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Re: Grèves des conducteurs de RER : quelle légitimité ?

Donc fallait que chaque cheminot reste bien planté à son poste pour bien signifier que "oui, vous pouvez nous planter tranquilles, de toute façon, nos effectifs vont continuer à diminuer" ? Quelle alternative aurait été préférable ? Une pétition ?

Bien sûr que non : il n'y aura aucune sanction pour le droit de retrait.

M'enfin bon.

202

Re: Grèves des conducteurs de RER : quelle légitimité ?

Coke a écrit:

Donc fallait que chaque cheminot reste bien planté à son poste pour bien signifier que "oui, vous pouvez nous planter tranquilles, de toute façon, nos effectifs vont continuer à diminuer" ? Quelle alternative aurait été préférable ? Une pétition ?

Le droit de retrait s'applique-t-il quand le risque existe non sur le lieu de travail, mais sur le trajet entre le domicile et le lieu de travail ? Parce que dans ce cas, n'importe quel salarié ou fonctionnaire qui doit emprunter certaines lignes de transport en commun (voire certaines rues) pourrait, en toute légalité,  s'abstenir d'aller travailler en invoquant le risque d'agression lié entre autres aux agressions qui ont eu lieu ailleurs et qui sont imputées à des gens placés sous main de maton.

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Re: Grèves des conducteurs de RER : quelle légitimité ?

Coke a écrit:

Donc fallait que chaque cheminot reste bien planté à son poste pour bien signifier que "oui, vous pouvez nous planter tranquilles, de toute façon, nos effectifs vont continuer à diminuer" ? Quelle alternative aurait été préférable ? Une pétition ?

Bien sûr que non : il n'y aura aucune sanction pour le droit de retrait.

Il faut inscrire dans la loi l'interdiction de planter tranquille les agents de la SNCF.

Ah, on me souffle qu'il existe un texte qui l'interdit depuis 1810. Qui s'appellerait le Code pénal.

"Moult a appris qui bien connut ahan"

204

Re: Grèves des conducteurs de RER : quelle légitimité ?

Bouh a écrit:
Coke a écrit:

Donc fallait que chaque cheminot reste bien planté à son poste pour bien signifier que "oui, vous pouvez nous planter tranquilles, de toute façon, nos effectifs vont continuer à diminuer" ? Quelle alternative aurait été préférable ? Une pétition ?

Bien sûr que non : il n'y aura aucune sanction pour le droit de retrait.

Il faut inscrire dans la loi l'interdiction de planter tranquille les agents de la SNCF.

Ah, on me souffle qu'il existe un texte qui l'interdit depuis 1810. Qui s'appellerait le Code pénal.

Si l'Etat n'est pas capable de mettre des moyens suffisants pour faire respecter la sécurité individuelle, qui est un droit fondamental, ses agents ne sont pas tenus d'assurer la continuité du service public...

205

Re: Grèves des conducteurs de RER : quelle légitimité ?

Ce droit de retrait était une récupération totalement hors de proportion d'un accident. Car oui, il y aura toujours des homicides.

Ces gars tombent sur un dingue qui a commencé à se taillader avec d'attaquer ce pauvre agent. Sérieusement, en quoi est-ce un problème politique ? Tu peux mettre 12 agents par rame, il restera toujours des fous qui les attaqueront.

"Moult a appris qui bien connut ahan"

206

Re: Grèves des conducteurs de RER : quelle légitimité ?

Bouh a écrit:
Coke a écrit:

Donc fallait que chaque cheminot reste bien planté à son poste pour bien signifier que "oui, vous pouvez nous planter tranquilles, de toute façon, nos effectifs vont continuer à diminuer" ? Quelle alternative aurait été préférable ? Une pétition ?

Bien sûr que non : il n'y aura aucune sanction pour le droit de retrait.

Il faut inscrire dans la loi l'interdiction de planter tranquille les agents de la SNCF.

Ah, on me souffle qu'il existe un texte qui l'interdit depuis 1810. Qui s'appellerait le Code pénal.

Je n'ai pas dit que c'était légal, j'ai dit qu'il n'y aurait aucune sanction effective.


Bouh a écrit:

Ce droit de retrait était une récupération totalement hors de proportion d'un accident. Car oui, il y aura toujours des homicides.

Ces gars tombent sur un dingue qui a commencé à se taillader avec d'attaquer ce pauvre agent. Sérieusement, en quoi est-ce un problème politique ? Tu peux mettre 12 agents par rame, il restera toujours des fous qui les attaqueront.

C'est absolument pas politique, c'est économique.
En l’occurrence, ils sont loin d’être douze.

T'as déjà pris un train de banlieue ? Les rares fois où t'es contrôlé, c'est par une meute de 7 contrôleurs se déplaçant collé-serré. A ton avis, pourquoi ? En s'adaptant avec les risques du métier et le nombre d'agents dispos, la seule solution a été un contrôle à 7 tous les 20 trains.
Et je te parle même pas d'une sécurité des voyageurs, par effet indirect de "la peur du gendarme".

M'enfin bon.

207

Re: Grèves des conducteurs de RER : quelle légitimité ?

Sérieux Bouh t'as déjà pris un RER B un jour de grève/problème technique à 18h ? Blindé, peu de trains, ambiance électrique ; ce climat a une responsabilité dans les agressions. Or, on ne peut pas forcer quelqu'un à travailler dans une cage aux lions.

208

Re: Grèves des conducteurs de RER : quelle légitimité ?

Coke a écrit:
Bouh a écrit:
Coke a écrit:

Donc fallait que chaque cheminot reste bien planté à son poste pour bien signifier que "oui, vous pouvez nous planter tranquilles, de toute façon, nos effectifs vont continuer à diminuer" ? Quelle alternative aurait été préférable ? Une pétition ?

Bien sûr que non : il n'y aura aucune sanction pour le droit de retrait.

Il faut inscrire dans la loi l'interdiction de planter tranquille les agents de la SNCF.

Ah, on me souffle qu'il existe un texte qui l'interdit depuis 1810. Qui s'appellerait le Code pénal.

Je n'ai pas dit que c'était légal, j'ai dit qu'il n'y aurait aucune sanction effective.

Et moi je maintiens que leur débrayage national était anormal et injustifié. Que ce qui s'est passé, c'est un homicide par un dingue. Que c'est déjà interdit. Mais que ça arrivera aussi longtemps qu'il y aura des hommes sur Terre.

Coke a écrit:
Bouh a écrit:

Ce droit de retrait était une récupération totalement hors de proportion d'un accident. Car oui, il y aura toujours des homicides.

Ces gars tombent sur un dingue qui a commencé à se taillader avec d'attaquer ce pauvre agent. Sérieusement, en quoi est-ce un problème politique ? Tu peux mettre 12 agents par rame, il restera toujours des fous qui les attaqueront.

C'est absolument pas politique, c'est économique.
En l’occurrence, ils sont loin d’être douze.

Comprends pas la réponse. La question est : est-ce que le législateur (ou les fameux "plus de moyens" si tu préfères, mais c'est pareil) peuvent empêcher un dingue d'agresser quelqu'un ?

Coke a écrit:

T'as déjà pris un train de banlieue ? Les rares fois où t'es contrôlé, c'est par une meute de 7 contrôleurs se déplaçant collé-serré. A ton avis, pourquoi ? En s'adaptant avec les risques du métier et le nombre d'agents dispos, la seule solution a été un contrôle à 7 tous les 20 trains.

Plus souvent que toi.

Puisqu'ils se déplacent déjà par meute de 7, où est le problème ? Qu'ils se déplacent par meute de 7 dans tous les trains plutôt que dans un train sur 20 ne changera rien aux risques du métier.

49MH a écrit:

Sérieux Bouh t'as déjà pris un RER B un jour de grève/problème technique à 18h ? Blindé, peu de trains, ambiance électrique ; ce climat a une responsabilité dans les agressions. Or, on ne peut pas forcer quelqu'un à travailler dans une cage aux lions.

Plus souvent que toi également. Bon, c'était pas toujours la ligne B, même si je l'ai pratiquée un peu aussi. Et puis l'avantage du RER, c'est qu'il n'y a pas besoin non plus d'y passer sa vie pour connaître un "mouvement social".

La question qui me vient à l'esprit en te lisant : poule ou oeuf ? Protestations abusives/problèmes à répétition, ou mauvais climat ?

Une "cage aux lions", faut pas exagérer. A ma connaissance, aucun cheminot ne s'est jamais fait lyncher un jour de grève.

Mais peu importe en réalité puisque, dans notre cas, le "climat" n'a aucune responsabilité sur ce qui est arrivé à ce pauvre contrôleur, qui a eu la malchance de croiser un dingue.

"Moult a appris qui bien connut ahan"