Re: "La crise" : le plus vaste hold-up de l'Histoire de l'Humanité...
Z'est abzolument fantasikeu
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Z'est abzolument fantasikeu
RPC a écrit:Tiens, je ne savais pas trop où poster cela, mais c'est vraiment rigolo et assez triste à la fois :
Combien sont polytechniciens? (Et) Ou énarques?
Y'avait un hors série récent des Echos (distribué dans Scpo d'ailleurs) qui se penchait sur cette question- il doit être trouvable en ligne je pense.
Bonne étude de l'UFC Que choisir qui montre à nouveau combien les banques profitent de leur position stratégique vis-à-vis des déposants pour faire d'importants profits indus. Quand on pense que les contribuables mettent systématiquement la main à la poche pour les sauver (que ce soit pendant la crise des subprime ou pendant la crise de la dette), on se dit vraiment que des prises de participations majoritaire par la collectivité (afin de pouvoir contrôler non seulement ce qu'elles font du côté des déposants mais aussi du côté des investissements sur les marchés) ne seraient pas du luxe
Les frais bancaires dans le collimateur de l’UFC-Que Choisir
France Info - 21:22L’association de consommateurs dénonce la dérive des frais, ces cinq dernières années : "toujours plus élevés et plus opaques". L’UFC-Que Choisir formule également des propositions pour y mettre fin.
Dans le collimateur de l’UFC-Que Choisir, les brochures sur les tarifs bancaires. Elles contiennent en moyenne 24 pages, 303 tarifs...
D’une banque à l’autre, les dénominations des services varient. Les prix indiqués sont parfois mensuels, trimestriels ou annuels. Bref, comparer les tarifs entre banques relève du parcours du combattant.L’UFC s’insurge aussi que des services auparavant gratuits soient devenus payants, comme les frais de photocopie ou de conservation de chèques.
L’association dénonce aussi les packs, prétendument avantageux, mais qui contiennent des services dont le consommateur n’a quasiment jamais besoin, comme le chèque de banque, par exemple.
Pointés du doigt enfin : les frais-sanctions facturés en cas de découvert . Agios + commission, ces frais dépasseraient souvent le plafond légal de 19,5 %.
L’association s’étonne enfin qu’en cinq ans les frais bancaires aient augmenté de 28 %, alors que les banques ont fortement réduit leurs coûts : les opérations effectuées par internet plutôt qu’au guichet leur font économiser de l’argent , la baisse du nombre d’émissions de chèques aussi.
Enfin, les 12 principales banques françaises se sont séparées ces cinq dernières années de 15.000 conseillers de clientèles.
SEPT PROPOSITIONS
Face à cette situation, l’UFC-Que Choisir propose sept mesures à la ministre de l’Economie - qui s’est déjà inquiétée de cette dérive, et a confiée une mission sur les frais bancaires à deux personnalités.
- Les frais devraient avoir la même dénomination, quelle que soit la banque, afin que le consommateur puisse choisir en connaissance de cause. Au début de chaque brochure, il devrait y avoir aussi un récapitulatif des principaux tarifs.
- L’association propose également la création d’un observatoire des tarifs bancaires, pour plus de transparance. “Les banques vivraient un peu moins cachées”, dit-elle.
- Enfin, il faudrait également limiter le nombre et le montant des frais sanctions encaissés par les banques.
Mathilde Lemaire
Le podcast : http://www.france-info.com/economie-con 2-25.html#
Je suis assez heureux de voir que l'idée de création monétaire pour sortir de la crise commence à faire son chemin. J'ai détaillé ici à plusieurs reprises la solution monétaire.
T.Piketty de Normale\PSE développe la même idée (la seule différence entre nous est qu'il estime que cette méthode ne créera pas nécessairement de l'inflation ; à dire vrai, je n'en sais rien car la situation avec 2007 n'est pas la même). Dans tous les cas, c'est une très bonne idée, mais hormis sous la plume de certains économistes, je ne la vois nulle part.
D'aucuns feraient bien de s'en inspirer....
“Ce n’est pas avec la rigueur, les coupes dans les dépenses publiques et les hausses d’impôts qu’il faut sortir de cette crise. La réduction des coûts publics pour sortir d’une récession cela mène toujours au désastre. Cela ne marche pas.
Serrer la ceinture des citoyens et des contribuables, cela risque de retarder la sortie de crise, d’aggraver les choses : l’impact sur la croissance notamment pourrait être négatif et, au final, on va se retrouver avec plus de déficit et plus de dette”.
Le problème étant de résorber la dette publique, une solution consiste à monétiser une partie de cette dette, le surplus lié à la crise.
Il faut que la Banque centrale européenne (BCE) fasse avec les Etats ce qu’elle a fait avec les banques : émettre de la monnaie et leur prêter à 0 % ou 1 % pour que les Etats se débarrassent du surplus de dette créé par la récession.
Moody's accusé d'avoir été "une usine à triple A"
NEW YORK (Reuters) - Plusieurs anciens analystes de Moody's ont raconté au Congrès américain avoir subi des pressions de leur direction pour attribuer des notes favorables à des produits financiers risqués, mais le directeur général de l'agence a pris la défense de l'entreprise, montrent des témoignages écrits rendus publics mercredi.
Trois anciens cadres de Moody's ont décrit une atmosphère d'intimidation et de crainte, selon ces témoignages destinés à la commission d'enquête du Congrès sur la crise financière (FCIC), qui devait entendre dans la journée le directeur général du groupe, Raymond McDaniel, puis l'investisseur Warren Buffett.
Ce dernier, dont la holding Berkshire Hathaway est l'un des principaux actionnaires de Moody's, n'a communiqué à l'avance aucun témoignage écrit.
Formée par le Congrès pour tenter d'identifier les causes de la crise financière de 2008, la commission se penche notamment sur le fonctionnement des agences de notation financière et l'utilisation de leurs avis par les investisseurs. Elle doit rendre publiques ses conclusions au plus tard le 15 décembre.
Dans son témoignage écrit, Mark Froeba, ancien vice-président de Moody's chargé des produits dérivés, a déclaré que l'obsession de sa direction pour la part de marché de l'agence avait eu pour conséquence de faire passer les analystes sous l'autorité des banquiers d'investissement, ce qui les a conduits à accorder des notes indûment élevées à certains produits.
"Fondamentalement, ils ont eu recours à l'intimidation pour créer une population docile d'analystes effrayés à l'idée de contrarier des banquiers d'investissement et prêts à coopérer le plus possible", a-t-il dit.
Mark Froeba a quitté Moody's en 2007 après y avoir travaillé 10 ans.
LES AGENCES NE SONT PAS DES "SENTINELLES"
De son côté, Raymond McDaniel a défendu le modèle économique consistant à facturer les notes aux émetteurs de produits financiers, modèle accusé depuis la crise d'avoir conduit à des notations trop généreuses.
Le président de la commission d'enquête, Phil Angelides, a ainsi déclaré mercredi que Moody's était devenue "une usine de triple A", en référence à la note la plus élevée de l'échelle des grandes agences (Moody's, Standard & Poor's et Fitch Ratings).
Raymond McDaniel a expliqué que les agences de notation n'étaient pas des "sentinelles" et qu'elles ne pouvaient pas empêcher l'émission ou l'achat de certains produits.
"Les marchés peuvent croître sans les notes, et ils le font", a-t-il ajouté.
Il a reçu le soutien de Brian Clarkson, un ancien président de Moody's à l'origine du développement rapide de l'agence dans la finance structurée, qui a quitté le groupe en 2008.
Jugeant "incontestable" l'intégrité des analystes de Moody's, Brian Clarkson a laissé entendre que la commission devrait enquêter sur le fonctionnement de Wall Street dans son ensemble, et non sur les seules agences de notation.
"A la différence de la plupart des professionnels de la finance chargés de vendre des produits d'investissement, les courtiers et souscripteurs en crédit immobilier ne sont pas obligés de s'enregistrer auprès d'une autorité fédérale de régulation", a-t-il dit.
"Cette commission devrait envisager des règles uniformisées et efficaces pour les courtiers et les souscripteurs."
L'OBSESSION DE LA PART DE MARCHÉ
Dans son témoignage, Mark Froeba a dressé le portrait d'un Brian Clarkson prenant plaisir à menacer les analystes de licenciement s'ils ne satisfaisaient pas les banquiers d'investissement.
"Il est important de souligner que Brian n'était pas un cadre voyou pris de folie et que le conseil d'administration, le directeur général et le président se faisaient des illusions sur sa conduite", a-t-il ajouté.
De son côté, Eric Kolchinsky, qui fut un temps chargé de la notation des CDO (collateralized debt obligations) liés aux crédits "subprime", a expliqué que la culture d'entreprise de Moody's avait changé en 2007, année durant laquelle une part importante de la rémunération des cadres a commencé à être payée en actions et en options.
Il a décrit une entreprise obsédée par sa part de marché. "Même s'il n'y a jamais eu d'instruction explicite pour abaisser les critères de notation, il fallait s'expliquer et se défendre sur chaque contrat raté", a-t-il dit.
Attends, je vais le mettre ici histoire d'être sûr que tu le voies
J'ai envie de dire "oh merde oh merde" est-ce que je me trompe, RPC ?
http://www.reuters.com/article/idUSLDE65111120100602
Iran to sell 45 bln euros, buy dollars, gold -Xinhua
BEIJING
Wed Jun 2, 2010 6:43am EDTJune 2 (Reuters) - The Iranian central bank has announced that it will sell 45 billion euros from its foreign exchange reserves to buy dollars and gold, China's official Xinhua news agency reported on Wednesday, citing unspecified Iranian media reports.
Xinhua said that the sales would be conducted in three stages and that the first had already begun, citing unnamed sources.
It also said that other Gulf states had also started cutting their euro holdings. (Reporting by Michael Wei and Simon Rabinovitch; Editing by Neil Fullick)
Merci beaucoup de ton information Broz.
C'est une nouvelle dérangeante. Inquiétante, c'est plus discutable et à dire vrai, il me faut réfléchir un peu avant de trop m'avancer.
Ce qu'on peut dire dans un premier temps, et que la vente d'euro traduit très certainement une anticipation de la part de la Chine comme des Iraniens d'un dévissement de l'euro par rapport au dollar. Comme les Chinois ont un ancrage avec le dollar, une chute de l'euro correspond donc à une perte de valeur.
Je ne connais pas l'Iran, mais en ce qui concerne la Chine, il ne me semble pas que la vente de devises étrangères soit une opération d'open market puisqu'ils veulent racheter des dollars.
Sur le fond, l'anticipation chinoise n'est pas excessive, l'euro va en effet chuter... d'autant plus qu'il y a de la vente de la part des Banques Centrales étrangères !! Est-ce une mauvaise chose pour nous ?
Pas vraiment, en cette période de crise, un effondrement relatif de l'euro va dopper nos exports et générer du protectionnisme fiscal. Il va aussi nous permettre de nous alléger du poids de notre dette libellée en euro.
A terme, évidemment, il serait catastrophique que l'euro s'effondre durablement, aussi bien pour nous que pour les Chinois : ils sont les premiers à avoir besoin d'une diversification de leur portefeuille monétaire... d'autant plus que comme je l'ai déjà marqué il y a trois semaines, je pense que les US ne laisseront pas l'euro dévisser par rapport au dollar et il est fort possible que la FED intervienne.
J'en posterai plus dès que j'aurai plus d'info et d'idées
La Chine a démenti vouloir vendre des euros
La Chine avait auparavant réfuté l'article du Financial Times selon lequel l'Administration d'Etat des changes (SAFE), préoccupée par son exposition croissante à la crise de la dette dans la zone euro, organiserait des réunions avec des banquiers étrangers à ce sujet.
La SAFE, qui dépend de la banque centrale, a déclaré que l'article du FT était dénué de tout fondement.
"La Chine est un investisseur responsable et de long terme dans l'investissement des réserves de changes et nous suivons toujours le principe de diversification", explique-t-elle dans un communiqué publié sur le site internet de la banque (www.pbc.gov.cn).
"L'Europe a été, est et restera l'un des principaux marchés d'investissement pour les réserves de changes de la Chine."
Sinon, à lire sur cette fausse rumeur de vente d'euros par la Chine :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/co
ficil.html
Ce que va vendre l'Iran, c'est une goute d'eau ?
Les Iraniens ne vont-ils pas perdre de l'argent dans l'opération ?
Les Iraniens qui mangent dans la main du grand satan en achetant des dollars, ça prouve combien ce pays est gouverné par des dirigeants à courte vue. Quand le dollar rebaissera ils se mordront les doigts.
C'est le budget militaire de la France.
Oui mais ça représente quoi sur le marché des devises ?
L'euro tombe sous 1,21 dollar pour la première fois depuis avril 2006 :
L'euro est tombé vendredi sous le seuil de 1,21 dollar pour la première fois depuis mi-avril 2006, dans un regain d'inquiétudes quant à la reprise en zone euro, et sur un marché anxieux avant la publication du rapport mensuel sur l'emploi américain.
Vers 11H50 GMT (13H50 à Paris), l'euro a chuté jusqu'à 1,2038 dollar, son plus bas niveau depuis le 3 avril 2006, pénalisé par un regain d'inquiétudes sur la santé budgétaire de la zone euro, des analystes craignant que la crise de la dette fasse caler la reprise économique dans la région.
En effet, les analystes de la banque HSBC ont abaissé vendredi leur recommandation sur l'Europe, hors Royaume-Uni, de neutre à sous-pondérée, car "il reste encore beaucoup trop d'incertitudes sur la santé des banques, sur l'avenir de l'euro, sur les dettes souveraines, et sur la croissance pour prendre des risques sur cette région actuellement".
Ces craintes poussaient les cambistes à se réfugier auprès d'investissements plus sûrs comme le billet vert, et le franc suisse.
Ainsi, la monnaie helvétique a atteint vendredi un nouveau record historique à 1,3867 franc suisse pour un euro.
Les modalités pratiques du fond européen : il faut acheter des eurobonds si on veut soutenir le système !!
BRUXELLES (Reuters) - Les ministres européens des Finances se sont efforcés lundi de calmer la nervosité des marchés financiers en donnant chair au Fonds de stabilisation de la zone euro, un mois après en avoir décidé le principe.
Dans le cadre du groupe de travail sur la gouvernance économique présidé par Herman Van Rompuy, ils devaient ensuite se mettre d'accord sur le durcissement des règles budgétaires de l'Union européenne.
Dans un communiqué, les pays de la zone euro ont indiqué que "les ministres (avaient) décidé de plusieurs mesures pour assurer la meilleure qualité et note de crédit possible aux instruments de dette émis par le Fonds européen de stabilité financière (FESF)".
"Les Etats membres ont décidé que d'autres mécanismes seraient adoptés si besoin pour améliorer encore la qualité de crédit des obligations ou des titres de dette émis par le FESF", est-il encore écrit.
Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a par ailleurs précisé lors d'une conférence de presse que le fonds serait opérationnel courant juin dès que des Etats représentant 90% de l'actionnariat auront ratifié son existence.
Un directeur sera également désigné au cours des prochains jours. Il engagera rapidement une négociation avec les agences de notation afin de déterminer la note de crédit dont pourra bénéficier ce Fonds lorsqu'il émettra ses obligations.Celles-ci, qualifiées d'"eurobonds" par un diplomate de haut rang ayant participé à la création du Fonds, seront garanties de manière individuelle par les Etats, à hauteur de 120% de leur clé de répartition au capital de la Banque centrale européenne et au prorata de la tranche émise.
NOTE AAA
Ajouté à des rehaussements de crédits, ce schéma devrait permettre au SPV de disposer d'une note AAA et de la conserver sur la durée de son existence, à dit ce diplomate, qui a précisé que la négociation avec les agences de notation devrait durer "quelques semaines".
La maturité des obligations émises ne sera pas limitée par la durée de vie prévue du Fonds - qui doit être de trois ans - et les prêts seront servis à des conditions de marchés assorties d'une marge "équivalente à celle appliquée à la Grèce", soit 300 points de base, a-t-il encore dit.
Enfin, Il ne sera pas nécessaire de revenir devant chaque parlement national pour déclencher un financement mais les programmes de réformes et les conditions associées aux prêts qui seront consentis devront faire l'objet d'une discussion et d'un vote au sein de l'Eurogroupe.
Le FESF est une société de droit luxembourgeois et sa capacité d'intervention sera de 440 milliards d'euros. Il agira en complément d'une facilité communautaire de 60 milliards d'euros pourra être complété par des lignes de crédit du FMI pour un montant total de 250 milliards d'euros.
RÉFORME DU PACTELes ministres, à Vingt-Sept cette fois, devaient par ailleurs s'entendre sur les grandes lignes d'une refonte du pacte de stabilité et de croissance ainsi que de l'élargissement de la surveillance macroéconomique aux questions de compétitivité.
"Ce qui est nécessaire, ce sont des sanctions progressives et qui puissent s'appliquer facilement (...) Elles peuvent être financières et non financières, dans le cadre du volet préventif du pacte ou de son volet répressif", a expliqué une source diplomatique participant à la préparation de la réunion.
"Il faut des outils de compétitivité qui aillent au-delà des mécanismes actuels, avec une batterie d'indicateurs, une véritable analyse économique (...) Au delà du rôle que peut jouer la Commission européenne, il faut aussi que les Etats membres s'approprient la réforme", a encore dit cette source.Selon d'autres sources diplomatiques au sein de la zone euro, la question des sanctions précoces et du contrôle budgétaire préalable par les pairs font désormais l'objet d'un large consensus après un premier accueil glacial.
La création d'un gouvernement économique de la zone euro attendra quant à elle le sommet européen du 17 juin.
Le dîner de travail franco-allemand entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel, où ce dossier devait être abordé, a d'ailleurs été reporté au 14 juin.
La chancelière allemande est restée à Berlin pour annoncer un plan de réduction des dépenses et de relèvement de certaines taxes qui doit permettre de ramener d'ici 2013 le déficit public sous la barre de 3% du PIB fixée par le pacte de stabilité.En tout, quelque 80 milliards d'euros devraient être économisés d'ici 2014.
Julien Toyer, édité par Gwénaëlle Barzic
Du coup, question "'on" comme dirait Meyer, mon frère part au US dans 2 mois il a intérêt à les acheter maintenant ses dollars ou attendre un peu quand même ?
Du coup, question "'on" comme dirait Meyer, mon frère part au US dans 2 mois il a intérêt à les acheter maintenant ses dollars ou attendre un peu quand même ?
IL est assez peu probable que l'euro remonte d'ici deux mois ; il est possible en revanche qu'il continue de plonger.
Toute l'incertitude portant sur la politique monétaire de la FED, je fais partie de ceux qui pensent que les US vont agir pour ne pas laisser l'euro trop dévisser face au dollar
Une innovation intéressante mais un peu gadget :
Le gendarme boursier américain, la SEC, a annoncé jeudi 10 juin avoir approuvé la mise en place dès vendredi d'un nouveau système de coupe-circuits sur les marchés des actions, qui sera déclenché en cas de volatilité excessive d'un titre. La nouvelle réglementation imposera une pause dans les échanges si le prix d'une action évolue de 10 % ou plus en cinq minutes, explique la SEC dans un communiqué. La pause observée durera elle-même cinq minutes.
Elle s'appliquera aux valeurs composant l'indice élargi Standard and Poor's 500, afin de "donner au marché l'opportunité de susciter un nouvel intérêt pour les échanges du titre concerné, d'établir un prix de marché raisonnable, et de reprendre les échanges d'une manière équitable et ordonnée". Ces nouvelles règles s'appliqueront dès vendredi sur une base expérimentale, jusqu'au 10 décembre, précise la SEC.
"UNE BRÈCHE SOUDAINE, MAIS TEMPORAIRE"
La nouvelle réglementation avait été proposée après le "krach éclair" du 6 mai dernier, au cours duquel l'indice Dow Jones avait perdu près de 9 % en quelques minutes, avant de se redresser. "Les perturbations enregistrées sur le marché le 6 mai ont illustré une brèche soudaine, mais temporaire, dans la fonction de fixation des cours du marché, un certain nombre de stocks et d'ETF (des fonds indiciels cotés) ayant été échangés à des prix clairement irrationnels", a rappelé la présidente de la SEC Mary Shapiro, citée dans le communiqué.
La période d'essai est destinée à permettre aux plateformes de marché de "faire les ajustements nécessaires aux paramètres ou au mode de fonctionnement des coupe-circuits" si besoin est, mais aussi "d'étendre l'éventail des valeurs concernées au-delà du S & P 500 dès que possible", précise le communiqué de la SEC. La Commission continuera par ailleurs à travailler sur le sujet afin d'améliorer les échanges et d'éliminer les erreurs. Elle étudie notamment l'idée de recalibrer les systèmes de coupe-circuits qui existent déjà au niveau de chaque Bourse d'échange, aucun ne s'étant déclenché le 6 mai.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ _3234.html
Last edited by RPC (11-06-2010 15:43:46)
L'agence de notation Moody's a annoncé lundi 14 juin avoir abaissé la note de la dette souveraine de la Grèce en catégorie spéculative, en arguant des risques liés au mécanisme de soutien apporté à Athènes par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI). L'agence a réduit de quatre crans la note grecque en la ramenant de "A3" à "Ba1". Sa perspective sur la dette grecque est stable.
Le mécanisme de sauvetage de l'Europe et du FMI "élimine de fait tout risque à court terme d'un défaut de liquidités et encourage la mise en œuvre d'un ensemble de réformes structurelles crédibles, réalisables et incitatives, qui ont une forte probabilité de stabiliser les exigences de service de la dette à des niveaux gérables", estime Sarah Carlson, analyste de Moody's. "Néanmoins, les risques macroéconomiques et de mise en œuvre associés au programme sont importants et plus cohérents avec une note à Ba1."
Fin avril, l'un des analystes de l'agence de notation avait averti que Moody's pourrait à son tour abaisser la note de la Grèce en catégorie spéculative, imitant ainsi Ficth et Standard & Poor's. Moody's avait rétrogradé la notation souveraine grecque de A2 à A3 le 22 avril et laissé entendre qu'un nouvel abaissement n'était pas exclu. L'agence Fitch Ratings a de son côté indiqué début mai qu'elle n'envisageait pas de nouvelles décisions sur la dette souveraine de la Grèce avant le quatrième trimestre 2010.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ id=1268560
Last edited by RPC (14-06-2010 21:36:27)
Avancée non néligeable :
L'Union européenne plafonne les bonus dans le secteur financier
[ 08/07/10 - 01H00 - Les Echos - actualisé à 00:38:59 ]
Le Parlement européen a adopté hier une directive qui encadre les rémunérations dans le secteur financier, afin d'éviter des prises de risque excessif, à l'origine de la crise qui a bouleversé ce secteur en 2008-2009, après la faillite de Lehman Brothers.
JACQUES DOCQUIERTLes primes et bonus octroyés aux dirigeants des banques et des établissements financiers ainsi qu'à leurs traders vont être limités, pour la première fois, dans l'Union à partir du 1 er janvier prochain. Le Parlement européen a en effet définitivement adopté, à une écrasante majorité, hier à Strasbourg, une directive ayant fait l'objet d'un accord avec le Conseil le 30 juin qui encadre les rémunérations dans le secteur financier, pour éviter des prises de risque excessif à l'origine de la crise qui a bouleversé ce secteur en 2008-2009, après la faillite de Lehman Brothers. « Nous entendons ainsi mettre fin à des pratiques que nos opinions publiques n'acceptent plus et qui se sont révélées extrêmement dangereuses », a expliqué Arlene McCarthy, la rapporteuse du Parlement, qui a durci la proposition initiale de la Commission. « L'Union s'est ainsi dotée de règlements encadrant les rémunérations des dirigeants de banques parmi les plus ambitieux du monde en mettant fin à des bonus extravagants entraînant souvent des risques tout aussi extravagants », se félicite l'eurodéputé Verts français, Pascal Canfin.
La directive CRD III (« capital requirements directive ») prévoit que les bonus ne devront pas être disproportionnés par rapport au salaire fixe et les primes en espèces seront plafonnées à 30 % de la prime totale - le G20 recommandait 50 % -, voire 20 % pour les primes particulièrement importantes. Au moins 40 % (et 60 % des bonus les plus élevés) ne seront perçus qu'après au moins trois ans, permettant ainsi aux banques de ne pas les verser en cas de difficultés.
Cette directive oblige également les banques à verser au moins 50 % de la part non différée de la rémunération variable sous forme d'actions faisant l'objet d'une période de rétention minimale. Enfin, les banques qui continuent à bénéficier d'un soutien public ne pourront plus verser de rémunération variable sans justifications valables à leurs dirigeants siégeant au conseil d'administration.
La directive précise que ces règles devront être appliquées aux hauts dirigeants, aux « preneurs de risques », aux contrôleurs et à tous les employés « figurant dans la même échelle de rémunération que les hauts dirigeants et les "preneurs de risques" » des banques et des sociétés de placement en valeurs mobilières, à l'exception des managers de « hedge funds ». Toutefois, les sociétés de placement en valeurs mobilières qui gèrent des actifs pour le compte de « hedge funds » sont aussi concernées.
« L'accord va trop loin »Ces limitations constituent la partie la plus spectaculaire de cette directive CRD III, qui prévoit également de renforcer les obligations en fonds propres sur les activités de trading et de « retitrisation » des banques. Cette disposition, négociée dans l'accord de Bâle III, n'entrera finalement en vigueur que fin 2011. « Ces fonds propres devront alors être trois fois plus élevés qu'actuellement, afin d'éviter à certains établissements d'être sous-capitalisés et de ne pas pouvoir faire face à leurs pertes en cas de difficultés », a expliqué l'eurodéputée Vicky Ford, à l'origine de plusieurs amendements.
« Nous pensons que l'accord va trop loin, parce que, au niveau international, il y a déjà des principes », sous forme de recommandations, qui ont été formulés, notamment par le Conseil de stabilité financière (FSB), avait indiqué le secrétaire général de la Fédération bancaire européenne, Guido Ravoet, après l'accord de principe.
Sujet qui n'a pas été abordé sur le forum et qui gronde outre-atlantique : le foreclosure gate.
On en parlais au moment de la crise, ces millions de gens mis à la porte de leur maison acquise à crédit, incapable de répondre à la hausse des taux... Les procédures ont été baclées voire contournées par certaines banques pressées de se refaire sur la vente des biens hypothéqués...
A l'époque, je me souviens, j'écrivais que plutôt que de renflouer directement les banques, il aurait mieux fallu re-gager les biens hypothéqués au travers des propriétaires emprunteurs, afin d'éviter cet appauvrissement massif de millions de familles. L'impact sur le retour de l'activité aurait été plus fort, la défiance à l'égard du sytstème bancaire et les effets liés à la désorganisation de l'économie auraient été moindres. Ceci se révèle aujourd'hui d'autant plus vrai que nombre de foreclosure auraient pu ne pas avoir lieu et éviter de tristes désagréments à des familles vulnérables.
Le «Foreclosure-gate»: la plus grande fraude de l’histoire?
MÉTRO
Publié: 13 octobre 2010 13:57
Mis à jour: 13 octobre 2010 14:04Imaginez la scène. Sans emploi depuis des mois, vous devez rendre les clés de votre maison à la banque. Pas un, mais trois représentants de banques différentes cognent à votre porte. Chacun d’eux tient dans ses mains un certificat de propriété pour votre maison. Après vérification, les trois papiers sont… des faux! Et personne ne sait qui possède votre maison.
On pensait avoir tout vu des banquiers de Wall Street. Mais le «Foreclosure-gate» pourrait battre tous les records de fraude financière… et nous replonger tous au cœur d’une nouvelle crise.
De 2004 à 2007, les grandes banques aux États-Unis ont consenti sans retenue des millions de prêts hypothécaires. Même une femme de ménage gagnant 10$ l’heure pouvait s’offrir à crédit une baraque de 500 000$. Les banques faisaient fortune en regroupant les hypothèques et en les revendant sous forme de produit financier à des investisseurs, comme des régimes de retraite. Or, quand vous échangez des milliers d’hypothèques par jour, ça devient long et coûteux d’aller voir le notaire chaque fois. Les banques ont donc créé leur propre système informatisé (appelé MERS) pour enregistrer les transactions de vente et d’achat.
Aujourd’hui, des millions d’Américains perdent leur emploi, et doivent redonner les clés de leur maison aux banques. Seul problème : les enregistrements MERS contiennent peu de détails et ne valent rien aux yeux de plusieurs juges qui autorisent le processus de saisie d’une hypothèque (foreclosure). Pour récupérer les maisons, les banques doivent présenter un acte notarié. Incapables de retrouver les documents originaux – détruits ou perdus –, ni de reconstituer la chaîne de transmission de la propriété des hypothèques, plusieurs banques auraient décidé de fabriquer de faux papiers. Et les ont fait autoriser par des avocats sans scrupule (l’un d’eux affirme en avoir autorisé 10 000 en un mois). Résultat : fouillis total à la grandeur du pays. Plusieurs banques se trouvent à réclamer la même maison, et des propriétaires se font évincer alors qu’ils ne devraient pas l’être.
Scandaleux? Attendez, le pire s’en vient. Selon un nombre croissant d’analystes, si les banques ont créé le système MERS (qui, rappelons-le, produit des documents peu détaillés sur l’hypothèque et l’emprunteur), ce n’était pas pour économiser quelques sous. C’était pour revendre en douce à des investisseurs – comme votre régime de retraite – des tonnes d’hypothèques frauduleuses (qui contenaient de fausses informations sur l’emprunteur, ou qui ne respectaient pas certaines conditions de base). Sans documentation suffisante, les acheteurs de ces produits ne pouvaient en vérifier correctement la qualité. On parle ici d’une fraude majeure, à l’échelle du pays.
Si les faits – qui s’accumulent chaque jour – viennent confirmer cette théorie, les grandes banques feront face à une montagne de poursuites judiciaires. Elles perdront aussi leurs droits sur des milliers de maisons. Janet Tavakoli, experte de la finance aux États-Unis, parle d’une facture possible de plus de 700 milliards $ pour les banques. En d’autres mots : la faillite pour plusieurs d’entre elles.
Les contribuables américains n’accepteront jamais de payer encore une fois pour les banquiers. Surtout pas dans ce contexte. (Les politiciens, qui reçoivent des millions en contributions politiques de Wall Street, c’est une autre histoire…) Une telle incompétence, si couplée d’une intention criminelle, ne mérite qu'une chose : qu’on laisse ces banques faire faillite – de façon ordonnée – pour de bon. C’est d’ailleurs ce qu’on aurait dû faire il y a deux ans.
Il est mal écrit cet article et les enchaînements logiques ne sont pas si évidents (passer des fraudes à 700 Mds $ de dûs).
Il n'y a pas de sources américaines plus sérieuses sur ce problème ?
Je croyais avoir lu un article de Matt Taibbi là-dessus, mais en fait non.
Reste un edito de Krugman qui est pas trop mal : http://www.nytimes.com/2010/10/15/opini
.html?_r=1
Last edited by Broz (20-10-2010 18:29:50)
Je croyais avoir lu un article de Matt Taibbi là-dessus, mais en fait non.
Reste un edito de Krugman qui est pas trop mal : http://www.nytimes.com/2010/10/15/opini .html?_r=1
impossible à lire ils demandent un identifiant
Broz a écrit:Je croyais avoir lu un article de Matt Taibbi là-dessus, mais en fait non.
Reste un edito de Krugman qui est pas trop mal : http://www.nytimes.com/2010/10/15/opini .html?_r=1impossible à lire ils demandent un identifiant
Mais l'inscription est gratuite.
..Qu’est-ce que le Foreclosure Gate ?
Littéralement le Foreclosure Gate, c’est le scandale des saisies immobilières. En effet lors de la crise des subprimes aux Etats-Unis il s’est avéré que de très nombreuses saisies immobilières auraient été entachées de vices, voir même d’illégalités. Même si le problème apparaît bénin, circonscrit aux Etats-Unis, identifié et apparemment limité, il peut très vite contaminer les marchés financiers, puis l’économie mondiale. Le problème des subprimes ne paraissait au début assez insignifiant pour contaminer le monde par la crise. Le Foreclosure Gate semble avoir les atouts de la même insignifiance contaminante.
L’origine du Foreclosure Gate
Pour bien comprendre, il faut revenir à l’origine du problème. A partir de 2003 il y a eu un emballement des marchés immobiliers aux Etats-Unis. Dans ce contexte les loyers de l’argent étaient peu élevés et les banques ont prêté à tour de bras des fonds pour que les américains deviennent propriétaires. On a parlé par exemple du mythe de la femme de ménage qui gagnait 10 dollars par jour et pouvait obtenir 500 000 dollars de prêt. Et le système était si bien fait que moins on avait de capacité pour rembourser et plus on devait payer d’intérêts. On a octroyé des prêts à des citoyens américains qui comblaient, voir même dépassaient, leurs capacités de remboursement en se disant "de toute façon si ils ne parviennent pas à rembourser leur maison, on pourra la saisir, la hausse des prix immobiliers permettra de combler le déficit de l’opération". Seulement entre temps il y a eu la crise immobilière, jetant de nombreuses personnes à la rue et octroyant aux banques des maisons saisies n’ayant plus aucune valeur. Ces créances titrisées et diluées dans l’économie mondiale ont contaminé la finance, puis l’économie et enfin la planète. Pour corriger ce problème on a renfloué les banques, garantie le crédit et établit des plans de relance de l’économie. Le problème semblait résolu. Mais depuis il se profile à l’horizon le Foreclosure Gate.
L’illégalité des procédures de Foreclosure
Comme je l’expliquais les banques ont titrisé les créances détenues sur l’immobilier. Elles les vendaient comme des valeurs garanties puisqu’elles reposaient sur des éléments réels, solide, des maisons, des appartements ... le home sweet home américain, quoi de plus sûr ? Mais pour faciliter cette titrisation les banques auraient eu recours à des procédures illégales. En effet le problème d’une créance immobilière, une hypothèque, c’est qu’elle nécessite une procédure d’enregistrement qui est longue et coûteuse. Les banques ont transféré une très grande partie de leurs créances immobilières à des établissements de défaisance, les célèbres Freddie Mac et Fanni Mae. Pour faciliter ce transfert et en éviter les coûts, les banques et établissement de défaisance ont crée un système d’enregistrement informatique automatisé commun ; le MERS. Le problème c’est qu’au moment de la crise des subprimes, le système s’est emballé et a révélé à posteriori que les procédures de saisies étaient entachées d’illégalités. Tout d’abord le système d’enregistrement automatiques d’hypothèques a été jugé illégal par un tribunal. Ce sont donc des centaines de milliers de transfèrement de créances et donc le chambranle de la validité des prêts qui pourraient tomber. Au de là de cela la crise il y a eu une explosion du système de saisies immobilières par le nombre, au point que dans de nombreux cas on ne sait plus qui est le véritable titulaire de la créance. Certaines banques auraient perdu leurs titres, d’autres banques en possession d’un même titre prétendraient détenir le même bien. Enfin les banques pour assurer leurs titres d’hypothèque auraient même produit des faux sous la forme de documents antidatés. Ce bordel facilite la contestation des saisies par les propriétaires déchus devant les tribunaux. Ils attaquent la validité des saisies, la validité de la détention des hypothèques par les banques ou simplement la validité des prêts. Déjà de nombreuses procédures de saisie ont été annulées par la justice américaine. Pour faire face à ce fatras le Gouvernement américain a annulé jusqu’à nouvel ordre les procédures de saisies. Déjà les experts estiment que le coût de ces procédures en annulation, en dommages et intérêts et en condamnation des banques pourrait atteindre plus de 700 milliards de dollars.
Les fraudes du système
Le système d’enregistrement MERS avait pour avantage l’automaticité de l’enregistrement. Le système était simple et rapide. Seulement les concepteurs du système ont oublié qu’ils devait y avoir aussi un enregistrement du transfèrement d’hypothèques auprès des administrations américaines. Et là bas qui dit enregistrement dit taxes auprès des Etats et des municipalités. La multiplication des transferts de créances auprès des sociétés de défaisance impliquerait le payement de plusieurs centaines de milliards d’euros d’arriérés d’impôts. Sur le seul Etat de Californie le montant des arriérés atteindrait au minimum les 60 milliards de dollars.
Il est lancé aux Etats Unis une procédure d’enquête contre des banques pour fraude. Elle a été jointe par 50 procureurs généraux, par une procédure fédérale et par des class actions. En effet aux Etats-Unis on commence à se demander pourquoi les banques et les sociétés de défaisance de créances ont pris de tels risques avec la légalité ? De plus en plus d’experts pensent que les banques ont caché volontairement ces créances pour ne pas montrer aux contrôleurs de Mortgage Backed Securities (MBS) (fonds de titrisation de subprimes), aux autorités de marchés et aux régulateurs bancaires que les créances étaient détenues dans des conditions illégales ou que les prêts avaient été souscrits sans aucune garantie (environ 1/3 des prêts). En cachant les procédures d’enregistrement et de transfèrement d’hypothèques les banques auraient en fait caché volontairement que les titres de marchés étaient chargé volontairement d’emprunts pourris. Malheureusement ces titres ont passé les contrôles ont obtenu le triple AAA rassurant des agences de notation et ont pu être diffusés sur les marchés et ont généré la crise. L’enjeu est alors de savoir si les banques ont pris volontairement des libertés avec la légalité pour écouler leurs créances douteuses sur les marchés. Quoi qu’il soit ces illégalités révèlent soit une escroquerie gigantesque ou au mieux une incompétence évidente des acteurs financiers.
Quelles seront les conséquences économiques ?
Il est encore trop tôt pour tirer une conclusion de ce qui ressemble déjà au plus grand scandale financier de tous les temps. Le Foreclosure Gate peut être la mèche qui peut rallumer le feu récessionniste, dont on envisageait déjà le retour. Je crains que le marasme soit plus long qu’on ne le pensait. Si le scandale se révélait aux Etats Unis, on peut craindre que l’économie du pays ne parvienne jamais à s’en remettre. Avec quoi sauvera-ton cette fois les banques ? Le Foreclosure Gate révèle néanmoins certains maux de nos sociétés ; la rapacité du gain au mépris des règles élémentaires de sécurité et de respect de l’individu. Ou le risque immense que l’on prend à bâtir nos économies sur de la dette privée ou publique.
La source : http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-crise-ii-the-foreclosure-gate-83164
Pas moyen d'avoir d'autres sources qu'Agoravox ou Metro ??
En français je ne trouve pas grand chose... une dépêche de l'AFP qui n'apporte pas forcément grand chose (rédigée en anglais) :
http://www.google.com/hostednews/afp/ar
b5591.591
A deux semaines des élections US, je ne suis pas sûr non plus qu'on puisse avoir un traitement médiatique correct des événements même dans les médias américains.
edit : Sinon, un post light sur un blog du Monde...
http://finance.blog.lemonde.fr/2010/10/18/611/
Le seul article un peu plus technique et complet est signé Objectifeco.com
http://www.objectifeco.com/economie/eco
e-scandale
C’est notre faute, c’est notre très grande faute, et il va falloir payer. Les grecs d’abord, puis les irlandais, puis... Mais... depuis quand est-ce que ce sont des entreprises privées qui notent des États ? Et depuis quand ces notes dirigent-elles la politique des pays au point de pouvoir les mener à la faillite ? C’est la vision du film “Inside job” de Charles Ferguson(2010), actuellement en salle, décrivant la crise des subprimes et explicitant la façon dont celle-ci a été déclenchée qui m’a inspiré les réflexions qui suivent.
Ce film est un excellent film : sans effet spéciaux, sans suspense ni acteurs connus il parvient pourtant à monopoliser notre attention sur un sujet assez aride et peu réjouissant. Pourquoi ? Est-ce parce qu’il démontre comment un système se rapprochant de la pyramide de Ponzi a pu être monté au niveau mondial par des banquiers sans beaucoup de scrupules et nous explique pourquoi nous payons encore les traites d’un enrichissement qui ne nous a pas concerné ? Pas seulement. Parce que, même si l’on avait compris en gros le système, on reste scotché devant l’écran : il y a donc autre chose qui se dégage du film, un message subliminal, une leçon qui n’est pas explicitée mais qui me semble d’une importance capitale.
La difficulté, avec les essais d’analyse de l’évolution du monde, c’est que l’étude de l’histoire nécessite un certain recul temporel. L’histoire en train de se faire ne peut comporter la prise de distance qui seule permet de relier entre eux des faits avérés et de relier ceux-ci à des évènements antérieurs dont on détermine l’éventuelle valeur causale. Dans le maelstrom des éléments constituant la contemporanéité comment dégager les lignes de forces qui détermineront un avenir qui n’est pas encore écrit, et, pour celles-ci, le point d’origine de leur trajectoire ?
Or les chercheurs, les analystes, les journalistes, et chacun d’entre nous, ne cessent de tenter l’exercice périlleux de l’histoire contemporaine. D’autant plus que nous percevons que des changements sont en train de s’opérer, changements dont nous essayons de comprendre l’importance et le risque, la crise des subprimes donnant un exemple fort d’un de ces évènements qui résonne comme une alerte et nous pousse à l’analyse. Or il me semble que si sur l’état de l’économie au jour le jour nous apprenons de plus en plus de choses, quelques théories fumeuses s’effondrant comme des châteaux de cartes sous les coups de butoir de la réalité, certaines leçons de l’histoire récente n’ont pas encore été tirées. J’aimerais ici préciser mon point de vue sur cet aspect des choses.
S’il est en général difficile d’analyser l’histoire en train de se faire, c’est moins vrai pour ceux qui font l’histoire, et en particulier pour ceux qui ont décidé de laisser leur empreinte sur le monde sans tenir compte des dégâts collatéraux de leur action.
Pour le dire d’une autre façon, si un dirigeant décide d’essayer de maintenir son pays en paix, il y a une certaine probabilité pour qu’il y parvienne (mais ce n’est pas certain) mais s’il a décidé de faire la guerre et qu’il la prépare résolument, la probabilité pour que celle-ci se produise avoisine les cent pour cent. Ainsi, ce sont les dirigeants eux-mêmes qui sont le plus prés de connaitre l’histoire contemporaine, et cela, d’autant plus qu’ils sont déterminés à agir de façon autoritaire sur leurs administrés.
Quel rapport avec la crise des subprimes ?
Selon moi, une guerre a été déclarée, il y a de cela longtemps : son arme c’est l’économie, ses belligérants, la finance internationale et les citoyens. A part que ces derniers, dans leur grande majorité, l’ignorent. Et qu’ils sont sur le point de perdre cette guerre mondiale qui se déroule sans qu’ils sachent en être un des principaux acteurs.
Le film “Inside job” démontre, en décrivant les faits ayant abouti à la crise des subprimes, que celle-ci ne devait rien au hasard. Tout a été préparé par les lois de dérégulation financières, elles-mêmes décidées en amont. La façon dont les prêts toxiques ont été “blanchis” par passage de relais pour aboutir à des notations AAA ; la mise aux postes clés, et même ceux des autorités de régulation, de personnes ayant des liens avec les banques ; la constitution particulière des agences de notation, qui sont privées et qui reçoivent de l’argent (beaucoup) si elles donnent de bonnes appréciations(cf sur Wikipedia : Article Agence de notation financière de Wikipédia en français (auteurs) Contenu soumis à la licence CC-BY-SA ) ; les prestigieux enseignants américains en sciences économiques dont certains (combien ?) sont très largement rémunérés par les banques ( et qu’en est-il des nôtres ?) etc… tout a été mis en place pour que la finance internationale s’enrichisse de façon exponentielle, non pas en ignorant les risques, mais en s’arrangeant pour que ceux-ci soient, dans tous les cas, payés par le peuple. Et cette opération mondiale a été possible grâce à l’accord, sinon la complicité, des gouvernants des pays industrialisés.
Cette martingale présentée comme un système gagnant à tous coups, c’est celle où, en fin de compte, ce sera toujours le contribuable qui trinquera.
En effet, il n’aura échappé à personne que les banques sont des organismes privés (surtout depuis que ceux qui font l’économie ont décidé qu’il n’y aurait plus de banque publique et que les états ne pourraient désormais plus emprunter qu’à des banques privées) que le citoyen va renflouer par ses impôts (privatisation des profits, socialisation des pertes, comme on dit). De la même façon, la restriction des services publics représente l’amende payée par le peuple pour un système d’endettement des états qui a enrichi les banques, système d’endettement qui va être évalué, encore une fois, par des agences de notation privées, et sur des critères officiellement subjectifs : “C’est ma conviction” disent les évaluateurs dans le film...
Les théories en cours lors de la dernière décennie “Too big to fall” ou “Les marchés s’autorégulent” ne sont que les résultats d’une propagande savamment instillée dans une population peu habituée à se poser des questions à ce niveau de mondialisation économique.
Mais il serait urgent de se demander pourquoi tant de gens, des principaux intéressés (réellement intéressés, d’ailleurs…) aux principaux économistes, en passant par les politiques et les journalistes, ont répétés en boucle ces âneries, au point de conspuer quiconque tentait de faire entendre un son de cloche différent de la théorie officielle. C’est un point fondamental, car, alors que les pays d’Europe sont soumis l’un après l’autre à des attaques dont on peut prévoir qu’elles vont mettre ces pays en faillite (et ne croyons pas que la France va être indemne : je pense qu’elle fait partie du cœur de cible) il devient indispensable d’ouvrir les yeux sur les mécanismes ayant amené le monde là où il en est. Sinon nous allons continuer à accepter des décisions qui sont destinées à nous nuire, avec des conséquences de plus en plus funestes. Et les facteurs qui ont permis que des théories erronées prennent le pas sur des positions plus pragmatiques et expérimentées ne sont pas liés au seul hasard : ils ont été mis en place délibérément et systématiquement, même si nombre de ceux qui les ont promus ont été dupes eux-mêmes avant de duper les autres.
La troisième guerre mondiale a déjà commencé, et elle est à la fois économique et psychologique.
Si les acteurs politiques, par exemple ceux qui ont présidé à l’élargissement de l’union et à la création de l’euro, avaient tenu compte de quelques signaux des économistes les alertant sur le fait que faire une monnaie unique avec des pays aux économies de forces et de styles différents cela ne pouvait pas marcher, nous n’en serions pas là. Mais nous sommes dans un régime de l’auto-persuasion : le simple bon sens n’a plus court, et depuis longtemps. Entre la stratégie conduisant à cacher au bon peuple les raisons de la prise de décisions obérant l’avenir, voire ces décisions elles-mêmes, noyées derrière des faits secondaires montés, eux, en épingle, et le fait que les décideurs, pour faire leur sale boulot, se racontent à eux-mêmes qu’ils ont raison, il est depuis des décennies difficile de considérer que nos dirigeants nous disent la vérité.
J’accuse les sciences humaines d’être en partie responsable de cet enfumage. Les sciences du comportement et de la communication ont porté l’art de la manipulation des masses à un degré jamais atteint, et les sciences économiques se sont perdues dans des théorisations prospectives conformes à l’esprit du temps : mais ni les unes ni les autres n’ont tenu compte ni évalué les conséquences de la mise en pratique de leurs théories. L’observateur fait partie de l’observation : c’est déjà vrai en science dure, mais c’est primordial en science humaine. On sait qu’une évaluation économique inquiétante contribue à créer ce qu’elle craint, qu’un discours habile peut faire taire une opposition légitime : la responsabilité de l’acteur qui utilise ces outils est engagée, mais comme il pense agir au nom d’une “science” il se dégage lui-même de toute responsabilité. C’est tragique.
Ainsi, le fait de faire vivre les populations dans un état de “crise” permanente contribue à leur faire accepter l’inacceptable, voire à leur faire croire n’importe quoi. De même, annoncer comme une bonne nouvelle que l’on va permettre de faire accéder chacun, même les ménages les plus pauvres, à la propriété, alors que l’on sait qu’un certain nombre de ces victimes de ce marketing vont se retrouver en faillite et sans toit, tandis que d’autres, plus nombreuses, vont passer les meilleures années de leur vie à devoir compter chaque sou pour pouvoir payer leur traites, c’est quoi ? Une manipulation de plus. Mais dans le monde de la "comm" omniprésente, on ne se pose plus la question de la vérité. Tout est fait pour responsabiliser les victimes, voire les faire payer deux fois, dans une sorte de double-peine hallucinante, et déresponsabiliser le communicant. Mais qui évalue les conséquences d’un appauvrissement de la population ? Le néolibéralisme prétend que faire fonctionner tous les systèmes humains selon un mode marchand rend l’entreprise mondiale plus performante : c’est une profession de foi, une idéologie, qui ne cesse de prouver sa fausseté. Mais on continue pourtant de l’appliquer avec une détermination hallucinante, parce que ceux qui en souffrent ne sont pas ceux qui la promeuvent et en bénéficient...
Pour savoir qui est réellement coupable, ce n’est pas très difficile, il suffit de savoir à qui profite le crime…Vous avez dit bonus ? Dividendes ? Paradis fiscaux ? Bouclier fiscal ? Les écarts de revenus entre les populations aisées et les pauvres ne cessent d’augmenter, ce qui est exactement l’opposé de ce que à quoi devrait aboutir une gouvernance globale qui se présente officiellement comme sociale et démocrate, et l’inverse de ce qu’énoncent tous ces messages prétendant faire notre bien.
Où est le progrès ? Ne réside-t-il pas surtout de nos jours dans l’art d’utiliser au maximum la main-d’oeuvre pauvre et la productivité des classes moyennes pour un bénéfice grandissant des plus riches, sans déclencher de révolte chez ceux qui sont ainsi exploités ? Et ceci grâce à une utilisation de stratégies de communication qui vont bien au-delà de la simple publicité pour modifier notre façon même de penser et de concevoir le monde ?
Que va-t-il advenir maintenant ?
Quand est-ce que les citoyens vont se réveiller ? Est-ce que les manifestations qui se déclenchent dans les pays atteints par ces punitions financières (une petite remarque pour noter que dans le monde de la mondialisation économique, si un pays a des difficultés, on ne l’aide pas, mais on le punit, en lui faisant payer ses emprunts plus chers… on voudrait affaiblir les pays de l’ Europe que l’on ne s’y prendrait pas autrement…) sont l’amorce d’une prise de conscience et d’un refus de cette manipulation globale ?
Mais, si l’on accepte l’idée que l’évolution économique des trente dernières années n’est pas le fruit du hasard, la droitisation généralisée des états européens, et leur évolution globalement plus sécuritaire, vont-elles permettre que ce refus s’exprime et soit suivi d’un changement de cap dans la politique économique et dans la politique tout court ? Il me semble qu’il existe une sorte de course de vitesse entre la prise de conscience par le peuple et certaines élites de ce qui est en train de se passer, et l’évolution des différents gouvernements vers le développement d’un contrôle accru de la population, visant, entre autre, à prévenir tout débordement à venir. Peut-être certains savent-ils que la marmite risque, un jour, de se mettre à bouillir…
Je crains, à entendre certaines sirènes médiatiques, que d’aucuns continuent à tenter de nous faire croire que la solution aux conséquences désastreuses de la politique néolibérale serait de faire encore plus d’Europe, une sorte de gouvernement européen qui serait assez fort, nous dit-on, pour se défendre dans le grand marché mondial. Encore une fois, c’est le système où on perd à tous les coups : soit on s’appauvrit, soit on disparait en tant que pays autonome pour se vendre au plus offrant, avec la finance (“Saint-Lémarché” !) qui dictera encore plus sa loi car le peuple ne sera plus souverain, si tant est qu’il l’est encore…
En effet, tant que la régulation n’est pas effective, et que le pouvoir de l’État par rapport à la finance n’est pas rétabli, tout changement se fera au bénéfice de cette dernière.
Enfin, a-t-on pensé au fait que l’argent des banques, c’est le nôtre ? Sans nos investissements, que sont-elles ? Que se passerait-il si les citoyens s’organisaient pour se passer de leurs services ? N’est-ce pas pour cette raison que les états vendus à la finance entendent parvenir rapidement à la dématérialisation de l’argent ? Une fois que nous serons entièrement dépendants du bon vouloir de guichets virtuels, auront nous encore la possibilité de gérer nos avoirs à notre guise ? L’emprise fait oublier, souvent, que le roi est nu : évaluons, réellement, les forces en présence.
Alors, je ne sais pas ce que vont donner les mouvements qui s’amorcent : je ne fais pas, moi, partie de ceux qui violentent l’histoire et qui sont donc capable de la prévoir, au moins à court terme. Mais je sais que tant que l’on n’a pas compris les ressorts d’une erreur, on est condamné à la répéter. Et il me semble que la vérité commence à se faire jour.
Mais je sais aussi que lorsque quelqu’un déséquilibre volontairement un système pour le détourner vers son seul propre intérêt, il court le risque, un jour où l’autre, d’avoir à essuyer en retour un mouvement d’une force au moins équivalente, mais moins calculée…
NB : cet article a paru aussi sur Mediapart
Mouais...
Les peuples vont payer très chers les choix de leurs gouvernements, ça c'est sur.
Mais en réalité, cette sanction des marchés financiers sur la dette des Etats ressemble tout à fait à la fable de la grenouille et du scorpion. Le scorpion promet à la grenouille de la laisser vivre si elle lui permet de traverser la rivière, mais il la tue à la fin en expliquant que c'est dans sa nature.
Les Etats ont donc permis aux banques de traverser la rivière de la crise, mais les banques et autres institutions financières sont en train de piquer les Etats, qui se sont endettés très lourdement pour refinancer les banques.
Au total, ce petit jeu entre Etats et banques, deux facettes de la même réalité de pouvoir indu sur les hommes, ce sont les citoyens qui vont le payer, parce que leurs mandataires publics sont incapables de gérer l'argent collectif et sont en plus vendus aux puissances financière. C'est ce janus à deux têtes de l'oligarchie mondiale (ou l'hydre à trois têtes si l'on y ajoute certains médias propagandistes) qu'il faut que les peuples détruisent et mettent au pas pour reconquérir leurs libertés.
Petit article intéressant sur un télégramme sorti par wikileaks, démontrant que la crise était prévue. Ceci dit, l'info n'est pas si scoopesque puisque l'on savait dès l'été 2007 que des tas de CDO recelaient des junk bonds.
WikiLeaks 17/03/2008 : "Le problème actuel est l’insolvabilité" des banques
En mars 2008, six mois avant la crise, le gouverneur de la Banque d’Angleterre savait que les banques étaient en situation d’insolvabilité.
La méthode qu’il préconisait pour tenter de résoudre le problème, a été suivie à la lettre.
Un des télégrammes dévoilés par Wikileaks concerne la situation financière des banques au mois de mars 2008.
Soit six mois avant la crise financière de 2008.
Vous trouverez le document en question à la fin de ce billet.
Il révèle que le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, savait que les banques étaient dans une situation d'insolvabilité certaine, pour ne pas dire totale.
Pour y remédier il prônait deux actions conjointes : tout cacher aux yeux du public, et refinancement des banques par les États.
PREMIÈRE ACTION : Trouver des moyens pour que les banques puissent refourguer leur créances pourries sans que ça se sache.
Concrètement :
- certainement pas au prix du marché, très proche de 0.
- éviter que les banques demandent ouvertement de l'aide à leur Banque Centrale.
- cacher à tout prix aux marchés (donc au public), le fait que les banques sont (étaient ?) en sérieuse difficulté.SECONDE ACTION : Recapitalisation des banques par les États.
Constituer un groupe de pression d'États "amis" : USA, UK, et Suisse.
Afin qu'ils incitent les autres États à re-capitaliser eux aussi les banques.ÉPILOGUE : Devinez quoi ?
Tout c'est passé comme prévu !
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Wikileaks U.S. Embassy Cable
Monday, 17 March 2008, 18:27
C O N F I D E N T I A L LONDON 000797
SIPDIS
NOFORN
SIPDIS
EO 12958 DECL : 03/17/2018
TAGS ECON, EFIN, UK
SUBJECT : BANKING CRISIS NOW ONE OF SOLVENCY NOT LIQUIDITY
SAYS BANK OF ENGLAND GOVERNOR
Classified By : AMB RTUTTLE, reasons 1.4 (b) and (d)
1. Since last summer, the nature of the crisis in financial markets has changed. The problem is now not liquidity in the system but rather a question of systemic solvency, Bank of England (BOE) Governor Mervyn King said at a lunch meeting with Treasury Deputy Secretary Robert Kimmitt and Ambassador Tuttle. King said there are two imperatives. First to find ways for banks to avoid the stigma of selling unwanted paper at distressed prices or going to a central bank for assistance. Second to ensure there's a coordinated effort to possibly recapitalize the global banking system. For the first imperative, King suggested developing a pooling and auction process to unblock the large volume of financial investments for which there is currently no market. For the second imperative, King suggested that the U.S., UK, Switzerland, and perhaps Japan might form a temporary new group to jointly develop an effort to bring together sources of capital to recapitalize all major banks.
Systemic Insolvency Is Now The Problem
END SUMMARY
2. King said that liquidity is necessary but not sufficient in the current market crisis because the global banking system is undercapitalized due to being over leveraged. He said it is hard to look at the big four UK banks (Royal Bank of Scotland, Barclays, HSBC, and Lloyds TSB) and not think they need more capital. A coordinated effort among central banks and finance ministers may be needed to develop a plan to recapitalize the banking system.
Unblocking Illiquid Mortgage-Backed Securities
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3. King said it is also imperative to find a way for banks to sell off unwanted illiquid securities, including mortgage backed securities, without resorting to sales at distressed valuations. He said sales at distressed values only serve to lower the floor to which banks must mark down their assets (mark to market), thereby forcing unwarranted additional write downs. He said we need to find an auction system where banks could move paper they want to sell without fear of stigma that the market views selling at a low price as a sign that a bank is in trouble. King said, however, he did not yet know how to structure such an auction and that further dialogue was needed. Kimmitt acknowledged the need to find ways to unblock these markets and said we should remain in touch bilaterally as well as in the G-7, the Financial Stability Forum, and the central banks.
A Possible Approach To Recapitalization
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4. The G-7 is almost dysfunctional on an economic level, said King. Key economies are not included, especially those that have large and growing pools of capital. King said that a new international group was needed to address the issue. It could be a temporary group, and he suggested that perhaps the central banks and finance ministers of the U.S., the UK, and Switzerland could coordinate discussions with other countries that have large pools of capital, including sovereign wealth funds, about recycling dollars to recapitalize banks. King said Japan might not be included because it has little to offer. King noted, though that including the Japanese might force their hand in finally marking to market impaired assets. Kimmitt said that he was cautious about starting new groups in the international financial community because of the inevitable debate around whom to include.
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5. The King proposals were not casual ideas developed in the course of luncheon conversation. It was clear that his principal objective in the meeting was to outline his outside-the-box thinking for Kimmitt. King included very few details about his proposals and was content to present broad concepts, thereby planting the seeds for future discussion. END COMMENT.
6. Participants : USG : Ambassador Robert Tuttle ; Deputy Secretary Kimmitt ; Eric Meyer, Office Director for Europe ;
SIPDIS Robert Saliterman, Spokesman, International Affairs, U.S. Treasury ; Warren Chane, ECONOFF. UK : Mervyn King, Governor, Bank of England ; Chris Salmon, Private Secretary.
7. Deputy Secretary Kimmitt has cleared this message.
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D'ailleurs, à propos de la crise, la Tribune reprend l'idée du "Big One" évoquée sur le forum depuis longtemps.
Il est clair que dans les deux années qui viennent, on a intérêt à préparer la catastrophe financière qui ne peut pas manquer d'arriver un jour ou l'autre, étant donné la déconnexion terrifiante entre la sphère financière et la sphère économique. Je ne sais plus où j'avais lu sur le forum l'écart entre l'encours des actifs financiers et le PIB mondial, mais l'écart est beaucoup trop fort pour être durable.
Faut-il craindre le "Big One" de 2012 ?
Source : La Tribune.fr - 25/12/2010 | 09:00 - 615 mots |
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Philippe Mabille, rédacteur en chef et éditorialiste à La Tribune, analyse les peurs des marchés financiers mais aussi des économistes et des politiques alors que rien n'a été fait pour corriger en profondeur les déséquilibres fondamentaux à l'origine de la crise.Rally de fin d'année sur les marchés boursiers ; sentiment de reprise économique conforté par les cours record atteints par les matières premières ; croissance bien installée dans les pays émergents et renaissante dans les pays développés. Le tout s'adossant sur des profits (et des bonus) bancaires florissants et des grandes entreprises mondiales les poches pleines de cash...
Et si 2011, année du lapin dans l'astrologie chinoise, quatrième année après la crise, était celle de l'apaisement des tensions, d'un retour à la normale refermant la parenthèse ouverte en 2008 avec la faillite de Lehman Brothers ? Une erreur « systémique » majeure imputable à l'administration Bush, et que l'Europe s'efforce de ne pas rééditer en organisant, pour l'instant avec succès, la défense de la zone euro. Car si on mesure les dégâts de la chute d'une banque privée comme Lehman à l'aune des emplois perdus (30 millions entre le début 2008 et le début 2010 selon le BIT), on n'ose imaginer l'ampleur de la déflagration qu'entraînerait un défaut de l'Espagne ou de la Belgique. Les Chinois qui volent, non sans arrière-pensées, au secours de l'euro, l'ont bien compris, tout comme l'Amérique d'Obama qui s'inquiète des conséquences pour sa propre survie d'un éclatement de l'euro. À juste titre, parce que le grand événement de 2011 pourrait bien être le basculement de la spéculation de l'autre côté de l'Atlantique, où la situation économique et budgétaire n'est guère meilleure que chez nous.
Un économiste de la banque ING, Mark Cliffe, a « quantifié l'impensable » d'un retour aux monnaies nationales en Europe : récession de 10 % sur trois ans, explosion du chômage et déflation généralisée, y compris en Allemagne. Les États-Unis surendettés ne peuvent pas ne pas se sentir concernés par le sort de l'Europe. Et c'est cette interdépendance qui nous sauve.
Mais plus que le scénario d'un krach de la zone euro ou d'un krach obligataire par indigestion de dettes publiques, c'est surtout le spectre du « Big One » qui hante les marchés financiers. Le « Big One », c'est ce fameux tremblement de terre final qui pourrait un jour engloutir l'ouest de la Californie si la faille de San Diego venait à le déclencher. Le « Nouvel Économiste » consacre sa une cette semaine à cette hypothèse d'un « effondrement ravageur » de la sphère financière sur elle-même.
Cette peur millénariste, alimentée par le cinéma (le film « 2012 » est construit sur la mythologie du calendrier maya qui date l'apocalypse au 21 décembre 2012, ce qui nous laisse deux ans !), repose sur un constat implacable. Sous l'apparent confort du retour au « business as usual », rien n'a été fait pour corriger en profondeur les déséquilibres fondamentaux à l'origine de la crise. Au contraire, pour la surmonter, les États ont choisi la fuite en avant dans une boule de neige financière qui fait, c'est de saison, froid dans le dos. Les liquidités en circulation représentent près de douze fois le PIB mondial (700.000 milliards d'euros), s'inquiète le député socialiste et ancien banquier Henri Emmanuelli qui a présidé une commission d'enquête sur la spéculation. Comme l'écrit avec un humour grinçant le « Blog a Lupus », « la rechute des alcooliques anonymes » menace et prépare de nouveaux chocs financiers. Reste à savoir où serait l'épicentre du « Big One » : l'Europe, les États-Unis, la Chine ? Les failles ne manquent pas. Mais, le pire n'étant pas certain, nous ne céderons pas, nous non plus, à ce « journalisme d'épouvante »... tout en conseillant de lire ou de relire « le Cygne noir » de Nassim Nicholas Taleb, pour réfléchir, quel symbole pour Noël, à la « puissance de l'imprévisible ».
Avant de crier au complot de la finance mondiale, il faudrait comprendre l'origine de la crise.
Elle tient en 3 points :
- Lobby
- Lobby
- Lobby
Sans les "special interests" posés à Washington, financés par Goldman Sachs, appuyés en nature par McKinsey & Company on en serait pas là.
La titrisation s'est faite trop vite, et en dissolvant le risque dans les moindres recoins défécatoires de l'économie mondiale (le portfeuille d'amérloques en surcharge pondérale), tout le monde a flippé lorsqu'on a pas su démêler la boule de fils.
Finalement, la seule chose à faire, c'est d'y aller à la Adam Smith, et d'agir sur les incentives des banquiers.
Légiférer sur le mode de rémunération des Investment Bankers, donc.
Pas de prime sur des placements démesurément risqués.
Des primes sur la prudence.
Y aller doucement sur le levier : mettre des restrictions sur la vente de choses qu'on ne possède même pas encore.
C'est à peu près tout. Tuer le capitalisme financier est aujourd'hui impossible, faudra se limiter à ça.
Et pour la dénomination de Hold-Up, je n'y crois pas.
En fait, c'est à cause des sympathisants "gauchistes" que ça en a l'apparence.
Un libéral aurait laissé toutes les banques faire faillite, se faire racheter par les chinois, et on parlerait plus.
Un petit article sur la crise des subprimes avec beaucoup de détails très intéressant.
Et parmi ces détails, un rappel de l'origine des "mortgage" : une servitude féodale à vie.
L'administrateur judiciaire de l'affaire Maddof, Irving Picard, chargé de retrouver les fonds et de les rendre aux victimes du "plus grand financier de la planète", réclame 20 milliards à la banque d'affaire JP Morgan. Alors que la banque affirmait depuis 2010 ne pas avoir été au courant des fraudes de l'escroc, cet administrateur accuse la banque d'avoir été un complice active de la pyramide de Ponzi organisée par Bernard Madoff, qui est en prison pour un bon bout de temps (condamné à 150 ans de prison...).
Picard estime non seulement que JP Morgan a eu connaissance de la fraude orchestrée par le financier mais aussi qu'elle a fermé les yeux, sachant où cela conduisait.
« La plainte amendée du liquidateur ajoute de nouvelles preuves et développe nos allégations précédentes selon lesquelles JPMorgan Chase a été un complice actif du schéma de Ponzi de Madoff »,
Une avocate des victimes, déclare de son côté que
les banquiers « pouvaient voir que l'argent déposé dans son principal compte n'était pas utilisé pour acheter ou vendre des titres, ils pouvaient voir qu'il était seulement transféré à d'autres clients et que les communications (de la firme Madoff) ne correspondaient pas aux finances réelles de la firme, et pourtant, comme nous l'affirmons, ils ont laissé la fraude se poursuivre ».
Encore une démonstration que les banques d'affaires sont un ramassis d'escrocs prêts à tout et n'importe quoi pour dépecer ceux qui sont en affaires avec eux, et dépecer l'économie toute entière s'ils peuvent y trouver profit (cf. le rôle de Goldman Sachs dans la crise subprimes + dans la crise grecque). Tout mouvement boursier se fait d'une façon ou d'une autre par l'intermédiation de ces banques d'affaires, autorisées à exercer directement sur les marchés. Ces banques d'affaires constitue en réalité une ré-intermédiation bancaire dans le système financier prétenduement "désintermédié".
Tout comme pour les Agences de notation, il faudrait revoir la réglementation pour enlever des mains de ces brigands le pouvoir de position qu'ils exercent du fait même de la réglementation actuelle qui les met au coeur du système.
Désintermédiez la désintermédiation !
Encore une démonstration que les banques d'affaires sont un ramassis d'escrocs prêts à tout et n'importe quoi
Quand on voit comment Goldman Sachs (il me semble que c'était elle) a bloqué de l'argent qu'elle devait à Lehmans Brothers au moment où celle-ci était au bord de la faillite et en avait besoin, juste pour la voir couler, tout est dit.
http://iphone.latribune.fr/actualites/e -euro.html
Ca fait plaisir à lire de la plume d'un financier, prof d'HEC, car Hec a été et est encore majoritairement frappé d'orthodoxopathie financière.
30 banques, dont la goldman sachs, la deutche bank et la société générale vont être poursuivies par L'agence fédérale américaine de supervision des prêts hypothécaires pour avoir vendu des obligations pourries adossées à des crédits immobiliers en présentant ces opérations sous un jour inexact. Autrement dit, elles ont titrisé et passé la patate chaude à d'autres sans leur dire de quoi il retournait exactement dans le sous-jacent des CDO.
A titre d'exemple, JP Morgan est poursuivie pour des pertes sur titres de plus de 33 milliards de dollars et la Société générale pour près de 1,3 milliard de dollars.
Le but de la FHFM est naturellement d'apurer le déficit causé chez Freddie Mac et Fannie Mae, à hauteur de 41 milliards de dollars.
Par ailleurs, d'autres plaintes sont en cours, à propos des signature automatiques d'avis d'expulsion, sans étude préalable des dossiers ("il y en avait tellement" plaident cyniquement les banques visées par ces plaintes).
Hummm...
Ce sont encore deux de la Godlman Sachs qui ont pris les places à la BCE et au gouvernement italien. L'un des deux (Draghi) avait joué un rôle direct dans les trucages de comptes de la Grèce pour son entrée dans l'euro. Quant à Papademos, il était vice président de la banque centrale grecque qui avait également joué un rôle dans les trucages des comptes grecs.
Si vous voulez mon avis, on s'est fait entuber par "les marchés", qui ont capitalisé sur cette crise démarrée aux Etats-Unis pour nous imposer deux personnes qui devraient aujourd'hui être réprouvées.
Nous sommes vraiment, en Europe, incapable de comprendre ce qui nous arrive et comment nous nous faisons manipuler et appauvrir en cascade.
Jevais profiter de ce vieux thread, toujours autant d'actualité pour m'insurger contre cette nouvelle absurdité que nous nous voyons imposer par les marchés financiers et les Institutions financières internationales.
On apprend que le FMI veut bien participer à la réinjection de liquidités dans la zone euro (par rachat de dette souveraines) en lieu et place du FESF, à heuteur de 200 milliards d'euros MAIS seulement sur des fonds que les banques centrales nationales européennes vont leur préter !
Autrement dit, nous sommes tellement des pingoins en Europe, nous avons si peu de souveraineté sur nous mêmes, nous sommes si peureux de réaliser nous mêmes notre propre sauvetage, que nous devons construire cette usine à gaz délirante à savoir donner 200 milliards au FMI pour que lui, à l'arrivée, rachète nos dette souveraine. En se gavant probablement au passage.
C'est scandaleux et aberrant. La nullité de nos dirigeants, leur stupidité et ce dogmatisme abjecte qui depuis 2 ans, nous empêche toute action avec les leviers classiques et bien efficaces si nous les utilisions, est en train de nous mener à la catastrophe. Et ce n'est pas un nouveau hold-up sur l'Union européenne, attaquée par les Etats Unis trop heureux de focaliser sur nous leurs propre turpitude (planche à billet et dette incommensurable), qui va nous sortir de l'ornière.
Ma colère est sans limite face à ces dirigeants incapables de mettre en place une stratégie évidente de sortie de crise. Merkel est une [insulte] et une [insulte], elle est en train par son incompétence et son dogmatisme de ruiner l'Union européenne. Sarkozy est un incapable et un analphabète économique. Ces deux là méritent d'être recouverts par du lisier.
L'Europe est un continent d'incapables, incapables d'user de leurs armes pour faire face aux situations, un continent de dogmatisme et de faiblesse. A moins de changer de dirigeants et d'y mettre des leaders qui ont une vision économique et sociale, on ne sortira pas de cette ornière.
C'est triste et lamentable. J'ai du mal à voir d'autre évolution aujourd'hui, qu'une vaste insurrection afin de mettre au cachot tous ceux qui apposent leur véto à la sécurité économique de nos citoyens en empêchant toute action pour mettre un terme à cette fausse crise.
Last edited by Gambetta (19-12-2011 13:05:13)
Merkel est une [insulte] et une [insulte], elle est en train par son incompétence et son dogmatisme de ruiner l'Union européenne. Sarkozy est un incapable et un analphabète économique. Ces deux là méritent d'être recouverts par du lisier.
C'est (...) lamentable.
Mais oui mon chou, continuons à nous indigner de propos, pendant que ce gros tas plein de choucroute saucisses continue de nous ruiner.
Mais oui mon chou, continuons à nous indigner de propos, pendant que ce gros tas plein de choucroute saucisses continue de nous ruiner.
Je ne m'indigne pas, je trouve que cette injure est dans la droite ligne de la totalité de tes analyses, toutes en finesse et en nuance.
En situation de péril, il n'est plus temps de faire dans la nuance ou la finesse.
Il est temps de neutraliser les traîtres et les usurpateurs qui, au sommet de nos institutions décrépies, menacent notre intégrité économique.
Face à l'incapacité crasse de nos dirigeants, et à l'inaptitude à agir auto-imposée, je n'ai que colère et haine à opposer à nos dirigeants. Particulièrement face à cette chancelière obèse et dogmatique qui bloque tout depuis 2 ans et à cet imbécile de Président, trop bête pour avoir construit une relation franco-allemande équilibrée. Il arrive à la fin de son mandat en situation de queue entre les jambes, ce qui n'aurait pas été le cas si jusqu'ici, il avait construit patiemmentune relation équilibrée et amicale. Et je ne parle même pas de leur refus de s'engager dans un processus de souveraineté à l'américaine ou à la chinoise, où l'Europe prendrait en main son destin, ses pouvoirs, ses forces, ses Institutions.
Et nous sommes à l'arrivée de ce processus, à être obligé de donner 200 milliards au FMI pour que le FMI nous donne de l'argent, alors que nous avons construit un fond qui était au départ créé pour cela.
Pouah !
Last edited by Gambetta (19-12-2011 14:02:49)
Le problème est que si nous voulons un apport des pays extra-européens, ces derniers ne veulent passer que par le FMI...
Dans l'absolu, je suis d'accord avec l'idée que nos dirigeants ont été et sont toujours incapables de gérer cette crise et que l'on aurait du dès le début de la crise de la dette se servir de nos propres leviers pour faire face à cette situation. C'est assez sidérants d'ailleurs qu'autant de gens que l'on pourrait croire qualifiés, entourés d'armées de conseillers, aient les yeux si encrassés qu'ils soient aussi peu capables de mettre en oeuvre les mesures évidentes de gestion de cette crise, quand les Etats-Unis parviennent à tenir le choc alors qu'ils sont autrement plus endettés que nous et ont une monnaie dont ils ont largement outrepassés les limites du tirage acceptable (mais ils ont plus d'innovation, plus de relais de croissance, plus d'investisseurs prêts à mettre plus sur la table pour développer de nouvelles activités...). Cette affaire n'est qu'une question de crédibilité, et il est évident que faute de prendre les mesures qui s'imposent, et faute de disposer d'institutions fédérales et d'Etats réellement unis, l'Europe a du mal a se construire une crédibilité internationale, alors que nous disposons de la première économie mondiale, de la première monnaie mondiale, et probablement des meilleurs dispositifs d'assurances sociales et des meilleurs infrastructures du monde.
DSK est reparti hier sur son leitmotiv de la "prise de perte", mais de quelle perte parle-t-il ? Nous la prenons chaque jour notre perte : les banques ont pris leur perte sur la Grèce en acceptant la décote et en ayant provisionné toutes leurs dépréciations d'actifs imposées par des marchés financiers en voie de déroute avancée ; les Etats acceptent leur perte en ayant abdiqué devant la stratégie hémiplégique imposée par Merkel (austérités nationales sans relance européenne) ; les entreprises prennent leurs pertes avec l'augmentation de délais/défauts de paiements consécutifs à la cette crise psychologique ; les salariés prennent leur perte avec la modération salariale et la précarité sociale de fait qui leur sont imposées... J'aurais aimé que DSK précise sa pensée sur cette fameuse perte qu'il faudrait encore se prendre sur le coin de la figure.
Pour le reste, je pense qu'il faut en effet que l'Europe se redresse et prenne en main les moyens dont elle dispose et dont elle persiste à refuser de se servir (l'UE n'a pas de dette, et la BCE a une monnaie surévaluée sur laquelle on a de la marge de manoeuvre de tirage), mais pour cela, il faudrait que les Allemands élisent quelqu'un qui ait une vision un peu plus élargie de la stratégie économique nécessaire que la stratégie étriquée de boutiquier que Merkel nous impose et qui asphyxie l'Europe à court-terme, et que les Français élisent quelqu'un qui sache construire une relation rénovée avec l'Allemagne dans la durée, comme Helmut Kohl et François Mitterrand avaient su la construire, permettant d'aboutir à des accords de longue portée, plutôt que quelqu'un qui croit (ou qui a cru pendant les 3 premières années de son mandat) que c'est en jouant les gros bras que l'on arrive à quelque chose.
Au total, nous sommes toujours au point de départ, après 2 ans de sommets en série. Et tout ce que l'on nous présente comme une avancée, c'est ce qui existe déjà dans le Pacte de stabilité et de croissance (les 3% de déficits limite), et dans le droit européen et Français (à savoir la programmation pluriannuelle des finances publiques...) et de ce point de vue, je partage cette consternation.
On le sentait, mais là, l'analyse est complète sur comment un certain nombre de hedge funds anglo-saxons, rassemblés dans divers dîners en ville, et alliés avec les agences de notation et les analystes de diverses banques d'affaires, ont organisé la crise actuelle dans la foulée des subprimes afin de réaliser de très gros profits sur la baisse de valeur des dettes souveraines (par l'intermédiaire des dérivés, de la vente massive de titre de dette et dans un deuxième temps par la hausse usuraire des taux d'intérêts). Pour ce faire, ils ont poussé à la panique sur ces dettes, en favorisant le climat de défiance à leur égard (leur puissance de marché était bien suffisante pour entraîner un phénomène de cause à effet).
A nouveau, nous faisons face à des crises financières provoquées par quelques acteurs financièrement très puissants qui s'enrichissent grâce à ces opérations en appauvrissant des peuples entiers...
Et face à cela, la réponse allemande, bête et méchante, consiste à aller dans le sens provoqué par ces escrocs à échelle de milliards, en plombant encore plus les Etats attaqués...
Maintenant que la crise s'est contaminée à l'Italie, à l'Espagne, le bénéfice est triplé, quadruplé, car preter à l'Italie à un taux de 6-7%, c'est tout bénef puisque jamais l'Italie ne fera défaut (donc ces taux usuraires sont absolument illégitimes) - cf. son taux d'épargne, la valeur de ses actifs, etc.
Tout cela est orchestré depuis les Etats anglo-saxons, USA et UK, deux Etats qui sont en bien plus grand danger financier que la zone euro.
Si nos politiques voulaient prendre conscience de cela, et contrecarrer ces opérations de billard à trois bandes financières, ils le pourraient, mais ils sont trop stupides et incapables pour le voir, et définir la stratégie de riposte.
Last edited by Gambetta (26-12-2011 15:57:21)
http://www.liberation.fr/economie/01012
isait-trop
«En seize ans de salle de marché à la Société générale, je n’ai jamais vu une telle situation, totalement délirante, surtout au vu de la communication de la banque sur les valeurs d’éthique, de rigueur et de professionnalisme.» En adressant ce mail à Michel Péretié, patron de la branche trading et investissement de la Société générale (SGCIB), Ghislain Le Mintier, alias «GLM», signe son arrêt de mort en avril. Un mois plus tard, ce trader est licencié pour insuffisance professionnelle....
Les banques sont comme l'orchestre du Titanic, elles continuent à jouer (dans tous les sens du terme) dans une fuite en avant générale, espérant que le désastre sera évité de façon quasi eschatologique...
Last edited by gustave (27-12-2011 14:27:06)
Cet article date du début de la crise, mais il me parait tout à fait d'actualité et il correspond bien à l'analyse de ce fil.
Dans quelques semaines, les agences de notation vont nous "dégrader". Je me demande ce qu'attendent les représentants du peuple pour dégrader ces agences.
"Une bande organisée de spéculateurs cherche à faire tomber les pays de la zone euro"
Edouard Tétreau, associé-gérant de Mediafin, conseil en stratégie, professeur à HEC, estime que le moment est venu de mettre les spéculateurs hors d'état de nuire.Les écarts de taux entre l'Allemagne et l'Italie sont à des niveaux historiques. Pourquoi les marchés financiers s'attaquent-ils à ce pays ?
D'abord, ce ne sont pas "les marchés financiers", mais une bande organisée de spéculateurs, mobiles, bien armés et à ce jour anonymes, qui cherchent à faire tomber les pays de la zone euro les uns après les autres. Grâce aux efforts de la BCE et de l'Eurogroupe, cette bande a, à ce jour, raté son coup. Elle a même perdu de l'argent sur la Grèce qui n'a pas fait défaut, contrairement à ce que certaines agences de ratings, étonnamment complices, voudraient nous faire croire. Aujourd'hui, cette bande s'attaque à l'Italie, l'Espagne. Demain, ce sera au tour de la France. Le moment est venu demettreces spéculateurs hors d'état de nuire.
N'est-il pas un peu facile de désigner toujours les spéculateurs ?
Ce qui est facile, c'est de ne pas nommer les choses et de laisser faire. A l'heure actuelle, certains fonds d'investissements et établissements bancaires, américains, britanniques mais aussi européens - c'est un comble - ont un intérêt financier à mettre des pays européens en faillite. Ils le font en achetant des CDS sur les dettes européennes, en vendant des titres à découvert, en alimentant le marché de rumeurs, qui font les choux gras et les gros titres d'une certaine presse financière. La première mesure des autorités de marché et des dirigeants politiques doit être, au nom de la transparence des marchés, de forcer l'identification de ces spéculateurs. Quels fonds ont intérêt à faire tomber l'Europe ? Quels établissements arment ces fonds avec des prêts, ou des titres - parfois à leur insu ? Après avoir rendu public ce listing, il faut -vite- se donner les moyens de blacklister ces institutions. Au nom de quel masochisme devrait-on continuer de les laisser opérer sur le marché européen ? Nous sommes actuellement dans une guerre financière qui ne dit pas son nom. Elle réclame des mesures à la hauteur des enjeux. En résumé : une institution prise en flagrant délit d'attaque sur les dettes souveraines européennes doit se voir interdire l'accès aux marchéseuropéens. Ni plus, ni moins.Dans cette guerre, je suis pour le moins perplexe face à la myopie des marchés financiers, qui tirent quotidiennement sur la zone euro, oubliant que deux Etats souverains ont des finances publiques au moins aussi délabrées que la Grèce : la Grande-Bretagne (un déficit correspondant à 9% du PIB) et les Etats-Unis, qui pourraient faire défaut dans quinze jours sur leur dette, et qui ne savent pas s'ils vont faire 1.500 ou 1.700 milliards de dollars de déficits en 2011. La timidité des américaines agences de notation sur le sujet est aussi curieuse que leurs triple A sur les subprimesde 2008...
Qu'attendent les responsables politiques européens pour réagir ?
Je ne sais pas. C'est maintenant que ça se passe. Cet automne, il sera trop tard. Trois actions doivent être entreprises : 1. Dans les prochains jours, le listing et le "blacklisting" des institutions spéculant contre la zone euro. 2. Une initiative franco-allemande sur les marchés, par exemple un achat massif de dettes souveraines espagnoles et italiennes. Nos amis allemands le savent : si ces pays font défaut, leurs banques sautent. La solidarité européenne est aussi une bonne politique nationale. 3. Avant le 2 août prochain, date à laquelle les Etats-Unis auront atteint leur plafond de dette autorisé par la loi, nomination d'un ministre européen des finances ayant pour mission première la mutualisation des dettes nationales européennes. C'est l'heure de vérité de l'Europe : soit chacun se replie sur son pré carré national, et tout le monde est perdant ; soit nous sortons de la crise par le haut, avec une union fédérale budgétaire et fiscale, et donc politique.
Tout cela nécessite du temps ?
S'il a fallu quelques heures pour décider une opération militaire en Lybie, on peut se donner quelques jours pour endiguer la spéculation, et quelques semaines pour unir les forces des Trésors allemand, français, italien, espagnol. Après, nous aurons le temps de passer aux choses sérieuses : la remise en ordre de nos finances publiques, à commencer par la France ; la responsabilisation de l'Allemagne face à son engagement européen, notamment en termes de défense ; et la constitution des Etats-Unis d'Europe.
Un phénomène assez rare se déroule actuellement sur les marchés financiers. Alors que la place parisienne baisse ce matin (-0,7%), la bourse de Franckfort monte pas mal (+1,1%), ainsi que la bourse de Londres (+1,25%). Cela se fait sur fond de chiffres très divergents : le chômage allemand est au plus bas, alors que le chômage des autres pays est au plus haut depuis plus d'une décennie. Au passage, cette hausse du chômage provient tout à la fois certes du manque de relais de croissance, mais aussi de la politique absurde d'exonération de charges sur les heures supplémentaires accompagnée d'une absence de politique innovante de l'emploi (les contrats aidés créés ne sont que des resucées des dispositifs déjà existants).
Par ailleurs, le spread des taux obligataires franco- allemand remonte très rapidement aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que les banques "intermédiaires des valeurs du trésor" donc celles qui sont homologuées pour participer aux adjudications obligataires, font les fines bouches, vendent de la dette française sur le marché secondaire dans la perspective de faire monter les taux lors de la première adjudication 2012 de jeudi (la France prévoit d'emprunter 178 Md€ en 2012 pour financer son fond de roulement ce qui amènera le plafond de variation nette de la dette négociable de l'État à 80 milliards selon la LFI pour 2012)
Ce qui est assez choquant dans ce petit jeu des IVT avec l'AFT, c'est que la BCE leur a fourni des tonnes de liquidités il y a à peine 15 jours, au taux de 1%. Cela signifie que les banques se servent de cet argent pour faire monter les enchères des taux obligataires, alors qu'elles savent bien que cette stratégie se retourne également contre ces banques par deux leviers : par le biais de la valeur du principal de cette dette, qui diminue d'une part et d'autre part parce que c'est ce phénomène qui provoque la défiance des investisseurs des marchés actions dont elles font partie par ailleurs... Elles essayent de se refaire un peu de marge sur les taux, mais elles perdent sur le principal de leurs actifs ! C'est une stratégie absurde. On apprend parallèlement par ailleurs que les taux immobiliers vont augmenter, au point que le magazine Challenge prévoit qu'il redeviendra plus intéressant d'emprunter à taux variables en 2012 plutôt qu'à taux fixe (qui vont atteindre les 5% (et les atteignent déjà en fait avec l'assurance !) ! SAns parler des risques supplémentaires de perte du triple A que cette stratégie fait peser sur l'ensemble de la France, perte qui contribuera à faire encore augmenter les spreads et les taux...
Je disais déjà que j'aurais préféré que cette "new money" apportée par la BCE soit affectée en partie aux Etats, et pas seulement aux banques commerciales, comme cela se fait aux Etats-Unis.
J'entendais hier Jacques Sapir, prévoyant ou souhaitant (on ne sait pas trop), la fin de l'euro comme monnaie unique de la zone euro. Il prône une "monnaie commune", c'est à dire que l'euro ne deviendrait plus qu'une sorte de monnaie d'échange extérieur, alors que les monnaie nationales reviendraient pour les échanges internes à la zone euro. On se demande comment on peut rechercher à alimenter encore plus cette crise que par ces invocations quasi-sacrificielles.
La solution réside encore et toujours en Allemagne, le moteur de l'Europe, mais tant qu'Angela Merkel sera au pouvoir, qu'espérer de sa stratégie égoïste visant à accroître encore et toujours l'écart de situation entre l'Allemagne et ses partenaires de la zone euro ? Dans ce cadre là, Jacques Sapir n'a pas tort, puisqu'en effet, on reste manchot devant le problème fondamental de la zone euro qui est une incapacité (un manque de volonté surtout) à gérer les chocs asymétriques (problème dont on discute depuis plus de 30 ans - cf. Mudell !!). Il faut que l'Allemagne comprenne que sa stratégie de compétition entre Nations au niveau de la zone euro conduit au suicide de cette même zone euro, et réagisse en lâchant du lest et en permettant une meilleure ré-allocation des moyens d’investissement au niveau européen (par le biais des divers programmes financiers européens - fonds structurels, PIC, PCRD et alii - et d'un grand emprunt européen tourné vers l'investissement dans les pays attaqués). Rigueurs nationales et relance européenne, je crois que c'est là la clef d'un retour à l'équilibre. Encore faudrait-il qu'Angela Merkel assouplisse sa position !!
FRANCFORT (Dow Jones)--L'octroi par la Banque centrale européenne (BCE) de prêts à trois ans aux banques européennes n'a pas vraiment servi à soutenir l'économie réelle ou les marchés de la dette souveraine jusqu'à présent, a estimé mercredi l'agence de notation financière Fitch Ratings.
Le crédit en valeur nette diminue, car la plupart des fonds injectés par la BCE lui reviennent, sans aider l'économie réelle, a observé David Riley, directeur de la notation des Etats chez Fitch. "La question de savoir si [les prêts à long terme de la BCE] vont être recyclés dans l'achat d'emprunts d'Etat reste ouverte", a-t-il déclaré lors d'une conférence organisée par l'agence de notation à Francfort.
La BCE a décidé d'allouer des fonds à trois ans - la maturité la plus longue jamais proposée par la banque centrale - afin d'éviter une pénurie de liquidités pour les banques. La demande lors de sa première opération de refinancement à trois ans, qui sera suivie d'une seconde en février, a été massive. Toutefois, au lieu d'utiliser ces fonds pour accorder des crédits, les banques les mettent en réserve. Elles se servent pour cela de la facilité de dépôt à 24 heures de la BCE, avec des montants déposés qui ont franchi des records historiques ces derniers jours.
Dans la mesure où Fitch estime que la crise actuelle dans la zone euro n'est pas une crise monétaire, "il n'est pas raisonnable de s'attendre à ce que la BCE sauve l'euro toute seule", a ajouté David Riley.
Certains responsables politiques ainsi que des analystes souhaitent voir la BCE jouer un rôle plus actif dans la résolution de la crise de la dette souveraine en Europe.
David Riley s'est rallié à leur cause mercredi, en déclarant que "la BCE doit vraiment s'engager plus activement". La BCE a une "grande marge de manoeuvre pour augmenter la taille de son bilan sans déclencher de phénomène inflationniste", a estimé David Riley.
En clair, les 489 milliards injectées aux Banques il y a 1 mois se retrouvent, d'une façon ou d'une autre, sur les comptes des banques au sein de la BCE, et ne sont pas répercutés sur le crédit aux entreprises, aux projets, et éventuellement aux ménages. L'Europe thésaurise, alors qu'il faudrait inventer de grands projets technologiques sectoriels, remettre de l'argent dans les entreprises pérennes en difficulté, recapitaliser certaines entreprises françaises qui ont devant elles de vastes défis (EDF pour le nucléaire, qui devra réinvestir pour prolonger la durée de vie des centrales, etc.), etc. Il aurait été bien plus utile d'utiliser cet argent de la BCE pour financer des projets d'envergure européenne, par la BEI, plutôt que des les avoir donné à des banques qui se sont empressées de les garder sur un compte courant de la BCE... Et pourquoi ne pas mettre en relation cette arrivée d'argent par des projets de politique économique, sociale, environnementale sur lesquels oeuvreraient les administrations européennes. Indépendance de la BCE me répondra-t-on... Si l'on pouvait se départir de réflexion de théoricien pur et parfait de l'économie, bien souvent éloigné des réalités profondes et quotidienne des relations économiques, on verrait que si la BCE travaillait de concert et en cohérence avec les Institutions européennes, on aurait mieux pu utiliser ce quantitative easing à l’européenne. Les Institutions agissent et veulent agir en silo, pour mimer cette indépendance sacralisée des gardiens de la politique monétariste dogmatique. On en a vu, dans cette opération de refinancement "sans affectation économique" au sens propre, les effets pervers de l'indépendance à outrance de la Banque Centrale et de l'absence de concertation entre ceux chargés d'une politique économique européenne et les stratèges de la BCE. Les banques étant les seules interlocutrices de la Banque centrale, leurs biais propres font le biais économique tout entier de tous les secteurs productifs de l'économie réelle. Ainsi, la nécessité de faire monter le core tier one à 9% en fonds propres est certes une juste mesure et va probablement justifier en partie cette "mise en réserve", mais les conditions plus dures de crédit instaurées par les banques dans l'octroi de crédits devrait voler en éclat (c'est justement- l'objet même de ce prêt à trois ans de la BCE aux Banques), et non pas s'ajouter à la situation économique morose.
Autrement dit, les banques jouent un jeu dangereux au regard de leur importance à l'égard de l'économie toute entière en gardant pour elles-mêmes, sans affectation, des fonds qui leur ont été prêtées par la BCE pour éviter le credit crunch, le gel des marchés interbancaires et un éventuel crach obligataire souverain.
Espérons donc que cette mise en réserve ne durera pas trop.
Olivier Delamarche est un investisseur "hétérodoxe". Il pense que la marchés financiers sur lesquels il opère courent à la catastrophe.
Je ne soutiens pas 100% de sa position, car d'un certain point de vue, j'estime qu'il exagère, et que les résultats économiques contredisent par de nombreux chiffres son analyse. Sur certains aspects techniques néanmoins, il a indéniablement raison.
A écouter sans modération, avec un regard critique :
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