Re: Le fil des perspectives économiques

J'ai pas tout lu mais pour ce qui est du passage sur les collatéraux ça m'a fait bien rire : les obligations triple A utilisées comme collatéral ce sont bel et bien des obligations souveraines. Ce sont les seuls collatéraux utilisés avec exceptionnellement parfois des obligations corporate triple A genre IBM mais même ça ça fait exploser le coût du crédit donc ça se fait très peu. Donc bon faut arrêter de tout mélanger et si son arrière pensée c'est que des CDOs triple A étaient utilisés en collatéral avant la crise c'est vraiment n'importe quoi.
Donc s'il connaît un actif financier plus sûr qu'une obligation d'Etat AAA, ça m'intéresse et s'il pense qu'un gouvernement est en mesure d'intervenir efficacement sur le sujet, ça m'intéresse également de savoir ce qu'il lui préconise de faire.

Un vrai problème soigneusement évité dans cette diatribe peu reluisante c'est le décalage qui se creuse entre une demande d'actifs sans risque en forte augmentation (aujourd'hui par exemple il n'y a plus aucun prêt interbancaire non-collatéralisé), et une offre "triple A" qui se trouve effectivement réduite à peau de chagrin. D'où une hausse inévitable du coût du collatéral sans risque.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

202

Re: Le fil des perspectives économiques

Proposition débile du jour (en fait, il y en a deux, vous verrez).
François a proposé un déblocage de l'épargne salariale jusqu'à 20 000 euros pour, soi-disant, relancer la consommation. Évidemment, cette mesurette aura l'effet inverse de celui escompté. Plusieurs raisons :

1) Les salariés qui bénéficient de ce dispositif ne disposent pas de 20 000 euros, l'article parle d'ailleurs d'une moyenne de 8 000.   
2) L'argent débloqué ne servira pas à consommer (ou alors à la marge), il sera épargné (livret A etc.) ou bien servira à parer au plus urgent, c'est-à-dire rembourser les dettes.
3) Du coup, l'argent débloqué ne pourra plus permettre aux salariés de réaliser l'objectif initial du dispositif d'épargne salariale, à savoir épargner pour la retraite, acquérir un logement etc. Le principe même d'épargne longue n'est plus valable.
4) Du coup, c'est une mesurette qui, même dans le cas où elle favoriserait la consommation (ce qui ne sera pas le cas), ne se placerait que dans le court terme. Or, gouverner, c'est prévoir.
5) L'argent débloqué pénalisera les entreprises : elles investiront fatalement beaucoup moins.
6) Cette mesurette a déjà été mise en place en 2004, 2005 et 2008, sans résultats notables. D'autant plus que la gauche avait critiqué ces initiatives.

Alors, et voici la seconde proposition débile (attention, elle est gratinée), que proposent les parlementaires PS pour pallier tout cela ? Rendre la consommation obligatoire en exigeant des gens qu'ils présentent une facture pour chaque achat ! Oui oui, chaque achat, du coup je vous laisse faire le calcul du nombre de factures qu'il faudra vérifier. Là, on a juste envie de les secouer comme des cocotiers en leur disant : Arrêtez d’être stupides et faites un tour dans le monde réel !

Pour le plaisir, voici ce que Pépère avait dit début avril :

Hollande a écrit:

La participation est bloquée cinq ans. Je propose que pour tous ceux qui ont l'usage de ces accords de participation -quatre millions de Français, qu'elle puisse être débloquée immédiatement, sans pénalité fiscale. Tous ceux qui ont un accord de participation, qui veulent -jusqu'à 20.000 euros -l'utiliser pour quelque achat que ce soit (...), pour acheter un bien ou participer à un apport pour le logement, ils pourront le faire. Ça durera six mois, ça permettra, pendant ces six mois-là de débloquer une épargne pour l'affecter à la consommation.

Le JDD a écrit:

La fausse bonne idée du déblocage de la participation

Les députés examineront mardi la proposition de loi du PS. Une mesure populaire mais peu efficace pour la consommation.
Christian Eckert Paru dans leJDD

Un cadeau pour les Français. Pas pour l'État. À partir du 1er juillet et jusqu'au 31 décembre, 10 millions d'entre eux pourront débloquer 90 milliards d'euros de participation et d'intéressement. La mesure sera présentée mardi à l'Assemblée et votée le 13 mai. François Hollande l'avait annoncée en catastrophe fin mars, la veille de la publication d'une nouvelle baisse de la consommation en février.

L'objectif ? Donner un coup de pouce au pouvoir d'achat. Une bonne idée à première vue. Sauf qu'en pratique elle peut produire des effets pervers et rater son objectif. "On risque de favoriser les produits importés comme les téléviseurs, reconnaît le député socialiste Christian Eckert, qui portera la proposition de loi. Mais il faut donner un peu d'oxygène aux ménages qui ont du mal à boucler les fins de mois."

Une obligation de consommer ?

La gêne de la majorité, qui a toujours critiqué ces mesures quand la droite était au pouvoir, est patente. Les derniers déblocages de participation, en 2004, 2005 et 2008, ont eu un succès mitigé. Il y a cinq ans, les salariés n'avaient sorti en moyenne "que" 3.000 euros chacun, soit 3,9 milliards sur les 60 milliards d'euros en stock. Le gouvernement donne aussi un faux espoir en autorisant à débloquer jusqu'à 20.000 euros par personne alors que les salariés détiennent en moyenne 8.000 euros chacun.

De plus, à chaque fois, seulement un tiers de ces sommes sont dépensées. Quelques milliards tout au plus, une goutte d'eau face aux 1.100 milliards d'euros déboursés chaque année par les ménages. "Cette mesure est une bêtise que tout le monde répète!, s'amuse le député UMP de Haute-Marne François Cornut-Gentille. Les salariés débloquent toujours moins que prévu et cela creuse le déficit commercial."

Pour éviter ces effets, les parlementaires socialistes envisagent de n'autoriser le déblocage de la participation qu'à condition de consommer. Les salariés devraient alors présenter une facture pour justifier la sortie d'argent. L'idée initiale limitait la mesure aux achats de voitures pour aider les constructeurs français. "Un tel système est compliqué à mettre en place", reconnaît le député Richard Ferrand, rapporteur de la loi. Et Matignon semble favorable à une mesure simple et sans contrainte pour garantir son succès.

La plupart des fonds appelés risquent de servir à rembourser des emprunts ou d'être épargnés autrement, comme lors des déblocages précédents. Les banques s'inquiètent déjà de voir la participation filer vers le Livret A. Un mouvement contradictoire avec la volonté gouvernementale de renforcer l'investissement dans les entreprises grâce à cette épargne immobilisée pendant quelques années. Début avril, les députés socialistes Karine Berger et Dominique Lefebvre avaient dévoilé un rapport préconisant l'épargne de long terme (assurance-vie, épargne salariale…) pour financer les entreprises.

Un autre article avec plus de chiffres ici : http://www.lefigaro.fr/placement/2013/0 … et-ete.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

203

Re: Le fil des perspectives économiques

Va plus loin dans l'analyse FDL.
Entre ça et la hausse du plafond du Livret A, l'objectif de la politique économique du gouv est le désendettement, quitte à passer par de la répression financière. La Caisse des dépôts est en train de souscrire à des obligations du Trésor à très long terme (jusqu'à 50 ans) avec ses excédents.

Cours d'économie Prep ENA
https://analysecoblog.wordpress.com/

Re: Le fil des perspectives économiques

Le Figaro

L'ancien premier ministre [François Fillon] se dit «très inquiet» de l'état de l'économie française dans une interview aux Échos. Pour redresser le pays, il propose une baisse de «5% à 6%» du coût du travail, le retour aux 39 heures ou encore le départ à la retraite à 65 ans.

[...]

Coût et durée du travail

Pour redresser l'économie du pays, François Fillon propose plusieurs mesures avec comme principal objectif: la baisse du coût du travail, comme l'a réclamé l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) à l'occasion du G20 à Moscou, en fin de semaine dernière. Le député de Paris suggère un recul de l'ordre de 5% à 6%. Une baisse qui serait «compensée par une hausse de la TVA, couplée à une augmentation immédiate du temps de travail, c'est-à-dire à un retour aux 39 heures payées 35, sauf négociations différentes dans l'entreprise, au moins pour deux ans».


-> Un slogan dans le style pur du Sarkozysisme ? "Travailler plus pour gagner ... autant", ca risque d'être bien perçu.

Re: Le fil des perspectives économiques

[edit]

Last edited by ljubeta (23-04-2013 08:52:13)

Re: Le fil des perspectives économiques

@ FDL:
Je ne comprends pas ton point no 2)
Pourquoi débloquer de la participation pour ré-épargner ailleurs, c'est déja une épargne !

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

207

Re: Le fil des perspectives économiques

Non mais justement, c'est du très long terme. Là, on est sur du 6 mois. Combien pèsent six petits mois dans cette volonté de désendettement. Ça n'a pas servi à désendetter il y a 5 ans, pourquoi cela fonctionnerait-il maintenant ?
Quant à la hausse du plafond du livret A, à qui cela va-t-il profiter ? Le livret A est un livret d'épargne populaire, ce ne sont pas les gens aisés qui ont des livrets A, ce sont des Français moyens. Que le plafond soit de 23 000 euros au lieu de 15 000 ne changera pas grand-chose pour eux.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des perspectives économiques

zaza's birthday a écrit:

@ FDL:
Je ne comprends pas ton point no 2)
Pourquoi débloquer de la participation pour ré-épargner ailleurs, c'est déja une épargne !

Parce qu'en épargne salariale, ton argent est bloqué. On se place sur du long terme, il est en quelque sorte sécurisé. Comme je l'ai dit plus haut, cet argent te sert pour ta retraite (dans le cas du Perco, ton argent est bloqué jusqu'à ton départ pour la retraite) ou pour des achats importants (si c'est un  PEE, il est bloqué pendant 5 ans).
Si tu le places sur ton livret A, non seulement tu bénéficies du taux de 1,75% mais tu peux aussi en disposer quand tu veux, en cas d'imprévu par exemple.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des perspectives économiques

FDL a écrit:

Non mais justement, c'est du très long terme. Là, on est sur du 6 mois. Combien pèsent six petits mois dans cette volonté de désendettement. Ça n'a pas servi à désendetter il y a 5 ans, pourquoi cela fonctionnerait-il maintenant ?
Quant à la hausse du plafond du livret A, à qui cela va-t-il profiter ? Le livret A est un livret d'épargne populaire, ce ne sont pas les gens aisés qui ont des livrets A, ce sont des Français moyens. Que le plafond soit de 23 000 euros au lieu de 15 000 ne changera pas grand-chose pour eux.

Je crois que ceux qui ont 20000 euros d'épargne salariale travaillent dans des grands groupes. Peut-être ont-ils  bien plus que ça encore...

Quant aux livrets A même des gens aisés en ont CF nos ministres, certains en ont même 3 big_smile
Volonté de désendettement ???

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

210

Re: Le fil des perspectives économiques

zaza's birthday a écrit:

Quant aux livrets A même des gens aisés en ont CF nos ministres, certains en ont même 3 :D

Ne sois pas candide. ;)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des perspectives économiques

hmpf, je ne suis pas du tout convaincu par ces arguments FDL.
Ca me fait un peu rire parce que c'est un peu de l'opposition pour l'opposition... Cette mesure me paraît simplement bonne, parce qu'elle ôte une contrainte aux salariés et qu'elle va permettre d'alimenter la consommation.

Je connais au moins deux personnes qui se plaignaient de ne pouvoir débloquer leur participation/intéressement, ravies de cette mesure...

En revanche, quitte à critiquer, il y a de quoi faire, avec le comportement inqualifiable de Ségolène Royal au sein de la BPI. Je trouverais normal qu'elle se fasse débarquer avec pertes et fracas.

Last edited by OneAgain (23-04-2013 09:42:28)

212

Re: Le fil des perspectives économiques

OneAgain a écrit:

Cette mesure me paraît simplement bonne, parce qu'elle ôte une contrainte aux salariés et qu'elle va permettre d'alimenter la consommation.

Une contrainte ? En quoi est-ce une contrainte ? A part la participation (dans les entreprises de plus de 50 salariés), ce sont  des dispositifs facultatifs. Quant à la consommation, j'ai pourtant expliqué au-dessus.

Je connais au moins deux personnes qui se plaignaient de ne pouvoir débloquer leur participation/intéressement, ravies de cette mesure...

Oui et moi, je connais le beau-frère de la sœur d'un ami de mon oncle qui est très content de son épargne salariale.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des perspectives économiques

FDL a écrit:

Quant à la consommation, j'ai pourtant expliqué au-dessus.

FDL a écrit:

2) L'argent débloqué ne servira pas à consommer (ou alors à la marge), il sera épargné (livret A etc.) ou bien servira à parer au plus urgent, c'est-à-dire rembourser les dettes.

CQFD.

Une contrainte ? En quoi est-ce une contrainte ? A part la participation (dans les entreprises de plus de 50 salariés), ce sont  des dispositifs facultatifs.

La contrainte c'est que tu ne peux débloquer cette épargne sans pénalités que dans certaines conditions.
"Ce sont des dispositifs facultatifs " : oui mais quand la boite ne veut pas payer plus, elle t'offre cette solution qui lui permet de garder l'argent au chaud chez elle. C'est plus un mécanisme de salaire différé pour lequel le salarié n'a pas vraiment le choix (s'il refuse, il ne bénéficiera pas d'un meilleur salaire...).

Donc oui, c'est très contraint.

Quant aux deux personnes que je connais, tu peux te moquer, mais ce que je te dis est bien réel. Globalement, un salarié préférera toujours un salaire maintenant à un salaire différé. Donc le mari de l'amie de ton oncle préférerait clairement disposer d'un meilleur salaire que d'une compensation en épargne salariale.

Last edited by OneAgain (23-04-2013 10:20:37)

214

Re: Le fil des perspectives économiques

Je ne vois pas ce que ton CQFD démontre. Je répète : l'argent débloqué ne servira pas à consommer ou alors très peu.
Quand tu dis que ces dispositifs sont utilisés dans les cas où l'entreprise ne veut pas payer plus, un exemple : si l'on prend le cas de l’intéressement (qui est facultatif), tu peux opter pour un paiement direct et non attendre 5 ans. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait l'année dernière, j'avais un intéressement, j'ai choisi d’être payé directement. Cet argent que j'ai obtenu, je ne l'ai d'ailleurs pas consommé, je l'ai placé sur un livret d'épargne.
L'épargne salariale obéit à une logique gagnant-gagnant : gagnant pour l'entreprise qui peut investir, gagnant pour le salarié qui peut disposer d'un pécule conséquent. D'autant plus que c'est exonéré de charges sociales (contrairement au salaire). C'est plus intéressant qu'une prime et ça ne se substitue pas au salaire.
Si c'était vraiment en défaveur des salariés, permets-moi de te dire que cela n'aurait aucun intérêt pour les syndicats (car l'épargne salariale est mise en place après un accord entre partenaires sociaux). J'ai suffisamment assisté à des entretiens avec des syndicalistes sur ce sujet pendant deux ans pour t'affirmer que l'épargne salariale est un dispositif qui les séduit.
Je ne dis pas que c'est sans risques bien sûr mais c'est globalement bénéfique pour les deux parties.

D'ailleurs, quand tu affirmes qu'un salarié préférera toujours un salaire direct à un salaire différé, il faut nuancer car 1) l'épargne n'est pas un salaire 2) la majorité de l'argent débloqué ne servira pas à consommer, comme tu le sous-entends, mais à épargner ailleurs.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des perspectives économiques

Je disais CQFD pour te dire que ton argument n'en était pas un, mais un postulat non démontré.

Je ne disais pas que l'épargne salariale n'était pas utile, mais qu'il s'agissait d'une épargne "bloquée" et que c'était contraignant.

Quant au fait que cet argent passe d'une épargne à une autre, c'est vrai pour la partie qui ne sera pas consommée au moment du retrait, mais ceux qui la débloqueront le feront généralement parce qu'ils ont un projet particulier d'achat (voiture, travaux, etc.) donc qu'une bonne partie de ce qui sera débloqué sera dépensée tout de suite. Tu ne débloques pas ton épargne salariale pour la mettre sur un livret A et ne pas y toucher, cela n'a effectivement aucun intérêt.

216

Re: Le fil des perspectives économiques

OneAgain a écrit:

Je ne disais pas que l'épargne salariale n'était pas utile, mais qu'il s'agissait d'une épargne "bloquée" et que c'était contraignant.

Ah mais là-dessus, nous sommes d'accord. Mais ce caractère contraignant est librement consenti, les salariés ne sont pas obligés d'y adhérer, c'est ça que je voulais dire.

Quant au fait que cet argent passe d'une épargne à une autre, c'est vrai pour la partie qui ne sera pas consommée au moment du retrait, mais ceux qui la débloqueront le feront généralement parce qu'ils ont un projet particulier d'achat (voiture, travaux, etc.) donc qu'une bonne partie de ce qui sera débloqué sera dépensée tout de suite. Tu ne débloques pas ton épargne salariale pour la mettre sur un livret A et ne pas y toucher, cela n'a effectivement aucun intérêt.

Oui et non. Si les salariés la débloquent dans le cadre qui nous intéresse ici (à savoir un déblocage exceptionnel sur 6 mois), c'est aussi et surtout pour pouvoir en disposer comme bon leur semble. Un achat important (comme l'achat d'un logement par exemple) ne s'improvise pas comme cela. De plus, l'argent qu'ils débloqueront risque dans une bonne partie des cas de ne pas être suffisant, il servira d'appoint (le montant moyen d'un PEE par exemple est de 600 € ; pour la participation, il est de 1 500 €). Si l'on reprend l'exemple du Perco, l'argent est bloqué jusqu'à la retraite ; dans le cadre du déblocage exceptionnel voulu par le gouvernement, des salariés choisiront effectivement de reprendre cet argent mais en prévision d'un futur achat ou d'un futur coup dur.
Je reprends mon exemple personnel, qui vaut ce qu'il vaut : l'argent de mon intéressement ne m'a pas servi à m'offrir des voyages (alors que j'aurais pu m'en payer plusieurs), je l'ai placé ailleurs, avec un taux d'intérêt intéressant, dans l'optique de l'acquisition d'un logement, dans le futur.
Dans le cadre d'un déblocage "classique" (car l'argent peut être débloqué en temps normal), cela ne peut être réalisé que sous certaines conditions, comme le divorce, le décès d'un conjoint, voire un surendettement etc. donc l'argent débloqué ne sert pas ici à consommer.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des perspectives économiques

Abenomics, ça semble marcher : +0,9% de croissance sur 1 an, +0,4 sur 1 trimestre.

Mario Draghi et les boches devrait en prendre de la graine, surtout que l'inflation baisse. On est vraiment l'idiot monétaire du village global.

Re: Le fil des perspectives économiques

bankmaster a écrit:

Abenomics, ça semble marcher : +0,9% de croissance sur 1 an, +0,4 sur 1 trimestre.

Mario Draghi et les boches devrait en prendre de la graine, surtout que l'inflation baisse. On est vraiment l'idiot monétaire du village global.

On en reparlera à l'éclatement de la prochaine bulle. Ou si les ménages japonais se rebellent et refusent de prêter plus à l'Etat...

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Le fil des perspectives économiques

Oui sauf qu'à court terme, il vaut mieux enclencher potentiellement une spirale positive, plutôt qu'une spirale négative. L'impact positif du Japon aura aussi un impact positif sur l'activité mondiale.

Et puis, parler de bulle pour la situation actuelle ne me paraît pas fondé : nous rattrapons les différents carnages et évaporations de liquidités de la période de crise. Il est évident néanmoins qu'une stratégie de soft landing ne devra pas être négligée par la Fed.

Re: Le fil des perspectives économiques

Le plus fort dans cette affaire c'est que les japonais, qui nous font un kameamea monetaire, n'ont pas encore imprime un billet et n'ont pas encore commence les achats d'actifs.

Comme d'hab, pour le moment, seuls les ricains utilisent la planche a billets.

221

Re: Le fil des perspectives économiques

Et bim ! Dans les dents de Flanby et de Moscovici :


Le Figaro - AFP a écrit:

Prévisions noires pour l'assurance chômage

L'Unedic a indiqué s'attendre à une poursuite de la hausse du nombre de chômeurs en 2013 et 2014, et à une dégradation de ses comptes à 5,6 milliards d'euros en 2014.
L'Unédic, l'organisme chargé de la gestion de l'assurance chômage, a indiqué jeudi s'attendre à une poursuite de la hausse du nombre de chômeurs en 2013 et en 2014, et à un déficit de 4,8 milliards d'euros pour 2013 et 5,6 milliards pour 2014.

L'organisme prévoit ainsi 178.700 demandeurs d'emplois de catégorie A (sans activité) supplémentaires en 2013 et 128.700 de plus en 2014. Au total la dette - déficit cumulé - de l'assurance chômage devrait s'élever à 18,5 milliards fin 2013 et 24,1 milliards en 2014.

Le déficit de l'assurance chômage devrait être légèrement moins élevé cette année qu'il n'était prévu auparavant, à 4,8 milliards d'euros contre 5,0 milliards prévu en janvier, a annoncé jeudi son gestionnaire.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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222

Re: Le fil des perspectives économiques

Après l'Unedic, l'OCDE.

"Je réédite ici devant vous, en prenant des risques, mais aussi mes responsabilités, que la courbe du chômage peut s'inverser d'ici à la fin de l'année.
Il n'y aura pas d'espérance possible dans notre pays tant que le chômage n'a pas engagé sa décrue, c'est pourquoi je me suis engagé personnellement - certains ont même dit hâtivement, imprudemment - sur l'objectif de l'inversion de la courbe du chômage, je m'y tiens." (Pépère)


Le Figaro a écrit:

En France, le chômage continuera à augmenter en 2014, selon l'OCDE

«L'activité stagne plus ou moins depuis deux ans et ne se redressera probablement qu'avec lenteur en 2014». Ce mercredi matin, avant Bruxelles cet après-midi, c'est l'OCDE qui met la France en garde. L'organisation qui représente les pays occidentalisés estime que le PIB de l'Hexagone reculera «légèrement» - Bercy estime de son côté qu'il progressera de 0,1%. Mais elle estime surtout que la reprise se fera tout doucement? La croissance n'atteindra que 0,8% l'an prochain, alors que Paris compte sur une progression de 1,2%.

Du coup, malgré l'expansion des emplois aidés et une plus grande flexibilité rendue possible par l'accord sur le marché du travail conclu récemment, «le taux de chômage continuerait donc à augmenter jusqu'à la fin de 2014», estime l'OCDE qui balaie l'espoir de l'exécutif de voir la courbe s'inverser à la fin de l'année. Après 10,7% cette année, il atteindra 11,4% en 2014.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des perspectives économiques

Quant à l'échec des emplois d'avenir :

Le Monde a écrit:

Emplois d'avenir : le gouvernement loin de remplir ses objectifs
Selon des chiffres obtenus par "Le Monde", seuls 17 347 contrats ont été signés en six mois, loin de l'objectif fixé à 94 000 d'ici à la fin de l'année 2013. Certains départements, comme la Seine-Saint-Denis, ont réalisé moins de 6 % de leur objectif annuel.

Je veux bien que Greg nous ponde un pavé nous expliquant qu'on sort de cinq ans de chaos et de destructions d'emplois apocalyptiques sarkozystes, que les réformes vont dans le bon sens et qu'il faudra du temps, soit cinq ans minimum, avant de voir des résultats poindre le bout de leur nez.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des perspectives économiques

Il apparait clair en tout cas qu'il va falloir réélire Hollande si on veut obtenir la moindre amélioration.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

225

Re: Le fil des perspectives économiques

C'est évident. Pour au moins deux mandats. Et ainsi de suite ad vitam aeternam.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

226

Re: Le fil des perspectives économiques

Nouveau record du nombre de chômeurs prévu : http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/05/3 … e-soir.php

Et Pépère qui persiste à penser que la courbe peut être inversée. Ce n'est même plus nous prendre pour des imbéciles là, ça confine à l'autisme.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des perspectives économiques

Mais quand diable Fraise des Bois va-t-il se décider à virer enfin ce nuisible de Montebourde qui accumule gaffes sur gaffes depuis qu'il est ministre ? Quel est l'objectif de Montebourg ? Déstabiliser Orange ? Quel est donc son intérêt ?

Le Figaro a écrit:

Montebourg cherche obtenir la tête du PDG d'Orange

En demandant, avant même son audition, la tête de Stéphane Richard s'il est mis en examen dans l'affaire Tapie, le ministre du Redressement productif déstabilise le groupe côté en Bourse et nie les principes de gouvernance.
Stéphane Richard, en tant qu'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, doit être entendu par la brigade financière lundi au sujet de l'affaire Tapie. Le patron d'Orange est serein et plus déterminé que jamais. «Je sais ce que j'ai fait, et ce que je n'ai pas fait. J'ai ma conscience pour moi», a-t-il confié il y a quelques jours au Figaro.

Dans ce contexte les déclarations d'Arnaud Montebourg, ont fait l'effet d'un coup de tonnerre. «Si Stéphane Richard est mis en examen, il lui sera difficile de rester. Jérôme Cahuzac a démissionné alors qu'il n'était pas mis en examen. Nous devons tous être exemplaires, ministres et patrons de grandes entreprises publiques», a déclaré le ministre du Redressement productif au Monde. Et le ministre affirme qu'un successeur sera en état d'être nommé si Stéphane Richard, arrivé à la tête de l'ex-monopole des télécommunications en 2009, devait partir, poursuit le quotidien. Certains noms circulent déjà comme celui d'Anne Lauvergeon, ancienne patronne d'Areva.

Arnaud montebourg doit prendre en compte les lois de la République

Si Stéphane Richard, qui réunit au même moment les 1200 top managers du groupe à Saint-Denis pour parler de l'avenir du groupe, a préféré traiter ces propos par le mépris, ils ont provoqué la colère de certains syndicats du groupe. «Un ministre, ça ferme sa gueule ou sa démissionne» a aussitôt réagi Sébastien Crozier, secrétaire général du syndicat CFE-CGC d'Orange, dénonçant «des propos très déstabilisateurs pour le groupe».

«Arnaud Montebourg devrait prendre en compte les lois de la république. Une éventuelle mise en examen vaut présomption d'innocence. On ne déstabilise pas une entreprise qui fait 50 milliards d'euros et emploie 100.000 personnes en France pour des intérêts politicards», déclare au Figaro Sébastien Crozier. «Notre syndicat est complètement derrière Stéphane Richard. Il n'a sans doute pas toutes les vertus, mais il a mis fin à la crise sociale et essaie de piloter l'entreprise au jour le jour dans un contexte concurrentiel très difficile. Face à lui, Arnaud Montebourg n'a rien fait, en un an, pour le secteur des télécoms», a-t-il ajouté. Et d'observer «qu'un tiers des patrons actuels du CAC 40 sont, ou ont été, mis en examen».

Les déclarations de Montebourg ont choqué à triple titre

Les déclarations du ministre rapportées par Le Monde ont en effet choqué à triple titre. Premièrement, le ministre méconnaît une nouvelle fois les règles de gouvernance d'Orange, entreprise cotée en Bourse, comme il l'a déjà fait en intervenant directement sur le dossier Dailymotion. Certes l'État possède encore près de 27 % du capital de l'entreprise. Mais c'est au conseil d'administration, où l'État dispose de trois représentants sur 13 membres, de faire entendre sa voix.

Deuxièmement, de tels propos peuvent être interprétés comme une volonté de faire pression sur la justice. «Alors même que Stéphane Richard ne s'est pas encore présenté devant la police, on spécule déjà sur son sort. C'est une forme un peu étrange de pression exercée sur la justice. C'est d'une irresponsabilité totale», s'étonne un proche du dossier.

Enfin, les propos d'Arnaud Montebourg, fidèle à sa réputation d'électron libre, n'engage que lui. Stéphane Richard, dont le mandat arrive à échéance l'an prochain, a toujours reçu le soutien tant du gouvernement que de l'Élysée de pouvoir mener à bien sa mission jusqu'à son terme.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des perspectives économiques

Baisse du chômage des jeunes (de 25,5 à 24,6%) et moral des Français en forte hausse (l'indice de non confiance passant de 48 à 22%). La croissance est en hausse au deuxième trimestre (+0,5%) et les prévisions de croissance de l'OCDE remontent. Le CAC 40 tourne entre 3950 et 4150 soit des niveaux élevés par rapport à ce qui prévalait avant l'élection de François Hollande.

Hollande et sa modération, son Gouvernement qui mène une politique mesurée, positive en direction des entreprises mais aussi dédiée à réduire les inégalités entre citoyens, sociétalement favorable à l'égalité des droits, semblent redonner de la confiance aux Français, après les 5 années de cauchemar sarkozyste où tout était fait pour faire douter les français, où toutes les déclarations ne mettaient que de l'hystérie dans la tête des gens.

Bref, à part quelques bêtises idéologique de la gauche, je suis heureux de cette évolution française. On est enfin sorti d'un cauchemar historique qui a commencé le 11 septembre 2001 et qui a duré jusqu'à la fin de la crise économique et financières des années 2008-2013. "Pourvu qu'ça dure !"

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Re: Le fil des perspectives économiques

OneAgain a écrit:

Baisse du chômage des jeunes (de 25,5 à 24,6%) et moral des Français en forte hausse (l'indice de non confiance passant de 48 à 22%). La croissance est en hausse au deuxième trimestre (+0,5%) et les prévisions de croissance de l'OCDE remontent. Le CAC 40 tourne entre 3950 et 4150 soit des niveaux élevés par rapport à ce qui prévalait avant l'élection de François Hollande.

Hollande et sa modération, son Gouvernement qui mène une politique mesurée, positive en direction des entreprises mais aussi dédiée à réduire les inégalités entre citoyens, sociétalement favorable à l'égalité des droits, semblent redonner de la confiance aux Français, après les 5 années de cauchemar sarkozyste où tout était fait pour faire douter les français, où toutes les déclarations ne mettaient que de l'hystérie dans la tête des gens.

Bref, à part quelques bêtises idéologique de la gauche, je suis heureux de cette évolution française. On est enfin sorti d'un cauchemar historique qui a commencé le 11 septembre 2001 et qui a duré jusqu'à la fin de la crise économique et financières des années 2008-2013. "Pourvu qu'ça dure !"

Champagne !

(Même greg n'ose plus ce genre d'optimisme béat et aveugle.)

"Moult a appris qui bien connut ahan"

230

Re: Le fil des perspectives économiques

Ça, c'est beau. J'ai versé une larme :

OneAgain a écrit:

Hollande et sa modération, son Gouvernement qui mène une politique mesurée, positive en direction des entreprises mais aussi dédiée à réduire les inégalités entre citoyens, sociétalement favorable à l'égalité des droits, semblent redonner de la confiance aux Français, après les 5 années de cauchemar sarkozyste où tout était fait pour faire douter les français, où toutes les déclarations ne mettaient que de l'hystérie dans la tête des gens.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des perspectives économiques

Youpi. Baisse du taux de chômage des jeunes grâce à un taux record de CDD et des emplois aidés, clairement, célébrons!

Sinon, pendant ce temps:

Challenge a écrit:

La France continue de reculer dans ce classement de l'Indice global de la compétitivité. 18e en 2011, elle perd deux places cette année et figure 23e sur 148. Mais ce recul s'explique d'abord par l'amélioration des résultats d'autres pays : l'indice pour la France ne varie pas (5,1 sur une échelle de 1 à 7).

Créé en 2004, cet indice est établi à partir d'une centaine d'indicateurs, tels que l'efficacité du marché du travail, la qualité des infrastructures ou encore l'accès aux soins et à l'éducation.

Pour la France, les plus mauvais résultats concernent son système d'imposition (127e), la flexibilité de son marché du travail (116e) ou encore son environnement macro-économique (73e). "La France est pénalisée par la situation de ses comptes publics, son marché du travail très rigide et une relative faible capacité à innover", résume Thierry Geiger, économiste au Forum économique mondial (WEF).

Mais selon le rapport, notre pays "conserve des atouts considérables." Il se classe ainsi parmi les meilleurs au niveau des infrastructures (4e) et ses résultats en matière d'éducation ou de santé des personnes qui travaillent sont bons, voire très bons.

http://www.challenges.fr/economie/20130 … ivite.html

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Le fil des perspectives économiques

C'est marrant, l'Allemagne est moins bien classée que nous pour le marché du travail. Sans vouloir cracher sur cette superbe étude, qui classe la Suisse et Singapour en n°1 et n°2, ou qui explique que l'Arabie Saoudite est plus compétitive que la France, je pense qu'on peut relativiser un petit peu.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Le fil des perspectives économiques

N°1 pour les institutions : Singapour
N°1 pour les infrastructures : Hong-Kong
N°1 pour l'environnement macro-économique : Brunei
N°1 Goods market efficiency : Singapour
N°1 pour le marché du travail : la Suisse (N°2: Singapour)
N°1 Financial marker development : Honk-Kong

Je m'arrête là, j'ai exclu les perfs de la Finlande en matière d'éducation je sais c'est malhonnête mais clairement pour le WEF il vaut mieux être une ville-Etat qui fait le tapin avec sa souveraineté au détriment des autres et qui n'a pas beaucoup de citoyens à assumer.

Un modèle d'avenir vraiment.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Le fil des perspectives économiques

Barney a écrit:

il vaut mieux être une ville-Etat qui fait le tapin avec sa souveraineté au détriment des autres et qui n'a pas beaucoup de citoyens à assumer.

Tu as une vision très intéressante de Singapour. Mais sur quoi te bases-tu pour prétendre qu'elle "fait le tapin avec sa souveraineté"?

C'est un Etat dans lequel l'Etat est particulièrement impliqué, tant en termes de stratégie économique que de politique sociale. Le gouvernement gère ainsi 82% des logements des singapouriens, ce qui a permis en son temps d'éradiquer complètement les bidonvilles.

Après, tu fais bien de ne pas relever les éléments parmis les plus intéressants que sont le taux d'imposition, les rigidités du marché du travail (plus de 80% des créations d'emplois dont se félicite OneAgain sont des précaires) ou la capacité à innover... C'est de l'argumentation que de dire "oui, mais ils sont petits et peu peuplés", mais c'est un peu juste à mon avis.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Le fil des perspectives économiques

Je suis tout à fait d'accord avec toi sur les problèmes propres à la France, encore que je ne pense pas être d'accord avec la façon dont le WEF évalue un système fiscal. Je suis encore plus d'accord avec toi sur la capacité à innover.

En revanche le classement me laisse perplexe, et oui il y a une énorme prime aux petits Etats qui concentrent de façon extrêmement artificielle les richesses et centres de pouvoir. Cette concentration se fait au prix d'un assouplissement normatif, et notamment fiscal (ce que j'appelle faire le tapin, puisque c'est jouer à plein régime le jeu de la concurrence entre états), ce qu'ils peuvent de toute façon se permettre de faire puisque leur territoire est très petit et la population l'est tout autant (et généralement plus aisée pour les raisons évoquées plus haut). Alors ouais c'est super de porter aux nues ce modèle mais un minimum d'honnêteté intellectuelle oblige à dire qu'on ne peut pas le répliquer à grande échelle et que cette réussite n'en est pas tant que ça un de modèle.

Last edited by Barney (05-09-2013 14:49:39)

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"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Le fil des perspectives économiques

Barney a écrit:

En revanche le classement me laisse perplexe, et oui il y a une énorme prime aux petits Etats qui concentrent de façon extrêmement artificielle les richesses et centres de pouvoir. Cette concentration se fait au prix d'un assouplissement normatif, et notamment fiscal (ce que j'appelle faire le tapin, puisque c'est jouer à plein régime le jeu de la concurrence entre états), ce qu'ils peuvent de toute façon se permettre de faire puisque leur territoire est très petit et la population l'est tout autant (et généralement plus aisée pour les raisons évoquées plus haut). Alors ouais c'est super de porter aux nues ce modèle mais un minimum d'honnêteté intellectuelle oblige à dire qu'on ne peut pas le répliquer à grande échelle et que cette réussite n'en est pas tant que ça un de modèle.

Les "petits Etats" en question n'ont pas toujours été riches ou des centres de pouvoir: Singapour ou Hong Kong avaient un PIB par habitant qui devait être similaire à ceux du Ghana ou du Kenya dans les années 1960. La taille du marché est d'ailleurs aussi un handicap pour attirer des investisseurs.

Concrètement, effectivement tout n'est pas replicable, mais écarter ces pays de manière un peu méprisante est à mon sens une erreur, car ces deux cités-Etat, comme Taïwan, la Corée du Sud et d'autres offrent certains traits qui peuvent avoir un intérêt certain et notamment le rôle de l'Etat stratège dans ces économies, mais aussi et surtout comment ces pays ont su se réinventer, monter en gamme (biotechnologie et pharmacie pour Singapour, téléphonie mobile et portables pour Taïwan par exemple) pour faire face à une Chine dont les coûts du travail et la proximité géographique aurait du annihiler le tissu industriel.

On peut faire des comparaisons du même ordre sur les pays scandinaves d'ailleurs (la Finlande est troisième, la Suède 6ème et la Norvège 11ème). Après comme tout indice synthétique, cela dépend de ce qu'on y met. Cela étant dit sur les études de la Banque Mondiale sur le climat des affaires ou celles d'eurostat donnent des résultats similaires.

Et surtout alors que d'autres pays semblent s'améliorer dans ces classements, la France non. Et ça, c'est plutôt inquiétant.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Le fil des perspectives économiques

Ce classement est une vaste mascarade.

Singapour est une dictature et l'Arabie Saoudite est une théocratie où les femmes n'ont pas de droits.

Ceci dit, il est vrai que l'esclavage est plus compétitif que les situations où les travailleurs ont des droits (quelle bande de [insulte] les mecs qui ont pondu l'étude...)

Last edited by OneAgain (05-09-2013 15:30:28)

238

Re: Le fil des perspectives économiques

nan mais tu comprends la compétitivitéééééé

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Le fil des perspectives économiques

OneAgain a écrit:

Singapour est une dictature

Régime autoritaire ou dictature éclairée.

Mais dans ton monde binaire, ce concept n'existe pas. Pas mal de pays sont passés par là avant de devenir des démocraties (Taïwan, Corée du Sud) et cela leur a pas mal réussi. D'autres auraient mieux fait de passer par là avant de se démocratiser.

Washington Post a écrit:

(...)As close readers of this column will have noticed, I’ve been a gushing fan of Singapore’s public policy achievements since I began looking at them a few years back. Singapore spends 4 percent of gross domestic product on health care vs. America’s 17 percent, yet it delivers equal or better health outcomes. It’s at the top of global school rankings because (unlike us) it routinely recruits exemplary students into the teaching profession. Yes, I know, Singapore still denies press and assembly freedoms we take for granted, and has awful anti-gay laws on the books (which I’m told go unenforced). But a few days spent talking with officials, businesspeople, students and government critics in the city-state that now boasts one of the world’s highest per capita incomes have deepened my admiration for Singapore’s accomplishments. I also came away convinced that last year’s watershed elections — in which the ruling People’s Action Party won just 60 percent of the popular vote and lost a group constituency (and three cabinet ministers) for the first time since independence in 1965 — mean a more democratic political era is unfolding.

Start with what Singapore has delivered for its 5 million people. The place is a policy wonk’s paradise. Thanks to what may be a historically unique blend of dedicated, highly educated technocrats and the “luxury” of decades of one-party rule, the government has always taken the long view. Pragmatic problem-solving is its creed. Benevolent dictatorship never looked so good.

Beyond world-beating health care and education systems, some highlights:

* Development. Back when most developing countries shunned multinationals as evil exploiters, Singapore smartly embraced global firms as indispensable sources of training, technology and jobs. As a result, Singapore grew in real terms by a stunning 8 percent a year on average between 1965 and 2010, and has become a site of choice for top firms serving Asian markets. Even Uncle Sam now tries to emulate Singapore’s savvy in courting foreign direct investment. The state’s latest economic strategy document, crafted with input from stakeholders across the island, reads more like a strategy consultant’s analysis than the usual blue-ribbon mush. “We’re like a company,” says Philip Yeo, who ran the globally admired Economic Development Board for years before launching a new agency that’s an innovative cross between the National Science Foundation and a venture capital firm. “We have a plan.”

* Clean talent. Singapore’s government has always been clean and exceptional. The tone was set early on by Lee, who flew commercial to international meetings and was repulsed by African leaders who came in on private jets while their people starved. Lee ruthlessly punished officials who tried to use their post to line their pockets, insisting that the rule of law meant just that. Top students are offered full rides to places such as Oxford, MIT and Stanford, and then “bonded” to do, say, six years of government service thereafter. Twenty years ago this culture was bolstered by the introduction of the world’s highest public-sector salaries, so that government could compete for the best and brightest. I’m talking roughly $2.5 million for the prime minister and $1.3 million for cabinet ministers (with bonuses tied to GDP growth). Pay became an issue in the last election and was recently scaled back for top officials by roughly a third in response. But whatever the right balance, pause and think how smart it is to pay for the talent a country needs to govern — and how differently we’d view, say, Treasury Secretary Tim Geithner’s approach to Wall Street reform if everyone wasn’t expecting him to cash in when he leaves.

*Transport. Singapore runs the world’s best airline (despite being based in a nation the size of New York City, with no internal flights). The subways are gorgeous. The city uses electronic road pricing — every wonk’s dream — to ease traffic at peak hours. Digital signs advising where ample parking places can be found dot the main thoroughfares.

*Housing. In America, “public housing” means “ghetto.” In Singapore, 80 percent of people live in public housing and virtually all of them own their homes, having received mortgage assistance from the government. It’s part of the national strategy to build assets and foster the positive social behavior that comes with ownership.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Le fil des perspectives économiques

Que les [insulte] qui ont pondu cette étude (de [insulte]) aillent habiter 1 nuit ou 2 dans des cages à humains à Hong Kong pour vérifier qu'il y a bien les meilleures infrastructures du monde, ou  envoient leur femme se faire voiler en Arabie Saoudite pour ne pas pouvoir y bosser avec des esclaves philippins ou aillent à Singapour profiter des meilleures Institutions du monde où l'on t'arrête dès que tu ne marches pas droit.

Je ferais bien rôtir ces mecs tout badigeonnés de beurre tiens.


Bien que je partage ce que tu dis, peux-tu éviter de recourir aux insultes, merci. - G

241

Re: Le fil des perspectives économiques

Haha greg, tu censures l'indignation maintenant ?

Hé sabaidee, est-ce que tu vas te risquer à porter aux nues la politique économique de Staline, aussi ? Je veux dire, le résultat principal de celle-ci a bien été une explosion sans précédent de la croissance, et après tout, on ne fait pas d'omelette sans casser quelque droits de l'homme...

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Le fil des perspectives économiques

D'ailleurs, comme chacun sait, "le régime nazi a eu d'excellents résultats économiques".

Re: Le fil des perspectives économiques

Broz a écrit:

Hé sabaidee, est-ce que tu vas te risquer à porter aux nues la politique économique de Staline, aussi ? Je veux dire, le résultat principal de celle-ci a bien été une explosion sans précédent de la croissance, et après tout, on ne fait pas d'omelette sans casser quelque droits de l'homme...

Comparer Singapour avec l'URSS de Staline... Qu'est-ce qu'il faut pas lire...

@ OneAgain: c'est mignon ta beauferie toute franchouillarde quand tu parles de Singapour, dont très visiblement - comme Broz d'ailleurs - tu ne connais strictement rien.

Après, effectivement, je suis admiratif de la manière dont un pays comme Singapour, petit sans richesse minière, a réussi à se développer, à améliorer le niveau de vie de sa population, son niveau d'étude, sa santé, son logement, le tout en se constituant une fonction publique experte, bien rémunérée et honnête, surtout honnête (c'est le pays le moins corrompu au monde, selon transparency).

Mais c'est votre droit le plus absolu de dire dans une espèce de vision manichéenne que "Singapour = nazi ou Staline" et que "Forum Economique de Davos=méchants" , après tout je m'en tape, mais c'est du niveau d'antifaf.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

244

Re: Le fil des perspectives économiques

Je ne parlais pas que de Singapour yo

Bien que je partage ce que tu dis, peux-tu éviter de recourir aux insultes, merci. - G

lol et en plus tu changes le petit mot pour sauver la face, sacré greg

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

245

Re: Le fil des perspectives économiques

Echange intéressant. Mais n'oublions pas le début de cette conversation SVP :

OneAgain a écrit:

En substance, c'est merveilleux comment on se redresse à vitesse V avec Hollande.

Les mérites ou défauts des études du WEF ne changeront rien au ridicule de cette position.

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: Le fil des perspectives économiques

Je disais surtout qu'il redonnait confiance et moral aux Français, psychologiquement matraqués par 8 ans de bushisme puis 5 ans de sarkozysme.

En tout cas ça repart !

Re: Le fil des perspectives économiques

OneAgain a écrit:

Français, psychologiquement matraqués par 8 ans de bushisme

????

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

248

Re: Le fil des perspectives économiques

Serait-ce le signe de l'embellie annoncée il y a quelques jours par Mosco ?

Le Monde a écrit:

Les défaillances d'entreprises au plus haut depuis quatre ans

Le Monde.fr | 15.10.2013 à 08h42 • Mis à jour le 15.10.2013 à 09h55

Les défaillances d'entreprises continuent d'augmenter en France. Au troisième trimestre, elles ont progressé de 7,5 % par rapport à la même période de l'année dernière, pour s'établir à un niveau comparable à celui de l'été 2009, indique la société Altares dans une étude publiée mardi 15 octobre.


Au total, entre juillet et septembre, "12 790 entreprises ont déposé le bilan", soit un nombre "comparable à celui observé au cours de l'été 2009 (12 657)", estime le cabinet de conseil. 

C'est le niveau le plus élevé pour un été depuis vingt ans. Selon Altares, le seul mois de juillet a été très dur pour les entreprises, dont 5 400 ont été déclarées en cessation de paiement (+ 8 %).

(...)

(L'article entier ici.)

"Moult a appris qui bien connut ahan"

249

Re: Le fil des perspectives économiques

Cf. ce que j'écrivais il y a quelques mois : http://www.lefigaro.fr/argent/2013/12/2 … n-flop.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des perspectives économiques

La dette baisse

La dette publique recule un peu en France
Publié le 24-12-2013 à 09h06 - Mis à jour à 10h38

L'endettement s'est également replié et atteint désormais 92,7% du PIB au 3ème trimestre de cette année.

La dette publique de la France a légèrement diminué de 11,4 milliards d'euros entre le deuxième et le troisième trimestre 2013, pour s'établir à 1.900,8 milliards à fin septembre, soit 92,7% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé l'Insee mardi 24 décembre.

La dette brute française au sens des critères européens de Maastricht a ainsi reculé de 0,8 point par rapport à fin juin 2013, a précisé l'Institut national des statistiques et des études économiques.

La contribution de l'Etat à la dette a diminué de 9,3 milliards d'euros au troisième trimestre, grâce à un repli de sa dette négociable à long terme (-15,2 milliards à 1.405,7 milliards) alors que celle à court terme a progressé de 5,6 milliards à 209,5 milliards.

Les crédits sont passés de 248,7 milliards à 250,1 milliards à la fin du troisième trimestre.

La contribution des administrations de sécurité sociale a été réduite de 1 milliard.
Dettes locales quasi stables

Ainsi, la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) s'est désendettée à hauteur de 5,4 milliards d'euros. Mais le régime général a creusé sa dette de 3,4 milliards -- dont 3 milliards pour l'Acoss (caisse nationale du réseau des Urssaf) -- et l'Unedic de 900 millions.

L'Insee a précisé que la dette des administrations publiques locales était quasi stable (+0,2 milliard d'euros à 169,8 milliards).

La contribution des organismes divers d'administration centrale à la dette (Odac) a baissé de 1,3 milliard d'euros dans le sillage du remboursement partiel de la dette du SAAD (Service annexe d'amortissement de la dette de la SNCF) par la Caisse de la dette publique (-1,1 milliard d'euros), a précisé l'Institut.

Contrairement à la dette de Maastricht, qui est brute, la dette publique nette a progressé au troisième trimestre de 15 milliards d'euros à 1.730,2 milliards.

L'écart entre la dette brute qui a diminué et la dette nette qui a progressé s'explique, selon l'Insee, principalement par la "forte contraction" de la trésorerie de l'Etat (-28,6 milliards).

Le budget 2014 pour la France prévoit une dette record à 95,1% du PIB.

Les déficits public et commercial baissent

Le déficit français a diminué de 9mds€

        Par Lefigaro.fr avec AFP
        Mis à jour le 06/12/2013 à 09:16

Le solde général d'exécution de l'Etat français au 31 octobre 2013 s'établit à -86,0 milliards d'euros, en amélioration de près de 9 milliards d'euros par rapport à fin octobre 2012, a annoncé vendredi le ministère de l'Economie.

Cette légère amélioration du déficit de l'Etat s'explique selon le ministère par "une progression des recettes fiscales et malgré des éléments exceptionnels qui jouent en sens inverse".

Dans le même temps, le déficit commercial de la France a reculé de près d'un milliard d'euros en octobre par rapport à septembre, à 4,7 milliards d'euros.
Cette diminution du déficit est principalement due à une "contraction marquée des approvisionnements en hydrocarbures naturels", ont expliqué les Douanes.

Le chomage baisse

Chômage en France: la courbe fléchit

Par RFI

Les chiffres ont été rendus publics à 18h pile, ce jeudi 28 novembre, avec -0,6% de chômeurs (20 500 demandeurs d'emploi en moins), en catégorie A, pour le mois d'octobre, selon le ministère du Travail. Une annonce qui tombe après un mini-couac présidentiel, en début de journée, où le président avait laissé entendre que la courbe prendrait plus de temps à s'inverser.

« Inverser la courbe du chômage » avant la fin 2013 : tel était l'engagement pris voilà plus d'un an par François Hollande, et devenu le leitmotiv du gouvernement. Les résultats communiqués par le ministère du Travail pour le mois d'octobre montrent une baisse légère des chiffres du chômage (-0,6%), avec 20 500 demandeurs d'emploi en moins en catégorie A (sans aucun emploi). « C'est le début de l'inversion de la courbe », a annoncé le ministre du Travail, Michel Sapin, après la publication de ces chiffres. François hollande a pour sa part estimé que ces chiffres « confirment que la bataille pour l'emploi peut être gagnée. »

Dans les catégories B et C (chômage partiel), le ministère constate cependant une forte hausse, avec respectivement +3,7% et 4,0% de demandeurs d'emplois, ce qui augmente par conséquent le nombre total de chômeurs toutes catégories confondues de 0,8% (+39 600 demandeurs d'emplois). Selon Michel Sapin, cette hausse constitue cependant également « un signe de reprise d'activité, d'intérim et de Contrats à durée déterminée (CDD) ». L'objectif étant selon lui dans les prochains mois de transformer «  ces activités réduites en emplois durables »

Couac présidentiel

L'annonce de ces chiffres a  fait suite à un couac présidentiel. François Hollande a semé le trouble à propos du calendrier de l'inversion de la courbe du chômage.

C'était à Aubervilliers, dans une entreprise qui fait de la recherche, aux portes de Paris. L'idée, en terme de communication politique, c'était de montrer que le chef de l'Etat, très accaparé ces derniers temps par les dossiers internationaux, n'oublie pas son engagement majeur : la lutte contre le chômage, « la bataille de l'emploi », comme il le dit.

Il s'agissait d'une table ronde dans une entreprise, avec signature de contrats de génération, l'un des dispositifs made in Hollande pour faire baisser le chômage. Sauf que cette séquence a priori «facile» pour le président, s'est soldée par un léger cafouillage. L'inversion de la courbe, la baisse du chômage, a dit François Hollande, « ça nous prendra tout le temps nécessaire. » Là, on se dit : « Ça y est, le président a enterré sa promesse d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année ».

Sauf que voilà, on n’avait pas du tout compris ce que le président avait voulu dire. Ce sont les conseillers de François Hollande qui sont venus voir les journalistes pour nous dire, vous faites une mauvaise interprétation. Et pour que les choses soient bien claires, François Hollande a lui-même ensuite clarifié son propos ambigu. Qu’on se le dise, il reste « persuadé » de l’inversion de la courbe du chômage à la fin de l’année.

Il y a eu beaucoup de couacs depuis le début du quinquennat Hollande. En général, ce sont les ministres qui se contredisent entre eux. Cette fois, c'est original, c'est le président tout seul qui s’est mis dans cette histoire.

Engagement fondateur de François Hollande

Néanmoins, cette promesse demeure un vrai pari. Il s'agit de l'engagement fondateur du quinquennat de François Hollande. Un pari risqué, pris en septembre 2012, lors d’une interview télé, sur TF1. Un engagement maintes et maintes fois renouvelé. Au début, tout le monde était sceptique. Il n’y arrivera jamais, compte tenu des prévisions de croissance, trop faibles pour créer suffisamment d'emplois.

Mais puisque la machine économique est en panne, au ralenti en tout cas, il y a ce qu'on appelle les emplois aidés. L'Etat baisse les charges des entreprises. Cela donne les emplois d'avenir pour les jeunes non qualifiés, les contrats de génération, entre un jeune et un senior. Cela commence à porter ses fruits. L'inversion de la courbe du chômage pour les jeunes a déjà eu lieu, il y a 5 mois, grâce à ces dispositifs.

A l'Elysée, on rappelle qu'il faudra attendre la fin janvier pour savoir si le pari est effectivement atteint : ce n'est que fin janvier que seront connus les chiffres de décembre.
Les experts, à la Commission européenne ou à l'OCDE, eux, voient encore le chômage augmenter en France en 2014.

Dans l'entourage du président, on a parfois tendance à jouer sur les mots : l'inversion c'est l'arrêt de l'augmentation. Il y a aussi cette idée qu'on ne va pas se contenter d'une simple inversion de la courbe : la lutte contre le chômage, c'est l'engagement de tout un quinquennat. François Hollande est persuadé que sa courbe de popularité dépend de la courbe du chômage.

Cet engagement a en outre des répercussions directes sur la politique économique du gouvernement. Puisque ce sont les entreprises qui créent de l'emploi, et puisqu'il faut faire baisser le chômage, alors il faut aider les entreprises. C'est ce qu'on appelle la politique de l'offre, alors que traditionnellement, la gauche faisait plutôt une politique de la demande, par la relance de la consommation.

Un virage plus ou moins assumé

Cette fois, le virage a été pris, plus ou moins assumé. Les entreprises sont la priorité de la politique économique du gouvernement. C'est ce que Hollande a appelé, lors de sa conférence de presse de novembre dernier, « le socialisme de l'offre ». L'exemple le plus frappant interviendra le 1er janvier prochain, avec la hausse de la TVA, payée par les Français pour financer les baisses de charges des entreprises.

Dans l'esprit de François Hollande, le patronat n'est plus l'ennemi de la gauche, il est un partenaire. Un discours qui coince toujours du côté de l'aile gauche de la majorité. C'est là aussi que le président joue gros en terme de crédibilité. Il a besoin de résultats rapides pour légitimer et valider le choix audacieux de sa politique économique.

La croissance repart doucement

France : Une croissance plus robuste entrevue fin 2013

09/12/13 à 11:27 -

PARIS, 8 décembre (Reuters) - La Banque de France entrevoit une croissance un peu plus robuste que prévu précédemment pour la fin de l'année en France à la faveur d'un rebond ressenti dans l'industrie qui n'apparaît toutefois pas dans des statistiques récentes.

La banque a revu en hausse de 0,1 point, à 0,5%, sa prévision pour le produit intérieur brut du quatrième trimestre à partir des éléments de son enquête mensuelle de conjoncture de novembre publiée lundi.

Dans la précédente estimation, publiée le mois dernier, elle tablait sur une croissance de 0,4% pour la période octobre-décembre, soit le même niveau que celle anticipée par l'Insee dans une note de conjoncture début octobre.

L'institut a fait état depuis d'un recul de 0,1% du PIB de la France au 3e trimestre, venant après son rebond de 0,5% du 2e trimestre.

L'enquête de novembre de la Banque de France fait apparaître une hausse d'un point de l'indicateur du climat des affaires dans l'industrie par rapport au mois d'octobre, à 101, et un recul d'un point de celui des services, à 92.

Elle a révisé dans le même temps en hausse d'un point l'indicateur pour l'industrie d'octobre qui n'avait pas atteint le seuil de 100, sa moyenne de long terme, depuis mai 2011.

L'amélioration du climat des affaires dans l'industrie, que l'enquête de la Banque de France fait démarrer cet été, ne se retrouve pas dans une autre enquête mensuelle très suivie, celle de l'institut Markit, qui signale au contraire une détérioration sur octobre-novembre.

ACQUIS NÉGATIFS

L'Insee, qui interroge également des chefs d'entreprise chaque mois, fait état pour sa part d'une stabilité du climat des affaires dans l'industrie depuis le début de l'automne et d'une nette progression dans les services en novembre.

Les économistes privilégient souvent les enquêtes Insee à celles de Markit car le panel de chefs d'entreprises interrogés par le premier est plus large.

Quant à la prévision de la Banque de France, fondée uniquement sur les résultats de ses enquêtes, Dominique Barbet, économiste de BNP Paribas Corporate & Investment Banking, ne la juge pas très fiable même si, selon lui, "elle laisse penser que l'activité est plus forte que beaucoup ne le pensent".

Axelle Lacan, économiste du Crédit agricole, estime logique que l'industrie, qui bénéficie de l'amélioration de la situation en Europe, s'en tire mieux que les services, plus dépendants d'une situation intérieure atone en France.

Mais elle reste néanmoins prudente au vu des dernières statistiques d'activité ( et ). "Les acquis négatifs sur la consommation et la production industrielle n'incitent pas à anticiper une hausse de 0,5% du PIB au 4e trimestre", dit-elle.

Le Crédit agricole table ainsi sur une croissance limitée à 0,1% pour le dernier trimestre 2013, sauf bonne surprise éventuelle sur l'investissement.

STABILISATION DES EFFECTIFS

Selon la Banque de France, la production et les livraisons ont progressé "nettement" dans l'ensemble des secteurs industriels en novembre.

Le taux d'utilisation des capacités de production dans l'industrie manufacturière a poursuivi son rebond entamé en septembre pour s'inscrire à 76,7% (+0,3 point), soit son meilleur niveau depuis juillet 2012.

La Banque de France fait état en outre d'une stabilisation des effectifs et indique que les chefs d'entreprise tablent sur une stabilité de l'activité dans les prochaines semaines.

Dans les services, l'activité a augmenté "légèrement" le mois dernier, notamment dans les activités informatiques et de transport, celles liées à l'hébergement-restauration et aux services aux ménages accusant un recul.

Mais dans ce secteur, "les effectifs se renforcent à peine", les prix restent faiblement orientés à la baisse et "les prévisions tablent sur une amélioration modeste de l'activité en décembre". (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

Bref, les premiers résultats d'une politique de réformes indéniable et d'une maîtrise des finances publiques, pas vues depuis 2006. Je ne regrette pas d'avoir voté pour Hollande au deuxième tour des présidentielles, et la propagande mortifère de la droite, terrifiée par la réussite lente mais certaine de ce mandat, qui consiste à recouvrir de son vomi tout ce que peut entreprendre ce gouvernement et à jouer sur la démoralisation des Français, érafle à peine ceux qui regardent la réalité des chiffres.

Last edited by OneAgain (24-12-2013 11:45:17)