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Re: Cinéma vol. 2

Télérama a écrit:

Juste une question : une oeuvre d'art doit-elle exhiber ou suggérer ? Les scènes d'amour sont-elles plus intenses si l'on voit s'activer les sexes ? Torture-t-on de façon plus efficace si l'on montre des lames déchirant les chairs... ? A ces interrogations, ce premier film répond par l'affirmative. Steve McQueen semble convaincu que plus on souligne, plus on convainc. Une conversation philosophique, à ses yeux, ne vaut que si elle est filmée, de façon ostentatoire, en un plan fixe de vingt minutes. Ses matons ne donnent pas dix coups de trique sur les prisonniers mais cent, là encore dans la durée. Et lorsque son héros meurt, ses plaies christiques sont détaillées et fouillées. Bref, on est dans l'hyperréalisme. Mot d'ordre du cinéaste : j'insiste donc je suis. Le spectateur, lui, n'est pas là pour penser (ou contredire ou, pourquoi pas, rêver à un autre film...). Il n'est là que pour obéir : à la thèse, au dispositif de l'auteur. Mais le cinéma de propagande de jadis, qu'il soit américain ou soviétique, ne procédait pas autrement. Contrairement aux pays anglo-saxons, notre culture est fondée sur la litote. Racine et Corneille faisaient assassiner leurs héros en coulisses et seul le Grand-Guignol, ô combien méprisé, osait balancer sur scène - au propre comme au figuré - tripes et boyaux.
En un temps où l'abus d'images aurait tendance à nous rendre aveugles, faut-il, comme Steve McQueen, croire l'épure obsolète ? Peut-être, mais alors, c'est vraiment grave.

Voilà pour la critique négative. Il y a aussi une critique positive mais je n'ai pas le courage de la retranscrire.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Cinéma vol. 2

Et voici la version positive (disponible sur le site, FDL, pas la peine de t'embêter à les réécrire!)

Télérama a écrit:

On n'a pas oublié son nom. Ni sa photo en noir et blanc, toujours la même, que la télévision rediffusait et sur laquelle on voyait son visage souriant. Bobby Sands, symbole des républicains irlandais, s'est éteint le 5 mai 1981 après une grève de la faim de soixante-six jours. Marqué à jamais comme beaucoup d'autres par cet événement, Steve McQueen, connu jusque-là comme l'un des plasticiens britanniques les plus inspirés, revient dessus en réalisant son premier long métrage de cinéma. Ce n'est pas le premier artiste à changer de discipline, mais c'est l'un des rares à réussir un passage aussi impressionnant.

Rappelons brièvement les faits. Fin 1976, pour réclamer le statut de prisonniers politiques, les membres emprisonnés de l'IRA (l'Armée républicaine irlandaise) refusent de porter le moindre vêtement et restent nus, enroulés dans une couverture («blanket protest »). Dans un second temps, ils refusent de se laver (« no wash ») et se soulagent à même le sol. Pour peu qu'on ait oublié le degré d'abjection et de violence atteint dans cette prison de Maze, située en Irlande du Nord, Steve McQueen nous le rappelle sans prendre de gants. Il filme les murs des cellules entièrement recouverts d'excréments, l'urine déversée dans les couloirs, les asticots qui grouillent par terre.

C'est à la fois répugnant et beau comme peuvent l'être certaines allégories de Goya ou du Caravage. Consigner les faits de manière méthodique et les transcender, voilà la force de cette plongée dans le quotidien de la prison, où l'on suit d'abord deux prisonniers, Davey et Gerry, qui font l'effet d'hommes des bois réfugiés dans une grotte. Nul dialogue : Steve McQueen fait confiance à la puissance et de l'image et du son, en fragmentant le récit. Chaque séquence, autonome, est un concentré de tension qui menace de nous exploser au visage.

Filmer de manière viscérale un combat collectif puis individuel, tel est l'enjeu. Les uns frappent et contraignent, les autres en­durent et résistent. Résistance : un terme brandi aujourd'hui à tort et à travers, mais qui retrouve son sens premier dans cette célébration du corps en lutte. Le système d'oppression a ses failles. Non seulement la violence des forces britanniques peut se retourner contre elle-même - ce gardien qui a les mains en sang à force de cogner -, mais les prisonniers possèdent eux aussi une arme, à la fois dérisoire et magnifique : le corps et tout ce qu'il permet. Ce qu'il sécrète comme ce qu'il dissimule. Bouche, nez, anus, n'importe quel orifice fait l'affaire pour planquer des messages et les faire circuler.

Les cris ou le silence contre le joug d'une voix - celle qu'on entend un moment, surplombante et inflexible, de Margaret Tchatcher. Steve McQueen aurait pu se contenter de ce combat sans dialogue possible, mais la facilité n'est pas sa tasse de thé. Il va donc consacrer son contraire. Et c'est justement avec Bobby Sands (Michael Fassbender) que le flot de paroles jaillit, dans la seconde partie du film, à travers un long plan-séquence sidérant (de vingt-deux minutes !) où le militant républicain s'entretient avec un prêtre catholique. Ce dernier, fin débatteur, entreprend tout pour le dissuader d'entamer sa grève de la faim. L'affrontement oppose cette fois des hommes du même camp. L'engagement jusqu'au-boutiste de Bobby Sands mène à un abîme de réflexion. Que défend-il à travers son geste ?

Lui-même ou la cause de l'IRA ? Sa vie ou son sacrifice ? La discussion est acharnée. Poignante aussi, car les deux évoquent des souvenirs d'enfance et pressentent l'imminence d'une issue fatale. S'ensuit le long calvaire, au cours duquel Steve McQueen azure le tableau. Le corps bleuâtre et rongé d'escarres de Bobby Sands déteint sur les murs. Dans un silence de glace, le prisonnier devient une étrange créature de sable ou de verre. Ces moments où l'aide-soignant, au regard traduisant toute la compassion du monde, veille à ce que rien ne pèse - pas même un drap ! - sur le corps décharné de Bobby Sands sont bouleversants. Face à cet homme qui réclame la plus grande douceur, la violence est soudain vaincue.

Laissez dire les sots, le savoir a son prix (Jean de la Fontaine)

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Re: Cinéma vol. 2

Ah oui, en effet. Les progrès de la technologie vont trop vite de nos jours, je suis déjà dépassé.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Cinéma vol. 2

Quelqu'un a t il l'intention d'aller (ou est déjà allé) voir About a son ?

" La mort n'est qu'un autre chemin " G.

Re: Cinéma vol. 2

Je ne sais pas s'il est déjà sorti en France, mais Twilight, (adaptation du premier tome d'une série de livres si j'ai bien compris), est une bouse innommable. Les acteurs sont à pleurer de médiocrité, leur jeu est faux à hurler, les effets spéciaux sont tout simplement mauvais, le film est lent au démarrage, et la (maigre) trame est d'un consensuel dégoulinant de bons sentiments. Aucune idée novatrice, rien.
Pourtant il a l'air de faire un tabac (cf. le dernier épisode de South Park).

106

Re: Cinéma vol. 2

Alfredo Germont a écrit:

Je ne sais pas s'il est déjà sorti en France, mais Twilight, (adaptation du premier tome d'une série de livres si j'ai bien compris), est une bouse innommable.
Pourtant il a l'air de faire un tabac.

Faut-il en déduire que plus un film est mauvais, plus il remporte de succès au box-office ? Peut-être (mais l'inverse n'est pas forcément vrai).

En parlant de "bouse innommable", le futur chef-d'oeuvre d'Antoine de Caunes :

Le Figaro a écrit:

Un film sur les "aventures" de Jérôme Kerviel ?

Selon les confidentiels du Figaro, Antoine de Caunes serait en pourparlers avec Jérôme Kerviel, l'ancien trader de la Société Générale, pour réaliser un film autour de son personnage.

En effet, le réalisateur, et comédien, souhaiterait s'inspirer de ses aventures, et bien sûr des "fameux cinq milliards d'euros perdus par la banque".

Dans cette fiction, Jérôme Kerviel souhaiterait jouer son propre rôle...

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Cinéma vol. 2

FDL a écrit:
Alfredo Germont a écrit:

Twilight, ...), est une bouse innommable.
Pourtant il a l'air de faire un tabac.

Faut-il en déduire que plus un film est mauvais, plus il remporte de succès au box-office ? Peut-être (mais l'inverse n'est pas forcément vrai).

Cf. La Vie des Autres, Death Proof & autres Zodiac qui furent vraiment des flops ;-D
Bon ok Control a marché.

Re: Cinéma vol. 2

La vie des Autres était LOIN d'être mauvais. T'as fumé ou quoi ?

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

109

Re: Cinéma vol. 2

Deux bonnes nouvelles :

Le Figaro - Relaxnews a écrit:

"Forrest Gump 2" n'est plus d'actualité

Les suites des films Forrest Gump et Jurassic Park ne figurent plus sur les tablettes des studios hollywoodiens, selon la presse spécialisée d'outre-Atlantique.

La suite de "Forrest Gump , Gump & Co." , était rentrée en phase de développement en mars 2007. Les studios Paramount prévoyaient de s'inspirer du roman éponyme de Winston Groom pour suivre le personnage à travers d'autres grands événements politiques et culturels américains.  Le projet a finalement été laissé de côté, a indiqué son scénariste Eric Roth. Celui-ci prévoyait de débuter son intrigue la nuit précédant les attentats du 11 septembre 2001. "Nous nous sommes assis, Tom Hanks, Robert Zemeckis et moi, et nous nous sommes regardés. Nous en avons conclu que le scénario ne tenait plus. Le monde a changé ", a-t-il indiqué.

Objet de grands espoirs, le quatrième épisode de "Jurassic Park" a connu un dénouement plus sombre. Selon ses producteurs Frank Marshall et Kathleen Kennedy, le projet n'est plus en développement à cause de la mort de l'écrivain Michael Crichton. "Vous savez, quand [Michael] Crichton s'est éteint, j'ai senti que c'était peut-être ça. Peut-être que c'est le signe que nous devons laissé la franchise là où elle est ", a confié Kathleen Kennedy.

Et une mauvaise (malgré Ridley Scott) :

Le Figaro - Relaxnews a écrit:

Scott et Weaver préparent un 5e "Alien"

Le réalisateur britannique Ridley Scott et Sigourney Weaver ont débuté le développement d'un cinquième épisode "d'Alien" , a confié l'actrice américaine à MTV. Le scénario du film pourrait s'affranchir des apparitions de la créature extra-terrestre culte pour s'intéresser davantage au personnage d'Ellen Ripley. Cette suite permettra à Ridley Scott de retrouver Sigourney Weaver dans le rôle d'Ellen Ripley trente ans après "Alien, le huitième passager" . Le réalisateur et l'actrice réfléchissent à la direction à prendre après quatre films Alien et deux spin-offs "Aliens vs. Predator" , quitte à confronter le personnage à d'autres créatures extra-terrestres.

Selon Sigourney Weaver, Ridley Scott lui a indiqué qu'il fallait "tout reprendre à zéro " dès les premiers pourparlers.  "Nous trouvons intéressant de prendre le personnage de Ripley pour voir quelle autre histoire de science-fiction nous pourrions raconter à propos de quelqu'un qui a vécu plusieurs vies ".

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Cinéma vol. 2

Je conseille Farenheit 9/11. Et tout ce que vous pensiez savoir jusqu'à maintenant s'écroulera.

"Tout homme qui est un vrai homme doit apprendre à rester seul au milieu de tous, à penser seul pour tous - et au besoin contre tous." Romain Rolland

Re: Cinéma vol. 2

La Vérité a écrit:

Je conseille Farenheit 9/11. Et tout ce que vous pensiez savoir jusqu'à maintenant s'écroulera.

Jusqu'à ton orthographe.

Laissez dire les sots, le savoir a son prix (Jean de la Fontaine)

Re: Cinéma vol. 2

Tsss...

"Tout homme qui est un vrai homme doit apprendre à rester seul au milieu de tous, à penser seul pour tous - et au besoin contre tous." Romain Rolland

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Re: Cinéma vol. 2

Bonne nouvelle : Werner Herzog est invité ce soir au Centre Pompidou pour une rencontre avec la philosophe américaine Avita Ronell. C'est à 19h30 et le tarif est de 6€. Les places peuvent être réservées dès 11h.
J'y serai évidemment donc si ça intéresse quelqu'un, let me know.

Il était aussi invité hier pour présenter son film, inédit en France, Encounters at the End of the World mais je n'étais pas au courant... sad

Lien : http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/M … eCategorie

Last edited by FDL (11-12-2008 10:17:37)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Cinéma vol. 2

Pour les fans (comme moi) de Werner Herzog :

AFP a écrit:

Werner Herzog, cinéaste de la démesure, à (re)découvrir au Centre Pompidou

Le Centre Pompidou consacre, à partir de mercredi et jusqu'au 2 mars, une rétrospective intégrale à l'Allemand Werner Herzog, cinéaste de la démesure, auteur de nombreux documentaires et d'inoubliables portraits de flamboyants marginaux, d'"Aguirre" à "Fitzcarraldo".

"En France on ne connaît pas mes derniers films, alors on pense que je suis +de retour+, mais je ne suis pas de retour, je ne suis jamais parti !", affirme le réalisateur, 66 ans, en costume et baskets noirs, dans un entretien à l'AFP.

"L'attention des spectateurs était ailleurs, ce qui n'est pas un problème", ajoute sobrement Herzog, l'un des cinéastes allemands marquants ayant débuté dans les années 60, aux côtés de Fassbinder, Wenders ou Schlöndorff.

Pour le public, le nom d'Herzog reste lié à celui de Klaus Kinski.

Acteur à la sensibilité exacerbée et au génie à la limite de la folie, ce dernier a incarné dans cinq de ses films -- "Aguirre, la colère de Dieu", "Fitzcarraldo", "Nosferatu, fantôme de la nuit", "Woyzeck" et "Cobra verde"-- des héros violents au destin tragique, fascinants "conquérants de l'inutile".

Huit ans après la mort de Kinski, le cinéaste racontait leur relation faite de haine et de fascination réciproques dans "Ennemis intime" (1999), à voir parmi les 55 oeuvres, souvent rares car peu distribuées, montrées à Beaubourg.

Mais c'est "Encounters at the end of the world", un film inédit de 2007 tourné en Antarctique sur la base scientifique de Mc Murdo, qui lance mercredi soir la rétrospective du Centre Pompidou après, ces derniers mois, les hommages du musée du cinéma de Turin et du Festival de La Rochelle.

Parmi les films diffusés, la fable de science-fiction "Au-delà de l'infini" (2005) évoque le destin d'un extra-terrestre égaré dans une ville-fantôme de Californie et "Rescue down" met en scène Christian Bale -- méconnaissable tant il a perdu de poids pour incarner son personnage -- dans le rôle d'un aviateur américain capturé et torturé par le Vietcong, pendant la guerre du Vietnam.

"Je n'arrête pas de travailler" dit Herzog, qui démarre dans une semaine un tournage en Ethiopie, l'un des "cinq ou six" projets qu'il a en chantier.

"Ce sont les films qui me trouvent, je ne les ai jamais cherchés".

Cinéaste voyageur, infatigable marcheur, Herzog a grandi dans les montagnes isolées de la Haute Bavière avant de promener sa caméra de son Allemagne natale à la jungle amazonienne, du désert du Sahara aux horizons glacés des pôles.

Il vit aujourd'hui à Los Angeles et aimerait sillonner le globe pour tourner un documentaire sur les langues en voie de disparition.

Herzog termine "Bad lieutenant", un "mélange de film noir et de comédie" tourné à la Nouvelle-Orléans où Nicolas Cage, aux côtés d'Eva Mendes, campe un policier new-yorkais enquêtant sur le meurtre d'une religieuse.

La ville y porte les stigmates de l'ouragan Katrina, qui a fait s'effondrer "non seulement une partie de la ville, mais aussi le sens de la morale".

"J'espère que ce film surprendra le public, j'y ai fait des choses que je n'avais jamais tentées auparavant", dit-il en souriant.

"Nicolas Cage a livré une performance si extraordinaire que je riais de satisfaction sur le tournage, alors qu'il n'y avait rien de drôle... j'ai raté une excellente première prise en éclatant de rire en plein milieu !"

"Bad lieutenant" n'est "pas un remake" du film éponyme tourné en 1993 par l'Américain Abel Ferrara avec Harvey Keitel, souligne Herzog l'air courroucé, refusant toute polémique avec "un monsieur" dont il n'a "vu aucun film".

Notons au passage la (probable) mauvaise foi féroce d'Herzog sur Abel Ferrara qu'il persiste à appeler "Ferrari, Ferrara, enfin, je ne sais plus" dans toutes ses interviews.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Cinéma vol. 2

Ho, ça m'intéresse cette rétrospective. Tu comptes y mettre les pieds FDL?

Ce sont les enfants sages, Madame, qui font les révolutionnaires les plus terribles. Ils ne disent rien, ils ne se cachent pas sous la table, ils ne mangent qu'un bonbon à la fois, mais plus tard ils le font payer cher à la Société.
Sartre, in Les mains sales
N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. Albert Einstein

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Re: Cinéma vol. 2

Oui, bien sûr. Je compte surtout voir les films inédits en France. Voici le programme : http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/M … =Actualite

Tu me diras s'il y a des films qui t'intéressent. wink

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Cinéma vol. 2

Yep, dans les projection à partir du 4 janvier.
Je regarderai les détails une fois de retour dans l'Hexagone.

Last edited by anarchange (11-12-2008 16:15:29)

Ce sont les enfants sages, Madame, qui font les révolutionnaires les plus terribles. Ils ne disent rien, ils ne se cachent pas sous la table, ils ne mangent qu'un bonbon à la fois, mais plus tard ils le font payer cher à la Société.
Sartre, in Les mains sales
N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. Albert Einstein

Re: Cinéma vol. 2

Le Monde a écrit:

Golden Globes : Heath Ledger, nommé à titre posthume pour son interprétation du Joker
LEMONDE.FR | 11.12.08 | 18h03  •  Mis à jour le 11.12.08 | 18h51
   
L'acteur australien Heath Ledger, mort en janvier à l'âge de 28 ans d'une surdose de médicaments, a été sélectionné à titre posthume pour la cérémonie des Golden Globes. Il est en lice dans la catégorie du second rôle masculin pour son interprétation terrifiante du maléfique Joker dans Batman, the Dark Knight, champion du box-office cette année. Heath Ledger sera opposé à de grandes figures hollywoodiennes : Tom Cruise et Robert Downey Jr. pour Tonnerre sous les tropiques, Ralph Fiennes pour The Duchess et Philip Seymour Hoffman pour Doute.

Au nombre de nominations à cette cérémonie souvent considérée comme l'antichambre des Oscars, trois films font jeu égal avec cinq sélections : L'Etrange Histoire de Benjamin Button, Frost/Nixon, l'heure de vérité et Doute.

Benjamin Button, conte fantastique sur un homme qui rajeunit, est retenu dans la catégorie reine du meilleur film dramatique, au côté de Frost/Nixon, The Reader, Les Noces rebelles et Slumdog Millionaire. Le film vaut aussi à Brad Pitt une sélection dans la catégorie du meilleur acteur dans un drame. Il devra triompher d'un véritable panthéon d'Hollywood, puisqu'on retrouve dans cette catégorie Leonardo DiCaprio (Les Noces rebelles), Sean Penn (Harvey Milk), Mickey Rourke (The Wrestler) et Frank Langella, qui joue l'ancien président Richard Nixon dans Frost/Nixon, l'heure de vérité.

KRISTIN SCOTT-THOMAS EN COURSE POUR LA MEILLEURE ACTRICE

Chez les femmes, Angelina Jolie est sélectionnée dans la catégorie de la meilleure actrice dans un film dramatique pour L'Echange, de Clint Eastwood. Jolie, Oscar en 2000, disputera le trophée à Anne Hathaway (Rachel Getting Married), Meryl Streep (Doute), Kristin Scott-Thomas (Il y a longtemps que je t'aime) et Kate Winslet (Les Noces rebelles). Streep et Winslet, respectivement nommées 14 et 5 fois aux Oscars, ont l'honneur d'être sélectionnées deux fois à l'édition 2009 des Globes. Meryl Streep concourt aussi en tant qu'actrice dans une comédie ou un film musical (Mamma Mia) et Kate Winslet pour un trophée du second rôle (The Reader).

Contrairement aux Oscars, les Golden Globes font la distinction entre films et rôles dramatiques d'une part et comiques ou musicaux d'autre part. Côté comédies, les frères Joel et Ethan Coen, "oscarisés" en février, sont présents avec Burn after reading, au côté notamment de Vicky Cristina Barcelona. Ce film de Woody Allen vaut aussi des nominations à trois de ses interprètes : les Espagnols Penélope Cruz et Javier Bardem, ainsi que la Britannique Rebecca Hall.
Le Monde.fr, avec AFP

N'en faisons surtout pas trop...

« Hit me right in my white guilt »

Re: Cinéma vol. 2

Tom Cruise dans Tropic Thunder mérite une palme d'or, un oscar et le prix nobel de la paix

Over The Line Smokey!

Re: Cinéma vol. 2

Notons tout de même un film français au programme, ce qui est assez rare pour être signalé. C'est FDL qui doit jubiler.

Laissez dire les sots, le savoir a son prix (Jean de la Fontaine)

Re: Cinéma vol. 2

les deux prochains mois vont être assez fous aux US. Le prochain Sam Mendes, le prochain Aronofsky, le prochain Clint et le prochain Fincher.

Over The Line Smokey!

Re: Cinéma vol. 2

FDL a écrit:

Oui, bien sûr. Je compte surtout voir les films inédits en France. Voici le programme : http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/M … =Actualite

Tu me diras s'il y a des films qui t'intéressent. wink

Je tiens absolument à voir Fitzcarraldo, L'énigme de Kaspar Hauser et surtout les "Leçons de ténèbres" dont j'ai vu un extrait hallucinant hier!

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Re: Cinéma vol. 2

Je n'ai pas vu Leçons de Ténèbres donc si tu comptes y aller, préviens-moi. wink
Il passe le  janvier, le 31 janvier et le 22 février.
De toute façon, j'ai l'intention de voir tous les films projetés durant la rétrospective, haha.
Je te conseille aussi et surtout Aguirre, superbe expérience au cinéma.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Cinéma vol. 2

FDL a écrit:

Je n'ai pas vu Leçons de Ténèbres donc si tu comptes y aller, préviens-moi. wink
Il passe le  janvier, le 31 janvier et le 22 février.
De toute façon, j'ai l'intention de voir tous les films projetés durant la rétrospective, haha.
Je te conseille aussi et surtout Aguirre, superbe expérience au cinéma.

Je l'ai vu deux fois (une en français et une en VO, j'ai préféré la version française d'ailleurs car bon la langue de Goethe dans la jungle...) mais pas au cinéma...(combien coûte l'entrée à chaque fois?)

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Re: Cinéma vol. 2

4€ tarif réduit.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Cinéma vol. 2

FDL a écrit:

Je te conseille aussi et surtout Aguirre, superbe expérience au cinéma.

Il faut s'accrocher, quand même, à défaut d'esthétique (que c'est vilain).

Je plie tout de même pour la prestation de Kinski.

« Hit me right in my white guilt »

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Re: Cinéma vol. 2

Tu ne le trouves pas esthétique ? La dernière scène sur le radeau, par exemple, il n'y a rien de plus beau pourtant.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Cinéma vol. 2

FDL a écrit:

Tu ne le trouves pas esthétique ? La dernière scène sur le radeau, par exemple, il n'y a rien de plus beau pourtant.

Je l'ai trouvé glaciale et fade, avec ces plans fixes du style Cannibal Holocaust (pardon Seigneur). Elle ne suscite ni empathie, ni admiration...enfin en ce qui me concerne.

« Hit me right in my white guilt »

Re: Cinéma vol. 2

La scène d'ouverture est aussi magnifique avec cette descente de montagne dans la brume des cimes accompagnée d'une musique planante et inspirante...

Re: Cinéma vol. 2

C'est vrai.

Certes.

Re: Cinéma vol. 2

Des commentaires sur Burn After Reading? J’ai vu le trailer, et la tête peroxydée d’empafé de Brad Pitt est déjà mythique.

Re: Cinéma vol. 2

Engagé Baleine a écrit:

Des commentaires sur Burn After Reading? J’ai vu le trailer, et la tête peroxydée d’empafé de Brad Pitt est déjà mythique.

Il est franchement génial avec des moments vraiment cultes. Sans faire de spoiler, le grand moment, c'est l'arrivée à l'ambassade russe et la machine inventée par Clooney.

Honnêtement, après No Country For Old Men, c'est pas le même niveau mais on regrette pas d'y être allé quand même. Brad Pitt a vraiment un rôle réussi (quelque chose entre son rôle de Snatch et celui de True Romance avec un peu d'Ocean Eleven) et Malkovitch & Clooney sont pas mal du tout aussi.

Re: Cinéma vol. 2

Parfait, il y a une séance à 20h près de chez moi en VO, ça me laisse deux heures pour faire semblant de bosser mes exams.

Re: Cinéma vol. 2

C'est essentiel la VO pke j'ai un copain qui l'a vu en VF et ensuite en VO (un fan de frères Cohen) et ça lui a fait un choc salutaire d'avoir la bonne version

Re: Cinéma vol. 2

En revanche, ma coloc m'a trainée voir "Two lovers" hier soir.
Deux mots : à chier.

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

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Re: Cinéma vol. 2

Donc j'ai ce pote qui voulait m'amener voir un film. Je voulais voir Johnny Mad Dog mais les enfants morts ça lui plaisait pas trop. Alors on est allés voir L'échange big_smile

C'est un bon film, L'échange.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Cinéma vol. 2

Broz a écrit:

Donc j'ai ce pote qui voulait m'amener voir un film. Je voulais voir Johnny Mad Dog mais les enfants morts ça lui plaisait pas trop. Alors on est allés voir L'échange big_smile

C'est un bon film, L'échange.

Johnny Mad Dog est un très bon film... Peut-être as-tu tout de même perdu à l'échange (ok, je sors...)

Re: Cinéma vol. 2

Badaud de passage a écrit:
Engagé Baleine a écrit:

Des commentaires sur Burn After Reading? J’ai vu le trailer, et la tête peroxydée d’empafé de Brad Pitt est déjà mythique.

Il est franchement génial avec des moments vraiment cultes. Sans faire de spoiler, le grand moment, c'est l'arrivée à l'ambassade russe et la machine inventée par Clooney.

Honnêtement, après No Country For Old Men, c'est pas le même niveau mais on regrette pas d'y être allé quand même. Brad Pitt a vraiment un rôle réussi (quelque chose entre son rôle de Snatch et celui de True Romance avec un peu d'Ocean Eleven) et Malkovitch & Clooney sont pas mal du tout aussi.

je l'ai vu ici, aux Amériques (ça se passe à deux pas de chez moi!). Pas mémorable, et je suis déçu de la superficialité générale du film. Mais quelques moments cultissimes, dont ceux là, tous les passages à la CIA, et quelques répliques de Malkovitch qui décidément joue très bien les fous furieux aigris

Pas de regret, un bon film. je m'attendais à un truc génial, c'est juste bon. Et ça suffit amplement

Over The Line Smokey!

Re: Cinéma vol. 2

+10 Badaud et Walter, je n'aurais pas dit mieux.
Film sympa donc, mais auquel il manque un peu d'ingrédients (scénario, rythme ?) pour être vraiment très bon.

On n'atteint pas le culte de The Big Lebowski (je fais honneur à ton pseudo t'as vu).

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Re: Cinéma vol. 2

Ah oui j'arrive après la bataille, mais j'ai vu Hunger, et j'ai été grandement impressionnée par la maîtrise du rythme, de la forme, du propos etc...
S'il y en a qui l'ont vu, je suis intéressée par vos avis.

J'ai retrouvé mes amis imaginaires sur copains d'avant

Re: Cinéma vol. 2

je devais y aller hier soir à la place de Two Lovers, mais la bande annonce ne me disait rien, mais alors RIEN qui vaille.

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

Re: Cinéma vol. 2

The Dude, Walter, Donny, Jesus et Maud forever. Personnages mythiques, intrigue aussi dénuée de sens que notre époque, nihilisme total et nombrilisme comique absolu. Un film finalement triste, baroque, grandiose. Tout sauf une farce en fait. Je crois que c'est un des films que je regarderai une fois par an à jamais. Qui ne l'a pas vu ne mérite pas de jouer au bowling

pour ceux qui aiment les histoires de descente aux enfers, "Bad Lieutenant", dirigé par Abel Ferrara avec Harvey Keitel (un de ses meilleurs rôles). Vraiment dur, surtout quand on sait que ce qu'il fait dans le film, il l'a fait pour de bon pour se mettre dans son personnage. Mais excellent à beaucoup d'égards

Et sinon, plus récemment, "Slumdog Millionaire", du toujours bon Danny Boyle est un concentré de bons sentiments, mais tellement bien réalisé et joué qu'on en redemande. Ne serait-ce que pour la photo et la musique, sublimes, et les acteurs qui jouent Jamal et Salim (les héros) enfants.

Last edited by Walter Sobchak (15-12-2008 00:30:23)

Over The Line Smokey!

Re: Cinéma vol. 2

est-ce que quelqu'un a vu "Milk"? Ca vaut quelque chose? Il ne passe pas à côté de chez moi, mais j'ai vraiment envie d'aller le voir

Over The Line Smokey!

Re: Cinéma vol. 2

faux semblants a écrit:

En revanche, ma coloc m'a trainée voir "Two lovers" hier soir.
Deux mots : à chier.

Pareil.

(et pourtant je suis vraiment pas exigeant, plutôt bon public en général)

Last edited by Gnouff (15-12-2008 00:38:57)

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Re: Cinéma vol. 2

bon, dommage pour Two Lovers... je serais bien allée le voir.

Mais Hunger, c'est assez magistral!

Certes, ce n'est pas un film du dimanche soir (catégorie incluant Die Hard 4), mais c'est vraiment très bon.

Assez hard, mais quand on s'intéresse à la lutte en Irlande du Nord et qu'on n'est pas trop fragile, c'est vraiment magistralement réalisé.

J'ai retrouvé mes amis imaginaires sur copains d'avant

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Re: Cinéma vol. 2

Eden a écrit:

Ah oui j'arrive après la bataille, mais j'ai vu Hunger, et j'ai été grandement impressionnée par la maîtrise du rythme, de la forme, du propos etc...
S'il y en a qui l'ont vu, je suis intéressée par vos avis.

Je l'ai vu hier mais je n'ai pas été aussi impressionné. Au contraire, je l'ai trouvé assez vide et creux. Certes, il y a des images fortes et choquantes, l'inhumanité dans les prisons irlandaises est bien montrée (j'écris "montrée" et pas "décrite" ou "expliquée"), la photo est réussie et la réalisation efficace mais tout ça pour quoi ? Je n'ai pas trouvé que le propos ait été maîtrisé : très peu de dialogues, sauf un plan-séquence de 20 minutes qui n'apporte pas grand-chose, le contexte n'est pas exploité, il n'y a pas de profondeur ; j'ai eu l'impression que l'histoire restait à la surface, que le film se contentait de montrer, voire d'exhiber, sur un mode hyperréaliste (voyeur ?) la souffrance des prisonniers, images qui auraient été tout aussi fortes et efficaces, sinon plus, dans un documentaire. Mais quel est le propos du film justement ? Un plaidoyer en faveur des membres de l'IRA ? Une dénonciation des méthodes cruelles des Britanniques tortionnaires, qu'on nous montre comme des monstres sans cœur et sans âme ? (la harangue du prêtre qui demande à Bobby Sands d'écouter son coeur est d'ailleurs frappante). Certes, on voit un policier qui craque et qui ne cède pas au passage à tabac des prisonniers mais bon, il est jeune et il finira peut-être par s'habituer à cette violence et il deviendra donc comme les autres. Vision des choses manichéenne.
Et finalement, on se demande pourquoi le réalisateur a choisi de traiter ce sujet et pas un autre. Qu'est-ce qui fait la spécificité de cette guerre, à cette époque précise ? Pourquoi avoir choisi Bobby Sands (porte-parole des républicains irlandais et personnage sacrificiel et christique mais encore ?). Quel contexte, quels protagonistes, quels enjeux ? etc
Voilà, je retiens surtout de ce film une succession d'images choquantes qu'il aurait peut-être été plus efficace de suggérer.
Je plains d'ailleurs la fille, hier dans la salle de cinéma, qui était venue avec son pop-corn. En fait non, je ne la plains pas parce qu'on NE MANGE PAS de pop-corn au cinéma ! Donc elle n'a eu que ce qu'elle méritait. J'ai dit.

Last edited by FDL (15-12-2008 10:47:43)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Cinéma vol. 2

Oui, je n'ai pas du tout eu cette approche.
Je connaissais le contexte, j'ai étudié l'Irlande du Nord et j'avais déjà vu des reportages sur la grève de l'hygiène et des couvertures et sur la grève de la faim.
Donc je ne cherchais pas un propos, ou je n'en ai pas eu besoin.

Ce que j'y ai vu c'est des émotions brutes, une forme ultra maîtrisée au service de l'illustration d'un événement historique. Un travail de réalisateur sans justement de discours.
Peut être c'est ce qui t'a gêné. Le manque de discours.
Je trouve au contraire que c'est ce qui fait la force du film, montrer une situation, montrer quelqu'un pris dans un engrenage de haine et de violence, le montrer en venir à la mort, ne pas chercher à expliquer, à donner de raisons (en y pensant ça me fait penser à Last days de Gus Van Sant, et le fait que c'est ce manque de discours qui a frustré pas mal de gens sur ce film)

Ce que j'ai aimé dans ce film c'est la maîtrise du rythme, c'est comment le réalisateur arrive à prendre son temps sur certaines scènes (le flocon de neige qui fond sur la main du gardien de prison qui fume sa cigarette dehors) et au contraire comment d'autres semblent se contracter dans l'urgence et une cadence presque spasmodique.

La scène centrale, ce plan fixe de 20 minutes sur le dialogue entre le prêtre et Bobby Sands m'a impressionnée (c'est drôle quand même les différences de perception). Même si cela ne parvient peut être pas à donner une épaisseur aux personnages, il s'y dit quand même de belles choses et le jeu d'acteurs est magistral.

J'avais lu des critiques qui reprochait au film d'être uniquement superficiel, de ne pas creuser les personnages, de ne pas raconter leurs histoires, bref de ne pas les humaniser. je m'attendais donc à ce que j'ai vu et j'ai même été heureusement surprise. Si vraiment les personnages avaient été "humanisés", qu'on ait pu vraiment s'identifier à eux etc, on serait tombé dans une sorte de pathos un peu larmoyant. Et ce film évite cette ornière.
Je ne crois pas que l'identification, la construction des personnages pour leur donner une existence "réelle", pour les rendre "vivants" soit obligatoire, et Hunger a montré, selon moi, que l'on peut s'en passer et quand même réaliser un film fort, percutant qui ne soit pas qu'une pure forme ou un pur exercice de style.

J'ai retrouvé mes amis imaginaires sur copains d'avant

Re: Cinéma vol. 2

Le cinéma c'est vraiment de la merde.

Certes.

Re: Cinéma vol. 2

Surtout les chiures de David Lynch que pas même lui n'arrive à capter.

Certes.

Re: Cinéma vol. 2

Inland Empires HAHA mais quelle blague. À côté RRRrrrr passe pour un chef d'oeuvre éternel, c'est dire.

Certes.