Topic: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

J'ai vu qu'il n'y avait pas encore de thread consacré à Terra Nova et il me semble qu'il est intéressant d'en créer un, dans la mesure où
- C'est un club de réflexion qui produit des idées, ou au moins du débat ( http://www.tnova.fr )
- Son Président est Olivier Ferrand, très longtemps le grand gourou de la finance publique à Sciences Po
- J'ai le sentiment que pas mal de responsables de sciences-po sont associés à des projets.

Par exemple aujourd'hui, Olivier Ferrand a publié avec Olivier Duhamel un article sur les primaires au PS dans Libé

Faut-il pérenniser le système de primaire, expérimenté au sein du Parti socialiste lors des dernières élections présidentielles ?

Certains répondent «non». Pour des raisons de principe : ils rejettent la présidentialisation et la personnification de la vie politique française. Et pour les défauts concrets qu’a révélés l’expérience de 2006 : division du camp socialiste, désorganisation et impréparation de la campagne présidentielle, doute sur la capacité de la procédure à sélectionner le «meilleur» candidat. Une primaire serait à la limite valable pour investir un candidat connu d’avance (comme Prodi puis Veltroni en Italie), mais pas pour départager des candidats compétitifs.

La primaire nous semble pourtant incontournable : elle fait passer le choix du candidat à la présidentielle de l’appareil à la base, une telle démocratisation du parti est irréversible. Et la primaire est utile : elle apporte une légitimation au candidat et une modernité à son parti.

Dès lors, l’enjeu est celui du choix et de la codification d’un système de primaire, tant il en existe de différents. Celle de 2006 a été improvisée «à chaud». Dans une réflexion «à froid», quelle serait la «primaire à la française» la plus efficace ? Quatre questions principales se posent.

1. Le champ des primaires : le PS ou toute la gauche ?

Une primaire pour toute la gauche, sur le modèle italien, aurait deux vertus : une unification des partis de gauche, éloignant le spectre d’une élimination au premier tour ; une mobilisation du «peuple de gauche» autour d’un candidat unique, réglant le problème des reports de voix au second. Une telle primaire ne nous semble pas praticable. L’extrême gauche refuserait de rentrer dans un tel processus. Cette primaire cliverait la gauche entre gauche de gouvernement et gauche radicale, libérant ainsi un espace politique considérable pour cette dernière. Des partis de l’ex-gauche plurielle (PCF, Verts) pourraient ne pas jouer le jeu non plus, tant il est difficile de renoncer à la visibilité politique qu’offre la participation au premier tour de l’élection présidentielle.

2. La date : quand vote-t-on ?

Deux réponses s’opposent : en fin ou en début de mandature.

Choisir son candidat en fin de mandature, juste avant la présidentielle, est la solution naturelle dans un régime présidentialiste comme la France. A l’instar des Etats-Unis, elle permet de vérifier l’adéquation du candidat avec l’électorat.

Mais elle pose deux difficultés sérieuses. Elle provoque une division de son camp juste avant l’échéance : DSK et Fabius se battaient contre Ségolène Royal pour l’investiture, comment pouvaient-ils un instant de raison plus tard la soutenir sans réserve ? L’exemple américain montre cependant que c’est possible. Plusieurs éléments pour y parvenir. Une grande messe unitaire symbolique à l’issue des primaires, sur le modèle de la convention démocrate. La capacité à offrir un lot de consolation au principal battu, par exemple un «ticket» Président-Premier ministre. Un peu de temps : novembre 2006 était trop tardif, juin 2011 offrirait la trêve estivale pour panser les plaies.

Un tel vote pose aussi la question du rôle du parti. Fragmenté en écuries présidentielles, le parti n’exerce plus ses fonctions traditionnelles : porte-parole de l’opposition, travail programmatique collectif. Par ailleurs, la légitimité résiduelle que conserve le premier secrétaire comme chef du parti perturbe la bonne organisation des primaires. Dès lors, un tel système nécessite une refonte profonde du fonctionnement du parti, qui doit entrer dans un mode présidentiel. Par exemple : un premier secrétaire limité au rôle de «secrétaire général» organisant le bon déroulement des primaires, et dont la bonne foi est garantie par l’interdiction statutaire de candidater pour la primaire ; un leadership de l’opposition exercé par le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale ; le renforcement des think tanks politiques liés au PS, pour réfléchir collectivement à l’abri des enjeux de leadership. Autre modèle, le parlementaire : dès le début de la mandature, la défaite électorale consommée, on choisit un nouveau leader de l’opposition, candidat, sauf accident, pour la prochaine échéance. Pour être légitime, ce leader ne peut plus être désigné par le jeu habituel des motions de courants lors du congrès. Il doit être investi par une primaire, un vote direct préalable au vote des motions. C’est ce qui se passe au Royaume-Uni. C’est la proposition, logique, de Gaëtan Gorce.

Avantages : le parti fonctionne normalement sous la houlette de son leader, les divisions sont atténuées avec le temps. Mais ce modèle ne garantit pas de dynamique électorale. Surtout, le lien entre la personnalité du leader et l’électorat n’est plus testé.

3. Le corps électoral : qui peut voter ?

Le débat oppose les partisans de la tradition (primaire réservée aux adhérents) à ceux de l’innovation (primaire ouverte aux sympathisants).

Plusieurs arguments forts militent pour une primaire ouverte. La légitimation : la force de l’investiture de Prodi par 4 millions de citoyens, ou d’Obama par 35, est incomparable à la désignation par 200 000 socialistes français. Le renforcement de la démocratie : des chercheurs américains ont montré que plus une primaire mobilise, plus l’abstention à l’élection baisse. Le désir de participation citoyenne : l’exemple de la primaire Veltroni - 3,5 millions de votants pour une élection sans enjeu réel - est révélateur de cette jubilation participative.

La primaire ouverte pose toutefois des problèmes sérieux. D’organisation : en l’absence de listes d’électeurs préétablies, le risque de bourrage des urnes est réel. De financement : la primaire coûte cher, et d’avenir du parti : quel rôle pour l’adhérent et l’organisation partisane elle-même ?

La distinction entre primaires ouvertes et fermées est en réalité plus limitée qu’il n’y paraît, dès lors qu’il s’agit en pratique de primaires fermées «élargies». Le système retenu en 2006 des «nouveaux adhérents» à tarif réduit (20 euros) a permis de faire voter près de 100 000 sympathisants. En descendant le tarif au niveau italien, à 5 voire 1 euro, on aurait certainement obtenu des afflux massifs de votants. Cela renvoie à la transformation du PS en un parti plus ouvert.

4. La campagne : comment organise-t-on la compétition ?

C’est un enjeu clé. La primaire socialiste de 2006, courte et aseptisée, n’a pas permis de juger les candidats.

Une vraie primaire compétitive, comme aux Etats-Unis, permet la mise à l’épreuve des candidats : on connaît tout de leur personnalité, de leurs équipes, de leur programme ; s’il y a des failles, on les découvre avant la présidentielle. Elle permet aussi le renouvellement : les nouveaux candidats ont le temps de se faire connaître et de démontrer leurs compétences - typiquement, Carter, Clinton ou Obama. Le secret des primaires américaines, c’est leur séquençage. Le vote Etat par Etat, dans le cadre d’une course-poursuite par élimination progressive, tient les électeurs en haleine et démultiplie l’attention médiatique. Le système est-il transposable chez nous, dans le cadre d’un «tour de France électoral des régions» ? MM. Baylet et Schwartzenberg avaient déposé, en 2006, une proposition de loi organisant une primaire à la française selon ce modèle.

Que tirer de ce tour d’horizon ? Trois conclusions.

A. Une primaire de toute la gauche n’est pas une piste réaliste.

B. Contrairement à une idée reçue, le débat entre primaires ouverte ou fermée n’est pas essentiel.

C. Les vrais enjeux sont ailleurs. D’abord, la date : elle détermine le type de leadership - leader de l’opposition ou leader présidentiel. Ensuite, la campagne : elle doit devenir réellement compétitive, afin de sélectionner le meilleur candidat.

Il est temps d’inventer et de codifier une primaire à la française. C’est le principal mandat que le congrès de Reims doit donner à la future direction du PS. C’est une condition du succès de la gauche en 2012 et, au-delà, une responsabilité historique pour notre vie politique.

http://www.liberation.fr/rebonds/334300.FR.php

Je trouve que la démarche est assez intéressante, d'autant plus que la rédaction de l'article a été précédé par des débats sur d'autres sytèmes de primaires http://www.tnova.fr/index.php?option=co … liberation

Je partage certaines conclusions, par exemple l'idée de refaire une primaire me semble honnête et démocratique et la date du début de l'été me semble bonne pour faire oublier les tracas de l'après primaire type DSK-Ségo

En revanche je suis moins d'accord sur la volonté de nommer un 1er secrétaire obligatoirement "de transition". A part si les deux Olivier rêvent toujours de laisser la voie libre à DSK, mais je pense que si c'était le cas, ils feraient une grave erreur, et pour eux, et pour Terra Nova

Vous en pensez quoi?

"Ne me siffle pas mon camarade, parce que moi, je t'aime!"

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Bah, pas vraiment dans la mesure où O Duhamel et O Ferrand ne veulent pas d'une primaire regroupant l'ensemble de la gauche, mais seulement "la gauche de gouvernement". Ils hésitent même à y inclure les Verts et le PC...

"Ne me siffle pas mon camarade, parce que moi, je t'aime!"

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

"Ouais, déjà rien qu'à la COGIP, il y a cinq Jean-Louis au service gestion des stocks et ça fout un sacré boxon."

Last edited by Beltramose (24-06-2008 18:40:27)

Your mother was a HAMSTER, and your father smelt of eldeberries !

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Ce soir, Moscovici présentait sa contribution avec Montebourg. J'y ai aperçu Olivier Ferrand, à la toute fin...

"Ne me siffle pas mon camarade, parce que moi, je t'aime!"

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Tu as du en frémir de plaisir...

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

rime plus allitération: j'avoue, pas mal.

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Allitération? Euh, où ça? (non, pas là)

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Un petit up pour signaler que - fait historique -, Le Figaro s'est enfin décidé à mentionner Terra Nova dans un de ses articles. Certes, il s'agissait d'une brève de l'AFP, certes, c'est pas l'info du siècle, mais c'est quand même assez étonnant de remarquer à quel point un journal comme celui-ci peut cacher aussi longtemps l'existence de ce think-tank, ne jamais le citer, ne jamais parler de ses publications. Bref l'anomalie est réparée!

Plusieurs organisations intervenant dans le domaine pénitentiaire ont fait part de leur "déception" à propos du projet de loi pénitentiaire, actuellement au Conseil d'Etat, lors d'une conférence de presse aujourd'hui à Paris.

"La situation est potentiellement explosive" dans les prisons où le taux de surpopulation frôlait les 126% au 1er juin, avec 63.848 détenus pour 50.807 places, a estimé le chercheur au CNRS Pierre Tournier, au nom de la fondation "progressiste" Terra Nova.

Dirigeant du syndicat de travailleurs sociaux pénitentiaires Snepap-FSU, Olivier Boudier a décrit une profession "en surbooking", en première ligne de la réinsertion des détenus et de la lutte contre la récidive. "Cette loi sans moyen ne servira pas à grand chose", a-t-il prédit.

"Ne me siffle pas mon camarade, parce que moi, je t'aime!"

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Par Pierre Tournier, ils veulent dire Pierre-Victor Tournier ? Il est à Terra Nova lui ? C'est bien alors, j'attends de lire leurs textes en matière de politique pénale.

Please could you take this note, ram it up your hairy inbox and pin it to your fucking prostate.

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Oui c'est bien lui. Il a justement rédigé une note pour Terra Nova intitulé "Avant projet de loi pénitentiaire: Un texte inadapté".
La version sur le site est ici: http://www.tnova.fr/index.php?option=co … amp;id=352

La note complète (plus de 20 pages) est disponible en PDF ici: http://www.tnova.fr/images/stories/publ … ossier.pdf

"Ne me siffle pas mon camarade, parce que moi, je t'aime!"

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Yep a écrit:

mais c'est quand même assez étonnant de remarquer à quel point un journal comme celui-ci peut cacher aussi longtemps l'existence de ce think-tank, ne jamais le citer, ne jamais parler de ses publications.

LOL, le "think tank" a deux mois d'existence et déjà la grosse tête. I'm loving it !

http://unefiep2009.wordpress.com/

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Non non. La grosse tête, c'est juste moi wink

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Descoings est membre d'un groupe d'étude sur l'enseignement supérieur

http://www.tnova.fr/index.php?option=co … ;Itemid=20

So, where's the Cannes Film Festival being held this year?

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Faute d'avoir obtenu un ministère ou une commission... ?

"Ne me siffle pas mon camarade, parce que moi, je t'aime!"

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Fabien a écrit:

Descoings est membre d'un groupe d'étude sur l'enseignement supérieur

http://www.tnova.fr/index.php?option=co … ;Itemid=20

Au côtés de Julie Coudry, hinhin, c'est dire le niveau.

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

En même temps faut bien quelqu'un pour représenter les principaux concernés, les étudiants.

So, where's the Cannes Film Festival being held this year?

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Ouais pour quelqu'un qui est né en 79 et toujours à la fac, c'est sûr qu'elle connaît les problèmes étudiants...

LEGEND...wait for it...ARY

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Patain j'avais jamais fait gaffe! Je ne voudrais pas jouer le populo mais c'est un scandale!
(tu m'étonnes qu'elle s'oppose à la revalorisation des frais de scolarité wink

Last edited by Jalabar Xho (22-07-2008 11:46:38)

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Pour être précis je crois que cette année elle s'est enfin décidée à quitter l'Université :

Libé a écrit:

En juin, elle prendra la tête d’une «agence indépendante» qui va s’occuper de l’insertion professionnelle des étudiants «en partenariat avec les pouvoirs publics et des grandes entreprises».

http://www.liberation.fr/actualite/soci … 210.FR.php

Bien que sa fiche Wikipedia affirme qu'elle est encore en master 2 d'administration économique et sociale (AES) à Paris I...

Last edited by SId (22-07-2008 11:49:43)

LEGEND...wait for it...ARY

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Ah l'AES, on s'y sent bien à force!

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Terra Nova ouvre un Live-Blog pour les universités d'été du PS
http://rochelle2008.over-blog.com

Pour tous les fans de Rocard, Padis et Ferrand. Et les autres aussi... (parce que sinon)

"Ne me siffle pas mon camarade, parce que moi, je t'aime!"

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

.

Last edited by pictavien (09-10-2009 14:37:41)

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Comme je l'ai deja dit au sujet de nombreux autres think tank, je trouve que c'est pas la panace.

D'abord ce blog, son objectif est de parler de la Rochelle, au final, il fait la propagande du think tank avec des videos d'une qualite intolerable d'une association avec un si gros budget.

Ensuite, Tnova, itself, quand on a autant de monde, (vous avez vu tous les cercles de gouvernance ?, je me pose a question du fonctionnement. Au final la cellule de production reste les comites ad'hoc (comme celui dont fait parti Richie) mais l'on apprend ausis l'existence d'un cabinet d'expert charges de rediger des notes d'expertises.

La liste des soutients internationaux est trop importante pour etre serieuse.

J'ai evalue a pres de 300 personnes, les membre d'au moins un cercle de l'association.

Si chacune parle 10 minutes par mois, ca fait 50h d'information a traiter. De toute evidence, cela est impossible.

Et puis on nous parle de think tank, mais c'est un think tank sans permanents. Encore un lieu pour la haute societe soc-dem ou l'on vient se defouler le soir et le week end en se moquant des militants qui distribuent des tracts.

Un think tank a besoin d'un president charismatique qui porte le message et la voix. Je ne pense pas que Ferrand soit tres bon dans ce role. D'ailleurs je ne trouve pas que ce monsieur soit tres bon dans l'absolu. Notamment en politique, la vrai. Celle ou se salie les mains pour parler avec les gens et les convaincre.

Y'avait presque une bonne idee. Y'avait presque un bel avenir. Mais je n'y crois pas.

Last edited by ScPossible (28-08-2008 09:15:42)

Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

ScPossible a écrit:

J'ai evaluer .

Je ne peux pas m'empêcher... PAN!

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

ScPossible a écrit:

les comites ad'hoc (comme celui dont fait parti Richie).

http://e.tintin.tk.free.fr/images/haddock/haddock06.gif http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1235-Descoings.jpg

Je savais que ce n'était qu'une seule et même personne ! Regardez cette façon de corriger l'étudiant paresseux à coup de fessées.

LEGEND...wait for it...ARY

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Re: Terra Nova, le think-tank de la gauche progressiste

Delanoe, Aubry, Hollande, Collomb ou encore Moscovici répondent au LiveBlog ! Par contre pas de Ségo.

"Ne me siffle pas mon camarade, parce que moi, je t'aime!"