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Re: Le fil des perspectives économiques

Greg hier a écrit:

Après tout, [Flanby] non plus n'a rien à perdre à perdre, vu que de toute façon, ses chances sont infimes, en dépit d'une politique qui commence un peu à porter ses fruits.

En effet, elle commence à porter ses fruits. Mais il lui reste six mois, il peut encore faire pire.

Le Point a écrit:

"Quand je me considère, je me désole, quand je me compare, je m'immole !"
Pour Pierre-Antoine Delhommais, le bilan de François Hollande en matière de chômage est bien pire que celui de Nicolas Sarkozy. Explications.

« Quand je me considère, je me désole, quand je me compare, je me console. » Cette sentence attribuée à Talleyrand – parfois aussi à Rivarol – s'applique très mal au quinquennat de François Hollande et à son bilan économique. Les données comparatives publiées chaque semaine par l'Office européen des statistiques Eurostat ne fournissent en effet aucune raison de se consoler, bien au contraire, des mauvaises performances économiques de la France et d'en relativiser la médiocrité.

Lundi 24 octobre, par exemple, Eurostat a annoncé qu'au deuxième trimestre 2016, le ratio du déficit public par rapport au PIB, corrigé des variations saisonnières, s'est établi à 1,5 % en moyenne dans la zone euro. La France affiche quant à elle un déficit plus de deux fois supérieur, à 3,2 %, qui se situe parmi les plus élevés de la zone et se compare de façon très peu flatteuse avec l'excédent de 0,7 % observé en Allemagne.

Le même lundi 24 octobre, Eurostat a aussi annoncé que le ratio de la dette publique par rapport au PIB s'est établi à 91,2 % dans la zone euro à la fin du deuxième trimestre 2016, soit une baisse de 0,9 point en un an. Le même ratio a en revanche augmenté de 0,6 point en France depuis un an pour atteindre un record historique de 98,2 %. La France affiche désormais un niveau de dette publique supérieur de sept points à la moyenne de la zone euro, soit le plus important écart jamais constaté. Parmi les 28 pays de l'Union européenne, seuls six pays, à la réputation financière sulfureuse (Grèce, Italie, Espagne, Portugal, Chypre, Belgique), enregistrent des niveaux de dette supérieurs à celui de la France. Pour boire le calice jusqu'à la lie, on observera que, depuis fin juin 2012, le ratio de dette publique a baissé de 10,5 points de PIB en Allemagne (de 80,6 % à 70,1 %) mais qu'il a augmenté de 8 points dans le même temps en France (de 90,2 % à 98,2 %).
+ 568 000 chômeurs de catégorie A depuis mai 2012

Malgré les bons chiffres de septembre, les comparaisons en matière de chômage sont pour la France plus « désolantes » encore qu'elles ne le sont en matière de finances publiques. Depuis la fin du mois de mai 2012 et l'installation de François Hollande à l'Élysée, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté en France, selon la Dares, de 568 000. Au cours de la même période, le nombre de chômeurs a, d'après Eurostat, baissé de 4,16 millions dans toute l'Union européenne, les reculs les plus importants étant observés en Espagne (- 1,33 million), au Royaume-Uni (- 916 000) et en Allemagne (- 418 000).

La petite poignée de socialistes assez malhonnêtes intellectuellement pour oser défendre encore le bilan économique de M. Hollande met en avant le fait que le nombre de chômeurs avait plus augmenté sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Ce qui est exact. De mai 2007 à mai 2012, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A était passé de 2 139 100 à 2 922 800, soit une hausse de 783 700. La – très grosse – différence est qu'au cours de cette période, le chômage avait, à l'exception notable de l'Allemagne, explosé partout en Europe. Entre mai 2007 et mai 2012, le nombre de demandeurs d'emploi était passé de 17,017 à 25,138 millions dans l'UE, soit une hausse de plus de huit millions. Motif de "consolation", si maigre fût-il, il avait notamment progressé plus vite au Royaume-Uni (+ 894 000), en Italie (+ 1 162 000), sans parler de l'Espagne (+ 4 014 000) qu'en France.

Il va donc falloir inventer un nouvel aphorisme pour décrire le bilan économique de la France durant le quinquennat de M. Hollande. « Quand je me considère, je me désole, quand je me compare, je me désespère », conviendrait assez bien ou, pourquoi pas, si l'on est un peu poète et amateur de rimes : « Quand je me considère, je me désole, quand je me compare, je m'immole. »

http://www.lepoint.fr/economie/quand-je … 619_28.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des perspectives économiques

Pratique excessivement dangereuse qui ne pourra qu'encourager les personnes un peu fragiles à se surendetter sans qu'elles s'en rendent compte.
Fichue société de consommation...

Le Figaro a écrit:

En Australie, faire du shopping et payer plus tard est désormais possible

Créée en 1964, Topshop faisait avant cela partie d'un corner de la marque Peter Robinson avant d'obtenir son propre point de vente à Londres en 1964.

L'enseigne Topshop expérimente le paiement différé dans neuf de ses boutiques australiennes. Les clients peuvent désormais se promener dans les boutiques de la marque et repartir avec leurs articles...sans les payer immédiatement.

Effeuiller méticuleusement les rayons un à un, essayer sa sélection et passer à la caisse... sans payer. C'est le principe du «Pay later» ( Payer plus tard, en français) que propose la chaîne de vêtements, cosmétique et décoration TopShop. En effet, les clientes australiennes de Topshop peuvent depuis le mois de septembre, repartir avec des vêtements sans les payer immédiatement grâce à un partenariat entre TopShop et la start-up melbournienne Afterpay.

Comment ça marche? Les clients accèdent via leur smartphone à l'application Afterpay dans laquelle ils entrent le détail de leurs achats et reçoivent un code-barres d'approbation qu'ils présentent ensuite à la caisse. Le vendeur vérifie le code-barres et le client peut quitter le magasin. Afterpay couvre le coût des achats et contacte par la suite les clients pour le paiement, qui peut être effectué en plusieurs fois (jusqu'à quatre fois) sur un maximum de 56 jours. Aussi, chaque paiement peut être espacé de deux semaines et aucun frais supplémentaire ni intérêt ne sont ajoutés au montant initial. Cependant, s'ils manquent des paiements, les clients encourront des pénalités de retard. «Pour nos jeunes clients, le concept de satisfaction instantanée est crucial. Il peut à présent être réalisé grâce à Afterpay. Tous les ‘musts' deviennent à portée de main avant épuisement des stocks», explique Hilton Seskin, président de Topshop et Topman Australie à WWD.

«Le système est conçu pour encourager les clients à acheter plus, sachant qu'ils peuvent régler plus tard», explique Nick Molnar, directeur général d'Afterpay, «nous prônons le système du gagnant-gagnant pour nos marques partenaires». La start-up compte déjà plus de 600 marques associées en ce qui concerne son service de paiement différé en ligne.
Le prêt-à-porter, un secteur en mutation

L'enseigne britannique n'est pas la première à se lancer dans l'aventure du paiement différé. Des marques moins connues comme Veronika Maine et Cue Clothing Co ont déjà expérimenté ce nouveau mode de consommation.

Les modes de consommations dans le secteur de la mode sont depuis quelques années en pleine mutation, les entreprises s'adaptant aux évolutions de sa demande et de son environnement. Sur le site web Try.com, on peut par exemple commander des vêtements, les essayer et décider de les renvoyer si nécessaire. Chez Rent the Runway, pour un abonnement de 75 dollars (soit 70 euros) par mois, on peut louer des accessoires, sacs à main, bijoux, signés par des grands noms de la mode. Enfin, Bungalow Clothing ou The Closet ont lancé à la fin de l'année dernière, l'envoi aux clients d'une sélection d'articles à domicile. Chez, Bungalow Clothing, les clients ne paient que ce qu'ils choisissent de conserver. En France, enfin, la marque de lingerie Undiz expérimente un service de retour d'articles depuis la boîte aux lettres.

http://www.lefigaro.fr/conso/2016/11/25 … ssible.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)