Topic: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Eh ouais, les bavures augmentent, faute d'une déontologie policière suffisamment diffusée aux niveaux subalternes... Ce sentiment des citoyens d'être pris entre les voyous et les voyous policiers se fait de plus en plus intense.

Un rapport blâme les méthodes policières à l'égard des mineurs

Reuters, publié le 28/04/2009 à 07:07

PARIS - Une commission indépendante critique les méthodes policières françaises à l'égard des mineurs, jugées trop souvent inutilement coercitives et parfois illégales, notamment concernant les étrangers expulsables.

Ce constat est mis en exergue dans le rapport annuel 2008, publié mardi, de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), instance administrative créée en 2000.

La commission s'alarme des conséquences possibles d'un climat, où elle inclut les lois répressives sur la récidive, la possibilité de ficher des jeunes de 13 ans et le projet de durcir le régime de poursuites pénales contre les plus jeunes.

La CNDS écrit dans son rapport que "ce climat répressif ne (doit) en aucun cas faire perdre de vue aux forces de sécurité qu'un mineur, même délinquant, même dangereux, est toujours une personne vulnérable".

Se fondant sur 50 affaires jugées problématiques depuis 2000, la CNDS adresse plusieurs recommandations aux policiers.

Ils doivent être attentifs à ne pas choquer les enfants des personnes qu'ils interpellent par la force et à les prendre en charge après l'intervention, dit-elle.

Elle cite l'exemple d'un garçonnet abandonné sur les lieux d'une interpellation où son père avait eu les deux chevilles brisées en subissant des insultes racistes de passants.

La commission estime aussi que la police est en faute pour avoir blessé en 2006 deux jeunes manifestants anti-CPE à Niort et à Nantes. La première victime, frappée et victime d'une crise d'asthme à Niort, a dû être conduite à l'hôpital par des proches sans que la police s'en soucie, relève la CNDS.

La deuxième, un lycéen atteint par un tir de "flash-ball", a perdu un oeil. La Commission déplore que le policier ait été autorisé à utiliser l'arme "sans avoir reçu de formation suffisante et adéquate". Elle a recommandé "de faire preuve de plus de discernement dans le choix des moyens d'appui".

LE PROBLÈME DES ENFANTS D'ÉTRANGERS

Il est aussi rappelé à la police que les enfants mineurs d'étrangers en situation irrégulière placés en rétention doivent être assistés et se voir fournir une représentation légale.

Elle juge ainsi "inacceptable" qu'un jeune Chinois de 15 ans interpellé brutalement ait fait l'objet de "plusieurs tentatives de rembarquement forcé en dépit de son état de santé, de l'absence de notification de ses droits, et de l'absence d'administrateur ad hoc".

Est aussi condamné par la CNDS le placement en rétention d'un bébé d'un mois avec sa mère, dans un centre dépourvu d'équipement sanitaire et médical, puis l'abandon en pleine nuit du duo sans assistance, après une décision de remise en liberté.

"Force est de constater que la rétention, qui n'est pas une peine mais en a tous les effets, et l'expulsion de mineurs se banalisent en France, malgré les souffrances psychologiques et physiques graves qu'elles peuvent leur causer", dit la CNDS.

La CNDS suggère enfin à la police davantage de retenue dans les contrôles d'identité dans les banlieues pauvres, où des incidents lors de ce type de procédures dégénèrent fréquemment.

Les contrôles d'identité répétés "sont à proscrire" et d'une manière générale cette procédure, très utilisée et critiquée dans les banlieues, doit avoir un fondement légal, dit-elle.

En l'absence de faits graves, il serait préférable selon elle "d'engager un dialogue avec le groupe de jeunes et leurs parents" ou d'opter pour une convocation au commissariat au lieu de recourir à la force.

La CNDS appelle aussi à éviter toute intervention en milieu scolaire, à limiter les gardes à vue de mineurs et rappelle que l'enregistrement de leurs déclarations est obligatoire.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/un- … 56902.html

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Orcid a écrit:

Ce sentiment des citoyens d'être pris entre les voyous et les voyous policiers se fait de plus en plus intense.

Affirmation purement gratuite...surtout dans la mise sur le même plan implicite des deux "voyous"!

En l'absence de faits graves, il serait préférable selon elle "d'engager un dialogue avec le groupe de jeunes et leurs parents" ou d'opter pour une convocation au commissariat au lieu de recourir à la force.


Et oui, bisounours, bien évidemment! On n'arrête pas une jeune victime de la société qui exprime sa révolte dans un rodéo en pleine nuit pour la plus grande joie de ses voisins (c'est déja le cas...), on va lui parler bien sûr!

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

gustave a écrit:

Affirmation purement gratuite...surtout dans la mise sur le même plan implicite des deux "voyous"!

Dans certains cas, la seule différence entre ces deux catégories est l'uniforme.

Quand on post on raconte pas sa vie.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Dans certains cas... cela ne veux rien dire que dédouaner par avance un propos gratuit!
Mais bien évidemment, je tremble d'effroi dès que parait un uniforme au loin... et n'apprécie rien tant qu'une enrichissante discussion avec de jeunes et exaltées victimes de la répression fasciste de la police-milice, dans un RER de nuit de préférence!

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

gustave a écrit:

Dans certains cas... cela ne veux rien dire que dédouaner par avance un propos gratuit!
Mais bien évidemment, je tremble d'effroi dès que parait un uniforme au loin... et n'apprécie rien tant qu'une enrichissante discussion avec de jeunes et exaltées victimes de la répression fasciste de la police-milice, dans un RER de nuit de préférence!

Certains jeunes, dont les seules fautes sont de "trainer" tard dans leur quartier et de ne pas avoir le faciès d'un Jean- Baptiste ou d'un Pierre-Louis-François, "tremblent d'effroi dès que parait" non pas un, mais un troupeau d'uniformes au loin.

Ce qu'ils craignent, ce n'est pas le RER de nuit, mais les mots doux et les gestes qui les accompagnent que nos respectables fonctionnaires d'Etat, très zélés dans leur tâche de dévouement au service de l'ordre public, n'hésiteront pas à leur échanger durant le doux voyage en fourgon qui les conduira au poste.

Last edited by lehussard (29-04-2009 17:28:22)

Quand on post on raconte pas sa vie.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Ho Lehussard, c'est d'un caricatural, les gentils petits banlieusards contre les grands mêchants policiers.

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

lehussard a écrit:

Certains jeunes, dont les seules fautes sont de "trainer" tard dans leur quartier et de ne pas avoir le faciès d'un Jean- Baptiste ou d'un Pierre-Louis-François, "tremblent d'effroi dès que parait" non pas un, mais un troupeau d'uniformes au loin.

Ce sont des gays

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

mami a écrit:

Ho Lehussard, c'est d'un caricatural, les gentils petits banlieusards contre les grands mêchants policiers.

Un rapport dénonce les violences policières contre les mineurs
Laure Daussy (lefigaro.fr)
28/04/2009 | Mise à jour : 17:41 | Commentaires 139 | Ajouter à ma sélection
Pour la première fois, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a recensé les violences commises à l'encontre des moins de 18 ans dans son bilan 2008.

Interpellations violentes, fouilles «à nu», bébés dans des Centres de rétention administrative...La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) , autorité administrative indépendante, chargée de veiller au respect de la déontologie de la police, publie mardi, avec son bilan 2008, sa première étude sur la déontologie des forces de sécurité envers les mineurs.

Depuis sa création en 2000, la CNDS a traité 65 dossiers concernant les moins de 18 ans. Parmi ces cas, 50 ont fait apparaître «un ou plusieurs manquements» avérés. Mais pour la commission, «la répétition de certains manquements donne à penser qu'ils sont beaucoup plus répandus que les chiffres ne le laissent supposer».

L'étude pointe des «violences illégitimes» des forces de l'ordre envers des mineurs. Elle donne l'exemple de cinq jeunes interpellés dans le XVIII e arrondissement de Paris, blessés par des policiers, ayant eu entre 2 et 6 jours d'Interruption Temporaires de Travail (ITT) suite à l'interpellation. Les fouilles «à nu abusives» sont aussi dénoncées. Elles doivent être «exceptionnelles à l'encontre des mineurs», et «dûment justifiées» souligne l'étude.

Sur la garde à vue, il est rappelé qu'elle ne peut concerner un mineur qu'à condition d'en informer immédiatement le procureur, et qu'un examen médical doit être demandé «en urgence» en cas de blessure. Ce qui n'est pas toujours le cas. Ainsi, en 2005, un jeune homme qui venait d'être violemment plaqué au sol par un policier d'Evry l'interpellant pour outrage et rébellion a été placé en garde à vue «alors qu'il était incapable de s'alimenter du fait de fractures aux dents et au nez», cite la Commission.

«Une personne vulnérable»

Face à un mineur, recommande la CNDS, «un policier ou un gendarme doit avant tout éviter toute confrontation violente». «Vulnérables», «fragiles psychologiquement», les mineurs sont aussi «susceptibles de réactions moins maîtrisées que les adultes», et dans bien des cas une convocation au commissariat serait préférable à une interpellation.

La commission dénonce également l'enfermement de jeunes étrangers dans des centres de rétention administrative (CRA). Elle rappelle qu'en principe, les mineurs ne peuvent pas faire l'objet de reconduite à la frontière. Si des jeunes se retrouvent dans des CRA, c'est en vertu du regroupement des familles. Mais pour la commission, l'assignation à résidence et le placement en résidence hôtelière devraient alors être préféré aux CRA. «Depuis que les CRA ont reçu une habilitation à accueillir des familles, force est de constater que l'expulsion de mineurs se banalise» dénonce la commission.

Réaction des syndicats policiers : un rapport «caricatural» pour Synergie, second syndicat d'officiers de police, qui déplore un rapport est «encore plus ahurissant que les précédents». Selon lui, il «tente de démontrer que la France est devenue un Etat policier où ses agents se livreraient sans vergogne à des actes odieux contre les mineurs innocents».

«Force est de constater que la délinquance juvénile fait depuis plusieurs années l'objet d'orientations de politique pénale de plus en plus répressives», souligne la CNDS dans son étude. Et de rappeler que «ce climat répressif ne devait en aucun cas faire perdre de vue aux forces de sécurité qu'un mineur, même délinquant, même dangereux, est toujours une personne vulnérable». «Si cette intervention est menée de manière juste et rigoureuse, elle contribuera à ancrer en lui le respect des loi (…)», fait valoir la CNDS. «Mais elle peut aussi, si elle est perçue comme violente, influencer durablement sa représentation de l'autorité.»

http://www.lefigaro.fr/actualite-france … neurs-.php

Over The Line Smokey!

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

mami a écrit:

Ho Lehussard, c'est d'un caricatural, les gentils petits banlieusards contre les grands mêchants policiers.

Un tout petit peu, je l'avoue... je répondais à son message qui n'était pas moins caricatural ;-)

Quand on post on raconte pas sa vie.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Oui, tu as raison, les hordes de policiers fascistes (tous blancs et électeurs du FN évidemment, et fils d'anciens de l'OAS pour sûr) sont la terreur de ces innocents jeunes citoyens qui trainent dans le RER comme tout un chacun la nuit durant... Et ils embarquent toute personne qui ne porte pas de Burberry à coups de tonfas, sans que rien ne le justifie jamais. A l'image des glorieux combattants de la commune nos jeunes victimes de rafles n'ont plus d'autre alternative que de chercher à jouer avec l'affection des pompiers, médecins, employés municipaux et autres suppots du racisme ordinaire.
Enfin, le voile de la censure est déchiré!

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Ce qui est bien, c'est que tu ne nourris pas non plus des clichés convenus.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

gustave a écrit:

Oui, tu as raison, les hordes de policiers fascistes (tous blancs et électeurs du FN évidemment, et fils d'anciens de l'OAS pour sûr) sont la terreur de ces innocents jeunes citoyens qui trainent dans le RER comme tout un chacun la nuit durant... Et ils embarquent toute personne qui ne porte pas de Burberry à coups de tonfas, sans que rien ne le justifie jamais. A l'image des glorieux combattants de la commune nos jeunes victimes de rafles n'ont plus d'autre alternative que de chercher à jouer avec l'affection des pompiers, médecins, employés municipaux et autres suppots du racisme ordinaire.
Enfin, le voile de la censure est déchiré!

Ahaha ! Pas mal.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

En tant que droitier, je suis désolé de reconnaître que je ressens chez les forces de l'ordre un sentiment de supériorité et d'impunité qui m'inquiètent. En d'autres termes, ils sont tout le temps désagréables et tu les sens en permanence prêts à abuser de leur autorité.

L'angélisme du rapport a de quoi faire sourire, je suis d'accord. Mais quoi qu'ait fait le mineur (et d'ailleurs l'adulte), il n'est pas normal de recourir pour un oui ou pour un non aux GAV, fouilles, menottages etc. Qui concernent au quotidien bien plus de monde que les petites frappes.

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

gustave a écrit:

Oui, tu as raison, les hordes de policiers fascistes (tous blancs et électeurs du FN évidemment, et fils d'anciens de l'OAS pour sûr) sont la terreur de ces innocents jeunes citoyens qui trainent dans le RER comme tout un chacun la nuit durant... Et ils embarquent toute personne qui ne porte pas de Burberry à coups de tonfas, sans que rien ne le justifie jamais. A l'image des glorieux combattants de la commune nos jeunes victimes de rafles n'ont plus d'autre alternative que de chercher à jouer avec l'affection des pompiers, médecins, employés municipaux et autres suppots du racisme ordinaire.
Enfin, le voile de la censure est déchiré!

En fait tu as sans doute raison dans ta vision des "jeunes de cités". Tu les imagines tous évidemment dopés avec leur bout de bédo au coin de la bouche et le flash (la bouteille étant trop chère) de sky dans la poche droite, rôdant sinistrement le long des lignes de RER, en affutant leurs couteaux sur leurs canines, à la recherche d'une cible potentielle qu'ils s'empresseront de dépouiller dans l'obscurité d'un couloir. Evitant la lumière qui, non seulement montrerait leurs visages hideux de sauvageons, mais qui en plus les exterminerait.
Le voile de la censure est maintenant en lambeaux encore plus fins.

Quand on post on raconte pas sa vie.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Oui, comme tous les citoyens tu te réjouis en voyant monter une quinzaine de jeunes gens en survêtement ou jeans sur les chevilles, parlant avec retenue, dans ton wagon de RER, et trembles de voir se profiler une paire de rangers qui mettrait fin à cette harmonie ferroviaire... Ben voyons!
Certes, le comportement policier est parfois excessif d'arrogance voire de brutalité. Néanmoins, si les services publics ont désertés certaines zones ce n'est pas sans raisons réelles, et non fantasmées. Et, pour ma part, je serai bien incapable d'endurer le quotidien d'un policier en Seine St Denis par exemple sans broncher...

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Bouh a écrit:

L'angélisme du rapport a de quoi faire sourire, je suis d'accord. Mais quoi qu'ait fait le mineur (et d'ailleurs l'adulte), il n'est pas normal de recourir pour un oui ou pour un non aux GAV, fouilles, menottages etc. Qui concernent au quotidien bien plus de monde que les petites frappes.

+1, que les crapules se fassent fouiller à poil, c'est très limite mais les flics ont des excuses (pas toujours à prendre en compte d'ailleurs mais c'est une autre question). Le problème il vient du fait que les abus ne concernent pas que les truands loin de là.
Sans parler de l'assimilation jeune à casquette = racaille, que les émeutes de 2005 n'ont fait que renforcer malheureusement.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

gustave a écrit:

Oui, comme tous les citoyens tu te réjouis en voyant monter une quinzaine de jeunes gens en survêtement ou jeans sur les chevilles, parlant avec retenue, dans ton wagon de RER, et trembles de voir se profiler une paire de rangers qui mettrait fin à cette harmonie ferroviaire... Ben voyons!

Evidemment non.
Ce n'est pas pour autant qu'il faut caricaturer que ce soit d'un coté... ou de l'autre!

Last edited by lehussard (30-04-2009 15:21:55)

Quand on post on raconte pas sa vie.

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Caricaturer ça suffira.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Johnny PAN a écrit:

Caricaturer ça suffira.

Oups!

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Première chose à faire : vérifier ses sources.Quand on voit que cette fameuse commission est majoritairement composée de gens très marqués à gauche,on ne s'étonne pas qu'ils jouent les bisounours dans leur communiqué.

http://www.cnds.fr/pages/composition.html

Je leur propose qu'il nous fabriquent un manuel de discussion avec la nouvelle génération des Fofana et consorts.

ça permettra d'être plus cool avec les "jeunes" qui veulent juste s'amuser avec tes dents. big_smile

A essayer en priorité dans le noctilien...

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Deuxièmement, il faut essayer de comprendre ce qui est écrit: suite de mots + grammaire= sens (sauf figure littéraire particulière je te l'accorde).

Je cite "En l'absence de faits graves, il serait préférable selon elle "d'engager un dialogue avec le groupe de jeunes et leurs parents" ou d'opter pour une convocation au commissariat au lieu de recourir à la force."

Manifestement ça ne concerne pas les Fofana et consorts mais plutôt ceux qui commettent des délits mineurs type "rassemblement dans les halls", "infraction à la législation sur les stupéfiants" etc... Sont également ciblés les contrôles arbitraires (géographiques, de faciès et tutti quanti).


Enfin, l'argument consistant à dire : commission majoritairement à gauche = rapport nécessairement orienté  puisque dans l'opposition est digne d'un commentaire d'article du Figaro.

La vraie question est: l'augmentation des plaintes est-elle le reflet d'une véritable augmentation des abus ou d'une comptabilité plus exhaustive (diffusion des recours existants, meilleur accès aux plaintes par la commission, travail plus sérieux de cette dernière, moins grande crainte des victimes, ras-le-bol envers la police, action des associations citoyennes, fiabilité des données fournies par la police etc...)

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Troisièmement ,classer comme tu le fais dans les délits mineurs l'"infraction à la législation sur les stupéfiants" est l'erreur de base.
La raison est que c'est ce délit "mineur" qui engendre l'économie souterraine,la violence (entre bandes,contre les autres en general),la majorité des affrontements avec les forces de l'ordre qui gènent le trafic.
C'est ce délit mineur qui apprend aux jeunes qu'il n'y a pas besoin de travailler pour s'offrir une BMW.
C'est ce délit mineur qui conduit pas mal d'entre eux à peter les plombs,le THC ou le cracks n étant pas réputés pour développer le goût de l'effort.
En dehors du fait que l'on peut toujours demander à la police plus de respect,il faut bien dire que le minimum de réciprocité doit être vrai : la dégradation du bien commun (payé par les travailleurs) est un scandale,la démission de parents nourris pourtant aux allocs payés par les travailleurs est un scandale,les agressions dans le métro contre le citoyen lambda sont un scandale...
Se concentrer sur l'essentiel c'est se concentrer sur les règles du jeu et il n'y a pas a de raison que l'un ou l'autre les transgresse.


Johnny Relecture a écrit:

Deuxièmement, il faut essayer de comprendre ce qui est écrit: suite de mots + grammaire= sens (sauf figure littéraire particulière je te l'accorde).

Je cite "En l'absence de faits graves, il serait préférable selon elle "d'engager un dialogue avec le groupe de jeunes et leurs parents" ou d'opter pour une convocation au commissariat au lieu de recourir à la force."

Manifestement ça ne concerne pas les Fofana et consorts mais plutôt ceux qui commettent des délits mineurs type "rassemblement dans les halls", "infraction à la législation sur les stupéfiants" etc... Sont également ciblés les contrôles arbitraires (géographiques, de faciès et tutti quanti).


Enfin, l'argument consistant à dire : commission majoritairement à gauche = rapport nécessairement orienté  puisque dans l'opposition est digne d'un commentaire d'article du Figaro.

La vraie question est: l'augmentation des plaintes est-elle le reflet d'une véritable augmentation des abus ou d'une comptabilité plus exhaustive (diffusion des recours existants, meilleur accès aux plaintes par la commission, travail plus sérieux de cette dernière, moins grande crainte des victimes, ras-le-bol envers la police, action des associations citoyennes, fiabilité des données fournies par la police etc...)

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Un rapport constate la "dégradation continue" des rapports entre police et citoyens en France

Un  rapport fondé sur les conclusions d'une "commission nationale citoyens-justice-police", créée en 2002 par la Ligue des droits de l'homme (LDH), le Syndicat de la magistrature (SM) et le Syndicat des avocats de France (SAF) constate une "dégradation continue des rapports entre les citoyens et leur police".

Ce "constat amer" s'explique notamment, selon le document, par "la disproportion, voire la démesure, entre les moyens nécessaires pour réaliser une interpellation et ceux qui sont réellement déployés", les "menottages quasi systématiques", les fouilles corporelles "intrusives" ou encore les "pratiques, en constante augmentation, qui consistent à placer un individu en garde aux fins manifestes d'intimidation". Des faits étayés par des témoignages contenus dans le rapport. Pour Le Monde.fr, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme, revient sur ses principaux points.

Un "élargissement" des plaintes de citoyens. Accusés de Tarnac, descentes de police dans un collège du Gers, délit de solidarité : Jean-Pierre Dubois souligne que les plaintes ne viennent plus seulement de quartiers "sensibles", mais concernent de plus en plus de citoyens

Une "surdité" des autorités. L'Etat, la police et la justice refusent de prendre en compte les recommandations des associations ou des autorités indépendantes, que ce soit la Ligue des droits de l'homme, la Halde, la Commission nationale de déontologie de la sécurité ou encore la CNIL, souligne Jean-Pierre Dubois.

Un risque d'embrasement des banlieues. Le rapport s'interroge sur l'attitude des forces de l'ordre : s'agit-il de dérapages en augmentation ou d'une stratégie délibérée ? Pour Jean-Pierre Dubois, il faut "arrêter la militarisation de la police", et mieux former les policiers. Sans quoi, de nouvelles émeutes pourraient éclater dans les banlieues, et avoir des conséquences dramatiques.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2 … _3224.html

A quand un rapport constatant la dégradation continue des rapports entre politiques et citoyens?

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

On touche le fond :

Crier "Sarkozy, je te vois!" conduit au tribunal
NOUVELOBS.COM | 15.05.2009 | 08:35
Réagissez à l'article 3 réactions
Le Marseillais assistait à un contrôle d'identité qu'il trouvait trop viril. Il est poursuivi pour "tapage injurieux diurne".

Un Marseillais de 47 ans, professeur de philosophie, va comparaître le 19 mai devant le tribunal de police pour avoir crié alors qu'il assistait à un contrôle d'identité: "Sarkozy, je te vois!", a-t-on appris jeudi 14 mai auprès de son avocat.
L'homme a prononcé cette phrase à deux reprises en gare Saint-Charles, à Marseille.
Le 27 février dernier, à 18h50, il assiste en spectateur à un contrôle d'identité qu'il juge musclé, puis décide de se manifester verbalement, suscitant l'hilarité des passagers alentour.
Les policiers, estimant que l'apostrophe a attiré l'attention du public et gêné leur contrôle, l'emmènent alors au poste de police de la gare pour procéder à un contrôle d'identité et dresser un procès-verbal.

Il risque une contravention

"Par la durée et la répartition de ses cris", l'enseignant a porté atteinte à la tranquillité publique, contrevenant ainsi à l'article 13-37 du code de la santé publique, écrivent les policiers.

Le professeur est convoqué devant la justice pour "tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui", délit passible d'amende selon l'article R 632-1 du Code pénal.
Son avocat, Me Philippe Vouland, a déposé des conclusions de nullité. Il va demander le transport du tribunal sur les lieux, ainsi que la désignation d'un expert pour faire des comparatifs de décibels en gare Saint-Charles, mais aussi la désignation d'un neurologue pour "tester l'influence que peut avoir le bruit sur le cerveau humain".

"Je ne doute pas qu'en bon avocat, M. Sarkozy n'aurait jamais été favorable à une telle poursuite qui ne peut conduire qu'à la relaxe", a ironisé Me Vouland. (nouvelobs.com avec AP)

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Encore une provocation policière?
Mohamed Douhane, commandant de police issu de l'immigration, publie un livre pour dénoncer l'explosion de la violence des jeunes, une politique de victimisation dévastatrice et les stéréotypes dont souffre sa profession
http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/ … lice-.html
"Démission des parents, défaillance de l'Education nationale, incapacité de la justice à santionner rapidement la violence des mineurs qui explose. Des jeunes toujours plus violents et qui se réunissent désormais en bandes "ethniques", reproduction de la "ghettoïsation de leurs quartiers". Des "blacks et des beurs en première ligne" pour la petite et moyenne délinquance. Une "culture de l'excuse liée au passé colonialiste de la France qui ne cesse de causer des dégâts". Une prévention qui coûte cher mais aussi disparate qu'inefficace. "

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Mhhhh j'ai du mal à voir le lien avec les bavures, sauf dans la dernière partie où il semble faire des propositions pour améliorer l'image de sa profession.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Juste histoire de rééquilibrer un peu le débat...

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

C'est sur que le mec payé, statutifié (c) nourri, informé, blanchi par la police, le mec, avec un nom à consonance rassurante pour les terrorisateurs (c) de la droite dure, eh ben ce mec, il va cracher dans la soupe et mettre l'accent sur les dérives de ce système de carte blanche donnée aux cow boys des forces de l'ordre, les délinquants policiers.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Ton outrance ne nécessite pas de commentaire, elle est suffisamment explicite quant à sa profondeur...
Encore une allégeance du système à la police:
Des policiers ont été pris pour cible avec une arme de guerre dans la nuit de samedi à dimanche à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne. Les policiers transportaient un suspect arrêté un peu plus tôt à l'hôpital de Bondy lorsque leur voiture a été bloquée sur un rond-point par deux autres véhicules, selon le ministère de l'intérieur.

Last edited by gustave (17-05-2009 08:55:57)

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

gustave a écrit:

Ton outrance ne nécessite pas de commentaire, elle est suffisamment explicite quant à sa profondeur...
Encore une allégeance du système à la police:
Des policiers ont été pris pour cible avec une arme de guerre dans la nuit de samedi à dimanche à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne. Les policiers transportaient un suspect arrêté un peu plus tôt à l'hôpital de Bondy lorsque leur voiture a été bloquée sur un rond-point par deux autres véhicules, selon le ministère de l'intérieur.

Salut,
Je pense que tu t'egares.
En effet, ceci est raciste et n'est de toute facon pas un sujet sur lequel on doit polemiquer sur forum-scpo.com.
Parle plutot de l'affaire des mechants policiers qui ont arrete le mec qui a gueule ''sarkozy je te vois'' comme tout le monde (ok pour l'arrestation illegitime mais quel mec stupide...), qui temoigne de la nature tyranique du regime sarko-fasciste dans lequel on vit.
Le danger de se faire tabasser par les delinquants-policiers (sic) est tel qu'il vaut meme mieux rester chez soi, bien fermer ses volets et se connecter sur rue89 et forum-sciencesbreles.com en attendant que Martine Aubry, Olivier Besancenot, ou meme Orcid et Emmanuel Goldstein viennent annoncer la liberation.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Tu as mille fois raison, et je vois maintenant la lumière en ces temps d'obscurité. Je reviens de loin! Je me souviens même d'avoir manger une choucroute il y a à peine quelques mois...

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Deux enfants soupçonnés de vol de vélo interpellés à la sortie de l'école

Il y a 33 minutes

BORDEAUX (AFP) — Deux cousins de 6 et 10 ans, soupçonnés de vols de vélos, ont été interpellés mardi à la sortie de leur école de Floirac (Gironde) et emmenés au commissariat, a-t-on appris jeudi auprès de la mère de l'aîné et de la police, confirmant une information du journal Sud Ouest.

Les deux enfants ont été interpellés "un peu à l'écart du groupe scolaire" après qu'une mère de famille, qui avait déposé plainte pour vol, a cru reconnaître ses vélos aux mains des deux garçonnets, a expliqué lors d'une conférence de presse le directeur départemental de la sécurité publique, Albert Doutre.

Les enfants ont ensuite été emmenés au commissariat situé "à proximité", où leurs mères, deux soeurs, les ont rejoints un peu plus tard, afin d'établir leur identité et de procéder à leur audition, qui a révélé que le garçon de 6 ans avait, selon ses dires, "emprunté" le vélo sur lequel il se trouvait, a poursuivi M. Doutre.

Quant au deuxième vélo, Aïcha Ouachin, la mère de l'enfant de 10 ans, soutient qu'il a été offert à son fils il y a un an et demi par un adjudant-chef de la brigade 106 à Mérignac et le directeur de la police a indiqué que l'enquête suivait son cours sur ce point.

Les mis en cause "ont été entendus 01H30 et 02H00", en parfaite coordination avec la justice des mineurs, a ajouté Albert Doutre qui "assume de bout en bout" l'intervention menée avec "tact et discernement" par les fonctionnaires de police.

"Je suis choquée qu'ils viennent chercher des gamins à la sortie de l'école devant tous leurs camarades", a témoigné Mme Ouachin, qui aurait préféré que la police "aille voir le directeur (de l'école), qu'ils demandent les coordonnées du gamin et qu'ils viennent à la maison ou qu'ils nous convoquent".

Au total, deux équipages et six agents de police ont été mobilisés pour emmener au commissariat les garçonnets, la plaignante, ses deux enfants et les bicyclettes.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

La crise mondiale menace les droits humains


Amnesty International a souligné mercredi 27 mai les effets de la crise mondiale sur les droits des personnes

Amnesty International présentait mercredi son rapport annuel centré, cette année, sur les effets de la crise économique. Une manière de rappeler que le combat de l’organisation internationale, qui réunit deux millions de membres, concerne aussi le respect des droits économiques, sociaux et culturels.

Pour son porte-parole, Francis Perrin, « la crise mondiale est antérieure à la chute de la banque américaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008. Elle a commencé dès le dernier trimestre 2007 et a été marquée d’abord, par une crise alimentaire et énergétique. » Il rappelle que la Banque mondiale estime que la crise actuelle pourrait précipiter dans la pauvreté 53 millions de personnes. Cette crise exacerbe les tensions sociales et ethniques. On l’a vu, par exemple, en Afrique du Sud où des émeutes contre des réfugiés zimbabwéens ont fait 60 morts et 600 blessés. On l’a encore constaté dans « les émeutes de la faim » qui ont fait une centaine de morts au Cameroun.

Amnesty International estime qu’il ne suffit pas de se contenter de traiter économiquement la crise en renflouant les banques en difficulté ou en multipliant les plans de relance. « Il y a un risque que la santé et l’éducation fassent les frais de cette politique, que l’on laisse tomber les objectifs du millénaire pour le développement, fixés par les pays de l’ONU. La santé et l’éducation sont des droits sociaux et culturels. Ils font partie des droits humains pour lesquels nous nous battons », souligne Francis Perrin.

La Chine détient le record des exécutions capitales
Mercredi, Amnesty International a relevé la montée en puissance, avec la crise, de l’enceinte du G20 qui regroupe les principaux pays industrialisés et émergents. « Ces leaders doivent donner l’exemple en respectant les règles de la communauté humaine, notamment concernant les droits humains. Or, dans 14 des 20 pays du G20, nous avons relevé des actes de torture l’année dernière. » L’organisation souligne que la Chine détient le record des exécutions capitales et des condamnations à mort. Aux États-Unis, elle salue la fermeture du centre de détention de Guantanamo, l’arrêt des traitements dégradants et des détentions secrètes de longue durée par la CIA. Mais elle déplore que le nouveau président américain n’ait pas supprimé les détentions secrètes pour les courtes périodes et ait renoncé à demander un vrai bilan des deux mandats de son prédécesseur en matière de droits humains.

Lancée à l’automne, la prochaine action d’Amnesty se concentrera sur les personnes en situation de pauvreté. Le mot d’ordre de cette campagne – annoncée mercredi, « de très grande ampleur et pour plusieurs années » – sera : « Exigeons la dignité. » Elle s’intéressera à l’impact des entreprises sur les États fragiles. « Le mois prochain, nous allons publier un rapport sur l’exploitation des ressources pétrolières, au Nigeria, par les compagnies Shell, Total, Chevron et Eni. Ces compagnies ont un impact négatif sur l’environnement et sur le conflit actuel dans le delta du Niger. Bien sûr, elles mettent en œuvre localement des politiques sociale et d’éducation, mais en dehors de tout cadre étatique, souligne Antonio Manganella chez Amnesty . La mondialisation empêche ainsi les États fragiles de protéger leurs citoyens. »
Pierre COCHEZ


C'est intéressant parce que le discours du Président, expliquant que "plus c'est la crise économique, plus il faut renforcer les mesures de sécurité" va exactement dasn le sens de ce risque majeur qu'il y a actuellement pour la liberté des êtres humains face aux pulsions autoritaires de certains chefs d'Etats (le tout justifié et maquillé par une prétendue compassion pour les victimes, et une instrumentalisation des faits divers) :

SECURITE
Délinquances : les principales mesures annoncées par Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 28.05.2009 | 14:50
Lors d'un discours à l'Elysée, jeudi 28 mai, Nicolas Sarkozy a annoncé différentes mesures pour lutter contre la délinquance, selon lui "beaucoup trop négligée ces dernières années". Le point sur ces mesures.

Plus de policiers
Le président a annoncé un renforcement du dispositif policier dans 25 quartiers "rongés par la délinquance, le trafic de drogue et le trafic d'armes ", avec des "opérations coups de poing dans les cités". "La présence de la force publique doit y être constante, visible, massive. Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous."
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie devra "procéder à un redéploiement des unités mobiles pour renforcer les moyens de la police et de la gendarmerie dans les quartiers qui en ont le plus besoin". "Deux cents fonctionnaires supplémentaires seront affectés sans délai en Seine-Saint-Denis."

Lutter contre les cambriolages
Nicolas Sarkozy souhaite, "sans délai", la mise en place d'un "plan de lutte contre les cambriolages" dans "la dizaine de départements". Dans ce cadre, les "officiers de police judiciaire (OJP)" seront "plus nombreux et mieux formés". "1.000 OPJ supplémentaires doivent être formés."

Taxer les signes extérieurs de richesse
Le chef de l'Etat veut " frapper les trafiquants au portefeuille". "Deux fonctionnaires spécialisés seront affectés dans chacun des 25 quartiers les plus sensibles. Leur rôle sera de détecter les signes extérieurs de richesse indue" afin de les taxer.
Le ministre du Budget Eric Woerth est chargé de "réfléchir à une amélioration des textes destinés à permettre l'appréhension fiscale des sommes provenant de ces activités illicites" et sur "la modernisation de la taxation sur le train de vie à partir de signes extérieurs de richesse".

Etat major de la sécurité
Dans chaque département, "un Etat major de la sécurité regroupant les principales autorités concernées" se réunira chaque mois pour définir la politique publique de sécurité.

Développer la vidéo surveillance
Nicolas Sarkozy envisage de développer la vidéo surveillance, un "moyen fondamental de la politique de sécurité". "La présence d'une caméra est l'outil le plus dissuasif qui soit pour un délinquant. La LOPPSI 2 va nous fournir les moyens juridiques de donner une impulsion nouvelle à cette politique." Il a toutefois déploré "les réticences de certains élus à s'engager dans la voie de la vidéo surveillance". "Celle-ci ne menace pas les libertés, elle protège la liberté de se déplacer et d'aller et venir dans son quartier en toute sécurité."

Un nouveau plan de prévention de la délinquance
Le président a demandé au Premier ministre de lui proposer "dès septembre un plan gouvernemental de prévention de la délinquance et d'aide aux victimes".

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Vives réactions après l'audition d'un enfant de 8 ans
NOUVELOBS.COM | 01.06.2009 | 16:07

Alain Juppé souhaite que la réaction soit proportionnelle aux faits reprochés et que "les dérapages" soient reconnus. François Bayrou dénonce pour sa part "un climat qui entraîne des dérives".

Après l'audition par la gendarmerie d'un enfant de huit ans impliqué dans une bagarre entre écoliers, François Bayrou a dénoncé dimanche 31 mai l'instauration d'un "climat (...) qui entraîne des dérives". Le socialiste Harlem Désir s'est lui élevé contre un "climat irrespirable" et des "dérapages inacceptables".

Selon Le Parisien Dimanche, un enfant de huit ans a été convoqué et auditionné pendant vingt minutes samedi à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d'Oise) parce qu'il s'était battu avec un camarade d'école.

"C'est un climat qu'on est en train de créer qui entraîne des dérives", a dénoncé le président du MoDem sur Radio-J, faisant le lien avec l'arrestation le 19 mai de deux enfants de six et huit ans à la sortie de leur école à Floirac (Gironde) pour une affaire de vol de vélo. "C'est ce climat-là qui est responsable", a-t-il ajouté. "J'ai peine à croire que les fonctionnaires de police soient responsables de cela".

Pression sur les forces de l'ordre

L'ancien ministre de l'Education nationale a demandé que "la sécurité soit sereine, qu'elle sache remettre en place le fait qu'un enfant a huit ou six ans" et "qu'on ne se comporte pas face à un enfant de cet âge comme face à un délinquant adolescent ou adulte".
Harlem Désir, tête de liste PS aux élections européennes en Ile-de-France, a pour sa part estimé dans un communiqué que "ce nouveau dérapage est le résultat de la pression exercée par le pouvoir sur les forces de l'ordre".

"A l'approche des élections européennes, Nicolas Sarkozy a instrumentalisé médiatiquement les violences scolaires à des fins électoralistes" et son "discours ultrasécuritaire a contribué à stigmatiser les enfants et à créer un climat malsain", a-t-il jugé.

Manœuvres politiciennes

"Au lieu de se livrer à des manœuvres politiciennes, Nicolas Sarkozy et son gouvernement feraient mieux de rétablir la police de proximité et les postes de surveillants supprimés dans les écoles", a ajouté Harlem Désir, accusant le chef de l'Etat de "mettre la pression sur les services de police et de gendarmerie" et de les "pousser au dérapage sans résultat dans la lutte contre la délinquance".
Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, dimanche soir, le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi Laurent Wauquiez a affirmé que les gendarmes avaient "juste fait ce qui était leur travail, c'est-à-dire leur obligation juridique", à savoir "entendre" l'enfant. "Ce qu'il y a de triste, c'est qu'il y a eu un dépôt de plainte juste pour une altercation", "il faut savoir raison garder", a-t-il jugé.

"Maladresses"

"Il y a un grand principe, c'est la proportionnalité de la réaction", a pour sa part déclaré Alain Juppé sur Europe-1. "Je pense que, dans cette circonstance-là, on aurait pu convoquer les parents sans traumatiser les enfants en les emmenant au commissariat de police", a avancé le maire de Bordeaux. "Il y a eu une très forte émotion dans la région" mais "je n'appellerais pas cela dérive sécuritaire".

"Il y a parfois des maladresses ou des dérapages. Il faudrait les reconnaître tout simplement - cela peut arriver - et dire: 'là on aurait dû procéder de manière plus progressive et moins brutale qu'on ne l'a fait'", a-t-il ajouté. "Et cela ne met pas en cause la politique sécuritaire dans son ensemble".
(Nouvelobs.com avec AP)


J'aimerais tout simplement savoir pourquoi l'on réduit les postes de surveillants dès lors que l'on se donne pour objectif de recréer de la discipline, du respect à l'école et de lutter contre les violences scolaires ?

Le sarkozysme cherche-t-il sans le dire à "policiariser" tous les rapports sociaux, civils et administratifs, même au sein du sanctuaire qu'est l'école ? 

Le mélange des genres entre la police et l'école est une absurdité administrative nouvelle (et imprévue) qui découle des politiques de suppressions de postes dans l'éducation nationale d'une part, et de la policiarisation de l'action administrative appelée par l'idéologie sarkozyste d'autre part. La police serait le recours dans tous les types de situations sociales. C'est un trait nouveau du sarkozysme qui n'était pas tout à fait visible au départ ou pendant ses campagnes électorales : la policiarisation totale de tous les aspects de l'action administrative et des rapports civils et sociaux.

Eh bien il est temps de dire qu'à chaque situation sa réponse adaptée : des surveillants pour encadrer les élèves dans les écoles, (s'il le faut avec des règlements stricts et des sanctions internes à l'établissement) et la police dans la rue et dans les commissariats pour régler les crimes et les délits. Sinon, on est dans un mélange des genres qui participe d'une confusion bien dommageable pour la cohérence de l'action administrative. Il en va me semble-t-il de la crédibilité même de la police dont les dispositifs d'action ne sont pas adaptés à toutes les situations sociales, loin de là.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

T'as rien compris Greg : l'armée dans la rue (enfin dans les cités surtout, pas à Neuilly) et la police dans les écoles, n'ayons pas peur des grands moyens.

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Tout de même :

- un mort à Firminy qui crée plusieurs jours de débordements
- Un homme qui perd son oeil à cause d'un tir illégitime de flashball
- Un mort en moto alors que la personne était déjà passée par le contrôle routier, qui cause également des troubles à l'ordre public.

Faudrait que les forces de sécurité se calment. Ils veulent provoquer une guerre civile ou quoi ?

De plus en plus se répand l'idée que l'insécurité provient d'un certain comportement des forces de police ou de gendarmerie se croyant tout permis.

Tout ça est causé par la politique du chiffre dénoncée par divers syndicats de police, et par les policiers eux-mêmes, obligés de se concentrer sur les délit minimes, voire d'utiliser des techniques qui démultiplient les interpellations ou les rapports pour un même délit...

La société sarkozyste est une société de la terreur permanente, légitimée par une idéologie brutale d'un Etat policier qui se militarise.

A bientôt pour les premiers morts du tazer, à propos duquel les syndicats de police dénoncent le manque de formation pour l'usage de ces outils de terreur...

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Orcid a écrit:

Tout de même :

- un mort à Firminy qui crée plusieurs jours de débordements
- Un homme qui perd son oeil à cause d'un tir illégitime de flashball
- Un mort en moto alors que la personne était déjà passée par le contrôle routier, qui cause également des troubles à l'ordre public.

Faudrait que les forces de sécurité se calment. Ils veulent provoquer une guerre civile ou quoi ?

De plus en plus se répand l'idée que l'insécurité provient d'un certain comportement des forces de police ou de gendarmerie se croyant tout permis.

Tout ça est causé par la politique du chiffre dénoncée par divers syndicats de police, et par les policiers eux-mêmes, obligés de se concentrer sur les délit minimes, voire d'utiliser des techniques qui démultiplient les interpellations ou les rapports pour un même délit...

La société sarkozyste est une société de la terreur permanente, légitimée par une idéologie brutale d'un Etat policier qui se militarise.

A bientôt pour les premiers morts du tazer, à propos duquel les syndicats de police dénoncent le manque de formation pour l'usage de ces outils de terreur...


Il faudrait s'entendre sur le terme de bavures. Pour moi, un type en moto qui force un barrage et se plante sur un arbre cela ne s'appelle pas une bavure. En revanche perdre un oeil sur un tir de Flashball oui

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Le truc pour le mec qui est mort au contrôle routier, c'est qu'il y était déjà passé 30 mns avant... Et je ne crois pas que ce ce soit si simple que ce que tu dis. Les témoignages divergent...

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Orcid a écrit:

Tout de même :

- un mort à Firminy qui crée plusieurs jours de débordements
- Un homme qui perd son oeil à cause d'un tir illégitime de flashball

- Pour Firminy, le rapport d'autopsie conclue a un suicide, visiblement ... En revanche, ce qui est clairement condamnable, c'est que la caméra de vidéosurveillance était défectueuse, et la cellule visiblement pas aux normes. Encore une corde à mettre à l'arc / au cou de notre glorieuse République aux Ors et Palais.

- Je viens de lire que l'homme ayant perdu son oeil serait mort. Confirmé ? Mort suite à cette blessure ? Pour le coup, des avis de témoins convergent dans le sens selon lequel il n'y aurait pas eu de sommation préalable ...

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

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Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Au-delà des affaires médiatisées, il est certain que les flics ne font malheureusement pas toujours honneur à leur profession dans leur attitude.

Petite anecdote perso récente : en allant au boulot, je vois trois types passer en cavalant comme des dératés. Il s'agissait en fait de deux "fonctionnaires de police" pour reprendre le terme consacré qui poursuivaient un présumé délinquant, qu'ils ont fini par coincer. Jusqu'ici, rien d'anormal.

Sauf que le type étant immobilisé par l'un des pandores, l'autre a sorti sa matraque et a commencé à lui mettre des coups dans les pattes en le traitant d'"enculé" (admirez la dignité dans l'application de la loi), devant le regard quelque peu interloqué des 3/4 passants qui se trouvaient là. Evidemment, personne n'a moufté (moi le premier), la perspective de se faire embarquer pour tapage diurne étant peu ragoûtante...

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Orcid a écrit:

Tout de même :

- un mort à Firminy qui crée plusieurs jours de débordements
- Un homme qui perd son oeil à cause d'un tir illégitime de flashball
- Un mort en moto alors que la personne était déjà passée par le contrôle routier, qui cause également des troubles à l'ordre public.

Faudrait que les forces de sécurité se calment. Ils veulent provoquer une guerre civile ou quoi ?

Je ne connais pas les deux dernières affaires, mais pour la première, non seulement le suicide semble être la cause de décès la plus vraisemblable, mais en plus la police n'est pas responsable des émeutes qui suivent. A moins qu'on ne lui ordonne de n'arrêter personne pour avoir la "paix" (c'est-à-dire la montée de la délinquance).

Oder so ähnlich.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

apokrif a écrit:
Orcid a écrit:

Tout de même :

- un mort à Firminy qui crée plusieurs jours de débordements
- Un homme qui perd son oeil à cause d'un tir illégitime de flashball
- Un mort en moto alors que la personne était déjà passée par le contrôle routier, qui cause également des troubles à l'ordre public.

Faudrait que les forces de sécurité se calment. Ils veulent provoquer une guerre civile ou quoi ?

Je ne connais pas les deux dernières affaires, mais pour la première, non seulement le suicide semble être la cause de décès la plus vraisemblable, mais en plus la police n'est pas responsable des émeutes qui suivent. A moins qu'on ne lui ordonne de n'arrêter personne pour avoir la "paix" (c'est-à-dire la montée de la délinquance).

Ben informe toi alors sur la deuxième affaire tout au moins.
Et là des émeutes seraient bien plus que justifiées.

"2ou7ibou jouinta ltanjawiya" Ibn Batouta
"Je vois la vie en Blaugrana" L.W.R

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Un bon article sur le délire sécuritaire dns lequel on est entré depuis 2002, et qui n'en finit pas de tourner à l'autoritarisme tout aussi forcené qu'inefficace, et violent.

Hortefeux poursuit l’illusion des chiffres de la délinquance

Le Ministre de l’Intérieur ne plaisante plus, il va falloir rouler au pas ou pointer au Pôle Emploi. Brice Hortefeux réunissait mercredi soir les préfets de région à Paris pour passer un savon aux vilains récalcitrants qui ne respectent pas les quotas imposés par l’Etat, sur la base d’un constat simpl(ist)e : la police ne fait assez de chiffre. Avec un nombre absolument incroyable de permis retirés ces derniers mois par les forces de l’ordre, on aurait pu se dire que jamais l’activité policière n’avait été aussi florissante. Et pourtant, tout n’est pas si rose au pays des bleuets.

Pourquoi le nouveau premier flic de France est-il si furax ? Sa récente nomination aurait pourtant dû le réjouir, mais rien n’est simple lorsque l’on exerce de telles fonctions : Nicolas Sarkozy a fait campagne sur le thème de la délinquance et de l’insécurité, alors il faut présenter un bilan positif, coûte que coûte.



Tout d’abord, sur quoi se base-t-on pour mesurer la délinquance en France ? Réponse : sur un logiciel interne baptisé « Etat4001 ». Derrière cette dénomination se cache un répertoire comptable des faits enregistrés par la police : ce ne sont pas moins de 107 entrées différentes qui regroupent les plus grandes catégories de faits constatés, du vol à l’homicide en passant par le harcèlement(1). Chaque fois que quelqu’un se rend au poste pour porter plainte ou signaler une infraction dont il a été victime, le fonctionnaire enregistre l’information dans le logiciel en tant que « fait constaté », qui sera également comptabilisé en « fait élucidé » si tel est le cas. Ces statistiques renseignent donc sur l’activité de la police, ce qui permet ainsi d’effectuer des comparaisons dans le temps, jusqu’en 1972, date de création dudit fichier.



Malheureusement, ces données largement relayées chaque année ne sont pas exemptes de défauts. Tout d’abord, elles comptabilisent uniquement les faits portés à la connaissance de la police, ce qui implique donc que tout ce qui n’est pas déclaré ou constaté n’existe pas. La « délinquance » enregistrée est ainsi loin de l’exhaustivité, mais il faut ajouter à cela la sélection qu’opère l’Etat4001 : en effet, sont notamment exclus de la comptabilité les contraventions de type 1 à 5 (ayant causé un arrêt de travail de moins de 10 jours) ainsi que tous les faits concernant les infractions routières (et chacun sait qu’elles se mesurent désormais par millions depuis que l’automobiliste est devenu à lui seul le responsable de presque tous les maux de la société).



Ces statistiques ne servent pas seulement à dresser un bilan de l’action de la police, elles sont aussi un excellent moyen de contrôle pour les autorités : tous les mois, chaque commissariat de France envoie à Paris les résultats de son activité pour un check-up complet. Et ainsi, chaque mois, le couperet tombe : l’attention du commissaire est portée sur les lacunes du service, qui est sommé de redresser la barre. J’avais eu l’occasion d’interroger en novembre 2008 un commissaire sur ces pratiques douteuses, il m’avait confié à quel point cette culture du chiffre pouvait l’handicaper dans sa mission : si la hiérarchie décide qu’il n’y a pas assez eu d’interpellations concernant les stupéfiants par exemple, alors la brigade doit se débrouiller pour arrêter quelques consommateurs, et tout rentre dans l’ordre...



Ce mode d’action prive les policiers de tout jugement, de toute tentative d’appréciation de la situation : il faut sanctionner à tout prix., faire du chiffre, c’est bien de cela qu’il s’agit. Nos forces de l’ordre deviennent alors de simples machines à procès verbaux. Dans un climat déjà très tendu entre la population et la police, était-il vraiment nécessaire d’en rajouter ? Rien à faire, il faut que les statistiques soient conformes aux souhaits du président, il décide, eux exécutent.



De telles lacunes dans le procédé comptable de l’Etat4001 indiquent clairement que celui ne recherche pas l’exhaustivité. Mais dans ce cas, pourquoi le présenter comme tel ? Il est clair qu’il ne revient par aux journalistes de mesurer la délinquance, mais pour Laurent Mucchielli « La question centrale est plutôt de sortir de l’idée de mesurer la délinquance à l’aide des seules statistiques policières, de développer d’autres outils de connaissance, au premier rang desquels les enquêtes de victimisation. Elles coûtent cher si on les prend vraiment au sérieux mais c’est une des clefs de l’avenir de la mesure de la délinquance »(2). Alors que même le Sénat s’inquiète des lacunes du fichier (3), il serait peut-être temps de passer à autre chose, et de redonner aux fonctionnaires une marge d’appréciation qui faciliterait peut-être un peu l’exercice de leur activité.

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Putain source quoi, parce que Bon Article dans la bouche d'Orcid ça veut pas dire grand chose !

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

mami a écrit:

Putain source quoi, parce que Bon Article dans la bouche d'Orcid ça veut pas dire grand chose !

Si si, ça veut dire agoravox.

http://www.agoravox.fr/actualites/polit … -des-58995

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Se passent de commentaires....

Nuits du 14-Juillet : la Place Beauvau impose le silence sur le nombre de voitures incendiées
LE MONDE | 17.07.09 | 12h50  •  Mis à jour le 17.07.09 | 14h55

Le ministère de l'intérieur a demandé aux préfectures de ne pas communiquer aux médias les bilans des nuits des 13 et 14 juillet, notamment le nombre de véhicules incendiés dans les quartiers, interdisant toute vérification des chiffres officiels. Systématiquement, les autorités locales renvoient sur le ministère de l'intérieur, lequel a refusé de donner des statistiques précises, évoquant seulement des "nuits relativement calmes" malgré l'usage jugé "inquiétant", par les syndicats de policiers, de "mortiers" – des fusées pyrotechniques – contre les forces de l'ordre dans de nombreux quartiers (Le Monde du 15 juillet).

Seul le bilan de la première nuit a été communiqué : "Quelque 500 véhicules" auraient été incendiés pendant la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet, ce qui constitue le plus mauvais résultat jamais enregistré la veille de la Fête nationale. Malgré des demandes répétées au ministère de l'intérieur et à la direction générale de la police nationale (DGPN), aucun chiffre n'a été donné concernant la seconde nuit, du mardi 14 au mercredi 15. Or, en 2008, le nombre d'incidents avait été aussi élevé le 13 juillet (297 véhicules brûlés) que le 14 (295).

La consigne de silence a été strictement appliquée. Les différentes préfectures contactées par Le Monde ont refusé de répondre, évoquant des "instructions ministérielles". Les journaux régionaux ont connu les mêmes difficultés. La Provence fait ainsi état d'un bilan – officieux – nettement moins favorable qu'en 2008, avec 41 véhicules et un jardin d'enfants incendiés à Marseille, la nuit du 13 au 14 juillet.

"CONSIGNES"

"Vous êtes priés de ne pas communiquer sur les incidents du 14-Juillet." L'ordre, à l'intention des préfectures, émane du ministère de l'intérieur, bien décidé à rendre compte lui-même des débordements de la Fête nationale, raconte La Provence dans son édition du 15 juillet. Seulement voilà, alors que les forces de l'ordre locales étaient conviées au silence, Beauvau ne semble pour l'heure pas vraiment pressé de rendre compte de la situation plutôt "chaude" de ce 14-Juillet : "Les chiffres ne sont pas disponibles pour l'instant", a-t-on répondu à notre demande.

D'autres médias locaux décrivent les mêmes difficultés. Evoquant un "black-out" imposé par le ministère de l'intérieur, L'Union, à Reims, dénonce l'attitude des autorités : "Hier matin, chaque journaliste de L'Union-L'Ardennais venu aux nouvelles de la nuit, petites ou grandes, auprès des sapeurs-pompiers a eu droit au même discours : 'Aucun incendie'." "Gendarmes et policiers ont confirmé", écrit le quotidien. "En fait, la vérité est tout autre. Certains de nos interlocuteurs nous l'ont avoué à voix basse : 'On ne peut rien vous dire sur les incendies. Nous avons reçu des consignes.'"

Le Progrès, à Lyon, signale les mêmes blocages le 15 juillet : "A la préfecture du Rhône, impossible d'obtenir la moindre information sur les violences urbaines qui ont pu émailler la nuit du 13 au 14 juillet dans le département. D'ailleurs, la consigne du silence 'radio' a été donnée aussi bien aux pompiers qu'à la police ou à la gendarmerie." En 2007 et 2008, le ministère de l'intérieur avait été pris en flagrant délit de sous-estimation du nombre de véhicules incendiés lors des nuits du 31 décembre. Europe 1 avait appelé systématiquement les préfectures pour vérifier le décompte officiel.

Alors que la DGPN évoquait 397 voitures incendiées, au matin du 1er janvier 2007, la radio en avait comptabilisé 683 à partir des données préfectorales. Même scénario le 1er janvier 2008 : la DGPN avait signalé 372 incendies de voitures, contre 746 pour Europe 1.
Face à ces statistiques, le ministère avait dû corriger son bilan, reconnaissant finalement 878 incendies. Les "instructions" données aux préfectures interdisent désormais ce type de vérification.
Luc Bronner http://www.lemonde.fr/societe/article/2 … _3224.html

"Comment être un bon flic dans ce climat de haine ?"
LEMONDE.FR | 17.07.09 | 08h48  •  Mis à jour le 17.07.09 | 09h02
   
Entre besoin de "faire du chiffre", mauvaise image dans les médias et rapports de plus en plus conflictuels avec une partie de la population, les fonctionnaires de police expriment leur malaise. Le Monde.fr avait fait état en avril d'un rapport d'Amnesty International à propos de la mauvaise image de la police dans certains quartiers. Après la récente polémique sur l'utilisation des Flash-Ball par la police à Montreuil, nous avons décidé de donner la parole, dans un appel à témoignages, aux fonctionnaires de police pour connaître leur sentiment sur leur travail, sur son évolution et sur la manière dont ils perçoivent leurs rapports avec la population mais aussi sur leur fierté à exercer ce métier. Nous vous en livrons ici une sélection, anonyme par respect de leur devoir de réserve.
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    * Si c'était à refaire, je ferais le même choix par A.

Je suis "flic" depuis longtemps maintenant... trop de temps ? Parfois, je me dis qu'il faudrait raccrocher. Mais comment expliquer que ce si beau métier, censé aider les gens et arrêter les "bandits" soit tant décrié aujourd'hui ? Je peux même pas dire "viens vivre ma vie de flic à quelqu'un" car cela est devenu trop dangereux : on a face à nous des gamins ou des inconscients qui jouent avec le feu. Parfois ça marche, c'est un "keuf" qui se brûle et c'est le silence radio. Parfois ça ne marche pas, et alors c'est une bavure, mot très à la mode dans toutes les bouches et chez tous les bien-pensants et hommes politiques. Pourtant, quand ils sortent dans les quartiers, ce n'est qu'à grand renfort de CRS.

Alors oui il y a dégradations des liens, mais pas seulement avec les jeunes : avec tout le monde, la population, la hiérarchie comptable de nos affaires. Et pourtant si c'était à refaire, je ferais le même choix, car un seul regard d'une personne aidée quand elle est vraiment dans la merde efface tout le reste. Je suis flic parce que j'aime ça ; pas parce que je méprise les gens et me crois au-dessus des lois.

    * Un décalage de plus en plus important par L.

J'ai l'impression d'un décalage de plus en plus important entre les attentes de la population et nos possibilités : les habitants se plaignent des "jeunes" qui font des rodéos en moto-cross pendant l'été, qui jettent des pétards dans la première quinzaine de juillet.

Des lois ou décrets ont été pris réprimant la mise en circulation de véhicules non homologués, la vente d'artifices à certaines périodes a été interdite. Mais un car de police ne pourra jamais poursuivre une moto-cross dans Paris. Surtout quand son conducteur est prêt à rouler à contre-sens ou sur les trottoirs. Aucun flic de ma connaissance n'a envie d'être à l'origine d'un second Villiers-le-Bel.

Quand une moto de ce type est abandonnée par son conducteur, elle est réclamée dans les 48 heures par un propriétaire qui indique qu'on lui a empruntée à son insu. Il repart, et ça recommence le lendemain...

Les gens se plaignent de jets de pétards ou fusées de feux d 'artifice. Mais ce n'est pas pour autant que les artifices dont certains sont porteurs peuvent être confisqués. Vous voyez les flics poursuivre et verbaliser des gosses de 10-12 ans pour jet de pétards, les parents se retrouvant convoqués au tribunal ? Sans compter que les gosses n'ayant pas de papiers devraient être ramenés au commissariat pour remise aux parents... tout ça est totalement ingérable !

    * La délinquance est de plus en plus violente par A.

Je suis flic en banlieue parisienne depuis 2002. Je travail où je suis né, où j'ai côtoyé et connu mes amis. A l'époque tout n'était pas rose, mais le respect et la "crainte du gendarme" étaient forts. Depuis plusieurs années, la délinquance est de plus en plus violente. La faute au système et aux parents qui pondent des gosses sans s'en occuper en les laissant libres d'aller et venir, sans trop se soucier de ce qui se passe. Mon droit de réserve m'oblige à ne pas citer de cas précis, mais il est assez facile pour quiconque de venir en banlieue et de regarder autour de soi.

Parlons également de cette justice, qui mis à part faire de la sécurité routière, oublie sa fonction première et mise sur le rapport argent que lui rapportera tous ces méchants pères de famille radarisés à 110 au lieu de 90.

Pendant ce temps-là, les mineurs ne sont pas inquiétés, agressions multiples, vols de véhicules, voire bien plus. Et à chaque fois la même rengaine : ils sont remis en liberté car l'Etat ne sait que faire de toute cette délinquance. Croyez-vous qu'il est simple pour un policier d'interpeller 3 à 4 fois par mois pour ne pas dire plus, le même groupe de jeunes qui vient de commettre un délit, et de les revoir le lendemain libres comme l'air en nous disant qu'ils vont recommencer ?

Dormez bien, tant que vous le pouvez, car la police veille et prend des risques pour vous, mais pour combien de temps encore ?

    * Mettre en cause la police, recette connue par J.

Il est clair que la dégradation des relations police-population est nette. Je n'affirme pas que les policiers sont tous exemplaires. Néanmoins les sanctions tombent en cas de manquement contrairement à ce qu'on entend ici ou là. Il faut réaliser que parfois les "bavures" le deviennent uniquement parce que le mot est répété dans tous les médias concernant un incident, alors que le travail des policiers n'est pas remis en cause au final. Cela imprime chez nos concitoyens l'idée que les bavures sont fréquentes alors qu'elles sont heureusement rares. Le buzz crée par les nombreux nouveaux médias contribue fortement à cette image négative de la police. A force de vouloir susciter l'émotion du lecteur pour attirer l'audience, la surenchère est de mise. Tout ce qui concerne la police attire le lecteur.

Mettre en cause la police pour se dédouaner d'une infraction commise, la recette est connue. Peu importe si le policier a été correct ou non, le délinquant se victimise et est présenté comme un ange plein d'avenir en occultant son "palmarès".

J'ai longtemps été contre le principe de la vidéo car je ne voyais pas pourquoi en faisant mon travail au mieux je devrais justifier ensuite de mon action, aujourd'hui je me dis que cela peut démontrer que les accusations d'un voyou sont mensongères, et que la presse aura aussi eu tort.
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    * J'étais fier d'entrer dans la gendarmerie par S.

Je suis gendarme depuis 15 ans. Je constate une aggravation régulière des relations avec la population des quartiers sensibles. Nous sommes littéralement haïs, nous entendons des horreurs, sur nous ou sur la France, à longueur de temps. Et nous sommes menacés physiquement.

J'étais fier d'entrer dans la gendarmerie. Mais aujourd'hui, on dirait que les gens confondent bien et mal. Nous sommes la cible de provocations, d'attaques : il semble être de bon ton de "se faire du flic". Je n'ai jamais compris qu'on puisse autant s'acharner sur des gens qui bossent durement, nuit et jour, pour le bien public, pour défendre ce que nous aimons tous, au lieu de s'indigner contre ceux qui menacent la démocratie, la liberté, la sécurité. Cela me fait beaucoup souffrir.

On ne peut pas dire que nous l'avons mérité : nous passons notre temps à prendre des pincettes, à nous excuser, à renoncer à bosser pour ne pas "provoquer", à ravaler notre fierté, à nous retirer, humiliés, d'un quartier "difficile". Nous vivons dans la terreur de la bavure. Nous démissionnons tous les jours devant une espèce d'opinion publique bien pensante, souvent insensée. C'est totalement anormal, et c'est au profit de la délinquance.

Je crois dur comme fer à mon boulot. J'aime profondément les gens, parfois malgré eux. J'aime améliorer la société. Je ne compte ni ma peine, ni mon temps, ni le risque. Je n'attends aucun remerciement, j'admets même que personne ne s'en rende compte. Mais c'est vraiment de plus en plus difficile.

    * Tout va bien madame la marquise par C.

Comme nous sommes soumis au devoir de réserve, nous ne pouvons rien dire, à part "tout va bien madame la marquise". Le ministre de l'intérieur est content, donc nous devons être contents, c'est tout. Des collègues blessés, il y en a tous les jours, mais comme cela n'intéresse pas la presse, cela n'existe pas. Nous avons des syndicats de police qui sont dirigés par des personnes soumises aux politiques dans l'espoir de postes intéressants. On nous annonce tous les jours de nouvelles missions (j'ai entendu aujourd'hui qu'il est dans les tuyaux de nous demander de surveiller les matches de foot amateurs suite aux violences sur les terrains) mais on supprime 10 000 postes de policiers sur la France.

On nous demande de faire des patrouilles dans des véhicules ayant plus de 200 000 km au compteur et qui ne passeraient pas au contrôle technique. On nous parle des locaux de garde-à-vue insalubres mais personne ne regarde les conditions dans lesquelles nous, nous travaillons : vestiaires de taille indigne, sans aération avec de la moisissure, des fuites d'eau où nous nous changeons à 30 dans 6 m2, des W.C. hors d'usage depuis des mois, des douches jamais lavées, etc.  Mais tout va bien madame la marquise.

    * On nous caricature par J.

On regarde souvent la télé dans ma famille, au repas. Et je vois comment nous sommes traités : moins-que-rien, idiots, buveurs, batailleurs. La télé nous montre comme un troupeau de bœufs prêts à charger. Pourtant, on oublie notre fonction principale : maintenir l'ordre. Je ne suis pas bête, je sais pourquoi je fais ce travail. J'imagine que les jeunes de banlieue ressentent aussi cette impression de caricature. Tous ne sont pas des voleurs, ni des dealers. Il y en a des bien.

Entre les gens qui nous soutiennent et ceux qui nous détestent, on ne sait où se placer. Je me sens écrasé entre ma citoyenneté et mon travail. C'est pas facile à vivre. Comment être un bon flic, dans ce climat de violence intérieure, de haine rentrée ? Ce que je veux, moi, c'est que les gens vivent en paix, et je conçois mon travail comme un règlement de ces rapports. Nous sommes nécessaires, et tous ceux qui ne veulent pas de nous sont des anarchistes. Je ne dis pas que Sarkozy fait du bon boulot (j'ai personnellement voté Besancenot), mais il faut être sincère avec soi-même : si nous n'étions pas là, la France, ce serait vraiment le désordre. Qui peut vouloir le désordre pour son pays ? Certainement pas moi.

    * Dans le 93 sans expérience par O.

Cela fait 4 ans que j'exerce dans les quartiers. Après un an de formation sur le terrain, je suis affecté depuis trois ans dans 93. Avec aucune technique d'approche apprise durant ma formation, on me met dans une zone sensible avec des jeunes policiers sans expérience et un commissaire de police qui change tous les ans. Le travail de terrain est impossible et nos missions consistent essentiellement à faire de la répression.

Nous avions entamé un travail de prévention au sein d'une association de soutien scolaire pour un travail avec les éducateurs, les jeunes et leurs enfants, alors que cette action commençait à porter ses fruits (les jeunes nous disaient bonjour dans la rue par exemple), nous avons dû cesser du jour au lendemain car l'association a fermé faute de subventions. Educateurs licenciés, les jeunes à la rue et nous aussi en tant que policiers : plus de relais associatifs ou sociaux avec qui poursuivre ce travail de prévention.

De plus, le nouveau commissaire ne désire plus qu'une chose : faire du chiffre sur les petites infractions et surtout ne pas perturber les gros trafiquants. Il paraît que d'autres services se chargent de cela. Pendant de temps-là, la vente de drogue continue sous nos yeux en toute impunité, les plus jeunes sont embrigadés par les plus grands, et nous nous retrouvons impuissants.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 … _3224.html

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Merci pour ces deux articles.

Que voit-on :

- que les policiers sont pris entre deux feux : le pouvoir, qui exige du chiffre, "de loin", "d'en haut", pour de basses raisons médiatiques et parce que le pouvoir les sur arme, les habille comme des robocop, ce qui leur donne une image totalement déshumanisée ; les français, qui ont développé, du fait même de la rhétorique guerrière de Nicolas Sarkozy et ses sbires, une véritable haine de la police, considérée, de plus en plus souvent à juste titre, comme violente et sourde, cherchant le chiffre plutôt que la vraie recherche et résolution des crimes et délits. Les policiers se demandent dans l'interview que faire ? Peut-être réhumaniser la police, refaire une police de proximité telle qu'elle avait marché, et pas ce qui finit par apparaitre non pas comme un outil de protection des citoyens, mais comme une outil "de défense du pouvoir contre le peuple"...

- Que les policiers se victimisent. Mais qui est la victime lorsque des bavures sont commises ? Lorsqu'un certain nombre de policiers usent de violences inutiles sur un interpellé, lorsqu'ils pratiquent le contrôle massif non plus simplement au faciès, mais à la couleur de peau ? Non, ces policiers ne nous feront pas croire qu'ils sont victimes. En revanche, l'Institution policière est victime non seulement des excès du pouvoir dans l'usage qu'il fait des forces de police, et d'une idéologie de la force et de la supériorité intrinsèque sur les individus, répandue dans la police. Il manque enfin une culture du dialogue, une pédagogie sur le terrain, et pas cette idéologie du cow boy.

- Que le gouvernement cache les chiffres qui ne l'arrange pas, et met en avant ce qui l'arrange, au niveau des chiffres de la délinquance, tout comme sur beaucoup d'autres chiffres, dans la plus pure tradition soviétique, et à l'encontre de tous les principes démocratiques - non pas de transparence totale - mais de transparence sur l'essentiel, particulièrement lorsque ce même gouvernement appuie son discours sécuritaire sur les données chiffrées depuis le départ.

- A ceci s'ajoute le fait que le gouvernement manipule les sondages. Tenez par exemple, récemment, un sondage totalement bidon est sorti de l'entreprise IFOP du MEDEF qui rehausse tous les hommes et femmes politiques de 5 à 10 points et met dsk en tête du classement, ce qui est à hurler de rire. Ca fait des années qu'on dit qu'opinion way truque les sondages pour le Président, on nous traitait de théoricien du complot (mais c'est devenu une habitude, maintenant).

Nous sommes dans une situation où la République est détournée par un régime autocratique, monocratique, autoritaire, manipulateur au dernier degré et violent. Et si j'étais Carla Bruni, je me tirerais de ce panier de crabe recouvert de merde avant qu'il ne soit trop tard.

Last edited by Gambetta (18-07-2009 12:13:17)

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Gambetta a écrit:

(blabla décliniste antisarkoziste à deux sous - Orcid Copyright)

Nous sommes dans une situation où la République est détournée par un régime autocratique, monocratique, autoritaire, manipulateur au dernier degré et violent.

Ca t'arrives de recycler, ou tu re-rédiges à chaque coup ?

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Eh l'agace-cul, la prochaine fois tu voudras bien mettre en connexion tes 2 neurones avant d'ouvrir l'ouverture rance et fétide qui te sert de gueule. Merci.

Last edited by Gambetta (18-07-2009 12:04:10)

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Bavures, violences policières, déontologie de la sécurité

Gambetta a écrit:

une véritable haine de la police, considérée, de plus en plus souvent à juste titre, comme violente et sourde, cherchant le chiffre plutôt que la vraie recherche et résolution des crimes et délits.

Exemple: http://www.laprovence.com/articles/2009 … la-une.php

Dommage quand même que l'article ne semble donner qu'une version de l'affaire et que le journaliste ne précise d'ailleurs pas comment il a recueuilli ses informations (l'idéal serait que les sites web des journaux, à la fin de la procédure, publient, après anonymisation, le texte intégral du jugement, qui est en principe la source la plus neutre et la plus fiable).

Oder so ähnlich.