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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

On ne raque pas une taxe sur les CD mais sur tous les supports qui permettent d'enregistrer (disques durs, etc.)

Le plus drôle c'est qu'à terme on s'achemine vers le même "débat" sur les bouquins avec l'émergence des livres électroniques.

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

News illustrée : Hadopi contournée
Brève rédigée le 14/03/2010 à 06h12 par Stéphane C.

Les malheurs de l'Hadopi.
http://www.degroupnews.com/images/news/news-illustrees/14-03-10/news-illustree-12-03-2010.jpg

Alors que les principaux décrets n'ont pas encore été publiés, la loi apparaît déjà obsolète, voire contre-productive.


Où est-il l'après Hadopi rieur que l'on nous promettait, parsemé d'offres de téléchargement légal toutes plus alléchantes les unes que les autres ?

Au lieu de cela, la commission Zelnik a accouché d'un projet de « taxe Google » sur la publicité en ligne et d'une hypothétique plateforme de téléchargement unique.

Sur le plan législatif, les modalités d'entrée en vigueur de la loi Hadopi traînent. Bien que la Haute autorité soit constituée et que les conditions de récupération des données personnelles des internautes aient été rendues publiques, le décret concernant la mise en place des sanctions, attendu de pied ferme par la CNIL, n'a toujours pas vu le jour.

Pire, l'autorité administrative a réussi à se rendre coupable d'une entorse au droit d'auteur lors de son lancement en « empruntant » la police de son logo à France Télécom.

Et ce n'est malheureusement pas la récente analyse du laboratoire scientifique Marsouin, en partenariat avec l'université Rennes 1 et Telecom Bretagne qui va venir redorer le blason d'une Hadopi à la triste mine.

Selon les recherches de Sylvain Dejean, Thierry Pénard et Raphaël Suire, seulement 15 % des internautes qui utilisaient les réseaux P2P ont cessé de le faire depuis l'adoption de la loi Création et Internet.

En outre, les deux tiers d'entre eux, loin d'avoir renoncer à toute forme de téléchargement illégal, ont désormais recours à des pratiques de streaming ou à des sites d'hébergement de fichiers.

Enfin, l'enquête des chercheurs bretons soulèvent un point jusqu'à présent laissé dans l'ombre. En effet, 50 % des pirates seraient également clients des plateformes légales de téléchargement. En leur coupant l'accès à Internet, le marché des contenus culturels en ligne se priverait de 27 % de ses revenus.

L'extension de la riposte graduée au-delà des réseaux peer-to-peer pourrait même faire fondre le marché de l'entertainement numérique de moitié. L'après Hadopi aura donc bien lieu, mais il n'est pas certain qu'il ressemble aux projets du Ministère de la Culture et de la Communication.

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

http://img.clubic.com/photo/00FA000003162904.jpg

Ouverture des portes, invitation de la presse, l'Hadopi se forge une nouvelle identité. Preuve en est, un détail, le nouveau logo de la Haute autorité a été dévoilé. Epuré, il se veut « simple et sobre ». Pourtant, même en matière de logo, l'Hadopi a essuyé bien des plâtres. Malgré ces vicissitudes, les ayant-droits confirment aujourd'hui que les premiers e-mails d'avertissement partiront bien le 21 juin prochain.

Déjà lors de la création du logo Hadopi gris et rouge (comme le site Clubic), il s'est trouvé que le design était propriété exclusive de France Télécom. La faute de la police de caractère nommée Bienvenue exclusivement crée pour France Telecom en 2000. Hadopi contrevenait donc clairement aux droits d'auteurs. Pas top.

Du coup, un nouveau logo a été présenté lors d'un rendez-vous avec la presse. A cette occasion, l'Hadopi a répété que fin juin plusieurs événements seront organisés. Tout d'abord une conférence de presse de lancement, l'ouverture de forums de concertation appelés Labs (Internet et Droit, Ethique et société, Usages en ligne, Réseaux et techniques, Economie numérique de la création, Start-up et business Angels).

Enfin des ateliers de sensibilisation seront également mis en place afin de communiquer avec les entreprises, magistrats mais aussi avec les parlementaires et les élus. Preuve que l'Hadopi se veut aussi une organisation pédagogique. En tout cas, ce calendrier montre bien que tout devrait se mettre en place fin juin…

Le rond bleu, c'est ton trou du cul après que l'hadopi te soit passée dessus.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

254

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Gambetta a écrit:

Le rond bleu, c'est ton trou du cul après que l'hadopi te soit passée dessus.

"Après qu'elle t'est", ça suffira.
D'ailleurs, on devrait dire la Hadopi.

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

La Hadœpi, même.

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

FDL nl a écrit:
Gambetta a écrit:

Le rond bleu, c'est ton trou du cul après que l'hadopi te soit passée dessus.

"Après qu'elle t'est", ça suffira.
D'ailleurs, on devrait dire la Hadopi.

Je pense que tu te trompes.
Sauf pour "la hadopi".

Last edited by Gambetta (04-05-2010 18:22:22)

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Plaît-il ? Tu oses me contredire, jeune inconscient ?

http://www.langue-fr.net/spip.php?article175

258

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Gambetta a écrit:
FDL nl a écrit:
Gambetta a écrit:

Le rond bleu, c'est ton trou du cul après que l'hadopi te soit passée dessus.

"Après qu'elle t'est", ça suffira.
D'ailleurs, on devrait dire la Hadopi.

Je pense que tu te trompes.
Sauf pour "la hadopi".

T'es un gue-din Gambie!!
Tu contredis FDL sur la règle de l'indicatif après "après que".
T'as pris la confiance ou quoi?

big_smile

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Ils ne sont pas si catégoriques. C'est une tendance en forte croissance d'utiliser le subjonctif après "après que". Comme ils disent, les liguistes le tolèrent, les grammairiens non. Mais les grammairiens hein...

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Gambetta a écrit:

Ils ne sont pas si catégoriques. C'est une tendance en forte croissance d'utiliser le subjonctif après "après que".

C'est plutôt l'inverse :

Hanse, dans son Nouveau Dictionnaire des difficultés du français moderne, signale que après que réclame l’indicatif dans tous les cas. Et de préciser :

    « C’est à notre époque seulement que l’emploi du subjonctif est devenu en assez peu de temps une habitude dans la presse, à la radio, dans l’usage courant et même chez les écrivains. [...] C’est à partir des formes du passé que s’est faite la substitution du subjonctif à tous les temps, à cause de l’analogie avec avant que et sans doute de la possibilité de construire après comme avant de avec un infinitif passé. Mais cela s’est fait au mépris de l’opposition fondamentale entre les deux conjonctions et entre les deux modes ».

261

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Mon grain de sel : accepter l'utilisation du subjonctif après "après que" est un renoncement face à une forme erronée et qui n'a pas de logique dans la langue française.

Pour le comprendre, il faut saisir que le subjonctif contient une dimension d'incertitude (le souhait, l'obligation...).

"avant que je dorme" = finalement, on est pas sûr à 100% que je dorme.
"pendant que je dors" = on est sûr a 100% que je dors, c'est en train de se passer.
"Après que j'ai dormi" (INDICATIF) = on est sûr à 100% que j'ai dormi puisque ça s'est passé.

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

En fait, je pense qu'il y a une distinction entre "après que" si l'action s'est effectivement déroulée, et "après que" si l'action ne s'est pas encore déroulée et que l'on parle dans un futur éventuel.

Je crois qu'après que nous aurons terminé cette discussion, tout cela va basculer dans le thread des orthofascistes.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Non je crois que c'est toujours l'indicatif...

Cette discussion sera basculée dans le thread adequat si les modos le jugent nécessaire.
(arf, zut, ça c'est une concordance des temps futur+présent de l'indicatif facile comme tout!)

big_smile

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Gambetta a écrit:

En fait, je pense qu'il y a une distinction entre "après que" si l'action s'est effectivement déroulée, et "après que" si l'action ne s'est pas encore déroulée et que l'on parle dans un futur éventuel.

Je crois qu'après que nous aurons terminé cette discussion, tout cela va basculer dans le thread des orthofascistes.

Tu ne dois pas raisonner en considérant l'éventualité du procès en question. Ce qui est important, c'est que ce procès en induira un autre plus tard ("après que") s'il se vérifie.

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Bwaaaaaaahahahahahahahaha


Hadopi : un recours en annulation déposé devant le Conseil d'Etat

(AFP) – il y a 1 heure

PARIS — Le fournisseur d'accès à internet FDN a déposé jeudi un recours en annulation devant le Conseil d'Etat contre un des décrets d'application de la loi Hadopi qui vise à lutter contre le téléchargement illégal, a-t-on appris vendredi auprès de l'association La Quadrature du Net.

L'opérateur associatif French Data Network (FDN), le plus ancien fournisseur d'accès internet en France, a déposé ce recours pour "vice de procédure", a expliqué à l'AFP Jérémie Zimmermann, le président de la Quadrature du Net, qui s'est associée à la démarche de FDN.

Le recours vise le décret 2010-236 du 5 mars 2010, relatif au traitement automatisé des données à caractère personnel, a-t-il ajouté, confirmant des informations de presse.

"Ce décret, prévu par la loi Hadopi, a en effet été pris sans avis de l'Arcep (le régulateur des télécoms, NDLR) alors qu'il porte sur les activités des opérateurs et que l'article L. 36-5 du Code des postes et communications électroniques indique qu'en pareil cas l'avis de l'Arcep est obligatoire", souligne FDN sur son blog.

"C'est un gros loup", a estimé M. Zimmermann, en précisant que "tout cela démontre que l'édifice Hadopi est bancal du début à la fin, jusqu'à la rédaction des décrets".

Si le Conseil d'Etat donne raison à FDN, l'Arcep devra être consultée et la mise en oeuvre d'Hadopi pourrait être retardée.

La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) avait confirmé lundi que les premiers messages d'avertissements à l'encontre des internautes téléchargeant illégalement seraient envoyés fin juin.

"C'est une petite banderille plantée dans le dos" d'Hadopi, "en attendant de pouvoir commencer à contester les décisions et l'application de l'ensemble, si cela arrive un jour", a estimé M. Zimmermann.

Contacté par l'AFP, le Conseil d'Etat n'était pas immédiatement joignable.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Gambetta a écrit:

Bwaaaaaaahahahahahahahaha

"C'est une petite banderille plantée dans le dos" d'Hadopi, "en attendant de pouvoir commencer à contester les décisions et l'application de l'ensemble, si cela arrive un jour", a estimé M. Zimmermann.

Contacté par l'AFP, le Conseil d'Etat n'était pas immédiatement joignable.

Comme si le Conseil d'Etat allait communiquer là dessus à chaud. Le dossier est dans une pile de dossier et tout le monde s'en fiche haha. Keep calm.

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Je ne riais pas de la réaction du CE qui a l'habitude de ne pas communiquer, ce qui est normal sur une affaire en cours de traitement. JE ris de l'imprévoyance du gouvernement qui n'a pas réalisé ses obligations légales pour publier le décret sur la hadopi, censée être opérationnelle en juin, et dont les bases légales sont insuffisantes !

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Puisque l'on est dans l'actualité juridique, cette intéressante analyse d'un avocat sur le récent recours déposé contre un décret de mise en oeuvre de la HADOPI.

Recours contre Hadopi : "il semble que le vice de procédure soit avéré"
Guillaume Champeau - publié le Samedi 08 Mai 2010 à 11h36

Jeudi, le fournisseur d'accès à Internet associatif FDN a déposé un recours en annulation devant le Conseil d'Etat contre le décret créant le fichier de l'Hadopi. Ce texte prévoit les conditions du croisement des collectes d'adresses IP des ayants droit avec les données de connexions des FAI. S'il est annulé, ce sont de nombreux mois de retard qui seront pris par l'Hadopi. Pour mieux apprécier les chances de succès de cette action, nous avons demandé son avis à l'avocat Maxime Moulin, expert en droit public. Selon Me Moulin, le vice de procédure dénoncé par FDN semble bien avéré, et le Conseil d'Etat annulera le décret s'il estime que l'absence de consultation de l'ARCEP était une formalité substantielle. Ce qu'il pense. Il préconise par ailleurs de demander au Conseil d'Etat la suspension du décret attaqué, dans une procédure en référé.

Voici l'analyse juridique que Maxime Moulin nous a aimablement fait parvenir :
Hadopi, Justice, Politique, Riposte graduée

i. Le décret 2010-236 est, notamment, fondé sur les dispositions de l’article L. 34-1 du Code des postes et télécommunications :

    « (…)

    II.-Pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales ou d'un manquement à  l'obligation définie à l'article L. 336-3 du code de la propriété intellectuelle, et dans le seul but de permettre, en tant que de besoin, la mise à disposition de l'autorité judiciaire ou de la haute autorité mentionnée à l'article L. 331-12 du code de la propriété intellectuelle d'informations, il peut être différé pour une durée maximale d'un an aux opérations tendant à effacer ou à rendre anonymes certaines catégories de données techniques. Un décret en Conseil d'Etat, pris après avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, détermine, dans les limites fixées par le V, ces catégories de données et la durée de leur conservation, selon l'activité des opérateurs et la nature des communications ainsi que les modalités de compensation, le cas échéant, des surcoûts identifiables et spécifiques des prestations assurées à ce titre, à la demande de l'Etat, par les opérateurs.

    (…)

    V.-Les données conservées et traitées dans les conditions définies aux II, III et IV portent exclusivement sur l'identification des personnes utilisatrices des services fournis par les opérateurs, sur les caractéristiques techniques des communications assurées par ces derniers et sur la localisation des équipements terminaux.

     Elles ne peuvent en aucun cas porter sur le contenu des correspondances échangées ou des informations consultées, sous quelque forme que ce soit, dans le cadre de ces communications.

    La conservation et le traitement de ces données s'effectuent dans le respect des dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés.

    Les opérateurs prennent toutes mesures pour empêcher une utilisation de ces données à des fins autres que celles prévues au présent article. »

Cet article est lui-même inséré dans la section 3 dudit Code sous l’intitulé « Protection de la vie privée des utilisateurs de réseaux et services de communications électroniques ».

L’avis de la CNIL a été pris le 14 janvier 2010.

Néanmoins, si cette procédure d’avis préalable est spécialement applicable aux cas de collectes de données à caractère personnel dans le cadre de l’HADOPI, elle ne remplace pas la procédure de consultation prévue à l’article L. 36-5 du même Code qui dispose à son 1er alinéa :

    « L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes est consultée sur les projets de loi, de décret ou de règlement relatifs au secteur des communications électroniques et participe à leur mise en Å“uvre. »

Le Code des Postes et télécommunications dispose que l’on « entend par communications électroniques les émissions, transmissions ou réceptions de signes, de signaux, d'écrits, d'images ou de sons, par voie électromagnétique ». (art. L. 32,1°).

La compétence consultative de l’ARCEP ne semble donc pas pouvoir être remise en cause et complète la compétence consultative de la CNIL.

Il ne faut pas non plus perdre de vue que l’article L 32-1 du même Code dispose :

    « (…)

    II.-Dans le cadre de leurs attributions respectives, le ministre chargé  des communications électroniques et l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes prennent, dans des conditions objectives et transparentes, des mesures raisonnables et proportionnées aux objectifs poursuivis et veillent :

    (…)

    5°  Au respect par les opérateurs de communications électroniques du secret des correspondances et du principe de neutralité au regard du contenu des messages transmis, ainsi que de la protection des données à caractère personnel ;

    (…) »

Il semble donc que le vice de procédure soit avéré puisque l’ARCEP n’a pas été saisie pour avis, ni ne participe à la mise en œuvre de ces dispositions.


ii. Pour autant, tout vice de procédure ne constitue pas nécessairement une cause d’illégalité pouvant justifier l’annulation d’un acte réglementaire.

Encore faut-il qu’il s’agisse d’une formalité substantielle qui n’a pas été respectée.

Le seul arrêt du Conseil d’Etat ayant statué sur l’applicabilité de l’article 36-5 précité n’éclaire pas le débat puisqu’il était évoqué dans un domaine pour lequel cette autorité n’avait pas à intervenir (Conseil d'État, 5ème et 4ème sous-sections réunies, 26/03/2004, 244636).

Il ne semble pas sérieusement contestable qu’il s’agisse d’une formalité substantielle, non pas seulement au regard de la « protection des données à caractère personnel » qui ressort également de la compétence de l’ARCEP, mais également des conséquences techniques liées à la mise en œuvre des procédés HADOPI.

Dès lors, si le Conseil d’Etat considère cette formalité de substantielle, ce que je pense, l’annulation sera encourue.


iii. A toutes fins utiles, il aurait été intéressant d’envisager également le droit européen notamment au regard du respect à la vie privée prévu par la convention européenne des droits de l’Homme et le caractère disproportionné des mesures HADOPI au regard du but poursuivi.

Il est regrettable de s’être limité à un simple motif d’illégalité externe.


iv. Il pourrait également être judicieux de saisir le Conseil d’Etat d’un référé suspension concernant ce décret.

En premier lieu, en cas de succès de cette procédure de référé, elle aura le mérite d’être plus rapide qu’une procédure au fond même si elle ne présage en rien du succès final de la procédure principale.

En second lieu, cette procédure a un effet immédiat en cas de succès et paralysera toute mise en œuvre du décret par l’HADOPI.

Maxime MOULIN
Avocat

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Dans la rubrique "de bon conseil"

Ce site destiné aux internautes accusés de téléchargement illicite compte apporter une assistance juridique et technique. Les créateurs de ce site contestent l'installation de "logiciels espions" décidée par le gouvernement. De son côté, la commission Hadopi dément les déclarations des responsables du site.
Piratage Internet

Les internautes vont bientôt avoir une aide en ligne pour se défendre contre la loi Hadopi (Haute Autorité destinée à protéger les droits sur Internet )contre le piratage sur Internet et notamment les modalités de la riposte graduée, dont l'application est récente. Le dernier décret de cette dernière a été publié au Journal Officiel le 27 juillet dernier.

D'ailleurs, la commission Hadopi, a déjà été saisie. Les internautes qui n'auront pas tout mis en œuvre pour empêcher tout téléchargement illicite sur leur ordinateur pourront verser une amende ou être suspendu de connexion Internet.

Ce site intitulé Sos-hadopi devrait être actif dès le 15 septembre. Son objectif est de pouvoir aider les contrevenants à cette loi à justifier qu'ils sont innocents sans qu'ils aient recours aux logiciels de sécurisation prévus par la loi. Selon les créateurs de Sos-Hadopi. fr ces derniers seraient de véritables spywares (logiciels espions) capables d'enregistrer toutes les activités numériques de l'internaute.

Par ailleurs, sur Internet, il semble qu'un site intitulé Recours-hadopi.net prévoit également d'entrer en activité dès le 15 septembre. Sachant que les créateurs ont évoqué un autre intitulé, il est possible qu'un site concurrent à Sos-hadopi voit le jour à la même date.

"Par analogie, dans le monde réel, cela reviendrait à installer une caméra dans son appartement afin de surveiller ses moindres faits et gestes. Chacun comprendra qu'il s'agit d'une atteinte violente à la vie privée, ainsi qu'au principe de la présomption d'innocence", ont-ils expliqué lors de la présentation de leur site.

De son côté, la commission Hadopi, en charge de la lutte contre le téléchargement illégal, a déclaré que la loi "n'entraîne aucune obligation d'installation par les internautes d'un logiciel particulier", selon un communiqué, publié samedi. Selon l'autorité se sont de "fausses affirmations répandues par un supposé service de recours".

Les responsables du site sont des militants anti-hadopi connus. Parmi eux, Renaud Veeckman qui a créé le groupe Apiadopi et Jérôme Bourreau-Guggenheim. Ce dernier, en 2009, a été licencié par son employeur, TF1, pour avoir critiqué le texte de loi Hadopi. Il a depuis créé l'association "Affaire d'opinion". On retrouve également Christophe Berhault, responsable du site de musique YoosMedia.

Ces derniers n'ont pour le moment pas indiqué si les services qu'ils proposeront seront payants ou non. Mais ils précisent que leur site n'aura pas pour objectif de contourner la loi.

latribune.fr

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/2010/01/39712299/1-hadopi-marie-francoise-marais.jpg
http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/2010/01/39712299/2-hadopi-jean-musitelli.jpg
http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/2010/01/39712299/3-hadopi-patrick-bouquet.jpg
http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/2010/01/39712299/4-hadopi-christine-maugue.jpg
http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/2010/01/39712299/5-hadopi-jberbinau.jpg
http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/2010/01/39712299/6-hadopi-Jacques-Toubon.jpg
http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/2010/01/39712299/7-hadopi-chantal-jannet.jpg
http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/2010/01/39712299/8-hadopi-franck_riester.jpg
http://www.zdnet.fr/zdnet/i/edit/2010/01/39712299/9-hadopi-michel-thiolliere.jpg

Neuf belles têtes de vieux cons pour mettre en oeuvre la plus stupide et la plus grotesque loi anti-internet. On sent qu'on a là les personnes les plus compétentes de France en emmerdements massifs.

Juste une remarque tout de même : l'industrie culturelle du disque ou du cinéma ne s'est jamais aussi bien porté, et il apparaît très clair que le téléchargement ne diminue pas les recettes culturelles dans la mesure où ce qui est téléchargé n'aurait de toute façon pas été acheté et il s'agit en fait d'un immense enrichissement culturel de la population qui peut avoir accès à la culture à un prix beaucoup plus faible qu'auparavant.

On apprend également que Free et SFR refusent pour le moment d'envoyer les lettres d'avertissement. Soutenons les ! Ils refusent par là même d'espionner leurs clients.

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

satrape a écrit:

Juste une remarque tout de même : l'industrie culturelle du disque ou du cinéma ne s'est jamais aussi bien porté, et il apparaît très clair que le téléchargement ne diminue pas les recettes culturelles dans la mesure où ce qui est téléchargé n'aurait de toute façon pas été acheté et il s'agit en fait d'un immense enrichissement culturel de la population qui peut avoir accès à la culture à un prix beaucoup plus faible qu'auparavant.

A nuancer quand même : c'est vrai pour le cinéma, moins pour la musique où les ventes de CD sont quand même bien inférieures à l'avant P2P me semble-t-il. Ce dernier a en revanche indéniablement contribué à une démocratisation de la musique et à une plus grande écoute, à relier sans doute au développement des concerts.

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Et j'en ai une bonne pour toi : les ventes de k7 sont egalemnt en baisse !

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

On est bien au bout du processus. Le jeu du chat et de la souris va commencer sur Internet...

Hadopi : Free enverrait ses premiers e-mails dès jeudi
Guillaume Champeau - publié le Mercredi 13 Octobre 2010 à 21h19 -

Selon Electron Libre, Free aurait décidé de ne pas attaquer en référé le décret sanctionnant le non envoi des mails par les opérateurs, et devrait envoyer ses premiers messages dès jeudi. Il étudierait cependant la possibilité d'attaquer sur le fond, ce qu'il peut faire pendant deux mois suivant la publication du décret, et ce qui prendra ensuite de longs mois avant de parvenir à un jugement. Contrairement à ce que nous avancions, le fait que la convention prévue par le décret du 5 mars 2010 n'a pas été signée n'est plus perçu par Free comme un élément bloquant.

La décision de l'opérateur, si elle est confirmée, n'est cependant pas surprenante. Nous expliquions pourquoi en conclusion de nos doutes sur la légalité du décret : "Il est toutefois peu probable que Free décide d'attaquer le décret. Si l'opérateur s'est contenté jusque là de respecter la loi et rien que la loi, quitte à en bloquer l'application, il ne l'a jamais contestée. S'il commence à envoyer les mails, il aura de toute façon réussi son opération de communication en passant pour un rebelle à l'Hadopi, désormais contraint et forcé de se plier à la loi".

Par ailleurs, Electron Libre raconte la genèse du décret, annoncé mardi dernier et publié une semaine plus tard seulement :

    Une vélocité qui a étonné jusqu’aux vieux habitués de la rue de Valois, mais il faut préciser pour expliquer cela que le coup est parti de très haut. Nicolas Sarkozy en personne a appuyé sur le bouton ! La missive a ensuite transité par le conseiller Culture de l’Elysée, qui ne l’a pas bloquée, avant d’atterrir sous les yeux de Frédéric Mitterrand. L’ordre était clair : il faut faire un exemple de l’insoumis..

"J'irai jusqu'au bout", avait promis Nicolas Sarkozy aux producteurs de disques et de cinéma. On peut dire qu'il tient parole.

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Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

La guerre des DADV se poursuit...


http://www.01net.com/editorial/526122/p … litigieux/

Piratage : Free contraint de bannir un newsgroup litigieux

Les éditeurs de vidéos maintiennent la pression sur Free, seul fournisseur d’accès à Internet donnant accès à ses clients aux newsgroups binaires, largement détournés pour le téléchargement illicite.

Stéphane Long
01net
le 23/12/10 à 18h27

Le nettoyage des newsgroups binaires continue chez Free. Depuis le début du mois de décembre 2010, les abonnés de l’opérateur n’ont plus accès à alt.binaries.roger, du moins pas depuis les serveurs du fournisseur d’accès.
Le SEVN (Syndicat de l’édition vidéo numérique) nous a confirmé ce 23 décembre que cette mesure s’inscrivait dans la continuité de ce qui se fait depuis plusieurs années sous le contrôle du tribunal de grande instance de Paris. C’est ce dernier qui a ordonné au FAI la suspension de ce newsgroup.
Séries, cinéma... alt.binaries.roger regorge de contenus illicites.

Depuis 2007, les industries du cinéma et de la musique ont en effet obtenu la fermeture de plusieurs dizaines de newsgroups sur les serveurs de Free. A l’origine conçus comme des espaces de discussion, ces services sont aujourd’hui largement détournés pour servir à l’échange de fichiers illicites.
Des centaines de newsgroups binaires hébergent et proposent en téléchargement des milliers de films, morceaux de musique et séries TV sans l’accord de leurs auteurs. Les piliers de la Terre (en cours de diffusion sur Canal+), la saison 5 de Dexter (diffusée aux Etats-Unis) ou encore Fringe, The Social Network… C’est le genre de contenu disponible sur alt.binaries.roger et qui justifiait sa suspension aux yeux des ayants droit.
« Les agents assermentés de l’Alpa [Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, NDLR] regardent ce qui se passent sur les newsgroups et les syndicats professionnels agissent dans la foulée », résume-t-on au SEVN. A l’origine, le dispositif prévoyait un point tous les six mois. La dernière suspension (alt.binaries.zeromovies) remonte ainsi au mois de juin 2010. Free est le seul visé par cette procédure, le fournisseur d’accès étant le seul en France à proposer à ses abonnés un accès gratuit aux newsgroups binaires litigieux.

Contre-attaque en 2011 ?

Cela va-t-il pour autant régler le problème du piratage sur les newsgroups ? La réponse est clairement non. Les Freenautes peuvent se tourner vers des serveurs hébergés à l’étranger (en payant) où ils retrouveront d’ailleurs alt.binaries.roger. Mais ils n’auront même pas à se donner cette peine. Dans les heures qui suivent la fermeture d’un newsgroup, un autre ouvre avec un nom différent. Ainsi alt.binaries.tatu est apparu peu après la suspension de « roger ».
Ce petit jeu échappe totalement au dispositif antipiratage de la Hadopi, qui se concentre pour l’instant sur les réseaux P2P.
Les adeptes des newsgroups, du direct download et du streaming sont tranquilles. Pour l’instant. Car l’industrie du cinéma pourrait contre-attaquer en 2011, nous prévient le SEVN. Depuis le vote de la loi Hadopi en 2009, elle en a les moyens.
L’article 336-2 du code de la propriété intellectuelle (1) formalise le genre de procédure mise en place à l’encontre des newsgroups de Free depuis 2007 : en cas d'atteinte à un droit d’auteur, les ayants droit peuvent demander au tribunal de grande instance d’ordonner toute mesure permettant de faire cesser cette infraction, à toute personne en mesure d’y contribuer. Autrement dit, les fournisseurs d’accès à Internet ou encore les éditeurs de moteur de recherche pourraient très bien être mis à contribution dans la lutte antipiratage, sans que l’on ait à préjuger ou pas de leur responsabilité.
L’industrie du cinéma serait d’autant plus tentée de recourir à cette méthode que l’efficacité de la Hadopi est aujourd’hui remise en question.
(1) Article L336-2 modifié par LOI n°2009-669 du 12 juin 2009 - art. 10 : « En présence d'une atteinte à un droit d'auteur ou à un droit voisin occasionnée par le contenu d'un service de communication au public en ligne, le tribunal de grande instance, statuant le cas échéant en la forme des référés, peut ordonner à la demande des titulaires de droits sur les œuvres et objets protégés, de leurs ayants droit, des sociétés de perception et de répartition des droits visées à l'article L. 321-1 ou des organismes de défense professionnelle visés à l'article L. 331-1, toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d'auteur ou un droit voisin, à l'encontre de toute personne susceptible de contribuer à y remédier ».

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Bon papier d'angle sur l'hadopi. Encore de l'argent public foutu en l'air...

Le dilemme d’Hadopi : répressif ou inefficace
Publié le mercredi 29 décembre 2010par Emilien Ercolani 

L’Hadopi a déjà sermonné 100 000 internautes depuis son démarrage. Mais l'autorité doit encore trancher entre envoyer de gros volumes de mails et se faire traiter d’abominable répressif, ou être plus prudent et qualifié d’inefficace.


Ils sont trois à diriger la fameuse Commission de protection des Droits (CPD) au sein de la Hadopi, épaulés par une douzaine d’agents assermentés : la Conseillère d'Etat Mireille Imbert-Quaretta (actuellement présidente de la CPD), le magistrat Jean-Yves Monfort et le Conseiller à la Cour des comptes Jacques Bille.  Depuis le top départ de l’Hadopi, 100000 internautes ont été mis en garde par mail, à un rythme depuis novembre d’environ 2000 mails par jour, contre les 70000 procès-verbaux envoyés quotidiennement par les ayants-droit.

« Nous avons choisi volontairement cette proportion (3%) pour tester le dispositif, évaluer les réactions », annonce l'Hadopi comme le rapporte Le Figaro, soulignant qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions.
Forcément lent
« Nous ne sommes pas un radar qui sanctionne massivement et automatiquement les infractions sur le Net. Nous devons instruire tous les dossiers avant de les transmettre éventuellement à un juge. Nous sommes trois, ce sera forcément lent, forcément pédagogique ! », expliquent encore les membres de la CPD, dans un discours que l’on commence à connaître par cœur.

Mais le gros enjeu est autre part, comme le souligne Jacques Bille. C’est un « dilemme diabolique : soit nous envoyons des flopées de mails et on nous traitera d'abominables répressifs. Soit nous sommes plus prudents et on nous qualifie d'inefficace ».

2011 devrait être l’année de la montée en puissance d’Hadopi. Même si nous apprenions récemment que le président de la République prévoit de faire évoluer la loi, notamment pour qu'elle prenne en compte le streaming.

En attendant, les plateformes comme Emule ou Bit Torrent sont de plus en plus désertées par les internautes, qui ont bien compris comment contourner le dispositif, puisqu’il existe des dizaines de solutions alternatives parfois même beaucoup plus simples.

http://www.linformaticien.com/Actualit% … fault.aspx

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

Comment faire un effet d'annonce en deux actes :

- Proclamer haut et fort devant le parterre du secteur concerné (Internet) que l'on assume un erreur (que toutes les personnes connaissant un peu le domaine avaient prévu haut et fort).
- Faire un discret rectificatif le lendemain par ses services en disant qu'il y a eu un "malentendu", alors que les propos du Président étaient clairs.

Quel sioux...

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

10 téléchargeurs qui se sont fait avertir plus de 2 fois passent devant la CPD, la Commission chargée d'étudier si des poursuites doivent être menées contre eux. Elle pourrait transmettre leur dossier au parquet.

Re: Hadopi ou l'ouragan Christine

As reported to TorrentFreak this morning by Nicolas Perrier of Nikopik, people using IP addresses allocated to the Élysée Palace (62.160.71.0 – 62.160.71.255) have been very naughty indeed.

According to data from YouHaveDownloaded.com, a range of downloads have been actioned from the Palace including a cam copy of Tower Heist, a telesync copy of Arthur Christmas, and music from The Beach Boys. The latter was actually a lossless FLAC rip, but as one might expect, only the best quality will do for the Palace.

http://torrentfreak.com/french-presiden … um=twitter

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry