Topic: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Alors qu'on demande depuis des décennies des fonds pour résoudre le problème de la faim dans le monde, les Etats développés ont cédés devant la stratégie du choc financier organisée par quelques sommités du milieu bancaro-financier, et leurs ramifications politiques.

Le hold-up a parfaitement fonctionné.

--> En laissant tomber Lehmann Brother, et en précipitant même sa chute en plusieurs étapes,(http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=86774164 ) un ensemble de personnalités du milieu bancaro-financier américain ont précipité une chute des marchés financiers, inévitable dès lors qu'un des piliers de l'économie bancaire s'effondrait. D'une part ils se sont garantis de juteux rachats, et d'autre part, ils ont obligé, devant la menace terroriste de ne plus assurer les dépôts, les Etats et les Banques centrales à déverser d'immenses quantités de liquidités.

Les Etats et Banques centrales font maintenant rouler la planche à garanties et à billets. Si l'on cumule les garanties étatiques européennes et les baisses de taux directeurs des banques centrales (BCE + autres banques de l'UE), ce sont près de 2000 milliards de dollars que l'Union européenne va injecter dans le système interbancaire et financier, que ce soit sous formes de garanties ou de rachats de créances douteuses, ou encore de crédits sous forme de liquidités.

Les États-Unis se contentent de mettre 700 milliards de dollars, soit à peine 550 milliards d'euros, 700 milliards d'euros si l'on ajoute l'injection de liquidité liée à la baisse du taux directeur de la Fed (mais qui était déjà bas à 2%).

Rappelons que les créances douteuses sont évaluées 1400 milliards de dollars, soit environ 1150 milliards d'euros.

Autrement dit, l'Europe, les contribuables européens payent à des niveaux faramineux la facture de cette crise née aux Etats-Unis, causée par des banquiers américains verreux.

Une raison d'espérer : que la comptabilité des entreprises repasse en "valeur d'achat" et non plus en "valeur marché"

Parallèlement à ce hold-up affectant directement les individus et non pas l'élite mondialiste, cette élite réclame un "gouvernement mondial" (Attali), autrement dit la FIN DES SOUVERAINETES DEMOCRATIQUES. Les agents du Bilderberg au sein de la gauche, DSK, Védrine, Valls prônent le soutien à l'internationale neo-conservatrice et à l'acceptation de ce hold-up. Ces infiltrés . Les mêmes responsables de la catastrophe sont encore ceux que l'appareil merdiatique considèrent comme les plus "légitimes" pour nous donner des solutions, alors mêmes que ces solutions poussent un peu plus en avant l'agenda de cette internationale aristocratique et criminelle.

Le fichier EDVIRSP qui fichera tous les individus qui n'ont pour seul tort d'avoir eu un engagement citoyen, fait basculer la société Française, un des dernier bastions de résistance à cette internationale neo-con jusqu'en 2007, dans un système orwellien. Bertrand Delanoé, déjà bien connu pour son autoritarisme violent à la Mairie de Paris a de son côté décidé d'installer, aujourd'hui même, 1250 caméras de vidéo-surveillance.

SYSTEM FAILURE = FORMAT & REBOOT

Il n'en reste que la seule solution pour stopper la logique infernale dans laquelle l'humanité est plongée depuis le 11 septembre 2001, sous le régime dictatorial, impérialiste et criminel d'un réseau élitiste américain et de ses ramifications internationales, c'est le soulèvement général.

Face au terrorisme de cette aristocratie internationale, plus de demi-mesures. Les traitres, les criminels contre l'humanité qui ont orchestré le détournement d'une grande partie de l'économie occidentale vers la guerre et les contrats d'armement pour leurs amis, les voleurs et escrocs qui ont construit le château de cartes financier qui est le notre et qui ont mené le monde à la catastrophe doivent payer comme les nazis ont payé.

La grève générale, la grève des impôts, le boycott total et généralisé, sont les seules armes qu'il reste aux peuples pour sauvegarder leurs libertés, leur souveraineté démocratique, et vaincre l'internationale terroriste. La Terreur, utilisée par l'élite mondialiste contrôlant tous les rouages médiatiques et politiques, ce terrorisme médiatique et communicationnel qui tient tout et légitime toutes les horreurs "par le haut", doit être retournée  par l'insurrection contre cette élite mondialiste. C'est la seule solution pour mettre fin à cette fuite en avant auto-destructrice.

Les étudiants doivent être les premiers à cesser de coopérer au système. Ils doivent se mobiliser, et lancer un grand mouvement qui ne soit pas enfermé dans les problématiques étudiantes mais qui soient proprement générales. Il y a là, évidemment, des enjeux qui dépassent nos misérables petites existences.

Last edited by Emmanuel Goldstein (22-03-2009 03:25:08)

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Le président Bush reçoit les ministres des Finances du G7, en ligne derrière lui. La mise en scène vise à manifester que les alliés s’interdisent de contester la suzeraineté des États-Unis sur le système financier global. Pour combien de temps ?

Depuis près de deux ans, le système économique mondial est déstabilisé par un krach financier à rebondissements. De manière consensuelle, tous les analystes s’accordent à interpréter cette période comme une crise interne du modèle impérial anglo-saxon qui provoque des convulsion dans toutes les économies sur lesquelles il exerce un leadership, voire une domination. Dans ces conditions, les réponses publiques sont de deux ordres. Pour la plupart des États, il s’agit de préserver l’économie nationale en limitant la contamination, mais pour Washington, Londres, Paris et Moscou, l’enjeu est différent. Il s’agit de savoir si le dollar restera la clé de voûte du système, ou si celui-ci sera réformé, voire abandonné car la question d’un possible effondrement des États-Unis est désormais débattue.

Pour comprendre les rapports de force actuels, nous allons retracer les étapes de cette crise. Commençons par le commencement visible de la catastrophe.
La première crise des subprimes (trois premiers trimestres 2007)

Tout au long de la dernière décennie, les banques US ont multiplié les propositions alléchantes de crédit hypothécaire spéculatif (subprime). Tablant sur une hausse permanente des prix immobiliers, elles ont évalué les hypothèques non plus selon le prix du bien immobilier au moment de l’obtention du crédit, mais selon son prix espéré s’il devait être vendu avant la fin du crédit. Les prêteurs proposaient ainsi aux consommateurs d’emprunter pour s’acheter à la fois la maison, les meubles, la voiture, et les frais de scolarité des enfants, en gageant leur emprunt sur la seule maison. De la sorte, ils purent trouver quantité de nouveaux clients qui n’auraient normalement pas souscrit d’emprunt. Les consommateurs, quant à eux, jouissaient d’une évidente amélioration de leurs conditions de vie. Bien que n’ayant pas produit de richesses supplémentaires, mais uniquement créé de l’argent sous forme de dette, ils pouvaient tous couler une vie heureuse au pays enchanté du capitalisme triomphant.

Cependant, en 2006, les banques ayant fait le tour des clients potentiels et la Réserve fédérale ayant augmenté ses taux d’intérêt, la demande de logement à construire commença à se ralentir. Les prix baissèrent. Du coup, les hypothèques ne suffisaient plus à garantir les crédits engagés.

Pendant ce temps, les autorités US s’acharnaient à masquer la situation économique en autorisant les multinationales à truquer leur comptabilité et en truquant elles-mêmes les comptes de la nation. Les grandes sociétés camouflaient leurs opérations sur des produits financiers en les déplaçant dans leurs filiales off shore donnant ainsi l’impression qu’elles réalisaient des profits à partir d’une production réelle alors qu’ils provenaient de la spéculation. À l’inverse, alors que la production nationale brute était en forte récession, le Trésor états-unien ajoutait à ses statistiques les crédits, obligations et titres dérivés. En cumulant produits réels et « produits » financiers, l’Administration pouvait se targuer d’une croissance continue. Quoi qu’il en soit, la récession de l’économie réelle appauvrit des familles en cours d’accession à la propriété. Ne pouvant payer leur traites, et le montant de l’hypothèque ne suffisant plus à clôturer le crédit, on assista aux premières expulsions d’emprunteurs.

Le séisme intervient en janvier 2007. Ownit Mortgage Solutions et Mortgage Lenders Network USA Inc. cessent leur activité, laissant derrière eux une ardoise de 3,4 milliards de dollars. L’ensemble du secteur se trouve déstabilisé. 25 sociétés de prêt hypothécaire font faillite en chaîne, dont le leader du marché, New Century Financial Corporation. Alors que la classe dirigeante et les médias n’ont pas réagi à l’expulsion de centaines de milliers de familles, la faillite de quelques établissements financiers les réveille dans leur sommeil.

Le problème s’étend bientôt aux fonds d’investissement concernés. Bear Streams en ferme deux en juin 2007. Le problème s’étend aussi à l’étranger. BNP-Paribas suspend la cotation de trois de ses fonds d’investissement.

Ces faillites groupées assèchent les liquidités des banques. Les gouvernements occidentaux considèrent que l’on ne pourra pas stopper la crise des subprimes. Selon eux, une purge générale est inévitable et il faut donc s’attendre à d’autres faillites et à des expulsions en masse de nouveaux propriétaires. Par contre, les gouvernements occidentaux mettent en place un plan coordonné pour contenir la crise au secteur des prêts hypothécaires et sauver de la contamination le secteur bancaire classique. Le 10 août, la Réserve fédérale US injecte 43 milliards de dollars pour fluidifier les marchés, la Banque centrale européenne l’équivalent de 214 milliards de dollars et la Banque du Japon l’équivalent de 8 milliards. L’Australie et le Canada interviennent à moindre échelle.

Pourtant, quelques jours plus tard, la banque britannique de dépôts Northern Rock se trouve à court de liquidités. Elle sera renflouée par la Banque d’Angleterre avant d’être finalement nationalisée pour garantir les comptes des petits épargnants.

En octobre, Merrill Lynch annonce des pertes colossales, bientôt évaluées à 8,4 milliards de dollars, et se cherche un repreneur.

Washington constate que le plan de sauvetage est insuffisant car la poursuite de la crise des subprimes assèche à nouveau les banques et oblige de nouvelles injections de liquidités par la Réserve fédérale. On ne peut donc plus considérer la crise des subprimes comme une « douloureuse correction du marché des prêts hypothécaires » et on ne peut se contenter de l’accompagner de mesures sociales pour les expulsés. Comme la doctrine économique du laisse-faire interdit à l’État de nationaliser les habitations impayées, la Maison-Blanche fait appel aux grandes banques et leur demande de créer un « super-fonds » de 100 milliards pour absorber les crédits pourris. Cela paraît faisable, dans la mesure où la Réserve fédérale a déjà largement injecté de telles liquidités dans le marché. Dans la pratique, les banques comprennent vite qu’elles ne seront jamais remboursées et se retirent du super-fonds dès qu’elles le peuvent. Simultanément, le Congrès vote une législation gelant provisoirement les dettes de plusieurs sociétés de prêt hypothécaire pour éviter leur faillite.

Durant cette première tourmente, les banques ont enregistré des dépréciations d’actif (c’est-à-dire des pertes dues à l’insolvabilité à la base) d’environ 500 milliards de dollars. Pour y faire face, elles ont du ouvrir leur capital pour 300 milliards de dollars et diminuer leur activité de 200 milliards de dollars. Sur l’aimable suggestion de l’Administration Bush, les Fonds souverains du Golfe viennent à la rescousse et entrent à leurs risques et périls dans les grandes banques occidentales.

En définitive, l’éphémère super-fonds et le gel des dettes interrompent la crise des subprimes. Toutefois, rien n’est réglé. La crise reprendra six mois plus tard.
Les émeutes de la faim (dernier trimestre 2007, premier semestre 2008)

Conséquence de cette accalmie, les grands établissements financiers se retrouvent avec un surplus de liquidités. Ils décident de se refaire au plus vite une santé en spéculant sur les marchés à terme : l’or, le pétrole, les denrées alimentaires de base [1].

Or, le marché du pétrole est lui-même en pleine restructuration. À l’appétit démesuré des économies occidentales s’ajoute le récent développement industriel de l’Inde et de la Chine. Par malheur, cette augmentation de la demande coïncide avec une augmentation des coûts de production. De nombreux gisements arrivent à épuisement, tandis que les nouveaux champs pétroliers sont toujours plus onéreux à exploiter. D’autant que ce marché étant spéculatif, la cotation ne se base pas sur le coût de production du jour, mais sur l’estimation du niveau qu’il aura atteint lorsque l’on renouvellera les stocks. Il s’en suit une flambée des prix du pétrole.

Le marché des denrées alimentaires de base est lui aussi déjà en pleine crise [2]. Sous l’effet des mesures de solvabilisation des économies imposées par le FMI et la Banque mondiale, de nombreux pays du tiers-monde ont diminué leurs surfaces cultivées et ont préféré des cultures spéculatives aux cultures vivrières. Symbole de ce changement : la production de bio-carburants destinés à faire rouler les 4x4 aux États-Unis au détriment de la culture d’aliments pour nourrir la population locale [3]. À cette crise structurelle s’ajoutent les mauvaises récoltes dans plusieurs pays et surtout l’augmentation des coûts de production. En effet, l’agriculture contemporaine est grosse consommatrice d’engrais et de pesticides dérivés du pétrole. Il s’en suit une crise alimentaire et des émeutes de la faim dans 37 pays à la fin 2007 et au premier semestre 2008.

Ces émeutes menaçant l’équilibre politique mondial, la Maison-Blanche et le Congrès décident de stabiliser les prix par des interventions de l’USAID sur les marchés agricoles et un discret rappel à l’ordre des établissements financiers impliqués dans la spéculation.

Si la demande alimentaire est stable quelque soit le prix de vente, car on ne peut vivre sans manger, par contre la demande d’énergie est volatile. Elle baisse lorsque les prix sont trop élevés. Et la baisse de la demande fait baisser les prix, relançant ainsi la demande, etc. Cet effet yo-yo devrait s’accroître dans le futur, au fur et à mesure de la raréfaction des champs pétroliers faciles à exploiter et de l’augmentation des coûts de production.
Seconde crise des subprimes (second semestre 2008)

La crise des subprimes reprend à l’expiration des mesures provisoires, à l’été 2008. Cette fois, elle est attendue et l’Administration Bush s’y est préparée. Sa stratégie consiste d’une part à laisser autant que possible les dettes aux mains d’investisseurs étrangers, et d’autre part à informer des sociétés amies pour qu’elles profitent de la crise pour absorber leurs concurrents.

Les obligations et titres US en tous genres, jugés insolvables, détenus par des investisseurs étrangers se répartissent alors comme suit :
- Japon : 593 milliards de dollars
- Chine (Hong Kong inclus) : 580 milliards de dollars
- Paradis fiscaux : 208 milliards de dollars
- Royaume-Uni : 291 milliards de dollars
- Pays du Golfe : 174 milliards de dollars
- Brésil : 148 milliards de dollars
- Russie : 74 milliards de dollars
- Suisse : 45 milliards de dollars
Tout cet argent virtuel est appelé à disparaître en priorité, mais en définitive ce sont 25 000 milliards de dollars virtuels qui vont partir en fumée remettant en cause le leadership états-unien.

Les pertes des petites sociétés qui ont été gelées se répercutent sur les deux principales sociétés de prêts hypothécaires US garanties par l’État fédéral, Fannie Mae et Freddie Mac. Le temps de faire les comptes et le 7 septembre, elles annoncent des pertes records approchant les 15 milliards de dollars. Obligé d’exercer sa garantie, l’Agence fédérale du Logement place ces sociétés sous administration publique conservatoire. C’est une nationalisation de facto. Les créanciers de Fannie Mae et Freddic Mac sont rassurés, mais les détenteurs d’obligations émises par ces deux géants se retrouvent avec du papier sans valeur. Pas de chance, la Banque centrale chinoise en avait acheté pour 397 milliards de dollars… sur les conseils d’Henry Paulson lorsqu’il était patron de Goldman Sachs.

Nouvelle partie de « chaises musicales ». La règle du jeu est connue : chacun essaye de vendre les titres qu’ils sait insolvables et d’en acheter qu’il espère juteux. Mais il est très difficile d’évaluer leur valeur tant qu’on ne s’est pas trouvé dans la situation de la recouvrir. Les établissements financiers s’échangent donc des titres en multipliant les plus-values, mais lorsque des consommateurs ne peuvent plus payer leurs emprunts, l’établissement qui détient leurs créances fait faillite. Plus distrayant encore : les joueurs qui ont une meilleure trésorerie ou qui ont eu un peu de chance peuvent spéculer à la baisse sur les actions des établissements mal-portants et réaliser des profits en hâtant leur faillite.

Sur ce principe, Merrill Lynch est racheté par Bank of America, tandis que Lehman Brothers se voit refuser l’aide de l’État et s’effondre. Avec l’aide du directeur des investissements de la firme, George Herbert Walker IV, frère du président Bush, ses actifs seront principalement récupérés par le Britannique Barclays. Cette fois, la crise ne se limite pas aux sociétés de prêt hypothécaire. Elle franchit un pas et contamine le secteur des assurances. Prenant pour la première fois une mesure personnelle, la Réserve fédérale accorde des prêts-relais totalisant 123 milliards de dollars à AIG en échange d’une prise de participation majoritaire, une mesure qu’elle avait refusée à Lehman Brothers. Il ne s’agit plus de la nationalisation d’une société d’économie mixte, mais de celle d’une société privée. Il apparaît vite que cette mesure contraire à orthodoxie du laissez-faire vise aussi à sauver les dirigeants d’AIG qui fêtent leur nationalisation en dépensant un demi-million de dollars pour se reposer une semaine dans un palace californien. Champagne et jolies filles : c’est le contribuable US qui régale !

Les malheurs des uns font le bonheur des autres. JPMorganChase rachète les actifs de Washington Mutual, tandis que CityGroup acquiert Wachovia.

L’orage grondant et la rumeur évoquant une Grande dépression comme en 1929, l’administration républicaine élabore enfin une solution : le plan Paulson, du nom du secrétaire au Trésor. Plutôt que d’organiser la faillite des sociétés détenant des crédits pourris, l’idée est de sauver la bulle financière et les privilèges qui vont avec en faisant payer par l’État fédéral les crédits insolvables. Techniquement, on reprend le principe d’un « super-fonds » pour éponger les dettes des organismes financiers, mais cette fois au lieu d’être abondé par des banques, il le sera par l’État, c’est-à-dire par les contribuables. La fuite en avant continue. Il s’agit de gagner quelques semaines et de repousser les mauvaises nouvelles après l’élection présidentielle US. Un fonds de 700 milliards de dollars sera ainsi créé. Cet argent pourrait être récupéré ultérieurement car après avoir ré-négocier les dettes des particuliers, l’État percevra directement durant des années les mensualités de leurs prêts. Enfin… si les consommateurs conservent leur emploi et ont de quoi payer leurs traites, ce qui est peu probable.

L’annonce de ce plan fait immédiatement chuter le dollar. En effet, ces 700 milliards représentent une hausse d’un quart du budget fédéral, sans la moindre entrée pour l’équilibrer. L’Administration sera obligée de faire marcher la planche à billets, donc de dévaluer insidieusement la valeur du dollar, ce que les spéculateurs anticipent.

La crise se développe désormais en Europe aussi. Le 29 septembre, le Royaume-Uni nationalise Bradford & Bingley. La Belgique et les Pays-Bas démantèlent Fortis, en cèdent des actifs à BNP-Paribas et nationalisent le reste. L’Allemagne vient au secours de Hypo Real Estate. La France, la Belgique et le Luxembourg viennent au secours de Dexia. L’Irlande annonce qu’elle garantira les avoirs des petits épargnants placés dans les six principales banques de dépôt du pays, à hauteur de 400 milliards de dollars. L’Islande nationalise Glitnir et suspend des cotations, mais ne parvient pas à stabiliser sa monnaie qui dévisse de 30 %.

Soumis le 29 septembre à une Chambre des représentants dominée par des démocrates qui sont favorables à cette solution, le Plan Paulson est à la surprise de tous rejeté par… les républicains de M. Paulson. À la surprise de tous ? Non : quelques grands spéculateurs proches d’Henry Paulson, dont Goldman Sachs, CityGroup et JP Morgan Chase, étaient informés de cette péripétie. Ils réalisent des profits faramineux dans la journée.

Le Plan est rediscuté et amendé, puis finalement adopté. Dans la version finale, le montant des avoirs liquides des petits épargnants garantis par l’État a été augmenté, ce qui ne change pas grand chose mais donne l’impression d’avoir pris en considération les classes laborieuses. Les deux nouveautés importantes sont que les succursales états-uniennes de banques étrangères pourront profiter de la manne et que la distribution des 700 milliards ne sera pas discrétionnaire par le secrétaire au Trésor, mais soumise à un vague contrôle parlementaire a posteriori. En d’autres termes, lorsque l’Administration sauvera un établissement financier, elle devra prouver qu’elle n’en a pas profité pour enrichir des amis. Mais elle n’aura aucun compte à rendre lorsqu’elle laissera choir un autre établissement, comme elle le fit avec Lehman Brothers. En définitive, le contribuable US renflouera donc à ses frais les amis du pouvoir qui ont fait de mauvais placements, tandis que les expulsions continueront. Avant de quitter la Maison-Blanche, l’équipe Bush réalise ainsi le hold-up du siècle.

Après une journée d’euphorie à Wall Street, l’indice Dow Jones perd 22 % en une semaine. Le problème est que la bulle financière ne se limite pas aux subprimes. Les banques ont émis des obligations sur ces crédits, puis ont encore titrisé ces obligations. Bref, la spéculation s’est développée sur trois étages et le plan de sauvetage du premier étage n’empêchera pas la chute des deux autres. En outre, s’il est possible en théorie d’arrêter la crise des subprimes en faisant payer les contribuables US, c’est hors de proportion pour renflouer les étages supérieurs. En une décennie, l’ensemble de la bulle financière a atteint l’équivalent de deux années complètes de produit intérieur brut états-unien.
Extension du domaine de la crise

La crise financière globale avait été analysée et prévue à l’avance par quelques économistes, au premier rang desquels l’États-unien Lyndon LaRouche et le Français Jacques Cheminade [4], mais ils avaient été diabolisés, tour à tour traités de fascistes et d’extrémistes de gauche pour les disqualifier. Selon eux, le système ne peut être sauvé en sa forme actuelle. Quoique douloureux, il faut mettre en faillite les établissements non solvables en accompagnant leur chute de mesures sociales, au lieu de renflouer le tonneau des Dannaïdes et d’entretenir la crise. Ils militent pour relancer l’économie par des investissements productifs étatiques, et pour changer le système financier mondial de manière à empêcher la reformation d’une bulle financière. Néanmoins la justesse de leur analyse de la crise ne signifie pas nécessairement que leurs solutions soient les bonnes. On ne manquera pas de leur objecter que des mesures de ce type n’avaient pas suffit à Roosevelt pour résoudre la Grande dépression.

Identiquement, le Français Maurice Allais (prix Nobel d’économie 1988) avait publié deux ouvrages majeurs La crise mondiale d’aujour’hui : pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires [5] et La Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique [6] dans lesquels il analysait l’évolution du système financier et prévoyait la crise actuelle [7]

Suivant l’exemple irlandais, le Danemark, l’Autriche, l’Allemagne, l’Islande et la Grèce annoncent qu’ils garantiront les avoirs des petits épargnants. Bientôt, tous les États membres de l’Union européenne font de même.

Le 8 octobre, le Premier ministre britannique Gordon Brown, annonce la nationalisation partielle des principales banques de la Cité : Abbey, Barclays, HBOS, HSBC Bank plc, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, Royal Bank of Scotland, et Standard Chartered. En outre, la Banque d’Angleterre injecte des liquidités pour fluidifier le marché inter-bancaire.
Plus surprenant, activant la loi anti-terroriste, le chancelier de l’échiquier annonce le gel des avoirs islandais au Royaume-Uni. Pour éviter que la crise monétaire islandaise ne contamine l’économie britannique, il argumente que les décisions du gouvernement islandais menacent la sécurité du Royaume-Uni. Frappée de plein fouet, la monnaie islandaise poursuit sa descente aux enfers.
Le Royaume-Uni ne s’est pas contenté de prendre des mesures pour sauver ses banques au prix d’une spectaculaire volte-face idéologique. Il a franchi un pas en plaçant les questions financières dans le domaine de la sécurité nationale. C’est qu’il n’entend pas uniquement résoudre les conséquences intérieures de la crise, mais utiliser celle-ci pour recentrer le système mondial à Londres en s’appuyant sur les banques anglo-américaines.
Le même jour, les banques centrales des USA, du Royaume-Uni, du Canada, de la Zone euro, de la Suède et de la Suisse annoncent simultanément une baisse de leurs taux d’intérêt.

L’économie russe est indirectement affectée. Les investisseurs anglo-saxons ont retirés leurs avoirs au mois d’août, à titre de rétorsion après la guerre d’Ossétie du Sud, provoquant une forte chute de la Bourse de Moscou. Alors que le gouvernement peine à remettre de l’ordre, Washington et Londres exigent que leurs banques se concentrent sur le marché intérieur et cessent tout prêt à des sociétés russes. De nombreux oligarques, qui ont placé leurs avoirs à l’étranger, refusent de les rapatrier ainsi que leur suggère le Kremlin depuis deux ans et persistent à spéculer sur les marchés mondiaux. Le gouvernement et la Douma sont contraints de débloquer 36 milliards de dollars pour compenser la défaillance ou le refus des banques anglo-saxonnes.

À Monaco, les dirigeants de Dexia fêtent leur renflouement par la Belgique et la France autour d’un dîner à 200 000 euros. Le lendemain midi, C’est au tour des dirigeants de Fortis qui ont survécus à la nationalisation partielle par les Pays-Bas de retrouver l’appétit. Ils s’offrent un déjeuner dans le même palace à 3 000 euros le couvert.
L’Empire, co-géré par Londres et Washington

Les 10 et 11 octobre, une série de réunion est organisée à Washington. L’administration Bush convoque une réunion du G8 sans la Russie avec qui la guerre financière est déclarée depuis août et le conflit ossète. Lui coupant l’herbe sous le pied, le premier ministre britannique Gordon Brown adresse préalablement une lettre à chaque participant. Il y présente les propositions de sa conseillère spéciale, la baronne Shriti Vadera. Pour Londres, plutôt que de chercher à éponger les dettes astronomiques des organismes bancaires, il faut restructurer ce secteur et le nationaliser partiellement. Cet objectif peut être réalisé en recourant à trois mesures simultanées : la « recapitalisation » des banques défaillantes, la fluidification des prêts inter-bancaires et la garantie publique des dépôts des petits épargnants. Problème : le Plan Vadera, comme le Plan Paulson, doit être financé par une vaste émission de monnaie au risque d’accroître une crise qui trouve son origine dans la bulle financière. La négociation s’engage.

Le secrétaire US au Trésor, Henry Paulson veut conserver la main, mais a déjà montré qu’il ne maîtrisait pas la situation chez lui. Il rappelle au passage, de manière mécanique, comme si son autorité n’était pas ébranlée, que le désordre bancaire ne doit pas permettre aux Iraniens de contourner l’embargo dont ils font l’objet. Le ministre allemand Peer Steinbrück ne veut pas que l’on profite du krach pour imposer une gouvernance financière supra-nationale, à l’inverse de son homologue français, Christine Lagarde qui pense faire la bonne élève en évoquant la création d’un Fonds spécial européen équivalent au Fonds Paulson.

Ça n’a plus d’importance, car le patron de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, s’est déjà mis d’accord avec ses collègues de la City. C’est que la Réserve fédérale n’est pas une agence du gouvernement fédéral US, mais un organisme mixte contrôlé par de grandes banques privées, dont certaines sont états-uno-britanniques. En définitive, le plan britannique est adopté, mais dans des termes assez vagues pour ne pas humilier Paulson. Pour sauver le système, les grands argentiers se sont pliés devant les propositions de Dame Vadera. La page du laissez-faire reagano-tatchérien est tournée. L’interventionnisme de l’État est de retour, mais à la manière de la Couronne, pour socialiser les pertes, pas les richesses.

Voici le relevé de décisions du G7 :
« Le G7 a convenu aujourd’hui que la situation actuelle appelle une action urgente et exceptionnelle. Nous nous engageons à continuer à travailler ensemble pour stabiliser les marchés financiers et restaurer le flot du crédit pour soutenir la croissance économique mondiale. Nous avons convenu de :
1 - prendre des mesures décisives et utiliser tous les outils à notre disposition pour soutenir les institutions financières d’importance systémique et empêcher qu’elles fassent faillite ;
2 - prendre toutes les mesures nécessaires pour débloquer le crédit et les marchés monétaires et pour assurer que les banques et les institutions financières aient un accès large aux liquidités et aux capitaux ;
3 - faire en sorte que nos banques et nos autres intermédiaires financiers majeurs puissent, quand c’est nécessaire, lever des capitaux de sources publiques comme privées, en des montants suffisants pour restaurer la confiance et leur permettre de continuer à prêter aux ménages et aux entreprises ;
4 - faire en sorte que nos programmes nationaux respectifs de garantie des dépôts bancaires soient robustes et cohérents, de manière que nos petits déposants puissent continuer à avoir confiance dans la sécurité de leurs dépôts ;
5 - prendre des décisions, lorsque c’est approprié, pour relancer le marché secondaire de la dette hypothécaire et d’autres actifs titrisés. Des évaluations précises, une information transparente sur ces actifs et la mise en oeuvre cohérente de normes comptables de haute qualité sont nécessaires.
Ces actions doivent être prises de manière à protéger le contribuable et à empêcher des effets potentiellement dommageables sur d’autres pays. Nous allons utiliser les outils de politique macroéconomique quand cela est nécessaire et adéquat. Nous soutenons fortement le rôle déterminant joué par le FMI pour aider les pays affectés par ces turbulences. Nous allons accélérer la mise en oeuvre complète des recommandations du Forum de stabilité financière et nous avons pleinement conscience du besoin pressant d’une réforme du système financier. Nous allons continuer à renforcer notre coopération et travailler avec d’autres pour accomplir ce plan. »

Le lendemain matin, les ministres des Finances du « G7 » (mais pas les banquiers centraux) sont reçus à la Maison-Blanche. Cette seconde rencontre n’est pas décisionnaire, elle a pour seul objet de réaffirmer la suzeraineté états-unienne, alors même que le plan adopté est celui des Britanniques. À la fin, le président des États-Unis s’adresse à la presse. Symboliquement, tous ses hôtes se tiennent en ligne derrière lui, comme un bataillon au garde à vous. George W. Bush se contente d’indiquer que des décisions prises la veille devraient être étendues incessamment au G20. C’est en fait le G24 qui se réunit sans attendre autour du secrétaire au Trésor, Henry Paulson, avec la Russie cette fois, pour prendre acte des décisions du G7. Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et le Forum de stabilisation financière ont été associés à ces trois rencontres.

Force est de constater que la mise en œuvre de ce programme par les États membres de la Zone euro est juridiquement impossible. Les critères de convergence de l’Union économique et monétaire, dits « critères de Maastricht » du nom du traité qui les fixe, sont formels : les États doivent contenir leur dette publique et leur déficit budgétaire. Aucune intervention financière massive des États n’est autorisée, sauf à modifier le traité, selon une procédure qui exige plusieurs années.

Qu’à cela ne tienne ! La France, en tant que présidente temporaire du Conseil européen, convoque une réunion de l’Eurogroupe auquel se joint le Royaume-Uni. Gordon Brown expose le plan Vadera qui ne peut plus être amendé puisqu’il a déjà été adopté par le G7 et que le G24 en a pris acte. Angela Merkel répète qu’il n’est pas question que l’Allemagne cède un pouce de sa souveraineté financière et entrouvre la porte à une gouvernance supra-nationale. Silvio Berlusconi, seul dirigeant présent à avoir une expérience personnelle du monde des affaires, explique à ses collègues, politiciens professionnels, les difficultés de financement des entreprises. Nicolas Sarkozy abandonne l’idée d’un Fonds spécial européen, puisque les États-uniens se sont ralliés au plan britannique. Il veut bien tout ce que l’on veut pourvu qu’il puisse partager avec Brown ce moment de gloire. Comme prévu, le plan Vadera est adopté, c’est-à-dire que les dispositions relatives à la Zone euro dans le Traité de Maastricht sont abandonnées par consensus inter-gouvernemental, sans égard pour les Parlements et les Peuples qui l’ont ratifié. À vrai dire, personne ne s’en soucie, car plus personne ne veut de ces règles étouffantes et dépassées.

Le communiqué final de l’Eurogroupe élargi est une paraphrase verbeuse du relevé de décisions du G7. Outre les décisions relatives à la crise, le plan Vadera comprend un engagement de normalisation des règles comptables internationales sur celles de la City. Les sociétés seront autorisées au choix à évaluer leur actif au prix auquel elles les ont achetés ou au prix auquel elles pourraient les vendre. Cette mesure est d’autant plus surprenante que l’opacité de la comptabilité anglo-saxonne est une des causes de la crise. C’est elle qui empêche d’évaluer précisément la solvabilité des entreprises. Peu importe, alors que les chefs d’État et de gouvernement européens évoquent en public un besoin de transparence, ils concèdent aux Anglo-saxons une mesure essentielle à la poursuite de la globalisation de leur modèle.
L’Empire peut-il être co-géré par Washington et Bruxelles ?

Conseillé par ses amis de la Banque Rothschild, son frère Olivier Sarkozy du Carlyle Group, ainsi que par son beau-père par alliance, l’ambassadeur Frank Wisner II (vice-président du groupe AIG), Nicolas Sarkozy ne se contente pas de suivre le mouvement [8].

Dès le 23 septembre (c’est-à-dire pendant le lancement du Plan Paulson), il appelle l’Assemblée générale de l’ONU à « refonder le capitalisme ». Soutenu par la Banque d’Angleterre et la Réserve fédérale US, il revient à la charge à chaque occasion, malgré l’agacement de l’administration Bush finissante.

En de nombreuses occasions, Nicolas Sarkozy et ses alliés anglo-saxons évoquent « un nouveau Bretton Woods », en référence à la conférence internationale qui créa le système financier actuel à la fin de la Seconde Guerre mondiale. De la part de personnalités qui se sont toujours opposé à la remise à plat des règles de la finance mondiale, l’expression est significative : le système de Bretton Woods a été conçu dans la lignée de la Charte de l’Atlantique pour asseoir la domination financière anglo-saxonne sur « le monde libre », au détriment des autres Alliés et contre l’Union soviétique.

En définitive, George W. Bush concède la convocation d’un sommet des chefs d’État du G20 à Washington, le 15 novembre, c’est-à-dire après l’élection de son successeur. Drôle de réunion en vérité où les États-Unis seront représentés par deux présidents : un sortant, chargé des affaires courantes et un entrant, pas encore investi des pouvoirs de sa fonction.

Nicolas Sarkozy enfonce le clou devant le Parlement européen, évoquant la création d’un gouvernement économique européen, sous forme d’une présidence permanente de l’Eurogroupe qu’il se propose d’assumer. L’idée provoque la fureur des Allemands et la joie des Britanniques qui y voient la possible réalisation du projet de Winston Churchill : un système économique mondial fondé sur deux piliers, un nord-américain et un ouest-européen, avec le Royaume-Uni comme charnière, sinon comme centre du monde. Le tout passant par l’anglo-saxonisation des États-nations européens.

Contrairement aux apparences, la création éventuelle d’un gouvernement économique européen n’ambitionne pas un renforcement de l’euro, mais vise à mettre fin à la rivalité euro-dollar en intégrant l’euro dans un nouveau système impérial [9]. Moscou ne s’y est pas trompé, qui a décidé de se délester progressivement de ses réserves en euros comme il l’a déjà fait de ses réserves en dollars. Le président Dmitry Medvedev a même proposé aux chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai d’abandonner le dollar pour leurs échanges au profit des monnaies nationales.
Vers la dislocation des États-Unis ?

Cependant cette réorganisation du système financier mondial arrive trop tard [10]. La récession de l’économie états-unienne est trop profonde. La décision, prise en 1995, par le Congrès alors dominé par les républicains, de relancer la machine de guerre US pour dominer le monde s’est soldée par un désastre. Dés 2004, le Fonds monétaire international constatait que la production de biens de consommation s’effondrait aux États-Unis et que ceux-ci entraient dans une « économie de guerre » [11]. Cette tendance s’accélérait sous la double pression des mesures sécuritaires étouffant le commerce et des dépenses astronomiques de la guerre globale au terrorisme. Transformé en monstre prédateur, les États-Unis ont essayé de se nourrir en enchaînant les proies, mais ne sont pas parvenus à trouver de retour immédiat sur investissement suffisant en Irak. Ils se retrouvent très exactement dans la position de l’Union soviétique à la fin des années 80 : leur secteur militaire a vampirisé toutes leurs énergies.

Ainsi que je l’ai systématiquement noté dans les nombreuses émissions auxquelles j’ai participé depuis l’été 2006, l’échec du projet de remodelage du Grand-Moyen Orient sanctionné par la défaite militaire israélienne au Liban a sonné la fin de l’Empire. De même que l’Union soviétique s’est effondrée et disloquée, de même les États-Unis sont désormais menacés d’effondrement et de dislocation.

Au delà des indices boursiers qui ne donnent pas d’indication fiables sur l’état de l’économie réelle, les indices se multiplient de faillite du système. L’industrie automobile, principale industrie civile aux États-Unis annonce des fermetures d’usines et ne pourra pas éviter la catastrophe sans être rachetée par l’État. Ces fermetures en annoncent d’autres de sorte qu’il paraît difficile d’empêcher un doublement du chômage aux États-Unis en 2009. Les usines chinoises qui approvisionnent les super-marchés outre-Pacifique ferment en chaîne, ce qui implique que les rayonnages de ces super-marchés ne tarderont pas à être vides. Ainsi que nous l’avons annoncé il y a un an déjà, de nombreux États fédérés devraient bientôt se retrouver dans l’incapacité de payer les traitements de leurs fonctionnaires et par voie de conséquence dans l’obligation de fermer écoles et hôpitaux [12]. Déjà la Californie est officiellement menacée de faillite, c’est pourtant l’État fédéré le plus riche.

Plus d’un quart des États-uniens sont des retraités dont les pensions dépendent de placements financiers. La plupart d’entre eux risquent de se trouver rapidement sans ressources.

On n’imagine pas que l’expulsion de centaines de milliers de familles et leur relogement dans des campings municipaux ne tourne pas à l’émeute dans un pays où les armes sont en vente libre. Craignant les conséquences sociales de cette situation, le gouvernement fédéral s’est préparé à proclamer l’état d’urgence. Cette éventualité a été évoquée au Congrès lors du vote du Plan Paulson. Des troupes d’élite, spécialisées en Irak dans le maintien de l’ordre, ont été rapatriées et se tiennent prêtes [13].

Certains commentateurs envisagent que Washington cède à la tentation des années 30, lorsque pour sortir de la crise de 1929, il encouragea la guerre en Europe. Mais une telle option serait aujourd’hui inadéquate : la guerre ne peut plus être la solution car elle est précisément à la base du problème.

C’est pourquoi tout est entrepris pour masquer l’ampleur de la crise, tout au moins jusqu’à l’élection présidentielle du 4 novembre. Au besoin, de nouvelles liquidités seront injectées et les bourses occidentales suspendront leurs cotations. Une fois cette échéance passée, il appartiendra au prochain locataire de la Maison-Blanche de procéder à la liquidation des actifs et de tenter de le faire en préservant la paix civile.
    Thierry Meyssan

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Emmanuel Goldstein a écrit:

Thierry Meyssan

Ce mec est une blague.

"Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage" Alexis de Tocqueville

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Dans la catégorie "escroquerie de la semaine", la proposition de déduire les pertes boursières des impôts. Comment faire payer aux contribuables les mêmes erreurs des mêmes personnes. Erreur pour lesquelles "ils ne faut pas chercher les responsables". Un peu comme le 11 septembre.

Ce monde est écoeurant.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Gambetta a écrit:

Ce monde est écoeurant.

D'ailleurs il ne te mérite pas.

« Hit me right in my white guilt »

7

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

La colère d'un auditeur sur RMC : "il faut laisser crever les banques".

http://www.dailymotion.com/video/k3rZjSoCBSpPkfZav7

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

mata hari a écrit:

La colère d'un auditeur sur RMC : "il faut laisser crever les banques".

http://www.dailymotion.com/video/k3rZjSoCBSpPkfZav7

Ben oui, comme ça les affreux collabos du capitalisme qui mettent pas leur tune dans les chaussettes, ils l'auront bien profonde.

9

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Il y a un autre "plus grand hold-up" de l'Histoire de la Vème République cette fois, qui est la décision  sarkozyste sans aucun fondement rationnel
de refuser le verdict de la Justice pour transférer le procès de Barnard Tapie vers une procédure arbitrale, et lui accorder 300 millions d'euros.

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22369

Le livre récent de Denis Demonpion et Laurent Léger met en exergue le fait que N. Sarkozy et B. Tapie se connaissaient depuis 1983 et se voyaient régulièrement depuis. C'est sur qu'avec 300 millions donnés comme ça avec l'argent du contribuableon peut en récupérer plus facilement une partie qu'avec 100 millions et des poussières...

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Qui c'est qu'avait raison depuis le premier jour ?

L’ultime forfaiture du Capital : les banques ont délibérément provoqué la crise

Nous avons des aveux. Sans noyade simulée, seulement la peur du naufrage annoncé. Les rats quittent le navire et disent tout...
Un dur coup, hier pour les « anticomplotistes ». Le Center for Public Integrity (CPI), par la voix de son directeur Bill Buzenberg, annonce que les banques qui prétendaient avoir été prises par surprises par la crise des surprimes qui a déclenché la faillite du système financier ont tout fait pour la provoquer en facilitant des prêts à très haut risque (AFP). Dont on ne pouvait raisonnablement s’attendre à ce qu’ils soient remboursés.

Le CPI met carrément la faute sur les agissements de 25 institutions financières. Ces institutions ont consenti à elles seules 72% du total des mauvais prêts hypothécaires. UN TRILLLION (USD$ 1 000 000 000 000). Des 25 institutions mises en cause, 21 appartiennent ou sont financées par l’une ou l’autre des banques que le Trésor américain inonde actuellement de milliards pour tenter en vain de les rescaper (bail out) aux frais des contribuables.

Parmi les incriminées. Citigroup, HSBC, Barclays… tout le gratin du capitalisme. AIG, en particulier, à qui le Trésor américain , depuis le plan Paulson, a aussi donné directement 180 milliards de dollars (dont une parcelle a servi a payer des boni et à organiser une nouba pour ses agents… !) Toutes les autres escroqueries financières de l’Histoire apparaissent tout à coup comme des peccadilles. ON A SCIEMMENT DÉTRUIT LE SYSTÈME FINANCIER MONDIAL.

Le cynisme de toute cette opération laisse pantois, car ce sabotage ne peut avoir eu lieu qu’avec la connivence du gouvernement des USA et au su de tous les gouvernements de quelques importance participant à la structure financière qui gère cette planète. L’élite qui dirige le monde nous a trahi et est partie avec la caisse.

Cette étude a été publiée alors que la Chambre des représentants américaine devait approuver hier un projet de loi visant à créer une commission d’enquête indépendante pour examiner les causes de la crise économique. On avoue juste avant d’être démasqué. Les rats quittent la cale du navire qui sombre.

Que vaut cette information  ? L’étude du CPI a porté sur 7,2 millions de prêts consentis entre 2005 et 2007. Un échantillon significatif. Une conclusion irréfutable…

Que vaut la parole du CPI ? il suffit de voir la liste des organismes qui le soutiennent depuis sa création, il y a 20 ans pour voir qu’on n’a pas ici des anarchistes barbus, mais la fleur de l’Establishment. Ce sont des capitalistes qui dénoncent. C’est une guerre civile au sein du Systéme dont je dis depuis 20 ans que c’est le seul événement qui nous en délivrera.

Jubilation ? Ne pavoisez pas trop. Il est clair que l’argent ne sera plus l’outil privilégie de la gouvernance, mais rien ne garantit que les nouveaux moyens qu’utilisera le pouvoir pour dominer seront plus justes, ni surtout plus démocratiques. Au contraire… Souhaitons-nous une gouvernance bienveillante, car le paternalisme n’est pas le pire des dangers qui nous menacera.

Pierre JC Allard

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

"Alors qu'on demande depuis des décennies des fonds pour résoudre le problème de la faim dans le monde, les Etats développés ont cédés devant la stratégie du choc financier organisée par quelques sommités du milieu bancaro-financier, et leurs ramifications politiques."

Cette phrase appelle deux commentaires:

Elle présuppose que

A) Le problème de la faim dans le monde peut se résoudre avec de l'argent.

Elle nie le fait que l'on meurt de faim la ou règnent les dictatures.
Les dizaines de milliards d'aides dont on bénéficié ces pays se sont surtout retrouvé en Suisse.
Le problème économique est donc en fait un problème politique.

Elle omet (volontairement) de dire que l'argent se trouve dans les pays riches qui comme par hazard sont des pays libéraux,ou, toujours par hazard, la population ne meurt pas de faim.

Elle est caractéristique de la volonté de ceux qui veulent prendre à un système qui marche mieux que les autres (système capitaliste) pour donner à des systèmes totalitaires,communistes (Cuba,Corée du Nord),ethniques(dictatures africaines) qui ne marchent pas .

B) Quand à la stratégie du choc financier,
amis du complot mondial ,bonsoir.

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

1 milliard de bonus à la BNP sur 5 milliards généreusement offerts par les contribuables, à une banque qui fait par ailleurs plusieurs milliards de bénéfices.

Génial ! Quelle joie de voir que la solidarité nationale, que les 130 milliards de déficit pour 2009 sert à payer la maserati des cadres bancaires ! Elle est pas belle la sarkozye ? Ca c'est une France dont on est fier, qui redonne ses lettres de noblesse à la réussite, mais qui n'oublie pas les malheureux banquiers, les plus nécessiteux des gens dans la difficulté...

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

A noter le très bon sondage de BFM qui pose une question indiscutablement neutre et intéressante : "êtes-vous choqués par l'attribution d'un bonus de 1 milliard aux traders ?".

okkayy

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Orcid a écrit:

1 milliard de bonus à la BNP sur 5 milliards généreusement offerts par les contribuables, à une banque qui fait par ailleurs plusieurs milliards de bénéfices.

Génial ! Quelle joie de voir que la solidarité nationale, que les 130 milliards de déficit pour 2009 sert à payer la maserati des cadres bancaires ! Elle est pas belle la sarkozye ? Ca c'est une France dont on est fier, qui redonne ses lettres de noblesse à la réussite, mais qui n'oublie pas les malheureux banquiers, les plus nécessiteux des gens dans la difficulté...

Le G20, comme on s'y attendait, n'a servi à rien. Il était question, entre autres, de revoir les modes de rémunérations des traders et autres opérateurs de marché (qui ne sont pas le facteur explicatif de la crise mais qui y ont contribué par les comportements qu'elles stimulent, à savoir la prise de risques excessifs). Bref on est reparti pour un tour.

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Encore un bon article d'agoravox.

Jacques Attali avoue : le lobby bancaire corrompt le congrès et enfonce les Américains dans la crise

Ce n’est pas la première fois que Jacques Attali nous annonce le pire, mais cette fois c’est une véritable cassure avec l’idéologie qu’il nous a vendu pendant tant d’années.
Jacques Attali ne sait plus comment faire pour être bien vu après la crise.

Après nous avoir vendu pendant des années ce modèle qui est en train de tous nous faire sombrer, cela fait maintenant plusieurs mois qu’il tire la sonnette d’alarme ; il avait été un des rares, surtout dans cette autocongratulation délirante, à dire que le sommet du G20 avait été une mascarade, ”organiser le G20 à Londres revient à organiser une réunion d’alcoolique dans un bar”, remarque cinglante d’un fin connaisseur, puisque participant !

Aujourd’hui, il revient à la charge, encore plus remonté, il dit tout haut, ce que les “conspirationnistes” crient chaque jour, on sait tous que la FED est un cartel constitué d’un pool de banques privées, et oui c’est un cartel de banques privées qui “vend” la monnaie à l’État. Ce sont eux qui empochent les taux d’intérêts.

Truc de dingue, quand même, quand y on pense vraiment c’est absolument incroyable.

Ce n’est pas pour rien que Henry Ford a dit : “Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin”.

Voila donc le héraut (héros) du Nwo, qui nous a rabâché tant d’années que le marché libre était l’unique solution, venir nous annoncer la vérité sur ce système inique.

Morceaux choisis :

“De plus, Wall Street continue à disposer de considérables moyens d’influence. Des lobbys bancaires, fort bien dotés, arrosent le Congrès. Et les banquiers, devenus ministres ou superviseurs, réussissent à écarter toutes les législations qui pourraient gêner leurs ex et futurs employeurs.”

Arroser veut dire corrompre, et l’administration est noyautée par les intérêts du Privé. Ha bon Jacques, c’est vrai !

“En particulier, une seule banque tient tout, Goldman Sachs”. Il est bon cet Attali ! il a trouvé tout seul !

“Après avoir éliminé ses principaux concurrents, (dont Lehman), après avoir profité de ces faillites et reçu de l’Etat d’énormes prêts sans intérêt, cette institution plus que centenaire fait aujourd’hui fortune grâce à des décisions prises par Geithner, Summers et les autres, dont chacun sait qu’ils rejoindront un jour la firme, après avoir quitté leurs fonctions, comme le firent avant eux les ministres des précédents présidents, Rubin, Paulson, et autres…”

“Au total, les entreprises industrielles, qui créent les vraies richesses, financent les erreurs et les bonus des banquiers, avec la bénédiction des hommes politiques. Et en bout de chaîne, les salariés en sont les ultimes victimes : les banques américaines enfoncent dans la dépression ceux qu’elles ont déjà largement ruinés”. Attali-Besancenot le retour.

Et le meilleur pour la fin :

“Ces lobbies sont si puissants qu’on n’en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire, au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissement qu’ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur. Une révolution, vous dis-je."

Bon alors, si Attali appelle à la révolution c’est que cela va très très très mal.

Je vous signale que son article est une coupure nette avec le libéralisme tel qu’il nous a été vendu ces 20 dernières années, c’est absolument démentiel de voir Attali dire cela, personnellement je n’en reviens toujours pas. Je ne sais pas ce que signifie cet article, je comprends qu’il veuille se placer pour le monde d’après le Grand Krach, mais là, il y va très fort, il dit la vérité, il met le système à nu, parce qu’il est évident que cette analyse est la bonne, et cela bien bien avant la crise…..

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

La Banque de France sera chargée de vérifier si les banques françaises appliquent "les règles" (ie les codes de bonne conduite) en termes de rémunérations décidées lors du G20.

Bonus des traders: Estrosi estime que c'est à la Banque de France de trancher

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a estimé mercredi que c'était à la Banque de France d'examiner si BNP Paribas, qui aurait provisionné 1 milliard d'euros pour les bonus de ses traders, respecte les règles établies en matière de rémunérations dans les banques. (...)

Interrogé sur RMC pour savoir s'il estimait normal que BNP verse de telles sommes à ses traders, M. Estrosi a tout d'abord préciser que "ce n'est pas le gouvernement qui vérifie" si les banques respectent les règles en matière de rémunérations de ses traders.

"Pour plus de transparence et plus de garanties, nous avons délégué à la Banque de France et à son superviseur de conduire ces opérations de vérification" a-t-il expliqué.

"C'est donc à la Banque de France de le dire (si BNP respecte les règles), et le gouvernement sera attentif aux conclusions de la Banque de France", a assuré le ministre de l'Industrie.

"Nous sommes le seul pays au monde à avoir confié à notre banque centrale, à la Banque de France, à son superviseur et à la commission d'experts qui l'entoure, d'apporter un certain nombre de garanties lorsque des banques doivent donner des commissions aux traders", a souligné Christian Estrosi.

"Ces garanties sont qu'il n'y ait pas de prises de risques, c'est qu'il n'y ait pas de contrats de plus d'un an, qu'il n'y ait pas de bonus excessifs par rapport à l'activité, et surtout qu'ils ne soient pas décalqués immédiatement, c'est à dire qu'on va attendre quelques mois, un an avant de les verser pour vérifier si l'opération qui a été constituée est porteuse pour la banque ou pas", a-t-il rappelé.

"Ca veut dire que, en gros, le trader ne touche pas (de bonus), si toutes ces garanties ne sont apportées", a-t-il expliqué.

Dépêche AFP.

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

C'est sombrement ridicule. Ce n'est pas la BdF qui a décidé de verser 5 milliards à la BNP...

C'est vraiment devenu une honte ce pays, en 2 ans, dirigé par une clique de braqueurs de contribuables, de chartiers de la politique, des sabordeurs de navires. On se fout de la gueule du peuple à un point sans pareil, on nous fout dans une merde financière noire, et on se paye sur la bête.

Et c'est nous, notre génération, qui va payer la facture. A moins que l'on se passe toutes ces dettes au dessus de l'épaule, vu que notre génération n'a aucunement décidé de nous faire entuber par les soixante huitards alliés avec les [insulte] de sarkozystes.

Grève de l'impôt pour les courageux, retrait de nos comptes en banques pour les colériques, et sit-in en continu pour les convaincus. Avec ça, on mettra toute cette clique d'aristocrates politiques, merdiatiques, people et bancaire et financiers à la retraite, au pain sec, et nous leur feront bouffer leurs erreurs à coup d'entonnoirs pour gaver les oies !

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Ben quitte la france pour aller au tadjikistan alors.

"Un gamin de 18 ans tutoie une mama en boubou, oubliant qu'on ne donne plus du camarade dans le coin depuis une paie."

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Nan, mou du gland, je voice mais n'exit pas, moi.

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Orcid a écrit:

C'est sombrement ridicule. Ce n'est pas la BdF qui a décidé de verser 5 milliards à la BNP...

C'est vraiment devenu une honte ce pays, en 2 ans, dirigé par une clique de braqueurs de contribuables, de chartiers de la politique, des sabordeurs de navires. On se fout de la gueule du peuple à un point sans pareil, on nous fout dans une merde financière noire, et on se paye sur la bête.

Et c'est nous, notre génération, qui va payer la facture. A moins que l'on se passe toutes ces dettes au dessus de l'épaule, vu que notre génération n'a aucunement décidé de nous faire entuber par les soixante huitards alliés avec les [insulte] de sarkozystes.

Grève de l'impôt pour les courageux, retrait de nos comptes en banques pour les colériques, et sit-in en continu pour les convaincus. Avec ça, on mettra toute cette clique d'aristocrates politiques, merdiatiques, people et bancaire et financiers à la retraite, au pain sec, et nous leur feront bouffer leurs erreurs à coup d'entonnoirs pour gaver les oies !

C'était un échauffement pour la fête de l'huma ? Tu sens la kro d'ici ...

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Et toi, tu t'échauffes pour tes safaris en banlieue, sale nazoïde ?

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Orcid a écrit:

sale nazoïde ?

Deux significations possibles. "Gros nazoïde" aurait été moins équivoque peut être

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Le bonus des traders: comment arrêter la supercherie?

Le débat sur le bonus des traders est loin d’être terminé. Il faut le distinguer des bonus des dirigeants dans la mesure où il est basé sur un « pool » distinct qui permet de les rémunérer séparément. Je vais tenter d’expliquer où se trouve la supercherie.

Au départ, les banques d’affaires n’étaient pas actives dans le trading des actions et des obligations comme elles le sont maintenant. Lorsque j’ai rejoint Morgan Stanley en 1985, les résultats et les activités de la firme provenaient de la garantie de bonne fin et du placement de titres (« underwriting »), de l’activité de conseil aux grandes entreprises et gouvernements et des fusions et acquisitions… Nous avons célébré la première année où la firme a atteint $ 100 millions de bénéfices. Les bonus étaient repartis entre partenaires et employés de manière conviviale et à des niveaux qui n’ont rien à voir avec les  niveaux actuels (même en tenant compte de l’inflation).

C’est à la fin des années ‘80 que tout a changé : l’activité de trading est devenue  indispensable à celle d’underwriting et les banques établirent aux Etats-Unis et a travers le monde les gigantesques « machines » de trading que nous connaissons. Elles se sont également cédées à des banques commerciales ou mises en bourse parce que ces activités exigeaient des fonds propres importants.

Mais les traders, qui sont des gens malins, ont réussi à faire se perpétuer un mode de rémunération basé sur les revenus de leur activité, imitant le mode de rémunération  des banquiers d’affaires qui, eux travaillent sur base de commissions.

C’est là que se situe la supercherie maintenue solidement par les patrons de Wall Street qui sont à peu près tous d’anciens traders. En effet, dans une activité de fusions et acquisitions par exemple, il n’y a aucune utilisation de fonds propres. Les commissions sont payées sans risque qui se perpétue. Dans les activités de trading les fonds propres sont importants : les traders ne finissent pas la journée sans avoir sur leur bilan des « positions » de dizaines, voire de centaines de milliards de dollars.

La solution est donc évidente. Cessons de rémunérer les traders sur leurs revenus. Rétablissons la réalité économique : enlevons de la rémunération le coût de la consommation de fonds propres de cette activité. Dans la plupart des cas, cela diminuerait de prés de 50% la base de référence. Mais surtout, appliquons un coefficient de fonds propres qui tienne compte des risques pris. De toute manière, la banque doit « réserver » des fonds propres en fonction de la qualité des risques. Donc, le trader fera moins de profit au fur et à mesure que ses positions perdent de leur qualité. Cela rencontrerait le souhait du G20 de faire en sorte que soient bannies les rémunérations qui sont de nature a engendrer un risque systémique.

Pour prendre un exemple schématique, si le portefeuille de trading est principalement composé de « junk bonds » et autres actifs toxiques, les revenus seraient amputés d’un coût de fonds propres qui serait un multiple d’une position semblable en bons du Trésor. Cela aurait un effet vertueux, celui de faire réfléchir les traders aux risques qu’ils prennent ou font prendre.

En d’autres termes, les responsables de trading qui dirigent les grandes firmes continuent à payer leurs traders sans ajuster ces paiements par rapport aux fonds propres utilisés, et ceux-ci par rapport aux risques.

J’ai posé la question publiquement à un « conseiller en rémunérations »  de grandes banques  qui a reconnu que le raisonnement était rigoureusement exact, mais que « c’était le marché qui dicte cette structure ». Ce marché-la est déterminé par les…traders eux-mêmes. Les dirigeants de banques ne demanderaient pas mieux de voir ces pratiques abusives se terminer. Mais, compte tenu de la concurrence, seule une règlementation y parviendra.

Si ce système n’est pas remis en question, la prochaine crise financière n’est pas loin. Les traders ne s’occupent que de leurs rémunérations, ne sont pas concernés par le risque qu’ils assument, et moins encore les risques qu’il font prendre a leur firme…Pas étonnant que nous en soyons arrivés a une explosion de cette bulle…
http://finance.blog.lemonde.fr/2009/08/ … percherie/

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Alors que les titres positifs se succèdent dans les médias à propos de la situation bancaire et financière, et que certains osent parler de sortie du marasme, il apparait qu'en réalité, la crise financière a été purement et simplement transférée dans l'économie réelle d'une part dans les bilans des Etats et d'autre part dans les licenciements massifs opérés dans tous les secteurs liés de près ou de loin, directement et indirectement, au système bancaire et financier.

Il semble donc que les travailleurs et les contribuables (exception faite de quelques actionnaires de Lehmann Brother ou investisseurs chez Madoff) seront encore une fois les victimes, la variable d'ajustement de cette crise créée par le système bancaire et financier, crise qui a in fine profité aux banques et aux institutions financières survivantes. celles-ci se sont offertes leurs concurrentes les plus en difficulté pour des prix très faibles. Ces dernières s'offrent maintenant en prime, grâce aux apports des Etats, de beaux bonus de fin d'année aux frais de la princesse, relancent de nouvelle opérations de spéculation, de nouvelles tranches de prêts usuraires à la consommation (pour lesquels la publicité n'a pas faibli depuis un an, au contraire), tout en ayant fortement réduit la masse salariale des pays touchés par la crise. La crise n'est plus financière, elle est devenue économique et sociale.

En un mot, rien n'a changé. Les pratiques restent les mêmes, le système bancaire et financier a accaparé les aides d'Etat (privatisation des profits et socialisation des pertes), personne, à part Bernard Madoff, n'a été sanctionné pour ce beau travail de destruction sociale et économique. Seuls les salariés, variable d'ajustement confortable pour certains aristocrates économiques, auront été touchés en masse, ainsi que les Etats, contraints d'abonder les recettes bancaires pour leur permettre de recommencer comme si de rien n'était, au prix d'une dette qui est et sera en forte hausse (cf. dernière publication du FMI).

La raison en est simple : le système financier, improductif et spéculateur s'est imposé ces 20 dernières années comme cœur du système économique, capable de faire et défaire au gré de fausses informations disséminées ici ou là, de délits d'initiés, de ventes à découvert voire de ventes à découvert "à nu" (où l'opérateur favorise effectivement la baisse de cours sur laquelle il parie), les valeurs d'entreprises, au mépris des valeurs réelles du capital véritablement productif et des travailleurs. Tout cela c'est du bétail, pour les parasites du hubs central de l'économie - les marchés financiers - les spéculateurs. 

Nous sommes nés dans un système absurde et inhumain que les politiques ne veulent pas changer, parce que les puissances financières générées par cette accumulation spéculative de capitaux flottants et improductifs permettent de faire du lobbying forcené.

Il y a fort à parier que la réaction incontrôlée et incontrôlable des peuples arrivera un jour ou l'autre, car l'accumulation des injustices est devenue si criante, si inacceptable, l'impression d'être des cocus permanents est si fortement répandue et ancrée dans les cœur et les esprits que seule une réponse politique, que l'on espère non-violente mais révolutionnaire, sera à même de rééquilibrer les règles d'un système devenu inique. C'est d'ailleurs visiblement la conclusion à laquelle Jacques Attali, que l'on ne peut pas accuser de bolchevisme, est parvenu.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Je partage, en gros, cette analyse. Mais je pense que pour qu'il y ait une réaction face à des injustices, aussi criantes soient-elles, il faut d’abord qu’il y ait compréhension de leurs mécanismes.

Aussi ce qui, pour l’instant, sauve la finance (et ses architectes) d’une réaction populaire massive, c’est que ses mécanismes (rôle des banques centrales, du FMI, des marchés monétaires, des systèmes de rémunération, du financement de l’économie etc) sont assez difficiles à comprendre pour les non initiés et donc les gens ne réalisent pas, hormis pour les  histoires de bonus, le foutage de gueule qui est entrain se faire sur leur dos. Comme toujours, la plupart de ceux qui comprennent les mécanismes et qui pourraient donc les dénoncer n'ont aucun intérêt à ce qu'il y ait un changement.

Par ailleurs il est probable que l'on subisse bientôt une prochaine crise, d'intensité au moins égale, due à l’endettement américain abyssal (effondrement du dollars) à cause des DTS que le FMI – institution illégitime et discréditée par la crise mais réhabilitée, on ne sait pourquoi, par les apprentis sorciers du G20 - va prochainement injecter dans l’économie (sur ce point, cf. l'analyse, dans son dernier livre, de l’économiste Joseph Stiglitz).

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Le gouvernement joue à la patate chaude...

"Les recommandations du G20, c'est du baratin, dénonce pour sa part Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris, l'Etat n'est pas là pour donner des conseils, il est là pour fixer des règles. Il ne s'agit pas d'empêcher les traders de travailler plus pour gagner plus, ajoute-t-il, mais de fixer des limites, de rémunérer les compétences et non la rapacité."

Pour l'économiste, le seul outil efficace pour cela est "l'arme fiscale". M. Piketty suggère un impôt dissuasif de l'ordre de 70 % pour les revenus de plus de un million d'euros. "Comme cela s'est fait aux Etats-Unis dans les années 1930. Sous Roosevelt le taux marginal d'imposition des hauts revenus de plus de un million de dollars dépassait 90 %", rappelle-t-il.

Avant d'envisager des mesures aussi radicales, le gouvernement est mis dans l'embarras avec cette "affaire BNP". M. Sarkozy se veut un leader en matière de moralisation du capitalisme mondial. Pour l'instant, la réponse gouvernementale a consisté à se défausser sur l'autorité de tutelle des banques. Le ministre de l'industrie, Christian Estrosi, a estimé que c'était à la Banque de France d'examiner si la BNP respectait les règles établies en matière de rémunérations. La ministre de l'économie, Christine Lagarde a écrit au gouverneur de la Banque de France, "pour appeler la Commission bancaire à la plus grande vigilance en matière de rémunération (...) et assurer la mise en oeuvre effective des règles définies". Un rapport doit lui être remis d'ici la fin de l'année. http://www.lemonde.fr/economie/article/ … id=1224260

... tout en envoyant des symboles à l'opinion publique, mais sans y accorder trop d'importance:

François Fillon a annoncé jeudi 6 août une réunion avec les représentants des banques vendredi à Matignon. Il a également appelé les banques au "respect" des engagements pris pour les aider à surmonter la crise financière, notamment en matière de bonus.(...)
En l'absence du premier ministre, en congé, la réunion se fera autour du directeur de cabinet adjoint de François Fillon.

http://www.lemonde.fr/economie/article/ … id=1224260

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Association de malfaiteurs :

Bonus des traders : Lagarde ne veut pas de loi


La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé vendredi qu’encadrer les bonus des traders par la loi «ne répondra pas à la question», après une proposition en ce sens du Parti socialiste. «Il faut d’abord et avant tout que ce soit international. Ce n’est pas la peine de bricoler à l’intérieur de ses frontières si, à Londres, à Singapour, ou à New York, le jeu reste ouvert», a-t-elle ajouté.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé jeudi que le PS allait déposer à la rentrée une proposition de loi qui «porte sur les salaires des dirigeants, notamment ceux des banques qui sont aidées par l’Etat, et surtout sur les systèmes de rémunérations type bonus, stock-options».

Interrogée sur le principe de la limitation des bonus, la ministre de l’Economie s’est dite «sceptique», soulignant qu’«à chaque fois qu’on met des plafonds ou des seuils, les opérateurs, les joueurs, les avocats ou les conseils trouvent toujours des moyens pour tourner autour».

«Je crois beaucoup plus fermement à des règles qui soient internationales et qui interdisent ces dérives, comme les bonus garantis. (…) Je crois aussi beaucoup au principe de la transparence. Dès qu’on met au grand jour un certain nombre de rémunérations, le sens de la mesure doit revenir», a-t-elle poursuivi.

Ce que j'aime bien, c'est que les arguments de Lagarde ressemblent à certains des arguments anti-hadopi. Quand ça concerne les "quantités négligeables" que sont les internautes, on va jusqu'au bout, quitte à criminaliser des pratiques courantes. Mais quand ça concerne les actionnaires de la majorité, alors là, on touche pas !

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Orcid a écrit:

Association de malfaiteurs :

Bonus des traders : Lagarde ne veut pas de loi


La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé vendredi qu’encadrer les bonus des traders par la loi «ne répondra pas à la question», après une proposition en ce sens du Parti socialiste. «Il faut d’abord et avant tout que ce soit international. Ce n’est pas la peine de bricoler à l’intérieur de ses frontières si, à Londres, à Singapour, ou à New York, le jeu reste ouvert», a-t-elle ajouté.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé jeudi que le PS allait déposer à la rentrée une proposition de loi qui «porte sur les salaires des dirigeants, notamment ceux des banques qui sont aidées par l’Etat, et surtout sur les systèmes de rémunérations type bonus, stock-options».

Interrogée sur le principe de la limitation des bonus, la ministre de l’Economie s’est dite «sceptique», soulignant qu’«à chaque fois qu’on met des plafonds ou des seuils, les opérateurs, les joueurs, les avocats ou les conseils trouvent toujours des moyens pour tourner autour».

«Je crois beaucoup plus fermement à des règles qui soient internationales et qui interdisent ces dérives, comme les bonus garantis. (…) Je crois aussi beaucoup au principe de la transparence. Dès qu’on met au grand jour un certain nombre de rémunérations, le sens de la mesure doit revenir», a-t-elle poursuivi.

Ce que j'aime bien, c'est que les arguments de Lagarde ressemblent à certains des arguments anti-hadopi. Quand ça concerne les "quantités négligeables" que sont les internautes, on va jusqu'au bout, quitte à criminaliser des pratiques courantes. Mais quand ça concerne les actionnaires de la majorité, alors là, on touche pas !

Il est possible que Lagarde ait raison; quand les banques américaines ont limité les bonus l'an dernier, elles ont vu leurs meilleurs éléments partir dans les banques européennes (Deutsche Bank en a débauché pas mal chez Morgan Stanley).

Après, je sais pas: vu l'état de l'industrie financière, si les managers disaient "chiche, tu pars" aux traders qui chouinent sur leur bonus, il n'est pas certain qu'ils prendraient la tangente (enfin hormis les traders stars). Après, sur les moyens de détourner un seuil, c'est évident: les salaires fixes seront augmentés ou l'on trouvera d'autres biais du type "salaire variable" qui reviendront exactement au même...

Tu nous expliques l'expression "actionnaires de la majorité"?

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Sabaidee, je partage ton avis. Je pense qu'une décision sur les rémunérations des traders doit se faire au niveau mondial puisque ce marché de l'emploi est international.

On sait que, sous les demandes pressantes et incessantes de l'aristocratie financière avide de profits toujours plus élevés, la finance a été très facilement déréglementée dans les années 70-80. Les spéculateurs fous, adeptes de la religion du «15% de rentabilité immédiate», en ont profité pour bouleverser les taux de change (en pariant sur la baisse ou la hausse des monnaies), les prix des aliments de base (amplifiant ainsi les famines en Afrique), les cours du pétrole, le management des entreprises (en s’immisçant dans leurs stratégies à l’aide de LBO/MBO) etc.

Par toutes ces opérations, cette bourgeoisie dorée perturbe le capitalisme traditionnel – et toute son éthique protestante – qui se construit sur le long terme en tant qu’investissement sur l’avenir.

Qu'attend-t-on aujourd’hui pour dénoncer cette financiarisation de l’économie et renverser le processus? A savoir réglementer tout ce qui a été déréglementé.

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Les discours:

Nicolas Sarkozy est intervenu vendredi 7 août dans la polémique sur les rémunérations et bonus des traders financiers, en demandant la "fermeté" dans l'application des règles. Il a par ailleurs annoncé une réunion autour de lui dès le conseil des ministres de rentrée.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ … id=1224260

Mme Lagarde aura "une tolérance zéro pour les excès"
http://www.lemonde.fr/economie/article/ … id=1224260

PARIS (Reuters) - La France a annoncé vendredi son intention de faire de la rémunération des professionnels de marchés financiers un des sujets majeurs du prochain sommet du G20, fin septembre à Pittsburgh.
Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy, désireux que "personne ne passe à travers les mailles du filet", écrira à ces fins à l'ensemble de ses collègues du G20 avant fin août.

Les faits:

La décision de BNP Paribas de provisionner environ 1 milliard d'euros pour les bonus de ses équipes est "conforme aux règles" du G20 en matière de rémunérations, a déclaré vendredi le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, à l'issue d'une réunion à Matignon. "De ce que nous savons, (...) c'est conforme aux règles du G20 et nous vérifierons avec attention", a indiqué M. Noyer qui participait ce matin à une réunion de plusieurs dirigeants bancaires.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ … id=1224260

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Deux hauts dirigeants de la Société générale soupçonnés de délit d'initié

L'ancien patron du trader Jérôme Kerviel au sein de Société Générale, Jean-Pierre Mustier, est l'objet d'une enquête de l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour délit d'initié et va quitter la banque, selon un communiqué publié jeudi 6 août par le groupe. Membre du conseil d'administration, Robert Day fait également l'objet d'une enquête du gendarme des marchés.
(...)
Selon le site du Nouvel Observateur, il s'agirait, dans le cas de Jean-Pierre Mustier, d'une vente d'actions de la Société générale en août 2007, après qu'il a constaté "des mouvements étonnants sur le cours des bons du Trésor américains". Autrement dit, les premiers signes d'un dérapage du marché. L'AMF soupçonne que, connaissant les risques liés aux crédits hypothécaires à risque (subprimes), Jean-Pierre Mustier ait pu anticiper les difficultés de sa banque.

"Je l'ai fait car je voulais avoir l'esprit totalement tranquille pour m'occuper des risques de la banque et ne pas avoir à me soucier en parallèle de mes actifs propres", explique-t-il au site de l'hebdomadaire, qui affirme que l'AMF estime la somme empochée "entre 50 000 et 200 000 euros". Quant à Robert Day, il aurait vendu pour 40,5 millions d'euros d'actions Société générale le 18 janvier 2008, au moment où éclatait l'affaire Kerviel.
(...)
http://www.lemonde.fr/economie/article/ … _3234.html

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Mustier n'a pas l'air d'avoir fait quoique ce soit de répréhensible: il a juste eu le nez fin.

Day, par contre, a l'air d'avoir bénéficié d'infos privilégiées.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Les banquiers de BNP Paribas ont de bonnes raisons de se sentir incompris

Les banquiers d’affaires chez BNP Paribas font du bon travail. Les résultats du deuxième trimestre de la banque, qui sont parus hier, ont révélé que le bénéfice avant impôts dans la banque d’entreprise et d’investissement s’élevait confortablement à 1,1 milliard d’euros et que les revenus des actions étaient 20 fois supérieurs à ceux du 1er trimestre.

Malgré tout, les banquiers d’investissement seniors de BNP peuvent être mécontents. Comme nous l’avons précisé en mars, les primes de 2008 chez BNP ont été pratiquement toutes payées en actions investies en quatre tranches entre juin 2009 et 2012 et soi-disant sujettes à des récupérations à moins que le taux de retour sur capitaux propres n’atteigne 19 %.

Chez BNP, le rendement sur fonds propres annualisé était de 12 % pour les six premiers mois. John Raymond, analyste à CreditSights, pense qu’il est peu probable qu’il atteigne 19 % d’ici peu.

Et la banque ne semble pas envisager de primes généreuses pour 2009. Les dépenses d’exploitation ont atteint un minimum record de 43,8 % des recettes au cours des six premiers mois de l’année, alors qu’elles étaient de 70 % sur la même période en 2008. Bien que les dépenses d’exploitation aient augmenté de 64 % d’une année sur l’autre pour cette même période, les recettes, elles, ont augmenté de 139 %.

La paie chez BNP ne risque pas d’être aussi désastreuse que chez HSBC où les coûts totaux d’exploitation ne représentaient que 36 % des recettes, mais il y a de grandes chances qu’elle soit loin derrière celle des banques américaines où 50 % des recettes sont traditionnellement alloués à la rémunération uniquement.

Malgré cela, les médias français se plaignent déjà du milliard d’euros supplémentaire qui va être attribué, selon eux, à la rémunération.

Bien que BNP ait embauché avec succès plusieurs personnes dans le secteur du crédit ces derniers mois, les chasseurs de têtes disent que les banquiers en place sont mécontents et attirent l’attention sur le départ récent d’un vendeur à haut rendement et du transfert de l’ancien directeur européen des dérivés actions à l’exécutif.

« BNP n’est pas très généreuse en primes, et n’a pas non plus augmenté les salaires », déclare l’un d’entre eux.

http://actu.efinancialcareers.fr/newsan … emId-20628

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

On a compris, pas de bonus, pas de primes et les traders vont bientôt faire la queue aux restos du coeur. Du coup ils comptent en faire quoi de ce fameux milliard d'après le futur sdf ?

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Bon, déjà, il ne s'agit pas d'1 Mard/personne.... une dizaine de traders se taperont l'essentiel de la cagnotte et il restera quelques "miettes" pour les autres.

Quelques crédits à rembourser, 2 ou 3 restos et, moi et mon confères, nous serons dans la galère. Nous sommes victimes d'une vindicte populaire, nourrie par des médias en mal de sensationnel, complètement irrationnelle par des gens qui ne comprennent rien à notre métier! Heureusement, il reste encore les USA ou Dubai pour faire du business. Mais la France........ WTF

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Mais qui a dit un milliard d'euros par personne ? Il s'agit bien d'un milliard mis de côté pour des bonus pour des gens dont la connerie a mené l'économie dans la merde, et que le contribuable a tiré de là sans avoir tellement d'autres possibilités.

A partir de là, si la BNP arrive à mettre 1 milliard d'euros de côté, c'est très bien, très bon signe. Qu'elle le rende aux contribuables qui ont raqué dans ce cas.

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

« pour des gens dont la connerie a mené l'économie dans la merde »

On pourrait quand même s'attendre à une réflexion d'un niveau un peu plus élevé (sans trop en demander non plus) de la part d'un étudiant de Pipo. Le journal "Les échos" a fait un dossier intéressant sur ce sujet dont je te recommande la lecture si tu ne souhaites pas rester sur des 'analyses' du niveau de celles qu'on a lorsqu'on est bourré en fin de soirée.

Ce qui « a mené l'économie dans la merde », c'est une combinaison de facteurs: la politique monétaire menée par Bernanke,  l'avidité des brokers qui vendaient des crédits subprime à des clients « ninja », l'ignorance de ces clients quant aux fonctionnement des crédits à taux variables qu'ils souscrivaient, la croyance générale dans a croissance infinie du marché de l'immobilier US, la méconnaissance du fonctionnement des produits titrisés, etc. Il s'agit donc d'une responsabilité PARTAGEE ou, si tu préfères, d'une cause SYSTEMIQUE.

Je suis trader chez BNP depuis 2 ans. J'interviens sur le marché des matières premières où je fais du hedging (en gros je vends des produits financiers qui servent d'assurance à nos clients pour leur donner de la visibilité à moyen terme sur les prix de leurs produits). Je permets donc à ces acteurs de réaliser leur métier sereinement. Alors, oui, je touche en début de carrière un salaire que la plupart des gens n'auront jamais, mais c'est mérité car je me suis donné à fond durant mes études pour cela (école d'ingé A + top DEA + quadrilingue). Et je n'ai pas le sentiment d'avoir une quelconque responsabilité dans cette crise.

« que le contribuable a tiré de là sans avoir tellement d'autres possibilités. »

Je suis d'accord. Mais il s'agit simplement d'un emprunt sur des réserves.

Quant au cas BNP, il faut reconnaître que notre PDG a plus l'habitude de s'adresser à des actionnaires ou aux analystes financiers qu'à des contribuables. hmm

Bref, arrétez de dire de la merde sur ce forum de communiste. On se croirait revenu à l'époque de la chasse aux sorcières.

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Hum, tu termines pas toi-même ton post par une fin en apothéose qui nous coupe le souffle à tous hein.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

C'est vrai que la conclusion de banker était... euh... merdique.

Mais il n'a pas non plus complètement tort: cette crise a largement trouvé son bouc émissaire, le trader, ce qui - allié à un vieux fond catholique anti-spéculation et anti-usurier - est somme toute bien commode.

Bernanke, de par la politique monétaire laxiste qu'il a mené à partir de 2001 est aussi co-responsable; même si cette politique monétaire nous a aussi alors évité de vivre une récession.

Les brokers et les banques ont évidemment fait preuve d'avidité et ont bêtement cru que les marchés continueraient à croître.

Il n'en reste pas moins que cette croyance a induit un incroyable "effet de richesse" pour les ménages (US, mais aussi Britanniques, Espagnols ou Irlandais) qui ont pu s'endetter pour consommer contribuant en cela à la forte croissance qu'on a connu entre 2003 et 2007. C'était sûrement illusoire, toujours est-il que l'économie mondiale en a aussi bénéficié pendant 4 ans.

Après, je crois effectivement que l'Etat qui est devenu actionnaire majoritaire de ces banques peut aussi hausser le ton contre ces bonus qui restent indécents.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Banker a écrit:

Ce qui « a mené l'économie dans la merde », c'est une combinaison de facteurs: la politique monétaire menée par Bernanke,  l'avidité des brokers qui vendaient des crédits subprime à des clients « ninja », l'ignorance de ces clients quant aux fonctionnement des crédits à taux variables qu'ils souscrivaient, la croyance générale dans a croissance infinie du marché de l'immobilier US, la méconnaissance du fonctionnement des produits titrisés, etc. Il s'agit donc d'une responsabilité PARTAGEE ou, si tu préfères, d'une cause SYSTEMIQUE.

C'est ce que j'exprimais, de façon moins poétique que toi il est vrai.

Banker a écrit:

Je suis trader chez BNP depuis 2 ans. J'interviens sur le marché des matières premières où je fais du hedging (en gros je vends des produits financiers qui servent d'assurance à nos clients pour leur donner de la visibilité à moyen terme sur les prix de leurs produits). Je permets donc à ces acteurs de réaliser leur métier sereinement. Alors, oui, je touche en début de carrière un salaire que la plupart des gens n'auront jamais, mais c'est mérité car je me suis donné à fond durant mes études pour cela (école d'ingé A + top DEA + quadrilingue). Et je n'ai pas le sentiment d'avoir une quelconque responsabilité dans cette crise.

Bah des doctorants qui se sont fait chier autant que toi pendant leurs études et qui gagnent 15 fois moins que toi, ça se trouve aussi. Mais ça je m'en cogne un peu, que tu gagnes un salarire de taré ne me pose pas de souci (même ton PDG qu'il gagne des millions tant mieux pour lui en soi) . Ce qui me pose souci c'est que d'autres qui bossent à la BNP triment en fin de moi car leurs salaires sont trop bas. Question basique de répartition de l'argent. Donc oui une réduction de 10% du salaire des traders pour les répartir sur d'autres salariés serait plus utile économiquement.
Quant à tes produits financiers, ils font exactement partie des causes systémiques du foutoir. Va expliquer aux dirigeants de PME qui sont le couteau sous la gorge à cause de tes fameux produits que tu leur permets de faire leur métier sereinement. Tu rends tes clients complétement dépendant des marchés financiers, ce qui est bien le fond du souci.

Banker a écrit:

Je suis d'accord. Mais il s'agit simplement d'un emprunt sur des réserves.

Et alors ? J'ai prété (en partie donné si ma mémoire ne me trahit pas) donc j'ai mon mot à dire sur ce qu'on fait de mon argent. C'est une règle de base ça. C'est pas contre toi hein, mais l'argent que j'ai (je de généralité hein, on, nous, les contribuables, etc) prété àue ta banq, je veux pas qu'il serve à augmenter ton salaire. Je veux qu'il serve à remettre ta banque en ordre de marche, si il en reste qu'il augmente le pouvoir d'achat de celles et ceux qui ont pas un salaire exceptionnel, et si il en reste encore qu'on me le rende.

Et oui effectivement quand je lis des gens comme toi j'ai envie de voter Besancenot.

@sabaidee : si l'Etat (ou X ou Y) est actionnaire majoritaire alors il doit pas "hausser le ton", il doit faiure la pluie et le beau temps. Ca aussi c'est une règle de base.
Quant aux fait que les traders en prennent plein la gueule c'est pas entièrement mérité sur ce qui est du déclenchement de la crise, en revanche c'est un juste retour de baton après toutes ces années où ils nous ont laché plein d'arrogance (y compris aux gouvernements de centre droit) "vous ne connaissez rien, vos règles c'est de la merde, laissez nous gérer les marchés on sait mieux faire que vous, vous n'êtes pas capables de toucher à ça". Donc il est pas anormal qu'ils se fassent charier.

Last edited by Elessar (08-08-2009 19:34:32)

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Banker a écrit:

Ce qui « a mené l'économie dans la merde », c'est une combinaison de facteurs: la politique monétaire menée par Bernanke,

Les taux US étaient quasiment 2 fois plus bas que les taux européens, et la valeur du dollar était et est plongeante, et devrait l'être encore plus... Bernanke n'a pas eu une politique si différente de celle de Greenspan (il n'en a pas eu le temps) à part peut-être qu'il résistait un peu plus aux assauts des marchés pour qu'il baisse encore ses taux.

Au delà de ça (qui ne fait que démontrer la pauvreté de l'argumentation des banquiers en l'espèce), cette histoire de taux est ridicule. Même si les taux étaient à 0 depuis 2007, les créances pourries ne pouvaient pas ne pas apparaitre au grand jour un jour ou l'autre. Et si ça avait été le cas, la crise aurait été encore plus terrible au moment de solder les comptes, puisque la Fed n'aurait plus eu aucune marge de manoeuvre.

Banker a écrit:

l'avidité des brokers qui vendaient des crédits subprime à des clients « ninja »,  la croyance générale dans a croissance infinie du marché de l'immobilier US, la méconnaissance du fonctionnement des produits titrisés, etc.

Ca fait trois éléments qui corroborent ce que disait Elessar. Quoique, Elessar parlait d'incompétence, alors que l'on pourrait plus parler de malhonnêteté et de tromperie sur la marchandise.

Banker a écrit:

l'ignorance de ces clients quant aux fonctionnement des crédits à taux variables qu'ils souscrivaient,

Trop fort ! Parce que quand j'achète n'importe quel produit sur un marché, je sais ce qu'il y a dedans ? Je connais exactement les effets de tel ou tel ingrédient ? Non. C'est au producteur de me conseiller, c'est d'ailleurs le boulot d'un courtier que de conseiller justement ses clients. Et ses clients, ils ont un autre boulot, où ils sont experts, leur profession. Toi tu es courtier, on ne te demande pas de savoir ce qu'il y a dans ta barrette de chocolat ou de connaitre je ne sais quelle branche du droit. Chacun son boulot, la confiance réside justement dans le fait que l'on puisse avoir confiance en un prétendu expert dans son domaine, sans nécesairement avoir besoin de se lire le code monétaire et financier avant, de faire des heures de recherches sur tel ou tel type de produit financier, etc. Le contraire, c'est le conspirationnisme, la défiance et la paranoïa généralisée. Mais c'est peut-être, malheureusement vers cela que l'on s'oriente, en ce moment...

Banker a écrit:

Il s'agit donc d'une responsabilité PARTAGEE ou, si tu préfères, d'une cause SYSTEMIQUE.

Non. La responsabilité est celle des banquiers et des financiers qui ont trempé leur patte dans toutes ces manipulations.

Les contribuables vous ont filé 5 MILLIARDS d'euros, et là dessus, vous vous prenez 20%, d'une somme qui aurait pu aller vers des dépenses socialement utiles, voire vers pas de dépenses du tout, parce qu'en tant que banquier, tu es peut-être au courant que la France connaît un déficit absolument record cette année, dont la majeure partie est allée dans vos bilans. C'est donc bien une énorme arnaque, avec la complicité du gouvernement.

Banker a écrit:

Je suis trader chez BNP depuis 2 ans. J'interviens sur le marché des matières premières où je fais du hedging (en gros je vends des produits financiers qui servent d'assurance à nos clients pour leur donner de la visibilité à moyen terme sur les prix de leurs produits). Je permets donc à ces acteurs de réaliser leur métier sereinement.

D'une part, sous prétexte de couverture, on sait bien qu'aujourd'hui le véritable objectif de ces marchés dérivés est la spéculation. Il y a bien une partie couverture des risques, mais j'aimerais bien en connaitre la hauteur, par rapport à la part spéculative (chose à peu près impossible).

D'autre part, ce que tu fais, c'est la principale cause des émeutes de la faim en 2008. La principale voire l'unique cause (les biocarburants ont contribué à 5 % pas plus des hausses des prix des matières premières.
Donc les personnes comme toi sont des fossoyeurs de l'humanité, ni plus, ni moins.


Bref, arrétez de dire de la merde sur ce forum de communiste. On se croirait revenu à l'époque de la chasse aux sorcières.

Et visiblement, malgré les études que tu prétends avoir fait, tu ne sais ni ce qu'est le communisme, ni ce qu'est la chasse aux sorcières.

En bref, tout ce que tu dis ne fait que confirmer que les types comme toi n'ont pas d'honneur, se masquent la réalité des conséquences de leurs actes derrière une vision de l'humanité qui ne dépasse pas l'échelle de leur bout du nez, qui ont un pouvoir démesuré par rapport à leurs compétences, qu'il faut vous réguler de la manière la plus forte qui soit.

Last edited by Gambetta (08-08-2009 21:00:44)

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

C'est marrant, je suis passé sur ce thread cet après-midi, j'ai lu Elessar accuser la conneries des banquiers, et je me suis demandé combien de temps avant qu'on lui oppose l'argument plus intelligent de la responsabilité systémique, mais surtout combien de temps avant qu'un des nombreux zozo illuminés qui errent sur ce forum vienne déverser sa haine manichéenne et paranoïaque et accuser la conspiration.

Gambetta a écrit:

Donc les personnes comme moi sont les fossoyeurs de ce forum, ni plus, ni moins.

Baltringue.

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

La "responsabilité systémique", c'est un peu la même chose que quand les angélistes en matière de sécurité disculpent de toute responsabilité les racailles au prétexte de leur moindre condition sociale.

C'est un habillement permettant à se décharger de ses responsabilités. La dilution des responsabilités totale par laquelle on a renfloué les banques avec l'argent du contribuable, l'argent de la solidarité nationale, l'argent public pour renflouer des banques qui n'en ont ni besoin, et devraient aujourd'hui rembourser l'argent perçu.

Ce n'est pas à l'Etat de rémunerer des traders déjà grassement rémunérés par rapport à ce que devraient être les dépenses publiques. Tout simplement.

Donc quand vous venez défendre votre profession, vous ne faites qu'oeuvre de lobbying corporatiste, au même titre que les instituteurs et autres professions que vous méprisez joyeusement. Sous prétexte de business vous avez volé les contribuables. Et ce ne sont pas les traders sponsorisés par la BNP ou W&L venant sur ce forum qui nous auront convaincu du contraire.

Là votre discours, c'est de légitimer l'usage de l'argent public, pour continuer vos pratiques de management salarial internes. Je suis désolé, mais là, c'est injustifiable : ces pratiques ne devraient reprendre qu'après un remboursement conséquent de ce que l'argent public vous aura servi à vous renflouer temporairement...

Last edited by Emmanuel Goldstein (08-08-2009 23:01:14)

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

la politique monétaire menée par Bernanke,  l'avidité des brokers qui vendaient des crédits subprime à des clients « ninja », l'ignorance de ces clients quant aux fonctionnement des crédits à taux variables qu'ils souscrivaient, la croyance générale dans a croissance infinie du marché de l'immobilier US, la méconnaissance du fonctionnement des produits titrisés, etc.

Ouais, et puis aussi deux ou trois types malins dans certaines banques (en particulier GS) qui savaient très bien ce qu'ils faisaient et qui ont rendu possible cette situation en faisant démolir tout un tas de régulations depuis le début des années 1990, rendant possibles tout un tas d'opérations d'assurances et de titrisation qui n'étaient jusqu'alors pas légales.

Bref, arrétez de dire de la merde sur ce forum de communiste. On se croirait revenu à l'époque de la chasse aux sorcières.

Je souhaite rarement le décès de personnes, félicitations.

Last edited by Broz (08-08-2009 22:57:57)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

W&L a écrit:

C'est marrant, je suis passé sur ce thread cet après-midi, j'ai lu Elessar accuser la conneries des banquiers, et je me suis demandé combien de temps avant qu'on lui oppose l'argument plus intelligent de la responsabilité systémique, mais surtout combien de temps avant qu'un des nombreux zozo illuminés qui errent sur ce forum vienne déverser sa haine manichéenne et paranoïaque et accuser la conspiration.

Gambetta a écrit:

Donc les personnes comme moi sont les fossoyeurs de ce forum, ni plus, ni moins.

Baltringue.

Que répondre à un tel déversoir à mépris ? Rien.
Qu'as tu à répondre au fait que la spéculation sur les matières première ait contribué à la hausse vertigineuse de leurs prix, causant famine dans de nombreuses parties du monde, avant le dégonflement de la bulle spéculative ?

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Broz a écrit:

Ouais, et puis aussi deux ou trois types malins dans certaines banques (en particulier GS) qui savaient très bien ce qu'ils faisaient et qui ont rendu possible cette situation en faisant démolir tout un tas de régulations depuis le début des années 1990, rendant possibles tout un tas d'opérations d'assurances et de titrisation qui n'étaient jusqu'alors pas légales.

Mouai, ils n'étaient pas in fine ceux qui votaient les lois. La vague de dérégulation et de facilitation à l'extrême du crédit hypothécaire aux US s'est faite non seulement avec la bénédiction mais avec les encouragements des gouvernements (Clinton et Bush), une politique fondée sur un retour en force de la vieille utopie du tous propriétaire. Même si l'on ne peut pas comparer cette crise avec celle de 29, les garde-fous que cette dernière avait permis de mettre en place ont été peu à peu balayés pour servir cet objectif.

Last edited by Trèfle (09-08-2009 00:04:15)

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

C'est sous-estimer l'influence politique de certaines banques, qui sont les pis auxquels têtent les PAC de nombreux membres du Congrès. Et non seulement : en 1992, par exemple, Rubin, de Goldman Sachs, est nommé directeur du National Economic Council puis Secrétaire du Trésor.
Quant à la loi et à son importance... les banques ne la respectent pas toujours scrupuleusement avant qu'elle ne change. Une partie de la bulle Internet a été causée par des introductions en bourse frauduleuses, par exemple, destinées à escroquer des investisseurs. Ou alors les banques recevaient des autorisations pour échapper à certaines règles, comme par exemple en 1991 : une quinzaine d'acteurs (GS en premier) obtiennent une exemption d'obéir aux règles établies en 36 au moment de la mise en place de la Commodity Futures Trading Commission. Cela leur a permis de court-circuiter à peu près toutes les règles établies au sujet des marchés à terme dans les matières premières.

Quant aux législateurs, ils ont souvent opéré de manière discrète pour retirer les régulations - l'acte Glass-Steagall a été enterré le dernier jour de séance de 1999, au moment de boucler le budget, par des amendements placés là quasiment en douce. Et je ne parle même pas des règles entourant les crédits hypothécaires.

Last edited by Broz (09-08-2009 00:46:24)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

W&L a écrit:

C'est marrant, je suis passé sur ce thread cet après-midi, j'ai lu Elessar accuser la conneries des banquiers, et je me suis demandé combien de temps avant qu'on lui oppose l'argument plus intelligent de la responsabilité systémique

Pour la seconde fois, ce que j'ai baptisé tout en finesse "connerie des banques" c'est exactement ce que Banker a ensuite blablaté sur la responsabilité systémique.

Ce qui ne répond en rien à la question que Gambetta a magnifiquement reformulé : au nom de quoi 20% de ce que les contribuables vont ont donné (ou prété, dans le cas présent ça revient au même) devrait partir dans vos poches ? Parce que sinon vous allez vous barrer à Dubai c'est ça ?

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Elessar a écrit:

Ce qui ne répond en rien à la question que Gambetta a magnifiquement reformulé : au nom de quoi 20% de ce que les contribuables vont ont donné (ou prété, dans le cas présent ça revient au même) devrait partir dans vos poches ? Parce que sinon vous allez vous barrer à Dubai c'est ça ?

Parce qu'ils sont quadrilingues et qu'ils ont bien mérité leur argent, parce qu'ils ont étudié à l'école, eux.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...

Sauf qu'en l'occurrence c'est pas vraiment le leur, de pognon.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg