Topic: L'affaire Frédéric Mitterrand

Marine le Pen à propos de La mauvaise vie :

http://www.youtube.com/watch?v=CJJzsQecmyc


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« Hit me right in my white guilt »

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

*Fragrance* a écrit:

Marine le Pen à propos de La mauvaise vie :

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Extrait du livre La Mauvaise Vie, de Frédéric Mitterrand (Edition Robert Laffont, 360 p., 2005), pages 293 à 307.


Le garçon marche dans la nuit à quelques pas devant moi. Pantalon de teinte sombre ajusté sur les hanches, étroit le long des jambes; tee-shirt blanc qui comme au contour des épaules et à la ligne du dos; bras nus, une Swatch au poignet, cheveux noirs avec des reflets brillants, dégagés sur la nuque. Démarche souple, allure tranquille, tout est beau, net, irréprochable. Il ne se retourne pas, il sait que je je suis et il devine sans doute que cet instant où je le regarde en profil perdu, de près et sans le toucher, me procure un plaisir violent. Il a l'habitude. C'est le quatrième depuis hier soir, j'ai voulu passer par un club que je ne connaissais pas encore avant de rentrer à l'hôtel et je l'ai aussitôt remarqué. Il n'y a que pour ceux qui ne les désirent pas qu'ils se ressemblent tous. Il se tenait comme les autres sur la petite scène, les mains croisées en arrière pour bien marquer le corps dans la lumière, en boxer short immaculé, le côté saint-Jean Baptiste qu'ils retrouvent instinctivement et que les pédés adorent, mais le visage fermement dessiné, l'expression avec du caractère, regard sans mièvrerie et sourire sans retape, un charme immédiat qui le détachait du groupe des enjôleurs professionnels. J'imaginais Tony Leung à vingt ans. Il a ri comme s'il avait gagné à la loterie quand j'ai fait appeler son numéro et lorsqu'il est venu près de moi, j'ai deviné brièvement l'odeur de sa peau, eau de Cologne légère et savon bon marché; pas de ces parfums de duty free dont ils raffolent en général. Il avait l'air vraiment content d'aller avec moi; j'ai senti qu'il serait vif et fraternel. Les rats qui grouillent dans la ruelle détalent à notre passage, les néons disparaissent derrière nous dans la pénombre, les remugles des poubelles s'estompent dans la chaleur poisseuse, et le vacarme assourdissant de la techno qui dégorge par les portes ouvertes de tous les autres club accentue cette impression de privation sensorielle où je concentre toute mon attention uniquement sur lui et sur ce que j'en attends. Mauvaise musique grossièrement frelatée au synthé sur des standards que l'on ne reconnaît plus mais dont le rythme infernal bombarde tout le quartier, fait chanceler entre excitation et hébétude et saoule le désir qui tambourine contre les tempes. Ça baisse un peu dans le souterrain qui mène au parking de l'hôtel. Il élève ses quinze étages de médiocre confort international au-dessus du flot populeux et du magma des boîtes et des gargotes, abritant une clientèle pas trop friquée de tour operators qui sort le jour en groupes serrés et tâte furtivement du grand frisson et de la rigolade à souvenirs avant de se coucher tôt derrière les doubles vitrages climatisés. Mais il plonge ses racines dans un sol autrement plus fertile : la sorte de grotte où le gang des chauffeurs de taxi se livre à des parties de cartes vociférantes dans une atmosphère de tripot pour films de kung-fu commande l'accès à une série de chambres sans fenêtre que se louent ordinairement à l'heure, et pour longtemps, voire à perpétuité si on veut en finir et y mettre le prix. Ce n'est certainement pas le pire endroit pour mourir, anonymat et discrétion assurés. De vilains jeunes gens qui n'auraient eu aucune chance sur la rampe à numéros prennent leur revanche en s'affairant devant les caves à plaisir : ils détiennent les clefs, assurent la circulation qui peut être dense, relèvent les compteurs, font le ménage entre les passes. Plutôt sympatiques au demeurant : ils prétendent connaître tous les garçons par leurs noms et traitent les habitués à pourboires en jouant la comédie d'un service de palace. Le réduit et la salle de bains sont très propres : serviettes sous cellophane, housse en papier sur le lit sans drap, moquette neuve, ventilateur chromé, des miroirs un peu partout et même au plafond pour qui ça intéresse. Le room valet, comme il se désigne élégamment lui-même, fait une tentative pour me montrer comment marche la télévision et, jaugeant mon air apparemment défait, me propose à tout hasard des cassettes sans doute destinées à me ranimer. On rit un peu sans bien se comprendre, je lui refile les billets pour deux heures avec de quoi s'offrir une autre dent en or et il sort en chantonnant. Nous sommes seuls. Mon garçon n'a pas dit un mot, il se tient devant moi, immobile, le regard toujours aussi droit et son demi-sourire aux lèvres. J'ai tellement envie de lui que j'en tremble.

Ce n'est pas seulement lui qui explique la force de mon attirance, c'est aussi la mise en scène si bien réglée qui m'a fait découvrir sa présence. Dans chaque club, les garçons se tiennent sur la scène très éclairée par petits groupes de quatre ou six ; ils portent la tenue distincte de l'établissement et de sa spécialité, minimale et sexy : maillot 1900 à bretelles ou cycliste pour les athlètes, boxers shorts, strings pour les minets ou pseudo-voyous, les follassons ont droit à des mini-jupes. Ils demeurent immobiles, silencieux, corps bien droit et jambes légèrement écartées, l'air absent ou souriant selon la classe du club où la catégorie supérieure demanderait plutôt qu'ils se montrent impassibles, au moins en début de soirée, et tous le regard perdu vers la semi-obscurité de la salle en contrebas, la pénombre d'où la clientèle les observe en se faisant servir des verres. Le numéro est accroché à l'aine, en évidence. La plupart d'entre eux sont jeunes, beaux, apparemment épargnés par la dévastation qu'on pourrait attendre de leur activité. J'apprendrai plus tard qu'ils ne viennent pas tous les soirs, sont souvent étudiants, ont une petite amie et vivent même parfois avec leur famille, qui prétend ignorer l'origine de leur gagne-pain. En revanche, ils ont tous un portable, un e-mail pour retrouver ailleurs et à tout moment leurs customers les plus accrochés, ce qui laisse supposer que les clubs prélèvent un pourcentage trop important et qu'ils n'ont de cesse de pouvoir se débrouiller seuls. Quelques-uns sont plus âgés et il y a aussi un petit contingent de malabars mal dégrossis qui a manifestement son public. C'est le côté menines de l'exposition : leur présence fait ressortir la séduction juvénile de tous les autres. Au rythme de la sempiternelle techno, après trois minutes, deux cèdent leur tour et retournent en coulisses, une autre paire les remplace et ainsi de suite. Quand toute la troupe est passée sous les feux de la rampe, une manière de finale rameute l'ensemble sur un air plus triomphal façon Gloria Gaynor, les garçons abandonnent leur maintien hiératique, se parlent à voix basse en évaluant la clientèle avec des facéties obscènes et racolent plus ouvertement puis le petit manège reprend, un peu moins rigide et discipliné au fur et à mesure que l'on avance dans la nuit. A l'heure la plus chaude, quand la salle est pleine à craquer, les clubs les plus réputés présentent ce qu'on appelle le sexy-show, vague pantalonnade pornographique à base de lasers et de strip-tease qui s'achève immanquablement par l'enculage d'un travesti dans une ambiance de rigolade généralisée un peu trop outrée pour être tout à fait franche. Les artistes qui pratiquent ce numéro particulier travaillent comme les danseuses nues de Pigalle ; on les croise dans la rue, drag-queens en tchador transparent, se hâtant d'un club à l'autre pour ne pas rater le show. Pour leur part, les garçons sont attachés à leur club et n'en changent pas. On imagine les tractations, les magouilles, le danger à ne pas respecter les règles et ce qu'il doit en coûter pour racheter un petit béguin afin de le sortir du circuit. L'expédient des portables et des e-mails, préalable à ce genre de transactions, n'est que provisoire ; on ne se perd jamais dans cette ville tentaculaire et il ne faut pas chercher à obtenir un visa pour une destination lointaine sans laisser ses affaires en ordre.

Les coulisses font partie du spectacle. En arrière de la scène ou sur le côté, elles se livrent facilement aux regards des spectateurs intéressés ; ces établissements ne sont pas si grands et un marketing efficace veille aux mûres réflexions et aux repentirs du public. En attendant de remonter sur scène, les garçons gardent d'ailleurs un oeil sur la salle en affectant de s'adonner à des activités très absorbantes ; ils suivent un programme de variétés ou de sport à la télévision, font des mouvements de gymnastique avec des appareils compliqués, lisent les journaux ou devient tranquillement une serviette de boxeur autour du cou. Quand l'un des serveurs vient leur glisser à l'oreille qu'ils ont été choisis, ils cochent une petite case sur un tableau avant de se diriger vers le bar d'un air parfaitement dégagé et les autres garçons se gardent poliment de commenter la transaction qui s'ébauche. La direction relève sans doute le carnet de notes mural avant la fermeture. Une fois que la réservation a été confirmée, après une présentation qui s'éternise rarement, le garçon se rhabille prestement en coulisses, et revient ; il n'y a plus qu'à régler les consommations, la commission au club due par le client et à sortir au milieu des courbettes, des marionnettes grimaçantes qui font office de loufiats et lancent d'une voix suraiguë : Good night sire, see you again. On peut prendre deux garçons, ou même plusieurs, aucune objection puisque la réponse est toujours : I want you happy. Contrairement à une assertion généralement colportée il y a peu de ruines sexuelles occidentales parmi le public, la clientèle est en majorité locale, d'âge moyen, bien convenable et sort en bande légèrement arrosée au whisky-Coca. Les quelques naufragés à peau blanche du Spartacus font plutôt tache dans l'ensemble mais il est vrai aussi qu'on leur propose les meilleures tables.

Evidemment, j'ai lu ce qu'on a pu écrire sur le commerce des garçons d'ici et vu quantité de films et de reportages ; malgré ma méfiance à l'égard de la duplicité des médias je sais ce qu'il y a de vrai dans leurs enquêtes à sensation ; l'inconscience ou l'âpreté de la plupart des familles, la misère ambiante, le maquereautage généralisé où crapahutent la pègre et les ripoux, les montagnes de dollars que cela rapporte quand les gosses n'en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages et les enchaîne, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Je m'arrange avec une bonne dose de lâcheté ordinaire, je casse le marché pour étouffer mes scrupules, je me fais des romans, je mets du sentiment partout ; je n'arrête pas d'y penser mais cela ne m'empêche pas d'y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m'excitent énormément. La lumière est moche, la musique tape sur les nerfs, les shows sont sinistres et on pourrait juger qu'un tel spectacle, abominable d'un point de vue moral, est aussi d'une vulgarité repoussante. Mais il me plaît au-delà du raisonnable. La profusion de garçons très attrayants, et immédiatement disponibles, me met dans un état de désir que je n'ai plus besoin de refréner ou d'occulter. L'argent et le sexe, je suis au coeur de mon système ; celui qui fonctionnent enfin car je sais qu'on ne me refusera pas. Je peux évaluer, imaginer, me raconter des histoires en fonction de chaque garçon ; ils sont là pour ça et moi aussi. Je peux enfin choisir. J'ai ce que je n'ai jamais eu, j'ai le choix ; la seule chose que l'on attend de moi, sans me brusquer, sans m'imposer quoi que ce soit, c'est de choisir. Je n'ai pas d'autre compte à régler que d'aligner mes bahts, et je suis libre, absolument libre de jouer avec mon désir et de choisir. La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l'autre.

Il existe certainement des établissements de ce genre ailleurs qu'en Thaïlande ; Amsterdam ou Hambourg ; mais j'ai mis trop longtemps, je viens de trop loin, je dois absolument continuer, pousser bien plus en avant pour parvenir à mes fins ; je ne veux pas courir le risque de rencontrer des garçons qui m'en rappelleraient d'autres, d'être confronté à des situations qui resteraient familières, d'entendre des paroles que je pourrais comprendre. Il me faut l'inconnu, la terre étrangère, le pays sans repère. Là où l'on ne saura jamais rien de moi, il existe une chance, si ténue soit-elle, que j'obtienne l'abandon et l'oubli, la rupture des liens et la fin du passé. Le choix.

Comme on le dit pour les drogues dures, je n'ai jamais tout à fait retrouvé le choc ineffable de la première fois, mais c'est sans importance car la vague qui me porte est bien plus puissante que la relative diminution d'intensité qu'entraîne l'accoutumance. Je me traite à l'alcool, une légère brume entretient la compulsion et il y a toujours un garçon qui n'avais pas encore remarqué. Je n'éprouve jamais de vraie déception. On ferme à deux heures et ça recommence demain. Je sais aussi très bien que tout cela n'est qu'une sinistre farce que je me raconte à moi même. J'ai beau résister, le mensonge se délite quand je prens l'avion du retour, le réel me remet le nez dans ma merde dès que j'arrive à Paris, le remords m'attrape et ne me lâche plus d'une semelle, rendu furieux par la peur d'avoir failli perdre ma trace.

Mon garçon enlève brusquement son tee-shirt comme il doit le faire au sport sans même se rendre compte de la grâce virile de son mouvement et il secoue la tête pour remettre en place ses cheveux ébouriffés par l'encolure. Cette vision me tétanise un peu plus tandis que je l'observe depuis la porte; je suis incapable de m'approcher de lui, de desserrer l'étau qui m'écrase la nuque et de maîtriser les frissons qui me prennent. J'avais oublié depuis longtemps des sensations si violentes. Bizarrement, il a plus de mal à retirer son pantalon et son caleçon américain, il évite mon regard, un fond de pudeur, une ombre d'inquiétude peut-être devant mon comportement qui doit lui paraître exagéré, insolite. Ces gosses ont largement l'habitude des hommes bien qu'ils ne les aiment pas vraiment, ils considèrent leur désir avec satisfaction mais avec une sorte de persistance dans l'étonnement candide; ol leur arrive aussi de ramasser des dingues et un Occidental de passage qui paraît encore relativement jeune, ça ne cadre pas avec la clientèle ordinaire ; à mon âge, dans cette ville, on se trouve un darling gratuit quand on bénéficie du prestige et des privilèges de l'étranger, quitte à lui payer un walkman avant de repartir. Un détritus de vieille folle peinturlurée lui paraîtrait moins menaçant et ferait mieux l'affaire. Pourtant, son hésitation est brève, il ne veut certainement pas se mettre en tort, il plie soigneusement ses effets qu'il pose sur la console de la télévision et me fixe enfin en recommançant à sourire. Tout est impeccable, aussi bien dessiné que le reste. D'où vient cette légende qui voudrait que leur sexe soit d'une taille ridicule ? Je peux attester du contraire même si je ne suis pas un fanatique des comparaisons superlatives qui occupent tant les conversations de certains pédés.

Je sors de ma stupeur, je pose sur ses habits quelques billets défroissés, nettement plus que la juste somme indiquée par le manager du club, mais il semble ne pas y prêter attention. Aussi étrange que cela puisse paraître, la prostitution est un tabou dans ce pays, à tel point que le mot qui pourrait la désigner n'existe même pas. La petite liasse n'a aucune valeur à cet instant, elle le gêne et ne l'intéressera qu'après, non comme le paiement d'une transaction, ni comme la rétribution d'un service précis, mais plutôt à la manière d'une récompense amicale détachée de toute notion d'obligation réciproque. De ma part, ce serait une faute de goût, presque une insulte que d'insister pour qu'il les prenne. Les billets disparaîtront ensuite, sans que je m'en rende compte, comme par enchantement. Mais si j'ai presque honte d'avoir commis un manquement à cette politesse que je connais mal, je constate que c'est encore la vieille peur d'une négociation difficile au dernier moment, voire d'être repoussé en touchant au but qui aura été la plus forte. J'ai toujours payé tout de suite pour prendre l'avantage et sidérer l'adversaire ; la corruption est un sport d'aveugle, on allonge l'argent à tâtons tant ce qu'on cherche à atteindre est incertain. En l'occurrence, c'est un impair et heureusement le garçon ne m'en tient pas rigueur ; il suit en toute innocence sa propre règle qui est de me faire plaisir car il n'en connaît pas d'autre. Avec un petit signe de la main, il m'indique la salle de bains, passe devant moi sans me toucher, déchire d'un coup de dents l'étui de cellophane qui emballe les serviettes et le gant de toilette et commence à se doucher en m'invitant de la tête à le suivre. Et si je faisais partie de ceux qui refusent de se laver ? Pour ces garçons qui sont à juste titre des maniaques de la propreté, se dérober aux ablutions c'est un autre signal d'alerte, même s'il est là encore trop tard pour reculer et malséant de laisser deviner sa répugnance. Je me déshabille et le rejoins sous la douche, au cas où il me poserait encore des questions sur l'effet qu'il me fait, elles n'ont plus de raisons d'être et il me savonne gaiement, cette fois bien rassuré. Tout se passe normalement. En France, avec la plupart des gigolos, c'est toute une histoire pour arriver à les faire bander mais on n'est décidément pas en France et nous continuons avec le gant, le savon, le pommeau de douche à nous explorer et à nous mesurer l'un à l'autre en riant doucement. Il est presque aussi grand que moi et certainement plus solide, bâti comme les champions de kick-boxing qui vous allongent en un éclair. Mais je n'ai rien à craindre de lui, c'est un jeu délicieux auquel je m'abandonne en fermant les yeux, plein de joie et de confiance. Je ne sais plus qui protège l'autre.

Nous nous essuyons avec mille précautions ; il suffirait d'un rien pour que mon corps me trahisse et que j'en aie fini. D'un seul coup. Je ne sais pas s'il pense comme moi que ce serait trop bête mais il admet tout à fait que je prenne mon temps et il me laisse l'initiative. Je n'ose pas encore l'embrasser, mais je le caresse, je le touche et il en fait autant. Nous regagnons la chambre; ils ont décidément tout prévu, un rhéostat permet de tamiser les lumières. Alors que nous sommes étendus, je tente un baiser sur les lèvres du garçon, j'avais bien tort d'hésiter, il embrasser merveilleusement bien, sans doute avec la même adresse qu'avec sa copine, il y revient autant que je le souhaite, lèvres fraîches, langue en profondeur, salive salée de jeune mâle sans odeur de tabac ni d'alcool. Sa peau est d'une douceur exquise, son corps souple se plie quand je l'effleure et quand je le serre et j'ai l'impression qu'il éprouve du plaisir en quelque endroit que je le touche. Le fait que nous ne puissions pas nous comprendre augmente encore l'intensité de ce que je ressens et je jurerais qu'il en est de même pour lui. Ce qui ne m'empêche pas de parler, de lui dire des mots tendres, qu'il reprend à la volée et répète en désordre avec de grands rires. Il me lèche avec une délicatesse extraordinaire et je vois sa nuque, son dos, son cul dans la glace au plafond, la masse aux reflets bleus de ses cheveux quand je baisse la tête pour regarder son visage si attentif à ce que j'éprouve. Je ne sais d'où il a sorti les capotes, mais il nous les enfile en un clin d'œil et avec une dextérité de voleur à la tire. C'est lui qui décide désormais, et ça se complique un peu; son corps me tient tout entier, son sourire découvre ses dents serrées, ses yeux sont fixés dans les miens, mais sans aucune dureté dans le regard; avec une lueur de ruse malicieuse et de joie plutôt comme s'il s'étonnait le premier de ce qu'il est en train de faire. Il y a des choses que je n'assume plus depuis une mauvaise expérience avec un Marocain, il y a trente ans dans un sauna. C'était un ouvrier immigré, assez beau gosse, qui ne pensait qu'à son plaisir et se vengeait de tout le reste, en bon macho, la lutte des classes au bout du zob enfoncé jusqu'à la garde dans le cul des jeunes bourgeois. Il m'avait blessé, infecté d'une maladie, souffrance tenace et secrète dont j'ai mis des mois à me guérir. Je n'ai plus recommencé. Mais là, c'est différent, je n'ai même pas mal, je le laisse m'emmener où il veut, pourvu que ce soit avec lui ; il est devenu mon homme. Je m'aperçois au-dessus, par bribes, comme les stars américaines dans les films d'autrefois quand elles se donnent, amoureuses et maternelles, un air de mélancolie lointaine dans l'expression. Joan Crawford à Patpong. C'est bien ce qui s'appelle de l'égarement car au fait pour Joan Crawford, la maternité n'était pas vraiment son fort, même si elle a brièvement épousé ce pédé de Cary Grant. Il faut toujours que je me trompe en pensant à autre chose. Mon garçon, lui n'est pas à Hollywood, il est là où sont les garçons quand le désir s'en va et qu'ils se retrouvent seuls ; je sens la chamade en son cœur contre le mien, mais il détourne la tête et roule sur le côté. Joan Crawford a tout le loisir de se voir au plafond et de se dire qu'il faudrait encore baisser la lumière. Je retrouve cette angoisse qui m'est habituelle de le voir se relever subitement et partir ; c'est pour ce la que je viens généralement le premier, pour ne pas affronter leur lassitude ; parfois c'en est assez pour moi et on en reste là, et parfois j'ai envie de continuer et eux aussi ; dans ce cas, il y a encore un peu de marge. Mon garçon est prêt à tout pour tenir son contrat ; le I want you happy qui ne connaît pas d'exception. Il est revenu contre moi, la mine un peu voilée comme s'il était désolé d'être parti trop vite et regrettait son absence ; on recommence mais autrement, maintenant c'est moi qui décide et tout le plaisir est pour moi. Je n'ai jamais connu une telle sensation de plénitude et de puissance. Il a fermé les yeux, je ne sais pas ce que sont ces traces humides sous ses paupières, les légers cernes, au creux des tempes un peu de sueur peut-être ou des larmes de fatigue, ça existe sûrement les larmes de fatigue. Le miroir de côté me renvoie notre image, moi comme un fou et lui comme un mort, et cette image me foudroie. Je suis pris d'un sentiment immense de compassion et de tendresse à son égard, à le voir si docile et démuni, alors qu'il m'avait paru le plus libre et le plus fort de tous, le jeune roi des clubs couché avec un autre salaud de menteur étranger en attendant que ça se passe ; ma honte comme un chagrin d'enfance glisse sur son silence et son corps nu, enveloppe ses pauvres vêtement si bien pliés sur la télévision et ne trouve pas les mots qu'il ne comprendrait pas d'ailleurs ; mon désir s'évanouit à la vitesse du sky-train qui le ramènera tout à l'heure vers sa banlieue pourrie, une poignée de bahts dans la poche à dépenser aussitôt en babioles inutiles. Dehors, j'entends les chauffeurs de taxi et les loufiats qui s'invectivent dans un bruit de crécelle ; je sens l'odeur d'essence et d'huile du parking qui dégorge du ventilateur. Il n'y a plus un soupçon de joie ni d'émotion dans cette chambre ripolinée de fausse clinique. Trente ans de mauvaise baise pour en arriver là. Je me retire gentiment, allons ce n'était qu'un jeu, rien de grave, nous n'aurons jamais de chance ; il s'essuie les yeux, les rouvre, se remet à sourire tandis que je me tourne de côté et plonge à toute allure, inerte, comme un pierre dans le miroir. A-t-il deviné que je l'ai vraiment aimé le temps d'un éclair et que j'ai eu tant pitié de lui, de moi, de toute cette histoire qu'il ne m'était pas possible de continuer et de le laisser comme ça dans un tel abandon. Pourtant, je le sens encore contre moi, il tapote de ses doigts le long de mon dos et gazouille des bouts de paroles en français qui ressemblent de moins en moins à celle de tout à l'heure. Il n'a sans doute rien senti, j'ai dû me raconter encore un de mes romans, nous voilà seulement revenus chacun dans notre monde.

Après on s'est endormis. Tout de même, il avait dû se passer quelque chose pour qu'on se sente tellement épuisés. Quand on s'est quittés, les boites avaient fermé et les marchands pour touristes faisaient un vacarme infernal en rangeant leur camelote dans les containers en fer. J'ai voulu avoir son e-mail mais il ne connaissait que ses lettres en thaï ; j'ai compris qu'il me suffirait d'écrire au club en indiquant son numéro, j'avais du mal à imaginer qu'un quelconque courrier pût parvenir à une adresse aussi aléatoire ; il m'a aussi redit qu'il s'appelait Bird mais je ne l'avais pas oublié ; c'est joli comme nom, Bird, même si cela ne veut sans doute pas dire oiseau dans leur langue. D'autres s'appellent Tom ou Brad, cela vient des films et quand on creuse un peu on trouve le vrai nom thaï qui lui ressemble ; il n'y a pas beaucoup de choix, ils s'appellent souvent pareil, c'est aussi pour cela qu'ils insistent sur le numéro. En partant, il s'est retourné en me décochant un dernière fois son incroyable sourire et il m'a montré du doigt la petite rue du club, j'ai senti qu'il me donnait sans doute rendez-vous pour les autres soirs, et puis il a disparu très vite en me laissant à la nuit où je l'avais trouvé. Je suis reparti pour Paris quelques heures plus tard. Je pense souvent à lui, j'espère que personne ne lui a fait de mal ; chaque fois que je vais avec un garçon, je le revois au moins un instant, devant moi, dans l'affreuse chambre fermée comme un bunker et j'ai l'impression de le trahir, lui, là-bas, si loin, mon garçon de Patpong.

Avec l'autorisation des Editions Robert Laffont.

Last edited by Balladur von Chirac (08-10-2009 15:31:18)

« Hit me right in my white guilt »

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Nulle pédophilie, en somme, contrairement à ce qu'affirment, à partir d'une citation tronquée, ceux qui se sentent prêts à prendre des leçons de morale de Marine Le Pen.

(Et en plus c'est pas mal du tout.)

Last edited by Classhole (08-10-2009 15:48:19)

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Classhole a écrit:

Nulle pédophilie, en somme, contrairement à ce qu'affirment, à partir d'une citation tronquée, ceux qui se sentent prêts à prendre des leçons de morale de Marine Le Pen.

(Et en plus c'est pas mal du tout.)

Personne n'accuse Mitterrand de pédophilie. Le malaise, c'est de nommer un ministre qui loue les services de mineurs thaïlandais alors que notre pays est impliqué dans la lutte contre le tourisme sexuel.

C'est une question de cohérence. Sinon, j'ai bien aimé le bouquin. smile

« Hit me right in my white guilt »

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

*Fragrance* a écrit:
Classhole a écrit:

Nulle pédophilie, en somme, contrairement à ce qu'affirment, à partir d'une citation tronquée, ceux qui se sentent prêts à prendre des leçons de morale de Marine Le Pen.

(Et en plus c'est pas mal du tout.)

Personne n'accuse Mitterrand de pédophilie. Le malaise, c'est de nommer un ministre qui loue les services de mineurs thaïlandais alors que notre pays est impliqué dans la lutte contre le tourisme sexuel.

C'est une question de cohérence. Sinon, j'ai bien aimé le bouquin. smile

Marine Le Pen accuse clairement Mitterrand de pédophilie.

Qui loue ou qui a loué ? De plus, je n'ai pas eu le sentiment à la lecture de l'extrait que le garçon dont parle FM soit mineur, ni qu'il ait été forcé d'aucune sorte. Je n'y ai pas non plus vu d'apologie du tourisme sexuel, mais plutôt des remords qui laissent à penser que FM s'est rangé de cette "mauvaise vie". (Et de toutes façons je ne vois pas en quoi une publication littéraire, tout autobiographique qu'elle soit, aurait valeur factuelle).

Pour ma part j'ai beaucoup apprécié les extraits publiés (n'étant pas à portée d'une librairie française), et trouve la franchise de l'auteur remarquable, comparée à la malhonnêteté de l'autre connasse. 

Comme d'habitude en démocratie de marché, "c'est pas de la politique, c'est du caniveau".

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Elle "l'accuse clairement" ? Avec la même clarté que revêtent pour toi les termes "d'éphèbe " et de "jeune garçon", tu veux dire ?
D'une part, Marine le Pen évoque le tourisme sexuel.
D'autres part, j'aurais fort à parier que tu ne connais pas suffisamment le milieu homo pour savoir ce qui s'entend par "éphèbe" ou "jeune garçon".

J'ajouterais que les seuls remords de Mitterrand vont pour les situations sordides dans lesquelles il se met pour assouvir ses pulsions (avis d'un lecteur du livre).

« Hit me right in my white guilt »

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Classhole a écrit:

Marine Le Pen accuse clairement Mitterrand de pédophilie.

Qui loue ou qui a loué ? De plus, je n'ai pas eu le sentiment à la lecture de l'extrait que le garçon dont parle FM soit mineur, ni qu'il ait été forcé d'aucune sorte. Je n'y ai pas non plus vu d'apologie du tourisme sexuel, mais plutôt des remords qui laissent à penser que FM s'est rangé de cette "mauvaise vie". (Et de toutes façons je ne vois pas en quoi une publication littéraire, tout autobiographique qu'elle soit, aurait valeur factuelle; )

Les putes et les enfants, c'est toujours consentants.

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Classhole a écrit:

Pour ma part j'ai beaucoup apprécié les extraits publiés (n'étant pas à portée d'une librairie française), et trouve la franchise de l'auteur remarquable, comparée à la malhonnêteté de l'autre connasse.

Edit.

Last edited by Barney (08-10-2009 19:21:56)

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Un pervers avec du talent est un bon pervers aussi, tu notes.

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Je viens d'entendre Mitterrand. Son argumentation m'a convaincu et je retire mes propos.
Je suppose que toutes ces stupidités auraient pu être évitées s'il avait su se taire, rapport à Polanski.

Last edited by Barney (08-10-2009 19:25:22)

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

*Fragrance* a écrit:

D'autres part, j'aurais fort à parier que tu ne connais pas suffisamment le milieu homo pour savoir ce qui s'entend par "éphèbe" ou "jeune garçon".

Tu dérapes.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

La vidéo de l'interview de Frédéric Mitterrand hier au 20h de Laurence Ferrari :
http://www.wat.tv/video/frederic-mitter … eitl_.html

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

faux semblants a écrit:

Les putes et les enfants, c'est toujours consentants.

+10 000, c'est exactement ce que je voulais répondre.

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

http://www.lexpress.fr/culture/garcia-m … 92626.html

Enfin, faut croire que c'est la mode, Garcia Marquez accusé d'apologie de la pédophilie.
Autant pour Mitterand, le fait que ce soit "autobiographique" me gêne un peu, autant dans ce cas, qu'on enferme vite Houellebecq, Beigbeder, et heureusement que Robbe-Grillet est mort. (Et tant d'autres....)
ça me fait un peu penser à cette polémique sur la volonté de certains d'interdire les Tintin....

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

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Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

L'extrait est effectivement assez bien écrit. Mitterrand n'en fait pas l'apologie, il ne cache pas les côtés glauques de ce type de lieu (contrairement à "plateforme" de Houellebecq).

Il évoque aussi les maladies et la drogue. Sa culpabilité à lui, de pratiquer le sexe tariffé.

Il aborde aussi le rapport étrange des thaïlandais à la prostitution et au sexe de manière générale. Comme il l'indique d'ailleurs, plusieurs de ces gigolos ont une petite amie et l'établissement semble avant tout fréquenté par des locaux.

Les thaïs ont une assez grande tolérance pour les amours payantes, tout en étant excessivement prudes.

Avoir un fils ou une fille qui se prostitue n'est pas particulièrement honteux pour des parents (tout comme avoir un fils homosexuel).   

La seule critique faite vis-à-vis des prostitué(e)s que font les thaïs est qu'ils les considèrent comme "paresseux": préférant l'argent "facile" de la prostitution à un travail plus difficile et moins rémunérateur.

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Intéressant d'avoir le point de vue thaïlandais, merci Sabaidee.

Une question : dans son interview télé Frédéric Mitterrand dit que les "garçons" avaient son âge (40 ans ou un peu plus à l'époque) ou 5 ans de moins.
Tu confirmes que c'est  du foutage de gueule ? Les gigolos thaïs ont quel âge en général ?
Merci.

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Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Free French a écrit:

Intéressant d'avoir le point de vue thaïlandais, merci Sabaidee.

Une question : dans son interview télé Frédéric Mitterrand dit que les "garçons" avaient son âge (40 ans ou un peu plus à l'époque) ou 5 ans de moins.
Tu confirmes que c'est  du foutage de gueule ? Les gigolos thaïs ont quel âge en général ?
Merci.

Oulala, euh, je ne suis pas spécialiste. Pour être passé plusieurs fois par la rue spécialisée dans les gigolos homosexuels à Bangkok, ils avaient l'air plutôt jeunes (genre la vingtaine). Mais bon, en règle générale, il est difficile pour un occidental de donner un âge à un asiatique. D'autant que les thaïlandais (e)s ne voient que peu d'objections quant au "sugar daddies" (ils sont d'ailleurs peut être moins faux culs que nous sur le sujet).

Par contre, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de "boîtes de nuit homosexuelles" à Bangkok et donc un jeune homme homosexuel peut se rendre dans ce genre d'endroit pour effectuer des rencontres sans être spécialement "prostitué professionnel" (en gros, le cadeau auquel fait référence Mitterrand).

J'avais un collaborateur homo qui gagnait plutôt bien sa vie (500 €/mois, deux ou trois fois le salaire d'un flic) et qui avait plusieurs amants étrangers. Je ne sais pas s'il était rétribué pour cela ou si cela passait par des cadeaux (des voyages?..), mais toujours est-il qu'il le vivait plutôt bien... Sans particulièrement s'en cacher.

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

OK. Merci.

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Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

D'après cette source, l'âge moyen (chiffres de 2007) était de 20 ans mais en baisse. Il doit s'agir de la prostitution générale (masculine et féminine) mais je n'ai pas trop le temps de chercher plus précisément :

The Bangkok Metropolitan Administration admits that the rate of child prostitution in the city area is increasing.

The deputy governor of Bangkok, Mr. Puthipong Phunagan (????????? ????????? ), said that the city administration is conducting an urgent meeting with the Ministry of Social Development and Human Security to discuss the issue of child prostitution. Mr. Puthipong said that a recent survey revealed that children from the age of 12-15 are increasingly being lured into prostitution, especially in the Sanam Luang area.

The deputy governor reported that in the past the average age of postitutes was 20 years, but this number is rapidly decreasing, due in part to the excessive spending and materialism of youths.

The Bangkok deputy governor admits that solving the problem would be difficult as prostitutes are devising new methods of meeting with patrons.

Mr. Puthipong blamed society for instilling the wrong values in children, and urged that parents adhere to His Majesty King Bhumibol Adulyadej's self-sufficiency principles.

Source: Thai National News Bureau Public Relations Department - 12 February 2007

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

C'est très intéressant d'avoir leur âge moyen non vraiment mais je ne vois pas en quoi cela répond à la question...

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

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Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Quelle question ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Free French a écrit:

Une question : dans son interview télé Frédéric Mitterrand dit que les "garçons" avaient son âge (40 ans ou un peu plus à l'époque) ou 5 ans de moins.
Tu confirmes que c'est  du foutage de gueule ? Les gigolos thaïs ont quel âge en général ?

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

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Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Ben oui, c'est pour ça que j'ai dit qu'il devait s'agir de la prostitution en général. Donc ça ne répond pas complètement à la question mais ça peut donner une idée.

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

mami a écrit:

Autant pour Mitterand, le fait que ce soit "autobiographique" me gêne un peu, autant dans ce cas, qu'on enferme vite Houellebecq, Beigbeder, et heureusement que Robbe-Grillet est mort. (Et tant d'autres....)

C'est pas faux. A la différence près qu'on foutrait ni Houellebecq ni Beigbeder en Ministre de la Culture (et heureusement).

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

F. Mitterand: le livre

Beau livre. Très boulversifiant. A mon gôut.
Son enfance surtout. Très cruelle.
Représente ( son enfance) une bonne partie de son bouquin. De mémoire.

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

zaza's birthday a écrit:

F. Mitterand: le livre

Beau livre. Très boulversifiant. A mon gôut.
Son enfance surtout. Très cruelle.
Représente ( son enfance) une bonne partie de son bouquin. De mémoire.

Avec Polanski, on croirait que c'est devenu un argument d'autorité pour justifier les déviances futures ... intéressant.

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Ce n'est pas ce que j'ai dis.
Une enfance malheureuse (non dans son cas, cruelle) n'excuserait pas tout en effet.
Je ne fais aucun parallèle avec affaire Polanski.  Ce sont 2 affaires différentes.

Mes messages ne sont pas clairs, certains. Mais je changerai plus tard, c'est promis. faut un peu de temps.

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

zaza's birthday a écrit:

Je ne fais aucun parallèle avec affaire Polanski.

On s'en doute.
Mais bon, FM n'a pas pu s'empêcher de faire du pathétique au 20h.

« Hit me right in my white guilt »

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Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Une nouvelle polémique liée à Mitterrand :

Le Figaro a écrit:

Une nouvelle affaire pourrait embarrasser Mitterrand

http://www.lefigaro.fr/medias/2009/10/09/238bceea-b4ee-11de-9db3-0500beb70632.jpg
La lettre publiée vendredi par le Quotidien de la Réunion.

Une lettre publiée vendredi révèle que le neveu de l'ancien président est intervenu en sa qualité de directeur de la Villa Médicis pour offrir une perspective de réinsertion à deux jeunes impliqués dans une affaire de viol collectif.

Une nouvelle révélation qui tombe mal pour le ministre de la Culture, déjà au cœur d'une violente polémique pour son ouvrage «La Mauvaise vie». Frédéric Mitterrand est intervenu en sa qualité de directeur de la Villa Médicis pour se porter témoin de moralité en faveur de deux jeunes - dont son filleul - impliqués dans une histoire de viol.

En mars dernier, trois jeunes sont en effet jugés par la cour d'assises des mineurs de Saint-Denis, à la Réunion, pour un viol collectif commis sur une fille de 16 ans. Les trois accusés nient les faits. Parmi eux, le filleul de Frédéric Mitterrand. «Il ne le connait pas», explique au figaro.fr le cabinet du ministre de la Culture. «Il s'agit du fils de son ancienne femme de ménage, qui a déménagé à la Réunion après la naissance de l'enfant». Selon son entourage, «sous le coup de l'émotion», celui qui est à l'époque directeur de l'Académie de France à Rome décide de venir en aide à la mère de l'enfant, «une femme très bien, que Frédéric Mitterrand estime beaucoup». Ce dernier décide donc d'écrire un courrier au président de la cour d'assises pour plaider en faveur de la réinsertion de deux des accusés, qui sont frères.

«Je dispose d'un certain nombre de contacts»

Dans ce courrier, révélé par le Quotidien de la Réunion, l'actuel ministre de la Culture explique avec force que les deux jeunes, selon lui, ont été éduqués avec «beaucoup de soin, d'attention et d'amour». L'entourage familial est constitué de «personnes d'une parfaite moralité et fort honorables», écrit-il. Pour autant, il explique avoir «pleinement conscience de la gravité de l'écart qui leur est imputé».

Mais le directeur de la Villa Medicis se dit prêt à aider les deux jeunes hommes et met en avant sa fonction : il utilise un papier avec l'en-tête officiel de la Villa et s'exprime dans sa lettre «en tant que Directeur de l'Académie de France à Rome». Il se dit prêt à soutenir les deux frères : «Je m'engage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion qui pourrait être prise en considération, tant à Paris qu'à Rome, au sein de l'établissement public que je dirige et sous la forme de stages de formation», écrit-il. Avant de préciser : «Je dispose d'un certain nombre de contacts qui pourraient être mis à profit».

«Il a suivi la procédure normale»

La lettre du neveu de l'ancien président est lue au cours du procès. Elle n'empêche toutefois pas la cour de condamner lourdement les trois jeunes hommes. Les deux frères écopent chacun de huit ans de prison : le premier est reconnu coupable d'avoir tenu le couteau pour menacer la jeune fille et le second de l'avoir violé. L'avocat des deux frères fait aussitôt appel du jugement. Le procès doit s'ouvrir à nouveau au mois de novembre.

«Il a suivi la procédure normale dans le cadre d'un témoignage de moralité», explique au figaro.fr un proche du ministre. «A la rigueur, la seule chose qu'on pourrait lui reprocher, ce serait d'utiliser l'argent du contribuable pour réinsérer ces jeunes : or ce n'est pas le cas, il faisait référence à des stages non rémunérés», explique-t-il. L'avocat des deux condamnés a de son côté expliqué au quotidien réunionnais avoir l'intention de lire à nouveau cette lettre au cours du procès en appel : «Dans ce courrier, Frédéric Mitterrand ne se prononce pas sur la culpabilité mais sur le potentiel de mes clients à se réinsérer professionnellement et socialement. Il est prêt à les y aider».

30

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Free French a écrit:

Une question : dans son interview télé Frédéric Mitterrand dit que les "garçons" avaient son âge (40 ans ou un peu plus à l'époque) ou 5 ans de moins.
Tu confirmes que c'est  du foutage de gueule ? Les gigolos thaïs ont quel âge en général ?

Statistiquement fort peu probable en effet (j'avais lu sur un site que la proportion de majeurs\mineurs devait être à 1 pour 20). Après, tout dépend des "prouesses" du compère et savoir s'il tirait son échantillon d'éphèbes de façon aléatoire ou bien si, crise de conscience, il allait chercher dans des lots "usagés"...

De toutes façons, ce débat mineur\majeur n'a guère de sens : cela veut dire quoi, le gosse a 17ans et des poussières tu ne dois pas le toucher, c'est de la pédophilie, mais le jour de ses 18 ans allons-y gaiement ?

Sur le fond, ce qui me gêne le plus, c'est que la polémique éclate quatre ans après, alors qu'au moment, il semble bien qu'il fusse très bien apprécié par le public. En ce sens c'est de la politique de caniveau.

Sur le "tourisme sexuel", il n'en fait pas la défense, c'est clair, même s'il a investi dans ce secteur d'activité très juteux semble-t-il... On est toujours dans le flou entre "je suis parti en Thaïlande visiter ce pays magnifique et paf, l'occasion fait le larron" et j'avais préparé les capotes et autres accessoires avant mon départ (la qualité, c'est mieux en Europe vous comprenez). Dans les deux cas cela reste bien dégueulasse... et puis pas très patriote, pas besoin d'aller en Thaïlande pour voir ces horreurs, Outreau c'est aussi français.

Doit-on exiger un "certificat de bonnes moeurs" pour nos ministres ?

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

RPC a écrit:

Doit-on exiger un "certificat de bonnes moeurs" pour nos ministres ?

Non, on peut par contre exiger le respect des valeurs de la République.

32

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Buster Keaton a écrit:
RPC a écrit:

Doit-on exiger un "certificat de bonnes moeurs" pour nos ministres ?

Non, on peut par contre exiger le respect des valeurs de la République.

Tout à fait.

Mais à l'époque il n'était pas ministre (ce qui en soi n'est pas non plus un argument !)

Last edited by RPC (10-10-2009 15:02:06)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

33

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Buster Keaton a écrit:
RPC a écrit:

Doit-on exiger un "certificat de bonnes moeurs" pour nos ministres ?

Non, on peut par contre exiger le respect des valeurs de la République.

Ne pas aller aux putes, c'est une valeur de la République?

Merde, y'en a un paquet sous la Troisième (dont feu Faure) qui n'étaient pas républicains...

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

sabaideenolog a écrit:

Ne pas aller aux putes, c'est une valeur de la République?

Merde, y'en a un paquet sous la Troisième (dont feu Faure) qui n'étaient pas républicains...

Y'a qu'à demander à Silvio ce qu'il en pense.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Retranscription de la lettre.

ACADEMIE DE FRANCE A ROME
Villa Médicis, le 18 mars 2009

Mr le Président du tribunal
St Denis de la Réunion
Affaire *******

Monsieur le Président,

Connaissant la famille ****** de longue date et certaines des circonstances de la triste affaire où les jeunes Romain et Léo sont appelés à comparaitre devant la justice je me permets de faire valoir auprès de vous les éléments suivants :

R***** et L** ont été éduqués avec beaucoup de soin, d’attention et d’amour par leurs parents ***** et **** qui sont des personnes d’une parfaite moralité et fort honorables.
Ce ne sont pas des enfants perdus et ils disposent d’un entourage familial solide qui leur permettra de prendre un nouveau départ dans de bonnes conditions.

Ils sont assurément très conscients de la gravité des faits qui leur sont reprochés et leur incarcération préventive de longue durée n’a pu que les renforcer dans leur volonté de ne plus risquer de commettre un quelconque délit et de renoncer aux mauvaises fréquentations qui leur ont porté de regrettables exemples.

En tant que Directeur de l’Académie de France à Rome, je m’engage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion qui pourrait être prise en considération, tant à Paris qu’à Rome, au sein de l’établissement public que je dirige et sous la forme de stages de formation ou dans un entourage parisien selon une formule adaptée à leur situation.

Dans le dernier cas je dispose d’un certain nombre de contacts qui pourraient être mis à profit.

J’ai pleinement conscience de la gravité de l’écart qui leur est imputé et à la responsabilité que je suis prêt à assumer mais je leur garde toute ma confiance pour un nouvel avenir auquel pourraient contribuer leur famille et mes propres efforts.

Très respectueusement,
Frédéric Mitterrand

Sauvez nos éphèbes !

Last edited by Balladur von Chirac (10-10-2009 15:32:12)

« Hit me right in my white guilt »

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

sabaideenolog a écrit:
Buster Keaton a écrit:
RPC a écrit:

Doit-on exiger un "certificat de bonnes moeurs" pour nos ministres ?

Non, on peut par contre exiger le respect des valeurs de la République.

Ne pas aller aux putes, c'est une valeur de la République?

Merde, y'en a un paquet sous la Troisième (dont feu Faure) qui n'étaient pas républicains...

Tu ne saisis pas ce que le phénomène de tourisme sexuel a de différent de la prostitution (phénomène lui-même protéiforme) ?

37

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Buster Keaton a écrit:

Tu ne saisis pas ce que le phénomène de tourisme sexuel a de différent de la prostitution ?

Euh non. Hormis le côté pathétique du mec (nana) qui fait dix mille bornes et quinze d'heures d'avion pour tirer son coup...

38

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

sabaideenolog a écrit:
Buster Keaton a écrit:

Tu ne saisis pas ce que le phénomène de tourisme sexuel a de différent de la prostitution ?

Euh non. Hormis le côté pathétique du mec (nana) qui fait dix mille bornes et quinze d'heures d'avion pour tirer son coup...

+1

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

RPC nl a écrit:
sabaideenolog a écrit:
Buster Keaton a écrit:

Tu ne saisis pas ce que le phénomène de tourisme sexuel a de différent de la prostitution ?

Euh non. Hormis le côté pathétique du mec (nana) qui fait dix mille bornes et quinze d'heures d'avion pour tirer son coup...

+1

Ton adresse mail de nolog me fait rire. smile
Mais t'aurais du te loguer dans ce thread et la mettre dans le thread obama, pour un meilleur effet.

M'enfin bon.

40

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Certes, je me suis emmelé.

Je croyais que seuls les modos y avaient accès... (et j'ai oublié que Broz n'était plus modo)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Il suffit de placer son curseur sur le "email" et mozilla en bas à gauche me fait découvrir ta subtilité.

Geek stade avancé, en même temps.

M'enfin bon.

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

~lolll~

rpc tu es le moins bon posteur de tout forum-scpo irl
(t'as vu moi je suis pas passif-agressif comme toi)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

43

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Ça peut arriver à tous les ministres de faire du tourisme sexuel ? Diantre !

Le Figaro - AFP a écrit:

Mitterrand: "félicitations" de Sarkozy

Le président Nicolas Sarkozy a "félicité", en Conseil des ministres, les membres du gouvernement qui ont apporté leur soutien à leur collègue de la Culture Frédéric Mitterrand, en ajoutant: "quand les égouts et la boue se déversent, il faut laisser passer". "Le président a félicité les ministres qui s'étaient montrés courageux et solidaires avec l'un d'entre eux", a rapporté à l'AFP un membre du gouvernement.

"Ca peut arriver, vous arriver à vous tous, et vous serez bien content de pouvoir compter sur la solidarité gouvernementale dans ces moments-là", a ajouté en substance le chef de l'Etat, selon cette source. "Quand les égouts et la boue se déversent il faut laisser passer", a conclu le président Sarkozy, toujours selon la même source. Ce propos présidentiel est intervenu après la polémique dont a été l'objet le ministre de la Culture à propos de son livre "La mauvaise vie" relatant des expériences sexuelles avec des garçons en Thaïlande, publié en 2005.

Cette polémique avait été déclenchée par la vice-présidente du FN, Marine Le Pen.

44

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

http://www.facebook.com/l.php?u=http%25 … amp;ref=mf

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Cet homme est définitivement délicieux.  big_smile

Le Monde a écrit:

Frédéric Mitterrand juge la chanson d'un rappeur "intolérable"
LEMONDE.FR avec AFP | 19.10.09 | 18h28


Le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, juge "intolérables" les propos tenus à l'encontre de la police par le rappeur Morsay dans sa chanson "J'ai 40 meufs" et appelle dirigeants de médias et internautes "au sens des responsabilités", lundi 19 octobre dans un communiqué.


Soulignant que la "liberté d'expression ne doit pas être le prétexte à des dérives incitant à la haine ou à la violence", M. Mitterrand ajoute que "si les bornes de la légalité ont été franchies, c'est à la justice qu'il appartient de décider des mesures appropriées".

"J'ai 40 meufs et j'ai toujours la dalle, c'est Morsay j'nique la police municipale", chante le rappeur dans cette vidéo visible sur Internet. Vendredi, le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM) a demandé que des poursuites soient engagées contre le rappeur, jugeant que sa vidéo n'était "faite que d'injures et d'incitations à la haine et à la violence".

Cet été, le ministre de la culture avait pris la défense du rappeur Orelsan, qui faisait l'objet d'une polémique née du clip de sa chanson "Sale pute". Des associations avaient vu dans ces textes une apologie de la violence envers les femmes, ce dont le rappeur s'est défendu. Suite à la déprogrammation d'Orelsan des Francofolies de la Rochelle, M. Mitterrand avait alors jugé cette polémique "tout à fait ridicule", estimant que le rappeur avait "tout à fait le droit" d'exprimer son dépit amoureux.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2 … _3246.html

Reminder

Orelsan a écrit:

Attends bouges pas j’ai un mail d’Orel j’te rappelle
Ce soir j’suis rentré du taff plus tôt que d’habitude
Je suis passé chez toi pour te faire une surprise
Quand j’suis arrivé t’étais dans ton hall avec l’autre type qui est en cours
avec toi
Et je vous ai vu…
Je vous ai vu vous jeter sur l’autre, il passait les mains sous ton pull
pendant que tu l’embrassais
Putain j’avais envie de vous tuer j’étais choqué j’croyais que tu étais
différente des autres pétasses
J’te déteste j’te hais

J’déteste les petites putes genre Paris Hilton les meufs qui sucent des queues
de la taille de celle de  »Lexington »
T’es juste bonne à te faire péter le rectum même si tu disais des trucs
intelligents t’aurais l’air conne
J’te déteste j’veux que tu crèves lentement j’veux que tu tombes enceinte et
que tu perdes l’enfant
Les histoires d’amour ça commence bien ça fini mal
Avant je t’aimais maintenant j’rêve de voir imprimer de mes empreintes
digitales
Tu es juste une putain d’avaleuse de sabre, une sale catin
Un sale tapin tout ces mots doux c’était que du baratin
On s’tenait par la main on s’enlaçait on s’embrassait
On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée
On verra comment tu suces quand j’te déboiterai la mâchoire

T’es juste une truie tu mérites ta place à l’abattoir
T’es juste un démon déguisé en femme j’veux te voir briser en larme
J’veux te voir rendre l’âme j’veux te voir retourner brûler dans les flammes

Refrain x2

Poupée je t’aimais mais tu m’as trompé
Tu m’as trompé tu as rencontrer un cum tout peter tu la pomper tu es juste une sale pute
Une sale pute une sale pute une sale pute une sale pute

J’déteste les sales trainées comme Marjolaine
Les petites chiennes les chichiteuses les filles à problèmes
J’rêve de la pénétrer pour lui déchirer l’abdomen
Je t’emmènerai à l’hôtel je te ferai tourner dans ma villa romaine
Tu suces pour du liquide tu te casses à marrée basse
Pétasse tu mériterais seulement d’attraper le DAS
Le seul liquide que je t’ai donné c’est mon sperme
Si j’te casse un bras, considères qu’on s’est quitté en bons termes
J’t'aime j’ai la haine j’te souhaite tout les malheurs du monde
J’veux que tu sentes la chaleur d’une bombe j’veux plus jamais que tu me
trompes
J’étais trop fidèle (sale pute)
J’ai les nerfs en pelote (sale pute)
J’vais te mettre en cloque (sale pute)
Et t’avorter à l’Opinel

« Oh mais c est de ta faute t’étais jamais là pour moi »

Oh je m’en bas les couilles c’était de la faute à qui
J’te collerai contre un radiateur en te chantant ‘Tostaky’
J’veux que tu pleures tous les soirs quand tu tu t’ endors
Parce que t’es du même acabit que la pute qu’à ouvert la boite de pandore

Refrain x2

J ai la haine j’rêve de te voir souffrir
J ai la haine j’rêve de te voir souffrir baby
J ai la haine j’rêve de te voir souffrir
J ai la haine j’rêve de te voir souffrir baby

http://www.youtube.com/watch?v=_U7V9oZPTWY

« Hit me right in my white guilt »

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

Franchement elle est quand même choquante cette chanson. Ou plutôt, je trouve ça choquant qu'on diffuse ça sur les ondes radio avec des petits nenfants qui peuvent l'entendre.

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

http://www.deezer.com/fr/r#music/result/all/morsay

"Baize Sarko" est un morceau énorme.

edit "nique la mère à brice hortefeux" hahaha

Last edited by Broz (20-10-2009 08:30:18)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: L'affaire Frédéric Mitterrand

L'activité de Frédéric Mitterrand : annuler un concert pour protéger les Solidays, et mettre en avant les jeux vidéos. La culture sous l'ère Sarkozy : censure, aliénation mentale et pédérastie.



Frédéric Mitterrand : Sifflé hier aux Molières, il annule aujourd'hui deux concerts événements importants !


Frédéric Mitterrand a été sifflé hier lors de la 24e cérémonie des Molières. Comme vous pouvez le voir en vidéo chez nos confrères d'Ozap, il a indiqué au public qu'il était en totale contradiction avec les propos de Nicolas Bouchaud, venu sur scène parler de la difficile situation des intermittents du spectacle. Après ce petit incident, il vient aujourd'hui d'annuler deux concerts organisés par Les Inrocks.

Selon LePoint.fr, les événements musicaux prévus les 18 et 19 juin, dans la cour Napoléon du Louvre, et qui devaient rassembler entre autres Mika, Charlotte Gainsbourg, Phoenix ou encore Vampire, n'auront pas lieu. En effet, vendredi soir, Louis Dreyfus (collaborateur de Matthieu Pigasse, patron des Inrocks), reçu par le ministre de la Culture et son directeur de cabinet Pierre Hanotaux, s'est vu refuser l'organisation des deux soirées sous prétexte que "cette manifestation n'avait rien à faire au Louvre". Il a été précisé que "l'on ne pouvait faire un concert le 18 juin, soit 70 ans après l'appel du général de Gaulle."

Toujours selon le site internet du quotidien, Luc Barruet, proche de la femme du président, Carla Bruni-Sarkozy, serait à l'origine du court-circuit. Cet organisateur des journées musicales Solidays qui se dérouleront à Longchamp, du 25 au 27 juin prochains, considère que le double concert des Inrocks pourrait nuire à son événement. "Luc Barruet nous a demandé d'annuler nos concerts et s'est dit prêt à accueillir nos artistes à Solidays", a expliqué Louis Dreyfus. Après vérifications, tous les pass de Solidays ont déjà été écoulés : impossible donc pour les Inrocks, de porter préjudice à Solidays.

Devant l'impossibilité de jouer au Louvre (la direction du musée était pourtant ravie d'accueillir la manifestation sous certaines conditions actées), l'organisation s'est tournée vers le Grand-Palais. Alors que Jean-Paul Cluzel, le patron de l'établissement, étudiait le dossier, Pierre Hanotaux a de nouveau mis son veto, pour cause de "calendrier trop serré". "Je ne comprends pas la nature de cette seconde intervention. Le Grand-Palais est fait pour accueillir ce type de manifestation. Il n'est pas normal que l'appareil d'État se mette à rouler pour Solidays contre notre manifestation", a déclaré Louis Dreyfus.

Résultat : les fans des artistes programmés ne pourront aller voir leurs groupes et chanteurs préférés. Après les huées du public théâtral hier, et cette décision aujourd'hui, pas sûr que le monde culturel français soit actuellement en accord avec son ministre...

Frédéric Mitterrand donne ses lettres de noblesse aux jeux vidéo
Créé le 26.04.10 à 18h03
Mis à jour le 26.04.10 à 18h10  | 1 commentaires


JEUX VIDEO - Le ministre annonce des mesures en leur faveur...

«Un peu de respectabilité, merde, après tout!» Voilà ce que demande Jean-Claude Larue, délégué général du syndicat professionnel SELL, et l’ensemble de l’industrie du jeu vidéo. C’est tout ce qui lui manque, puisqu’elle a l’argent, les clients, l’avenir. Et c’est ce que Frédéric Mitterrand lui a donné le 26 avril en voulant manifester «la reconnaissance publique de cette forme de création originale, qui est parmi les plus innovantes et dont le poids économique est loin d'être négligeable.»

Du coup l’industrie du jeu vidéo ne se sent plus de joie. «C’est formidable d’avoir un ministre de la culture qui parle de façon aussi positive des jeux vidéos. Nous ne sommes pas habitués, surtout pas dans ce gouvernement,» explique Jean-Claude Larue. «Et cela fait d’autant plus plaisir que Frédéric Mitterrand n’est pas n’importe quel ministre. Il a un vrai parcours dans la culture, c’est un homme de lettres, de cinéma, c’est un artiste. Alors quand il vous dit que les jeux vidéos, c’est comme la BD il y a 30 ans, que ça deviendra aussi un art majeur, ça fait du bien.»

Saint-Germain VS le reste du monde

Ca fait du bien, car l’industrie du jeu vidéo est malmenée par les élites. «Les consommateurs, les familles, les journalistes, même les pédiatres et autres cliniciens ont maintenant compris. Mais aux terrasses du Flore, à Saint-Germain-des-Prés, ils nous crachent encore dessus. Il reste à convaincre une classe de politiciens, dont la caricature est Nadine Morano.»

Soutenir la création

Outre la respectabilité, Frédéric Mitterrand a aussi apporté un soutien concret, avec notamment des incitations fiscales, le lancement d'un «prix du créateur de jeux vidéo» qu'il remettra lors du Festival du jeu vidéo en septembre, la mise en place d'un «observatoire du jeu vidéo», le lancement d'une «mission sur le statut juridique du jeu vidéo»...

Jonathan Dumont, président du Festival du jeu vidéo, se félicite de ces mesures. «On a connu une hausse historique en 2008, mais c’est vrai que 2009 a été plus dure, et nous sommes maintenant dans une période de transition, avec de nouveaux défis, comme la dématérialisation des jeux. C’est bien que le ministre de la culture montre son soutien.»

Bataille gagnée

Mais c’est bien l’aspect symbolique, le fait de consacrer le jeu vidéo comme une discipline de valeur, qui a le plus d’importance. Avec, selon Larue, «23 millions de joueurs, 3 ou 4 fois l’industrie musicale, idem pour le cinéma en salle: la bataille économique est déjà gagnée.»
Charlotte Pudlowski

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)