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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:40:52)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Et une agence publique qui fasse en prime de la notation des agences privées ? Avec comme légitimité le fait que elle comme elle est publique elle a pas d'obligations de rentabilité. Ca ne la rend pas moralement supérieure, mais plus efficace dans certains points.

Après la question est évidemment celle de l'efficacité. il faut voir si c'est suivi d'effet que l'agence européenne dise "l'agence X raconte des conneries pour gagner un peu d'argent facile" pour que l'agence X soit perçue comme moins crédible...;

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:42:00)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Heureux de voir que ma proposition a suscité un tel débat.

Je réponds à Trèfle. Je défends l'idée de plusieurs agences en Europe pour les raisons suivantes :

- Meilleure dilution du marché. Les trois agences actuelles sont très suivistes, et dès que l'une affirme quelque chose sur les marchés, les autres sont tentées de suivre. Plus de dilution entraîne moins de pouvoir pour chacune.
- Diversification des sources d'informations. Plus il y aura d'agences de ce type, plus leurs sources seront diversifiées et, si l'on applique cela à l'exemple des subprimes, on aurait pas attendu entre mars-juin 2007 (moment des premiers défauts de paiements sur les CDO et CDS intégrants des actifs toxiques) et l'été 2008 pour mettre en garde les investisseurs sur le risque liés à ces CDO-CDS. S'il y avait eu 6 agences au lieu de 3, il y aurait eu 2 fois plus de chances que l'un d'entre elle emette des doutes sur la valeur de ces titres qui ont continué à être échangé en dépit des premiers défauts de paiement.
- Il est possible d'imaginer la création d'une seule agence indépendante publique européenne, ce serait déjà pas mal, mais celle-ci pourrait difficilement être "indépendante" relativement aux Institutions publiques.

De toute façon, cette question des agences de notations est très complexe puisque liée à une question d'informations. Qu'elles en disent trop et on les accusera d'avoir causé une crise. Qu'elles n'en disent pas assez ou trop tard et on les accusera d'avoir été trop laxiste. D'autre part, si l'une d'entre elles bouge, les autres sont en quelque sorte tenues de suivre, faute de quoi elles apparaîtraient comme moins bien informées. Ceci dit, multiplier les agences de notations permettrait aussi, face à cela, de disposer d'analyses contradictoires qui permettraient un meilleur jugement, et peut-être dans certains cas, éviter la surréaction des marchés face à ce suivisme de seulement trois entités, aussi respectables qu'elles soient.

J'ajoute également la question du conflit d'intérêt, puisque les agences de notations sont souvent payées par ceux-là mêmes qui doivent être analysés (notamment lors d'une introduction en bourse par exemple. Le caractère public d'au moins une agence permettrait de surmonter dans une certaine mesure ce conflit d'intérêt. Cela vaut aussi, avec des modalités différentes, pour les cabinets d'audit.

Malgré ces nuances, je crois qu'il faut amoindrir le pouvoir des agences existantes et accroitre les sources d'informations. Je continue de prôner donc la création de plusieurs agences de notations publiques et privées en Europe en dépit des critiques pas toujours pertinentes qui sont faites à cette idée.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:42:48)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

RPC a écrit:

Pour cesser de passer pour un vilain non-interventionniste, je propose (ces solutions ont plus ou moins été déjà soulevées, notamment par Richard Portes) des éléments de débat :

- Demander davantage d'information qu'une note : information sur la liquidité, sur la volatilité des prix du marché etc. Fournir donc des informations moins synthétiques, permettant aux agents d'affiner leur perception du marché et donc éventuellement de relativiser l'information fournie

- proposer non pas des estimations ponctuelles mais bien fournir des intervalles de confiance

- développer aussi des échelles de notation différentes pour les produits financiers "structurés"

- en ce qui concerne la concurrence, une solution possible serait de créer un fond d'informations (plus ou moins agrégées, là est le débat) que les agences de notation auraient pour obligation d'alimenter, et ce fond serait accessible librement par tous. Ainsi on pourrait réduire un peu la rente informationnelle car d'autres institutions (notamment publiques) pourraient se servir directement à la source plutôt qu'aux agences (ces dernières gardant tout de même la primeur de l'analyse, de l'interprétation et du conseil, activité fortement rémunératrice)
Le problème de cela est qu'on tendrait effectivement vers une uniformisation des notes, et donc vers une diminution de la concurrence.
Et rien ne dit qu'effectivement les agences fourniront leur meilleures informations, c'est assez difficilement réalisable

Ok avec le troisième point.

Par contre, les trois autres ne me semblent pas vraiment pertinents (ou alors tu n'as pas développé correctement la pensée de Richard Portes). Je développe ma pensée : le but des agences est d’évaluer le risque de crédit, c'est-à-dire le risque de défaut et celui de signature qui sont de nature très différente des aléas dits de marchés (risque de taux, de change, de marché). La méthode d’évaluation de ces risques est donc différente de celle qui prévaut pour les aléas de marché (qui sont théoriquement beaucoup plus facilement quantifiables). Pour donner un ordre de grandeur, d’après mes souvenirs de cours, le risque de crédit représente les 2/3 du risque du global, le tiers restant étant partagé par le risque opérationnel et le risque de marché.

Concernant le point crucial de l'information : l’agence n’évalue pas l’opportunité pour un investisseur de faire un gain ou une perte sur un investissement (travail de l’analyste financier), elle donne un jugement sur le risque de crédit d’un émetteur. A ce titre, l’information qui leur est fournie par les émetteurs est donc confidentielle : il s’agit généralement, coté quantitatif, de documents comptables donnant des informations sur le niveau de fonds propres, la rentabilité, l’évolution du taux d’endettement ; et, coté qualitatif, de l’analyse des choix stratégiques et de la qualité du management. Bref, elles évaluent le risque lié à l’activité de l’émetteur. Et on s’en doute, ce ne sont pas des informations qui ont vocation à être rendues publiques (il y a beaucoup plus d'infos que la com financière, réalisée par les entreprises cotées en bourse, à destination des analystes, actionnaires & co).

D’où, à mon avis, le concept (que je vois comme un compromis – réduction de l’asymétrie d’information [entre l’émetteur et l’investisseur] mais sans divulgation d’informations précises) de la note qui consiste à résumer le risque en une mesure unique, facilement et directement interprétable. Elle est assez précise puisqu’il s’agit de la retranscription littérale de probabilité de défaut correspondant à différents horizons de temps. Par ailleurs on peut voir leurs outils de « mise sous surveillance » et de « modification de perspective » comme des sortes d’intervalles de confiance puisqu’il s’agit en quelque sorte d’une indication sur le degré de certitude de la note (ton point 2). Mais le revers de la médaille, c'est que ce qu'elle gagne en qualité d'interprétation, elle le perd en qualité d'information pour l'investisseur.

Bref, il me paraît donc difficile de leur demander de communiquer davantage d'informations (tes points 1 et 4).

Last edited by lehussard (09-03-2010 23:24:26)

Quand on post on raconte pas sa vie.

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

RPC a écrit:

Tant que tu n'expliques pas comment tu vas rendre les agences en question crédibles, tu ne résoudras aucun problème. C'est le coeur du débat.
Pour le reste, ce sont des truismes (plus d'agences, moins de rente informationnelle, c'est évident)

Mais je sais que, comme Gambetta, tu ne réponds pas à ce genre de questions.

Greg, je serais intéressé par ta réponse sur ce point. :-)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:43:28)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

lehussard a écrit:

Tant que tu n'expliques pas comment tu vas rendre les agences en question crédibles, tu ne résoudras aucun problème. C'est le coeur du débat.
Pour le reste, ce sont des truismes (plus d'agences, moins de rente informationnelle, c'est évident)

Mais je sais que, comme Gambetta, tu ne réponds pas à ce genre de questions.

Greg, je serais intéressé par ta réponse sur ce point. :-)

La crédibilité d'une agence se mesure à [quatre] critères :
- Qualité du recrutement
- Construction de bases de données d'informations fondées sur diverses sources et organisées en fonctions de modèles connus
- Qualité du réseau d'entreprises clientes et/ou partenaires
- Edit : j'en ajoute un quatrième : accès à la communication publique

Lancer de telles agences prendrait du temps et de l'énergie pour des équipes de gens compétents évidemment. C'est pourquoi au départ de telles agences seraients publiques (pour disposer des moyens propres à mettre en action de telles équipes formées à partir de viviers d'experts financiers publics et privés). Je pourrait très longuement développer et à vrai dire, il faudrait tout un business plan d'une bonne centaine de pages.

Pour résumer :

- Qualité du recrutement : d'une part débaucher des personnes des agences existantes et tenter des experts provenant de divers horizons (comptables, audit, anciens du monde de la finance, fonctionnaires d'administrations financières, professeurs d'économie et de finances) avec des salaires attractifs.
- Constructions de bases de données organisées autour de modèles connus : je crois que c'est à la portées des administrations existantes qui s'occupent de ces questions.
- Qualité du réseau : ça dépend non seulement du 1, mais aussi de la capacité des agences à communiquer et à organiser des partenariats avec diverses organisations publiques et privées, et naturellement ensuite, à se constituer une clientèle, comme toute organisation qui démarre.
- Edit : Qualité de l'accès à la communication publique : en général, pour les organisations publiques, ça ne pose pas de problème, quand elles disent quelque chose, c'est repris dans les médias.

Dire d'entrée de jeu que "ça ne marchera pas parce que ça n'existe pas", c'est exactement le réflexe immobiliste qui consiste à dénigrer toute innovation, toute création d'organisation, c'est un réflexe conservateur que l'on connaît bien, mais que tout entrepreneur économique ou politique regarde avec un léger sourire en coin, et l'assurance de celui qui y croit, et qui veut agir pour démontrer que ça peut marcher. Mais ça, ceux qui passent leur vie à légitimer l'existant ont généralement du mal à l'admettre.

Last edited by Greg (09-03-2010 23:42:04)

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Greg a écrit:

Je réponds à Trèfle. Je défends l'idée de plusieurs agences en Europe pour les raisons suivantes :

- Meilleure dilution du marché. Les trois agences actuelles sont très suivistes, et dès que l'une affirme quelque chose sur les marchés, les autres sont tentées de suivre. Plus de dilution entraîne moins de pouvoir pour chacune.
- Diversification des sources d'informations. Plus il y aura d'agences de ce type, plus leurs sources seront diversifiées et, si l'on applique cela à l'exemple des subprimes, on aurait pas attendu entre mars-juin 2007 (moment des premiers défauts de paiements sur les CDO et CDS intégrants des actifs toxiques) et l'été 2008 pour mettre en garde les investisseurs sur le risque liés à ces CDO-CDS. S'il y avait eu 6 agences au lieu de 3, il y aurait eu 2 fois plus de chances que l'un d'entre elle emette des doutes sur la valeur de ces titres qui ont continué à être échangé en dépit des premiers défauts de paiement.
- Il est possible d'imaginer la création d'une seule agence indépendante publique européenne, ce serait déjà pas mal, mais celle-ci pourrait difficilement être "indépendante" relativement aux Institutions publiques.
[...]

Je pense le contraire. Sur ce marché s'il y avait 100 agences, elles donneraient toutes une seule et même note et aucune n'aurait signalé le problème des junk bonds. Parce-que se désolidariser de la voix commune aurait décrédibilisé immédiatement la version discordante et n'aurait pas influencé l'avis des autres. Ce qu'un comportement individuel rationnel suggérerait (i.e alerter) est en contradiction avec le comportement rationnel au niveau agrégé (ne rien faire). Donc, j'en viens à croire au contraire qu'une seule entité indépendante serait plus efficace car débarrassée de toute tentation de suivisme justement.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Je respecte ce point de vue, mais il me paraît tout simplement ne pas prendre en compte la pure et simple réalité des monopoles et des oligopoles. Avec toutes les conséquences particulières liées aux marchés d'informations. C'est comme affirmer qu'une seule chaîne de télé serait meilleure qu'une diversité de chaîne parce que "de toutes façon", toutes les chaînes tiendraient le même discours, diffuseraient la même information, et produiraient les mêmes divertissement. en matière d'information, la diversité (dans la compétence) est toujours plus efficace.

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Ben justement non, on peut pas comparer avec les marchés traditionnels comme la télé ou autre. Parce-que l'information disponible pour une chaîne de télé et la façon de la traiter sont absolument pas standardisées comme le sont 1. l'information disponible pour des entreprises et 2. les méthodes de calcul, qui sont on l'a dit, très proches.

Last edited by Trèfle (10-03-2010 00:02:34)

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

D'où le suivisme et la sur réactivité des marchés.
Et tu ne prends pas non plus en compte l'aspect des informations non diffusées justement.

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

D'où les effets pervers engendrés par plusieurs agences qui ont les mêmes infos et les mêmes méthodes de calculs. Quant à l'importance des informations non diffusées, forcément très difficile à évaluer, ça me semble plus probable de partir du principe qu'aucune agence ne détient plus d'information qu'une autre. Si une agence dissimule des infos pour éviter de changer sa note ça reste ignoré des investisseurs donc peu importe, si elle décide de l'utiliser pour up/downgrader, mieux vaut qu'elle s'empresse de la diffuser pour maintenir sa crédibilité.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (10-03-2010 10:16:13)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Greg a écrit:

mais que tout entrepreneur économique ou politique regarde avec un léger sourire en coin, et l'assurance de celui qui y croit, et qui veut agir pour démontrer que ça peut marcher.

Comme au concours de l'ENA ? On a vu le résultat, hein Greg, trois fois !!

Last edited by RPC (06-03-2011 20:45:59)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Yaka caricaturer, réduire et déformer les propos, ouais.

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

RPC a écrit:

Mais alors comment tu fais la nuance avec le délit d'initié ?

Je ne comprends pas ta question. Le délit d’initié consiste à réaliser une opération financière sur la base d’information inconnue du public. Je ne vois pas de lien avec les agences de notation vu qu’elles communiquent les notes au public. EDIT : ok, j'ai capté : logiquement les émetteurs doivent fournir LES MEMES infos à toutes les agences qui les évaluent.

RPC a écrit:

Mais dans le cas de la Grèce par exemple les agences ont-elles vraiment des informations confidentielles pour fonder leur note ?

Possible que non (travail à base d'infos publiques). Comme il se peut aussi qu'elles se soient basées sur des informations confidentielles (ce que tend à faire croire le fait que la Grêce ait eu recours aux services de GS pour truquer ses bilans comptables). Faudrait que je demande des précisions à des amis qui bossent en agence de rating.

Sinon, je rejoins Trèfle sur sa conception de la concurrence entre agences de rating. D'ailleurs deux auteurs américains (dont je ne me rappelle plus les noms) disaient que ce marché était proprice au maintien d'un oligopole naturel car :
- coté investisseurs : ils ne consulteraient pas les infos de plus de 5 agences mondiales
- coté émetteurs : ils ne fourniraient pas d'infos confidentielles à plus de 5 agences
(+ ce qu'on a dit précédemment sur les méthodes de calcul)

Bref, c'est assez compliqué et comme le dit Trèfle dans sa signature :"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

Last edited by lehussard (10-03-2010 00:24:45)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Oui intéressant, j'avais pas tout lu.
Disons que la même information est disponible au sein du marché parce-que les boîtes se font noter par plusieurs agences la plupart du temps.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:48:29)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:49:07)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

RPC a écrit:

Qu'est-ce qui empêche ces agences d'utiliser ces informations pour "réaliser une opération financière sur la base d'information inconnue du public" ?

Leur règlement leur interdit de traiter sur le marché sur la base de leurs informations confidentielles.

Quand on post on raconte pas sa vie.

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Oui j'entendais le marché des agences de notation.
Pour revenir sur un de tes points, ça me semble aussi tout à fait essentiel de différencier notation d'entreprises et notation de produits financiers.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:49:55)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:50:35)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

RPC a écrit:

ok merci

Donc si on veut créer une nouvelle agence, il faut que les entreprises acceptent de se faire noter par l'agence en question. C'est la réputation de l'agence qui va ensuite assurer la réputation de la note qu'ils vont donner sur la boite, c'est cela ?

En si l'agence n'est pas connue, une boite n'a aucun intérêt à lui filer de l'info car de toutes façons l'agence en question n'en fera rien ?

C'est ça. C'est un marché assez spécial et donc particulièrement difficile à modifier (même quand la volonté politique est là).

Quand on post on raconte pas sa vie.

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Si l'on sépare les objets de notation, il faudra d'autant plus d'agences différentes.
Ca impliquerait soit de créer de nouvelles agences spécialisées, soit de diviser les entités existantes. Cela me paraît d'autant plus inenvisageable car beaucoup plus compliqué que de créer de nouvelles agences généralistes.

De plus, spécialiser les agences de notation aboutirait à les rendre myope par rapport au système global. Cela rendrait la constitution de bases de données générales sur tous les aspects de la situation financière globale beaucoup plus complexe.

Bref, cela me paraît concrètement intenable, inapplicable voire même pire que la situation actuelle.

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:51:45)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Laisse tomber Greg, les derniers développements ne font qu'illustrer que RPC a manifestement un problème personnel à régler avec toi (probablement depuis votre dernier accrochage).

Faire avancer la régulation internationale ne l'intéresse pas. Ce qu'il veut c'est démontrer qu'il est le seul ici à avoir raison, avec une pédanterie assez hillarante bien qu'insupportable, et surtout démontrer que tu as tort. Classique du frustré de la vie qui a un problème personnel à régler.

Ses derniers développements visent surtout à faire dévier un débat où il n'a pas la main parce qu'il ne supporte pas que tu sortes des trucs sensés et évidents à sa place, tant il est persuadé que ce qu'il dit est supérieur à tout ce qui peut être dit par les autres, et par toi en particulier.

C'est pour ça que je ne réponds pas à sa loghorrée.

Pour ma part, je suis entièrement d'accord avec l'idée de créer d'autres agences de notations à partir de structures publiques (je ne suis pas sur en revanche pour l'idée de les privatiser parce qu'on retomberait dans le conflit d'intérêt que tu as soulevé).

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:52:33)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Merci RPC, je savais qu'il y avait des agences spécialisées.

Sauf que ça fait 5 pages que l'on parle des agences généralistes, et donc le problème que l'on débat depuis 5 pages reste entier si tu prends le problème à partir des agences spécialisées : tu fais quoi des agences généralistes ? C'est à ça que j'essayais de répondre. Et ce que je disais est tout simplement : dire qu'il "faudrait" qu'il n'existe que des agences spécialisées est inapplicable à moins de supprimer ou de découper les agences généralistes comme on a découpé ATT ou la Standard Oil.

Bref, on essaye d'avoir des proposition sérieuses, et l'idée de créer des agences de notations indépendantes concurrentes me paraît la solution concrète la plus envisageable pour surmonter les défaillances que ce débat a identifié sur ce marché.

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit à tous, et ce serait cool que demain, le débat soit plus respectueux de chacun, car personne n'a, plus qu'un autre, la science infuse.

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:53:25)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

L’idée de transparence et de chambres de compensation (sur le marché de gré à gré) fait son chemin.

Les Echos a écrit:

Dérivés sur dette souveraine : Bruxelles étudie l'interdiction des ventes spéculatives

La Commission devrait formuler des propositions d'ici à l'été pour mieux coordonner la manière dont les superviseurs nationaux peuvent, en Europe, interdire et sanctionner les ventes de type « naked short selling ». Elle pourrait en profiter pour interdire celles portant sur des CDS sur dette souveraine.

Alors que la crise grecque est encore loin d'être soldée, Bruxelles menace déjà de mettre hors la loi certaines pratiques de marché purement spéculatives. « La Commission va étudier de près la pertinence d'une interdiction des ventes purement spéculatives sur les "credit default swaps" (CDS) sur dette souveraine », a prévenu son président, José Manuel Barroso, à l'issue de la réunion du collège des commissaires hier à Strasbourg. En ligne de mire de Bruxelles : les acteurs de marché misant sur le défaut de paiement de l'un des pays de l'Union… sans détenir les obligations d'Etat sous-jacentes ! Autrement dit, les opérateurs pratiquant le « naked selling » (en français les « ventes à nu »). C'est la première fois que Bruxelles s'attaquerait aussi directement aux fameux « spéculateurs » montrés du doigt, depuis plusieurs semaines, pour leur rôle dans la crise grecque.

L'institution européenne pourrait rapidement joindre le geste à la parole. Le commissaire au Marché intérieur et aux Services financiers, Michel Barnier, a annoncé hier au collège qu'il prendrait « avant l'été » une initiative visant à encadrer les ventes purement spéculatives « à nu », aussi bien celles portant sur les CDS des titres souverains que les ventes à découvert sur les actions, par exemple. L'objectif : mieux coordonner la manière dont les superviseurs peuvent interdire et sanctionner de telles pratiques, en particulier lorsqu'elles jouent ou menacent de jouer un rôle d'amplificateur de crise. « A court terme, nous devons faire en sorte que les Etats membres agissent de façon coordonnée, en particulier sur les ventes à nu », a souligné hier José Manuel Barroso. Aujourd'hui, l'heure en Europe est à la cacophonie : la BaFin allemande vient de réautoriser des opérations qui, pour l'Autorité des marchés financiers, restent en France interdites ! La future autorité européenne des marchés financiers, dont l'Union souhaite se doter, devrait jouer un rôle déterminant pour rapprocher les points de vue des différents régulateurs nationaux.

Standardisation des produits
Un deuxième texte, qui devrait prendre la forme d'un règlement s'appliquant à chaque pays de l'Union exactement dans les mêmes termes, devrait être proposé par la Commission au mois de juin. Il vise à renforcer la transparence -notamment en termes de prix -mais aussi la standardisation des produits sur le marché des dérivés en général, et notamment des CDS, en particulier sur dette souveraine. En permettant une compensation centralisée de ces produits en Europe, d'abord. En poussant à la création d'organismes recensant ces opérations sur le modèle du Depository Trust & Clearing Corporation (DTCC) américain, ensuite.

Les Etats membres devraient applaudir des deux mains, de même sans doute que les eurodéputés. « Nous pensons qu'une action rapide dans le domaine des CDS doit intervenir », a estimé hier la Chancelière allemande Angela Merkel, en déplacement à Luxembourg. Avant d'appeler à mettre en oeuvre les nouvelles règles « aussi vite que possible ». En visite à Washington, le Premier ministre grec, Georges Papandréou, s'est également insurgé contre les spéculateurs « sans principes »

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:54:00)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Et coté USA :

Les Echos a écrit:

Aux Etats-Unis, la CFTC plaide pour une régulation unique des CDS et des dérivés de gré à gré

Le superviseur des marchés américains des dérivés assimile les CDS aux contrats de gré à gré. Sur cette base, il exige un corps réglementaire unique pour ces produits.

Le gendarme des Bourses de commerce d'outre-Atlantique veut lui aussi mieux contrôler le marché des CDS. Au coeur de la crise financière de 2008, les « credit default swaps » ont joué un rôle central dans la débâcle d‘AIG, a rappelé hier Gary Gensler, le président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). « Le recours aux CDS, rendu possible par les accords de Bâle II, a permis à de nombreuses banques de réduire le capital réglementaire à des niveaux dangereusement bas. Ils ont également contribué à affaiblir les règles de souscription, en particulier pour les titrisations d'actifs », a développé le patron du régulateur, dans le cadre d'une conférence sur les marchés de dérivés échangés de gré à gré. Gary Gensler assimile les CDS aux autres dérivés de gré à gré.

Risques élevés
Les risques associés sont élevés : « Un CDS peut vite se muer d'un générateur de revenus conséquents en un coût ruineux pour le vendeur de la protection. » Forte de ces considérations, la CFTC plaide pour un corps réglementaire unique embrassant à la fois les CDS et les dérivés de gré à gré applicable à la totalité des négociateurs.

La réforme, que Gary Gensler appelle de ses voeux, repose sur trois piliers : la surveillance explicite des négociateurs de dérivés ; l'échange transparent de ces produits sur les plates-formes et dans des Bourses ; enfin, « afin de réduire davantage le risque », les dérivés de gré à gré devraient être compensés dans des organismes ad hoc. Sur ce dernier point, la réponse se dessine. Un an seulement après le lancement de la première chambre de compensation dédiée aux CDS (« credit default swaps »), l'organisation de la contrepartie de ces produits dérivés si souvent contestés connaît un franc succès. ICE Trust, le précurseur en la matière qui chapeaute ICE Trust US et ICE Clear Europe, revendique la compensation de CDS pour 6.400 milliards de dollars depuis sa création, le 9 mars 2009 aux Etats-Unis. Le dernier pointage en 2009 fait état d'un marché global de ces instruments financiers de 36.000 milliards de dollars. En moins de dix ans, son essor a été fulgurant : au second semestre 2001, sa valeur notionnelle totale était approximativement de « seulement » 630 milliards de dollars.

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Ca y est, on y arrive :

Le Monde a écrit:

L'agence Fitch a mis en garde, mardi 9 mars, le Royaume-Uni, la France et l'Espagne sur la gestion de leurs finances publiques, les appelant à prendre des mesures de réduction des déficits "plus crédibles", au risque de voir leurs notes (AAA) remises en cause.


"Les pays dotés de notes de crédit élevées doivent faire état de plans de consolidation budgétaire plus crédibles et plus robustes en 2010 pour soutenir la confiance dans la robustesse de leurs finances publiques à moyen terme", a déclaré l'un des responsables de l'agence. "Le Royaume-Uni, l'Espagne et la France, en particulier, doivent énoncer des programmes plus crédibles cette année, étant donné le rythme de la détérioration des finances publiques et les difficultés auxquelles ils font face dans la stabilisation de la dette publique", a estimé Brian Coulton lors d'une conférence à Londres.

LA DETTE BRITANNIQUE INQUIÈTE

Les trois pays affichent pour l'instant chez Fitch un AAA, la meilleure note possible, assorti d'une perspective stable. Concernant le Royaume-Uni, Brian Coulton a souligné que le profil de crédit s'était fortement détérioré au cours de la crise financière, mais qu'il restait à l'intérieur des limites "tolérables" pour lui maintenir sa note. La question d'une dégradation de cette note agite cependant les commentateurs depuis qu'en mai dernier, l'agence concurrente Standard & Poor's a assorti sa propre note AAA d'une perspective négative.

M. Coulton a noté, mardi, que le pays avait connu la progression la plus rapide de sa dette publique parmi les pays bénéficiant de cette notation. De moins de 40 % du produit intérieur brut avant la crise, elle est passée en effet à 56 % cette année et devrait culminer, selon le gouvernement, à 78 % début 2015.

L'économiste a par ailleurs jugé que le projet de l'actuel gouvernement travailliste de diviser le déficit public par deux en quatre ans était "trop lent". Il a rappelé que les perspectives économiques du pays étaient "une source d'inquiétude" et que la croissance "pourrait très clairement" rester basse assez longtemps.

Conséquence de ces annonces : la livre sterling a reculé à 1,4967 pour un dollar et 90,56 pence pour un euro. Le Royaume-Uni est sorti de la récession au quatrième trimestre 2009, après six trimestres consécutifs de baisse du PIB. Mardi, le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), a fixé à 25 à 30 % la probabilité d'un nouveau plongeon dans la récession.

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Il y a aussi un début de mouvement pour interdire le prop trading aux Etats-Unis. Problème: il n'en existe pas de définition consensuelle donc ils savent pas trop quoi inclure/exclure dans leur proposition de loi. Assez comique d'essayer de réguler une pratique si peu maîtrisée. Je pense quand même que ça va dans le bon sens, ça semble aller de soi qu'une banque ne  puisse pas s'enrichir en son nom propre mais toujours pour le compte de clients.

http://www.nytimes.com/reuters/2010/03/ … wanted=all

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:54:42)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

RPC a écrit:

Merci beaucoup du lien

Référence wikipedia sur le pop-trading : http://en.wikipedia.org/wiki/Proprietary_trading

Merci beaucoup POUR LE lien. Quand on est [anonymat] et qu'on prétend à longueur de thread être un expert seul habilité à s'exprimer, on fait attention à ses formulation de phrases.

Ouais, je m'essaie à l'orthofascisme moi aussi.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:55:29)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Le Monde a écrit:

La Grèce de nouveau paralysée par une grève générale

La Grèce est de nouveau paralysée, jeudi 11 mars, par une grève générale et des manifestations à l'appel des syndicats, qui veulent montrer au gouvernement qu'ils ne baisseront pas la garde devant les mesures d'austérité.

Depuis minuit les transports aériens sont cloués au sol tandis que les trains n'avaient pas quitté les gares et que les bateaux restaient à quai. Seule une ligne de métro fonctionnait à Athènes pour permettre aux grévistes de se rendre aux manifestations prévues à la mi-journée. Les autres transports urbains (métro, bus, trolleys, tramways) étaient, eux, à l'arrêt.

La grève a également entraîné la fermeture des écoles et des administrations, tandis que les banques et les grandes entreprises du secteur public tournaient au ralenti. Les hôpitaux publics fonctionnaient grâce au personnel d'astreinte. Le pays était aussi privé de toute information diffusée par les radios et les télévisions en raison du ralliement du syndicat des journalistes. L'agence de presse nationale Athens News Agency (ANA, semi-officielle) a arrêté son fil d'information pour vingt-quatre heures et les journaux ne paraîtront pas vendredi.

"PAS DES NUMÉROS"

En fin de matinée, plusieurs milliers de manifestants étaient rassemblés à deux endroits du centre d'Athènes pour protester contre les mesures de rigueur votées vendredi dernier par la majorité socialiste. Quelques dizaines de jeunes ont affronté des policiers qui ont lancé des gaz lacrymogènes.

"Même s'ils nous terrorisent, les mesures ne passeront pas", "Nous sommes des hommes pas des numéros", affirmaient deux banderoles du rassemblement de la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE, un million de membres) et de la Fédération des fonctionnaires (Adedy, 375 000 adhérents), organisatrices de la manifestation.

Il paraît toutefois peu probable que cette grève entame la volonté du premier ministre socialiste George Papandréou d'assainir les finances publiques par le biais de mesures sévères de restriction budgétaire. Sous la pression des marchés et de l'Union européenne, le gouvernement grec a présenté la semaine dernière une nouvelle vague de mesures d'austérité incluant un gel des retraites, des baisses de salaires et une hausse de la TVA pour tenter de résorber son déficit. L'objectif des autorités est de dégager 4,8 milliards d'euros.

Toutes ces grèves vont diminuer les recettes de l'Etat Grec. Je ne pense pas qu'ils pourront s'en sortir sans une aide financière extérieure.

Edit : par ailleurs, le combo explosif, baisse des revenus (salaires et retraites) plus hausse de la TVA, va inciter les ménages à épargner plutôt qu’à investir, et l’économie risque d’en pâtir, ainsi que l'Etat Grec via son impôt sur les sociétés qui va mécaniquement diminuer. Les recettes liées à l’impôt sur le revenu vont aussi baisser.

Last edited by lehussard (11-03-2010 14:59:23)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:56:11)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

RPC a écrit:

Certes, mais le gouvernement Grec s'il veut espérer obtenir une aide de l'Europe doit montrer patte blanche en augmentant les recettes et en diminuant les dépenses.

Ce qui est certes un possible frein à une éventuelle reprise en sortie de crise mais lui permettra d'améliorer sa position auprès des marchés et notamment des agences de notation. C'est un choix (ou pas) très difficile pour les Grecs.

Oui, difficile arbitrage entre la prime de risque (pour l’accès aux financements) et le risque social. Leur gouvernement ne pourra pas être gagnant sur les deux plans...

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:57:46)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Les propositions des Etats membres de l'UE contre la spéculation sur les CDS :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/co … teurs.html

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Accord en vue de l'Eurogroupe sur l'aide à la Grèce


Les ministres des Finances de la zone euro vont probablement s'entendre lundi à Bruxelles sur le principe et les conditions d'une aide financière à la Grèce mais n'en évoqueront pas le montant tant qu'Athènes ne l'aura pas sollicitée, a-t-on appris samedi de source européenne.

"Je pense que nous serons en mesure de nous entendre sur les principes d'une aide coordonnée de la zone euro. La Commission européenne et le groupe de travail de l'Eurogroupe auront l'aval pour finaliser le travail.

"Il s'agirait des principes et des paramètres d'un mécanisme d'aide, qui pourrait ensuite être mis en oeuvre, si c'est nécessaire et si c'est demandé", a-t-on déclaré de même source à Reuters.

Selon le Guardian, qui cite également des sources non identifiées, cette aide pourrait atteindre 25 milliards d'euros. Au total, la Grèce aura besoin d'emprunter 53,2 milliards d'euros en 2010.

"Il n'y a pas d'accord sur le montant. On devrait avoir un cadre et des blancs pour les chiffres parce qu'il n'y a pas encore eu de demande de la part de la Grèce", a toutefois ajouté la source interrogée par Reuters.

Ca c'est l'officiel, mais il y a l'officieux, exprimé par la voix de notre Ministre des finances :...

Lagarde: "Pas d'accord sur l'aide à la Grèce"

La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, était en voyage à New-York, où elle s'est exprimée sur la situation économique de la Grèce: "Je ne m'attends certainement pas à ce qu'une décision soit prise ou à ce qu'on presse un bouton, parce que c'est totalement prématuré", a-t-elle dit en anglais lors d'un point avec la presse au Lycée français de New York. La ministre française a rappelé que la Grèce avait déjà "énormément donné" en adoptant un plan d'austérité, vivement critiqué dans son pays. Le journal anglais, Le Guardian, rapportait samedi, que les 16 états membres de la zone euro, auraient convenus une enveloppe de près de 25 milliards d'euros en vue de l'aide à la Grèce. . Les besoins d'emprunt de la Grèce pour l'année 2010 s'élèvent à 53,2 milliards rappelle Reuters.

Donc en gros, on dit des trucs en Europe, on se met d'accord entre gouvernements, mais aux Etats-Unis, la Ministre de l'économie dit des choses contraires. Ce gouvernement est décidément un beau ramassis de foutage de gueule... Ou d'incompétence.

Last edited by Emmanuel Goldstein (14-03-2010 14:28:37)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

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Last edited by RPC (06-03-2011 20:58:25)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

A priori, l'Allemagne ne devrait pas s'opposer à la création d'un FME. Mais la Grèce aura besoin d'une aide avant d'attendre la création du FME :

Le Monde a écrit:

"Trop tôt pour créer un fonds monétaire européen", selon le commissaire européen à la concurrence

La création d'un fonds monétaire européen qui pourrait prêter aux pays de la zone euro en difficulté est une idée valable pour le long terme, mais la zone euro a des priorités plus urgentes, estime, lundi 15 mars, le commissaire à la concurrence européen, Joaquin Almunia.

"C'est très bien de penser à long terme", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, à Madrid. Mais "nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de penser à long terme si nous ne pensons pas aux court et moyen termes", a-t-il ajouté. Il a notamment dit qu'il fallait améliorer et renforcer la coordination budgétaire, en plus de régler, entre autres, la crise grecque, de remettre l'économie de l'Union européenne sur les rails de la croissance. "La balle est dans le camp de l'ensemble de l'Eurogroupe (...), je ne recommanderais pas qu'elle soit jouée en pensant seulement au long terme", a-t-il déclaré.

L'idée de créer, sur le modèle du Fonds monétaire international, un mécanisme d'entraide pour les pays de la zone euro confrontés à des difficultés financières, fait son chemin en raison de la crise financière grecque. Le ministre des finances allemand, Wolfgang Schauble, un des premiers responsables à avoir évoqué cette piste, a affirmé vendredi que ce fonds pourrait prêter "en dernier recours" des liquidités d'urgence aux pays de la zone euro en difficulté financière, avec des sanctions renforcées. Le premier ministre français, François Fillon, a déclaré mercredi à Berlin vouloir "expertiser rapidement" cette possibilité.

A noter que : à cause de la crise probable des différentes dettes européennes, on s'avance vers un système de prêt conditionnel qui imposera la rigueur budgétaire à quasiment tous les pays européens qui voudront bénéficier de ses fonds.

Concernant la Grèce, on s'avance vers une aide financière (qui ne veut toujours pas se reconnaître comme telle) :

AFP a écrit:

Bruxelles prête à présenter une proposition d'aide à la Grèce :

La Commission européenne est prête à présenter une proposition d'aide financière conditionnelle en faveur de la Grèce, mécanisme qui serait utilisé si nécessaire, a indiqué lundi son responsable pour les questions économiques, Olli Rehn.

"La Commission est prête à présenter une proposition en vue" de mettre en place "un mécanisme européen d'assistance coordonnée et conditionnelle" à la Grèce, confrontée à de graves problèmes budgétaires, a-t-il déclaré aux journalistes en arrivant à une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

"Nous allons discuter de la manière de préserver la stabilité financière de la zone euro", a-t-il ajouté.

Le commissaire finlandais aux Affaires économiques et monétaires n'a pas donné de détails sur le plan à l'étude.

Selon des diplomates, deux options sont désormais sur la table: soit la mise en place d'une facilité de prêts financés par les pays européens, soit la création d'une facilité de prêts financés via des emprunts réalisés par la Commission européenne, avec des garanties des Etats.

Le montant du dispositif se situerait entre 20 et 25 milliards d'euros.

Last edited by lehussard (15-03-2010 17:27:51)

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

Les Echos a écrit:

S&P cesse de dégrader la note hellène

Considérant que les mesures de rigueur du gouvernement sont convaincantes, l'agence de notation cesse d'accentuer la pression sur le pays.

Quand on a pris l'habitude d'enchaîner les catastrophes, on en vient à se réjouir qu'il ne se passe rien. Au terme d'un cauchemar d'environ trois mois, ouvert par une révision à la baisse des notes de son pays par les agences de notation, le Premier ministre grec, Georges Papandréou a certainement apprécié à sa juste valeur l'annonce, hier, que l'agence Standard & Poor's (S&P) maintenait la note du pays à BBB+. De fait, l'absence de mauvaise nouvelle est en soi positive. Elle traduit le fait que l'agence S&P, à l'instar des marchés, mais aussi des partenaires européens de la Grèce, trouve le nouveau plan d'austérité du Premier ministre grec convaincant. D'ailleurs, la mise sous surveillance négative de la note de la Grèce est désormais levée par S&P. Le progrès est net par rapport à il y a un mois. A l'époque, les projets de restauration des finances publiques du gouvernement grec ne convainquaient guère. Pour Gikas Hardouvelis, le chef économiste d'Eurobank, c'était compréhensible. « D'une part, le premier plan de Papandréou reposait sur des prévisions de croissance trop optimistes, et d'autre part, il tablait plus sur des hausses de recettes fiscales que sur des coupes budgétaires ». Or la Grèce fait bel et bien face à une envolée de ses dépenses, due au précédent gouvernement. « Durant les années 2007-2009, la hausse des dépenses publiques a été deux fois plus rapide que dans la moyenne des pays européens, alors même que la conjoncture y était deux fois moins mauvaise », s'étrangle l'économiste. Cette fois, pas de doute, « Papandréou a cogné », tranche Rihardos Someritis, éditorialiste du quotidien To Vima.

Trop ? C'est toute la question. Même S&P reconnaît que la conjoncture économique pourrait en pâtir sérieusement. L'agence envisage désormais une récession de 4 % du PIB cette année, après une chute du PIB de 2 % en 2009. Pour ramener son déficit sous la barre des 3 % du PIB dès 2012, comme il s'y est engagé, le gouvernement grec risque donc de devoir prendre de nouvelles mesures douloureuses, craint S&P. D'où le maintien d'une perspective négative sur la note de la Grèce. Pour que cette perspective soit levée, prévient l'agence, il faudrait que des réformes profondes soient mises en oeuvre et que la Grèce puisse emprunter à des taux normalisés.

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Re: La crise de la dette et des déficits occidentaux : d'abord la Grèce et ensuite (Irlande, Portugal, Italie, Espagne, USA)

On en est toujours au niveau des discours flous, mais une solution combinant aides du FMI et européennes semblent émerger :

Crise grecque : Merkel s'engage pour une aide combinée et une modification des traités

La chancelière allemande Angela Merkel a dit jeudi s'engager "avec force" auprès de ses partenaires européens pour un plan d'aide à la Grèce qui combine aides européennes bilatérales et intervention du FMI, et pour une modification des traités européens.

"Je vais m'engager avec force pour le succès d'une telle solution, (alliant) FMI et aides bilatérales", a déclaré la chancelière lors d'une allocution devant les députés allemands.

Elle va également jeudi et vendredi plaider auprès de ses partenaires pour "une modification nécessaire des traités, afin que des dérapages puissent être combattus plus tôt et plus efficacement par des sanctions adaptées", a-t-elle ajouté. "Ici c'est notamment le renforcement des procédures en déficit excessif qui est à l'ordre du jour", a-t-elle dit.

Mme Merkel rencontre jeudi et vendredi à Bruxelles les chefs d'Etat et de gouvernement européens. Un plan d'aide pour la Grèce, qui se débat dans ses problèmes budgétaires, pourrait être décidé entre les pays de la zone euro en marge de ce sommet.

Selon Mme Merkel, il ne s'agira le cas échéant que d'un plan à activer "en dernier recours" si la Grèce était menacée d'insolvabilité. Elle a précisé à plusieurs reprises que la France et l'Allemagne coopéraient étroitement sur cette question.