient-elles pas être un peu mieux concertées au lieu d'oublier la voix du peuple ? Le gouvernement se gargarise du nombre de grévistes en moins, etc. Mais je pense qu'il oublie un peu vite qu'il décourage la grève, en supprimant les heures supp' des grévistes, etc.

OSWALD a écrit:

La politique sécuritaire de M. Sarkozy est plébicitée par le plus grand nombre de français et D. Villepin ferait bien d'en tenir compte.

C'est une info from Le Parisien ça ? Non parce que outre le fait que la majorité, c'est pas tellement 112 personnes dans un sondage, il y a une différence entre le ras le bol de l'insécurité et la bêtise des actions du gouvernement, dont l'auvergnat en chef ne dénote pas bien au contraire.
Et puis parler des roms comme d'un nouveau problème pour passer outre Woerth and co, je trouve ça comique.

OSWALD a écrit:

A méditer D Villepin :  l'intelligence a ses limites pas la bêtise.

Chabrol sauve ton message.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

J'aime :

Villepin : "Sarkozy est un des problèmes de la France"
LEMONDE.FR avec AFP | 07.11.10 | 14h23  •  Mis à jour le 07.11.10 | 14h59


Dominique de Villepin, qui publie lundi un réquisitoire contre la politique de Nicolas Sarkozy, n'a pas mâché ses mots dimanche lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien. "Je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France et parmi les principaux problèmes qu'il faut régler et qu'il est temps que la parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 soit refermée", a lancé l'ex-premier ministre.

L'ancien premier ministre Dominique de Villepin s'exprime, le 31 mars 2010 au Café de la Place à Paris, lors d'une rencontre avec des élus et des acteurs associatifs des quartiers de plus de 50 communes d’Ile-de-France.

"Une parenthèse parce que les résultats ne sont pas là, parce que notre pays est amoindri, parce que nous sommes divisés parce que nos principes sont affectés", a-t-il expliqué. "Moi, je veux me battre pour apporter des solutions. Nous avons besoin de remettre ce pays à l'endroit. Or nous sommes à l'envers. Nous n'avons pas de vision de là où nous devons aller et nous prenons l'eau", a estimé le président du parti République solidaire.

SARKOZY A "DÉVALORISÉ LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE"

Ces affirmations interviennent alors que paraît lundi un livre signé par M. de Villepin intitulé De l'esprit de cour. L'ancien premier ministre y pourfend, au terme d'un vaste tableau historique, la présidence de Nicolas Sarkozy, qu'il accuse d'avoir notamment "dévalorisé la fonction présidentielle", avec les accents du patron du MoDem François Bayrou dans Abus de pouvoir en 2008.

"Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l'argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique. La politique n'y est pas perçue comme un levier, encore moins comme un idéal, mais comme un marché où l'on achète et brade les hommes comme les idées en fonction de l'intérêt du moment", dénonce-t-il.

"L'ANTISARKOZYSME NE MÈNE À RIEN"

Ce réquisitoire tombe cependant mal pour certains cadres de République solidaire (RS). Même avec le procès en appel de Clearstream en mai 2011, ils espéraient voir leur leader tourner la page de l'antisarkozysme et prendre de la hauteur pour crédibiliser son offre de candidature alternative à droite en 2012. "L'antisarkozysme ne mène à rien. Les Français ne veulent pas d'un président qui clive, fabrique de la distance et pas de l'adhésion. Il faut dépasser cela si on veut apparaître comme un homme d'Etat, sinon, on se 'bayrouise'", analyse-t-on dans l'entourage de l'ancien premier ministre.

"On est à 7 % dans les sondages. On a vocation à être plus haut. Il faut repartir sur une dynamique politique", affirme la porte-parole de RS, Marie-Anne Montchamp, qui évoque une "séquence de la responsabilité" pour faire "un pont entre l'homme de l'ONU [non à l'intervention en Irak en 2003] et l'homme du combat présidentiel de 2012". A l'Assemblée nationale, Mme Montchamp et François Goulard, autre pilier de RS, ont mis ce principe en application en votant avec le reste de l'UMP la réforme des retraites, au risque de brouiller leur message en faveur d'une alternative à droite.

Pour Villepin, «Sarkozy est un des problèmes de la France»

Mots clés : réforme des retraites, Dominique De Villepin, Nicolas Sarkozy De Nagy-Bocsa
Par lefigaro.fr
07/11/2010 | Mise à jour : 14:42
«Je veux me battre pour apporter des solutions. Nous avons besoin de remettre ce pays à l'endroit. Or nous sommes à l'envers. Nous n'avons pas de vision de là où nous devons aller et nous prenons l'eau», promet Dominique de Villepin.

«Cette parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 doit être refermée. Les résultats ne sont pas là, notre pays est amoindri, et nos principes sont affectés», estime l'ancien premier ministre.

«Je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France, et parmi les principaux problèmes qu'il faut régler». Habitué des réquisitoires sans concession contre le chef de l'Etat, Dominique de Villepin n'a pas failli dimanche matin sur Europe 1. «Cette parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 doit être refermée», a plaidé l'ancien premier ministre, devenu au fil des mois l'un des opposants les plus virulents du chef de l'Etat, qui le soupçonne d'avoir monté l'affaire Clearstream pour l'empêcher d'accéder à l'Elysée. «L'homme que j'ai connu vaut mieux que cela. Il n'a pas atterri depuis qu'il est à l'Elysée», a renchéri Dominique de Villepin, qui dénonce l'absence de prise de Nicolas Sarkozy avec la réalité.

«Les résultats ne sont pas là, notre pays est amoindri, nous sommes divisés, nos principes sont affectés», fustige l'ex-locataire de Matignon, qui «veut se battre pour remettre le pays à l'endroit». «Nous avons besoin de nous consacrer tous ensemble à l'essentiel. Or, nous nous divertissons: regardez le spectacle pitoyable de la vie politique française», à l'image du feuilleton du remaniement. «On n'a jamais vu une compétition ministérielle, qui s'étale aux yeux de tous pendant quatre mois», remarque le président de République solidaire, qui reste un membre de l'UMP. «Nicolas Sarkozy, en voulant s'arroger l'ensemble des pouvoirs, a troqué sa fonction de Président pour celle de premier ministre. Personne n'exerce, aujourd'hui en France, la responsabilité de président de la République», assène-t-il.

Levée du secret défense dans les affaires d'espionnage de journalistes

Autre crise mal gérée, selon Dominique de Villepin, la réforme des retraites. «Le conflit va laisser des traces, ce qui conduira sans doute à l'application de la réforme très différente de ce qui a été prévu du texte original. C'est une victoire à la Pyrrhus. Nicolas Sarkozy est vainqueur dans sa tête. C'est une très mauvaise chose pour lui», prédit-il. L'ancien premier ministre n'est pas non plus favorablement impressionné par les derniers développements de la polémique sur l'espionnage des journalistes, dont le Canard enchaîné accuse l'Elysée d'être responsable. Interrogé sur la plainte de Claude Guéant contre Medipart, Dominique de Villepin avoue ne pas comprendre la démarche de son successeur au secrétariat général de l'Elysée. «Il n'y a pas moyen de faire la lumière sur ce dossier», observe-t-il.

C'est pourquoi, Dominique de Villepin encourage la levée du secret défense pour savoir comment a été identifiée la source du journal Le Monde dans l'affaire Bettencourt. «Allons jusqu'au bout. Quand la Direction centrale du renseignement intérieure est sollicitée pour des affaires privées qui concernent le chef d'Etat, on prête le flanc au soupçon, Un mauvais pli a été pris», regrette-il. Une éventuelle candidature de Dominique de Villepin à la présidentielle de 2012 dépendra de l'issue du procès en appel de Clearstream, qui se tiendra en mai prochain.

(Avec agences)

Il semble en vouloir. Mais sera-ce autre chose qu'une baudruche qui se dégonfle ?

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Tu veux dire comme pour le CPE ?

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Oui mais depuis, Villepin a mûri, il écoute le peuple avec humilité, il appelle au compromis afin de satisfaire l'exigence de justice sociale.

"It's better to burn out than to fade away".
Joseph Goebbels ou Neil Young ?

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Bah, il ne doit pas être tant en colère, il a toujours sa carte à l'UMP (renouvelée cet été).

C'est d'ailleurs très cohérent que le chef d'un parti qui se veut une alternative à l'UMP lui soit de plein gré inféodé.

Et dire qu'il existe des gens pour soutenir ce clown, c'est incompréhensible

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Clown je sais pas, mais en tout cas sa sortie a illustré la coupure très profonde entre la caste politique et le peuple. Car ce que dit Villepin est partagé par une très grande majorité de la population, alors que la classe politique réagit en défendant celui dont l'incompétence manifeste est la cause d'un grand nombre de problèmes de la France actuelle.

Les villepinistes lâchent Villepin

Par Europe1.fr avec Martin Feneau

Publié le 8 novembre 2010 à 09h56 Mis à jour le 8 novembre 2010 à 10h25


Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet de l'ex-Premier ministre, s'est dit désolé sur Europe 1.

Dominique de Villepin est-il allé trop loin dimanche ? En affirmant sur Europe 1 que "Nicolas Sarkozy est l'un des problèmes de la France", l'ancien Premier ministre s'est démarqué de son camp. Critiqué par l'UMP, Dominique de Villepin est aussi abandonné par ses proches.

Lundi matin, son ancien directeur de cabinet, l'actuel ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, a jugé sur Europe 1 ses propos "outrageants". Le ministre, qui n'avait fait aucun commentaire vis-à-vis de Dominique de Villepin depuis son entrée au gouvernement, est sorti de sa réserve. "Ce sont aussi des propos qui sont violents à l'égard de l'ensemble du gouvernement et à l'égard de toute la majorité. (...) Cela me désole", a-t-il ajouté.
"Je ne suis pas dans la tête de Dominique de Villepin"

"Les attaques personnelles, en particulier les attaques contre le président de la République, c'est à l'opposé de l'idée que je me fais d'un engagement politique. On ne progresse pas dans la critique personnelle", a dit l'ancienne plume de Dominique de Villepin. "Je ne suis pas dans la tête de Dominique de Villepin", a-t-il ajouté.

Georges Tron, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, est lui ausi sorti de sa réserve. Il a regretté lundi sur Europe 1 l'attitude de Dominique de Villepin. "Nous l'avons soutenu, aidé, accompagné ces dernières années dans les moments difficiles et on s'aperçoit qu'en réalité aujourd'hui, il coupe les ponts avec tout le monde, et avec les plus proches d'entre nous", a-t-il dit. "Dominique de Villepin, que je considérais et que je considère toujours comme un ami, est en train de s'éloigner de nous", a ajouté Georges Tron.

Même son de cloche du côté de République solidaire, le mouvement de Dominique de Villepin. Sa porte-parole, Marie-Anne Montchamp, s'est désolidarisée du président du groupe. "J'appelle de mes voeux une phase d'apaisement et de responsabilité", a-t-elle dit.
"Ce qu'il dit, c'est ce que les Français nous disent"

Dominique de Villepin peut tout de même compter sur Jean-Pierre Grand. Fidèle parmi les fidèles, il se dit "totalement solidaire" de son mentor. "Ce qu'il dit, c'est ce que les Français nous disent", a-t-il commenté.

[video (flash player not installed)]

Bref, ses amis du gouvernement choisissent de défendre leur cause, ce qui est compréhensible, mais ils auraient tort de ne pas voir dans les propos de Villepin l'expression d'une réalité massive dans l'esprit des citoyens.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Gourkuff a écrit:

sa sortie a illustré la coupure très profonde entre la caste politique et le peuple.

Ahahahahahaha. Villepin en vox populi, fallait oser...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Il semble en effet que le fait de ne plus être au gouvernement a modifié la façon de voir et d'agir de DDV.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Vu les articles de presse que tu copies colles à longueur de forum et les commentaires dont tu les agrémentes, j'en conclus qu'en 2006 tu as combattu le vil CPE.
On appréciera l'ironie qui consiste à adorer ce qu'on a brûlé.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Gourkuff a écrit:

Il semble en effet que le fait de ne plus être au gouvernement a modifié la façon de voir et d'agir de DDV.

C'est vrai: il a mûri depuis qu'il a repris sa carte de l'UMP en juillet ou août. En trois mois, il a compris beaucoup de choses.

Je trouve très savoureux que Villepin reproche à Sarkozy d'utiliser les moyens de l'Etat pour régler ses comptes personnels...

En fait, j'ai surtout l'impression que Villepin entend faire perdre Sarko en 2012 en lui prenant quelques pourcentages de voix en étant candidat et en surfant sur l'antisarkozisme; il n'en a pas grand chose à carrer du peuple, mais il veut surtout régler des comptes personnels.

J'imagine qu'il espère se faire exclure de l'UMP avec cette dernière sortie: il pourra alors se répendre sur le"fait du prince" rejoignant en cela pas mal de personnes du microcosme politico-médiatique qui font reposer leur licenciement sur une décision de Sarko (je pense à Dahan et Arlette Chabot; pas à Guillon ou Carolis).

Last edited by sabaidee (08-11-2010 15:27:41)

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Beau projet de livre, tout à fait adapté à l'actualité. Décidément, ce Villepin étonnera toujours. Hier conspué par la jeunesse pour un projet politique objectivement condamnable, aujourd'hui quasiment dans l'opposition. Mais toujours dans une perspective d'écrire avec brio quelques pages de l'Histoire de France.


ANTISARKOZYSME - Villepin, la cour et les "perroquets apeurés"
Dans son dernier essai, Villepin évoque froidement sa relation avec Sarkozy.

par Anna Cabana

ANTISARKOZYSME - Villepin, la cour et les "perroquets apeurés"

Depuis plus de treize ans, Villepin s'était promis d'écrire sur la cour © Alain Jocard/AFP


Il aurait dû être la voix de la rébellion contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Las, Dominique de Villepin a eu beau courir les médias, il n'a pas franchi le mur du son politique. Plus de voix, donc, et "pas de regard" , à en croire le terrible jugement du cinéaste Patrice Chéreau dans Libération (25 octobre).

L'ancien Premier ministre serait-il devenu une caricature atone de lui-même, un homme à l'oeil vide condamné au néant ? Autant de soupçons cruels qu'il balaie en deux temps : d'abord en répondant à l'agression de Chéreau dans une tribune lumineuse (Libération du 28 octobre) ; ensuite en faisant paraître ces jours-ci chez Perrin le plus incisif et le plus puissant de ses essais. Point d'enfilade de mots abscons dressés en paravent, afin que l'auteur ait toute la place de se cacher derrière. Pas davantage de tirades labyrinthiques qui ont le don de perdre jusqu'au plus motivé des lecteurs.

La promesse de Villepin

Dans ce quatorzième ouvrage (*), Villepin est à son meilleur. Court, clair et clinique. Il y dissèque les faits et méfaits de l'esprit de cour depuis le Moyen Age jusqu'au "paroxysme" actuel. Ce livre tombe à pic, en cette veille de remaniement dont l'ajournement n'en finit pas de pulvériser les surmoi de courtisans au supplice. "Nicolas Sarkozy a fait ainsi prospérer une cour invraisemblable de perroquets apeurés distillant en boucle les mêmes éléments de langage, de flatteurs impénitents, de roseaux plus penchés que pensants, écrit celui qui, dès 2007, a été l'un des premiers à dénoncer la renaissance des logiques de cour sous la présidence de son rival. Signe des régimes en déclin, l'ensemble de ces pratiques installe un climat détestable et l'on assiste dans les allées du pouvoir à la multiplication des coups bas".

Avant de passer au crible le sarkozysme, Villepin nous invite à un voyage en eau saumâtre. Le titre, qui emprunte à Montesquieu, est désuet et ambitieux comme ces traités de l'époque des Lumières : "De l'esprit de cour". Une fresque chronologique à la faveur de laquelle le président de République solidaire triture au scalpel "cette malédiction française qui condamne le pouvoir à donner toujours sur cour ou sur rue". En s'employant à mettre au jour, siècle après siècle, les avatars de la cour, Villepin propose une grille de lecture inédite de l'histoire de France, sa chère compagne. La réflexion historique est mâtinée et lestée de son expérience de "serviteur de l'Etat".

Car, même s'il ne le précise pas dans ce texte, voilà plus de treize ans qu'il s'est promis d'écrire sur la cour. C'était en 1997, quand notre écrivain - car c'en est un - était secrétaire général de l'Elysée et tenu pour responsable de cette funeste dissolution. Les mêmes qui la veille encore le flattaient se détournèrent de lui. De quoi parachever son éducation sentimentale de la politique. "Le soir des résultats, alors que Jacques Chirac assiste à la soirée télévisée en direct dans mon bureau, certains conseillers se réfugient autour de Bernadette Chirac, comme s'il s'agissait de marquer déjà leur distance. Quelques jours plus tard, me croisant dans l'antichambre, la première dame de France [...] ne put réprimer un "Vous êtes encore là, vous ?". L'anecdote fut colportée aussitôt, laissant supposer que mon sort était scellé".

Sursaut

Cet essai est moins prétexte à régler ses comptes qu'à étayer sa conviction, née à l'époque de cet anathème : la cour est loin d'avoir "été vaincue par la Révolution et par la République. [...] En se dématérialisant, l'esprit de cour oeuvre désormais dans l'ombre. Invisible car désincarné, il disparaît comme objet d'histoire alors qu'il continue à cerner le pouvoir et dominer les élites". Dans cet ouvrage conçu comme un "appel au sursaut", Villepin ambitionne rien de moins que d'"extirper notre virus curial en le sortant de l'ombre où il s'épanouit pour le jeter à la lumière". "J'ai voulu regarder notre histoire en face". Et ses acteurs, aussi. Il ne renie pas sa fidélité à Jacques Chirac, que sa plume enlumine. Valéry Giscard d'Estaing, lui, en prend pour son grade. Et page 185 arrive... Nicolas Sarkozy. On s'attendait à une charge incandescente et passionnelle ; Villepin nous offre un constat détaché qui commence par un paragraphe où il loue "son culot formidable" et sa non moins "formidable énergie".

S'ensuit une exégèse féroce de leurs différends. "Ce qui nous oppose fondamentalement, Nicolas Sarkozy et moi, est notre conception de la politique. Pour lui, elle est un moyen ; pour moi, un but. Chez lui, elle est un commerce - un "deal" - des hommes et des idées ; alors que je la vis comme un service ingrat, et par essence tragique et sacrificiel. [...] Nous ne partageons pas non plus la même idée de la France : je la crois capable de dépassement, alors qu'il veut la corriger. Dans cette logique, il juge la littérature précieuse et l'histoire ringarde. Aussi préfère-t-il rencontrer les vedettes du show-biz plutôt que de discuter avec tel ou tel intellectuel ou artiste. C'est parce que nous ne pouvons pas nous comprendre que nous ne pouvons plus nous entendre". Une sentence de nature à ruiner les espoirs de ces proches du président qui s'activent secrètement en coulisses, sans même avoir été mandatés par Sarkozy, pour tenter de réunir les conditions d'une rencontre pacificatrice entre les deux hommes.

C'est la première fois que Villepin s'exprime aussi froidement sur son meilleur ennemi, ce "condottiere néo-conservateur". "Il existe en lui une fêlure affective qui ne laisse pas de m'inquiéter. [...] Il ne vit pas la politique comme une mission, mais comme une réparation des blessures de son passé. Cette faille le rend à la fois colérique et faible dans son rapport avec les autres". Le contempteur de l'esprit de cour déroule son fil d'Ariane : "Nicolas Sarkozy n'est pas tant le monarque offert aux regards que le premier des courtisans, qui s'épuise dans l'art de séduire l'opinion". Et de pourfendre "cette hyperprésidence qui constitue une véritable rupture institutionnelle. [...] Le résultat est une forme d'anarchie sans précédent dans notre histoire républicaine. [...] Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l'argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique".

"Barde illuminé"

En conclusion, celui qui entend être candidat à la prochaine présidentielle justifie en creux sa ténacité : "Nous vivons dans un régime à bout de souffle, coupé du peuple, servi par une élite à la fois fermée et frileuse. Tout est-il perdu ? [...] La tentation de la résignation est bien là. Affaire d'optimisme chez les uns, qui pensent que la République en a vu d'autres, qu'il s'agit d'une question de personnes, par définition passagère. Ainsi de Jacques Chirac, qui me répétait, lorsque je refusais les entorses réitérées du ministre de l'Intérieur au pacte républicain sur l'immigration, sur les banlieues ou sur la laïcité : "Ne vous mettez pas la rate au court-bouillon, il n'en vaut pas la peine.""

Villepin ne l'a pas écouté. Et tant pis si tous le tiennent pour "un barde illuminé" ; lui se prend pour un "passeur". Il suffit de le lire : "Avant de devenir un sauveur, le passeur est toujours considéré comme un fou, un original ou un incontrôlable. [...] Il n'est pas étonnant que nos héros aient toujours choisi comme refuge l'Histoire, cette école du dépassement. Aussi, dans la lignée de César, écrivent-ils tous pour prendre à témoin l'avenir. Tous les véritables hommes d'Etat ont en commun l'horreur des courtisans qu'ils éreintent dans leurs écrits". On ne saurait mieux dire que Villepin estime être de cette race-là.
(*) "De l'esprit de cour. La malédiction française" (Perrin)

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Angoulmoise a écrit:

Décidément, ce Villepin étonnera toujours. Hier conspué par la jeunesse pour un projet politique objectivement condamnable, aujourd'hui quasiment dans l'opposition.

Lol

Quand on post on raconte pas sa vie.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Gourkuff a écrit:

Bref, ses amis du gouvernement choisissent de défendre leur cause, ce qui est compréhensible, mais ils auraient tort de ne pas voir dans les propos de Villepin l'expression d'une réalité massive dans l'esprit des citoyens.

Tu sais, il y a 53% de 84% des Français qui ont voté pour lui en 2007, et je ne doute pas une seconde qu'une très grande majorité d'entre-eux referont la même chose la prochaine fois. Il y a une légère différence entre ne pas être satisfait de son action et voter pour des socialistes qui amèneront dans leur bagage gouvernemental Mélenchon et Montebourg.

Quand à Villepin, à la limite c'est le bon plan pour Sarko s'il se présente : il pourra mettre sa défaite sur son dos et garder sa "dignité".

Last edited by Surfin'USA (08-11-2010 13:49:56)

"It's better to burn out than to fade away".
Joseph Goebbels ou Neil Young ?

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

RPC a écrit:

Bah, il ne doit pas être tant en colère, il a toujours sa carte à l'UMP (renouvelée cet été).

C'est d'ailleurs très cohérent que le chef d'un parti qui se veut une alternative à l'UMP lui soit de plein gré inféodé.

Et dire qu'il existe des gens pour soutenir ce clown, c'est incompréhensible

C'est très cohérent en effet... Il n'a pas l'air d'être mal à l'aise avec ses contradictions.
D'ailleurs, tant qu'il n'éclaircira pas sa position ambivalente, il a très peu de chance d'avoir un public.

Quant à ce que dit Surfin'USA avec ironie, ça m'a fait rire, (il a mûri etc...) il aurait pu être crédible sauf quant il parle du peuple (là ça sent la démagogie à plein tube) s'il ne lui manquait l'ingredient incontournable pour rallier des personnes à son mouvement: la sincèrité.

Je plussoine les 2 posts de Sabaidee...J'aime wink

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

zaza's birthday a écrit:

il aurait pu être crédible sauf quant il parle du peuple (là ça sent la démagogie à plein tube) s'il ne lui manquait l'ingredient incontournable pour rallier des personnes à son mouvement: la sincèrité.

Il est très sincère: il s'est rapproché du peuple depuis qu'il est devenu avocat et qu'il fait fructifier son carnet d'adresse (bon, ce n'est pas le seul reçu "sur titre" au barreau parmis les députés, mais ce système me gêne un peu...).

En fait, quand Villepin veut faire popu, cela me fait un peu penser à Fabius qui en son temps avait confessé un goût immodéré pour les "carottes rapées" parce que ça faisait prolo...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

sabaidee a écrit:

En fait, quand Villepin veut faire popu, cela me fait un peu penser à Fabius qui en son temps avait confessé un goût immodéré pour les "carottes rapées" parce que ça faisait prolo...

le premier homme politique qui déclare aimer les hot dogs à l'excès gagne mon coeur

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Et le premier homme politique qui déclare  adorer -la galette des Rois- gagnera les faveurs de...FDL ! tongue  :imotion13:

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

ou le chocolat prétentieux trop fort en cacao amer

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Non, je ne peux pas acquiescer avec ce que tu dis là car je suis une grande fan de FDL. Peut-être une légère amertume passagère...?

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

zaza's birthday a écrit:
RPC a écrit:

Bah, il ne doit pas être tant en colère, il a toujours sa carte à l'UMP (renouvelée cet été).

C'est d'ailleurs très cohérent que le chef d'un parti qui se veut une alternative à l'UMP lui soit de plein gré inféodé.

Et dire qu'il existe des gens pour soutenir ce clown, c'est incompréhensible

C'est très cohérent en effet... Il n'a pas l'air d'être mal à l'aise avec ses contradictions.
D'ailleurs, tant qu'il n'éclaircira pas sa position ambivalente, il a très peu de chance d'avoir un public.

Quant à ce que dit Surfin'USA avec ironie, ça m'a fait rire, (il a mûri etc...) il aurait pu être crédible sauf quant il parle du peuple (là ça sent la démagogie à plein tube) s'il ne lui manquait l'ingredient incontournable pour rallier des personnes à son mouvement: la sincèrité.

Je plussoine les 2 posts de Sabaidee...J'aime wink

Une théorie qui circule est que DdV veuille se faire exclure de l'UMP  pour se victimiser (comme il a été provisoirement innocenté par la justice dans l'affaire Clearstream).

Vous voulez créer un site Web ? Un blog ? un compte twitter ? Une page fan ou un groupe facebook ? -> conseils et tutoriels sur http://payre.com

Vous avez ou allez acheter un smartphone Google Android -> http://AndroidConseil.wordpress.com

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Free French a écrit:
zaza's birthday a écrit:
RPC a écrit:

Bah, il ne doit pas être tant en colère, il a toujours sa carte à l'UMP (renouvelée cet été).

C'est d'ailleurs très cohérent que le chef d'un parti qui se veut une alternative à l'UMP lui soit de plein gré inféodé.

Et dire qu'il existe des gens pour soutenir ce clown, c'est incompréhensible

C'est très cohérent en effet... Il n'a pas l'air d'être mal à l'aise avec ses contradictions.
D'ailleurs, tant qu'il n'éclaircira pas sa position ambivalente, il a très peu de chance d'avoir un public.

Quant à ce que dit Surfin'USA avec ironie, ça m'a fait rire, (il a mûri etc...) il aurait pu être crédible sauf quant il parle du peuple (là ça sent la démagogie à plein tube) s'il ne lui manquait l'ingredient incontournable pour rallier des personnes à son mouvement: la sincèrité.

Je plussoine les 2 posts de Sabaidee...J'aime wink

Une théorie qui circule est que DdV veuille se faire exclure de l'UMP  pour se victimiser (comme il a été provisoirement innocenté par la justice dans l'affaire Clearstream).

C'est également ce qu'a pensé Sabaidee post 25. On comprend mieux déja. Si c'est le cas on peut mesurer l'étendue de sa fourberie.

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Ca m'avait échappé. Merci pour le rappel. Mes excuses à sabaidee. Je ferai plus attention.

DdV est connu pour être fourbe, c'est lui qui animait le "cabinet noir" à l'Elysée quand Jospin était Premier ministre et son rôle dans la récupération de l'affaire Clearstream à son profit n'est plus à démontrer même si la justice l'a provisoirement innocenté.

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Bernadette Chirac l'avait surnommé "Néron"...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Pourtant il a le nez droit. Et fin :

ANTISARKOZYSME - Villepin persiste et signe

Le Point.fr


L'ancien Premier ministre a provoqué un tollé dans les rangs de la majorité en déclarant dimanche que Nicolas Sarkozy était "l'un des problèmes de la France"

Loin d'adoucir ses critiques à l'égard de Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin a de nouveau contesté mardi la légitimité de l'action du chef de l'État. L'ancien Premier ministre a provoqué un tollé dans les rangs de la majorité en déclarant dimanche que Nicolas Sarkozy était "l'un des problèmes de la France".

"Nicolas Sarkozy n'est pas mon problème, il est un des problèmes de la France, ce qui veut dire que nous ne sommes plus dans le temps de l'anti-sarkozysme, nous sommes au-delà du sarkozysme", a-t-il persisté mardi, sur France Info. "Qu'il y ait une longue histoire entre Nicolas Sarkozy et moi, c'est vrai", a reconnu Dominique de Villepin, qui a accusé le chef de l'État de vouloir sa perte lors du procès des faux listings de la société Clearstream, où il est soupçonné d'avoir couvert une manipulation visant à nuire à Nicolas Sarkozy.

"Je lui ai tendu la main"

"En 1997, Nicolas Sarkozy était au fond du trou, je lui ai tendu la main. En 2001, personne n'en parlait pour jouer un rôle important, je fais en sorte qu'il puisse revenir dans l'équipe gouvernementale. En 2005, je l'ai pris dans mon gouvernement", a-t-il souligné. "Vous voyez : je n'ai pas de gages à donner dans ma relation avec Nicolas Sarkozy." Selon Dominique de Villepin, "la seule question qui se pose aujourd'hui c'est : Nicolas Sarkozy sert-il les intérêts de la France ?"

"Je ne remets pas en cause son élection - il sera en fonction, bien sûr, jusqu'en 2012. Ce que je remets en cause c'est la légitimité de l'action conduite par Nicolas Sarkozy. Est-ce que cela correspond à l'intérêt général", a-t-il insisté. "Ce qui est en cause, c'est le sentiment d'injustice au sortir de la réforme des retraites, c'est la confusion au sommet de l'État", a-t-il attaqué.

"Nous voyons depuis trois mois (...) la France qui s'épuise dans la perspective d'un remaniement, de querelles de la majorité qui ne nous grandissent pas. Mon sentiment, c'est qu'il n'y aura pas de second souffle dans le quinquennat, tout cela vient trop tard", a déploré l'ancien Premier ministre.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Donc si j'ai bien compris, tous les "excités" du forum (je reste poli) sont des pro-DDV ?

Y a-t-il une raison à ce soudain effet de mode parmi certains de nos plus distingués forumeurs ?

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

RPC a écrit:

Donc si j'ai bien compris, tous les "excités" du forum (je reste poli) sont des pro-DDV ?

Y a-t-il une raison à ce soudain effet de mode parmi certains de nos plus distingués forumeurs ?

Ce qui leur importe, c'est l'antisarkozisme du sieur Galouzeau de Villepin.

Peu importe au final qu'il ne soit porteur de rien, d'aucun projet et qu'il instrumentalise les élections pour régler ses comptes personnels avec Sarkozy.

J'espère que d'ici 2012, le débat se fera sur un peu plus de fond que le "tout sauf Sarko". Enfin, si ces distingués forumeurs en sont capables...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Gambetta a écrit:

Pourtant il a le nez droit. Et fin :

"Ce qui est en cause, c'est le sentiment d'injustice au sortir de la réforme des retraites, c'est la confusion au sommet de l'État", a-t-il attaqué.

"Nous voyons depuis trois mois (...) la France qui s'épuise dans la perspective d'un remaniement, de querelles de la majorité qui ne nous grandissent pas. Mon sentiment, c'est qu'il n'y aura pas de second souffle dans le quinquennat, tout cela vient trop tard", a déploré l'ancien Premier ministre.

Quelle audace, putain. Gambetta, ouvre les yeux bon dieu. Il est en train de critiquer le comportement qu'il avait en 2006, dans une situation similaire. Où t'étais en 2006, sous un caillou ?

sabaidee a écrit:

J'espère que d'ici 2012, le débat se fera sur un peu plus de fond que le "tout sauf Sarko". Enfin, si ces distingués forumeurs en sont capables...

C'est sûr qu'entre la qualité de ton analyse politique et la qualité de celle de Gambetta, il y a un gouffre.

un habitus de brave comptable

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Broz a écrit:

C'est sûr qu'entre la qualité de ton analyse politique et la qualité de celle de Gambetta, il y a un gouffre.

L'hôpital, la charité tout ça.

PS: J'ai toujours trouvé très intéressant ta capacité à juger de ce que peuvent écrire les autres, alors que tes contributions dépassent assez rarement l'injure lancée à ceux avec lesquels tu n'es pas d'accord, voire le "tu es trop con, je ne vais pas perdre mon temps à t'expliquer"...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Ce n'est pas ma faute si j'ai raison, et si tu es trop buté pour le voir smile Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même si tu te fais injurier pour tes croyances obscènes smile

EDIT : rassure-toi tu n'es quand même pas le pire posteur.

Last edited by Broz (09-11-2010 18:16:29)

un habitus de brave comptable

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Broz a écrit:

EDIT : rassure-toi tu n'es quand même pas le pire posteur.

Je remercie ma famille, mes amis, sans lesquels je n'en serai pas là aujourd'hui. Avoir l'agrément brozien, c'est pas un aboutissement, c'est simplement une raison de continuer. Merci à tous, merci à toute l'équipe.

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Ce n'est pas mon agrément, c'est ma tolérance méprisante.

un habitus de brave comptable

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Broz a écrit:

Ce n'est pas mon agrément, c'est ma tolérance méprisante.

En vérité je vous le dit loué soit-Il de daigner mépriser ma misérable prose. Broz est grand et Son jugement est d'or!

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

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On pouvait quand même pas la manquer, celle-là !

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Villepin va rencontrer demain Sarko alors qu'il quitte l'UMP.

Quel mec quand même !

Capable de passer d'une position au gouvernement où il a fait tous les coups, à celle de l'opposant quasi-insurgé au sein de son propre camp.

Villepin à l'Elysée… sans sa carte UMP


L'entretien entre les deux hommes, qui se détestent, promet d'être tendu. Jeudi, dans le cadre de consultations pour le G20 français, Dominique de Villepin a rendez-vous avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée. "J'irai lui dire les choses que les autres ne lui disent pas", a d'ores et déjà fait savoir l'ancien Premier ministre qui, à l'avant-veille de cette rencontre, a confirmé qu'il rompait définitivement avec l'UMP.

Le rendez-vous sera discret, mais ne passera pas inaperçu. Jeudi, Dominique de Villepin retrouvera le chemin de l'Elysée à la rencontre de Nicolas Sarkozy, plus de deux ans après sa dernière visite rue du Faubourg-Saint-Honoré. Les deux hommes, qui se vouent une détestation mutuelle, doivent officiellement échanger sur les objectifs fixés par la présidence française des G8 et G20 qui se dérouleront à Deauville et Nice cette année. La réception de l'ancien Premier ministre entre dans le cadre de plusieurs consultations avec d'anciens chefs d'Etat et de gouvernement voulues par le président de la République. Jacques Chirac, Lionel Jospin ou encore Jean-Pierre Raffarin ont déjà pu lui exposer leurs vues. L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing devrait suivre prochainement.

Toutefois, au-delà de cet ordre du jour formel, les sujets de conversations - et les pommes de discorde - ne devraient pas manquer entre les deux meilleurs ennemis à droite. A commencer par l'actualité la plus brûlante: la fièvre démocratique qui a gagné le monde arabe et ses dégâts collatéraux pour la diplomatie française, synthétisés dans une tribune incendiaire publiée mardi, dans Le Monde, par "le groupe Marly". Un texte sans concession pour la politique étrangère de Nicolas Sarkozy et auquel Dominique de Villepin, sans surprise, souscrit pleinement. "Je vois avec inquiétude notre diplomatie connaître l'effacement alors même que les évènements dans le monde arabe (...) donne raison aux analyses de la diplomatie française", a déclaré l'ancien ministre des Affaires étrangères sur Europe 1, mercredi matin. La veille, au cours d'un déplacement à Lyon où il fut beaucoup question de cette rencontre élyséenne à venir, l'ex-locataire de Matignon a coupé court à toute spéculation - même la plus improbable - en déclarant qu'il "n'aspirait à aucune forme de responsabilité ministérielle", notamment au quai d'Orsay.

Copé "regrette profondément" le départ de Villepin
Dans la capitale des Gaules, lors d'un déplacement thématique consacré au logement, Dominique de Villepin a également fait savoir qu'il comptait aborder des sujets de politique intérieure avec Nicolas Sarkozy. "L'enjeu est: est-ce que le président est capable de réconcilier les Français?", a-t-il posé en préambule, ajoutant qu'il fallait en terminer "avec la logique du bouc émissaire", marque de fabrique, selon lui - et d'autres -, de la méthode Sarkozy depuis 2007. Et de prendre pour exemple la politique menée contre les Roms depuis l'été 2010 ou, plus récemment, le lancement d'un débat sur la pratique de l'islam en France. Autant d'initiatives qui ont pour conséquence, selon lui, de "montrer du doigt" certaines catégories de la population. "Comme avec Jacques Chirac, j'irai lui dire les choses que les autres ne lui disent pas", a encore lancé l'ancien secrétaire général de l'Elysée, ajoutant que son "devoir", à la tête de République solidaire, son mouvement lancé il y a moins d'un an, "est de proposer, d'offrir des alternatives".

"République solidaire est un mouvement qui se veut au-dessus des partis, qui va défendre une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy en 2012", avait asséné Brigitte Girardin, numéro 2 de RS, au JDD.fr il y a quelques semaines, faisant peu de cas, au passage, du procès en appel qui attend son champion dans l'affaire Clearstream. Et dans cette optique, Dominique de Villepin, quasi-candidat au scrutin présidentiel, a sans doute choisi le bon moment pour marquer les esprits. Toujours à Lyon, l'ancien Premier ministre a en effet annoncé qu'il ne renouvellera pas son adhésion à l'UMP en 2011, relayant cette information, mercredi, sur ses comptes Twitter et Facebook. De quoi rejeter une bonne fois pour toutes la "main tendue" en fin d'année dernière par son "ami" Jean-François Copé, lequel ne désespérait pas, au contraire d'autres cadres du parti majoritaire, de ramener l'ex-bras droit de Chirac à de meilleures intentions vis-à-vis de l'Elysée. "Je regrette profondément qu'il ait décidé de quitter notre famille politique, je respecte son choix mais je le regrette profondément", a d'ailleurs réagi le secrétaire général de l'UMP, mercredi matin, lors de son traditionnel point presse.

S'il se présente, c'est sur, Nicolas Sarkozy ne passe pas le premier tour.

Re: Le Parti de Dominique de Villepin

Angoulmoise a écrit:

Villepin va rencontrer demain Sarko alors qu'il quitte l'UMP.

Quel mec quand même !

Capable de passer d'une position au gouvernement où il a fait tous les coups, à celle de l'opposant quasi-insurgé au sein de son propre camp.

S'il se présente, c'est sur, Nicolas Sarkozy ne passe pas le premier tour.

(Un passage express juste pour remercier Angoulmoise pour ses "bons mots")

Quand on post on raconte pas sa vie.