Broz, va à l’Étrange Festival. C'est en ce moment au Forum des Images, je te le recommande.
Pour ma part, seconde soirée de suite à la Cinémathèque, cette fois pour l'avant-première d'Habemus Papam de Nanni Moretti. Ce film m'a assez surpris. Je m'attendais à une comédie sur la psychanalyse d'un pape fraîchement élu mais qui n'assume pas la tâche qui lui est confiée. En fait, s'il y a bien quelques passages comiques, comme le match de volley joué par les cardinaux cacochymes, il n'y a qu'une scène commune entre Nanni Moretti qui joue le psy (rôle assez effacé d'ailleurs, voire superflu) et Michel Piccoli, le pape.
L'histoire se concentre davantage sur l’introspection du pape, sur les derniers moments de liberté qu'il savoure, sur sa terrible hésitation : doit-il ou non accepter la lourde responsabilité qui lui incombe ? Comment concilier le dilemme entre le fait d'obéir à la volonté de Dieu qui l'a choisi, et donc d'assumer sa foi, et sa volonté personnelle qui est de garder l'anonymat, de suivre les autres plutôt que de les guider ?
J'ai trouvé que ce film était assez bancal, n'allant pas au fond de son idée. Il aurait pu être plus long, creuser plus profondément la relation entre le pape et le psy, supprimer le personnage de l'ex-femme de ce dernier, qui n'apporte rien à l'intrigue.
Cela dit, la fin est très surprenante et a scotché tous les spectateurs, moi compris, dans leur fauteuil.
A voir quand même, pour la performance de Piccoli. La scène finale, assez abrupte, est la plus réussie, même si j'aurais aimé que le discours durât plus longtemps.
"In heaven, everything is fine." (the Lady in the Radiator)
"You'd never guess...There was a fish... in the percolator."
"I like to remember things my own way... not necessarily the way they happened."