Topic: Des vigiles à l'entrée des écoles, des proviseurs improvisés poulets
Dans la foulée de l'arrestation raciste de deux mineurs de 6 et 10 ans, en pleine sortie d'école, par un car de police, pour une suspiçion de vol de vélo (qui s'est avérée erronée mais comme il s'agissait d'enfants d'origine maghrébine, les accusations se sont portés sur eux sans aucun éléments à part les dires d'une petite fille de 4 ou 5 ans...), Darcos a décidé d'instaurer des fouilles au corps dasn les établissements scolaires.
A se taper la tête contre les murs.
Xavier Darcos propose d'autoriser les fouilles d'élèves
AP | 21.05.2009 | 19:59
Prônant un débat "sans tabou" sur la violence à l'école, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a proposé jeudi d'autoriser les personnels administratifs à fouiller les élèves qui seraient soupçonnés de vouloir faire entrer des armes dans les établissements.Le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES-FSU, premier syndicat des collèges et lycées) a réagi en dénonçant la "surenchère sécuritaire du ministre".
Lors du 90e congrès de la PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) à La Rochelle, M. Darcos a estimé dans son discours que ces "personnels doivent avoir le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l'élève qu'ils suspectent de vouloir introduire des armes".
"Faudrait-il aller jusqu'à donner la compétence d'officiers de police judiciaire à des chefs d'établissement ou recteurs et inspecteurs d'académie de sorte qu'ils puissent ordonner les fouilles?", a-t-il lancé à la tribune. "Nous pouvons peut-être régler ça en interne".
Ce ne sont pour l'instant que des "propositions au conditionnel" et il n'y a "rien de ferme", indiquait-on dans l'entourage du ministre.
"C'est: un coup des portiques, un coup ça", a réagi Luc Bentz, secrétaire national de l'UNSA Education, en considérant que cette proposition de fouilles tenait "plus du souci de communication que du souci d'action de fond".
"Nous, on n'y est pas favorable", a déclaré à l'AP Jérôme Crozat, chargé de la communication de ce syndicat d'enseignants. "Ca pourrait introduire de la suspicion dans l'établissement", a-t-il noté, en jugeant "essentiel que, malgré tout, il y ait de la confiance entre personnels et élèves".
M. Darcos doit soumettre cette proposition mercredi prochain lors d'une réunion avec la PEEP, la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques) et le syndicat des chefs d'établissement. Seront également présentes l'Association des régions de France (ARF) et l'Association des départements de France (ADF), responsables des équipements respectivement dans les lycées et dans les collèges.
En revanche, les syndicats d'enseignants n'ont pas été conviés à cette réunion sur "la lutte contre l'introduction d'armes dans l'établissement". "C'est bien regrettable", a commenté Luc Bentz, estimant qu'il fallait que "l'ensemble des acteurs de la communauté éducative soit concerné".
Initialement prévue le 20 mai, cette rencontre a été repoussée d'une semaine en raison de la réunion convoquée mercredi par Nicolas Sarkozy. Ce dernier a rassemblé le chef du gouvernement François Fillon, ainsi que les ministres Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Rachida Dati (Justice), Xavier Darcos (Education) et Eric Woerth (Budget), leur demandant de préparer "sans délai des propositions concrètes" pour améliorer la lutte contre les bandes et contre la violence à l'école.
Dans son discours de jeudi à La Rochelle, M. Darcos a proposé, outre les fouilles d'élèves et de leurs cartables, "une force mobile d'agents qui (pourraient) intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle". Dans son entourage, on précise qu'il s'agirait de "personnes assermentées, formées, qui seraient placées auprès du recteur et qui pourraient être envoyées dans les établissements pour procéder à des fouilles".
Pour prévenir les comportements à risque, le ministre de l'Education propose d'impliquer "plus étroitement" les parents. Il suggère notamment de rappeler les parents démissionnaires à leurs devoirs "en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute".
Selon le SNES-FSU, Xavier Darcos "se lance aujourd'hui dans une surenchère sécuritaire", alors que "seules des mesures éducatives de prévention et de dialogue avec les élèves et leurs familles sont adaptées".
Or, "les personnels de l'éducation nationale peuvent de moins en moins assurer leurs missions éducatives du fait des 30.000 suppressions d'emplois réalisées depuis trois ans et les 17 à 18.000 suppressions envisagées pour 2010 contribueront à dégrader encore davantage la situation".
Pour la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), "la solution pour contrer les phénomènes de violences ne se résume pas" à installer des "portiques de sécurité à l'entrée des collèges ou des lycées", et "encore moins" à mettre "en place une police des écoles".
Selon le syndicat lycéen, il faudrait plutôt "commencer par maintenir la présence d'adultes dans les établissements scolaires au lieu de continuer à supprimer massivement des postes dans l'éducation nationale". AP
La gauche dénonce le «GIGN scolaire» de Xavier Darcos
Créé le 22.05.09 à 10h08 | Mis à jour le 22.05.09 à 10h08 | 7 commentaires
Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte | Imprimer Envoyer par e-mailLe ministre de l'Education Xavier Darcos lors d'une visite au lycée Robert-Doisneau, le 17 février 2009 à Corbeil-Essonnes/Lionel Bonaventure AFP/ArchivesA lire aussi
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EDUCATION - Le ministre de l'Education a proposé jeudi de constituer une «force mobile d'agents» dans les établissements scolaires...La proposition de Xavier Darcos de créer une «force mobile d'agents» intervenant en milieu scolaire suscite un tollé à gauche ce vendredi, malgré la torpeur de ce long pont de mai.
Le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis juge que le ministre de l'Education «se moque un peu du monde» en proposant de créer «une espèce de corps spécial, un GIGN scolaire» alors que «pendant des années, il a réduit le nombre de surveillants».
«Le problème n'est pas tant d'avoir une brigade spéciale ou demander aux enseignants de fouiller les cartables des enfants, le problème est d'avoir un encadrement de surveillants» qui «sont là tout au long de l'année, qui connaissent les enfants» et «peuvent les suivre», a-t-il affirmé.
«Que veut-il faire croire?»
La porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, juge «très démagogiques» les propositions de Darcos. «Que veut-il faire croire? Qu'il suffira de faire porter un uniforme de policier aux enseignants pour qu'il n'y ait plus de violence, de comportements agressifs dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées».
Du côté du syndicat lycéen Fidl, on considère que la mesure est «populiste». Par la voix d'Alix Nicolet, sa présidente, le syndicat «insiste sur le fait que la solution pour contrer les phénomènes de violences ne se résume pas en installant des portiques de sécurité à l'entrée des collèges ou des lycées et encore moins en mettant en place une police des écoles».
Pour la Fidl, «la solution devrait commencer par maintenir la présence d'adultes dans les établissements scolaires au lieu de continuer à supprimer massivement des postes dans l'éducation nationale».
Y aura-t-il un plafond dans le jusqu'auboutisme démagogique de ce gouvernement d'apprenti-dictateurs ? N'est-ce qu'à moi que ça fait cette impression d'être face à un phénomène de pure et simple folie ?
Last edited by Orcid (22-05-2009 11:06:53)