Topic: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

au 01 01 2009 :
- McCain ambassadeur en Irak ?
- Powell Defense Secretary ?
- M Ahmadinejad nouveau proconsul en Irak à la place de Petraeus?
- Hillary Rodham Clinton aura un hochet ? Le D of State ?
- 120 000 jeunes américains à la maison dans 6 mois ? ou à Kaboul ?
- un voyage triomphal au Kenya avec sacrifice de boeufs et grossesses spontanées en Afrique ?
- "Hussein" de nouveau un nom à la mode ?
- "Barack", un prénom hype dans les 4 ans à venir ?
- voyage de Sarkozy à DC pour faire  allégeance à son nouveau maître ?
- William Jefferson Clinton nouveau Secrétaire général de la nouvelle "league of democracies" ?
- Un voyage de Obama à Téhéran, PyongYang et Damas à organiser ?
- + 500 recrutement dans les Secret Services ?



FF, je modifie légèrement ton titre (à moins d'un refus de ta part) afin que ton fil soit LE fil sur Obama et éviter une dispersion des discussions sur le sujet, justement notée par mami. Si tu ne le souhaites pas, fais le savoir, on remodifiera. Ce message disparaîtra après acceptation ou refus de ta part. Cordialement.

Last edited by Free French (26-02-2009 13:15:43)

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Ayers sera préposé au feu d'artifice du 4 juillet

Last edited by Broz (05-11-2008 07:23:23)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Bill Ayers ?

Je connais aussi un Joe the p****** qui va se prendre un redressement fiscal de la part de l'IRS...

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

-

Last edited by OZ (10-07-2011 20:50:09)

.                                collectif individuel manufacture internet d'objets gentils                             .
[¤=¤] tape            [o=o] VHS           [O=O] ghetto blaster         [O=X] ghetto blaster d'occasion

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Saakachvili a-t-il déjà adressé ses félicitations au nouvel élu?

It is always a silly thing to give advice, but to give good advice is fatal. - Oscar Wilde

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Free French a écrit:

Bill Ayers ?

Je connais aussi un Joe the p****** qui va se prendre un redressement fiscal de la part de l'IRS...

J'arrive pas à voir qui c'est. Et le syndicat des plombiers non plus d'ailleurs...

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

http://en.wikipedia.org/wiki/Joe_the_Plumber

Pour les ministrables, ça serait intéressant de savoir si Colin Powell, Hillary Rodham, William Jefferson Clinton et Robert Gates vont garder un poste, sans oublier mon war hero, John McCain "and I approve this message".

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

sans oublier mon war hero, John McCain "and I approve this message".

Il pourrait se retrouver au NTSB, il a une certaine expérience des accidents aériens.

Tu me dis vous ... Aaaaa ... après tu

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Contrôleur des prisons fédérales.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Pour les amateurs de déconfiture républicaine.

« Hit me right in my white guilt »

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

http://fr.news.yahoo.com/4/20081105/tts … 02f96.html

Les spéculations sur l'équipe Obama. Y en a qui vont déchanter si ils croyaient au changement : D

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Un très bon article qui donne des éléments même s'il n'apporte pas beaucoup de réponses : http://www.timesonline.co.uk/tol/news/w … 093890.ece

http://unefiep2009.wordpress.com/

13

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Elessar a écrit:

http://fr.news.yahoo.com/4/20081105/tts … 02f96.html

Les spéculations sur l'équipe Obama. Y en a qui vont déchanter si ils croyaient au changement : D

Pour le secrétariat d'Etat, on parle surtout de l'ancien candidat démocrate à la Maison blanche John Kerry, battu par Bush en 2004

Kerry va-t-il saisir la balle au bond ?

http://toole.blogspot.com/football.jpg

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

http://cache.boston.com/universal/site_graphics/blogs/bigpicture/obama_11_05/obama11_16544793.jpg

Over The Line Smokey!

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

obama n'utilise qu'une main. C'est pour ça qu'il est président

Over The Line Smokey!

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Kamehameha !

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

"Parle à ma main" ?

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Ensemble, lisons dans les pensées d'Obama : "Lever le bras à mi-hauteur, montrer la paume, écartez les doigts, faire avec le bras un mouvement de gauche à droite... Niiiié... Dur d'être président !"

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Obama arrête tout simplement la balle qui est en train de l'assassiner. Plus fort que Chuck Norris.

Et cette photo ferait très bel effet dans le prochain "Sin City", on dirait du Frank Miller.

Laissez dire les sots, le savoir a son prix (Jean de la Fontaine)

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Depuis l'élection d'Obama, les ventes d'armes explosent. Voilà une nouvelle de bonne augure.

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

bob4 a écrit:

Depuis l'élection d'Obama, les ventes d'armes explosent. Voilà une nouvelle de bonne augure.

Et en même temps, le Pentagone demande à Obama de réduire les dépenses dans la défense, parce que "ça devient ridicule".

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Hahahaha Obama owns

During a briefing today at the Presidential Transition Team headquarters, Obama Transition Co-Chair John Podesta announced the strictest, and most far reaching ethics rules of any transition team in history. The rules are:

* Federal Lobbyists cannot contribute financially to the transition.
* Federal lobbyists are prohibited from any lobbying during their work with the transition.
* If someone has lobbied in the last 12 months, they are prohibited from working in the fields of policy on which they lobbied.
* If someone becomes a lobbyist after working on the Transition, they are prohibited from lobbying the Administration for 12 months on matters on which they worked.
* A gift ban that is aggressive in reducing the influence of special interests.

http://change.gov/newsroom/entry/obama_ … ransition/

http://img148.imageshack.us/img148/2466/obamacoolqs5.jpg

Last edited by Broz (12-11-2008 08:56:57)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Yes, we can.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article … _3222.html

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Je soumet au verdict populaire un "Point Obama" sur le modèle du "Point Godwin", considérant que plus une discussion dure sur "la crise", le réchauffement de la planète, Barack Obama, le monde "à feu et à sang", Vichy, l'art de la moustache, le conflit Israélo-palestinien, Nicolas Sarkozy, Dieu, les dinosaures, les épluches-légumes ou la Mini Cooper et plus il y a de chance qu'il y soit fait allusion.

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

La quatrième guerre mondiale a commencé
Entretien avec Maurice G. Dantec

Français de plume, nord-américain d’adoption, on pourrait sans le vexer, le qualifier d’occidentaliste. Ecrivain déjanté, catholique allumé et rocker habité, perpétuant la tradition des imprécateurs, Maurice G. Dantec est le dernier défenseur de George W. Bush.

Le monde entier se réjouit et croit que l’Amérique rebondit. Le monde entier sauf vous. Votre nature disons malicieuse vous pousserait-elle à détester ce que la plupart des gens aiment ?

N’est-ce pas plutôt l’inverse ? Les masses démocratisées ont le don d’opter pour tout ce qui me fait horreur. Quant à Barack Hussein Obama, on voit déjà la RealPolitik remplacer les beaux discours humanistes. Les Américains en avaient juste marre de se faire cracher au visage par tous les bobos de la planète, de l’extrême-rien à l’extrême-nul, alors qu’ils sont la forteresse du Monde Libre et qu’ils le savent. J’attends avec impatience le départ des soldats américains d’Irak : on assistera à une guerre civile interconfessionnelle de grande ampleur, avec des rebondissements intéressants entre l’Iran et le Pakistan, à côté, Gaza City ressemblera à un ball-trap. Lorsque les forces occidentales partiront d’Afghanistan, les Talibans seront de retour au pouvoir en moins d’un mois. Les mêmes qui ont voté (ou auraient voulu le faire) pour Obama pleureront alors à chaudes larmes sur le sort des femmes exécutées ou lapidées publiquement dans des stades bourrés de crétins barbus.

De bonnes âmes humanitaires iront peut-être jusqu’à le faire intervenir au sud-Soudan ?

Sur le plan économique, le Magicien d’Oz ne peut rien faire d’autre que de pratiquement tripler le déficit US en 2009, jusqu’à 1,2 trillions de dollars ! Its the economics, stupid !
Personnellement, ce début d’année m’enchante au plus haut point.

Vous remarquez que “promouvoir un homme politique par la couleur de sa peau” a quelque chose de raciste. Mais vous admettez sans doute que certaines populations ont souffert et souffrent encore du racisme, institutionnalisé ou non.

Je remarque une fois de plus que voter pour un noir parce qu’il est noir n’est pas un geste foncièrement raciste. Si j’appelle à voter pour un blanc parce qu’il est blanc il est probable que je risque la prison. Par ailleurs, quand vous connaissez la tradition “politique” de l’Illinois (État champion toutes catégories en matière de gangstérisme et de corruption) vous me permettrez d’émettre un doute sur les “mérites” de l’ami du Pasteur Wright, antisémite notoire qui a “formé” le sénateur Barack Hussein Obama.

“On ne voit pas en quoi le taux de mélanine de Barack Obama va l’aider à résoudre les problèmes de la première puissance du globe”, écrivez-vous. Sans doute. Mais outre qu’il ne va pas l’en empêcher non plus, qu’est-ce qui vous déplaît dans son programme ? Vous ne voulez pas d’un président noir ?

Si un noir Républicain s’était présenté, j’aurais appelé à voter pour lui. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, personnellement je porte du noir tous les jours.
Son programme ? Post-gauchisme californien + archéo-sociale-démocratie + culpabilisation du White Anglo-Saxon Protestant + politique étrangère sans réelle consistance + mensonges à ses propres partisans + comeback de la RealPolitik avant même son entrée en fonction + économie portnawak où protectionnisme se conjugue avec le capitalisme le plus effréné + candidat du gros pognon new-wave + valeurs progressistes-eugénistes + foi religieuse étrangement syncrétique + amitiés douteuses de crétins antisémites + incompétence governoriale + rhétorique d’avocaillon sorti de Harvard + Vendeur de Rêve comme on dit Vendeur d’automobiles d’occasion = ? Pas le moindre taux de mélanine là-dedans, je m’intéresse plus à la structuration neuronale. Vous n’avez pas compris qu’il sera amené à faire “bien pire” que Georges Walker Bush.

Avec la présidence Bush, vous saluez “la dernière souveraineté impériale qui menaçait le projet de gouvernement socialiste supranational de l’Onuzie”. Elle menaçait qui ou quoi à part l’Amérique elle-même ? Qui tremblait devant Bush ? Hu Jintao ? Poutine ? Même pas Bachar el-Assad. Sur quel front la sécurité mondiale a-t-elle progressé durant ces huit ans ?

Elle menaçait en premier lieu la dictature supranationale de l’ONU, et en ce sens cette souveraineté impériale défendait l’ensemble de tous les hommes libres de la planète, menacés par le communisme cool du 21e siècle, complice des criminels de guerre Talibans et des terroristes fanatiques de tout poil. De fait elle défendait surtout la liberté et la souveraineté des États-Unis, celle qui importe pour eux, après tout, que les autres se débrouillent avec leur “Big Mother”. J’indique aussitôt que cette guerre entre la Souveraineté Impériale et le supranationalisne Onuzi se concentre aux USA mais a lieu, évidemment, en tous points du globe.
Ah bon, Al-Assad n’a pas compris en quoi la destitution de son frère ennemi du Baas irakien menaçait son propre pouvoir ? J’ai dû rater un épisode, d’où venaient, déjà, tous ces “insurgés” entre 2004 et 2007 ? Ah, oui, du Costa-Rica, j’oubliais.
En quoi la sécurité mondiale a-t-elle progressé ? Mais je rêve ou quoi ? Vous n’avez pas compris que depuis le 11 septembre 2001, la récréation est terminée ? C’est la guerre, la IVe guerre mondiale, celle qui se mène sur tous les fronts à la fois. Il n’y a eu aucun attentat aux USA depuis sept ans justement, en revanche, il s’en est produit en Europe, on se demande pourquoi. Peut-être pas la même conception de la « sécurité », précisément. Rappelez-moi où se trouve votre Guantanamo Bay ?

Idem pour la grande croisade démocratique promise par les néo-conservateurs. Certes, le régime de Saddam Hussein a cédé la place à… on ne sait quoi, mais d’accord, c’est un progrès. Pour le reste, les mêmes dirigeants (ou leurs enfants) corrompus sont en place et, de surcroît, ils sont devenus indispensables à une Amérique affaiblie.

Ah, parce que vous pensez que démocratie et corruption sont incompatibles ? J’adore votre sens de l’humour.
Indispensables à l’Amérique ? On entre dans le domaine du pur comique. C’est très exactement l’inverse, tous ces pays vivent grâce au pétrole que l’Occident leur achète et aux méga-subventions que les Etats-Unis leur versent pour éviter leur total effondrement. La destruction comme point préliminaire, disait Ernst Jünger. Je me contretape de ce qui succèdera à Saddam Hussein et à ce gouvernement de transition. Encore une fois, j’ai peur de me répéter, mais c’est la guerre, c’est-à-dire la propagation contrôlée du chaos. Cette guerre a été pliée militairement dès 2007, ce qui va en sortir sur le plan géopolitique risque d’être fort intéressant. Ce qui comptait c’était de foutre en l’air Saddam Hussein, en tant que tel, parce qu’il était justement le maillon faible de toute le dispositif. Ce qui arrivera à l’Irak, c’est aux Arabes, et aux Iraniens, de le décider. Connaissant ces pays et leurs principaux voisins, je parie sur une authentique catastrophe régionale, il suffira d’attendre que le prix du baril de brut vaille celui d’un bidon d’eau de vaisselle sale.

De même, votre Amérique qui fait peur aux “bobos du Grand club med internationaliste” est quand même un peu composée de born-again égarés qui pensent qu’il faut brûler Darwin et se faire justice soi-même.

Oui, oui, bien sûr, tout le monde sait que les 48 % d’Américains qui ont voté Mc Cain sont des crétins de “rednecks” ignares qui brûlent les livres de Darwin, et ceux de la Bibliothèque Rose, tous les matins en se levant, après un salut au drapeau devant une croix enflammée. D’autres poncifs typiquement français ?
Quant au second amendement de la Constitution, il est heureusement indéboulonnable et il est ce qui fait de tout Américain un homme libre, c’est à dire un homme ayant le droit de porter une arme, comme à Sparte, ou Rome.

La guerre, écrivez-vous, est l’unique forme pensable du monde. Pour vous, on a l’impression qu’elle est surtout l’unique forme désirable. L’âge démocratique et consumériste est sans doute ennuyeux, mais que faire si c’est ce que veulent “les gens” ?

Rappelez-vous la conclusion de la lettre aux djihadistes de Muray : “Nous vaincrons. Parce que nous sommes les plus morts.”
Ce que veulent “les gens” m’indiffère au plus haut point. Que voulaient “les gens” en 1940 ?
Je cite Muray, certes que j’estime, mais ai-je le droit d’être parfois en désaccord avec lui ? On ne gagne rien quand on est mort, il subsistait peut-être une trace de nihilisme dans sa pensée. Ce sont les Bédouins djihadistes qui sont du côté de la Mort (rappelez-vous Madrid 2004), et où est sa victoire ? – demandait Saint Paul -, l’occident bobo-gauchiste n’en a même plus la force.
Mais comme aux Thermopyles - 300 contre 10. 000 - la civilisation indo-européenne s’appuie toujours sur un petit nombre d’hommes libres (donc armés) contre des myriades d’esclaves.

Vous regrettez que l’Europe ait été incapable d’accueillir la Russie dans une Alliance transocéanique mais, sur ce point il y a eu une grande continuité de Clinton à Bush, d’Albright à Rice.

Vous êtes dans l’erreur sur ce point précis : Condoleezza Rice et l’ensemble de l’administration Bush ont multiplié les contacts avec la Russie de Poutine, rappelez-vous le discours à Moscou en 2003, lorsque la Russie a laissé l’intervention en Irak se dérouler. De multiples propositions ont été faites, mais le vieil establishment post-soviétique est resté bloqué sur l’époque de l’URSS, et Zeropa-Land n’a su produire ni le moindre geste significatif, ni la moindre proposition concrète. Par conséquent le projet du bouclier anti-missile fut perçu comme une provocation par Moscou. Si on rajoute l’arrogance “eurodémocratique” des Ukrainiens qui détournent le gaz en provenance de Russie et ne paient pas leurs traites et les Géorgiens qui veulent jouer les gros bras en Ossétie du Sud, on peut comprendre que les Russes commencent à s’énerver.

La guerre civile américaine entre une Gauche incarnant l’alliance des bourgeois pétris de mauvaise conscience et des minorités ethniques et une droite représentant les “petits blancs” est selon vous le modèle des guerres à venir. Faut-il en conclure qu’elles seront ethniques et sociales ?

Oui. Et transnationales, de surcroît.

http://www.causeur.fr/la-quatrieme-guer … mence,1817

"It's better to burn out than to fade away".
Joseph Goebbels ou Neil Young ?

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Obama et Clinton tendent la main à l'Iran.

http://www.lemonde.fr/international/art … _3210.html

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Si seulement il arrivait à faire quelque chose de correct avec l'Iran, au moins, ce serait déjà ça.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Voir la vidéo à droite, où Obama déclare la guerre aux lobbies.

http://wcbstv.com/national/president.ba … 46668.html

J'aime.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Chuck Norris veut faire sécession (et avec lui, le Texas). Obama aura fort à faire :

Le Figaro  a écrit:

Texas: Chuck Norris veut être président

L'acteur américain Chuck Norris voudrait endosser le rôle de président du Texas. C'est ce que rapporte 20Minutes.fr, citant le site "World Net Daily". Dans une tribune publiée sur WND, le protagoniste de la série "Walker Texas Ranger" affirme que le Texas - dirigé par un gouverneur - pourrait rapidement faire sécession. "Ca pourrait être une réalité plus vite qu’on ne pense", estime-t-il.

Et 20Minutes.fr de rappeler que lors de la dernière campagne présidentielle, Chuck Norris avait soutenu avec beaucoup d’entrain le très conservateur Mike Huckabee lors des primaires républicaines...

L'article de 20Minutes : http://www.20minutes.fr/article/309919/ … xtor=AL-82

Et la déclaration de Chuck :

Chuck a écrit:

I may run for president of Texas

On Glenn Beck's radio show last week, I quipped in response to our wayward federal government, "I may run for president of Texas."

That need may be a reality sooner than we think. If not me, someone someday may again be running for president of the Lone Star state, if the state of the union continues to turn into the enemy of the state.

From the East Coast to the "Left Coast," America seems to be moving further and further from its founders' vision and government.

George Washington advised, "The great rule of conduct in regard to foreign nations is in extending our commercial relations [and] having with them as little political connection as possible." Yet the Obama administration just pledged $900 million in U.S. taxpayer-funded aid to Hamas-controlled Gaza and Mahmoud Abbas' Palestinian Authority.

Thomas Jefferson counseled us, "We must not let our rulers load us with perpetual debt." Yet the Feds have just skyrocketed our national deficit and debt by trillions of dollars, and it plans much more fiscal expansion with few expectations of resistance. Despite that George Washington admonished, "To contract new debts is not the way to pay for old ones," we keep borrowing and bailing, while we watch the stock market plunge further every time we do.

Patrick Henry taught that, "Our Constitution is … an instrument for its people to restrain the government." Yet our Congress and president stampede that founding document, overlook its explicitness and manipulate its words to abandon a balance of power and accommodate their own desires, partisan politics and runaway spending.

John Adams declared that, "Our Constitution was made only for a moral and religious people." Yet we've bastardized the First Amendment, reinterpreted America's religious history and secularized our society until we ooze skepticism and circumvent religion on every level of public and private life.

How much more will Americans take? When will enough be enough? And, when that time comes, will our leaders finally listen or will history need to record a second American Revolution? We the people have the authority according to America's Declaration of Independence, which states:

That whenever any Form of Government becomes destructive of these ends, it is the Right of the People to alter or to abolish it, and to institute new Government, laying its foundation on such principles and organizing its powers in such form, as to them shall seem most likely to effect their Safety and Happiness. Prudence, indeed, will dictate that Governments long established should not be changed for light and transient causes; and accordingly all experience has shown that mankind are more disposed to suffer, while evils are sufferable than to right themselves by abolishing the forms to which they are accustomed. But when a long train of abuses and usurpations, pursuing invariably the same Object evinces a design to reduce them under absolute Despotism, it is their right, it is their duty, to throw off such Government, and to provide new Guards for their future security.

When I appeared on Glenn Beck's radio show, he told me that someone had asked him, "Do you really believe that there is going to be trouble in the future?" And he answered, "If this country starts to spiral out of control and Mexico melts down or whatever, if it really starts to spiral out of control, before America allows a country to become a totalitarian country (which it would have under I think the Republicans as well in this situation; they were taking us to the same place, just slower), Americans won't stand for it. There will be parts of the country that will rise up." Then Glenn asked me and his listening audience, "And where's that going to come from?" He answered his own question, "Texas, it's going to come from Texas. Do you agree with that Chuck?" I replied, "Oh yeah!" Definitely.

It was these types of thoughts that led me to utter the tongue-n-cheek frustration on Glenn Beck's radio show, "I may run for president of Texas!"

I'm not saying that other states won't muster the gumption to stand and secede, but Texas has the history to prove it. As most know, Texas was its own country before it joined the Union as its 28th state. From 1836 to 1846, Texas was its own Republic. Washington-on-the-Brazos (river) served as our Philadelphia, Pa. It was there, on March 2, 1836, where a band of patriots forged the Texas Declaration of Independence. (We just celebrated these dates last week.)
         

On March 1, 1845, then-President John Tyler signed a congressional bill annexing the Republic of Texas. Though the annexation resolution never explicitly granted Texas the right to secede from the Union (as is often reported), many (including me) hold that it is implied by its unique autonomy and history, as well as the unusual provision in the resolution that gave Texas the right to divide into as many as five states. Both the original (1836) and the current (1876) Texas Constitutions also declare that "All political power is inherent in the people. … they have at all times the inalienable right to alter their government in such manner as they might think proper."

Anyone who has been around Texas for any length of time knows exactly what we'd do if the going got rough in America. Let there be no doubt about that. As Sam Houston once said, "Texas has yet to learn submission to any oppression, come from what source it may."

Just last Friday, the Alamo celebrated its 173rd commemoration, when on March 6, 1836, Texans under Col. William B. Travis were overcome by the Mexican army after a two-week siege at the Alamo in San Antonio. But they didn't go down without a hell-of-a-fight, as those roughly 145 Texans fought to their dying breaths against more than 2,000 Mexican forces under Gen. Santa Anna. (Casualties in the battle were 189 Texans vs. about 1,600 Mexicans.) They lost that battle, but would provide the inspiration to win the war. Their fighting spirit rallied the new-found republic, and still does to this day. So when you think all is lost in America, remember the Alamo!

For those losing hope, and others wanting to rekindle the patriotic fires of early America, I encourage you to join Fox News' Glenn Beck, me and millions of people across the country in the live telecast, "We Surround Them," on Friday afternoon (March 13 at 5 p.m. ET, 4 p.m. CT and 2 p.m. PST). Thousands of cell groups will be united around the country in solidarity over the concerns for our nation. You can host or attend a viewing party by going to Glenn's website. My wife Gena and I will be hosting one from our Texas ranch, in which we've invited many family members, friends and law enforcement to join us. It's our way of saying "We're united, we're tired of the corruption, and we're not going to take it anymore!"

Again, Sam Houston put it well when he gave the marching orders, "We view ourselves on the eve of battle. We are nerved for the contest, and must conquer or perish. It is vain to look for present aid: None is at hand. We must now act or abandon all hope! Rally to the standard, and be no longer the scoff of mercenary tongues! Be men, be free men, that your children may bless their father's name."

(Note: Speaking of showdowns, Chuck is also inviting anyone near the Houston area this weekend to see a good example of the raw Texas fighting spirit by joining him and others for the national martial arts event, "Showdown in H-Town.")

http://www.worldnetdaily.com/index.php? … geId=91103

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Décidement, Obama surprend dans le bon sens... Contrairement à son homologue français.

C'est marrant qu'il remette la lutte contre la prolifération au premier plan, comme s'il admettait entre les ligne qu'on arretait avec cette farce de guerre contre le terrorisme auxquels continuent de s'accrocher les journalistes alignés et ceux qui veulent renforcer les armements mondiaux (comme sarkozy, qui joue pour son actionnaire majoritaire, Arnaud Lagardère).

M. Obama a ouvert une nouvelle page dans la politique étrangère américaine
LE MONDE | 06.04.09 | 11h25   

Ceux qui se demandaient pendant la campagne électorale quelle vision du monde animait le candidat Obama ont eu la réponse, dimanche 5 avril, à Prague. Dans une atmosphère printanière, le président des Etats-Unis a assuré qu'un monde sans armes nucléaires est possible et que la prolifération n'est pas une fatalité. Et il a repris le slogan devenu universellement célèbre : "Yes we can." Derrière lui, se découpait le château de Prague, dans un plan soigneusement étudié pour les caméras.

L'image, légèrement brumeuse, resterait pour la postérité, tout comme les phrases : "Le fatalisme est un ennemi mortel : si nous pensons que la prolifération des armes nucléaires est inévitable, alors c'est que nous admettons en nous-mêmes que leur utilisation est inévitable. Nous devons ignorer les voix de ceux qui disent que le monde ne peut pas changer."

Barack Obama arrive à la dernière partie de son voyage en Europe, celle qu'il consacre à la Turquie. Il n'a pas craint de rappeler, dimanche 5 avril à Prague, en présence des Vingt-Sept, que ce pays devrait, selon lui, faire partie de l'Union européenne.

Le président américain peut d'ores et déjà se prévaloir d'avoir ouvert une nouvelle page dans la politique étrangère de son pays. Non seulement il a plaidé pour l'élimination des armes nucléaires, mais il en a fait l'"objectif à long terme" de sa politique.

Une révolution que le conservateur John Bolton et ses amis ont jugée "utopique" faisant mine d'oublier que Ronald Reagan avait lancé, lui aussi, un appel à l'élimination des armes nucléaires lors de son sommet de 1986 avec M. Gorbatchev à Reykjavik. M. Obama a lui même reconnu que le but ne sera pas atteint rapidement, "peut-être pas de mon vivant".

NÉGOCIATION GLOBALE

Si la non-prolifération est la "signature" de M. Obama, le sujet sur lequel il a travaillé dès son arrivée à la commission des affaires étrangères du Sénat, il n'avait jamais développé un projet aussi articulé. Le raisonnement qui sous-tend la doctrine Obama peut être résumé ainsi : pour amener l'Iran à renoncer à ses ambitions, les sanctions ne suffisent pas. Il faut passer par une négociation globale, et commencer par une réduction des arsenaux américains.

"Si nous voulons mobiliser la communauté internationale contre l'Iran ou la Corée du Nord, nous devons être irréprochables sur le plan de la morale", a expliqué Gary Samore, le conseiller à la non-prolifération de la Maison Blanche.

De Londres à Ankara, M.Obama a ouvert une nouvelle page aussi par son ton : post-guerre froide, multipolaire. Il a appelé à en finir avec les vieux conflits. Il a encouragé les Indiens et Pakistanais à se concentrer sur leur défi commun – la pauvreté – plutôt que sur leur différend territorial (au Cachemire). En Turquie, il était attendu sur la question du génocide arménien.

Les journalistes américains ont noté qu'il avait beaucoup parlé des erreurs commises par les Etats-Unis, ce qui lui permet de plaider plus efficacement que la page est tournée. Au G20, il a reconnu la responsabilité de la dérégulation à l'américaine dans l'effondrement de la finance mondiale.

Devant les étudiants de Strasbourg, il a parlé d'Abou Ghraib, l'ancienne prison américaine en Irak, un nom qui ne revient pas souvent dans le discours public américain, en essayant de les convaincre qu'ils peuvent désormais se joindre aux Etats-Unis sans avoir peur de "se regarder dans la glace".

Lors d'une conférence de presse à Londres, il a dit que les Etats-Unis polluaient à un rythme tel que si Indiens et Chinois usaient autant d'énergie, "nous aurions déjà tous fondu". A Prague, il a rappelé un fait qui lui non plus n'est pas souvent dit en ces termes : les Etats-Unis sont les seuls à avoir lancé une bombe A. Ce qui leur donne, selon lui, "l'autorité morale" pour proposer un désarmement complet.

ACCENTS PACIFISTES

Le pragmatique, le commandant en chef qui a envoyé ses premières troupes en Afghanistan a parfois manifesté des accents pacifistes. A la guerre froide et à la décennie de la toute-puissance américaine, il propose de faire succéder un monde de coopération où chacun trouverait son avantage. Et les Etats-Unis ne seraient pas obligatoirement en position dominante. Interrogé sur l'"exception américaine", cette théorie qui veut que les Etats-Unis, par la manière dont ils se sont créés, ont un destin particulier, M. Obama a eu une réponse révélatrice. Il croit, bien sûr, à l'exception américaine. Mais "je soupçonne que les Anglais croient à l'exception britannique ou les Grecs à l'exception grecque" (Il venait de rencontrer le président grec, dans une séance bilatérale pouvant difficilement contre-balancer plus de vingt-quatre heures en Turquie).

M. Obama n'en était qu'à son premier grand voyage. Il s'est montré d'une grande patience, même si on a compris à quelques éternuements qu'il était enrhumé, et à quelques réflexions qu'il n'était pas dupe. "L'Europe fait penser au Sénat américain. Il y a des marchandages…", a-t-il glissé après plusieurs heures de négociations sur le choix du secrétaire général au sommet de l'OTAN. Même si la presse américaine a déjà commencé à critiquer l'absence de résultats concrets après toutes ces concessions et mains tendues, il est trop tôt pour en juger.

En deux mois et demi, les chantiers ont été nombreux. Les débuts avec l'Iran, comme avec la Syrie, sont jugés encourageants. Un assouplissement de l'embargo avec Cuba est en chantier. Même Hugo Chavez a demandé un "nouveau départ" (reset, le mot en vogue) pour les relations entre le Venezuela et Washington.

Le tir nord-coréen de dimanche a fait quelque peu retomber la portée du discours de M. Obama, même s'il a assuré que le test ne faisait que souligner l'urgence d'agir contre la prolifération nucléaire.

Mise à l'épreuve du président ? Interrogé, le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a érigé un mur de protection : "Cela n'a rien à voir avec le président Obama. Les Nord-Coréens ont ignoré les résolutions internationales depuis des années et au moins les deux dernières présidences." Modestie là aussi, autrement dit.

Corine Lesnes

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Gates dit : on va arrêter de claquer des centaines de millions, on arrête d'acheter des F-22.
Ca y est.
Ils ont enfin compris que la guerre froide était finie.

Bravo l'administration Obama ?

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Je suis aussi de ceux qui pensaient être rapidement déçus d'Obama.
Je suis au contraire assez enthousiaste de ses deux premiers mois en fonction.

Il parvient à écarter progressivement les lobbies militaro-industriels et mafieux du coeur du pouvoir américain. Il met au pas le big business en déroute. Il liquide la guerre en Irak et la "war against terror", prone l'afghanisation du conflit afghan, mène tambour battant un sprint de réforme au rythme d'une par jour minimum. Il traite Nicolas Sarkozy avec les égards qui lui sont dus. Il se positionne sur la lutte contre le réchauffement planétaire et la protection de l'environnement, certes à un niveau bien inférieur à l'Europe, en pointe dans ce domaine. Il tranche drastiquement avec l'administration Bush, et réussit à créer en 2 mois un véritable sentiment que cette période honteuse est bien révolue.

Le seul que je voie, aujourd'hui, incarner quelque chose de semblable en France, sur le plan de la personnalité et du tempéremment politique, c'est Bertrand Delanoé.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Je me garderais bien d'essayer de trouver un politique en France capable d'inspirer par son symbole les avancées que représente l'élection d'Obama. Qui plus est qui ait sa classe politique.

Pour le reste je suis assez surpris -en bien comme Gamby- de la politique étrangère d'Obama. Il reste à espérer que les américains ne nous ramènent les pieds sur terre en attendant de lui une politique plus unilatérale - ce qui est possible.

"Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage" Alexis de Tocqueville

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Whoa mon pote un peu de tempérance.

Il n'y aura pas de nouvelles commandes de F-22, ils vont simplement acheter les 187 avions à 150 millions pièce qu'ils avaient déjà prévu, c'est tout.
Et penser qu'il a "mis au pas le big business en déroute", c'est pas vraiment vrai du tout, quand on voit la manière dont la crise est traitée aux Etats-Unis. C'est littéralement de l'argent jeté aux visage des banquiers et des entreprises sans réelle contrepartie, et même dans certains domaines des libertés en plus.
Son positionnement sur le réchauffement climatique est dérisoire.
Et bien entendu, la "période honteuse" continue en douce, avec les Républicains qui sont absolument déchaînés (mais ça de France on ne le voit pas) et qui vont jusqu'à flibuster sur les nominations de second ordre comme moyen de pression pour qu'Obama ne publie pas les mémos sur la torture. Génial !
Et en plus il s'est dégonflé sur le cannabis.

Bof bof, Obama.

35

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

*fiiiouuuuuuuuuu*

*BOUM*

Comment mais qu'est-ce ? Un drone qui bombarde un village sur la frontière pakistanaise ?

36

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

broz nl a écrit:

Et en plus il s'est dégonflé sur le cannabis.

J'en connais un qui ne se serait pas dégonflé là-dessus...

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

FDL a écrit:
broz nl a écrit:

Et en plus il s'est dégonflé sur le cannabis.

J'en connais un qui ne se serait pas dégonflé là-dessus...


http://officespam.chattablogs.com/archives/Ron-Paul-Jedi-of-Republic-thumb.jpg

"Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage" Alexis de Tocqueville

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Pardonne-moi broz je trouve franchement ridicule de prendre en compte sa position sur le cannabis (qui ressort d'abord du domaine des Etats et qui constitue en soi une menace de santé publique - hors usages médicaux non encore avérés) pour dévaloriser une action nationale et internationale qui a le mérite d'aller dans le sens d'un rétrécissement du pouvoir des "gros bonnets lobbyistes", et un renforcement de la prise en compte de l'intérêt général sur l'intérêt particulier dans la chose publique.

Il n'a pas choisi la situation dans laquelle il arrive. Ni la crise, ni les guerres antérieures, ni les graves évènements qui ont marqué la période qui va de mars/septembre 2001 (crack de la "nouvelle économie" et 11 septembre) à 2009. Face à une situation extrêmement complexe, je trouve qu'il a su marquer son rythme, impulser ses réformes, se rendre incontournable et irremplaçable.

En même temps, il est honnête dans son discours, ne promets pas la lune et tient ce qu'il annonce, une qualité qu'on semble avoir oublié, durant cette ère neo-conservatrice. Une ère finissante aux Etats-Unis mais que la France ne pourra pas abandonner définitivement avant 2012

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

P!erre a écrit:

Ron Paul

Mais non ! Lui :

http://img.wonkette.com/assets/resources/2007/11/gravelrap.jpg

Cela dit, je te pardonne, jouvenceau. Tu n'étais pas encore inscrit sur le forum quand j'ai fait du prosélytisme gravelien.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Je faisais une blague sur sa position sur le cannabis, mais aller le qualifier d'une menace de santé publique c'est idiot. Et pour ce qui est des usages médicaux "non avérés",
l
m
a
o

Le reste n'a pas de sens : il n'est certainement pas irremplaçable. Il fait un boulot correct en général, mais sa gestion de la crise financière (et c'est ce sur quoi il a été élu au passage) est mauvaise, celle de la crise économique qui en résulte tout juste médiocre. Il se laisse enculer à sec sur la question de l'assurance maladie parce que c'est plus simple. Il cède sur la torture, ne fait rien sur les prisons.
Trop cool ! Il fait tout pour supprimer DADT... c'est ça sa priorité ? Il dégage d'Irak, c'est le minimum syndical et pas vraiment louable, c'est juste ce qui devait avoir lieu. Il remplit l'Afghanistan de soldats et de drones, bombarde allègrement le Pakistan. Super stratégie.

Et "demander la lune", c'est exactement sa stratégie. Il dit "on va faire ça !" mais ce n'est pas son but, il fait juste semblant de partir de haut pour négocier avlors que ce qu'il veut vraiment est bien plus modeste. Encore une fois, c'est comme ça qu'il passera la réforme de l'assurance santé.
C'est pas tout de sa faute bien sûr. Ces gros pachydermes de républicains font tout le mal qu'ils peuvent. Mais Obama est loin d'être bien lui-même.

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Bref oui c'est dur Obama n'est pas le diable. Et on est contents de l'avoir après 8 ans. Mais il n'est pas bon non plus il faut arrêter de se leurrer. C'est pas parce qu'on a pas été habitués à quoi que ce soit de bien pendant des années qu'il faut crier au Messie dès qu'il fait quelque chose qui coule de source.

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Je te trouve très dur.

"Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage" Alexis de Tocqueville

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Normal, je viens de mater le dernier Mario Salieri.

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

héhéhéhéhéhé.... lequel ?

Last edited by P!erre (07-04-2009 00:21:42)

"Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage" Alexis de Tocqueville

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Greg a écrit:

En même temps, il est honnête dans son discours, ne promets pas la lune et tient ce qu'il annonce, une qualité qu'on semble avoir oublié, durant cette ère neo-conservatrice. Une ère finissante aux Etats-Unis mais que la France ne pourra pas abandonner définitivement avant 2012

http://www.eff.org/press/archives/2009/04/05

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Greg a écrit:

Il parvient à écarter progressivement les lobbies militaro-industriels et mafieux du coeur du pouvoir américain. Il met au pas le big business en déroute.

Non non, il remplace les pétroliers par les financiers, c'est tout, et ce n'est probablement pas le change tant attendu. Toute la presse la presse ne parle que du passé de Timothy Geithner, Lawrence Summer ou de David Axelrod, qui ne laissent pas prévoir de rupture majeure avec l'administration précédente au niveau de la gestion économique.

Greg a écrit:

Il liquide la guerre en Irak

Attends qu'ils en soient sortis.

Greg a écrit:

mène tambour battant un sprint de réforme au rythme d'une par jour minimum.

Je ne sais pas d'où ça sort. Depuis le début de son mandat, il a mis en place 22 de ces promesses de campagnes. http://www.politifact.com/truth-o-meter/

"It's better to burn out than to fade away".
Joseph Goebbels ou Neil Young ?

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

J'ai du mal à voir comment on peut prendre assez de recul pour juger les actes du président des Etats-Unis après seulement deux mois de fonction.
Tu sembles être largement pro-obama, et cela me rappelle l'engouement similaire deux mois encore après l'élection de NS à la présidence française. (les choses ont bien évolué..)

Difficile d'être objectif dans ce contexte de surpopularité du président américain.

Quand à l'ère "néo-conservatrice" qui semble être "sur sa fin" aux Etats-Unis, et à son apogée en France, je me demande si l'on parle bien des même pays, le jour où les US seront au niveau de nos avancées sociales..

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Lol, comparer Obama avec un type dont le seul mérite est d'avoir installé des vespasiennes gratuites et le vélib à Paris reste un très grand moment du n'importe quoi.

Vraiment, l'embrigadement ça va cinq minutes, mais regardez-vous un peu vous êtes ridicules !

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Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

Lolman2 a écrit:

Lol, comparer Obama avec un type dont le seul mérite est d'avoir installé des vespasiennes gratuites et le vélib à Paris reste un très grand moment du n'importe quoi.

"La droite s'exprime".

Re: 44th US President's Policy : Obama's changes we can believe in?

La comparaison n'en reste pas moins foireuse. Les deux n'ont tout simplement, à mon sens, pas la même envergure.

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