351

Re: 1905, la grande aventure républicaine

Greg a écrit:

Jean-Louis Bianco mérite plus de respect et je trouve dommage que l'on tente d'écarter de cette façon un homme qui a fait beaucoup pour la France.

C'est vrai que secrétaire général de l'Elysée pendant 9 ans de l'homme le plus immoral qu'ait connu la Vème à son sommet, à la période où celui-ci ruinait la France économiquement, politiquement et moralement (j'exclus l'international), ça force le respect. Un pur produit de cette méritocratie administrative pour laquelle on a toujours un poste mieux que le précédent lorsque le pauvre se lasse des fonctions électorales cumulées à l'infini.

Vraiment, qu'aurait été notre vaillante France sans Jean-Louis Bianco, on se demande.

(Ca m'énerve, ce genre de phrases.)

"Moult a appris qui bien connut ahan"

352

Re: 1905, la grande aventure républicaine

Je trouve tes jugements bien définitifs et bien excessifs à l'égard d'un homme d'une grande intelligence autant que d'une grande élégance. Le fait que des personnes comme Jean-Louis Bianco subissent de telles vindictes (je ne parle pas de la tienne en particulier), provenant d'ailleurs de sphères d'habitudes plus courtoises, c'est vraiment que le niveau de défiance vis-à-vis de la classe politique a atteint un véritable climax. Ce n'est pas nouveau me direz vous, mais j'ai parfois l'impression que le sens du respect se perd partout et dans toutes les directions.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

353

Re: 1905, la grande aventure républicaine

Bouh a écrit:
Greg a écrit:

Jean-Louis Bianco mérite plus de respect et je trouve dommage que l'on tente d'écarter de cette façon un homme qui a fait beaucoup pour la France.

C'est vrai que secrétaire général de l'Elysée pendant 9 ans de l'homme le plus immoral qu'ait connu la Vème à son sommet, à la période où celui-ci ruinait la France économiquement, politiquement et moralement (j'exclus l'international), ça force le respect. Un pur produit de cette méritocratie administrative pour laquelle on a toujours un poste mieux que le précédent lorsque le pauvre se lasse des fonctions électorales cumulées à l'infini.

Vraiment, qu'aurait été notre vaillante France sans Jean-Louis Bianco, on se demande.

(Ca m'énerve, ce genre de phrases.)

???

Jean-Louis Bianco n'était pas secrétaire général de l'Elysée sous Sarkozy

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

354

Re: 1905, la grande aventure républicaine

De l'affairisme sous NS ? Oui, certainement. Et je le mets en second rang derrière Mitterrand si tu veux savoir. Alors que FH serait plutôt bien placé dans mon classement (c'est le plus nul, mais au moins je lui accorde qu'il n'est pas le plus malhonnête).

Mais son affairisme n'est rien à côté de tout ce que furent la vie et l'œuvre de Mitterrand (que je connais très bien). NS ne connaît aucun équivalent à la Francisque, à son antisémitisme, à l'Observatoire... On n'a pas retrouvé Guaino suicidé à l'Elysée.

Non, je t'assure que la différence n'est même pas de degré, mais de nature entre les deux.

"Moult a appris qui bien connut ahan"

355

Re: 1905, la grande aventure républicaine

A lire. Sur les compromissions entre une partie de la gauche et l'islamisme.

Le Figaro a écrit:

«Le procès en islamophobie contre Kamel Daoud est digne de l'époque stalinienne»

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Après la romancière et journaliste franco-tunisienne Fawzia Zouari, Laurent Bouvet réagit à l'affaire Kamel Daoud. Pour lui, celle-ci révèle le «complexe colonial» et le «déni du réel» d'une certaine gauche.

Laurent Bouvet est professeur de science politique à l'UVSQ-Paris Saclay. Son dernier ouvrage, L'insécurité culturelle, est paru chez Fayard.

Après avoir défendu Kamel Daoud dans les colonnes de «Libération», la romancière et journaliste franco-tunisienne Fawzia Zouari était ce mardi 1er mars sur France Inter. Elle a souligné que les attaques d'une certaine gauche contre l'écrivain algérien convergent avec celles qu'il essuie de la part des islamistes et parlé de fatwa laïque. Partagez-vous son point de vue?

Laurent Bouvet: Oui, sinon le terme lui-même, je partage tout à fait le propos de Fawzia Zouari. Une certaine gauche, politique et intellectuelle, c'est le cas aussi dans l'université et la recherche, se comporte de manière très complaisante avec l'islamisme, au nom du fait que les musulmans (opérant d'ailleurs ainsi un amalgame à l'envers si je puis dire) sont obligatoirement et automatiquement parmi les «damnés de la terre» ou subissent les affres du post-colonialisme. Cette complaisance va parfois jusqu'à la complicité voire la compromission, on le voit dans les tribunes communes tenues par certains journalistes, chercheurs ou responsables politiques avec quelqu'un comme Tariq Ramadan par exemple.

C'est cette gauche-là qui emploie d'ailleurs, à l'encontre de tous ceux qui ne pensent pas comme elle, des méthodes d'intimidation et de disqualification, notamment en usant et abusant du mot «islamophobie», dignes de ce qui s'est fait dans le communisme stalinien de la grande époque. Dans ces procès en «islamophobie» intentés publiquement, sur telle ou telle tribune, dans les médias traditionnels ou sur les réseaux sociaux, à tous ceux qui refusent toute complaisance avec l'islamisme politique notamment, le verdict est ainsi toujours prononcé avant même que le procès ait eu lieu!

La polémique est née d'un texte publié par un collectif de 19 chercheurs qui s'attaquaient aux analyses par l'écrivain algérien des événements de Cologne. Qu'est-ce que cela dit du milieu universitaire français?

Cela révèle d'abord cette complaisance pour certains, dont on vient de parler, ou cette inconscience pour d'autres. Les discussions avec certains collègues montrent, au mieux, une forme de négation du réel. Non tant pour des raisons idéologiques comme celles que l'on vient d'évoquer mais par indifférence voire par peur de déplaire, de sortir du rang en quelque sorte. Se faire traiter publiquement par les complices ou les promoteurs de l'islamisme politique d'islamophobe n'est jamais agréable. Cela laisse, comme toute calomnie, toujours des traces. Il faut pouvoir l'accepter comme une des règles du jeu de l'arène publique et le supporter.

Cela révèle aussi, comme toujours dans ces cas là, une forme de jalousie chez certains. Le moins que l'on puisse dire à propos de ces 19 collègues qui s'en sont pris de manière honteuse et odieuse à la fois à Kamel Daoud, c'est qu'ils ne sont pas connus pour leurs travaux, du moins en dehors de leur discipline, et encore d'après ce que je me suis laissé dire par des gens infiniment plus compétents que moi pour en juger. Kamel Daoud, lui, est connu, et reconnu, pour son combat et pour la perspicacité de ce qu'il dit et écrit depuis des années, sans être universitaire! Le comble de l'inacceptable pour certains collègues visiblement.

Fawzia Zouari appelle à une émancipation de ces penseurs arabes qui ont un lien avec la France face aux interdits posés selon elle par une partie de la gauche française. Comment expliquez-vous ces tabous qui pèsent sur la gauche française?

Je vois au moins deux tabous qui bloquent les débats et conduisent à ce que l'on décrivait plus haut. L'un tient au complexe colonial et à la manière dont il est entretenu voire exploité par certains à gauche sous la forme du post-colonial. Plutôt que de laisser cette question aux historiens et à l'activité nécessaire de mémoire à propos de la colonisation, c'est devenu une forme de paravent à tout débat sur l'islamisme en particulier, et au-delà à toute forme de critique sur telle société qui a été colonisée ou à l'encontre de tout groupe culturel qui a subi la colonisation. Le colonisateur est d'ailleurs lui-même essentialisé, comme homme blanc occidental européen etc. Et nul, appartenant à cette funeste catégorie ne peut produire un discours critique ou même simplement poser des questions sans être immédiatement accusé de poursuivre les formes du colonialisme par d'autres moyens, ici et maintenant. La seule forme de contribution acceptée et acceptable sur le sujet, on le voit dans les sciences sociales depuis des années, est celle qui va dans le sens de la déploration et de la victimisation des anciens colonisés et de ceux qui sont supposés être leurs héritiers. Tout ceci est infantilisant et essentialisant, pour tout le monde. Ce que réclame des gens comme Kamel Daoud avec bien d'autres, c'est un accès à une forme d'universalisme qui ne vient pas de l'extérieur, n'est imposé par personne, mais existe dans chacun d'entre nous, dans chaque société, dans chaque culture, religion, etc. L'universalisme de l'humanisme, de l'esprit critique, de la pensée contre soi-même et les siens, etc.

Le second tabou, à gauche en particulier, vient de cette difficulté récurrente de penser le monde tel qu'il est plutôt que tel qu'on voudrait qu'il soit. C'est le tabou idéologique en quelque sorte. Si cela permet à l'idée d'émancipation de prendre corps historiquement, par le combat politique et social, cela bloque aussi, dans les périodes difficiles comme celle que nous vivons aujourd'hui, toute possibilité de comprendre les blocages et les réticences à cette émancipation, et pire encore de les nier ou de les comprendre à l'envers. C'est ce à quoi on assiste avec cette dérive complaisante ou complice vers l'islamisme d'une partie de la gauche. Comme si pour cette gauche, l'émancipation pouvait trouver son chemin à travers l'islamisme et plus généralement à travers une vision fermée et aliénante de la religion pour l'individu et les groupes qui s'en réclament ou y sont soumis. Or le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas le cas. Le réel est là pour nous rappeler que nous pouvons faire fausse route. Même si certains refusent de le voir.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016 … nienne.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

356

Re: 1905, la grande aventure républicaine

Très intéressant pour en savoir davantage sur les pratiques clientélistes communautaristes de certains politiciens, qui peuvent les conduire à flirter avec le salafisme. Ici le socialiste Philippe Doucet (ça fait écho à l'entretien du dessus). On peut mettre l'infâme Bianco dans le même sac, au passage.

Le Point a écrit:


Argenteuil : ce que pourrait cacher le voile de la conseillère municipale
Et si la polémique autour de l'élue voilée n'était qu'un contre-feu pour faire oublier la politique communautariste de l'ancien maire ? Enquête.
Par Isabelle Kersimon

Comme souvent, c'est sur les réseaux sociaux que naissent les polémiques et que s'éteignent les lumières de la raison dans un brouhaha de cour de récré. Une conseillère municipale (LR) voilée à Argenteuil, Mme Fatiha Bacha, a été livrée à la curée des internautes par la remarque, notamment, de l'élu PS Amine El Khatmi – lui-même victime d'un harcèlement virtuel pour avoir clamé son attachement à la laïcité. Une belle occasion de faire le point.

Argenteuil, où coule la Seine, abrita au Moyen Âge la jeune Héloïse future maîtresse du moine Abélard. Aujourd'hui, la ville a bien changé. Elle compte un peu plus de cent mille habitants, au moins cinq églises catholiques, une église évangélique et quatre mosquées. Autant dire des réserves de voix confessionnelles que se disputent des édiles. Dernière polémique en date : le port du voile de Fatiha Bacha, conseillère appartenant à l'équipe municipale de Georges Mothron, ancien maire LR redevenu maire après la fin du mandat du socialiste Philippe Doucet (2008-2014), par ailleurs rapporteur spécial pour la laïcité à l'Assemblée nationale et député d'Argenteuil-Bezons.

« Service commandé »

Le torchon brûle depuis des années entre Mothron et Doucet, qui s'accusent mutuellement d'instrumentaliser les faits et de tordre les réalités. Il est vrai qu'à l'heure actuelle Philippe Doucet semble être en délicate posture. Déjà contraint en 2014 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise – sur réclamation de l'Observatoire de la laïcité du Val-d'Oise (Olvo) – d'abroger sa délibération créant un « conseil des cultes », il est actuellement sous le coup d'une information judiciaire confiée au pôle financier du TGI de Paris. Georges Mothron a, en effet, déposé deux plaintes pour « favoritisme, complicité et recel, trafic d'influence, détournement de fonds publics et abus de confiance aggravé ».

« Des accusations très graves », commente Laurence Marchand-Taillade, présidente de l'Ovlo. Selon elle, Amine El Khatmi est dans cette polémique en « service commandé ». Objectif ? « Se venger sans doute, ou détourner l'attention des Argenteuillais sur les affaires gravissimes pour lesquelles la mairie actuelle s'est portée partie civile. » Elle rappelle que Philippe Doucet « tolérait tout lorsqu'il était aux affaires et organisait le communautarisme, tant à la mairie d'Argenteuil, où il a négocié des voix tout le long de son mandat avec les responsables religieux les plus radicalisés, qu'à la communauté d'agglomération, où il a mis à disposition, pour l'entretien des extérieurs des mosquées, des employés de l'hôtel d'agglomération ».

« Le loyer, c'est entre la mairie et nous »

Les militants laïques locaux sont unanimes : oui, Philippe Doucet aurait bel et bien joué avec le feu du radicalisme islamiste. Ainsi, des documents révélés par Georges Mothron lors d'une enquête d'Envoyé spécial montrent qu'il a mis à la disposition de l'association gérant la mosquée Es Salam un bâtiment initialement prévu pour la Direction de l'éducation et de l'enfance et y a engagé 393 000 euros de travaux, notamment pour sa mise aux normes de sécurité, avant de signer un contrat de location de 60 000 euros annuel.

La mosquée en question recevait en février 2014 le prédicateur Hassan Iquioussen pour une conférence sur l'islam et la politique, un Frère musulman. L'Olvo avait alerté le préfet au nom de l'article 26 de la loi de 1905 stipulant qu'« il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte ». Interrogé par Séverine Lebrun, journaliste pour Envoyé spécial, l'imam bénéficiaire de cette largesse annonçait le plus tranquillement du monde qu'il ne payait pas : « Le loyer, c'est entre la mairie et nous. On avait un accord entre eux et nous : ils nous prêtent le local jusqu'à la construction de la mosquée, c'est tout. On a signé une convention, mais après j'ai dit : Non, je ne paye pas. Donc ils nous ont dit de rester là jusqu'à nouvel ordre. Monsieur Doucet, c'est un accord qu'on a fait entre lui et nous. Je ne peux pas vous dire plus que cela. »

Le maire actuel aurait donc hérité d'une dette locative de 82 000 euros. Quant à Abdelkader Achebouche, qui gère la mosquée Al Ihsan, il assume pleinement les tractations confessionnelles : avant chaque élection, assure-t-il, il négocie des travaux d'aménagement.

Où est passé Mehdi l'aumônier ?

En outre, Philippe Doucet aurait fermé les yeux sur les pratiques de certains employés municipaux : prières dans les vestiaires (ce qui contraignait les autres employés à attendre avant de pouvoir revêtir leurs uniformes le matin) ; demandes d'aménagement horaires pour la prière du vendredi ; recrutement d'un agent jugé antirépublicain et dénoncé par la CGT (refus de serrer la main à sa supérieure hiérarchique pour des raisons confessionnelles, demande d'aménagements de temps de prière). Connu sous le sobriquet de « Mehdi l'aumônier », ce dernier a la réputation d'être un salafiste très actif. Officiellement engagé au sein du service cadre de vie, il n'y aurait jamais été vu par sa supérieure et n'aurait jamais été noté. Or un fonctionnaire doit être noté au moins une fois par an. Où était donc Mehdi ? À en croire son dossier et les paroles d'Argenteuillais qui le connaissent bien, il était officieusement l'interface entre Philippe Doucet et « la communauté musulmane d'Argenteuil », dont il était chargé d'« encourager » le vote.

Alors, l'affaire du voile d'Argenteuil, un simple écran de fumée ? Contactée par téléphone, la mairie d'Argenteuil s'est refusée à tout commentaire, nous renvoyant à son laconique communiqué de presse. Lequel se contente, comme diraient Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène (membres très controversés de l'Observatoire national de la laïcité), de « dire le droit ». De fait, au regard du droit, Mme Bacha n'est pas en délicatesse. Mais la question peut-elle se résumer à cela ?

« Amine (El Khatmi) a eu raison de dénoncer ce voile. Mais danser la carmagnole dès qu'un voile pointe le bout de son nez, ça ne mène pas très loin », commente Karim Bey, militant laïque et féministe. « Il y a beaucoup à faire. Par exemple, vérifier que les mariages pratiqués par les imams suivent bien une déclaration à l'état civil. On voit bien toutes les histoires de polygamie. Le voile est un combat féministe qu'il faut mener, mais la loi en l'état ne permet pas tout. »

« Petites entorses »

Laurence Marchand-Taillade est tout aussi agacée : « La loi ne prévoit pas grand-chose sur la question. Autant la neutralité du fonctionnaire est une obligation, autant celle de l'élu, non. L'Assemblée nationale a d'ailleurs connu la soutane de Félix Kir jusqu'en 1967. Néanmoins, il paraît évident, lorsque l'on est élu, que l'on se doit d'être le représentant de tous les administrés de sa commune. En portant un signe distinctif, quel qu'il soit, on ne délivre plus ce message unitaire. À l'heure où l'on demande à tous les élus d'être irréprochables, peut-être que la question des signes religieux ostensibles dans le cadre des fonctions d'élus mériterait d'être remise au goût du jour. »

M'Barek Marir, militant laïque et ancien élu MoDem, va plus loin : « Concrètement, la loi de 1905 permet énormément de choses, mais interdit une gestion confessionnelle. Et celle-ci ne se déroule pas sous les lumières des médias, mais mano a mano, sous forme de pactes de non-agression ou de services mutuels. Personne ne voit rien à redire aux petites entorses et aux accommodements grâce aux enveloppes législatives, c'est la pratique habituelle. Les usages contraires à la loi sont une vraie tradition. Les entorses ne datent pas de l'implantation de l'UOIF. La seule alternative serait de tout geler, de prendre une année pour réfléchir et de rectifier peut-être la loi concernant le financement des candidats et le pouvoir des lobbies religieux. »

http://www.lepoint.fr/societe/argenteui … 252_23.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: 1905, la grande aventure républicaine

Bouvet perd toute crédibilité s'il continue à mobiliser des comparaisons absurdes comme "l'époque stalinienne".

Non pas qu'il lui en reste beaucoup vu sa propension à ne regarder que la forme, et à faire des généralités englobantes sur des courants de pensée entiers à partir de deux-trois exemples

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: 1905, la grande aventure républicaine

On l'attendait, c'est chose faite, il a enfin craqué !

Cambadébile a écrit:

.@alainjuppe perd ses nerfs parce qu'on a dit "Bon ramadan" en son nom. Eh bien j'en profite pour le souhaiter!

https://twitter.com/jccambadelis/status … 92?lang=fr

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: 1905, la grande aventure républicaine

Marianne a écrit:

Fin du ramadan : l'Aïd fait irruption dans le bac

La Maison des examens en Ile-de-France permet aux lycéens qui fêtent la fin du ramadan ce mercredi 6 juillet de reporter leurs oraux de rattrapages du bac, qui commenceront le même jour jusqu'à vendredi. Une entorse à la laïcité de l'enseignement qui s'appuie sur des circulaires existantes.

L'Aïd ou le bac, les bacheliers musulmans n'auront pas à choisir. Le directeur de la Maison des examens de Paris (Siec), Vincent Goudet, a transmis aux proviseurs des académies de Créteil, Versailles et Paris une note permettant aux élèves fêtant la fin du Ramadan - ou Aïd-el-fitr, fixé cette année au mercredi 6 juillet - de reporter leurs oraux de rattrapages, qui commencent le même jour jusqu'au vendredi 8 juillet.

En matière de relations entre enseignement et croyance religieuse, la règle d'or de la laïcité française est pourtant que "les convictions religieuses ne sauraient s'opposer à l'obligation d'assiduité ni aux modalités d'un examen". Mais selon un communiqué du ministère de l'Education nationale, le Siec a "appliqué deux circulaires prises par les précédents gouvernements". Et de souligner que "c'est d'ailleurs selon ces mêmes règles que certains bacheliers de confession juive ont pu bénéficier d'un report de l'oral lundi 13 juin 2016 dernier à l'occasion de la Pentecôte (Chavouot)".

L'Aïd-el-Fitr fixé trop tard pour le prévoir

Pour les candidats au bac, souligne Vincent Goudet, c'est la circulaire du 18 mai 2004 sur le port des signes religieux qui s'applique, indiquant que l'institution scolaire "doit prendre les dispositions nécessaires pour qu'aucun examen ni aucune épreuve importante ne soient organisés le jour de ces grandes fêtes religieuses". Or, souligne-t-il, comme la date de l'Aïd el Fitr n'est décidée que quelques jours avant - de facto ce lundi -, elle n'a pas pu être prise en compte dans le calendrier du bac, établi des mois à l'avance.

Reste que comme le relève pour Le Figaro le rapporteur général de l'Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadène, la mesure contribue à assigner les élèves à leur pratique religieuse : "C’est contraire à l’approche laïque". Vendredi, le principal syndicat de chefs d'établissement, le SNPDEN-Unsa, avait critiqué dans un communiqué les consignes du Siec : "Si les chefs de centre doivent interroger tous les candidats pour savoir s'ils viennent ou non, du fait de l'Aïd, c'est, dans la pratique, ouvrir un droit général pour tous de différer d'un jour leurs épreuves et pour les enseignants, de réduire d'un jour leur participation à l'examen". Et les chefs d'établissement de considérer : "Dans un baccalauréat précaire, déjà marqué par un nombre insolite d'erreurs, c'est ajouter un élément de plus de désorganisation. Si on décide que le calendrier religieux est prioritaire sur les épreuves du baccalauréat, il faut avoir le courage de l'assumer, de renoncer à toutes les épreuves ce jour-là et de différer les résultats d'un jour".

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: 1905, la grande aventure républicaine

Ce Bianco est décidément un sale type.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/13692526_10153778322183575_6143180938801229522_n.jpg?oh=acac9da166178852ec9daca5226ac273&oe=581FE5

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: 1905, la grande aventure républicaine

En réalité je ne comprends pas très bien ce qui justifie cette obligation de neutralité dans le secteur privé, eu égard à la jurisprudence existante pré-Baby Loup. Si je comprends bien cette jurisprudence est portée au niveau législatif pour tout le secteur privé, ce qui me dépasse un peu.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: 1905, la grande aventure républicaine

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Fr … 1200789413 :

Lauriane Clément a écrit:

Le changement, discrètement survenu dans le creux des vacances estivales, est passé inaperçu. Le 8 août 2016, une loi organique adoptée par les parlementaires a supprimé l’emploi de l’adverbe « religieusement » dans le serment prononcé par les magistrats ainsi que par les assesseurs à leur prise de fonctions. Ceux-ci juraient jusqu’à présent « de bien et fidèlement remplir » leurs fonctions, « de garder religieusement le secret des délibérations » et de se « conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ».

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r3716.asp :

Cécile Untermaier a écrit:

Suppression de l’adverbe « religieusement » dans la prestation de serment des magistrats de l’ordre judiciaire et des auditeurs de justice

L’article 9 bis résulte d’un amendement présenté en séance publique au Sénat par le Gouvernement.

Il prévoit de supprimer l’adverbe « religieusement » du serment prononcé par tout magistrat, avant son entrée en fonctions, lors de sa nomination à son premier poste et, le cas échéant, lors de sa réintégration, ainsi que du serment prononcé par l’auditeur de justice, préalablement à toute activité.

1. La solennité de la prestation de serment

? Le serment prononcé par les magistrats judiciaires est aujourd’hui inscrit à l’article 6 de l’ordonnance statutaire de 1958 dans les termes suivants : « Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de garder religieusement le secret des délibérations et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ».

Remontant à 1254 pour les magistrats du siège et à une ordonnance de Philippe le Bel de 1303 pour les magistrats du parquet, la prestation de serment représente l’engagement des magistrats de remplir leurs missions de manière exemplaire et de respecter les règles morales et juridiques.

Bien au-delà d’une simple formalité, la prestation de serment constitue un événement unique dans la carrière du magistrat (sauf en cas de réintégration), marquant symboliquement la fin de sa période de formation et le début de sa carrière.

? Le serment prêté par les auditeurs de justice est inscrit à l’article 20 de l’ordonnance statutaire qui prévoit que ces derniers, préalablement à toute activité, prêtent serment devant les cours d’appel en ces termes : « Je jure de garder religieusement le secret professionnel et de me conduire en tout comme un digne et loyal auditeur de justice ».

Contrairement aux États-Unis, où les futurs magistrats invoquent l’aide de Dieu durant leur serment, il s’agit d’un serment laïc, et non d’un serment religieusement prêté. Les magistrats français ne prêtent d’ailleurs pas serment sur la Bible ou tout autre texte religieux.

Signifiant, en l’espèce, scrupuleusement, l’emploi de l’adverbe « religieusement » renvoie simplement à la dimension sacramentelle du serment.

« "Jean-Marie Le Pen's racism {{citation needed}}" est quand même énorme. » (Free French)
« Tu as beau prendre de haut tout le monde ici » (FDL)

363

Re: 1905, la grande aventure républicaine

Haha ! Cf. avant-dernière question.

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"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)