Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid a écrit:

Eric Besson est drôle, contrairement à Hortefeux qui est un sale raciste, [insulte], et qui se fout royalement de la gueule du peuple avec ses explications vaseuses et minables, pas crédibles plus d'une demi seconde.

Et puis Besson a pris tout le monde de court en refusant de signer les décrets sur les tests ADN. L'assemblée a donc débattue pendant des jours entiers sur une mesure dégueulasse, éclaboussant d'un talus de merde l'image de la France, pour rien du tout au final. La France aurait besoin d'une bonne purge de tous ces neo-conservateurs à la française qui salissent notre image, handicapent notre économie, désinforment massivement, et détruisent les séparations des pouvoirs.

Merci encore une fois Orcid pour cette analyse très pertinente.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Le pire, c'est que sur le fond il a tout sauf tort.
C'est le fait qu'il fasse pas dans la finesse qui décrédibilise ca.

Last edited by Elessar (14-09-2009 11:02:44)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Il n'est plus temps de faire dans la finesse. Il est temps d'agir pour combattre radicalement ce gouvernement et sa politique immonde et sa communication obscène.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Elessar a écrit:

Le pire, c'est que sur le fond il a tout sauf tort.
C'est le fait qu'il fasse pas dans la finesse qui décrédibilise ca.

Mouais, même sur le fond, j'ai pas l'impression de vivre la dictature néo-conservatrice.

Last edited by Classhole (14-09-2009 11:17:04)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Ah ouais, et t'as l'impression de quoi alors ?

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid a écrit:

Il n'est plus temps de faire dans la finesse. Il est temps d'agir pour combattre radicalement ce gouvernement et sa politique immonde et sa communication obscène.

C'est bien champion, donne un peu d'épaisseur à ta vie.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Quand on se connaitra, tu pourras juger l'épaisseur de ma vie, crétin.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid a écrit:

Ah ouais, et t'as l'impression de quoi alors ?

De la vanité de tous ces non-évènements qui font tous ces non-débats dans le petit microcosme franco-français.

Last edited by Classhole (14-09-2009 11:22:57)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid a écrit:

Quand on se connaitra, tu pourras juger l'épaisseur de ma vie, crétin.

La grossierté, c'est un gimmick ?

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid a écrit:

Il n'est plus temps de faire dans la finesse. Il est temps d'agir pour combattre radicalement ce gouvernement et sa politique immonde et sa communication obscène.

Justement, l'électeur couille-molle et antisarkozyste que je suis n'est pas sensible au combat radical, mais à la finesse. Celà étant je reconnais que des électeurs comme moi ne sont pas légion.
Et meme si le candidat du PS tient un discours comme le tien en 2012 je voterais pour lui, certes. Mais c'est une question d'efficacité surtout. Regarde : je suis sur que Classhole, tu vas l'inciter à voter Sarko en continuant comme ca.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Classhole a écrit:
Orcid a écrit:

Quand on se connaitra, tu pourras juger l'épaisseur de ma vie, crétin.

La grossierté, c'est un gimmick ?

Tu m'insultes (ma vie est sans épaisseur), je vais pas prendre des pincettes ni tourner autour du pot pour te répondre que t'es un [insulte], qui s'est visiblement créé un compte spécialement pour m'emmerder.


Orcid, calme toi un peu svp, je vire tes injures. - G.

Last edited by Greg (14-09-2009 23:00:02)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Elessar a écrit:
Orcid a écrit:

Il n'est plus temps de faire dans la finesse. Il est temps d'agir pour combattre radicalement ce gouvernement et sa politique immonde et sa communication obscène.

Justement, l'électeur couille-molle et antisarkozyste que je suis n'est pas sensible au combat radical, mais à la finesse. Celà étant je reconnais que des électeurs comme moi ne sont pas légion.
Et meme si le candidat du PS tient un discours comme le tien en 2012 je voterais pour lui, certes. Mais c'est une question d'efficacité surtout. Regarde : je suis sur que Classhole, tu vas l'inciter à voter Sarko en continuant comme ca.

Je ne me présente pas à des élections, et je ne suis pas dans un parti, ni n'estime représenter qui que ce soit d'autre que moi. Je dis ce que je pense en simple citoyen honnête, c'est tout. Et honnêtement, je suis favorable à un anti-umpisme radical au vu de ce qu'est devenu l'ump. Personnellement je pense qu'il faut un truc du genre mai 68, ou juillet 1789 pour que la situation revienne à la normale, face à ces réseaux neo-conservateurs internationaux qui contrôlent l'intégralité des medias, nous mentent et nous desinforment à longuer de journée, suppriment la séparation des pouvoirs, suppriment les droits sociaux un par un, favorisent les riches amis, et défavorisent les riches ennemis et les non riches, que ce soit par l'impôt ou par les poursuites pénales, dans une sorte de guerre psychologique permanente contre le peuple souverain. Il y a aussi l'image de la France dans le monde qui est devenue avec Sarkozy ce qu'il en était pour les Etats-Unis de Bush.

Et en plus ils nous envoient leur soudards de militants UMP [insulte] (oui, je dis bien [INSULTE]) sur les fora pour attaquer ceux qui dénoncent cette politique du fascisme post-moderne.

Alors qu'on attende plus de moi que je fasse la moindre concession aux umpistes du forum, qui ont passé leur temps à m'injurier et à tacher de me discréditer (mami en tête, qui visiblement a une tendance à attaquer bassement plusieurs personnes sur le forum). Et tant pis si je fais du godwin mais j'ai pour ces gens là même considération que pour les collabos de la seconde guerre mondiale.

Orcid, calme toi un peu svp, je vire tes injures. - G.

Last edited by Greg (14-09-2009 22:59:53)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Classhole a écrit:
Orcid a écrit:

Ah ouais, et t'as l'impression de quoi alors ?

De la vanité de tous ces non-évènements qui font tous ces non-débats dans le petit microcosme franco-français.

Super, t'es un mec génial, tu dis quelque chose là, tu énonces une idée mec, franchement t'es un grand winneur. Gros con.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid a écrit:

Tu m'insultes (ma vie est sans épaisseur), je vais pas prendre des pincettes ni tourner autour du pot pour te répondre que t'es un connard, qui s'est visiblement créé un compte spécialement pour m'emmerder.

J'ai simplement suggéré que cette si particulière dramatisation du discours qui est la tienne était l'expression d'une obsession à vouloir que tous les micro-évènements de la "politique" française soient plus qu'ils ne sont en réalité, faisant de toi le pourfendeur d'une idéologie fasciste en construction, ce qui pourrait te donner le sentiment que ta vie ait plus d'épaisseur.

Mais tu n'es qu'un anonyme illuminé de plus, le cul derrière un ordinateur.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid, tu te calmes ou on te bloque direct.
Tu es pénible, là.
(Tu vas me répondre que c'est une cabale de l'UMP. Non. Tu nous soûles, c'est apolitique).

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Mami, pourquoi s'en prendre systématiquement à Orcid alors qu'il se fait provoquer par quelqu'un qui a crée un compte uniquement à cette fin ?

Quand on post on raconte pas sa vie.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Classhole a écrit:
Orcid a écrit:

Tu m'insultes (ma vie est sans épaisseur), je vais pas prendre des pincettes ni tourner autour du pot pour te répondre que t'es un connard, qui s'est visiblement créé un compte spécialement pour m'emmerder.

J'ai simplement suggéré que cette si particulière dramatisation du discours qui est la tienne était l'expression d'une obsession à vouloir que tous les micro-évènements de la "politique" française soient plus qu'ils ne sont en réalité, faisant de toi le pourfendeur d'une idéologie fasciste en construction, ce qui pourrait te donner le sentiment que ta vie ait plus d'épaisseur.

Mais tu n'es qu'un anonyme illuminé de plus, le cul derrière un ordinateur.

Ouais, c'est clair, le racisme est représenté à la tête de l'Etat par un type qui essaie de se faire une virginité en mettant à la retraite d'office un préfet sans même le convoquer pour des raisons strictement identiques, mais c'est un micro évènement.

La loi TEPA et la hausse de contribution pour tous les ménages, micro évènement.
La suppression du juge d'instruction et le renforcement toujours plus fort du pouvoir du parquet et de la mainmise de l'Etat sur le parquet, micro évènement.
La concentration extrême des médias et leur refus d'aborder un certain nombre de sujets qui remettraient en cause leur pouvoir sur les esprits ainsi que leur traitement différencié selon que les personnes soient amies ou critiques du système, micro évènement.
La mise au rencart de toutes les valeurs qui ont fondée la République par le gang des hauts-de-Seine, micro évènement.
Le renflouement de banques multimilliardaires qui font d'enormes profits en 2009, et qui profitent de cet argent public pour s'accorder des bonus honteux, pendant que Sarkozy leur donne quitus en privé tout en les condamnant en public, micro-évènement.


Et sinon, oui, là je suis devant mon ordinateur, comme toi, blaireau, mais je te le donne en mille : j'agis aussi dans la réalité.

Last edited by Orcid (14-09-2009 12:04:44)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

lehussard a écrit:

Mami, pourquoi s'en prendre systématiquement à Orcid alors qu'il se fait provoquer par quelqu'un qui a crée un compte uniquement à cette fin ?

Ca c'est la questçion que je me pose depuis le premier message que mami a posté envers moi. Depuis, elle me fait systématiquement chier. Mais c'est aussi le cas avec faux semblants et d'autres apparemment.

Quant à son argument "tu saoûles", comme motif de menace de censure, je lui retourne gaiement. Ouais mami, "tu saoûles".

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid a écrit:

Ouais, c'est clair, le racisme est représenté à la tête de l'Etat par un type qui essaie de se faire une virginité en mettant à la retraite d'office un préfet sans même le convoquer pour des raisons strictement identiques, mais c'est un micro évènement.

La loi TEPA et la hausse de contribution pour tous les ménages, micro évènement.
La suppression du juge d'instruction et le renforcement toujours plus fort du pouvoir du parquet et de la mainmise de l'Etat sur le parquet, micro évènement.
La concentration extrême des médias et leur refus d'aborder un certain nombre de sujet qui remettraient en cause leur pouvoir sur les esprits ainsi que leur traitement différencié selon que les personnes soient amies ou critiques du système, micro évènement.
La mise au rencart de toutes les valeurs qui ont fondé la République par le gang des hauts-de-Seine, micro évènement.
Le renflouement de banques multimilliardaires qui font d'enormes profits en 2009, et qui profitent de cet argent public pour s'accorder des bonus honteux, pendant que Sarkozy leur donne quitus en privé tout en les condamnant en public, micro-évènement.

Mon ami, nous verrons dans 50 ans, si Dieu le veut, ce que diront les livres d'Histoire sur cette "période trouble".
Sous Giscard, tu te serais enflammé pour les diamants de Bokassa.
Sous Mitterand, ça aurait été les écoutes téléphoniques.
Sous Chirac, les employés fictifs.
Rien de nouveau sous le soleil.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid a écrit:
lehussard a écrit:

Mami, pourquoi s'en prendre systématiquement à Orcid alors qu'il se fait provoquer par quelqu'un qui a crée un compte uniquement à cette fin ?

Ca c'est la questçion que je me pose depuis le premier message que mami a posté envers moi. Depuis, elle me fait systématiquement chier. Mais c'est aussi le cas avec faux semblants et d'autres apparemment.

Quant à son argument "tu saoûles", comme motif de menace de censure, je lui retourne gaiement. Ouais mami, "tu saoûles".

Je te +1, mec.
C'est clashmachin le relou.

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Classhole a écrit:
Orcid a écrit:

Ouais, c'est clair, le racisme est représenté à la tête de l'Etat par un type qui essaie de se faire une virginité en mettant à la retraite d'office un préfet sans même le convoquer pour des raisons strictement identiques, mais c'est un micro évènement.

La loi TEPA et la hausse de contribution pour tous les ménages, micro évènement.
La suppression du juge d'instruction et le renforcement toujours plus fort du pouvoir du parquet et de la mainmise de l'Etat sur le parquet, micro évènement.
La concentration extrême des médias et leur refus d'aborder un certain nombre de sujet qui remettraient en cause leur pouvoir sur les esprits ainsi que leur traitement différencié selon que les personnes soient amies ou critiques du système, micro évènement.
La mise au rencart de toutes les valeurs qui ont fondé la République par le gang des hauts-de-Seine, micro évènement.
Le renflouement de banques multimilliardaires qui font d'enormes profits en 2009, et qui profitent de cet argent public pour s'accorder des bonus honteux, pendant que Sarkozy leur donne quitus en privé tout en les condamnant en public, micro-évènement.

Mon ami, nous verrons dans 50 ans, si Dieu le veut, ce que diront les livres d'Histoire sur cette "période trouble".
Sous Giscard, tu te serais enflammé pour les diamants de Bokassa.
Sous Mitterand, ça aurait été les écoutes téléphoniques.
Sous Chirac, les employés fictifs.
Rien de nouveau sous le soleil.

C'est ça. Dormons bien, dans 50 ans on pourra parler de notre vie. Aujourd'hui, pour le présent, nous devons nous taire car nous ne sommes pas aussi visionnaires que l'équipe dirigeante dont les réussites étonnantes d'aujourd'hui ne pourront être jugées qu'à l'aune de demain :

- triplement du déficit public
- destruction des séparations des pouvoirs
- doublement du taux de chomage officiel sans compter les modifications de comptage statistiques qui faussent les chiffres à la baisse.
- Diminution drastique du pouvoir d'achat
- Hausse des impots sur les revenus moyens et faibles.
- Diminution des libertés
- Relation police-citoyens de plus en plus intenable
- Manipulation de masse au quotidien.
- Absence de réforme totale du capitalisme financier depuis la crise, malgré les grandes envolées lyriques gauchisantes de sarkozy à tous les sommets, réunions et autres séminaires sur le sujet.
- Hausse de l'insécurité à cause du climat de guerre civile dans laquelle ils ont plongé psychologiquement la France.
- Je ne parle pas de tous les mensonges de la campagne de sarkozy. Ils avait quand même fait la promo des subprimes, dit qu'il n'enverrai personne en Afghanistan, dit qu'il ne favoriserait pas les chaines privées (il semble ceci dit que sa stratégie en direction des copains, demandée par les copains, n'ait pas payé, bien fait).

Mais attendons que nous soyons morts pour en parler.

Classhole, tu es manifestement un membre du forum qui change d'identité pour m'attaquer plus librement. Tu es donc un malhonnête doublé d'un imbécile au vu de tes arguments de fond. Comme ton nom l'indique, tu es un trou du cul plutôt class.

Alors je vais te dire ce qu'Hortefeux a dit un jour à Azouz Begag, Ministre Républicain d'origine arabe : Allez fissa, dégage de là, là, DEGAGE on te dit, Degage ! Il lui a également fait à de nombreuses reprises (sous le ton de l'humour, naturellement) le signe du sourire kabyle aux débuts des Conseils de Ministres, histoire de rappeler les bons souvenirs des évènements d'Algérie.

Last edited by Orcid (14-09-2009 13:24:40)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Orcid, j'admire ton courage politique. Vraiment.(Mais pas les insultes!).Celà faisait longtemps que je voulais te le dire. Voilà c'est fait!

Pour la polémique sur les propos d'Hortefeux. Moi aussi je suis choquée par ses paroles.Mais pas uniquement parce qu'il s'agit de propos racistes; Je m'explique:
Ce que je crois, c'est qu'il a voulu faire de l'humour. Hélas, triple hélas!

Mais faire de l'humour quand on occupe son poste , ce n'est pas acceptable et comme l'a dit précedemment quelqu'un sur ce forum, ce n'est pas son métier d'être comique.

Faire de l'humour de la sorte, de mon point de vue, celà devrait être strictement interdit. Quelle erreur!
A cette fonction, on doit peser ses mots, tous ses mots, maîtriser dans les moindres détails toute sa communication (verbale, gestuelle, comportementale, etc..). C'est un ministre, mince!

Pour me tirer de ce très regrettable faux pas, à sa place, je dirais (serais-je en train de faire des préconisations?)
"Excusez-moi, j'ai voulu faire de l'humour, je m'y suis très mal pris. Je le regrette. A aucun moment je ne pensais ce que j'ai dis.Je comprends que j'ai pu blesser. J'ai foiré "(utilisé par Obama "I screwed up").
Voilà, c'est extrêmement sain de faire son mea-culpa. Et honnête.

Mais en aucun cas dire dire qu'il parlait des auvergnats, là il s'enfonce vraiment, c'est pas honnête, il prend les gens pour des imbéciles.
Il faut savoir tenir sa langue, la tourner 7 fois dans sa bouche quand on s'exprime en public, maîtriser à fond son langage, quand on occupe ce poste, aucun dérapage n'est permis.

Dans le privé ou ailleurs , si vous passez des entretiens d'embauche  ou que vous occupiez une fonction  importante et que vous fassiez  une "boulette" de langage (là je ne parle pas de propos raciste , ce serait extrèmement grave) et bien vous n'obtiendrez pas le poste convoité et vous pouvez perdre votre poste si vous avez mal communiqué.
Alors comment se fait-il que nos gouvernants ne soient pas plus "triés" sur leur capacités à bien communiquer en public?
Celà ne devrait-il pas être une compétence incontournable pour occuper de telles fonctions?
Quand on a la charge d'un haut ministère, communiquer en public ne necessite t-il pas de posséder un grand savoir dans ce domaine-là? Celà ne devrait-il pas être inhérent à 100% à cette fonction?

Alors pourquoi à la tête de l'Etat , y a t-il si peu d'exigence de ce point de vue lorsqu'on nomme un ministre?
Il faudrait réfléchir à tout çà afin d'éviter d'autres dérapages qui choquent pas mal les Français.

Last edited by zaza's birthday (22-09-2009 21:20:32)

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

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Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

zaza's birthday a écrit:

Mais faire de l'humour quand on occupe son poste , ce n'est pas acceptable et comme l'a dit précedemment quelqu'un sur ce forum, ce n'est pas son métier d'être comique.

Faire de l'humour de la sorte, de mon point de vue, celà devrait être strictement interdit. Quelle erreur!
A cette fonction, on doit peser ses mots, tous ses mots, maitriser dans les moindres détails toute sa communication (verbale, gestuelle, comportementale, etc..). C'est un ministre, mince!

?
Le rire est le propre de l'Homme et l'humour une preuve d'intelligence.
Après, il y a des tentatives d'humour raté ou déplacé (cf Hortefeux, si c'est bien dans cet état d'esprit qu'il a sorti cette phrase) et là, c'est évidemment dommageable. Mais il y a de l'humour intelligent ou réussi comme celui de Churchill (je prends cet exemple tout à fait au hasard, il y en a d'autres), ce qui ne l'empêchait pas d'être un bon Premier Ministre.
L'humour peut aussi faire partie de la communication d'un homme politique. Je ne vois pas pourquoi un ministre ne devrait pas faire de l'humour, sous prétexte de l'austérité supposée et du sérieux de sa fonction.
Comme le disait plus ou moins Oscar Wilde (je cite de mémoire), les choses sérieuses doivent être prises à la légère et inversement.

"In heaven, everything is fine." (the Lady in the Radiator)
"You'd never guess...There was a fish... in the percolator."
"I like to remember things my own way... not necessarily the way they happened."

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Je crois que ma préférée c'est la réaction de Devedjian, l'ancien d'extrême droite d'Occident.

Pour lui, nous sommes tous des "commissaires politiques" que le gouvernement connait bien.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Lol Georges Frêche vole au secours de Brice Hortefeux.

Dans une interview au Parisien, Georges Frêche, le président de la région Languedoc-Roussilon (exclu du PS) prend la défense du ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, accusé de racisme après une blague controversée lors du campus de l'UMP à Seignosse. "C'est ridicule, estime M. Frêche, J'ai entendu ses propos et je n'y trouve rien d'extraordinaire. Aujourd'hui, on demande à tous les hommes politiques de faire de la langue de bois sous peine d'être cloué au pilori. Hortefeux n'est pas raciste !"

Georges Frêche a par le passé provoqué de nombreuses polémiques avec des propos jugés racistes. Ainsi, le président du Languedoc-Roussillon, exclu en janvier 2007 du PS, déclarait en juin 2000, lors de l'inauguration du tramway dans un quartier de Montpellier où résident beaucoup de maghrébins: "Ici, c'est le tunnel le plus long du monde: vous entrez en France et vous sortez à Ouarzazate". En février 2006, lors d'un hommage à un ancien pied-noir, il s'en prenait à des harkis qui avaient assisté le même jour à une manifestation similaire de l'UMP: "Vous êtes allés avec les gaullistes (...) ils ont massacré les vôtres en Algérie (...) Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...) Vous êtes des sous-hommes". En novembre 2006, il regrettait que l'on compte dans l'équipe de France de football "neuf blacks sur onze". "Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine".

"OÙ SONT LES REGRETS DE CELUI QUI A TRAITÉ LES HARKIS DE SOUS-HOMMES ?"

Pour se défendre des nombreuses attaques sur ses propos jugés racistes, Brice Hortefeux avait répliqué mardi devant les députés qu'il n'avait pas de leçon d'éthique à recevoir de la gauche, renvoyant aux propos polémique de Georges Frêche. "Où sont les regrets de celui qui a traité les harkis de sous-hommes ?", avait-il lancé. "J'ai exprimé mes regrets pour une polémique violente, injuste et inutile. J'ai exprimé mes regrets car du fait d'une interprétation inexacte, certains ont pu être blessé dans leurs convictions", s'est défendu Brice Hortefeux.

Soucieux de ne pas alimenter la polémique, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, avait jugé "suffisants" sur Europe 1 les "regrets" du ministre de l'Intérieur. Mais le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a annoncé qu'il portait plainte pour "diffamation à caractère raciste".

un habitus de brave comptable

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

FDL a écrit:
zaza's birthday a écrit:

Mais faire de l'humour quand on occupe son poste , ce n'est pas acceptable et comme l'a dit précedemment quelqu'un sur ce forum, ce n'est pas son métier d'être comique.

Faire de l'humour de la sorte, de mon point de vue, celà devrait être strictement interdit. Quelle erreur!
A cette fonction, on doit peser ses mots, tous ses mots, maitriser dans les moindres détails toute sa communication (verbale, gestuelle, comportementale, etc..). C'est un ministre, mince!

?
Le rire est le propre de l'Homme et l'humour une preuve d'intelligence.
Après, il y a des tentatives d'humour raté ou déplacé (cf Hortefeux, si c'est bien dans cet état d'esprit qu'il a sorti cette phrase) et là, c'est évidemment dommageable. Mais il y a de l'humour intelligent ou réussi comme celui de Churchill (je prends cet exemple tout à fait au hasard, il y en a d'autres), ce qui ne l'empêchait pas d'être un bon Premier Ministre.
L'humour peut aussi faire partie de la communication d'un homme politique. Je ne vois pas pourquoi un ministre ne devrait pas faire de l'humour, sous prétexte de l'austérité supposée et du sérieux de sa fonction.
Comme le disait plus ou moins Oscar Wilde (je cite de mémoire), les choses sérieuses doivent être prises à la légère et inversement.

"L'humour est une preuve d'intelligence."

Oui, c’est vrai. 100 % d’accord avec toi Mr le Marquis.

Pour le reste :
Tentatives d’humour raté ou déplacé, depuis nos derniers posts, 8 jours se sont écoulés.
Très déplacé l’humour d’Hortefeux d’ailleurs puisqu’il a depuis exprimé des regrets. (C’était un minimum)
Pas des excuses. Faut pas trop en demander quand même ! Et pourtant il devrait !

Donc il a bel et bien fait une belle boulette, de l’humour foireux. Sans oublier les explications      tordues, foireuses elles aussi, qu’il avait données précédemment pour se disculper … «  je parlais des auvergnats en fait etc… »

Et bien moi, ce qui me révolte se sont justement ces « tentatives » d’humour qu’un ministre haut placé se permet de faire. Oui c’est çà, faisons des petits essais, des petites tentatives d’humour raté et douteux pour faire rire, pour détendre l’atmosphère, pour faire cool, décontracté. Allez tiens se disent les ministres, je vais faire une petite déconne aujourd’hui. Et quand çà ne passe pas : Ah mais vous n’avez pas compris ? C’était de l’humour ! On ne peut plus rien dire, les gens se vexent pour rien !
Ou alors c’est  encore une manip de dénigrement du PS, toute cette polémique ben voyons !
TROP FACILE !!!

Et bien NON !

Toi, moi, nous autres, on s’exerce, on fait quelques tentatives, on essaie d’être drôles, on foire parfois, souvent même, et alors ? Cela ne porte pas à conséquence, car qui sommes- nous après tout ?
Mais qu’un homme publique, un haut responsable de premier plan, Ministre de l’Intérieur (de l’ordre public de surcroît), lui il n’a pas le droit de rater, d’improviser une boutade, de tenter un bon mot sur le dos d’une communauté !

Là il faut relire la phrase intégrale (c’est TB de l’avoir inscrite en entier, il manque tant mieux, je crois.)

Lui, il se doit d’être exemplaire dans son expression publique, et je persiste, d’être extrêmement précautionneux s’il veut manier l’humour, car attention l’humour c’est comme un couteau très tranchant, il y a le risque de blesser.

Alors FDL, là où je ne suis pas d’accord avec toi c’est quand tu dis «  la fonction de ministre ne suppose pas forcément de l’austérité et du sérieux en permanence, et l’humour peut faire partie de leur com."

Oui et ils ont tout à fait le droit de se détendre et faire de l’humour mais alors s’ils ne sont pas capables d’etre subtils, intelligents (là çà suppose qu’ils réfléchissent un peu avant de parler !) s’ils font des gaffes, si leur vannes sont ambiguës, et bien qu’ils s’abstiennent devant les caméras ou bien qu’ils en usent et en abusent de leur humour s’ils veulent, mais en privé alors, en catimini.

Pas devant les Français.Surtout avec un contexte éco pareil, difficile, sinistre même.

Là  Hortefeux a commis une faute et normalement il devrait être sanctionné. Finalement il s’en sort très bien…

Désolée mon cher FDL, je défends mes idées avec force et sévérité.

Oui, je suis sévère avec nos gouvernants mais c’est peut-être parce qu’eux aussi sont très sévères envers nous, les gouvernés, mais s’en rendent-ils bien compte? c’est tout le problème.
Alors de ce fait les gouvernés, de leur coté sont très sévères également et ne leur laissent rien passer.

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

zaza's birthday a écrit:

Pas devant les Français.Surtout avec un contexte éco pareil, difficile, sinistre même.

Moui non je ne suis pas du tout d'accord avec ça. J'en ai un peu marre de me dire que "pas de bol", je suis né à un moment ou l'humanité devait être désespérée. La morosité ambiante commence à devenir franchement pesante, même dans un contexte économique délicat, je ne vois pas pourquoi tout le monde devrait se flageller et feindre un malheur tout à fait démago pour ne pas blesser les gentils électeurs.
Sinon pour le reste du message, je ne crois que c'est en gros ce qui est dit depuis quelques pages

This is a bucket of shit. If someone throws shit at us, we throw shit back at them. We start a shit fight. We throw so much shit back at them so they can't pick up shit, they can't throw shit, they can't DO shit.

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Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Je ne vois pas vraiment en quoi on diverge, si je m'appuie sur ton dernier message.
Tu critiques (à juste titre) la tentative d'humour ratée d'Hortefeux. Loin de moi l'idée de l'approuver sur ce cas précis. Comme je l'ai écrit plus haut, sa tentative était dommageable.
Mais je ne vois pas pourquoi il faudrait interdire, comme tu l'as préconisé plus haut, toute tentative d'humour de peur que ce soit mal pris, tout simplement parce que ce n'est pas humain. L'humour est une des caractéristiques qui différencient l'Homme de l'animal ; enlevez-le lui et ce n'est plus tout à fait un homme. Et c'est valable tant pour les politiques que pour M. Toutlemonde.
On peut être de gauche et apprécier un trait d'humour d'Hortefeux, Sarkozy ou que sais-je encore (si la boutade est réussie) et inversement. Je ne suis pas un admirateur inconditionnel de Santini, par exemple, mais j'apprécie beaucoup ses traits d'esprit.
Je suis d'accord quand tu dis que l'humour est à double tranchant, il faut en effet savoir le manier habilement quand on est une personnalité publique (avec toutes les responsabilités que ça implique). Mais de là à le prohiber, non.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

zaza's birthday a écrit:

Orcid, j'admire ton courage politique. Vraiment.(Mais pas les insultes!).Celà faisait longtemps que je voulais te le dire. Voilà c'est fait!

Pour la polémique sur les propos d'Hortefeux. Moi aussi je suis choquée par ses paroles.Mais pas uniquement parce qu'il s'agit de propos racistes; Je m'explique:
Ce que je crois, c'est qu'il a voulu faire de l'humour. Hélas, triple hélas!

Mais faire de l'humour quand on occupe son poste , ce n'est pas acceptable et comme l'a dit précedemment quelqu'un sur ce forum, ce n'est pas son métier d'être comique.

Faire de l'humour de la sorte, de mon point de vue, celà devrait être strictement interdit. Quelle erreur!
A cette fonction, on doit peser ses mots, tous ses mots, maîtriser dans les moindres détails toute sa communication (verbale, gestuelle, comportementale, etc..). C'est un ministre, mince!

Pour me tirer de ce très regrettable faux pas, à sa place, je dirais (serais-je en train de faire des préconisations?)
"Excusez-moi, j'ai voulu faire de l'humour, je m'y suis très mal pris. Je le regrette. A aucun moment je ne pensais ce que j'ai dis.Je comprends que j'ai pu blesser. J'ai foiré "(utilisé par Obama "I screwed up").
Voilà, c'est extrêmement sain de faire son mea-culpa. Et honnête.

Mais en aucun cas dire dire qu'il parlait des auvergnats, là il s'enfonce vraiment, c'est pas honnête, il prend les gens pour des imbéciles.
Il faut savoir tenir sa langue, la tourner 7 fois dans sa bouche quand on s'exprime en public, maîtriser à fond son langage, quand on occupe ce poste, aucun dérapage n'est permis.

Dans le privé ou ailleurs , si vous passez des entretiens d'embauche  ou que vous occupiez une fonction  importante et que vous fassiez  une "boulette" de langage (là je ne parle pas de propos raciste , ce serait extrèmement grave) et bien vous n'obtiendrez pas le poste convoité et vous pouvez perdre votre poste si vous avez mal communiqué.
Alors comment se fait-il que nos gouvernants ne soient pas plus "triés" sur leur capacités à bien communiquer en public?
Celà ne devrait-il pas être une compétence incontournable pour occuper de telles fonctions?
Quand on a la charge d'un haut ministère, communiquer en public ne necessite t-il pas de posséder un grand savoir dans ce domaine-là? Celà ne devrait-il pas être inhérent à 100% à cette fonction?

Alors pourquoi à la tête de l'Etat , y a t-il si peu d'exigence de ce point de vue lorsqu'on nomme un ministre?
Il faudrait réfléchir à tout çà afin d'éviter d'autres dérapages qui choquent pas mal les Français.
Mais faire de l'humour quand on occupe son poste , ce n'est pas acceptable et comme l'a dit précedemment quelqu'un sur ce forum, ce n'est pas son métier d'être comique.

Faire de l'humour de la sorte, de mon point de vue, celà devrait être strictement interdit. Quelle erreur!
A cette fonction, on doit peser ses mots, tous ses mots, maitriser dans les moindres détails toute sa communication (verbale, gestuelle, comportementale, etc..). C'est un ministre, mince!


?
Le rire est le propre de l'Homme et l'humour une preuve d'intelligence.
Après, il y a des tentatives d'humour raté ou déplacé (cf Hortefeux, si c'est bien dans cet état d'esprit qu'il a sorti cette phrase) et là, c'est évidemment dommageable. Mais il y a de l'humour intelligent ou réussi comme celui de Churchill (je prends cet exemple tout à fait au hasard, il y en a d'autres), ce qui ne l'empêchait pas d'être un bon Premier Ministre.
L'humour peut aussi faire partie de la communication d'un homme politique. Je ne vois pas pourquoi un ministre ne devrait pas faire de l'humour, sous prétexte de l'austérité supposée et du sérieux de sa fonction.
Comme le disait plus ou moins Oscar Wilde (je cite de mémoire), les choses sérieuses doivent être prises à la légère et inversement.

-------------

"L'humour est une preuve d'intelligence."

Oui, c’est vrai. 100 % d’accord avec toi Mr le Marquis.

Pour le reste :
Tentatives d’humour raté ou déplacé, depuis nos derniers posts, 8 jours se sont écoulés.
Très déplacé l’humour d’Hortefeux d’ailleurs puisqu’il a depuis exprimé des regrets. (C’était un minimum)
Pas des excuses. Faut pas trop en demander quand même ! Et pourtant il devrait !

Donc il a bel et bien fait une belle boulette, de l’humour foireux. Sans oublier les explications      tordues, foireuses elles aussi, qu’il avait données précédemment pour se disculper … «  je parlais des auvergnats en fait etc… »

Et bien moi, ce qui me révolte se sont justement ces « tentatives » d’humour qu’un ministre haut placé se permet de faire. Oui c’est çà, faisons des petits essais, des petites tentatives d’humour raté et douteux pour faire rire, pour détendre l’atmosphère, pour faire cool, décontracté. Allez tiens se disent les ministres, je vais faire une petite déconne aujourd’hui. Et quand çà ne passe pas : Ah mais vous n’avez pas compris ? C’était de l’humour ! On ne peut plus rien dire, les gens se vexent pour rien !
Ou alors c’est  encore une manip de dénigrement du PS, toute cette polémique ben voyons !
TROP FACILE !!!

Et bien NON !

Toi, moi, nous autres, on s’exerce, on fait quelques tentatives, on essaie d’être drôles, on foire parfois, souvent même, et alors ? Cela ne porte pas à conséquence, car qui sommes- nous après tout ?
Mais qu’un homme publique, un haut responsable de premier plan, Ministre de l’Intérieur (de l’ordre public de surcroît), lui il n’a pas le droit de rater, d’improviser une boutade, de tenter un bon mot sur le dos d’une communauté !

Là il faut relire la phrase intégrale (c’est TB de l’avoir inscrite en entier, il manque tant mieux, je crois.)

Lui, il se doit d’être exemplaire dans son expression publique, et je persiste, d’être extrêmement précautionneux s’il veut manier l’humour, car attention l’humour c’est comme un couteau très tranchant, il y a le risque de blesser.

Alors FDL, là où je ne suis pas d’accord avec toi c’est quand tu dis «  la fonction de ministre ne suppose pas forcément de l’austérité et du sérieux en permanence, et l’humour peut faire partie de leur com."

Oui et ils ont tout à fait le droit de se détendre et faire de l’humour mais alors s’ils ne sont pas capables d’etre subtils, intelligents (là çà suppose qu’ils réfléchissent un peu avant de parler !) s’ils font des gaffes, si leur vannes sont ambiguës, et bien qu’ils s’abstiennent devant les caméras ou bien qu’ils en usent et en abusent de leur humour s’ils veulent, mais en privé alors, en catimini.

Pas devant les Français.Surtout avec un contexte éco pareil, difficile, sinistre même.

Là  Hortefeux a commis une faute et normalement il devrait être sanctionné. Finalement il s’en sort très bien…

Désolée mon cher FDL, je défends mes idées avec force et sévérité.

Oui, je suis sévère avec nos gouvernants mais c’est peut-être parce qu’eux aussi sont très sévères envers nous, les gouvernés, mais s’en rendent-ils bien compte? c’est tout le problème.
Alors de ce fait les gouvernés, de leur coté sont très sévères également et ne leur laissent rien passer.

forum-scpo.com vient d'achever sa transformation en forumducafeducommerce.com.
Mais c'est bien, c'est plus "participatif" comme ça.

Special re-quote :

Oui, je suis sévère avec nos gouvernants mais c’est peut-être parce qu’eux aussi sont très sévères envers nous, les gouvernés, mais s’en rendent-ils bien compte? c’est tout le problème.

Ouille ouille ouille. C'est bien là tout le problème.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Une autre, patron !

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Ce témoignage a suscité beaucoup de réactions sur le web et notamment sur le site du Monde, et je crois qu'il reflète une partie de la réalité du racisme ordinaire que nous connaissons, et qu'il ne sort pas de la bouche d'un militant communautariste ou d'une personne qui chercherait à usurper un statut de victime.

On y apprend également que Brice Hortefeux, décidément, a des comportements systématiquement très douteux vis-à-vis des personnes d'origines immigrées qu'il croise ici où là.


Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme
LE MONDE | 23.09.09 | 14h46  •  Mis à jour le 23.09.09 | 19h13

Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"

"Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom quand je me présente au téléphone"

Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. "Je te parle pas, à toi", me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde". Il m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien son... chauffeur.

Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l'endroit, la population, les préjugés sont poisseux.

J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !"

Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c'est toujours "M. Kessous". Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, "M. Kessous", ça passe mieux : on n'imagine pas que le reporter est "rebeu". Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m'avait avoué, en souriant : "Je croyais que vous étiez de notre communauté."

J'ai dû amputer une partie de mon identité, j'ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c'est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s'est si souvent produit...

A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l'île de la Barthelasse, près d'Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s'est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l'enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : "J'aime pas les Arabes." Finalement, il me reçoit chez lui.

On pensait que le meurtrier s'était enfui de l'hôpital psychiatrique de l'endroit : j'appelle la direction, j'ai en ligne la responsable : "Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde..." Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. "Il est où le journaliste du Monde ?", lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J'ai alors cru que cette directrice allait s'évanouir. Toujours pas de bonjour. "Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d'identité ?" "La prochaine fois, Madame, demandez qu'on vous faxe l'état civil, on gagnera du temps", riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir... trouvé le suspect.

Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d'embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l'alibi d'un titre "donneur de leçons". L'Arabe de service, comme je l'ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d'extrême droite pestent contre "l'immonde" quotidien de référence qui a recruté un "bougnoule " pour parler des cités.

Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère. J'ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d'Algérie, ma mère avait eu l'intuition qu'il fallait vivre au centre-ville et non pas à l'extérieur pour espérer s'en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j'ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j'ai vécu l'enfer ! "Retourne dans ton pays", "T'es pas chez toi ici", étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.

Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l'oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : "Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d'Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c'est parce qu'il leur fallait un Arabe ?"

A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : "Vous êtes le prévenu ?" par l'huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.

Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : "Je m'appelle Françoise et vous ?" "Je suis M. Kessous ", lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. "Et votre prénom ?", enchaîne-t-elle. Je crois qu'elle n'a pas dû faire attention à mon silence. Je n'ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu'elle me dirait que l'appartement avait déjà été pris. C'est arrivé si souvent. Je n'ai pas le choix. J'hésite, je bégaye : "Euhhhhh... Mus... Mustapha."

Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi - comme par hasard - il n'y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant "M. Kessous" ! Certains m'ont à peine fait visiter les lieux, arguant qu'ils étaient soudainement pressés. J'ai demandé de l'aide à une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l'appartement à deux. Visiblement, ça rassure.

En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre dès que je pose un pied dans une boutique ou que ce vendeur d'une grande marque qui ne m'a pas ouvert la porte du magasin. A Marseille, avec deux amis (un Blanc et un Arabe) - producteurs du groupe de rap IAM -, un employé d'un restaurant a refusé de nous servir...

La nuit, l'exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout quand ce sont des Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l'entrée d'une boîte ou d'un bar. Il y a quatre mois, j'ai voulu amener ma soeur fêter ses 40 ans dans un lieu parisien "tendance". Le videur nous a interdit l'entrée : "Je te connais pas !" Il aurait pourtant pu se souvenir de ma tête : j'étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un acteur - dont je faisais le portrait pour Le Monde - et son ami, le chanteur Pascal Obispo.

Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour discrimination. Je me présente avec une amie, une "Française". Le portier nous assène le rituel "Désolé, y a trop de monde." Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes - que des Blancs - entre. Je veux des explications. "Dégage !", m'expédie le videur. La plainte sera classée sans suite. J'appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me racontera qu'il n'y avait pas assez d'"éléments suffisants".

Que dire des taxis qui après minuit passent sans s'arrêter ? Que dire de la police ? Combien de fois m'a-t-elle contrôlé - y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d'une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne compte plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la fille qui m'accompagnait : elle était blonde.

En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : "T'as vu le cul qu'elle a !", lance l'un d'eux. "C'est quoi votre problème ?" rétorqué-je. Un des agents sort sa matraque et me dit en la caressant : "Il veut quoi le garçon ?" Le lendemain, j'en ai parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la police : il m'a demandé si j'avais noté la plaque de leur voiture. Non...

En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m'arrête sur les quais du Rhône à Lyon : j'étais sur un Vélo'v. On me demande si j'ai le ticket, si je ne l'ai pas volé. L'autre jour, je me gare en scooter sur le trottoir devant Le Monde. Je vois débouler une voiture, phares allumés : des policiers, mains sur leurs armes, m'arrêtent. Je leur dis que je travaille là. Troublés, ils me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis.

Des histoires comme celles-là, j'en aurais tant d'autres à raconter. On dit de moi que je suis d'origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un "beurgeois", un enfant issu de l'immigration... Mais jamais un Français, Français tout court.

Mustapha Kessous

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Greg a écrit:

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme
LE MONDE | 23.09.09 | 14h46  •  Mis à jour le 23.09.09 | 19h13

Ce témoignage a suscité beaucoup de réactions sur le web et notamment sur le site du Monde, et je crois qu'il reflète une partie de la réalité du racisme ordinaire que nous connaissons, et qu'il ne sort pas de la bouche d'un militant communautariste ou d'une personne qui chercherait à usurper un statut de victime.

Absolument. C'est de ce que j'ai pu lire la rédaction du Monde elle-même qui lui a demandé d'écrire dans les colonnes du journal son propre témoignage.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Les propos de Brice Hortefeux "relèvent de l'injure raciale"

Le procureur estime que le ministre de l'Intérieur est tombé "dans le cliché, les idées reçues" avec ses propos tenus lors de l'université d'été de l'UMP.

Le procureur de la République de Paris a considéré vendredi 16 avril qu'une partie des propos de Brice Hortefeux sur les jeunes Français d'origine étrangère, tenus lors de l'université d'été de l'UMP en août 2009, pouvaient s'apparenter à une injure raciale, tout en soulignant que la responsabilité pénale du ministre ne pouvait être retenue en raison du doute sur le caractère public du propos.

Le jugement a été mis en délibéré au 4 juin.

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) avait fait citer l'actuel ministre de l'Intérieur pour injures raciales à la suite de ses propos à l'université d'été du parti présidentiel à Seignosse (Landes) en septembre 2009. Aucun témoin des faits n'avait été cité et le ministre était représenté par son avocat.

Mis en ligne sur le site internet du Monde.fr, un film provenant de la chaîne Public Sénat montre le ministre et le patron des députés UMP Jean-François Copé poser pour une photo en compagnie d'un militant d'origine maghrébine, Amine Brouch-Benalia. Alors que Jean-François Copé taquine Brice Hortefeux sur ses origines auvergnates, des personnes non visibles sur les images discutent, disent notamment : "c'est l'intégration", "lui, il parle arabe" ou encore "il mange du cochon, il boit de la bière". Brice Hortefeux de dos remarque : "il ne correspond pas du tout au prototype alors". Tandis qu'une femme lui dit : "c'est notre petit Arabe", le ministre poursuit : "il en faut toujours un". "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes", ajoute-t-il.



"Il y a là des propos outrageants, méprisants"

Venu requérir pour cette affaire, le procureur-adjoint, François Cordier, a rappelé en préambule que "la recherche de la vérité judiciaire est chose difficile". Le magistrat a estimé que la première partie des propos tombaient "dans le cliché, les idées reçues", voire une "certaine forme de paternalisme" mais ne tombait pas sous le coup de la loi. En revanche, la seconde, qui s'apparente au slogan 'un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts', relève de l'injure raciale. "Il y a là des propos outrageants, méprisants", a-t-il estimé parlant d'une forme de "généralisation. On englobe tous les Arabes dans le même moule pour les stigmatiser".

Mais, souligne le procureur-adjoint, il n'est pas certain que le tribunal puisse retenir la responsabilité pénale du ministre. En effet, cette université d'été de l'UMP était-elle ouverte au public, dans quelles conditions les journalistes étaient-ils admis ? "Nous sommes dans le cadre d'une discussion à bâtons rompus, dans un groupe à caractère privé", estime-t-il avant de s'interroger sur le caractère licite de cette captation par une caméra que ne regarde jamais Brice Hortefeux.

"Il n'est pas établi que l'intéressé ait su que ses propos allaient être enregistrés", a-t-il dit, rappelant que les propos de Brice Hortefeux n'étaient pas prononcés de manière distincte et avaient dû être sous-titrés sur la vidéo.

L'avocat du MRAP, Pierre Mairat a considéré que l'attitude du ministre, qui a toujours contesté avoir parlé des Arabes, s'apparente à celle "d'un petit délinquant pris la main dans le port de confiture qui continue à nier". Selon l'avocat, Brice Hortefeux s'est "enferré dans des dénégations qui accentuent la gravité de ses propos". Il a demandé au tribunal une "décision juste" qui place "des bornes à ne pas franchir" en matière de racisme.



(Nouvelobs.com avec AP)

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Voilà.

Remarquez que tout ministre socialiste mis en examen a toujours démissionné. Ici, les Ministres de droite mis en examen et condamnés ne se plient pas à cette règle républicaine. Ces ordures racistes ne respectent rien et profitent des prébendes de la république sans estimer rien devoir à personne.

Brice Hortefeux a bien proféré une "injure raciale"

Par Franck Berteau, publié le 04/06/2010 à 17:14


La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné ce vendredi le ministre de l'Intérieur à 750 euros d'amende après des propos tenus en septembre dernier sur un militant UMP d'origine arabe. Brice Hortefeux a aussitôt fait appel.

"C'est une victoire pour tous les combattants de l'antiracisme", a réagi Pierre Mairat, avocat du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), partie civile, à la sortie de l'audience du tribunal correctionnel de Paris, ce vendredi 4 juin. Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, vient d'être condamné pour injure raciale à une amende de 750 euros et à 2000 euros de dommages et intérêts à verser au Mrap.

Les faits remontent au 5 septembre 2009, lors du campus d'été des jeunes de l'UMP, à Seignosse (Landes). Amine, un jeune militant d'origine maghrébine est présenté à Brice Hortefeux. Alors qu'une autre militante explique au ministre de l'Intérieur que ce dernier mange du cochon et boit de la bière, le ministre de l'Intérieur lâche: "Ah mais ça ne va pas du tout alors, il ne correspond pas du tout au prototype." Avant d'ajouter : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." La scène est filmée et la diffusion de la vidéo sur lemonde.fr provoque un tollé. L'opposition réclame la démission du ministre.

Interrogé sur ces propos, Brice Hortefeux avait alors assuré n'avoir voulu faire "aucune référence à une origine ethnique, maghrébine, arabe, africaine et ainsi de suite". Plus tard, il avait laissé entendre que ses paroles concernaient les Auvergnats. Après la vive polémique déclenchée par cette vidéo, Brice Hortefeux avait exprimé ses "regrets" estimant que ses déclarations avaient fait l'objet "d'une interprétation totalement inexacte".

Le ministre fait appel

Vendredi, le tribunal a estimé que la première phrase poursuivie était certes "malheureuse et incongrue", mais "pas outrageante". Il a relaxé le ministre pour ces propos. En revanche, il a considéré que la seconde sortie était "outrageante sinon méprisante" et qu'elle stigmatisait les personnes d'origine arabe, "présentées négativement du seul fait de leur origine".

Me Henri Braun, avocat de trois associations dont la constitution de partie civile n'a finalement pas été retenue par les juges, a salué la décision du tribunal comme "parfaitement justifiée en droit". Avant d'affirmer que le ministre de l'Intérieur devait "démissionner". Me Nicolas Bénoit, l'un des avocats de Brice Hortefeux a lui exprimé sa déception concernant une décision "critiquable" et annoncé le choix de son client de "faire immédiatement appel de cette décision".

PROCÈS POUR INJURE RACIALE
Dominique Paillé ne "comprend pas" la condamnation du ministre

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, "ne comprend la condamnation" du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, pour injure raciale, et souhaite que la décision d'appel soit "différente", vendredi dans un communiqué.

"Je n'ai pas pour habitude de commenter les décisions de justice, mais là je puis vous dire que je suis surpris, et désagréablement surpris", affirme Dominique Paillé. "Je connais bien Brice Hortefeux, c'est un ami, il est tout sauf raciste. J'étais sur place lorsque l'épisode qui a donné lieu à cette plainte, et il n'y avait dans ses propos aucune injure raciale", assure-t-il. Dominique Paillé tient "par conséquent, dans ces moments difficiles" pour le ministre, à "lui témoigner toute (son) amitié". "Je n'irai pas plus loin, j'espère simplement que la décision d'appel sera différente, je ne comprends pas aujourd'hui celle qui vient d'être prise par les tribunaux, mais je ne la commenterai pas", affirme-t-il.

Ministre de l'Intérieur et ancien ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux a été condamné vendredi à une amende de 750 euros pour avoir tenu en septembre 2009 des propos jugés "outrageants" envers les personnes d'origine arabe. Il a décidé de faire "immédiatement appel" de cette décision.

Condamnation pour injure raciale: Benoît Hamon appelle à la démission de Brice Hortefeux

Créé le 04.06.10 à 17h53 -- Mis à jour le 04.06.10 à 17h53

POLITIQUE - Le porte-parole du PS parle de «dignité»...

«A nos yeux, la dignité, c'est d'abord de commencer à s'excuser et ensuite de partir.» Benoît Hamon a appelé Brice Hortefeux à démissionner, après sa condamnation pour injure raciale. Le ministre de l'Intérieur a écopé ce vendredi d'une amende de 750 euros pour ses propos controversés à l'adresse d'un militant UMP d'origine arabe.

«Un, Brice Hortefeux est condamné. Deux, il est ministre de l'Intérieur en charge de l'ordre public et de la lutte contre les discriminations», a indiqué le porte-parole du Parti socialiste. «Dans la République exemplaire de Nicolas SarKozy, il ne devrait pas y avoir de place pour un ministre de l'Intérieur, ministre régalien, condamné pour injure raciale», a-til poursuivi.

«L'exemplarité réclamée par le président de la République à tous, doit s'appliquer à tous. Si Nicolas Sarkozy devait le garder, c'est qu'il se comporterait davantage en chef de clan qu'en président, garant de cette exemplarité républicaine», a-t-il conclu.
Avec agence

Last edited by Emmanuel Goldstein (04-06-2010 18:42:59)

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Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Moi c'est cela qui me fait bien marrer :

QUAND HORTEFEUX JUGEAIT "INTOLÉRABLES" CE TYPE DE PROPOS

L'Elysée n'est pas seul à avoir pris une position ferme sur la question. Le 14 août 2009, un ministre expliquait : "Je ne tolèrerai jamais que des propos racistes ou discriminants soient tenus dans notre pays, d'autant plus par un représentant de l'Etat, quel qu'il soit. Ces comportements sont indignes des valeurs de notre République." Il s'agissait de... Brice Hortefeux. Qui avait suspendu le préfet Paul Girot de Langlade après qu'il a tenu des propos racistes à l'égard d'une fonctionnaire de police.

http://www.lemonde.fr/politique/article … id=1367949

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

zaza's birthday a écrit:

Mais en aucun cas dire dire qu'il parlait des auvergnats, là il s'enfonce vraiment, c'est pas honnête, il prend les gens pour des imbéciles.

Je ne comprends pas pourquoi Hortefeux a sorti cette explication: ses propos auraient été également répréhensibles s'ils avaient concerné les Auvergnats.

Le jugement: http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/fi … 663281.pdf

RPC nl citant _Le Monde_ a écrit:

Il s'agissait de... Brice Hortefeux. Qui avait suspendu le préfet Paul Girot de Langlade après qu'il a tenu des propos racistes à l'égard d'une fonctionnaire de police.

PAN ? Ca me semble étrange d'utiliser le passé composé pour un fait antérieur à un autre fait désigné par un plus-que-parfait. Une forme surcomposée conviendrait-elle ? De plus, le "il" est ambigu, j'aurais préféré un "ce dernier".

Last edited by apokrif (08-06-2010 23:23:54)

Oder so ähnlich.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

Toute l'histoire réelle racontée par Amine

[video (flash player not installed)]

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

MRAP a écrit:

    Le MRAP a décidé de former un pourvoi en Cassation sur l’arrêt de la Cour d’appel de Paris, rendu aujourd’hui, jeudi 15 septembre 2011 qui a renvoyé des fins de la poursuite l’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux. La Cour a considéré que si l’injure raciste était bien caractérisée, elle était cependant non publique et qu’en conséquence, une association ne pouvait pas mettre en mouvement l’action publique.

    Le MRAP, à cette occasion, déposera une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

http://www.mrap.fr/contre-le-racisme-so … as-publics


Message reconstitué après une fausse manip

Last edited by apokrif (18-09-2011 00:16:10)

Oder so ähnlich.

Re: Polémique sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse ("Il en faut toujours un ; quand y en a un ça va. C'est quand ils sont nombreux que ça pose problème") : racisme ou pas ?

L'arrêt de la Cour d'appel, signalé par Eolas:

http://www.scribd.com/doc/65072131/Deci … -Hortefeux

Quelqu'un a une explication sur le fait que certaines personnes ont jugé pertinent de soutenir que les gens visés par les propos mis en cause étaient des Auvergnats ?

Last edited by apokrif (18-09-2011 00:25:44)

Oder so ähnlich.