Topic: Le Thread de l'Absurde

Vu l'immense honneur que m'a fait mami en déclarant qu'une de mes interventions relevait de l'Oulipo,

Considérant qu'un long sujet de discussion, consacré au problème de l'autorité et à la nécessité de la censure, a monopolisé de manière remarquable l'énergie des intervenants du forum (en moins de 24 heures, il a recueilli 190 interventions et enregistré plus de 3000 vues),

Considérant l'opinion, exprimée par plusieurs forumeurs sur ledit thread, selon laquelle il pourrait être bon de concentrer le flood et le trolling sur quelques fils créés à cet effet,

Considérant les interventions, remarquables par leur sens de l'absurde, d'Andrés Mediavilla (qui ignore les principes de clarté et de pédagogie dans chacun de ses messages),

Considérant les interventions, remarquables par leur sens de l'absurde, de bob4 (qui ignore systématiquement les principes de raisonnement éclairé et d'argumentation sensée),

Considérant qu'aucun thread n'a encore été lancé sur le sujet de l'absurde,

Par ces motifs nous déclarons :

Article 1er : Le Thread de l'Absurde est né le jeudi vingt-trois octobre deux mille huit en la ville de Mexico.

Article 2 : Petit à petit, l'oiseau fait son nid.

Article 3 : Attention, attention ! Il est formellement interdit de lancer des enfants sur la voie ferrée.

Article 4 : C'est pas par là c'est par ici, c'est pas par là c'est par ici, c'est pas par là c'est par ici, c'est pas par là c'est par ici, c'est pas par là c'est par ici, c'est pas par là c'est par ici, c'est pas par là c'est par ici.

Article 5 : Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux.

Last edited by Alfredo Germont (24-10-2008 03:50:27)

Re: Le Thread de l'Absurde

Alfredo Germont a écrit:

Article 1er : Le Thread de l'Absurde est né le jeudi vingt-trois octobre deux mille huit en la ville de Mexico..

Tu parles du Tridi 3 Brumaire An CCXVII, où l'on fête la Poire ?

Last edited by Gambetta (24-10-2008 04:06:08)

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Le Thread de l'Absurde

Le Client : Excusez-moi Monsieur, c'est bien ici le bureau des réclamations ?

Last edited by Alfredo Germont (24-10-2008 04:17:27)

Re: Le Thread de l'Absurde

Père Ubu : De par ma chandelle verte, merdre madame, certes oui je suis content.

Last edited by Alfredo Germont (24-10-2008 04:17:46)

Re: Le Thread de l'Absurde

C'est bon, je croupis. Je vous présente mes garnitures.

Re: Le Thread de l'Absurde

Au temps pour moi. Il existait un fil consacré à l'absurde. C'était "un fil trollé" : un pur moment de dégustation, un mythique morceau de non-sens. Avec, en guest-star, litterature.

Vraiment, lisez-le, c'est savoureux.

Re: Le Thread de l'Absurde

Qu'est-ce qu'un point ?
La question est ardue. Elle mérite d'être posée. Mais a-t-elle une réponse ? Connaît-elle une solution ?
Dire qu'elle en a une, ce serait admettre que le débat ait un caractère fini. Répondre à ce problème, ce serait confesser qu'il puisse être conclu. En somme, affirmer qu'il est possible de répondre cette question, ce serait déjà envisager d'y mettre un point final.
Inconséquence de la pensée humaine ! On envisagerait alors d'utiliser un point avant même d'en connaître la nature. On concevrait de recourir à ce formidable artefact grammatical avant même d'en saisir la pluralité de sens.

Un point, c'est ça.

Approchons-nous un peu.

Une étude poussée du point nous enseigne qu'il est lui-même composé de plusieurs points de taille inférieure et disposés en cercle. Déjà le vertige nous saisit ! Si donc un point est composé d'autres points, ceux-ci seraient-ils à leur tour divisibles en points ? Cet enchaînement de points, on le voit bien, pourrait se poursuivre à l'infini.
Notre exploration du point, notre descente vers le stade ultime du point, a-t-elle encore un sens ? La recherche du point originel, du point tel qu'il était au premier jour, est-elle vouée à l'échec ?

Pourtant, le point est central ; le lecteur oisif pourra compter le nombre de fois que nous avons fait appel aux services du point depuis le début de ce message : il aura là la preuve de son utilité.
Pour sa part, le lecteur alerte aura remarqué que, dès lors que l'on cherche à éclairer la nature du point, dès que l'on souhaite en saisir la nature profonde, notre raisonnement est stoppé net dans son élan ; c'est ou bien la paresse qui nous saisit face à la complexité d'une question qui se pose, ou bien le vertige qui nous prend devant l'abîme qui s'ouvre à nos pieds.

En somme, ce serait faire preuve de suffisance et de présomption que de chercher à éclairer le mystère du point. Mais cette remarque ne saurait nous dispenser de l'utiliser. En effet,

Marcel Proust a écrit:

Un chagrin causé par une personne qu'on aime peut être amer, même quand il est inséré au milieu de préoccupations, d'occupations, de joies, qui n'ont pas cet être pour objet et desquelles notre attention ne se détourne que de temps en temps pour revenir à lui. Mais quand un tel chagrin naît - comme c'était le cas pour celui-ci - à un moment où le bonheur de voir cette personne nous remplit tout entiers, la brusque dépression qui se produit alors dans notre âme jusque-là ensoleillée, soutenue et calme, détermine en nous une tempête furieuse contre laquelle nous ne savons pas si nous serons capable de lutter jusqu'au bout. Celle qui soufflait sur mon coeur était si violente que je revins vers la maison, bousculé, meurtri, sentant que je ne pourrais retrouver la respiration qu'en rebroussant chemin, qu'en retournant sous un prétexte quelconque auprès de Gilberte. Mais elle se serait dit : "Encore lui ! Décidément je peux tout me permettre, il reviendra chaque fois d'autant plus docile qu'il m'aura quittée malheureux." Puis j'étais irrésistiblement ramené vers elle par ma pensée, et ces orientations alternatives, cet affolement de la boussole intérieure persistèrent quand je fus rentré, et se traduisirent par les brouillons des lettres contradictoires que j'écrivis à Gilberte.

Notre ami Marcel, auteur reconnu, utilise donc à merveille le point.
J'invite donc bob4, CollectifLavabial, Marcel Macarel, Andrés Mediavilla et autres joyeusetés locales à bien vouloir suivre un si brillant exemple.

Re: Le Thread de l'Absurde

Je suis extrêmement déçu par votre absence de réactivité. Le sujet était pourtant porteur : "SciencesPo. un point c'est tout", le statut du point d'exclamation, la question du point d'interrogation, le doute concernant les points de suspension... Sans parler des virgules, points-virgules et autres doubles points.

Jeunes gens, gentes demoiselles, vous vous êtes tenus cois ; c'est votre droit, bien qu'il m'attristât.

9

Re: Le Thread de l'Absurde

sabaideenolog a écrit:

Quelle argumentation...

Mauvaise foi.

Re: Le Thread de l'Absurde

FDL nl a écrit:
sabaideenolog a écrit:

Quelle argumentation...

Mauvaise foi.

Devinez.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

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Re: Le Thread de l'Absurde

Trèfle a écrit:
FDL nl a écrit:
sabaideenolog a écrit:

Quelle argumentation...

Mauvaise foi.

Devinez.

Quoi?

Re: Le Thread de l'Absurde

What? a écrit:
Trèfle a écrit:
FDL nl a écrit:

Mauvaise foi.

Devinez.

Quoi?

Mauvaise foi.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

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Re: Le Thread de l'Absurde

Trèfle a écrit:
What? a écrit:
Trèfle a écrit:

Devinez.

Quoi?

Mauvaise foi.

Où ?

Re: Le Thread de l'Absurde

DTC

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: Le Thread de l'Absurde

Where a écrit:
Trèfle a écrit:
What? a écrit:

Quoi?

Mauvaise foi.

Où ?

Véase el thread de Israel, pendejo.

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Re: Le Thread de l'Absurde

http://img15.hostingpics.net/pics/183389hude.png

Hmmm perplexitude...

http://thumbs.dreamstime.com/x/la-perplexit%C3%A9-de-l-homme-verticale-13030660.jpg

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le Thread de l'Absurde

Quoi ? Les écrivains étrangers francophones écrivent en français ? Mais c’est scandaleux ! Ils devraient écrire dans leur langue maternelle et être reconnus par l'institution littéraire française comme auteurs... de quoi au juste ? De littérature française ou algérienne ?

Les Inrocks a écrit:

Kaoutar Harchi dévoile l’ethnocentrisme de l’institution littéraire française

Dans son essai “Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne. Des écrivains à l’épreuve”, la sociologue Kaoutar Harchi s’interroge sur la réception des écrivains algériens francophones : “Suffit-il d’écrire dans la langue de Molière pour être reconnu comme un écrivain français ?”

Retraçant le parcours de cinq écrivains algériens de langue française des soixante dernière années (Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal), la sociologue Kaoutar Harchi, chercheuse associée au Cerlis (Laboratoire Paris-Descartes CNRS), s’attache à prouver dans son dernier essai que l’institution littéraire parisienne peut s’avérer parfois violente et peu reconnaissante à l’égard des écrivains étrangers francophones.

D’abord parce qu’elle estime que règne en France un régime dominant des écrivains français dû à la supériorité même de la langue française. Selon elle, la langue entretiendrait un rapport étroit avec “la nation”, expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière. “La culture littéraire française a ceci de fascinant qu’elle organise un espace spécifique, l’espace de création, tout en épousant l’imaginaire national.”

La langue comme “butin de guerre”

Malentendus, incompréhensions de la critique française des récits d’écrivains algériens, elle dresse un constat accablant sur la sphère littéraire. Les inégalités dans l’espace littéraire seraient, selon elle, directement liées à une forme d’ethnocentrisme français, parfois source de mauvaise interprétation des récits étrangers.

La sociologue révèle à travers le parcours de ces cinq auteurs, des rapports de force, des tensions et l’hégémonie de l’institution littéraire française. Mais encore ? Quel point commun y a-t-il entre ces cinq auteurs algériens ? Aucun d’entre eux ne s’exprime dans sa langue maternelle, une distance d’écriture dont le titre de l’ouvrage fait écho au philosophe Jacques Derrida, d’origine algérienne : “Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne.”

Ecrire en français, c’est écrire dans “une langue que l’écrivain algérien possède, tout en étant lui-même possédé par cette langue” selon l’auteur. Peut-être est-ce-là l’origine même du problème, les restes de la colonisation évoqués dans les premières lignes de l’ouvrage, et dont les plaies restent encore ouvertes aujourd’hui. Pour Kateb Yacine que l’auteur prend pour exemple, la langue française fut ce “butin de guerre” à jamais entachée par la violence du colonialisme. Alors, la dépendance de l’écrivain algérien vis-à-vis de la langue française le plonge dans une situation plutôt inconfortable, contraint de choisir entre sa langue natale et celle de Molière.

L’identité de la langue, plus forte qu’on ne l’imagine, crée parfois une forme de contradiction chez l’écrivain francophone étranger. “L’écrivain algérien, privé de la possibilité d’énoncer les lois spécifiques de sa pratique d’écriture – et d’en forger librement l’outil –, est contraint d’adopter la loi de l’ancienne puissance coloniale qui consacre la langue française comme seule langue de la littérature” écrit la sociologue.

“Pourquoi vous ne parlez pas des moutons ?”

Kaoutar Harchi va plus loin dans sa réflexion, évoquant aussi des paroles très crues chez certaines maisons d’édition, elle cite encore une fois Kateb Yacine. L’écrivain se souvient d’une remarque limite de la part d’un éditeur du Seuil : “Quand je l’ai donné à l’éditeur, il y avait 400 pages, il m’a demandé de couper (…) J’ai amené mes premières ébauches de Nedjma au Seuil et je me souviens de la réflexion du lecteur – je ne dirai pas son nom – : C’est trop compliqué ça. En Algérie, vous avez de si jolis moutons, pourquoi vous ne parlez pas des moutons ?”

Ces cinq auteurs à la fois désirés, mais aussi rejetés par le milieu littéraire parisien, se sont tous imposés par leur engagement, et une certaine dissonance vis-à-vis du discours officiel, que ce soit dans leur propre pays, ou par rapport au discours français. Certains d’entre eux, tels qu’Assia Djebar, Kateb Yacine, et Rachid Boudjedra content d’ailleurs le récit d’une autre histoire de la colonisation, ils racontent l’histoire des vaincus.  Ainsi, “la création littéraire devient la source vive d’un contre-discours historique” explique Kaoutar Harchi. Un contre-discours qui selon elle, peut déplaire, et froisser l’institution littéraire française.

http://mobile.lesinrocks.com/2016/09/12 … -11863966/

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le Thread de l'Absurde

Je ne suis pas sûr que tu aies lu l'article, j'ai plutôt l'impression que tu l'as scanné, trouvé trois mots-clés, et que tu as rentré ces trois mots dans le générateur de texte Markov qui te sert de cervelle pour nous pondre un énième post banal en commentaire. Triste.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Le Thread de l'Absurde

Si si, je l'ai lu. Je vais te citer les passages les plus débiles :

“Suffit-il d’écrire dans la langue de Molière pour être reconnu comme un écrivain français ?”

Incohérence. On est français ou on est étranger. Si l'on est étranger francophone et qu'on écrit en français, on sera considéré comme un écrivain étranger d'expression française, et non un écrivain français. C'est tautologique.

"D’abord parce qu’elle estime que règne en France un régime dominant des écrivains français dû à la supériorité même de la langue française."

Difficile de ne pas être ironique sur ce genre de phrases complètement absurdes. Il me semble tout à fait logique et normal de privilégier, en France (et pas en Biélorussie ou au Kirghizistan), les œuvres écrites en français (et non en algérien ou que sais-je) et qui sont, de ce fait, considérées tout à fait logiquement comme des œuvres de littérature française. S'il s’agit d’œuvres écrites par un Algérien francophone, il s'agira d'une œuvre étrangère d'expression française. A moins qu'on ne considère toujours l'Algérie comme un département français...
La langue française est supérieure aux autres dans le sens où elle seule permet de considérer que telle ou telle œuvre fait partie du patrimoine français. Simenon, bien qu’écrivant en français, n'a pas produit de la littérature française mais belge. Comme Hergé. Comme Beckett pour l'Irlande.

"Selon elle, la langue entretiendrait un rapport étroit avec “la nation”

C'est la moindre des choses. Une nation se constituant aussi et surtout à partir de sa langue. Ce n'est pas suffisant (il y a également l'adhésion à des principes, des valeurs ; l'histoire etc.) mais c'est un des principes essentiels. Sinon, ce serait la tour de Babel.

"expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière."

Là encore, rien de plus normal. Ces écrivains sont algériens (nation libre et indépendante), non français. Sinon, ils auraient demandé la nationalité française.

"La culture littéraire française a ceci de fascinant qu’elle organise un espace spécifique, l’espace de création, tout en épousant l’imaginaire national.”

Ben oui. Et c'est vrai pour n'importe quelle littérature. La culture littéraire française ne va pas puiser un imaginaire chinois ou camerounais mais un imaginaire national français. Gageons que la sociologue de mes deux n'aurait rien trouvé à redire au fait que la culture littéraire algérienne épouse l'imaginaire national algérien.

"Les inégalités dans l’espace littéraire seraient, selon elle, directement liées à une forme d’ethnocentrisme français, parfois source de mauvaise interprétation des récits étrangers."

Là, je ne comprends pas. Un écrivain algérien ne peut pas être mis au même niveau qu'un écrivain français puisque l'un produit du patrimoine algérien, l'autre du patrimoine français. Là encore, tautologie.

"Ecrire en français, c’est écrire dans “une langue que l’écrivain algérien possède, tout en étant lui-même possédé par cette langue” selon l’auteur."

Je n'ai pas souvenir que quiconque ait forcé ces écrivains à écrire en français. Ils ont eu le choix. Assia Djebar écrivait en français et en arabe et se sentait pleinement algérienne.

"Peut-être est-ce-là l’origine même du problème, les restes de la colonisation évoqués dans les premières lignes de l’ouvrage, et dont les plaies restent encore ouvertes aujourd’hui."

Voilà où Mémère voulait en venir : dans la plus belle tradition du PIR et autres gentilles associations qui ne nous veulent que du bien, elle considère la France comme l'infâme pays colonisateur, dominateur et j'en passe, qui n'en a pas fini de payer (au sens propre et figuré) pour les descendants des opprimés. Rien de nouveau sous le soleil quoi. Toujours la même antienne. Elle peut donc cordialement aller se faire voir chez les Grecs.

"Alors, la dépendance de l’écrivain algérien vis-à-vis de la langue française le plonge dans une situation plutôt inconfortable, contraint de choisir entre sa langue natale et celle de Molière."

Ben non, cf. Assia Djebar par exemple.

Ce détritus est tellement saoulant que je m'arrête là et que je ne vais même pas commenter l'exemple débile sur le mouton, qui ne veut absolument rien dire du tout, surtout quand on l'extrait du contexte.

Last edited by FDL (14-09-2016 15:07:40)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le Thread de l'Absurde

Oui c'est clair, tu manques le point central du papier, ce qui te fait dire qu'il est incohérent. Je vais reformuler la première phrase pour t'aider, peut-être :

“Suffit-il d’écrire dans la langue de Molière pour être reconnu au même titre qu'un écrivain français ?”

On retrouve ce propos ici, dans le paragraphe qui reprend la thèse principale du papier dont il est question, et que tu t'es gardé de citer :

la sociologue Kaoutar Harchi, chercheuse associée au Cerlis (Laboratoire Paris-Descartes CNRS), s’attache à prouver dans son dernier essai que l’institution littéraire parisienne peut s’avérer parfois violente et peu reconnaissante à l’égard des écrivains étrangers francophones

En découle ton incompréhension de tout le reste :

expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière [en tant qu'écrivains francophones souhaitant publier en France]

La culture littéraire française a ceci de fascinant qu’elle organise un espace spécifique, l’espace de création, tout en épousant l’imaginaire national.[et en conséquence les textes francophones n'épousant pas cet imaginaire national ne sont pas reconnus comme légitimes à la publication en France]

Etc.
D'autant que le papier dont il est question a aussi une vocation historique. Parler de l'esprit colonialiste alors qu'ils ont commencé à publier dans les années 60 n'est absolument pas incohérent. En parler encore aujourd'hui non plus, mais bon, avec toi, baby steps.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Le Thread de l'Absurde

Mais mais mais... ton interprétation biaisée te fait faire fausse route.
Un écrivain étranger francophone ne sera pas reconnu comme français car il est étranger. Il fait donc rayonner la culture de son pays (même s'il écrit en français) et la francophonie, mais pas la littérature française. Je reprends mon exemple de Simenon : ce dernier a œuvré pour la littérature francophone mais pas française. Il en va de même pour les Algériens.

Je n'ai pas cité l'extrait que tu mets en exergue car il ne veut strictement rien dire. "L'institution littéraire française" (laquelle exactement ?) "peut" (merci pour la précision du propos...) "s'avérer parfois" (parfois mais pas toujours, juste un peu, et encore, elle "peut". Ça me fait penser au sketch de Coluche sur le journaliste qui "s'autorise à penser dans les milieux autorisés") "violente et peu reconnaissante" (alors je veux bien des exemples parce que jusqu'à présent, on est obligé de la croire sur parole, la petite dame).

expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière [en tant qu'écrivains francophones souhaitant publier en France]

Alors là, je ne vois pas d'où tu sors qu'ils sont empêchés de publier en France. Il suffit d'aller à la Fnac pour le constater...
Assia Djebar a même été élue à l’Académie, donc bon (elle n'y a jamais mis les pieds, au passage). Et je ne crois pas que la France soit violente vis-à-vis de Kamel Daoud et Boualem Sansal. Bien au contraire, c’est plutôt en Algérie qu'ils courent des risques.

[et en conséquence les textes francophones n'épousant pas cet imaginaire national ne sont pas reconnus comme légitimes à la publication en France]

Même remarque.

Parler de l'esprit colonialiste alors qu'ils ont commencé à publier dans les années 60 n'est absolument pas incohérent. En parler encore aujourd'hui non plus, mais bon, avec toi, baby steps.

Sansal a écrit son premier roman en 1999. Kamel Daoud en 2002. Djebar a vécu en Algérie de 62 à 63 où elle enseigne mais elle quitte l’Éducation nationale algérienne parce qu'on lui interdit de dispenser son enseignement en français (http://www.academie-francaise.fr/repons … sia-djebar) ; mais il est vrai que l'institution littéraire française est très très violente. Boudjedra a publié son premier roman en France en 1969, car il avait été condamné à mort en Algérie.
Cette remarque ne peut guère s'appliquer qu'à Yacine. C'est peu.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le Thread de l'Absurde

FDL a écrit:

Mais mais mais... ton interprétation biaisée te fait faire fausse route.
Un écrivain étranger francophone ne sera pas reconnu comme français car il est étranger. Il fait donc rayonner la culture de son pays (même s'il écrit en français) et la francophonie, mais pas la littérature française. Je reprends mon exemple de Simenon : ce dernier a œuvré pour la littérature francophone mais pas française. Il en va de même pour les Algériens.

Mais c'est pas le propos ! Il ne s'agit pas de dire qu'ils sont français, il s'agit de dire qu'ils ne bénéficient pas des mêmes entrées qu'un Français, qu'ils ne sont pas automatiquement reconnus comme ayant la même valeur qu'un auteur français !

Je n'ai pas cité l'extrait que tu mets en exergue car il ne veut strictement rien dire. "L'institution littéraire française" (laquelle exactement ?) "peut" (merci pour la précision du propos...) "s'avérer parfois" (parfois mais pas toujours, juste un peu, et encore, elle "peut". Ça me fait penser au sketch de Coluche sur le journaliste qui "s'autorise à penser dans les milieux autorisés") "violente et peu reconnaissante" (alors je veux bien des exemples parce que jusqu'à présent, on est obligé de la croire sur parole, la petite dame).

Toujours une petite place pour le mépris sexiste en bonus dans tes posts, c'est un vrai plaisir. Not.
L'article résume naturellement de manière sommaire un travail académique, c'est normal, c'est le principe d'une recension. Quant aux exemples, ben, il y en a une poignée dans l'article, mais apparemment ils sont "débiles", sans doute parce qu'ils contredisent tes présupposés tels que "non mais le privilège et le racisme ça n'existe pas", et comme il n'est pire aveugle que celui que ne veut pas voir...

Alors là, je ne vois pas d'où tu sors qu'ils sont empêchés de publier en France. Il suffit d'aller à la Fnac pour le constater...
Assia Djebar a même été élue à l’Académie, donc bon (elle n'y a jamais mis les pieds, au passage). Et je ne crois pas que la France soit violente vis-à-vis de Kamel Daoud et Boualem Sansal. Bien au contraire, c’est plutôt en Algérie qu'ils courent des risques.

Qu'il y ait une discrimination ne veut pas dire qu'ils sont littéralement empêchés de publier.

Sansal a écrit son premier roman en 1999. Kamel Daoud en 2002. Djebar a vécu en Algérie de 62 à 63 où elle enseigne mais elle quitte l’Éducation nationale algérienne parce qu'on lui interdit de dispenser son enseignement en français (http://www.academie-francaise.fr/repons … sia-djebar) ; mais il est vrai que l'institution littéraire française est très très violente. Boudjedra a publié son premier roman en France en 1969, car il avait été condamné à mort en Algérie.
Cette remarque ne peut guère s'appliquer qu'à Yacine. C'est peu.

...et Assia Djebar a commencé à publier à Paris dans les années 50, et tu dis toi-même que Boudjedra a commencé à publier en 1969, qui est encore à ma connaissance dans les années 60

Le fait que certains d'entre eux aient été contraints de partir d'Algérie, et donc contraints, s'ils voulaient publier, de publier en France, ne veut pas dire pour autant qu'ils ont été accueillis à bras ouverts en France comme des auteurs francophones aussi légitimes à publier en France que des auteurs français.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Le Thread de l'Absurde

Broz a écrit:

Mais c'est pas le propos ! Il ne s'agit pas de dire qu'ils sont français, il s'agit de dire qu'ils ne bénéficient pas des mêmes entrées qu'un Français, qu'ils ne sont pas automatiquement reconnus comme ayant la même valeur qu'un auteur français !

On tourne en rond... Le propos de la petite dame (et ouais), c’est de reprocher la "francité" de la littérature française. Ce n'est même pas de déplorer le fait qu'on considère qu'un écrivain algérien est de moindre valeur qu'un écrivain français parce qu'il est algérien. Je te reposte ça :

La petite dame a écrit:

D’abord parce qu’elle estime que règne en France un régime dominant des écrivains français dû à la supériorité même de la langue française. Selon elle, la langue entretiendrait un rapport étroit avec “la nation”, expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière. “La culture littéraire française a ceci de fascinant qu’elle organise un espace spécifique, l’espace de création, tout en épousant l’imaginaire national.

Il est tout à fait logique de ne pas considérer un écrivain étranger de la même façon qu'un écrivain français puisqu'il est étranger ! Donc s'il est publié en France, ses livres iront sur l'étagère "littérature étrangère", pas "littérature française". S'il obtient le prix Nobel, c'est l'Algérie qui sera récompensée, pas la France. Ou alors on fait comme Gao Xingjian et on demande la nationalité française. Dans ce cas, il n’est plus un écrivain chinois d'expression française mais un écrivain français d’origine chinoise et ses livres iront sur l'étagère "littérature française".
Et encore une fois, elle parle "d'inégalités dans l’espace littéraire". Mais c’est quoi ? Quelles inégalités ? Des exemples ? Son truc ne veut absolument rien dire. Elle émet des généralités vagues dans le seul objectif de "stigmatiser" (huhu) la France, qui est le méchant pays colonial. Comme d'habitude.

Quant aux exemples, ben, il y en a une poignée dans l'article, mais apparemment ils sont "débiles", sans doute parce qu'ils contredisent tes présupposés tels que "non mais le privilège et le racisme ça n'existe pas", et comme il n'est pire aveugle que celui que ne veut pas voir...

Eh bien écoute, montre-les moi, parce que les inégalités littéraires, je ne les vois pas. Je n'ai aucun exemple d'écrivain algérien qui n'a pas été publié en France parce qu'il est algérien, c'est débile. Ça n'existe pas.

Qu'il y ait une discrimination ne veut pas dire qu'ils sont littéralement empêchés de publier.

Alors quoi ? Qu'y a-t-il de pire pour un écrivain que de ne pas être publié ? Ah si, une condamnation à mort... comme en Algérie.

...et Assia Djebar a commencé à publier à Paris dans les années 50, et tu dis toi-même que Boudjedra a commencé à publier en 1969, qui est encore à ma connaissance dans les années 60

Haha. Ne joue pas sur les mots. Djebar a écrit quatre romans entre 57 et 67 et c'était en France (le méchant pays colonial), pas l'Algérie. Elle n'a vraiment connu la notoriété qu'à partir des années 80. Son chef-d’œuvre, c'est "Femmes d'Alger dans leur appartement" (1980), paru aux Éditions des Femmes (maison d'édition française, le méchant pays colonial). Et, je le répète, elle a été élue à l'Académie française, on ne peut quand même pas faire mieux en matière de reconnaissance d'un écrivain.
Boudjedra a fait publier son premier livre en France (méchant pays colonial). Il a même obtenu par la suite plusieurs prix FRANÇAIS.

Le fait que certains d'entre eux aient été contraints de partir d'Algérie, et donc contraints, s'ils voulaient publier, de publier en France, ne veut pas dire pour autant qu'ils ont été accueillis à bras ouverts en France comme des auteurs francophones aussi légitimes à publier en France que des auteurs français.

Hahaha. Ne sois donc pas de mauvaise foi. S'ils sont venus en France, c’est parce qu'ils ont été interdits d'enseigner ou de publier en Algérie, ou alors carrément parce qu'ils ont été condamnés à mort. Mais le méchant dans l'histoire, c'est la France, bien sûr.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le Thread de l'Absurde

bon, écoute, tu es incapable de comprendre un mot de ce qui est écrit où que ce soit, engoncé comme tu l'es dans ton complexe victimaire, et su joues et surjoues au beauf, alors je vais estimer que

il s'agit juste de toi, Barney et Greg, vous trois à qui 95% de mes messages déplaisent, ce qui est un plaisir de fin gourmet.

s'applique, et :shrugguy:

Last edited by Broz (14-09-2016 19:51:24)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016