Topic: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

C'est officiel : Jean Luc Hees dirigera Radio France (il voulait remplacer 4/5 des émissions selon JP Cluzel).

Philippe Val est de son côté "pressenti" pour diriger France Inter. Si ça aboutit, ça va secouer.

Il faudra observer le jeu de chaises musicales qui va surement avoir lieu, au détriment des mal pensant.


Quelques articles sur l'info :

Jean-Luc Hees à la tête de Radio France, Philippe Val pressenti à France Inter

Il y a 1 jour

PARIS (AFP) — Nicolas Sarkozy a étrenné ses nouveaux pouvoirs en matière d'audiovisuel public, en proposant le journaliste Jean-Luc Hees pour diriger Radio France et succéder à Jean-Paul Cluzel, a annoncé ce dernier, dont le mandat expire le mois prochain.

"Le président de la République a bien voulu m?informer qu?il s?apprêtait à proposer à l?accord du CSA, et à l?avis des commissions compétentes des deux Assemblées, Jean-Luc Hees pour me succéder à la présidence de Radio France à compter du 12 mai", écrit M. Cluzel, 62 ans, dans une lettre au personnel du groupe, reproduite jeudi par Le Monde.

L'Elysée n'a fait aucune commentaire.

La nouvelle loi sur l'audiovisuel, promulguée début mars, prévoit un nouveau mode de nomination pour les présidents des groupes audiovisuels publics. C'est désormais au pouvoir exécutif de proposer un nom au Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui doit donner un avis conforme, puis aux commissions parlementaires compétentes qui doivent réunir une majorité des 3/5 pour refuser cette candidature.

Le CSA, qui était auparavant directement responsable de ces nominations, a indiqué qu'il auditionnerait M. Hees le 7 avril.

Jean-Luc Hees, 57 ans, sans étiquette politique de l'avis de ses anciens collaborateurs, a été une des voix de France Inter pendant 30 ans et a dirigé cette station à partir de 1997 avant d'en être débarqué en 2004 à l'arrivée de M. Cluzel.

Selon le site internet du Nouvel Observateur, le directeur de la publication de Charlie Hebdo Philippe Val serait pressenti par l'Elysée pour prendre la tête de France Inter après la nomination de M. Hees.

Interrogé par l'AFP, M. Val s'est dit "stupéfait" par cette information, jugeant "complètement prématuré de parler de ça".

Haut fonctionnaire qui a dirigé aussi bien Radio France International que l'Opéra de Paris, Jean-Paul Cluzel était candidat à sa succession, et pouvait faire valoir des taux d'audience en hausse récente sur la radio phare du groupe, France Inter, et notamment sur la très stratégique tranche matinale. "Je me suis battu jusqu'à la dernière minute", a-t-il confié jeudi à l'AFP.

Le patron de Radio France, qui ne fait pas mystère de son homosexualité, avait reconnu le mois dernier "une erreur d'appréciation" pour avoir posé torse nu et déguisé en catcheur pour un calendrier au profit de l'association de lutte contre le sida Act Up.

Selon Le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait vivement critiqué Jean-Paul Cluzel, le 27 février en petit comité, notamment à propos de ces photos et des chroniques acerbes de l'humoriste Stéphane Guillon.

Selon le site de Télérama, M. Cluzel a appris mercredi le choix présidentiel lors d'un appel téléphonique de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, alors même qu'il accordait une interview à l'hebdomadaire culturel.

M. Cluzel avait aussitôt revendiqué laisser à son successeur "une maison en très bonne santé". Mais il estime aussi dans cette interview "avoir sans doute eu le tort de ne pas rencontrer suffisamment le président de la République".

"On voit bien l'esprit parfaitement compréhensible dans lequel souhaite travailler le président de la République. C'est d'avoir une totale confiance entre les responsables d'entreprises publiques et lui-même car il souhaite avoir à la SNCF ou à Radio France des personnes avec lesquelles il puisse établir une relation plus directe", a déclaré M. Cluzel jeudi à l'AFP.

Sarkozy, l’indépendance de la radio et Philippe Val

Avant, vous savez avant quand tout était obscur, caché dans les officines, avec par derrière la main du pouvoir, ce n’était pas bien c’était hypocrite. Le CSA n’était en réalité qu’une émanation occulte de l’exécutif. Maintenant tout est flamboyant, dans une maison de cristal. Le guide nomme, marche sur le la tête du CSA et ce serait mieux parce qu’au su de tous. Ce qui était condamnable et masqué devient louable parce que visible. C’est évidemment confondre arrogance, le sentiment d’Ubris de l’impunité avec la transparence.

On le savait depuis l’affaire Guillon et celle des tatouages, Cluzel était out. On savait aussi que la transparence était une mascarade. Mais c’est bien d’avoir une confirmation.

Le Nouvelobs nous révèle une étrange affaire. Etrange ? Non, une affaire prévisible et prévue. L’Elysée annonce que Jean-Luc Hees sera le futur gand patron de la maison de la radio qui passe de radio publique à radio d’Etat, c’est ce que l’on appelle la transmutation de la matière ( l’œuvre au noir dirait Yourcenar) et ce grâce à notre béat chef d’Etat (c’est grâce à lui la liste dévoilée des paradis fiscaux - d’où il faudrait éviter de parler de Suisse quand notre président était avocat et qu’il conseillait par exemple un tennisman connu pour aller mettre ses éconocroques dans une banque suisse qui s’empressait d’aller les placer dans les îles Caïman - et les 5 000 milliards de dollars bien, qu’il fût contre la relance et un nouveau plan il est vrai qu’il avait dit qu’il ferait un gros caprice - du reste le américains l’ont surnommés l’emmerdeur, et des lois pour régler les bonus des banquiers bien qu’en France on fasse un décret fantôme et qu’on ne veuille surtout pas de loi comme l’a si bien dit Alain Minc le conseilleur jamais payeur mais toujours bien payé). Le vrai patron de Radio France loge à la Lanterne et c’est si vrai que cet étrange article nous le confirme.

Alors que logiquement le préposé au poste de patron de la voix de la France doit se faire auditionner comme l’on dit à la StarAc par le CSA, on nous dit qu’il est déjà le futur chef. Non pas déjà : Jean-Luc Hees ne sera en place officiellement qu’après le 11 mai, lorsque le mandat de Jean-Paul Cluzel sera arrivé à son terme. Il devra d’ici-là avoir obtenu le feu vert du CSA. Oui seulement quand Cluzel ne le sera plus. C’est déjà ça.

Comme vous le voyez pour l’Elysée c’est monsieur Hees le nouveau porte parole de Massimo. Il n’y a pas à discuter c’est comme ça et c’est dans la loi. On verra si le CSA retoque notre chef des armées et régulateur du capitalisme mondial. Mais ce qui est fascinant c’est que pour tout le monde cette étape du CSA n’est qu’un chiffon de papier qui se dissout sous la volonté du Kaiser Sarkoko. C’est comme si c’était normal que ce monsieur soit déjà considéré comme le chef de la voix de son maître sans passer par la case CSA ou que de passer par cette case cela n’a rien de formel. Juste un petit pas de deux et l’affaire est réglée. Et on nous parlait de garde-fous ! C’est beau les slogans.

Mais ce n’est pas tout. On n’est jamais au bout des surprises avec notre Calife Lumineux. Vous savez il est décomplexé comme l’on dit. Et bien voilà qu’à peine nommé, le pantin du château - pas Sarkozy lui c’est le calife, non son jouet le monsieur Hees - se voit imposer le directeur d’Antenne. Et devinez qui ce sera : Philippe Val, celui qui est ami de Carla, celui qui défend la cause du prince Jean. Notre Eminence est toute « gaite » (merci Coluche). Elle fait d’une pierre deux coups :

-  et vlan pour la gauche un fusil à deux coups : on prend un gauchiste et on lui ferme le clapet. Et ce dernier servira de caution à l’ouverture et sera obligé de servir son nouveau maître. Je connais un dessinateur qui va être content.

-  et remerciement pour bons et loyaux services. Et en plus si c’est un ami de Carla...

Mais ce n’est pas encore fait. D’un Valls à l’autre (mais cette fois-ci nous ne sommes pas le premier avril).

Voilà où va la France Comme si de rien n’était...

vendredi 03 avril 2009
Jean-Luc Hees, un cow-boy nommé à la tête de Radio France


Jean-Luc Hees tient sa revanche. Cinq ans après avoir été remercié par Jean-Paul Cluzel, alors qu'il dirigeait France Inter, le journaliste doit lui succéder à la tête de Radio France, le 12 mai. Dans une lettre, l'actuel PDG a lui-même informé jeudi ses salariés que le président de la République « s'apprêtait à proposer Jean-Luc Hees à l'accord du CSA et à l'avis des commissions compétentes des deux Assemblées ».

À 57 ans, l'actuel présentateur de la matinale de Radio Classique connaît bien la Maison Radio France. Après un passage par l'ORTF, il y a consacré trente années de sa carrière. Correspondant remarqué de France Inter à Washington de 1981 à 1990 ¯ ce qui lui a valu son surnom de « cow-boy » ¯ le grand gaillard d'Évreux (Haute-Normandie) y est revenu présenter le journal de 13 h et le magazine culturel Synergie, avant de prendre les rênes de la rédaction, puis de la station (1997-2004).

Affichant comme seule opinion politique marquée une profonde passion pour les États-Unis, Jean-Luc Hees aura fort à faire pour dompter les quelque 4 000 salariés du groupe, en pleine renégociation de leur convention collective. Si la plupart des syndicats reconnaissent ses talents de journaliste et saluent sa connaissance de la boutique, beaucoup s'interrogent : a-t-il l'âme d'un gestionnaire ? Saura-t-il se battre pour conserver une liberté de ton et de traitement des sujets qui a beaucoup irrité l'Élysée ces derniers mois, sachant qu'il sera révocable à tout instant, sur simple injonction présidentielle ?

Florence LE MÉHAUTÉ.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Greg a écrit:

C'est officiel : Jean Luc Hees dirigera Radio France (il voulait remplacer 4/5 des émissions selon JP Cluzel).

Philippe Val est de son côté "pressenti" pour diriger France Inter. Si ça aboutit, ça va secouer.

C'est une excellente nouvelle










... pour Charlie Hebdo

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

C'est horrible.

Stéphaaaaaane, lutte !

M'enfin bon.

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Coke a écrit:

C'est horrible.

Stéphaaaaaane, lutte !

Oh nooooooooooooooooooooon !

"Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage" Alexis de Tocqueville

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Philippe Val va prendre la tête de France Inter le 2 juin

Par Emmanuel Berretta

Philippe Val va prendre la tête de France Inter le 2 juin

Philippe Val, 56 ans, prendra la tête de France Inter le 2 juin prochain, juste à temps pour affiner la grille de rentrée. Actuellement en congé maladie, le patron de Charlie Hebdo abandonne la direction du journal satirique à Caroline Fourest, journaliste à Charlie hebdo, à la pointe du combat féministe. L'arrivée de Philippe Val à France Inter parachève la stratégie de nomination iconoclaste de Nicolas Sarkozy, lequel prend un malin plaisir à déjouer les pronostics.

Un ami de Carla Bruni

Ceux qui pensaient avoir affaire à des nominations de sympathisants de droite se trompent : le chef de l'État vise surtout l'ouverture à gauche ; rien ne l'amuse plus que de semer la confusion dans les grilles de lecture traditionnelles. Ainsi en va-t-il de Philippe Val, ancien chanteur de cabaret, qui aura fait une grande partie de sa carrière journalistique dans les rangs de la gauche la plus critique. Par ailleurs, on notera que le patron démissionnaire de Charlie Hebdo est un ami de Carla Bruni avec laquelle il partage un goût pour le chant.

En outre, Philippe Val s'est fait remarquer à l'Élysée pour avoir congédié, l'été dernier, le dessinateur Siné, lequel avait eu le malheur de commettre un billet un peu limite concernant le fils de Nicolas Sarkozy... Philippe Val a la confiance de Jean-Luc Hees qui, jadis, l'a fait venir sur l'antenne de France Inter. "Il est probable que le premier choix du Président fut Val pour France Inter et que c'est Val qui a suggéré à Nicolas Sarkozy de nommer Hees à Radio France", glissait au point.fr un bon connaisseur des arcanes politiques peu après la nomination de Jean-Luc Hees .

Val à gauche, mais contre Royal

La notoriété de Philippe Val s'est accrue ces dernières années, notamment en raison de ses prises de position politiques et de la multiplication de ses apparitions publiques. On notera qu'il fut un partisan de la ratification du Traité constitutionnel européen en 2005, qu'il critiqua fermement Ségolène Royal qualifiée de "degré zéro de la politique". Voilà qui devrait semer quelques troubles au sein de la rédaction de France Inter, où le Parti socialiste est suivi par Françoise Degois, auteur d'un livre complice avec l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle... Enfin, Philippe Val a souvent pris position contre l'emprise de grands groupes industriels - de Dassault à Bolloré en passant par Bouygues - sur les médias, autant d'amis de Nicolas Sarkozy.

Philippe Val remplacera Fédéric Schlesinger, un cadre de Radio France qui a contribué à redresser les audiences de France Inter depuis juin 2006, en passant de 9,2 % à 10,2 % aujourd'hui. Un bon socle pour affronter la révolution numérique qui attend le média radio.

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

A France Inter, l'intervention surprise de Jean-Luc Hees fait polémique
LEMONDE.FR avec AFP | 15.05.09 | 18h09  •  Mis à jour le 15.05.09 | 18h39
   
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La matinale de France Inter du vendredi 15 mai a été l'occasion pour le nouveau patron de Radio France, Jean-Luc Hees, de faire une apparition remarquée sur les ondes. Une apparition qui n'a pas fait plaisir à tout le monde, car le nouveau patron de Radio France s'est invité sur le plateau de l'émission pour répondre au journaliste Edwy Plenel, venu évoquer son livre Combat pour une presse libre et l'indépendance des journalistes.

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Edition abonnés Archive : Jean-Luc Hees nommé officiellement à la présidence de Radio France
Arrivé peu avant 9 heures, M. Hees, nommé à la tête de la radio publique sur demande du président Nicolas Sarkozy, a tenu à se défendre face au fondateur du site d'information Mediapart. "J'étais en voiture et j'écoutais Edwy Plenel, explique Jean-Luc Hees, je respecte beaucoup ce que vous disiez, je comprends cette vigilance et ce combat. C'est une vigilance que je respecte, c'est ce que je suis venu vous dire sur cette antenne de façon un peu impromptue et peut-être discourtoise. Je suis passé devant la maison et je suis entré."

L'intervention de Jean-Luc Hees face à Edwy Plenel


Par la suite, M. Hees a signalé que la présence de son invité à cette heure de grande écoute sur une radio publique est "la preuve que ce soupçon en ce qui concerne la nomination de présidents de l'audiovisuel public n'est pas fondée". "C'est la radio qui est la plus écoutée le matin à cette heure-là […] ça prouve quelque chose. On va vous entendre encore Edwy Plenel. Vous êtes chez vous comme tout le monde", a-t-il ajouté.

La présence de cet "invité impromptu" comme l'a qualifié Edwy Plenel n'est pas du tout passée chez les syndicats de Radio France. "Cette prise directe d'antenne est de même nature que la nomination directe […]. Elle dit : 'J'ai le pouvoir, donc je fais ce que je veux'", résume le Syndicat national des journalistes (SNJ), premier syndicat de la maison.

"On n'a jamais vu une telle situation à Radio France, ni même dans le privé, un PDG qui déboule dans un journal pour prendre la parole !", ont dénoncé les journalistes et techniciens CGT, critiquant un nouveau président qui "n'a de cesse de vouloir se montrer rassurant […] alors qu'il prouve le contraire ce matin en s'imposant à l'antenne d'Inter". La CGT craint que la visite surprise de Jean-Luc Hees ne crée "mécaniquement un climat d'inquiétude, qui poussera à l'autocensure" dans les rédactions de Radio France.

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Honnêtement, je trouve qu'on en fait un peu trop sur cette question (et pourtant je suis très loin d'être pro-sarko).

J'ai écouté le début de l'interview de Plenel, il mettait fortement en cause (et avec raison) le mode de nomination instauré par Sarkozy. Qu'Hees vienne se défendre n'est donc pas si inconcevable, après tout ça fait un débat contradictoire...

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Les règlements de comptes commencent...

MEDIA - Il s'agit de Frédéric Pommier qui présente chaque matin la revue de presse de 8h30...

Philippe Val n’a pas traîné. Le nouveau directeur de France Inter a signifié son renvoi à Frédéric Pommier le jour même de sa prise de fonction, jeudi dernier. Selon le Syndicat national des journalistes (SNJ) de Radio France, Val aurait eu une discussion avec le journaliste, qui présente la revue de presse de 8h30, à peine deux heures après s’être officiellement présenté à la rédaction de France Inter. Selon le SNJ, aucune autre proposition ne lui aurait été faite, et le syndicat réclame que la direction «revienne sur cette décision inacceptable».

Pourquoi une telle décision? «Notre confrère paye le fait d'avoir cité Siné Hebdo dans la revue de presse. Philippe Val, à l'époque directeur (et actionnaire) de Charlie Hebdo, lui en avait vertement et devant témoins fait le reproche», croit savoir le syndicat. Lundi, Philippe Val, qui est allé s'expliquer face à la rédaction d'Inter, a réfuté cette accusation. Selon un témoin cité par «Libération», «le nouveau directeur de France Inter a plaidé que la revue de presse n'est pas ce qui convient le mieux à Frédéric Pommier, et qu'il a, dans l'exercice, un problème de hiérarchisation de l'info». Val aurait finalement promis un autre poste pour Frédéric Pommier.

L’arrivée de Philippe Val suscite des inquiétudes au sein de la rédaction de France Inter. «Les syndicats n’accepteront aucun règlement de compte personnel, aucune suspicion illégitime, aucun procès d’intention, aucune mise au rancart d’un membre de la rédaction pour des motifs non professionnels», a averti le SNJ, lundi.

Quel sale type.

Last edited by Orcid (23-06-2009 08:48:46)

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Orcid a écrit:

Quel sale type.

Décidément, on a des gros winners en termes d'argumentation ici !

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

philippe val est un blaireau, nul besoin d'argumenter.

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Val à France Inter: le PS inquiet pour "l'indépendance" de cette radio
PARIS, 23 juin 2009 (AFP) -

Le PS a exprimé mardi sa "vive inquiétude" pour "le respect du pluralisme et l'indépendance du groupe Radio France", après la nomination de Philippe Val à la tête France Inter "dans la foulée" de celle de Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France.

"Avec Jean-Luc Hees et Philippe Val nommés par la seule volonté élyséenne, ça commence mal à Radio France comme à France Inter", affirme dans un communiqué Patrick Bloche, secrétaire national du PS aux médias.

Le PS exprime "sa vive inquiétude quant au respect du pluralisme et à l'indépendance de
l'information au sein du groupe Radio France et tout particulièrement à France Inter". Il
"partage l'émotion des journalistes" de France Inter et "s'inquiète des menaces qui pèsent sur la ligne éditoriale de la radio".

"A Radio France comme ailleurs, le changement voulu par Nicolas Sarkozy est bien souvent
synonyme de régression", ajoute M. Bloche.

Pour lui, "les premiers effets" de la nomination de M. Val viennent de se produire "puisque,
deux heures après la prise de fonctions du nouveau directeur de France Inter, Frédéric Pommier, qui assurait la revue de presse à 8H30, a été débarqué sans proposition alternative".

Les pires tyrans se cachent parfois sous les habits de chansonniers qui se veulent humoristiques. Souvenez-vous d'Idi Amin Dada.

Last edited by Orcid (24-06-2009 08:40:35)

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Frédéric Pommier était ce matin de retour sur France Inter, pour sa traditionnelle revue de presse. La pression de ses collègues sur Val a donc dû payer.
Pour la petite anecdote, j'ai tremblé lorsqu'il a, à nouveau, cité un article de Siné Hebdo - cela sentait un peu la provocation. Mais il a enchaîné sur un article de Charlie Hebdo. Liberté éditoriale...

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Alfredo Le Retour a écrit:

Frédéric Pommier était ce matin de retour sur France Inter, pour sa traditionnelle revue de presse. La pression de ses collègues sur Val a donc dû payer.
Pour la petite anecdote, j'ai tremblé lorsqu'il a, à nouveau, cité un article de Siné Hebdo - cela sentait un peu la provocation. Mais il a enchaîné sur un article de Charlie Hebdo. Liberté éditoriale...


Je suis pas sûr, son départ est prévu pour vendredi...

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

[mode=Moi je dis tout haut]J'écoute pas Radio-Bobo-Intello, donc qu'il foute le bordel là, ça lui évitera de le mettre ailleurs. Pommier a un nom ridicule, anyway.[/mode]

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

La polémique Guillon/Besson prend de l'ampleur.

Je trouve choquant que les autorités politiques veuillent encore une fois attaquer le peu de liberté d'expression qui existe dans l'audiovisuel. Bon, la chronique de Guillon n'était pas à 100% très fine, même si elle était drôle, mais tout de même, ce gouvernement veut vraiment mettre au pas les télé et les radios. C'est un peu le sentiment que laisse cette affaire. On a bien les guignols qui attaquent les politiques depuis des années, et ils sont pas moins violents que Guillon.

La chronique de Guillon et la réaction de Besson : http://www.agoravox.tv/actualites/polit … hees-25684


Eric Besson charge Stéphane Guillon
Le ministre de l'Immigration a dénoncé sur l'antenne de France Inter "la dérive" de Stéphane Guillon qui lui consacrait une chronique, avant de nier toute responsabilité dans le bon score du FN aux régionales.

Eric Besson le 15 mars 2010 à Lyon

Photo : Philippe Desmazes/AFP

La vie est, paraît-il, une question de priorités. Eric Besson, ministre de l'Immigration, semble en avoir fait sa devise. Alors que tous les regards convergent vers lui et son débat sur l'identité nationale après le net regain de forme du Front national aux élections régionales, il a préféré parler d'un autre "racisme", celui de Stéphane Guillon, qui l'a encore égratigné ce lundi matin dans une de ses chroniques sur France Inter.

Un dérapage au sujet duquel le PDG de Radio France, Jean-Luc Hees, a présenté "les excuses du groupe" dans une déclaration donnée au Point.fr, ce lundi.

"Peur de l'étranger"
"Je n'ai pas de regrets sur ce que j'ai cherché à faire. J'ai voulu dire ce qui nous rassemble, dire sur quelles valeurs nous allons projeter notre avenir, monter notre projet collectif", s'est justifié Eric Besson sur les ondes de la radio nationale. Pour lui, le score du FN et les dérapages au cours du débat sur l'identité nationale n'ont pas de lien. Seraient donc plutôt à mettre en cause "le vote suisse contre les minarets" et "les conséquences du match Algérie-Egypte" qui ont "impacté le débat".

D'ailleurs, s'il a bien voulu admettre que le score du FN est "important", il a surtout insisté sur le fait qu'il avait "baissé" par rapport aux régionales de 2004. "Une minorité de citoyens ont peur : peur de l'étranger, peur de la construction européenne, peur de la mondialisation, peur du progrès technique, peur de voir se disloquer l'éventuel modèle social français", s'est-il expliqué avant d'avertir que si ces débats étaient éludés, cela donnerait "le 21 avril et le non au référendum européen".

"Ouvertement raciste"
Cette mise au point a toutefois été quelque peu éclipsée par son préambule. Comme chaque matin, avant l'arrivé d'un invité, Stéphane Guillon a animé une chronique dans son style habituel, à savoir plutôt virulent. Ce lundi matin, il a donc dépeint Eric Besson en "taupe" et en "attaché de presse du Front national". Ce que le ministre, déjà victime de chroniques assassines à son encontre, n'a que très peu goûté.

"Je voudrais attirer votre attention sur la dérive qui est la sienne. La dernière chronique qu'il m'avait consacrée, je pèse mes mots, sur le supposé mariage gris qui aurait été le mien, je considère qu'elle était raciste. Venant d'une autre radio et d'un autre personnage, on aurait dit qu'elle était ouvertement raciste", s'est-il défendu. Lui qui, quelques minutes plus tard vantera les vertus du dialogue à un autre sujet, s'est tenu à cette logique jusqu'à la fin de sa réaction à la chronique : "Convenez que c'est un match très inégal, il n'y a pas de face-à-face avec Stéphane Guillon."

Il faut dire que l'accusation de racisme à l'égard de Guillon, qui vient de faire un film en Afrique, de la part de Besson, le Ministre de l'immigration et de l'identité du gouvernement le plus raciste de la Vème République, c'est assez savoureux.



Réaction de Guillon :

Stéphane Guillon réplique à Éric Besson

Par Emmanuel Berretta

La réplique de Stéphane Guillon à Éric Besson était attendue. Le Scud guillonesque est tombé, mardi matin, à 7 h 55 . L'humoriste d'Inter a pris un malin plaisir à répondre aux accusations ("racisme", "dérive") du ministre de l'Identité nationale, proférées lundi matin, en prélude à son interview par Nicolas Demorand. Le ton était plus ironique et moins violent que la veille où il avait imaginé Besson en "taupe" engagée par Jean-Marie Le Pen pour infiltrer le PS, puis l'UMP en vue d'instaurer une "France pure et blanche, sans délinquance, sans burqa et sans rappeur."

Et Plantu, alors ?

Guillon s'est amusé à comparer la réaction du ministre à sa fille Violette, aussi "colérique et sanguine". "Mais bon, elle a trois ans", ajoute Guillon en piquant le caractère d'Éric Besson. Au lendemain d'une élection perdue par la droite, l'humoriste a qualifié le ministre de "mauvais perdant" à l'image de son frère "totalement immature à 45 ans". On notera une allusion à la pratique du karaté, sport prétendument pratiqué en soirée par Nicolas Sarkozy... Tous les auditeurs d'Inter auront compris que Guillon s'est tout juste retenu de glisser vers un terrain scabreux. Guillon a également ironisé sur les SMS reçus par Besson et qui l'ont induit en erreur sur les propos réellement prononcés à son endroit par l'humoriste. "Nous, on vérifie nos sources, on ne travaille pas par SMS", a enfoncé Guillon.

Mais la partie la plus intéressante de cette chronique a tourné autour des excuses que Jean-Luc Hees, le patron de Radio France, a présentées à Éric Besson. D'abord, Guillon invente que Hees lui en a présenté pour l'accusation de "racisme" que Besson lui a lancée. Puis, il feint d'abonder dans le sens de Hees et force le trait en présentant des "excuses" outrées pour avoir peint "l'oeil de fouine et le menton fuyant" du ministre. À l'appui de sa démonstration par l'absurde, il enjoint le patron du Monde à s'excuser auprès des politiques pour les "caricatures immondes" de Plantu quand celui-ci dessine "Martine Aubry en éléphant" ou Nicolas Sarkozy dans un nuage de mouches.

Hees et Val pris en otage

Guillon n'ignore pas qu'il marche sur un fil tendu qu'à tout moment Philippe Val, le patron de France Inter, pourrait rompre. Les deux hommes se détestent. Guillon joue à se faire peur en prétendant, pour les auditeurs d'Inter qui ne possèdent pas les codes de la maison, que leurs relations sont chaleureuses. Mais surtout, il comprend tout le parti qu'il peut tirer de la polémique avec Besson : "Si jamais (Philippe Val) avait envie de me virer en juin, maintenant, il ne peut plus. Il est coincé. On dira qu'il obéit à Éric Besson. Heureusement qu'on s'apprécie beaucoup, ce n'est pas d'actualité."

Jean-Luc Hees, en prenant ses fonctions, avait l'intention de ne pas se laisser imposer un rapport de force avec l'humoriste le plus poil à gratter de la station. Il avait en tête le calvaire vécu par son prédécesseur, Jean-Paul Cluzel, dont les derniers mois avaient été chahutés par les conséquences politiques de l'humour vache de Guillon. Pur prétexte pour l'écarter de son fauteuil... Hees, osera-t-il, après la sortie d'Éric Besson et toutes celles que Guillon ne manquera pas de susciter d'ici juin, réajuster la tranche d'humour matinale comme il en avait le projet ? Le patron de Radio France aurait préféré un humour moins violent, qui dit les choses avec plus de tendresse, à la manière d'Omar et Fred, le duo comique de Canal+, dont il est un fervent admirateur... Guillon l'a pris en otage. Et avec lui, tout Radio France. Chapeau l'artiste !

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Gourkuff a écrit:

La polémique Guillon/Besson prend de l'ampleur.

Je trouve choquant que les autorités politiques veuillent encore une fois attaquer le peu de liberté d'expression qui existe dans l'audiovisuel. Bon, la chronique de Guillon n'était pas à 100% très fine, même si elle était drôle, mais tout de même, ce gouvernement veut vraiment mettre au pas les télé et les radios. C'est un peu le sentiment que laisse cette affaire. On a bien les guignols qui attaquent les politiques depuis des années, et ils sont pas moins violents que Guillon.

Les attaques sur le physique sont assez inadmissibles, je trouve. L'attaque sur la vie privée de Besson n'était pas non plus des plus fines.

Quant à dire que Radio France roule pour la majorité, je m'étonne un peu. Je les trouve en général plutôt critiques sur France Inter ou France Info...

Guillon fait en sorte de se faire virer pour devenir un genre de martyr.

PS: j'aime beaucoup le "Guillon fait un film en Afrique donc il n'est pas raciste". Cela fait délicieusement penser à Le Luron et son "on dit que je suis raciste... Mon chien est noir".

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Moi ce que je trouve rigolo, c'est que Besson se fasse passer pour une pauvre victime, lui qui évacue par charters des familles de pauvres gens dans la misère sans la moindre once de scrupule.

Ses chroniques, il les mérite. Besson a été, sous ses dehors d'homme compétent, prêt à toutes les pires compromissions pour parvenir. Mauvais mari avec sa femme dès son premier jour de mariage, pratiquant le mensonge et la trahison éhontée en politique, il est allé jusqu'à être le porte parole des idées de Le Pen à l'ump après avoir quitté le PS. D'autres Ministres d'ouverture se sont mieux comportés que lui. Comme le dit la chanson de Dutronc, "c'est le roi des convertis". Le type à qui il est vraiment trop salissant d'adresser la parole.

Seule nuance : il est courageux. Il faut du courage pour oser incarner si publiquement la honte, quand on est si intelligent et si compétent (et donc conscient de la symbolique de ses actes).

Alors peut-être que Guillon n'a pas été bon sur la forme, mais sur le fond, il a bien raison.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Greg a écrit:

Moi ce que je trouve rigolo, c'est que Besson se fasse passer pour une pauvre victime, lui qui évacue par charters des familles de pauvres gens dans la misère sans la moindre once de scrupule.

Juste pour mémoire, les ministres Chevènement et Vaillant - et leurs homologues de Droite -  ont eux aussi pratiqué l'expulsion d'immigrés clandestins. C'est d'ailleurs, plutôt du ressort du ministre de l'Intérieur que de celui de l'Immigration nationale, si je ne m'abuse.

Greg a écrit:

Ses chroniques, il les mérite.

Etre un personnage public, c'est accepter la caricature, certes. Les attaques sur le physique et sur un "regard fuyant" ou je ne sais quoi ne relèvent pas de la caricature. 

Greg a écrit:

Mauvais mari avec sa femme dès son premier jour de mariage

C'est joli comme du Vychinski...

Putain, ce que fait Eric Besson avec sa femme ne regarde personne. Qui es-tu pour juger de la dynamique d'un couple, d'une histoire d'amour dont tu ne connais qu'une partie (et dont tu ne devrais rien connaître)? La politique doit aussi s'intéresser à ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens? Tu te sens l'âme d'un procureur des oreillers?..

Je trouve le lynchage actuellement pratiqué sur Besson relativement horrible. Que l'on combatte les idées qu'il défend me va, les attaques sur son physique, son ancien couple, le nouveau sont infâmes. Le comparer à Laval ou Doriot aussi...

Et faire de Guillon que je trouve bien plus cruel que drôle, le parangon de la démocratie, je trouve ça assez triste. Guillon la seule voix libre de Radio France qui fait chaque jour un quasi appel du 18 juin, je trouve ça assez peu glorieux.

Last edited by sabaidee (23-03-2010 15:58:39)

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Nan, tu comprends pas Sabaidee. faut surtout pas lyncher Dray, mais Besson, c'est pas pareil.

Pourtant les deux sont socialistes non ??

Edit : en revanche, la chronique de Guillon m'a bien fait marrer, même si elle est vachement limite

Last edited by RPC (23-03-2010 16:00:27)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

RPC a écrit:

Nan, tu comprends pas Sabaidee. faut surtout pas lyncher Dray, mais Besson, c'est pas pareil.

Pourtant les deux sont socialistes non ??

Edit : en revanche, la chronique de Guillon m'a bien fait marrer, même si elle est vachement limite

Moi, je le trouvais drôle, mais je le trouve de plus en plus limite et les attaques personnelles me choquent un peu, sans compter la grosse tête qu'il commence à vraiment choper le Guillon; du genre ses déclarations sur le fait qu'il est "la dernière voix libre de France Inter".

Perso, je trouve François Morel plus drôle. Mais c'est subjectif.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Bof, son ex-femme a écrit un ouvrage sur le sujet, comme exemple de ce que les femmes ne doivent pas accepter. Donc c'est sur la place publique, mis par les principaux intéressés.

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Greg a écrit:

Bof, son ex-femme a écrit un ouvrage sur le sujet, comme exemple de ce que les femmes ne doivent pas accepter. Donc c'est sur la place publique, mis par les principaux intéressés.

Mis sur la place publique par une des intéressés, avec une vision forcément subjective; d'autant que c'est le livre d'une femme larguée pour une plus jeune qu'elle.

Je ne l'ai pas lu, j'imagine que si elle l'a épousé alors qu'il lui disait qu'il lui serait infidèle, c'est qu'il avait des qualités et qu'il y avait une dynamique interne au couple que ni toi, ni moi ne pouvons ou ne devons juger.

D'ailleurs, j'avais lu une critique de ce livre de Sylvie Brunel qui faisait un portrait plutôt tendre de son ex-mari, selon la journaliste.

Ce qui est sûr à mon sens, c'est que c'est assez indigne de la part de quiconque d'utiliser cet élément semi-privé comme argument dans le débat politique.

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Greg a écrit:

Mauvais mari avec sa femme dès son premier jour de mariage

Je me suis arrêtée de lire là, franchement, on peut le critiquer sur beaucoup de choses, mais ce genre de remarques est parfaitement déplacé ...

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Ce qui est vraiment minable, c'est que si un dixième des vannes balancées à Besson l'eurent été sur quelqu'un d'autre, tout le monde aurait crié au scandale.

Last edited by RPC (23-03-2010 17:26:59)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Mami, être "déplacé" vis-à-vis d'Eric Besson, qui a fait le jeu du FN avec ce débat sur l'identité nationale (cette honte) favorisant le retour de l'extrême droite en légitimant ses thèmes de prédilection et en aboutissant à stigmatiser des communautés ethno-religieuses, être déplacé vis-à-vis d'un homme qui a mené la politique d'immigration la plus féroce de la Vème république (à côté, les lois pasqua étaient plutôt douces) alors qu'il vient de la gauche, ne me dérange vraiment pas beaucoup.

Sinon, le fait que l'on trouve moins scandaleux les attaques à son égard que pour d'autres tient certainement à son pédigrée et à rien d'autre. Il vient de la gauche ; il sait la signification de tous les actes politiques qu'il a effectué pour les gens de gauche, il a lui même tenu un discours outrancier vis-à-vis de Nicolas Sarkozy quand il était dans l'opposition. Ce que Sylvie Brunel raconte sur son mari ne fait qu'illustrer que son manque de constance en politique se retrouve ailleurs. C'est un état d'esprit. Il l'assume. J'assume aussi mon opinion sur lui.

Et je persiste à penser qu'il n'est en rien une victime d'un humoriste. Sa dramatisation de la chronique de Guillon est risible, eu égard à ce que sa politique fait subir à des millions de gens en France. Alors quand on l'entend parler de "combat inégal" vis-à-vis de Guillon, et que l'on regarde l'inégalité des moyens de défense des millions de gens qui sont mis dans la difficulté (c'est un euphémisme) ou stigmatisé par sa politique, on rirait, s'il n'y avait lieu de pleurer.

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

sabaidee a écrit:
RPC a écrit:

Nan, tu comprends pas Sabaidee. faut surtout pas lyncher Dray, mais Besson, c'est pas pareil.

Pourtant les deux sont socialistes non ??

Edit : en revanche, la chronique de Guillon m'a bien fait marrer, même si elle est vachement limite

Moi, je le trouvais drôle, mais je le trouve de plus en plus limite et les attaques personnelles me choquent un peu, sans compter la grosse tête qu'il commence à vraiment choper le Guillon; du genre ses déclarations sur le fait qu'il est "la dernière voix libre de France Inter".

Perso, je trouve François Morel plus drôle. Mais c'est subjectif.

Je te plussoie comme on dit sur ce forum , sur tes derniers posts. Si avec l'humour tout est permis et bien entendu avec ma subjectivité, j'oserai alors (si comparaison il pourrait y avoir)  pourquoi ne pas réhabiliter Dieudonné, que j'adorais et qui a, de mon point de vue, franchi la limite?

Last edited by zaza's birthday (12-04-2010 13:29:19)

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

La chronique de Guillon suite à la polémique
http://www.agoravox.tv/actualites/media … igne-25717

Décidément, il est drole, et c'est ce que l'on attend de lui.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

http://www.dailymotion.com/video/xcpvwp … ouines_fun

François Morel de France Inter s'excuse pour les propos de Guillon :-))

Last edited by RPC (26-03-2010 14:30:50)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Greg a écrit:

Décidément, il est drole, et c'est ce que l'on attend de lui.

Je crois que ce qui rend ton outrance continuelle si pénible, c'est moins l'impression de conviction absolue que tu veux donner que ta mauvaise foi.

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Classhole a écrit:
Greg a écrit:

Décidément, il est drole, et c'est ce que l'on attend de lui.

Je crois que ce qui rend ton outrance continuelle si pénible, c'est moins l'impression de conviction absolue que tu veux donner que ta mauvaise foi.

C'est clair ça, "Guillon est drole", c'était putain d'outrancier ce qu'à dit Greg, pauvre type !
Décidément Greg, tu es un aimant à crétin conservateurs. Tu les attire comme des mouches à énoncer des évidences et des réalités qui les dérangent. Et ça les énerve à un point, j'adore !
Classhole, c'était le type qui disait que la politique ne devait pas s'abaisser aux citoyens c'est bien ça ?
WAHAHAHAHAHAH !

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Besson: Guillon est un «acteur raté», «raciste» et «lâche»


Une semaine exactement après une chronique particulièrement acide de l'humoriste Stéphane Guillon à son sujet, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson publie dans les colonnes de Libération une longue réponse à l'artiste.

Le ministre y dénonce, comme il l'avait fait le jour même de la chronique au micro de France Inter, le «racisme de plusieurs chroniques de Stéphane Guillon». «Le racisme ordinaire est-il plus chic lorsqu'il émane d'une bouche autoproclamée «humoriste de gauche»?» s'interroge Eric Besson, qui voit dans les attaques de Stéphane Guillon «les méthodes de la presse d'extrême droite de l'entre-deux-guerres».

Dans sa chronique, Stéphane Guillon avait dépeint Eric Besson comme «la Mata-Hari de la politique française», un infiltré à la solde du Front national:

    La vie d'une taupe est difficile: Besson, qui n'a jamais connu son père, aime par dessus tout le clan Le Pen, une véritable famille de substitution, la chaleur des diners à Montretout, Jean-Marie racontant ses souvenirs d'Algérie et imitant comme personne le bruit de la gégène, les chants militaires scandés au dessert. [...] Au soir de son premier charter [au ministère de l'Immigration], il appelle Jean-Marie en larmes «Ça y est je l'ai fait». L'élève dépasse le maître.

Le ton de la réponse d'Eric Besson est étonnement personnel: le ministre dénonce «des méthodes et des propos de facho, mal déguisés sous un look bobo et une vulgate supposée gaucho», qualifie Stéphane Guillon «d'acteur raté», de «lâche tenaillé par la peur physique de croiser ses cibles sortir du studio» ou encore de «pleutre» qui «ne sait que lire laborieusement des textes totalement ficelés».

L'affrontement par médias interposé entre le ministre et l'humoriste ne semble donc pas terminé, malgré les propos d'Eric Besson la veille de sa tribune au micro de Radio J. Dimanche 28 mars, il avait en effet estimé que la polémique avec Stéphane Guillon «était close faute de combattant», l'humoriste n'ayant pas accepté le «face-à-face» qu'il lui proposait pour pouvoir «faire un commentaire de texte» des propos. «Qu'un lâche se dégonfle ne me surprend pas beaucoup» avait déclaré Besson, qualifiant déjà Guillon d'«acteur raté», et ses propos d'«insultes racistes.»

Pas très politique
Soumis par ropib .

On attend mieux d'un ministre qu'une défense digne du premier people venu. Le pauvre Besson... bientôt il va se retrouver dans la ferme à dire à Mickael Vendetta que "césuikidikiyé".
C'est pas de la politique, d'accord, mais c'est du spectacle de mauvaise qualité. Son chef-président fait au moins du bon théâtre de Guignol... y a plus sophistiqué mais c'est déjà pas mal.


Soumis par Ayatan .

Elle est belle l'information en France, où toute la clique médiatico-politique s'écharpe sur des petites phrases assassines qui font la Une.
On peut ne pas aimer Besson, opportuniste politique qui s'est visiblement spécialisé dans l'accomplissement des tâches peu reluisantes de l'administration. Mais Guillon est objectivement une caricature de bobo méprisable, façon revanche du frustré, qui compense avec une auto-satisfaction surjouée, et dénué de la moindre once de recul ou d'humour qui le rendrait sympathique. Un genre de clown triste adulé de l'intelligentsia bobo et dont la surexposition par rapport à son talent témoigne à elle seule de l'état de déliquescence de la culture et du débat dans le pays.
On ne peut que souhaiter voir ce sinistre individu disparaître du champ médiatique aussi vite qu'il y est apparu.

Ce Besson est décidément un sale et pauvre type.
Diantre, guillon lui a fait beaucoup de mal à l'amour propre à ce qu'il apparaît. C'est étrange pourtant, il n'en avait déjà pas beaucoup, ce Ministre raciste et incarnation de la traitrise...
Ce qui est marrant, aussi, c'est comment Besson essaye de dépasser guillon dans l'outrance, avce des insultes qui ne correspondent en rien au personnage de Guillon. Minable.

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Franchement, je savais que Guillon avait fait référence à la vie privée de Guillon et son histoire avec une femme plus jeune que lui, je trouvais ça déjà très choquant de sa part.

Mais apprendre que Guillon a "utilisé" le fait que Besson n'a pas connu son père. Honnêtement, je trouve ça d'une bassesse incommensurable.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Brice Couturier résume bien mieux que moi ce que je pense de l'affaire Zemmour-Besson Guillon:

Reviens, Orwell, ils sont devenus fous !

A quoi reconnaît-on une société totalitaire, d’après Orwell ? A sa novlangue. Au fait qu’un interdit social pèse sur le simple constat de réalités que chacun a sous les yeux. A ce que des institutions spécialisées font la chasse aux “mots interdits” et punissent ceux qui les profèrent. A ce qu’il devient prohibé de prononcer de simples évidences, dans le but de créer, chez les sujets, l’accoutumance à des phénomènes de double-conscience : je sais que c’est mauve, mais c’est vert qu’il faut dire. Il faut n’avoir jamais acheté de drogue de sa vie pour ignorer encore que la grande majorité des dealers de drogue sont noirs et maghrébins. Comme les marchands de charbon, autrefois, étaient auvergnats. Comme les Corses dominaient le milieu dans les années 1940-1960. Pour avoir relevé ce fait, que beaucoup de non-consommateurs peuvent, eux aussi, constater de la fenêtre de leur immeuble, Eric Zemmour, dont je ne partage pas toutes les idées, risque son job de chroniqueur au Figaro. On rêve. L’un des rares à relever l’incongruité de cette situation, l’avocat général de la Cour d’Appel de Paris, Philippe Bilger écrit sur son blog : “je propose à un citoyen de bonne foi de venir assister aux audiences correctionnelles et parfois criminelles à Paris et il ne pourra que constater la validité de ce fait. […] Tous les Noirs ou les Arabes ne sont pas des trafiquants, mais beaucoup de ceux-ci sont Noirs et Arabes.” Mais le paradoxe de la situation que nous traversons veut que, la même semaine, un autre humoriste, bizarrement classé à gauche, lui, dérape de manière autrement plus grave en accusant Eric Besson d’être un sous-marin du Front National, infiltré d’abord au PS, puis à l’UMP. Et volilà que les mêmes bonnes âmes qui accablent Zemmour, courent au secours de Guillon. Parfaite illustration de ce que Raymond Aron appelait un double standard moral. Voyons pourquoi.


“L’épigramme est l’esprit de la haine, de la haine qui hérite de toutes les mauvaises passions de l’homme, de même que l’amour concentre toutes ses bonnes qualités. […] Malgré la facilité, la vulgarité de cet esprit en France, il est toujours bien accueilli. L’article de Lucien [de Rubempré] devait mettre et mit le comble à la réputation de malice et de méchanceté de son journal.” (Balzac : Illusions Perdues, p. 428) Quand Stéphane Guillon s’en prend à Eric Besson, il le fait précisément dans cet esprit. Celui de l’épigramme. Mettre le lecteur/l’auditeur de son côté en faisant rire aux dépends de quelqu’un qui ne peut pas se défendre. Ricaner tous ensemble aux dépends de quelqu’un qui est seul et qui est censé incarner une autorité, en faisant semblant de croire qu’elle est redoutable. Même si c’est au prix de la désinformation, du mensonge. Comme Lucien de Rubempré, faisant rire aux dépens du “vieux beau d’Empire”, le baron du Chatelet et de son “os de seiche”, madame de Bargeton.

La gauche bobo, dont Stéphane Guillon est l’un des hérauts, est bimi : bien intentionnée, mal informée. L’humoriste croit sans doute oeuvrer à une bonne cause, en s’attaquant à un ministre qui lui semble incarner à la fois le ralliement d’une partie du centre-gauche à Nicolas Sarkozy et l’utilisation de thèmes patriotiques, potentiellement scabreux, à l’approche d’élections. La gauche bobo, qui prétend interdire le constat que les dealers sont majoritairement d’origine immigrée, voudrait interdire aussi tout débat sur l’identité nationale. Mais le paradoxe, c’est que son héraut Guillon le fait dans un style qui appartient en propre à l’extrême-droite. C’est Léon Daudet, dans l’Action Française, qui comparaît Naquet à une “araignée torve”. C’est dans Gringoire et dans Je suis Partout que les ministres du Front Populaire étaient moqués pour leur petite taille, ou la forme de leur nez…. De nombreux auteurs (Barthes, par exemple) ont relevé combien cette réduction de l’adversaire à l’animalité préparait les esprits à la négation de son humanité. Afin de s’attribuer le droit d’exterminer les gens, il est utile de les avoir au préalable expulsés symboliquement de l’espèce humaine… Cette rhétorique-là est précisément celle du racisme - contre lequel l’humoriste croit combattre.

Stéphane Guillon s’en prend au “physique antipathique” de Besson, à “ses yeux de fouine, son menton fuyant, un vrai profil à la Iago, idéal pour trahir.” Ayant travaillé sur ce sujet pour une très ancienne maîtrise, je peux assurer que la polémique de gauche, par tradition, ne recourt jamais à ce genre de stylistique. Elle peut être très violente dans le combat d’idées, menacer de mort l’adversaire, mais jamais, par principe, elle ne s’en prend à son apparence physique. Et je trouve dramatique qu’un tel tabou soit tombé.

Il est plus facile de s’indigner à bon compte que de s’informer. Bimi, disais-je, bien intentionné, mal informé. Accuser Eric Besson d’être un sous-marin du FN et un raciste est d’une grande injustice et manifeste une absence complète d’information. Il suffirait à Stéphane Guillon d’avoir, par exemple, pris la peine de lire le livre de réglement de comptes de Sylvie Brunel, l’ex-épouse de Besson, pour savoir à quoi s’en tenir à ce sujet. Mais il s’agit de défendre une thèse en faisant rire, n’est-ce pas, et non d’informer.

Citations : “Nous vivons dans une ville connue pour son importante population d’origine maghrébine, ce qui lui a valu longtemps d’avoir d’avoir mauvaise réputation - Comment avez-vous pu choisir de de vous installer à Donzère ? C’est le Bronx ! nous a-t-on dit lorsque nous y avons acheté notre maison en 1989.” “Les immigrés avaient été parqués dans une cité HLM assez glauque, baptisée de façon suggestive “l’Enclos”. Eric [Besson, devenu maire] a mis un point d’honneur à le réhabiliter, refaire la crèche, créer des espaces verts et un terrain de sport tellement beau que pas un jeune n’a osé le dégrader depuis. ” “Mon Mari [Eric Besson] est considéré comme celui qui a réconcilié les communautés et pacifié la ville. Personne n’oublie qu’il est né à Marrakech et qu’il a vécu dix-huit ans au Maroc. Peu savent, en revanche, que sa grand-mère maternelle ne parlait pas français.” (Manuel de Guérilla à l’usage des femmes, p. 144, 145)

A Donzère, Eric Beson a attaqué politiquement un FN qui y réalisait des scores extravagants. Et il a obtenu, lui, des résultats en ce domaine que les billets d’humoristes quotidiens sont bien incapables de produire. Quand ils n’ont pas l’effet inverse à celui qui est recherché : l’exaspération d’une population - qui ne vit pas dans les beaux quartiers, mais peut-être dans ceux où l’on vend de la drogue aux enfants - envers les humoristes matinaux ignorant les fins de mois difficiles.

L’humoriste de droite Eric Zemmour est attaqué de toutes parts pour avoir osé dire à un micro ce que tout le monde sait pour vrai et que confirme l’une des personnalités les mieux informées dans le domaine. Ceux qui s’en scandalisent devraient plutôt travailler à expliquer un phénomène qui a des causes objectives dans la réalité sociale de nos quartiers : lorsque l’accès à l’emploi est rendu impossible, il ne reste que le “bizness”. La même semaine, l’on court au secours de l’humoriste de gauche Stéphane Guillon, menacé d’une éventuelle réprimande, pour avoir lancé une accusation mensongère à un autre micro.

Double standard moral. Aron parlait aussi, à propos de Sartre, d’un “moralisme à sens unique” (Polémiques, 1955), qui fait qu’on se scandalise ou s’émerveille des mêmes actes, selon qu’ils sont commis par l’adversaire ou par l’allié politiques. Et dans l’Opium des intellectuels, il explique le “double jeu de la rigueur et de l’indulgence” auquel parvient l’intellectuel aveuglé par l’esprit partisan. Qu’on en soit encore là dans ce pays 20 ans après la fin de la guerre froide est affligeant.

http://franceculture-blogs.com/bricecou … enus-fous/

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

sabaidee a écrit:

La gauche bobo, dont Stéphane Guillon est l’un des hérauts, est bimi : bien intentionnée, mal informée. L’humoriste croit sans doute oeuvrer à une bonne cause, en s’attaquant à un ministre qui lui semble incarner à la fois le ralliement d’une partie du centre-gauche à Nicolas Sarkozy et l’utilisation de thèmes patriotiques, potentiellement scabreux, à l’approche d’élections. La gauche bobo, qui prétend interdire le constat que les dealers sont majoritairement d’origine immigrée, voudrait interdire aussi tout débat sur l’identité nationale. Mais le paradoxe, c’est que son héraut Guillon le fait dans un style qui appartient en propre à l’extrême-droite. C’est Léon Daudet, dans l’Action Française, qui comparaît Naquet à une “araignée torve”. C’est dans Gringoire et dans Je suis Partout que les ministres du Front Populaire étaient moqués pour leur petite taille, ou la forme de leur nez…. De nombreux auteurs (Barthes, par exemple) ont relevé combien cette réduction de l’adversaire à l’animalité préparait les esprits à la négation de son humanité. Afin de s’attribuer le droit d’exterminer les gens, il est utile de les avoir au préalable expulsés symboliquement de l’espèce humaine… Cette rhétorique-là est précisément celle du racisme - contre lequel l’humoriste croit combattre.

Stéphane Guillon s’en prend au “physique antipathique” de Besson, à “ses yeux de fouine, son menton fuyant, un vrai profil à la Iago, idéal pour trahir.” Ayant travaillé sur ce sujet pour une très ancienne maîtrise, je peux assurer que la polémique de gauche, par tradition, ne recourt jamais à ce genre de stylistique. Elle peut être très violente dans le combat d’idées, menacer de mort l’adversaire, mais jamais, par principe, elle ne s’en prend à son apparence physique. Et je trouve dramatique qu’un tel tabou soit tombé.

Rhinocéros, Eugène Ionesco.
Excellent papier, seul petit bémol: Zemmour n'est pas un humoriste.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

sabaidee a écrit:

Il est plus facile de s’indigner à bon compte que de s’informer. Bimi, disais-je, bien intentionné, mal informé. Accuser Eric Besson d’être un sous-marin du FN et un raciste est d’une grande injustice et manifeste une absence complète d’information.

il faut être vraiment con, ou vraiment biaisé, pour prendre au mot guillon là dessus. Désolé pour la vulgarité, mais y'a un moment où...

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

eTraNGer a écrit:
sabaidee a écrit:

Il est plus facile de s’indigner à bon compte que de s’informer. Bimi, disais-je, bien intentionné, mal informé. Accuser Eric Besson d’être un sous-marin du FN et un raciste est d’une grande injustice et manifeste une absence complète d’information.

il faut être vraiment con, ou vraiment biaisé, pour prendre au mot guillon là dessus. Désolé pour la vulgarité, mais y'a un moment où...

je parlais bien sur de la qualification de "sous marin du FN"

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Ca faisait longtemps que je me disais que Brice Couturier organisait les débats les plus mauvais de France Culture, et je ne suis que moyennement étonné qu'il arrive tout à la fois à soutenir le pétainiste Zemmour et à traiter Guillon d'humoriste d'extrême droite.

Y a pas à dire, c'est tellement bon quand la petite aristo-crassie merdiatique (et les autres) se prend la voix du peuple dans la gorge. Elle en est toute retournée, et elle finira par le comprendre, son indigestion est loin d'être terminée.

Car c'est toute cette caste qu'il s'agira de mettre dehors un jour ou l'autre. Par et pour le Peuple.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

38

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Gambetta a écrit:

Ca faisait longtemps que je me disais que Brice Couturier organisait les débats les plus mauvais de France Culture, et je ne suis que moyennement étonné qu'il arrive tout à la fois à soutenir le pétainiste Zemmour et à traiter Guillon d'humoriste d'extrême droite.

Y a pas à dire, c'est tellement bon quand la petite aristo-crassie merdiatique (et les autres) se prend la voix du peuple dans la gorge. Elle en est toute retournée, et elle finira par le comprendre, son indigestion est loin d'être terminée.

Car c'est toute cette caste qu'il s'agira de mettre dehors un jour ou l'autre. Par et pour le Peuple.

Oui, une caste majoritairement, sinon exclusivement, issue de Scpo (comme toi, d'ailleurs). Pour s'en débarrasser, il faudra détruire cet IEP de Paris et instituer un nouvel ordre mondial.
Tiens, ça me rappelle quelqu'un...

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Gambetta a écrit:

Par et pour le Peuple.

Dont tu es le représentant et la voix je suppose...

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Il est vraiment bon Porte : http://www.dailymotion.com/video/xcrp0r … lanche_fun

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Jean Luc Hees s'explique par rapport à ses excuses publiques : http://www.lemonde.fr/opinions/article/ … _3232.html

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Puisqu'on parlait d'humour déplacé ou pas:

http://www.lejdd.fr/Medias/Actualite/Le … in-183755/

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Le seul passage un tant soit peu drôle de la chronique de Guillon ( qui n'a d'ailleurs pas de thread )
de ce matin sur son rêve portant sur le crash de Sarkozy

c'est quand mme , lorsqu'il se fiche de Jl Hees qui pour le coup aurait pleuré " papa sarkozy "

comment hees fait il pr gérer guillon au quotidien ?

il le vire ; martyr
il le garde ; guillon cherchera tjrs à dépasser les limites mais bon y en a t il encore ?!

Surtt pour être pas drôle ...
" Ai révé que Stephane Guillon mourrait dans un avion , ironique pour quelqu'un dont les blagues n'ont jamais volé très haut
, hahaha quest ce qu'on se fend la poire , grand fou !

Si vous avez construit des châteaux dans les nuages, votre travail n'est pas vain ; c'est là qu'ils doivent être. À présent, donnez-leurs des fondations!..

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Jean-Luc Hees : "Je suis piégé, je ne peux pas toucher à Guillon"

Par Émilie Trévert

"Je pense qu'il faut consulter quand on est trop nécrophile", a jugé Jean-Luc Hees dans le Buzz Media Orange-Le Figaro, mercredi, à propos de Stéphane Guillon. Ledit Guillon qui, après avoir "enterré" Nicolas Sarkozy dans une de ses chroniques, a "enterré" mercredi matin... son patron. Depuis plusieurs mois, le président de Radio France ne sait plus comment se débarrasser de cet humoriste grinçant qui ne le fait pas vraiment rire.

Dans le livre de Bérengère Bonte sur Nicolas Hulot, Sain Nicolas (Editions du Moment), qui sort jeudi, on découvre ainsi un dialogue inédit entre l'écolo et le patron de Radio France, qui en dit long sur les relations Guillon-Hees.

"Je vous présente mes excuses" (Hees à Hulot)

Nous sommes fin 2009. Le film de Nicolas Hulot, le Syndrome du Titanic, vient de connaître un bide en salles. Les critiques vont bon train. Guillon ne se prive pas, comparant Hulot à "une vieille pute qui vient d'entrer dans les ordres (...)". Piqué au vif, l'écolo préféré des Français décroche son téléphone pour en parler au patron du trublion. Voici leur entretien, dixit Hulot :

"D'abord, je ne comprends pas que vous ne portiez pas plainte ! dit le patron de Radio France.

- À quoi ça servirait ? réplique Hulot. Cet homme est suffisamment habile pour savoir ce qu'il peut faire, et puis je ne suis pas procédurier.

- En fait, vous et moi, on est piégés ! Moi aussi, je suis piégé parce que moi, je ne peux pas toucher à Guillon".

La conversation se termine par ces mots de Hees :

"En mon nom personnel, et au nom de Radio France, je vous présente mes excuses."

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

L'humoriste et choniqueur Didier Porte sanctionné par France Inter

L'humoriste Didier Porte a reçu un avertissement de sa direction à la suite de sa chronique du 20 mai dernier sur France Inter dans laquelle il mettait en scène l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin insultant le chef de l'Etat.


L'humoriste Didier Porte a reçu un avertissement de sa direction à la suite de sa chronique du 20 mai dernier sur France Inter dans laquelle il mettait en scène l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin insultant le chef de l'Etat.

Dans un courrier adressé à quelques médias, Didier Porte explique avoir reçu "un avertissement de la direction en recommandé avec A.R." (accusé de réception ndlr). Deux jours auparavant, il raconte avoir été convoqué par le patron de France Inter, Philippe Val, qui, selon lui, s'est alors montré "d'une extrême véhémence", avant de lui demander de "conserver un caractère confidentiel à cet entretien".

Dans son courrier, Didier Porte s'étonne du fait que le 3 juin Le Nouvel Observateur ait fait état de son "explication" avec sa direction et que, le même jour, Le Grand Journal de Canal+ ait diffusé "l'extrait final de (sa) chronique du 20 mai, sans aucune explication de contexte".

Philippe Val est une sacrée ordure. Quand on pense qu'il est plus interventionniste que n'importe quel patron de presse, de radio ou de télévision contemporain, et aussi interventionniste qu'un ancien patron de l'ORTF ou des télévision sous contrôle d'Etat, on se diemande vraiment ce qu'une ordure pareille foutait à Charlie Hebdo. Ce type est l'occurence ultime du traitre à sa profession, du renégat.

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Demorand, Porte et apparemment Jean-Marc Four et son excellente émission "Et pourtant elle tourne" qui serait remplacée par une émission pour Enthoven, ainsi que Esprit Critique (Vincent Josse)... je vais devoir changer de radio sad (source via le groupe fb de la panique au mangin palace...oui, je sais...).
Si on rajoute le licenciement pour faute grave de Didier Adès et Dominique Dambert (Rue des Entrepreneurs), ça commence à faire beaucoup non?

http://www.lepoint.fr/actualites-medias … 3/0/450139

Cela dit, Demorand devenait un peu trop violent à mon goût (pénible ses "enragements" au petit déj), et je suis assez contente qu'il bouge.

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Sérieux, ils vont bouger "Et pourtant elle tourne" aussi ???

Je suis d'accord sur le fait que Demorand est parfois excessif (j'ai encore en travers de la gorge le débat sur les grandes écoles avec notre Richie national) mais au moins entre lui et Legrand, ça cadre les invités comme il le faut.

En revanche qu'ils aient, avec Guetta, torpillé Porte au Grand Journal me déçoit énormément... Mais je ne me fais pas trop de souci, je sais qu'au sommet de l'Etat on préfère l'"excès de caricature" à un "excès de censure"...

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

haha Philippe Val, il y a 23 ans : http://www.agoravox.tv/local/cache-vignettes/L350xH359/val-2-d918d.jpg

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Interview de Jean-Luc Hees dans Le Monde du 24 juin

Le Monde a écrit:

Jean-Luc Hees annonce le retrait de Stéphane Guillon de l'antenne de France Inter
(...)

La saison de France Inter a été ponctuée par les polémiques autour des chroniques de Stéphane Guillon et dernièrement de Didier Porte. Les auditeurs d'Inter les retrouveront-ils dans la nouvelle matinale de septembre ?

Non, car je ne m'appelle pas Raymond Domenech. J'ai eu de nombreuses discussions avec Stéphane Guillon à propos de ses chroniques. Si l'humour se résume à l'insulte, je ne peux le tolérer pour les autres mais également pour moi. Quel patron d'une grande entreprise accepterait de se faire insulter par un de ses salariés sans le sanctionner. J'ai un certain sens de l'honneur et je ne peux accepter que l'on me crache dessus en direct.

L'humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans. Je prends cette décision non pas sur une quelconque pression politique mais en m'appuyant sur des valeurs minimales d'éducation et de service public. Je considère que cette tranche d'humour est un échec. Elle a montré une grande misère intellectuelle dont je ne m'accommode pas. Il n'y aura pas de changement d'horaire ni de remplaçants. Ce qui ne fait pas rire à 7 h 55 ne me fera pas plus rire à 3heures du matin. Je sais qu'en prenant cette décision, il y a un risque. Mais j'assume !

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Re: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...

Didier Porte est viré aussi.