Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Brève marrante et habituelle maintenant.

Budget. Le train de vie de l'Élysée épinglé

Le rapport d'un député pointe les dépenses en hausse de la présidence de la République.
Nicolas Sarkozy et son épouse Carla. Depuis leur arrivée à l'Elysée, le budget a augmenté de 18,5%. AFP

Le gouvernement demande aux Français de faire des efforts, il s'emploie à faire maigrir l'État… mais l'Élysée ne montre pas l'exemple.
Telle est la conclusion du rapport du député (apparenté PS) René Dosière qui, depuis sept ans, examine minutieusement le budget de l'Élysée. « Explosion » des dépenses, « absence » de transparence, Dosière ne mâche pas ses mots dans le rapport sur le budget 2008 de la présidence de la République qu'il a présenté hier. Selon les chiffres officiels de Bercy, les dépenses de l'Élysée se sont élevées l'an dernier à un peu plus de 113 M€, soit 3 millions de plus que le budget voté par le Parlement. Une augmentation de 18,5 % par rapport à 2007 selon Dosière qui ajoute : « Les restrictions budgétaires imposées aux administrations et que chaque fonctionnaire constate dans son travail quotidien ne s'appliquent donc pas aux services de la présidence. » Il constate notamment que les seules dépenses de fonctionnement sont en hausse de 21 %. Il déplore aussi que les charges courantes, recouvrant des postes très variés (réceptions, alimentation, téléphone, courrier, carburants, électricité…) ne soient pas détaillées.

Dosière accuse l'Élysée de mener une « politique de communication » voire même de recourir à des « manipulations budgétaires » pour « dissimuler la réalité » des dépenses.
Et de citer l'exemple de la garden-party du 14 juillet qui, contrairement aux commentaires de l'Élysée, a coûté plus cher que celle de 2007 (475 000 €, soit +13,4 %), le nombre d'invités passant de 5 500 à 7 050. S'agissant des déplacements officiels, Dosière se demande si les voyages présidentiels ne pourraient pas être « plus économes ». Leur coût (16,3 M€) a augmenté de 26,3 %. L'Elysée a réfuté, dans un communiqué, les conclusions de Dosière, déplorant leur caractère «polémique» et assurant que les comptes présidentiels étaient «sincères et transparents».

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Un article courageux, et assez stupéfiant

Jeudi 18 Juin 2009


Le train de vie de nos élus

Date de parution: 18.06.2009

Indemnités, notes de frais, avantages en nature ... Malgré les engagements à la transparence et à la rigueur en temps de crise, notre enquête montre que les zones d'ombre et les petits arrangements subsistent

Nicolas Sarkozy continue de flamber. Selon les calculs du député PS René
Dosière, qui s'est fait une spécialité de traquer les mécomptes du Château, ses dépenses -113 millions d'euros - ont grimpé de 18,5% l'an dernier: «Les charges de
fonctionnement réceptions, fournitures, téléphone, internet ... - ont doublé et les voyages ont augmenté de 26%. On nous dit que l'on met en concurrence les
fournisseurs, mais la réception du 14-Juillet a coûté 475 000 euros l'an
dernier, contre 413 000 un an auparavant.» Plus troublant: la comptabilité laisse apparaître un trou. «La présidence a dépensé 3 millions d'euros de plus que le budget qui lui
était accordé»
, explique René Dosière. Pour justifier cet écart,
l'Elysée avance qu'il s'agit là d'une somme due par le ministère des
Affaires étrangères. Drôle de comptabilité! En tout cas, la volonté
d'économie affichée par Sarkozy ne se traduit pas dans les chiffres. A une
exception près: les aides sociales. Cette enveloppe qui sert à donner des
coups de pouce aux Français dans le pétrin a bien été diminuée de 22%.

En temps de crise, le train de vie des élus est à l'évidence un sujet
ultrasensible. Au Royaume-Uni, le scandale des notes de frais bidon des
parlementaires provoque une crise de régime (voir ci-contre) . La plus
ancienne démocratie du monde est touchée au coeur. Qu'en est-il en
France, où la République s'est coulée dans les palais et les fastes de
l'Ancien Régime? Certes, de réels progrès ont été accomplis. En 2002,
Lionel Jospin a mis fin au règne des fonds secrets, cet argent noir qui
servait à rémunérer les ministres et leurs cabinets (voir p. 16) . Trois ans
plus tard, le scandale provoqué par le logement de fonction de l'éphémère
ministre Hervé Gaymard (2005) a précipité l'adoption d'une réglementation ... Et incité une bonne partie du gouvernement à renoncer à cet avantage (voir p. 16) . Mieux:
après les excès de son prédécesseur Christian Poncelet, Gérard Larcher,
le président du Sénat, s'est imposé une discipline: diviser par deux la
surface de son logement. Quant à Nicolas Sarkozy, force est de
reconnaître qu'il a rompu avec l'hypocrisie de ces prédécesseurs en
levant un coin du voile sur les riches heures de l'Elysée.

Voyage présidentiel 2,35 millions d'euros

C'est le coût du déplacement de Nicolas Sarkozy à Nancy le 12 mai, estimé par le député PS Jean-Yves Le Déaut. 50 000 Nancéiens coincés pendant cinq heures, une autoroute
bloquée ... Les économistes consultés estiment le manque à gagner à 1/800
du temps de travail national: 2 millions d'euros. A quoi s'ajoutent le
coût des forces de police (200 000 euros pour un millier de CRS) et
celui du voyage officiel (150 000 euros). Conclusion du parlementaire:
«Un des déplacements présidentiels les plus coûteux pour les contribuables.»
Mais, voilà, comme le montre l'enquête du «Nouvel Observateur»,
de nombreuses zones d'ombre subsistent. A l'Assemblée et au
Sénat, l'indemnité de frais de mandat censée nous préserver d'un dérapage
à l'anglaise est versée sans que les parlementaires n'aient à produire le
moindre justificatif. 11en va de même au Parlement européen nouvellement
élu, où nos 72 représentants pourront utiliser à leur guise leur enveloppe de
frais généraux et toucher des jetons sans nécessairement participer au
travail législatif (voir p. 24) . Du côté des élus locaux, l'opacité est plus
grande encore: voitures de fonction, indemnités de représentation et
remboursement de voyages sont attribués par les collectivités locales
sans la moindre délibération (voir p. 22). Sport national très contestable,
le cumul des mandats demeure juteux. Le niveau de rémunération a
bien été plafonné: 9 730 euros brut maximum pour les parlementaires,
8165 euros brut pour les élus locaux. Mais l'excédent peut être reversé à un
collaborateur, même s'il s'agit d'un conjoint ou d'une conjointe. Et les
indemnités de frais généraux s'additionnent, elles. Conçues pour permettre aux élus
quelles que soient leurs origines de siéger dans des conditions décentes,
les émoluments de la République ne doivent pas nous faire oublier
qu'exercer un mandat n'est pas un métier comme un autre. «On devrait
encourager les élus à conserver une activité professionnelle. EIre
accroché à son poste, à sa réélection. Cumuler les fonctions et gagner plus.
Aufinal, ce sont les administrés qui y perdent)), explique Jean-Marc
PaTiente, ancien maire PS d'un village de Tarn-et-Garonne (voir p. 22). Bien sûr, la question n'est pas nouvelle. «Si la politique doit être quelque chose pour tous, il faut
qu'elle cesse d'être tout pour quelques- uns)) écrivait notre
éditorialiste Jacques Julliard, il y a près de quarante ans, dans un virulent
essai «Contre la politique professionnelle». Mais, eu égard aux
60% d'abstention des dernières élections européennes, le débat
mérite d'être rouvert.

Sylvain COURAGE

Ma préférence est en gras et souligné. Quel connard ce mec.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

3

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Gambetta a écrit:

Un article courageux

Forcément, c'est écrit par Sylvain Courage.
Quelle est la source d'ailleurs ?

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

FDL nl a écrit:
Gambetta a écrit:

Un article courageux

Forcément, c'est écrit par Sylvain Courage.
Quelle est la source d'ailleurs ?

Jacques Julliard => Nouvelobs

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Gambetta a écrit:

Quel connard ce mec.

Merci pour l'analyse.

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Ah oui quel courage, le mec a pompé la page 3 du Canard. Ca c'est de la presse de haut niveau.

Topic: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Scandale des "notes de frais" à la française. Ca fait mal  et c'est humiliant : 

Libé
http://www.liberation.fr/politiques/010 … rembourser

Le Monde
http://www.lemonde.fr/politique/article … id=1217208

NouvelObs
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit … lysee.html

Le Figaro minimise et édulcore tant bien que mal :

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/0 … mptes-.php

Reste que des députés, des ministres et des lords anglais ont été virés pour bien moins que cela. Ce qui constituerait ailleurs un motif de démission immédiate passera ici comme une lettre à La Poste. L'affaire, étouffée et minimisée, fera long feu, mais prouve encore une fois le degré d'impunité et de corruption de politiques de premier rang.

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Reflexion d'un ami de Sc Po Grenoble sur facebook : "en Suède, il aurait déjà été obligé de démissionner".

Vous voulez créer un site Web ? Un blog ? un compte twitter ? Une page fan ou un groupe facebook ? -> conseils et tutoriels sur http://payre.com

Vous avez ou allez acheter un smartphone Google Android -> http://AndroidConseil.wordpress.com

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Free French a écrit:

Reflexion d'un ami de Sc Po Grenoble sur facebook : "en Suède, il aurait déjà été obligé de démissionner".

Ce n'est pas ma tasse de thé de défendre NS, mais franchement:
- c'est lui qui a eu l'initiative de demander un rapport à la CC si j'ai bien compris
- cela ne concerne "que" 14000" euros
- les présidents précédents ont certainement commis des abus comparables sinon pire
- en Suède ce sont les ministres qui sont ainsi amenés à démissionner, ils n'ont pas l'envergure et l'importance du président de la république (certes ils ont un roi, enfin un descendant de Bernadotte plutôt). En outre cela ne me gêne pas que l'on ne les suive pas sur le terrain de la morale scandinave.

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Certes, mais Gaymard a été poussé à la démission sur dénonciation sarkozyste pour des faits quasi-équivalents.

Vous voulez créer un site Web ? Un blog ? un compte twitter ? Une page fan ou un groupe facebook ? -> conseils et tutoriels sur http://payre.com

Vous avez ou allez acheter un smartphone Google Android -> http://AndroidConseil.wordpress.com

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

article intéressant de Newsweek sur la relation pas si intime Sarkozy-Obama
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit … obama.html

Last edited by Free French (04-10-2009 15:33:45)

Vous voulez créer un site Web ? Un blog ? un compte twitter ? Une page fan ou un groupe facebook ? -> conseils et tutoriels sur http://payre.com

Vous avez ou allez acheter un smartphone Google Android -> http://AndroidConseil.wordpress.com

12

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Libération a écrit:

Estrosi doublement bien logé

Le ministre de l’Industrie, loge sa fille, étudiante, aux frais de l’Etat dans un appartement d’un hôtel particulier du VIIe arrondissement de Paris. C’est ce qu’affirme le Canard Enchaîné dans son édition d’aujourd’hui. Christian Estrosi dispose pourtant d’un autre appartement de fonction - comme il en a le droit - à Bercy, où il a son bureau. Alors pourquoi deux logements ? Lorsqu’il est nommé ministre en juin 2009, le maire de Nice - qui ne possède pas de pied à terre à Paris - réclame d’être hébergé à Bercy.

Problème, tous les appartements de fonction sont occupés. Il en obtient donc un autre, dans une annexe de Bercy, l’hôtel de Seignelay, sis rue de Lille dans le très chic VIIe. 60 m2 dans lesquels le ministre se sent à l’étroit, assure le Canard. Il fait donc le forcing auprès de sa ministre de tutelle, Christine Lagarde, et finit par obtenir gain de cause. Le voilà logé à Bercy. Mais, évoquant un nombre de mètres carrés trop faibles pour lui et sa famille, il conserve finalement l’hôtel de Seignelay… et, bon père, y installe fifille !

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

FDL nl a écrit:
Libération a écrit:

Estrosi doublement bien logé

Le ministre de l’Industrie, loge sa fille, étudiante, aux frais de l’Etat dans un appartement d’un hôtel particulier du VIIe arrondissement de Paris. C’est ce qu’affirme le Canard Enchaîné dans son édition d’aujourd’hui. Christian Estrosi dispose pourtant d’un autre appartement de fonction - comme il en a le droit - à Bercy, où il a son bureau. Alors pourquoi deux logements ? Lorsqu’il est nommé ministre en juin 2009, le maire de Nice - qui ne possède pas de pied à terre à Paris - réclame d’être hébergé à Bercy.

Problème, tous les appartements de fonction sont occupés. Il en obtient donc un autre, dans une annexe de Bercy, l’hôtel de Seignelay, sis rue de Lille dans le très chic VIIe. 60 m2 dans lesquels le ministre se sent à l’étroit, assure le Canard. Il fait donc le forcing auprès de sa ministre de tutelle, Christine Lagarde, et finit par obtenir gain de cause. Le voilà logé à Bercy. Mais, évoquant un nombre de mètres carrés trop faibles pour lui et sa famille, il conserve finalement l’hôtel de Seignelay… et, bon père, y installe fifille !

Putain, mais je comprends pas avec toutes les affaires qu'il y a d'ores-et-déjà eu sur les apparts de fonction, que des ministres puissent encore se faire prendre la main dans le pot de confiture.

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

sabaidee a écrit:
FDL nl a écrit:
Libération a écrit:

Estrosi doublement bien logé

Le ministre de l’Industrie, loge sa fille, étudiante, aux frais de l’Etat dans un appartement d’un hôtel particulier du VIIe arrondissement de Paris. C’est ce qu’affirme le Canard Enchaîné dans son édition d’aujourd’hui. Christian Estrosi dispose pourtant d’un autre appartement de fonction - comme il en a le droit - à Bercy, où il a son bureau. Alors pourquoi deux logements ? Lorsqu’il est nommé ministre en juin 2009, le maire de Nice - qui ne possède pas de pied à terre à Paris - réclame d’être hébergé à Bercy.

Problème, tous les appartements de fonction sont occupés. Il en obtient donc un autre, dans une annexe de Bercy, l’hôtel de Seignelay, sis rue de Lille dans le très chic VIIe. 60 m2 dans lesquels le ministre se sent à l’étroit, assure le Canard. Il fait donc le forcing auprès de sa ministre de tutelle, Christine Lagarde, et finit par obtenir gain de cause. Le voilà logé à Bercy. Mais, évoquant un nombre de mètres carrés trop faibles pour lui et sa famille, il conserve finalement l’hôtel de Seignelay… et, bon père, y installe fifille !

Putain, mais je comprends pas avec toutes les affaires qu'il y a d'ores-et-déjà eu sur les apparts de fonction, que des ministres puissent encore se faire prendre la main dans le pot de confiture.

"Moi, ça ne m'arrivera pas, je suis trop intelligent pour ça, contrairement à l'autre con qui s'est fait prendre la main dans le sac". En résumé.

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.

15

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Estrosi a fait visiter ses apparts :

Libération a écrit:

Visite express dans la «soupente» et la «chambre» de Christian Estrosi

Mis en cause par le «Canard enchaîné», qui a révélé mercredi que la République, bonne fille, mettait à sa disposition deux logements de fonction, dont l’un pour sa fille, Christian Estrosi a choisi de contre-attaquer très vite.

Opération com, donc, ce mercredi matin pour le ministre de l’Industrie, qui propose aux journalistes qui le souhaitent de visiter les deux appartements en question. Sa défense: il vit avec sa fille dans un petit logement de fonction de la rue de Lille. Et dispose d’une simple «chambre» au ministère des Finances à Bercy, «dans laquelle il dort lorsqu’il termine tard et commence tôt, c’est tout», selon ses conseillers.

Il est 9h30, une nuée de caméras et de micros s’engouffre dans l’appartement de la rue de Lille, à deux pas de l’Assemblée nationale. «Une soupente», selon le ministre. Mais tout de même 60 m2, un bel espace composé de deux chambres et d’un salon lumineux, parquet et poutres apparentes, le tout dans le superbe hôtel de Seignelay, sis dans le VII arrondissement, un des plus chers de la capitale.

Selon le Canard, Estrosi y a installé sa fille, étudiante à Paris. La demoiselle dispose d’une chambre de 15m2, bien rangée, presque trop. Pas un livre de cours, pas de photo de famille, quelques vêtements ici et là. Le ministre de l’Industrie affirme qu’il vit ici avec sa fille. De fait, il a aussi une chambre: un lit, une table de chevet, un porte-manteau. Deux chemises et trois paires de chaussures font de la figuration dans un coin. Mais l’appartement ne donne pas l’impression d’être habité vraiment.
Coca light

Une heure plus tard, la même petite troupe de journalistes se retrouve à Bercy pour la visite du «studio». En fait un duplex de 50m2 avec une belle vue sur la Seine. Aucune décoration, aucun tableau au mur. Un livre — Les Ports en France — trône sur la table du petit salon. Trois canettes de coca light sur le plan de travail de la kitchenette sont les seules folies colorées de ce studio saumon et bleu layette. La chambre à l’étage est tout aussi spartiate, sans livre ni photo.

Les conseillers s’emploient à déminer le terrain. «Vous voyez bien que M. le ministre ne dépasse pas les 120m2 auxquels il a le droit!». Car, selon une jurisprudence datant de 2005, expliquent-ils, un ministre a droit à un appartement de fonction de 80 m2, plus 20 m2 par enfant. Estrosi, qui a deux enfants aurait donc droit à 120 m2. En additionnant les m2 de la rue de Lille et ceux de Bercy, il dispose de 110 m2.

Rien à lui reprocher, donc, assure son entourage. Qui omet tout de même de préciser que la seconde fille du ministre vit à Toulouse. Et qui s’empresse, au bout de quelques minutes, de mettre tout le monde dehors, après avoir poliment refusé de répondre aux questions. Bilan de cette visite au pas de course: rien de scandaleux a priori. Mais le sentiment un peu étrange qu’aucun des deux appartements visités n’est réellement habité.

http://q.liberation.fr/photo/id/151747/r/03/02/w/459/m/1274276440
Le salon du studio Bercy aux airs d'hôtel,situé dans l'imposant bâtiment des Finances de Bercy, le 19 mai 2010

16

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Comment de tels guignols peuvent rester crédibles après ça ?
Cela dit, Amara ne l'a jamais été mais bon...

PS : Greg, si tu passes par là, est-ce que tu pourrais renommer ce thread ? Je n'arrive pas à le modifier. Merci.

Le Figaro a écrit:

Le logement de fonction d'Amara profite à ses proches

Fadela Amara explique son refus d'occuper les 120 m² mis gracieusement à sa disposition par l'Etat par son désir de «défendre la mixité sociale».

Epinglée par Le Canard enchaîné, la secrétaire d'Etat à la Ville reconnaît que certaines chambres sont utilisées «de temps en temps» par des membres de sa famille, alors qu'elle-même n'y habite pas.

Après Christian Estrosi il y a tout juste deux semaines, c'est au tour de Fadela Amara de se retrouver dans le viseur du Canard enchainé, daté de mercredi. Comme le ministre de l'Industrie, la secrétaire d'Etat à la Ville est pointée du doigt par l'hebdomadaire satirique pour héberger occasionnellement des proches dans son appartement de fonction situé place Fontenoy, dans le VIIème arrondissement de Paris. Un logement de 120 m² qu'elle n'habite pas elle-même.

Loin de l'opération de communication mise en place par son confrère du gouvernement Christian Estrosi, qui avait ouvert son logement à la presse pour prouver sa bonne foi, Fadela Amara a immédiatement reconnu les révélations du Canard.

«Personne n'habite à plein temps dans cet appartement de fonction, mais certaines chambres sont utilisées de temps en temps. Fadela Amara y héberge parfois sa famille», a ainsi indiqué une porte-parole de son cabinet. Avant de préciser: «La ministre a préféré garder l'appartement qu'elle occupe depuis plusieurs années dans le XIIIème». Pour pouvoir occuper ce deux pièces de 50 m², propriété de la Régie immobilière de la Ville de Paris, la secrétaire d'Etat s'acquitte chaque mois d'un loyer de 700 euros, charges comprises, révèle également le Canard enchaîné. Et Fadela Amara d'expliquer son refus d'occuper les 120 m² mis gracieusement à sa disposition par l'Etat par son désir de «défendre la mixité sociale».

Vue imprenable sur la Tour Eiffel, «cuistot» à disposition

Une réponse entendue par l'hebdomadaire satirique qui a toutefois décidé de voir jusqu'où allait la générosité de la secrétaire d'Etat. «L'ex-présidente de Ni putes ni soumises héberge depuis un mois un de ses frères» dans cet appartement de fonction, écrit ainsi le Canard enchaîné, en précisant qu'il devrait y rester «au moins jusque début juillet».

L'an dernier, c'est autre frère de Fadela Amara qui «avait élu domicile dans cet appartement», poursuit le journal. Avant d'ajouter qu'«à l'occasion, ces heureux sous-locataires ont le droit de profiter des talents du cuistot mis à la disposition de la sous-ministre et d'un maître d'hôtel». «Ils sont très exigeants sur ce qu'ils mangent, raconte d'ailleurs un fonctionnaire cité par le Canard. Tant sur la qualité que sur la quantité».

Le week-end, les hôtes de Fadela Amara ne sont pas en reste non plus puisqu'ils bénéficient de plateaux-repas préparé à l'avance, le personnel étant de repos le samedi et dimanche. Cerise sur la gâteau: l'appartement, situé au dernier étage d'un immeuble contemporain, offre une vue imprenable sur la Tour Eiffel.

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

FDL nl a écrit:

Comment de tels guignols peuvent rester crédibles après ça ?
Cela dit, Amara ne l'a jamais été mais bon...

PS : Greg, si tu passes par là, est-ce que tu pourrais renommer ce thread ? Je n'arrive pas à le modifier. Merci.

Le Figaro a écrit:

Le logement de fonction d'Amara profite à ses proches

Fadela Amara explique son refus d'occuper les 120 m² mis gracieusement à sa disposition par l'Etat par son désir de «défendre la mixité sociale».

Epinglée par Le Canard enchaîné, la secrétaire d'Etat à la Ville reconnaît que certaines chambres sont utilisées «de temps en temps» par des membres de sa famille, alors qu'elle-même n'y habite pas.

Après Christian Estrosi il y a tout juste deux semaines, c'est au tour de Fadela Amara de se retrouver dans le viseur du Canard enchainé, daté de mercredi. Comme le ministre de l'Industrie, la secrétaire d'Etat à la Ville est pointée du doigt par l'hebdomadaire satirique pour héberger occasionnellement des proches dans son appartement de fonction situé place Fontenoy, dans le VIIème arrondissement de Paris. Un logement de 120 m² qu'elle n'habite pas elle-même.

Loin de l'opération de communication mise en place par son confrère du gouvernement Christian Estrosi, qui avait ouvert son logement à la presse pour prouver sa bonne foi, Fadela Amara a immédiatement reconnu les révélations du Canard.

«Personne n'habite à plein temps dans cet appartement de fonction, mais certaines chambres sont utilisées de temps en temps. Fadela Amara y héberge parfois sa famille», a ainsi indiqué une porte-parole de son cabinet. Avant de préciser: «La ministre a préféré garder l'appartement qu'elle occupe depuis plusieurs années dans le XIIIème». Pour pouvoir occuper ce deux pièces de 50 m², propriété de la Régie immobilière de la Ville de Paris, la secrétaire d'Etat s'acquitte chaque mois d'un loyer de 700 euros, charges comprises, révèle également le Canard enchaîné. Et Fadela Amara d'expliquer son refus d'occuper les 120 m² mis gracieusement à sa disposition par l'Etat par son désir de «défendre la mixité sociale».

Vue imprenable sur la Tour Eiffel, «cuistot» à disposition

Une réponse entendue par l'hebdomadaire satirique qui a toutefois décidé de voir jusqu'où allait la générosité de la secrétaire d'Etat. «L'ex-présidente de Ni putes ni soumises héberge depuis un mois un de ses frères» dans cet appartement de fonction, écrit ainsi le Canard enchaîné, en précisant qu'il devrait y rester «au moins jusque début juillet».

L'an dernier, c'est autre frère de Fadela Amara qui «avait élu domicile dans cet appartement», poursuit le journal. Avant d'ajouter qu'«à l'occasion, ces heureux sous-locataires ont le droit de profiter des talents du cuistot mis à la disposition de la sous-ministre et d'un maître d'hôtel». «Ils sont très exigeants sur ce qu'ils mangent, raconte d'ailleurs un fonctionnaire cité par le Canard. Tant sur la qualité que sur la quantité».

Le week-end, les hôtes de Fadela Amara ne sont pas en reste non plus puisqu'ils bénéficient de plateaux-repas préparé à l'avance, le personnel étant de repos le samedi et dimanche. Cerise sur la gâteau: l'appartement, situé au dernier étage d'un immeuble contemporain, offre une vue imprenable sur la Tour Eiffel.

Mouais, on encule les mouches, là, non ? Elle habite pas l'appart, elle est restée dans son 50m2 dans le 13è, ce qui est tout à son honneur, l'appart est mis à sa disposition, donc il est à elle le temps de son poste ministeriel, donc qu'elle héberge quelqu'un, je ne vois pas le souci, c'est chez elle. Personne ne va vérifier si Roselyne Bachelot héberge pas sa cousine, ou si Woerth reçoit pas le correspondant allemand de son gosse par exemple.
Quant à "profiter" du cuistot j'ai envie de dire que de toutes façons il doit être dispo H24 je suppose donc qu'il le soit pour elle ou pour d'autres ... Ca ne coûte pas plus de thunes à la République que si c'était elle seule qui en profitait.

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

18

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Il n'y avait pas une circulaire comme quoi on ne mettait à disposition des ministres un logement de fonction que s'ils n'avaient pas eux-mêmes d'appartement sur Paris ?

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

19

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

FDL nl a écrit:

Comment de tels guignols peuvent rester crédibles après ça ?
Cela dit, Amara ne l'a jamais été mais bon...

Elle s'est défendue avec moins de talent que les autres langues de bois formées par l'ENA, elle n'est pas crédible au sens technocratique mais légitime au sens organisationnel et sociologique.

20

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

oui a écrit:

mais légitime au sens organisationnel et sociologique.

C'est-à-dire ? Pas compris.

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

La dernière «garden party» de l’Elysée a coûté 732.826 euros

Soit 100 euros par invité en 2009, selon les chiffres qu'a obtenus le député René Dosière auprès de Matignon.

Le député (apparenté PS) René Dosière a annoncé ce jeudi que le coût de la «garden party» du 14 juillet à l’Elysée s’était élevé, en 2009, à 732.826 euros. Soit près de 100 euros par personne invitée, selon les informations qu’il a obtenues le même jour de Matignon.

Dans une réponse écrite au député de l’Aisne, dont l’AFP a obtenu copie, les services du Premier ministre indiquent que le nombre de personnes invitées à la réception était de 7500.

«Le coût correspondant aux traiteurs est de 313.618 euros, les aménagements de tentes ont coûté 295.921 euros et les vins et le champagne 43.128 euros», peut-on lire dans la réponse. Quant aux «frais divers» («nettoyage», «impression» et «extras»), «ils se sont montés à 80.159 euros», selon Matignon.

De plus en plus d'invités

«Jusqu’à présent, le coût réel n’était pas connu, car l’Elysée - via le Premier ministre - ne communiquait qu’un coût partiel: 419.213 euros en 2007, 475.523 euros en 2008», se félicite René Dosière qui, depuis plusieurs années, s’est fait une spécialité de décortiquer le budget de l’Elysée ainsi que celui des ministères.

«Cette réponse permet de savoir que, chaque année, le nombre d’invités augmente: 5500 en 2007, 7050 en 2008 et 7500 en 2009», ajoute-t-il.

«Le dernier rapport de l’Elysée évoque "une réduction du coût par personne de l’ordre de 11%" en se gardant bien, tout comme l’année précédente, de donner le nombre d’invités ainsi que le coût global, qui n’a jamais été aussi élevé. Décidément, à l’Elysée, c’est "toujours plus"», ironise René Dosière.

(Source AFP)

Je crois que nous avons là le plus gros scandale de l'année. En pleine période de crise, où le nombre de Français en difficulté augmente, où le taux de chômage a connu une hausse très importante, où les entreprises peinent à clôturer des bilans en bénéfice, où près de 10 millions de Français sont en situation de mal-logement,  où le déficit de l'Etat atteint 140 milliards d'euros (soit près de 50% du budget de l'Etat et 7,5% du PIB) voilà que nous apprenons qu'en une soirée, le chef de l'Etat se permet de faire dépenser aux contribuables une somme colossale pour sa petite sauterie annuelle !

Il n'y a pas de mot assez durs pour qualifier cette attitude inacceptable de cette parodie de chef d'Etat, incapable de dégager une vision économique valable, incapable de faire émerger une stratégie de réforme intelligente de l'Etat, incapable de mettre en œuvre une régulation financière digne de ce nom. Capable de parler, de dire les discours que lui écrit ses conseillers, ça oui, certes, il sait bien le faire, mais incapable d'agir dans le sens de l'intérêt général. Incapable, c'est le mot qui caractérise le mieux ce parangon de président, cet Ubu. Corrumpu, c'est maintenant avéré depuis qu'un rapport de police luxembourgeoise a révélé qu'il avait avalisé en tant que Ministre du budget et directeur de campagne d'Edouard Balladur la création de l'entreprise Heine par laquelle devait transiter les retro-commissions de l'affaire agosta (sous-marin vendus au Pakistan), et les mains pleines du sang des ingénieurs de la DCN, voilà qu'il se goinfre plus que jamais sur le dos des contribuables que nous sommes, sur lesquels il a déjà renfloué les banques de ses amis de la caste dirigeante française.

Nous atteignons les sommets de l'inacceptable dans cette République qui n'en a plus que le nom. La colère ne peut que saisir n'importe quel citoyen aux tripes lorsqu'il lit que de telles insanités sont exercées au sommet de l'Etat.

732 000 euros, c'est bien plus que les économies de toute une vie pour un citoyen Français moyen. C'est injustifiable que l'on puisse effectuer de telles dépenses en si peu de temps sans que des poursuites judiciaires soient lancées à l'encontre du responsable de ce méfait.

Sarkozy mérite une révocation définitive de tous ses mandats et des poursuites judiciaires pour forfaiture.

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

*assassine marat dans sa baignoire*

un habitus de brave comptable

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Broz a écrit:

*assassine marat dans sa baignoire*

*Madame Corday [...] avec la clef Anglaise*

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.

24

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Sarko est tombé dans le buisson, c'est la faute à Besson.

25

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Est-ce qu'il y a quelqu'un qui examine les notes de frais de Richard Descoings ?

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

de source proche, Villepin aurait racheté l'immeuble où a grandi Sarko pour y mettre le siège de son nouveau parti.
Je trouve ça pitoyable...

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

mami a écrit:

de source proche, Villepin aurait racheté l'immeuble où a grandi Sarko pour y mettre le siège de son nouveau parti.
Je trouve ça pitoyable...

le monde en a fait un article ces derniers jours ...

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Ha bon, je n'avais pas vu.
Mais si tu le dis !

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

29

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Hop, deux nouveaux dans la liste.

Christian Blanc :

Le Figaro a écrit:

Christian Blanc dans le collimateur du Fisc

Christian Blanc, secrétaire d'Etat en charge du Grand Paris, a jusqu'au 30 juillet pour lever des ambiguïtés dans ses déclarations fiscales.

Le secrétaire d'Etat en charge du Grand Paris a reçu un courrier des services fiscaux lui demandant de faire la lumière sur ses déclarations d'impôts, qui soulèvent de nombreuses interrogations.

Un ministre en délicatesse avec l'inspection des Impôts, ça fait toujours mauvais genre. C'est pourquoi il a été instauré dans les années 1980 que toute personne entrant au gouvernement voyait ses déclarations de revenus examinées par le Fisc. C'est à cette occasion que Christian Blanc a reçu un courrier listant une série de questions très précises sur les revenus que lui et son épouse ont déclarés ses dernières années, rapporte Le Canard enchaîné mercredi.

Le secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale se voit sommé de répondre «avant le 30 juillet» pour vérifier l'exactitude de ses déclarations fiscales, aussi bien pour ses revenus de l'année 2008 que pour son impôt de solidarité sur la fortune (ISF) des années 2004 à 2009.

Les interrogations du Fisc concerneraient d'une part l'exactitude de la valeur des biens immobiliers détenus par Christian Blanc et son épouse une résidence principale dans le XVIe arrondissement parisien, un appartement dans le IIe, un studio dans le XVe, une villa en Tunisie, une autre en Bretagne… Les agents souhaitent également savoir si l'ancien patron d'Air France et de la RATP a mentionné «l'ensemble» de ses comptes financiers et la totalité de son ancien portefeuille boursier dans ses déclarations d'ISF. Une autre imprécision serait à l'étude concernant des actions de la banque américaine Merrill Lynch, dont il a dirigé la filiale française de 2000 à 2002.

Son épouse également visée

Par ailleurs, les revenus déclarés par la femme de Christian Blanc, chirurgien esthétique faisant foyer fiscal commun avec lui, seraient également en ligne de mire. Les Impôts auraient fait part de leur surprise face aux fluctuations d'une année sur l'autre des bénéfices de son cabinet médical, ainsi que sur la réévaluation récente depuis l'entrée de son mari au gouvernement plus précisément de sa participation dans une entreprise familiale.

Christian Blanc a assuré dans un communiqué diffusé mardi soir que cette démarche des services fiscaux était «tout à fait normale» et qu'il était «évidemment à même d'apporter à l'administration compétente les explications nécessaires permettant de répondre en toute transparence à ces questions, et cela dans les délais impartis». Avant de s'interroger lui-même sur la mise au jour de ce document confidentiel.

Dans Le Canard enchaîné, le secrétaire d'Etat revient plus en détail sur chaque point de litige. L'estimation de son patrimoine immobilier relèverait ainsi d'une querelle d'experts qui devrait se solder par une correction «de l'ordre d'epsilon» sur son ISF. Les «20 ou 25» comptes bancaires ouverts à son nom seraient en sommeil depuis plusieurs années. Et il ne possèderait plus aucune action de Merrill Lynch. «En revanche, relève l'hebdomadaire satirique, cet homme d'affaire avisé se montre plus confus quand il tente de justifier les omissions détectées par les Impôts dans la déclaration d'ISF de son couple.»

Et Christine Boutin :

Le Figaro a écrit:

Boutin épinglée pour une mission très bien rémunérée

Sortie du gouvernement en juin 2009, Christine Boutin dirige depuis le 1er décembre une mission sur la mondialisation.

L'ancienne ministre s'est vu confier par Nicolas Sarkozy une mission sur «les conséquences sociales de la mondialisation», qui lui vaut un salaire de 9.500 euros et une voiture avec chauffeur. L'intéressée dément avoir été «achetée».

Christine Boutin a-t-elle accepté une mission de l'Elysée en échange de son silence? L'ex-ministre du Logement est épinglée mercredi par le Canard enchaîné, qui révèle que Nicolas Sarkozy lui a confié un poste en or, à point nommé pour faire taire ses critiques.

La présidente du Parti Chrétien-Démocrate (allié de l'UMP) a été écartée du gouvernement Fillon lors du remaniement de juin 2009. L'ex-ministre, dépitée d'avoir été «jetée» sans ménagement, pointe alors le manque de «courage» du premier ministre. Elle refuse même la passation de pouvoirs traditionnelle avec son successeur. Durant les semaines qui suivent, la «catho de service» - comme elle s'est elle-même surnommée - multiplie les apparitions médiatiques. Répétant à l'envi qu'elle a repris sa «liberté» et n'entend plus se laisser «museler», elle le prouve en dézinguant ses ex-collègues à tout va. Fillon? «Il a tout renié». Fadela Amara? «Insignifiante». Martin Hirsh? Une «peau de hareng».

Six mois plus tard, Nicolas Sarkozy se penche à nouveau sur le sort de Christine Boutin. Nous sommes le 1er décembre : pile au moment, note le Canard enchaîné, où son traitement de ministre - 14.129 euros net par mois - arrive à son terme réglementaire. Lui échoit alors une mission sur les «conséquences de la mondialisation». A la clef, une voiture avec chauffeur, des bureaux dans le XVe arrondissement de Paris et un secrétariat particulier. Seul hic, les indemnités mensuelles ne dépassent pas 1300 euros. Qu'à cela ne tienne, le 28 avril dernier, nouvelle démarche de l'Elysée pour élever Christine Boutin au grade de «collaborateur de cabinet» d'Eric Woerth, le nouveau ministre du Travail et de la Solidarité. La rémunération passe alors à 9500 euros mensuels net, avec effet rétroactif au 1er avril.

«Ce n'est pas une mission bidon »

De là à penser que c'est une voix gênante qu'on a ainsi voulu faire taire, il n'y a qu'un pas que le Canard suggère allègrement. Depuis le 1er décembre 2009, souligne l'hebdomadaire satirique, «plus une critique de Boutin, plus un mot au-dessus de l'autre». L'intéressée dément l'idée de s'être «fait acheter par le président Sarkozy». Elle confirme les informations du Canard mais assure que «ce n'est pas une mission bidon, c'est une mission très importante, avec des rendez-vous au plus haut niveau». Une mission qui aurait pour objectif de faire des propositions pour la présidence française du G20 (novembre 2010-novembre 2011).

Concernant le niveau de son traitement, l'entourage de Christine Boutin explique que le salaire correspond à un «niveau statutaire dans la grille de la fonction publique», en vertu d'un décret d'application de la loi de finances rectificative du 6 août 2002. Selon cette source, la rémunération «a été fixée par le secrétariat général du gouvernement sur la base de ces textes» et «correspond au seul traitement de base, donc à l'exclusion notamment de l'indemnité de fonction». La rémunération «s'apparente à celle d'un directeur d'administration, d'un conseiller maître à la Cour des comptes ou d'un conseiller d'Etat», a complété Christine Boutin dans un communiqué.

30

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

L'ancienne ministre s'est vu confier par Nicolas Sarkozy une mission sur «les conséquences sociales de la mondialisation», qui lui vaut un salaire de 9.500 euros et une voiture avec chauffeur. L'intéressée dément avoir été «achetée».

Comment puis-je faire pour postuler pour une mission auprès de Sarkozy ? Je précise que mon champ de compétences est aussi vaste que celui de Boutin.

31

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Avec des missions pareilles, je crois que je vais essayer de vendre mes exposés pipo à l'Elysée plutot que sur oboulo tongue

32

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Les membres du Gouvernement reçoivent un traitement brut mensuel calculé par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois de l'Etat classés dans la catégorie dite « hors échelle ». Il est au plus égal au double de la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie.
Ce traitement est complété par une indemnité de résidence égale à 3 % de son montant et par une indemnité de fonction égale à 25 % de la somme du traitement brut et de l'indemnité de résidence.
Le traitement brut mensuel, l'indemnité de résidence et l'indemnité de fonction du Premier ministre sont égaux aux montants les plus élevés définis aux deux alinéas ci-dessus majorés de 50 %.
Le traitement brut mensuel et l'indemnité de résidence sont soumis aux cotisations sociales obligatoires et imposables à l'impôt sur le revenu suivant les règles applicables aux traitements et salaires.
II. - L'indemnité prévue à l'article 5 de l'ordonnance n° 58-1099 du 17 novembre 1958 portant loi organique pour l'application de l'article 23 de la Constitution est égale au total du traitement brut, de l'indemnité de résidence et de l'indemnité de fonction définis au I du présent article. La part de cette indemnité égale à la somme du traitement brut mensuel et de l'indemnité de résidence est soumise aux cotisations sociales obligatoires et imposable à l'impôt sur le revenu suivant les règles applicables aux traitements et salaires.

Aller je fais le travail que le journaliste n'a pas fait, c'est à dire vérifier les informations données par "l'entourage". Et la quelle surprise on lit bien le double du traitement HEA. Sachant que les conseillers d'etat et les autres corps cité sont HEC,HED en toute fin de carrière. Sans connaitre les primes précisement je pense pas que ca atteint 10KE+1 secretaire+ voiture de fonction + bureau particulier. C'est vraiment de l'enfumage... Apparament elle est toujours payé par le SGG, je ne comprends pas qu'elle est son titre exact, je n'ai pas trouvé de décret de nomination sur légifrance. Bref un scandale de plus qui ne fera sans doute réagir personne...

33

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

pas lu l'article du figaro, effectivement c'est plus clair. Mais je vois pas vraiment à quels décrets ils faisaient références.

34

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Il faut faire les totaux  : gra?e à sa mission, sa retraite de parlementaires et autres, la brave dame passe à 18000 euros par mois.

Une indemnité de conseillère générale, une retraite de parlementaire. Mais cette mission n'est pas la seule source de revenus de Christine Boutin. Comme le soulignait le blogueur Authueil, Mme Boutin touche également sa retraite de députée et son indemnité de conseillère générale. Une information confirmée au Monde.fr par un conseiller de l'ex-ministre.

Il faut donc ajouter aux 9 500 euros mensuels de la mission, une indemnité de conseillère générale des Yvelines de 2 605 euros brut. Et sa retraite de parlementaire – sachant qu'elle a siégé de 1986 à 2007, celle-ci peut s'élever à près de 6 000 euros mensuels. Soit un total qui avoisine les 18 000 euros par mois.

http://www.lemonde.fr/politique/article … 23448.html

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Réaction du Ministre intéressé...

On se demande un peu ce que Boutin peut apporter sur le débat relatif aux conséquences sociales de la mondialisation. une bigote qui s'est illustrée par son incompétence au Ministère du logement, une femme politique qui se classe à la droite de la droite... Vraiment, il fallait recaser une emmerdeuse pour la calmer, vu comme elle avait mal pris son départ du gouvernement... Elle défend avec combativité son poste, on la comprend, pour 9500 euros par mois, je te défends tout ce que tu veux avec véhémence et droite dans me bottes !

Pour Woerth, Boutin doit renoncer au cumul retraite-rémunération

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 10/06/2010 à 09:10



Christine Boutin affirme "comprendre" que sa rémunération pour sa mission sur la mondialisation "puisse choquer", tout en justifiant ce salaire par la loi. Le ministre du Travail, Eric Woerth lui demande de "renoncer à la partie qui dépasse les 9500 euros".
Christine Boutin (C), présidente du Parti Chrétien-Démocrate (PCD) affilié à l'UMP, visite une usine le 21 octobre 2009 à Ballan-Miré près de Tours

Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien-Démocrate affilié à l'UMP, visite une usine le 21 octobre 2009 à Ballan-Miré près de Tours

"Oui il y a un télescopage. Je comprends que cela puisse choquer. Mais je n'y peux rien. La loi est comme ça", affirme Christine Boutin dans une interview accordée au Parisen ce jeudi 10 juin.

L'ancienne ministre du Logement tente d'éteindre la polémique sur sa rémunération de 9.500 euros mensuels pour une mission sur la mondialisation, après les révélations du Canard Enchaîné.

Si elle confirme toucher 6.000 euros de retraite parlementaire et 2.000 euros comme conseillère générale des Yvelines, elle ne perçoit pas sa retraite de sécurité sociale "car je n'ai pas pu faire valoir mes droits tant que j'étais députée puis ministre et je ne le peux toujours pas avec cette mission", détaille-t-elle.

L'ex membre du gouvernement Fillon, qui avait laissé entendre qu'elle pourrait être candidate en 2012, dément une nouvelle fois toute arrière-pensée politique dans cette mission confiée par l'Elysée.

"Je suis profondément indignée qu'on mette en cause ma mission et qu'on laisse croire qu'on m'aurait achetée pour me faire taire".

Woerth veut rendre le cumul illégal

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a proposé jeudi que soit publiée la liste des personnalités ayant reçu une mission du gouvernement, et les modalités financières de ces travaux, après la controverse déclenchée par la mission octroyée à Christine Boutin.

Les propositions du ministre du Travail Eric Woerth vont au-delà: "Je vais demander à Christine Boutin de prendre en compte cette polémique qui ne doit pas durer, pour renoncer à la partie qui dépasse les 9.500 euros, c'est-à-dire de renoncer au cumul entre sa pension de retraite et la rémunération qu'elle a avec sa mission", a-t-il expliqué ce 10 juin sur Europe 1.

Le ministre réfléchit aussi à "rendre rendre non cumulable la retraite de parlementaire et une rémunération publique, liée à une fonction publique. Ca c'est aujourd'hui légal, nous pouvons le rendre illégal, et nous pouvons l'empêcher".

Le ministre a précisé qu'il devait rencontrer dans la journée le président de l'Assemblée et le président du Sénat, pour reparler de la retraite des parlementaires, et qu'ils "discuteraient de tout ça".

36

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Un de plus :

Le Figaro - AP a écrit:

Raincourt admet un cumul de revenus

Le ministre des Relations avec le Parlement Henri de Raincourt a admis aujourd'hui cumuler son salaire de ministre et une "petite partie" de sa retraite parlementaire, en tant qu'ancien sénateur.

Interrogé sur la chaîne Public Sénat en pleine polémique sur le salaire de Christine Boutin, "à titre personnel, je perçois mon indemnité de ministre", a-t-il expliqué, ajoutant à propos de sa retraite de sénateur: "Je n'en sais rien (...) C'est-à-dire que je n'ai pas le nombre d'années nécessaire pour percevoir la retraite globale de parlementaire". Le ministre a précisé en toucher "une petite partie sans doute".

"Ce que je pense, c'est qu'en réalité il faut absolument remettre tout ça à plat avant de personnaliser les choses", a-t-il poursuivi à propos du cumul des indemnités, des rémunérations pour un travail ou une mission, ou encore des retraites du privé comme du public.

Ce matin, le ministre du Travail Eric Woerth a proposé sur Europe-1 de rendre illégal le cumul d'une retraite de parlementaire avec "une rémunération publique liée à une fonction publique".

Le salaire de base d'un ministre est d'environ 14.000 euros. Henri de Raincourt a été sénateur de l'Yonne de 1986 à 2009.

37

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Reuters a écrit:

Christine Boutin renonce à sa double rémunération

Christine Boutin a annoncé qu'elle renonçait à la rémunération de 9.500 euros par mois dont elle bénéficie pour une mission confiée par l'Elysée sur les conséquences sociales de la mondialisation.

L'ancienne ministre du Logement a précisé sur France 2 qu'elle poursuivrait cette mission de "façon gracieuse" et qu'elle conserverait sa retraite de parlementaire.

"J'ai entendu les Français qui ont de petits salaires qui, aujourd'hui, ne peuvent pas comprendre qu'il y ait ainsi un responsable politique qui ait une rentrée d'argent de près de 18.000 euros", a-t-elle expliqué.

Deux poids lourds de la majorité, le ministre du Travail Eric Woerth et le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, avaient pressé Christine Boutin de renoncer à sa double rémunération, une affaire qui embarrasse la droite au moment où le gouvernement prépare les Français à d'importantes mesures d'économie.

38

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Hussard nl a écrit:

"J'ai entendu les Français qui ont de petits salaires qui, aujourd'hui, ne peuvent pas comprendre qu'il y ait ainsi un responsable politique qui ait une rentrée d'argent de près de 18.000 euros", a-t-elle expliqué.

J'adore. Elle "entend les Français" une fois que le Canard enchaîné a sorti l'info, comme de par hasard.

Sinon, concernant les autres ministres :

Le Figaro a écrit:

Plusieurs ministres bénéficient d'une double rémunération

Michèle Alliot-Marie, Henri de Raincourt et Roselyne Bachelot sont concernés par le cumul des rémunérations.
Le ministre des Relations avec le Parlement a admis cumuler son salaire de ministre et une «petite partie» de sa retraite parlementaire, en tant qu'ancien sénateur. Alliot-Marie et Bachelot sont également concernées.

Après Christine Boutin, c'est au tour d'Henri de Raincourt d'être dans le viseur du ministre du Travail et des Affaires sociales, Eric Woerth. Alors que ce dernier entend interdire à l'avenir le cumul des rémunérations, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Henri de Raincourt a admis jeudi toucher «une petite partie» de sa retraite de sénateur, en plus de son indemnité de ministre.

Interrogé sur Public Sénat, l'ancien sénateur (1986-2009) a affirmé ne pas connaître le montant de sa retraite actuelle, n'étant pas, selon ses propres mots, «au taquet» sur cette question. «Je n'ai pas le nombre d'années nécessaire pour percevoir la retraite globale de parlementaire», a expliqué Henri de Raincourt, admettant toutefois en toucher «sans doute une petite partie».

«Il faut absolument remettre tout ça à plat avant de personnaliser les choses, a poursuivi le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement. Ce n'est pas Monsieur X ou Madame Y. C'est dans quelles conditions on peut toucher des indemnités, on est rémunéré pour un travail, pour une mission. Dans quelles conditions - si on a l'âge et les conditions requises - on peut simultanément percevoir sa retraite du privé ou du public». Et Henri de Raincourt de mettre en garde : «On est en train de tirer une pelote, il faut quand même faire attention».

Michèle Alliot-Marie et Roselyne Bachelot également cumulardes

Solidaire, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui a siégé 14 ans à l'Assemblée nationale, a déclaré vendredi matin cumuler également son salaire de ministre et sa retraite parlementaire. «Un ensemble de ministres» cumule retraite parlementaire et indemnités ministérielles, a-t-elle expliqué, précisant que c'était le cas de «tous ceux qui ont plus de 60 ans», notamment Michèle Alliot-Marie et Henri de Raincourt. Un cumul qui est pour l'heure légal. «Si la législation change, on fera comme le dira la législation», a promis Roselyne Bachelot.

Après la polémique suscitée par la double rémunération de Christine Boutin, le ministre du Travail, Eric Woerth, a en effet affirmé qu'il envisageait de «rendre non cumulable» la retraite de parlementaire et une rémunération liée à une fonction publique.

Le salaire des ministres s'élève à quelque 14.000 euros mensuels, selon les chiffres récemment publiés par le socialiste René Dosière. La retraite moyenne d'un sénateur est quant à elle de 4.442 euros net par mois. Elle est calculée au prorata de la durée des annuités acquises et dans la limite d'un plafond élevé progressivement à quarante et une annuités en 2012. Pour pallier la précarité de la fonction, les parlementaires bénéficient toutefois de la possibilité de cotiser double pendant 15 ans. Selon le site du Sénat, les sénateurs peuvent ainsi, au bout de ces 15 premières années de leur mandat, acquérir «par demi-cotisations deux annuités et demie au cours des cinq années suivantes».

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

De mieux en mieux, après les soupçons de fraude fiscale, l'ABS:

Christian Blanc s'est fait payer 12.000 euros de cigares par l'Etat

http://www.liberation.fr/politiques/010 … par-l-etat

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

40

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Libé a écrit:

son nouveau chef de cabinet Jean-Marie Boutin

Ah-ah.

41

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Elle aurait mieux fait de fermer son large clapet, celle-là. Mais bon, une fois n'est pas coutume.

Le Figaro a écrit:

Le luxueux séjour de Rama Yade en Afrique du Sud

Selon Le Canard Enchaîné, une suite à 667 euros la nuit était réservée à Georgetown pour la secrétaire d'Etat aux Sports. Celle-ci avait suscité la polémique en critiquant «le clinquant» de l'hôtel de l'équipe de France.

Tel est pris qui croyait prendre. Quelques jours après avoir critiqué le «clinquant» de l'hôtel des Bleus en Afrique du Sud et «appelé les instances du football à la décence en temps de crise», Rama Yade risque à nouveau d'essuyer une série de réprimandes. Dans son dernier numéro, le Canard enchaîné affirme que la chambre d'hôtel retenue pour le passage de la secrétaire d'Etat aux Sports était plus chère encore que celles des joueurs de l'équipe de France.

Selon l'hebdomadaire satirique, la benjamine du gouvernement devait passer deux nuits dans un hôtel cinq étoiles de Georgetown, où une «junior suite» à 667 euros par jour avait été réservée pour elle, et cinq autres chambres à 340 euros pour des membres de son cabinet. Après la vive polémique suscitée par ses propos concernant l'hôtel des Bleus - la Fédération française de football paie 589 euros la chambre double par joueur -, Rama Yade aurait voulu annuler la réservation. En vain, le ministère de la Santé ayant déjà payé la facture, et l'hôtel ne remboursant pas la somme encaissée.

Un séjour à 45.000 euros

Toujours selon le Canard enchaîné, la secrétaire d'Etat a finalement passé deux nuits dans la résidence du consul de France, et une troisième nuit dans une chambre d'hôte à 120 euros. Au total, l'hebdomadaire estime que le séjour en Afrique du Sud de la secrétaire d'Etat a coûté au minimum 45.000 euros, dont 37.000 euros en billets d'avion en classe affaire sur Air France pour elle et ses collaborateurs.

Dans un communiqué, le secrétariat de Rama Yade s'est justifié en indiquant qu'une «pré-réservation de précaution avait été faite par l'Ambassade au début du mois de mai, compte tenu des travaux engagés à la Résidence de France et des contraintes hôtelières liées aux réservations durant la Coupe du monde. Le choix de descendre à la Résidence, au Cap (...), a toujours été privilégié par la secrétaire d'Etat».

Rama Yade a ensuite tenu «à préciser qu'elle n'était accompagnée que de trois membres de son cabinet et de son officier de sécurité (...) et qu'elle a effectué cinq vols durant ce séjour : Paris-Londres en classe économique, Londres-Le Cap en classe affaires, Le Cap-George en classe économique, George-Johannesbourg en classe économique, Johannesbourg-Paris en classe affaires. On est donc loin des constructions imaginaires présentées par le Canard enchaîné», conclut le texte du secrétariat d'Etat aux Sports.

Paillé : «Des comportements à revoir»

Contacté par Lefigaro.fr, le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a estimé que la secrétaire d'Etat aux Sports avait «bien fait d'annuler la réservation de cette chambre, même si le remboursement n'a pas pu être réalisé». Cette information «prouve toutefois qu'il reste des comportements à revoir dans l'administration publique», a-t-il relevé.

Dans un sondage réalisé la semaine dernière sur Lefigaro.fr, 76% des internautes estimaient que Rama Yade avait eu raison de critiquer le prix de l'hôtel des Bleus en Afrique du Sud. Mais ses critiques avaient valu à la plus populaire des membres du gouvernement de vives réprimandes, notamment de la part de François Fillon et de Nicolas Sarkozy.

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Je réagis aux annonces d'aujourd'hui sur la réduction du train de vie de l'Etat, avec notamment  la fin de la garden party de l'Elysée, la fin des chasses présidentielles et le rappel à l'ordre des Ministres sur la nécessité de payer sur leurs deniers personnels leurs achats privés.

Je dois dire d'abord être heureux de voir que le gouvernement a fini par se remettre en question. Depuis des années, nombreux sont ceux à demander que ce soient d'abord les dépenses des bureaucraties - et particulièrement des bureaucraties dirigeantes de l'Etat - qui réduisent leurs dépenses au lieu des services opérationnels. Les hauts niveaux de gouvernance, après plusieurs années de coupes sévères sur les postes opérationnels (non remplacement d'un fonctionnaire de terrain sur deux notamment) annoncent ENFIN vouloir faire des efforts.

Content donc, certes, mais circonspect devant ces mesures somme toute symboliques. On verra d'ici deux ans de quels effets ces annonces seront suivies. A ce titre, il faut relever que la semaine dernière, les dispositions de la loi sur les prises illégales d'intérêts des élus ont été assouplies. On en a moins parlé dans la presse...

Ensuite, rappelons en ce qui concerne les dépenses personnelles des Ministres que la règle énoncée par la Présidence dans sa lettre au Premier Ministre n'est qu'un rappel de la jurisprudence de la Cour des Comptes, qui oblige tout agent public à rembourser sur ses deniers personnels les dépenses de deniers publics qui auraient été faites pour des achats privés. On appelle ça la gestion de fait, lorsqu'un ordonnateur (en gros un décisionnaire de la dépense) se serait comporté en comptable public (le payeur). Et la gestion de fait est sanctionnée, exactement comme le dit le Chef de l'Etat dans la lettre au Premier Ministre, par le remboursement des sommes indûment utilisées ou insuffisamment justifiées par les ordonnateurs. Rappelons à ce sujet que le Président de la République lui-même a du rembourser 14 000 euros de dépenses personnelles. Plus généralement, ces annonces arrivent bien tard, après des années de gonflements très importants des crédits des plus hautes institutions et notamment de la Présidence. On ne fera pas là la liste de ces hausses lourdes, René Dosière a réalisé dans ce domaine un travail exceptionnel.

Enfin, on apprend le même jour que les préfets gagnent depuis l'année dernière une prime au mérite "selon leurs résultats". Cette politique est dangereuse à deux égards. D'abord, elle crée un exemple au sommet de la hiérarchie administrative déconcentrée de dépenses importantes (ces primes s'élèvent de 14 000 à 66 000 euros par an). Voilà une non-économie. Le deuxième danger, beaucoup plus grave, réside dans les choix publics faits sur les critères de ce mérite. On le sait, ce sont les contraventions et le nombre d'interpellations (voire pire, de gardes à vue) qui déterminent ces fameux "résultats". Et là, on le voit, l'autorité publique tend non seulement à se comporter comme un chasseur d'amendes, mais aussi et surtout, tend à donner la priorité à la résolution de problèmes anecdotiques mais rapportant beaucoup d'argent en amendes plutôt qu'aux affaires graves qui demandent du temps pour leur résolution.

Notons par ailleurs que les chasses présidentielles avaient déjà été remplacées par des battues dites "de régulation" en 1995, et rétablie en 2007.

Ces annonces marquent par ailleurs un profond affaiblissement du régime de Nicolas Sarkozy, empêtré non seulement dans divers scandales (dont certains graves, relevant de la corruption caractérisée ayant entraîné des morts, cf. l'affaire du karachigate) qui vont largement à l'encontre des orientations générales prônées par les divers discours des différents caciques du régime. Il s'agit par ces annonces faites à grands renforts de tambours et trompettes de contrer l'image désastreuses que les diverses dépenses faites par l'UMP et les différents féaux de la sarkozie sur les deniers de l'Etat ont laissées dans l'opinion. Il est urgent d'éteindre l'incendie provoquée par les différents exemples d'actions qui ont pu de façon régulière laisser penser que nous assistons depuis trois ans à une privatisation larvée de l'Etat à l'avantage des cercles proches et moins proches qui gravitent autour du pouvoir. Il faut dire que les conflits d'intérêts récents qui ont affaibli la position du Ministre en charge de la réforme perçue comme la plus importante par la sarkozie ont largement entamé la crédibilité du gouvernement.

Plus généralement, au regard des nécessités de la politique générale dont ce pays aurait besoin, il faut impérativement que ces annonces d'efforts et d'économies au sommet de l'Etat, louables au demeurant dans leurs intentions, se traduisent par un redéploiement en terme de postes opérationnels, dont les territoires ont besoin, et qui par les salaires qu'ils impliquent, notamment pour les jeunes (les emplois jeunes avaient eu un effet "keynesien" massif avec de fortes implications positives sur la consommation des ménages). C'est à cette condition que cette "rigueur" peut avoir un effet positif et ne pas obérer les chances de relance et de redémarrage de l'économie.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Une cafetière à 25000 euros pour Sarkozy dans son avion
dassault 7x

Alors qu'il passe Noël et le nouvel an loin de la France, au Brésil, une nouvelle dépense de Nicolas Sarkozy aux frais du contribuable risque de faire du bruit.

On savait déjà que dans sa quête de reconnaissance, Nicolas Sarkozy voulait un avion comme les grands, comme les américains. Il s'est donc fait payer par le ministère de la défense, pour plus de 200 millions d'euros, un avion comme celui du Président des USA. Le Chef d' Etat-Major de l' Armée de Terre a voulu peut-être être ironique quand il a dit lors de son audition par l'assemblée nationale qu'il ne demandait pas 100 millions supplémentaires car il connaissait la situation du pays ...alors même que les soldats français en Afghanistan sont sous-équipés ..

Nicolas Sarkozy en a donc aussi profité pour demander 2 Falcon 7X, les derniers nés des jets de Dassault mais le problème était que de nouveaux modèles n'étaient pas disponibles avant longtemps. C'est donc un bon ami du président de la République, Vincent Bolloré, qui a cédé sa place en liste d'attente du 7X pour que Nicolas Sarkozy puisse avoir son joujou. Les militaires qui devaient signer la facture ont donc pu remplir l'ordre présidentiel avec quelques ajouts comme par exemple une machine à café à 25000 euros !

On ne sait pas si c'est Carla Bruni qui a choisi la cafetière mais on espère que pour ce prix, Nicolas Sarkozy va pouvoir faire le malin devant les autres chefs d' état et que sa frénésie de dépense du budget public sera un peu apaisée ...

PS :  visiblement le bal des sous publics continue; malgré une dette publique énorme et une crise économique de grande ampleur, Nicolas Sarkozy continue de soigner sa personne: une douche à 245 572 euros construite pour un sommet, à 500 m de l' Elysée, à l'usage personnel de Nicolas Sarkozy !

En plus de la cafetière, il y aura dans l'avion de sarkozy des meubles sur mesure et un four à pizza !!

http://www.impots-utiles.com/une-cafeti … -avion.php

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Je suis la première à m'offusquer mais excuse moi, c'est quoi une cafetière à 25 000€???

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

45

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Une cafetière livrée par Georges Clooney.

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

6pi a écrit:

Une cafetière livrée par Georges Clooney.

Et à son effigie.

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.

47

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Voilà un exemple qu'il serait bon de suivre :

Le Monde a écrit:

En Allemagne, on ne plaisante pas avec l'argent du contribuable. La rémunération des politiques et les dépenses allouées à l'exercice de leurs fonctions sont non seulement plafonnées par la loi, mais également rigoureusement contrôlées par la société civile. Tout écart est immédiatement sanctionné, les politiques allemands sont tenus de montrer l'exemple, surtout en temps de crise.

Suite à l'adoption du plan d'austérité par le gouvernement début juin, qui prévoit de réduire les dépenses publiques de 80 milliards d'euros d'ici à 2014, les députés et les ministres ont ainsi annoncé renoncer à l'augmentation de leurs indemnités parlementaires prévues en 2009. La décision n'aurait pas pu attendre tant les chiens de garde de l'argent du contribuable sont réactifs en Allemagne. L'influente association des contribuables allemands, qui compte pas moins de 320 000 adhérents, veille ainsi scrupuleusement au respect des règles concernant les rémunérations et dédommagements des politiques. Un lobby puissant et bien organisé, qui édite notamment un rapport annuel pointant du doigt toutes les dépenses de l'Etat qu'il considère comme excessives ou inutiles.

DÉMISSIONS ET DÉTRACTEURS

La presse surtout est particulièrement vigilante. Le rapport de la Cour des comptes allemande fait chaque année l'objet d'une attention toute particulière. Aussi minimes soient-elles, les "affaires" d'utilisation privée des fonds accordés aux politiques pour l'exercice de leurs fonctions font l'objet d'une vaste couverture médiatique. Ainsi, Ulla Schmidt (SPD), ministre de la santé du premier gouvernement Merkel, se retrouve au cœur d'une polémique à l'été 2009, lorsque sa voiture de fonction, une Mercedes Classe-S d'une valeur de 93 000 euros, est volée… en Espagne, où elle passe ses vacances. La ministre s'est aussitôt expliquée, invoquant des rendez-vous professionnels effectués au cours de son séjour dans la péninsule et justifiant le remboursement des frais occasionnés pour l'usage privé de la voiture.

Ses allégations sont rigoureusement contrôlées, et elle obtient finalement gain de cause, sans faire taire ses détracteurs pour autant. Ceux-ci s'interrogent sur l'utilisation "adaptée" des biens mis à la disposition des députés pour l'exercice de leurs fonctions dans une polémique qui met plusieurs semaines à retomber.

En 2002, ce sont les députés Cem Özdemir (Verts) et Gregor Gysi (parti d'extrême gauche) qui se voient contraints à la démission pour avoir utilisé à des fins privées les points miles accumulés lors de leurs déplacements professionnels. Selon une disposition adoptée par le conseil des sages du Bundestag en 1997, les miles accumulés doivent normalement être mis à la disposition du Parlement afin de financer les déplacements des autres députés.

"EN FRANCE, ON TOLÈRE"

Même les frais de représentation de la chancellerie sont passés au peigne fin. Angela Merkel se voit reprocher, en 2009, d'avoir invité une trentaine de représentants du monde économique, politique et scientifique à une réception donnée "à l'occasion" du 60e anniversaire de Josef Ackermann, directeur de la Deutsche Bank. Si, en filigrane, c'est la question de la proximité du monde politique avec les lobbies qui est soulevée, la chancelière doit se justifier de la pertinence de l'utilisation des fonds publics.

Pour Martin Koopann, expert des relations franco-allemandes, cette attention extrême portée à l'utilisation des fonds publics fait partie intégrante de la culture politique allemande. Contrairement à la France, l'Etat allemand accorde beaucoup moins d'importance à la représentation qu'il peut donner de lui-même, ce qui vaut également pour ses représentants.

"En France, on tolère, voire on attend de l'Etat qu'il dépense suffisamment pour entretenir son image de prestige. L'annulation de la garden-party de l'Elysée annoncée par Nicolas Sarkozy me semble une mesure 'cosmétique', et je m'interroge sur la question de savoir si l'on économise au bon endroit, si cette mesure s'inscrit dans un programme de réduction des dépenses qui paraisse cohérent aux yeux de la population."

http://www.lemonde.fr/economie/article/ … id=1360667

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

48

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Non l'exemple n'est pas forcément bon à suivre.
En Allemagne, l'immense majorité des députés maintient une activité professionnelle en plus de la députation ce qui nuit à l'efficacité du Parlement et évidemment pose divers problèmes, de l'emploi du temps au conflit d'intérêt. Un député payé au lance-pierre n'est pas un député motivé par son travail et a les même réactions que n'importe qui face à job sous rémunéré: aller voir ailleurs.

49

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

Trèfle nl a écrit:

Non l'exemple n'est pas forcément bon à suivre.
En Allemagne, l'immense majorité des députés maintient une activité professionnelle en plus de la députation ce qui nuit à l'efficacité du Parlement et évidemment pose divers problèmes, de l'emploi du temps au conflit d'intérêt. Un député payé au lance-pierre n'est pas un député motivé par son travail et a les même réactions que n'importe qui face à job sous rémunéré: aller voir ailleurs.

Il serait bon de se renseigner un minimum et de citer ses sources. Par ailleurs, ta conception du "lance-pierre" me paraît pour le moins curieuse (près de 12000 euros par mois en comptant "le forfait pour les dépenses générales"...)
Le raisonnement ne tient pas, puisque les députés allemands sont mieux payés que les députés français !!

Et mon point (comme celui de l'article d'ailleurs) ne portait pas sur l'indemnité per se mais bien sur le contrôle par la société civile des dépenses des politiques.

La rémunération des députés (en Allemagne)
Elle s'élève à 7 668 euros (imposables) par mois. A cela s'ajoutent un forfait accordé pour les "dépenses générales" liées à la fonction, qui s'élève à 3 969 euros par mois. (RPC : soit en brut 11637 euros)

Les parlementaires ont le droit de recruter des collaborateurs pour un montant total de 14 712 euros (coût pour l'employeur) par mois, financé par le Bundestag. A ces rémunérations s'ajoutent des rémunérations complémentaires financées par les partis pour les chefs de groupes parlementaires.

Avantages en nature : utilisation gratuite des trains de la Deutsche Bahn ; voiture de fonction à l'intérieur de Berlin (usage strictement limité aux déplacements liés à la fonction) ; une indemnité de 12 000 euros par an pour frais de bureau et de communication ; un bureau meublé au siège du Bundestag d'une taille de 54 m2, qui doit suffire pour le député et son assistant, ainsi que le mobilier.

source : http://www.lemonde.fr/economie/article/ … id=1360667



http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/indemnite.asp#indemn a écrit:

La rémunération des députés en France
Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958.
L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.
S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %.
Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction".
Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence).
Depuis le 1er octobre 2009, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :

- Indemnité de base
5 487,25 €

- Indemnité de résidence (3 %)
164,62 €

- Indemnité de fonction (25 % du total)
1 412,97 €

   Soit brut mensuel
7 064,84 €

source : http://www.assemblee-nationale.fr/conna … asp#indemn

Last edited by RPC (30-06-2010 10:18:10)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le scandale du train de vie et des notes de frais de Nicolas Sarkozy

En plus, l'on peut se poser la question de savoir si, en soi, une personne travaillant à un certain niveau de responsabilité politique, qu'il soit élu ou nommé, ne doit travailler QUE pour la joie de son prochain, la gloire de son pays et le rétablissement de telle ou telle situation à telle ou telle échelle et NON pour telle ou telle rétribution, ou s'il ne doit être QUE défrayé des frais éventuels liés à la représentation de sa fonction, ou s'il peut/doit percevoir des émoluments en échange d'un service rendu à la collectivité.

Il me semble que dans les pays scandinaves, n'importe quel citoyen peut demander, et obtenir, les diverses notes de frais de n'importe quel élu. Un reportage, il y a quelques années, avait tenté la même chose en France, où la journaliste allait dans une maire, il me semble, et demandait la même chose. La réaction du personnel était assez ... intéressante.

Last edited by Chico Dou Brazil (30-06-2010 10:18:28)

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.