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Re: Le fil des perspectives économiques

Bonne actualisation.

A ce sujet, Philippe Askenazy a répondu il y a un mois à une interview que l'on a pas discuté sur le forum et qui affirmait déjà en gros ce que cette étude publie.

«Un salarié allemand coûte plus cher qu'un français», estime l'économiste Philippe Askenazy
30 commentaires
Publié le 20 janvier 2011.

Sur les marches de la Grande Arche à La Défense, à Paris, le 27 décembre 2010. SUPERSTOCK/SIPA
ECONOMIE - Il répond aux questions de 20minutes.fr sur les différences de coût du travail...

La France est moins compétitive que l’Allemagne car le coût du travail y est plus élevé. C’est en substance l’une des conclusions du rapport de l'institut Coe-Rexecode, remis ce jeudi au ministre de l'Industrie, Eric Besson.

Directeur de recherche au CNRS, l’économiste Philippe Askénazy* explique à 20minutes.fr pourquoi la question est, selon lui, mal posée.

La compétitivité entre la France et l’Allemagne est-elle liée à un coût du travail plus élevé?

Il y a un différentiel de compétitivité entre les deux pays: l’économie allemande a réussi à être très exportatrice contrairement à l’industrie française.

Lié à la position du Medef, il n’est pas étonnant que l’institut Ceo-Rexecode explique cet écart par le coût du travail. Mais dans les faits, un salarié allemand coûte aujourd’hui plus cher qu’un salarié français.

Pourquoi les chiffres du rapport affirment-ils le contraire?

Ces chiffres proviennent de l’enquête Ecmoss sur le coût de la main d'œuvre et la structure des salaires en Europe. Cet outil d’analyse n’est cependant pas pertinent pour la France: il ne prend pas en compte la spécificité des 35 heures.

Quand un Allemand a marqué «40 heures»  sur sa fiche de paie, il travaille effectivement 40 heures environ. Un cadre français au forfait, officiellement à 35 heures, va dans les faits travailler 45 heures. Et Ecmoss ne tient pas compte de ces «heures annuelles effectives».

Pourquoi y-a-t-il autant de différences sur le coût du travail entre les études statistiques?

Les enquêtes ne prennent jamais en compte les mêmes critères. Sur la tendance, je suis cependant d’accord avec le rapport: depuis 2000, le coût du travail a plus augmenté dans notre pays qu’en Allemagne. Mais c’est l’économie allemande qui est une anomalie, non la France!

L’Allemagne a fait un effort particulier pour réduire son coût du travail, contrairement à la France, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni.  Les salaires ont été gelés et la TVA  sociale créée. De l’autre côté, les entreprises allemandes ont beaucoup augmenté leur productivité.

Un salarié allemand coûte-t-il donc moins cher qu’un salarié français?

Si l’on se base sur les comptes nationaux, qui agrègent un maximum de critères, notamment la productivité, le coût du travail est plus élevé en Allemagne qu’en France. Et la raison est simple: les salariés allemands sont mieux payés. 

Est-ce pertinent de lier le débat sur la compétitivité en  France au coût du travail?

La question est mal posée. Une économie avec un coût du travail élevé mais des entreprises innovantes sera toujours plus compétitive que l’inverse.

L‘Allemagne s’en sort mieux car, contrairement à la France, elle a beaucoup investi dans l’innovation et s’est spécialisée sur des secteurs en croissance.

Pour combler ce différentiel, la France a donc deux solutions. Elle peut soit continuer à se développer dans des secteurs peu productifs et baisser son coût du travail, soit rendre ses entreprises plus innovantes et donc plus productives. C’est un choix politique.

http://www.20minutes.fr/article/656334/ … e-askenazy

Propos recueillis par Elsa Meyer

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Le fil des perspectives économiques

J'actualise rapidement l'info sur les réflexions en cours sur les réformes relatives au coût du travail français et y réagirai quand j'aurais plus de temps devant moi.

Coût du travail : Fillon propose un « deal » au patronat

http://www.lesechos.fr/economie-politiq … tronat.htm

Le Premier ministre a préconisé hier la « barémisation » des allégements de charges, ce qui les sécuriseraient alors que certains à l'UMP voudraient les remettre en cause. En échange, les entreprises devront prendre des engagements « forts » sur l'emploi.

ECRIT PAR

Etienne LEFEBVRE

01/03


Garantir durablement les allégements de charges des entreprises en échange d'engagements chiffrés de ces dernières sur l'emploi des jeunes, et notamment l'apprentissage. C'est la proposition qu'a faite hier François Fillon aux organisations patronales, lors d'un déplacement à Troyes (Aube) consacré à l'emploi et à la compétitivité. Le Premier ministre a proposé «  l'intégration dans le barème des cotisations sociales des allégements de charges notamment pour les bas salaires. »

Aujourd'hui, le barème est indifférent, en apparence, au salaire. L'employeur calcule d'abord ses cotisations, puis applique lui-même les allégements de charges qui sont maximum au niveau du SMIC (28 points d'exonérations) pour se réduire progressivement jusqu'à s'annuler à 1,6 SMIC. L'idée serait d'intégrer ces allégements, qui représentent 21 milliards d'euros, dans le barème facial.

«  Concrètement, souligne François Fillon, la part employeur des charges sociales pesant sur les salaires ne serait plus calculée en fonction d'un taux uniforme, et de façon proportionnelle au salaire, mais serait fonction d'un barème progressif prenant en compte le niveau de salaire. [...] La barémisation allégerait durablement le coût du travail pour les salaires les plus bas. »

D'apparence technique, cette réforme, réclamée publiquement début février par le Medef, revêt une dimension économique et politique importante. Elle permettrait, espère le patronat, de « graver dans le marbre » des allégements de charges souvent présentés comme des « cadeaux » aux entreprises, et que certains au sein même de l'UMP souhaiteraient remettre en cause après 2012, à l'occasion d'un relèvement progressif de la durée légale du travail. Après le débat lancé par le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, sur la suppression des 35 heures, les propositions concrètes d'Hervé Novelli, secrétaire général adjoint, tardent néanmoins à se matérialiser.

François Fillon propose un tout autre « deal » aux entreprises : en contrepartie de la barémisation des allégements de charges, il faudrait que «  les employeurs prennent des engagements forts et contraignants, en matière d'emploi des jeunes notamment. C'est ce dont nous allons discuter maintenant avec leurs organisations. »

Une réforme à coût nul

Le gouvernement est en pleines tractations avec le patronat sur les mesures à prendre pour doper l'apprentissage, et plus généralement l'emploi des jeunes. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, demande notamment aux branches professionnelles des engagements chiffrés (« Les Echos » du 25 février). L'initiative de Matignon vise à donner du « grain à moudre » à cette discussion, sans peser sur les finances publiques : la barémisation serait une réforme à coût nul. Le Medef s'est dit hier soir « immédiatement disponible pour étudier les modalités d'une telle évolution ».

Pour le gouvernement, il s'agit aussi de faire preuve d'activisme en matière de compétitivité, alors que certains grands patrons, au premier rang desquels celui de PSA, Philippe Varin, ont récemment donné l'alerte sur l'évolution du coût du travail. «  C'est un fait, nous avons laissé notre compétitivité se dégrader », a lancé François Fillon hier à Troyes, avant de défendre les mesures prises depuis 2007 (crédit d'impôt recherche, taxe professionnelle, etc.). Le Premier ministre a par ailleurs annoncé la simplification des formalités liées à l'embauche (division par quatre des informations demandées à l'employeur). Matignon a aussi envoyé une circulaire aux ministres leur imposant désormais d'établir une étude d'impact de coût pour les entreprises en cas d'instauration de toute norme nouvelle. «  Il faut sensibiliser les ministères », glisse-t-on à Matignon.

Cette réforme pose un véritable risque de trappes à bas salaire puisque les allègements de charges se font de façon plus perceptible sur les bas salaires.

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Re: Le fil des perspectives économiques

L'euro touche les 1,40 $.

notre commerce extérieur qui n'est déjà pas en forme (50 milliards de déficit) va encore en ressentir les conséquences.

A quand une politique monétaire intelligente ?

DSK s'est d'ailleurs exprimé sur ce sujet en parlant d'une "dynamique négative propre à l'Europe".

Je pense qu'il nous faut, en france, un Président qui se  batte pour modifier ces stupides mandats de la BCE afin que l'on ait, comme TOUTES les autres zones géographiques, la possibilité de permettre des relances monétaires (sans que celles-ci, naturellement, ne passent pas par le crédit immobilier à la subprimes), afin de mettre que la Communauté européenne toute entière puisse emprunter pour investir dans des projets d'innovation suffisemment massifs pour recommencer à envisager des positionnements sur de nouveaux domaines technologiques.

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Re: Le fil des perspectives économiques

Les évènement japonais ne semblent pour le moment pas affecter le retour de la croissance, et le coup de froid sur les marchés financiers a été corrigé rapidement cette semaine puisque l'on re-frole les 4000 points. Pourtant, on parle de 200 milliards de coûts pour cette crise, sans parler des conséquences de long terme dont on ne peut encore avoir idée.
Atténuant cet aspect des choses, la reconstruction va constituer des gisements d'investissements et de croissance dans un pays qui connait une stagnation depuis 20 ans.

OCDE: la croissance accélère
14/03/2011

L'expansion économique devrait se poursuivre dans la plupart des grands pays avancés, selon les indicateurs composites avancés de l'OCDE pour le mois de janvier publiés lundi. Les indicateurs de l'Allemagne, du Japon et des États-Unis "continuent d'indiquer de manière robuste une expansion par rapport à la tendance", explique l'organisation dans un communiqué.

Ces indicateurs ont bien sûr été mesurés avant le séisme et le tsunami de vendredi au Japon, qui risquent d'avoir de lourdes conséquences sur l'économie de l'archipel. Pour le Canada et la France, ils montrent des signes de retour vers une dynamique de croissance tandis que, pour le Royaume-Uni, ils signalent une expansion à un rythme lent mais stable. L'indicateur de l'Italie continue de montrer des signes d'un infléchissement modéré, ajoute l'Organisation de coopération et de développement économiques. Pour la Chine, il continue de traduire la possibilité d'un infléchissement modéré de la croissance, tandis que celui du Brésil reste proche de sa tendance de long terme.

L'indicateur composite avancé pour l'ensemble de la zone OCDE est en hausse de 0,4 point par rapport à décembre à 103,1 et progresse de 2,1 points sur un an.

Celui des pays du G7 affiche une hausse d'un demi-point à 103,4 et de 2,5 points par rapport à janvier 2010. À 103,2 pour les Etats-Unis, il avance de 0,6 point d'un mois sur l'autre et de 3,3 points en rythme annuel. L'indicateur avancé pour la zone euro est en hausse de 0,2 point par rapport à décembre et de 1,4 point sur janvier 2010, à 103,4.
Pour la France, l'indicateur avancé, à 102,6, affiche une hausse de 0,2 point seulement par rapport à décembre. Il recule de 1,3 point par rapport à janvier 2010.

Seul bemol : la "crainte" de l'inflation, qui va encore pousser la BCE à augmenter ses taux alors que l'euro est au plus haut et la croissance européenne la plus faible du monde (et les pays européens surendettés). Jusqu'à quand va-t-on se saborder ?

France: la peur de l'inflation mine le moral des ménages en mars (Insee) - Publié le 25/03/2011 à 08:51


Le moral des ménages français a baissé de deux points en mars, en raison notamment de craintes très fortes entourant l'inflation, a annoncé vendredi l'Institut national de la statistique (Insee).

Toujours nettement inférieur à sa moyenne de longue période, fixée à 100 points, il retrouve son niveau de juillet 2010, a précisé l'Insee.

Dans le détail, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée baisse légèrement.

Leur opinion sur leur situation financière personnelle future recule plus nettement (-4 points). En outre, les ménages considèrent un peu moins opportun de faire des achats importants (-1 point).

L'opinion des ménages sur leur capacité d'épargne actuelle gagne 1 point en mars. En revanche, l'opinion des ménages sur leur capacité à épargner dans les mois à venir est en baisse d'un point par rapport à février.

Les ménages jugent que le moment reste aussi opportun qu'en février pour épargner.

Leur opinion sur le niveau de vie passé en France est stable. En revanche, les perspectives d'évolution du niveau de vie baissent par rapport à février (-3 points). Ces soldes d'opinion restent largement inférieurs à leur moyenne de longue période, précise l'Insee.

En mars, les ménages sont beaucoup moins nombreux qu'en février à anticiper une augmentation du chômage (-9 points). Ce solde retrouve son niveau de l'été 2008, relève l'Institut de la statistique.

En mars, les ménages sont plus nombreux à estimer que l'inflation passée a augmenté (+5 points). Leur opinion en matière d'inflation future s'élève fortement (+15 points), pour atteindre un niveau jamais observé depuis juillet 1995. Ces deux soldes sont à des niveaux très nettement supérieurs à leur moyenne de longue période, note l'Insee.

Last edited by Angoulmoise (27-03-2011 20:45:25)

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Re: Le fil des perspectives économiques

Rebond surprise du taux de croissance à 1% au premier semestre. Je le sentais. Je pense que l'on va vers une phase de croissance de type 1997-2001 car les potentialités techniques connaissent de nouvelles évolutions et les potentiels d'utilisations et d'intégrations sont très diversifiés. Il faudrait étudier plus en détail les diverses sources de cette croissance, mais je ne serais pas étonné si l'Internet constituait une bonne part de ce rebond de la croissance.

Je pense que le recadrage de la finance internationale montre aujourd'hui son utilité car après les deux années de bérésina, cette crise a initié un redéploiement d'une partie des capitaux placés dans les circuits financiers vers l'économie réelle (ou "physique") ce qui stimule l'investissement productif et donc la croissance économique.

Il faudrait compléter cette analyse bien sur mais je pense que ces deux facteurs ne sont pas pour rien dans cette divine surprise.

Quant aux effets sur l'emploi, il faudra surveiller de près les évolution du taux d'emploi et du taux de chômage. Mais je suppute d'avance que cette croissance pourrait être riche en emplois, car l'Internet est un secteur qui, contrairement à ce que l'on pourrait croire, a besoin de bras.

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Re: Le fil des perspectives économiques

Le nb de chomeurs de catégorie A a augmenté de 0,7% (+17.700), en mai à 2,686 millions et de 0,3% en glissement sur un an.

Avec les autres catégories B et C (1.391.700 personne en activité temps partiel au moins 72H par mois), le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 1% en mai. Il dépasse les 4 millions de personnes  avec 4.078.500 chômeurs de catégories A, B et C après une augmentation de 3,8% sur un an.

Concernant les moins de 25 ans, la catégorie A a augmenté de 1,3% sur le mois à 429.000, en dépit des mesures annoncées par le Ministre anti-fraudeurs du RSA Laurent Wauquiez, et au total, on a 621.000 chômeurs de moins de 25 ans cat ABC.

Pour les seniors de plus de 55 ans, la hausse cat A est de 0,9% sur un mois à 533.000, soit  786.000 (+1,3%)

La courbe du chômage est très fluctuante, illustration de l'incertitude économique qui préside à la situation de sortie de cris où nous sommes. Comme disait VGE, "on navigue à vue".

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Re: Le fil des perspectives économiques

Lagarde a le job (malheureusement).

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Re: Le fil des perspectives économiques

Boursorama a écrit:

FMI : Christine Lagarde prend ses fonctions, salaire de 551.700 dollars

La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a pris ses fonctions mardi, et touchera un salaire annuel de 551.700 dollars, a annoncé l'institution.

Mme Lagarde est arrivée vers 09H00 (13H00 GMT) au siège du FMI à Washington, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le FMI a publié son contrat de travail, qui prévoit un salaire de base de 467.940 dollars par an et une allocation pour frais de représentation (sans justificatifs) de 83.760 dollars par an, soit un total de 551.700 dollars.

Au taux de change actuel, cela représente environ 31.700 euros par mois.

Sauf erreur de ma part, elle devient ainsi la fonctionnaire la mieux payée.

Re: Le fil des perspectives économiques

L'euro recule, pénalisé par l'abaissement de la note du Portugal
- Publié le 05/07/2011 à 23:13

L'euro a reculé face au dollar mardi, accroissant ses pertes en fin de journée après que l'agence de notation Moody's eut relégué le Portugal dans la catégorie des investissements "spéculatifs".

Vers 21H00 GMT (23H00 à Paris), la monnaie unique européenne valait 1,4418 dollar contre 1,4539 dollar la veille à la même heure.

On nous annonce cette baisse de l'euro comme une grave nouvelle alors que :

- l'euro est bien trop fort et toute baisse est bonne pour nos exportations.
- 1,44 $ pour 1 €, c'est déjà énorme.
- Les agences de notation américaines à la source d'un prétendu "affaiblissement" de l'euro, c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité.


Je parle bien de la baisse de l'euro, pas de la dégradation de la note portugaise, qui sonne tout à la fois comme une déclaration de guerre des agences de notation contre l'Europe puisqu'elles se comportent clairement en pyromanes visant à accroître le montant des remboursements d'emprunts, du service de la dette, et comme un gros défi pour les Etats européens s'ils veulent sauver la situation, puisque les marchés interprètent toute tentative de responsabiliser tous les acteurs, banques incluses, comme une sorte de restructuration et donc comme une sorte de défaut. Les agences de notations sont engagées dangereusement dans un activisme guerrier qui ne vise en aucun cas à apaiser ou à solutionner la situation. Au contraire : il y a bien lieu de croire que beaucoup de leurs actionnaires  ou clients aient des intérêts à faire augmenter le service de la dette des Etats européens. C'est une forme de guerre entre le système financier et toute forme d'Institution ou souveraineté des peuples.

Re: Le fil des perspectives économiques

Oui d'ailleurs JC Junker a parlé hier de "souveraineté limitée" pour la Grèce dans les mois qui viennent.

Re: Le fil des perspectives économiques

Déficit commercial record à 7,5 milliards d'euros sur le mois dernier pour la France.

Et la BCE qui veut augmenter ses taux...

Serrons encore un peu la corde et nous l'aurons, notre asphyxie économique tant désirée par les économies concurrentes.

Re: Le fil des perspectives économiques

Il y a ici un monsieur qui se pose des questions générales et fondamentales sur l'économie - entre autres sur la Grèce et l'euro - et qui ne semble trouver nulle part de début de réponse, même dans la littérature savante:

les livres d'économie sont difficiles à trouver (j'ai écumé plein de rayons chez Gibert et chez d'autres sans rien trouver de satisfaisant) et rarement écrits de façon satisfaisante pour un geek matheux (je ne dois vraiment pas avoir la même façon de penser que les gens qui font de l'économie — c'est encore pire que les juristes — parce qu'à chaque fois que j'arrive à comprendre ce qu'ils disent, il faut que je le retraduise dans ma langue et ça devient complètement différent

Quelqu'un aurait-il des éléments de réponse ?

Oder so ähnlich.

Re: Le fil des perspectives économiques

Je reprends ce fil un peu oublié à propos du record de chômage, provoqué par la politique même de ce gouvernement, non seulement à cause de son absence de politique d'emploi, mais également à cause de sa politique d'heures supplémentaires qui a aggravé le phénomène. Le tout sur fond d'absence de politique économique depuis 10 ans par idéologie non interventionniste qui a éliminé tous les relais de croissance.

http://www.europe1.fr/Politique/Le-chom … -2-836139/

Et malgré son absence de politique économique, l'Etat n'a pas pu enrayer les déficits sans fin et l'accumulation d'une dette de 1600 milliards d'euros.

Les équipes au pouvoir ne peuvent que considérer l'échec de tous leurs choix depuis 5 ans, depuis 10 ans même...

Re: Le fil des perspectives économiques

Le Monde a écrit:

Xavier Bertrand a eu raison, en ces temps électoraux, de prendre ses précautions. Avant même la publication des chiffres du chômage d'octobre, le ministre du travail a prévenu qu'ils ne seraient "pas bons". Avec 2 814 900 sans-emploi en France métropolitaine (+1,2 % sur un mois et +4,9 % sur un an), on retrouve quasiment le plus mauvais niveau depuis douze ans, en décembre 1999. En ajoutant ceux qui ont exercé une activité réduite, il y a, pour la France entière, 4 459 400 demandeurs d'emploi.
Nicolas Sarkozy, qui ambitionnait de ramener le chômage sous le seuil des 9 % avant la fin de son mandat, n'y parviendra pas. Même en renouant avec le traitement social, que naguère il condamnait, il n'a pu enrayer la hausse du chômage de longue durée et l'explosion de la précarité. Avec la récession qu'annonce l'Organisation de coopération et de développement économique, le pire est à venir. En 2012, où les crédits des politiques de l'emploi doivent baisser de 12 %, l'année devrait s'achever sur un taux de chômage de 10,4 %. Cette pathologie sociale a un nom : le chômage de masse.

Ravivé par une crise qui a montré les limites de l'Etat-providence, ce chômage de masse s'est enkysté dans nos sociétés occidentales aussi riches qu'inégalitaires. Le mal sévit partout. Fin septembre, le taux de chômage harmonisé, calculé par Eurostat, s'établissait en moyenne à 10,2 % dans la zone euro et à 9,7 % dans l'Union européenne ; il était à 9,1 % aux Etats-Unis, ce qui constitue aussi un échec pour Barack Obama.

François Mitterrand avait dit un jour qu'on avait "tout essayé" contre le chômage. Et Lionel Jospin, qui avait pourtant réussi à le faire baisser un temps, avait expliqué que "l'Etat ne peut pas tout". Le constat est là : le chômage de masse signe l'échec des politiques menées, par la gauche comme par la droite, depuis quarante ans. Même affaibli, l'Etat-providence a un rôle à jouer. Il assure une protection sociale minimale et il peut donner une impulsion. Mais c'est aux entreprises et aux salariés de prendre le taureau par les cornes.

Dans les pays scandinaves, on a inventé le concept de "flexisécurité", qui mélange flexibilité et sécurité. En échange d'un assouplissement du droit de licenciement, les salariés sont mieux indemnisés et se voient offrir des formations pour retrouver un emploi. Le système a produit des résultats. Le taux de chômage est de 7,8 % en Finlande, 7,3 % en Suède, 7,1 % au Danemark et inférieur à 4 % en Norvège. Il n'est pas transposable tel quel en France, ne serait-ce que parce que les syndicats ne jouent pas le même rôle.

En France, la CGT et la CFDT ont avancé l'idée d'une "sécurité sociale professionnelle". Il s'agit d'attacher à la personne des droits en matière d'orientation, de qualification, de formation et de mobilité avec un accompagnement à revenus constants. Le principe de la "sécurisation professionnelle" a été repris dans un accord interprofessionnel. Il n'est pas trop tard pour responsabiliser les partenaires sociaux et l'Etat autour d'un pacte pour l'emploi qui se donnerait les moyens de lutter contre cette pathologie sociale.

http://www.lemonde.fr/idees/article/201 … id=1115932

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Re: Le fil des perspectives économiques

Ce fil ayant été temporairement transporté dans ceux consacrés à la crise financière, je me permets de le relancer, maintenant que la tension sur les marchés financiers s'est largement réduite, avec cette info intéressante :

L'épargne des Français atteint un niveau record
L'Expansion.com avec AFP - publié le 28/03/2012 à 08:26

Le taux d'épargne des ménages français a augmenté en 2011 pour atteindre son plus haut niveau depuis 1983, à 16,8%. Leur pouvoir d'achat a lui augmenté de 0,4 %.

Le taux d'épargne des ménages français a augmenté en 2011 pour atteindre son plus haut niveau depuis 1983, à 16,8%, selon les chiffres détaillés de la croissance publiés mercredi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Sur l'ensemble de 2011, il a progressé de 0,7 point par rapport à 2010 pour s'établir à 16,8%, son plus haut niveau depuis 1983. Toutefois, le taux d'épargne des ménages a diminué légèrement au quatrième trimestre, à 16,8% contre 17% au troisième trimestre, souligne l'Insee.

En effet, au quatrième trimestre, la consommation des ménages en valeur a augmenté plus vite que leur revenu disponible brut (salaires plus prestations sociales moins les prélèvements obligatoires). Les ménages ont donc dû réduire un peu leur épargne pour consommer. Au total, la hausse du revenu disponible brut est plus vive au dernier trimestre (+0,8 % après +0,2 %). Mais les prix à la consommation ont également accéléré (+0,7 % après +0,3 %), si bien que le pouvoir d'achat des ménages est resté stable, après un léger recul au troisième trimestre (-0,1%).

Compte tenu de l'acquis en début d'année, le pouvoir d'achat du RDB a toutefois accéléré sur l'ensemble de l'année: +1,1 % après +0,8 % en 2010. Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel, il a augmenté de 0,4 % (après +0,1 % en 2010). Porté par l'accélération de la masse salariale (+3,1 % après +2,0 %) et malgré le dynamisme des impôts (+6,2 % après +2,5 %), le RDB en termes nominaux a en effet accéléré (+3,1 % après +2,0 %) plus vivement que le prix de la consommation (+2,0 % après +1,2 %).

Re: Le fil des perspectives économiques

Angoulmoise a écrit:

Ce fil ayant été temporairement transporté dans ceux consacrés à la crise financière, je me permets de le relancer, maintenant que la tension sur les marchés financiers s'est largement réduite, avec cette info intéressante :

L'épargne des Français atteint un niveau record
L'Expansion.com avec AFP - publié le 28/03/2012 à 08:26

Le taux d'épargne des ménages français a augmenté en 2011 pour atteindre son plus haut niveau depuis 1983, à 16,8%. Leur pouvoir d'achat a lui augmenté de 0,4 %.

Le taux d'épargne des ménages français a augmenté en 2011 pour atteindre son plus haut niveau depuis 1983, à 16,8%, selon les chiffres détaillés de la croissance publiés mercredi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Sur l'ensemble de 2011, il a progressé de 0,7 point par rapport à 2010 pour s'établir à 16,8%, son plus haut niveau depuis 1983. Toutefois, le taux d'épargne des ménages a diminué légèrement au quatrième trimestre, à 16,8% contre 17% au troisième trimestre, souligne l'Insee.

En effet, au quatrième trimestre, la consommation des ménages en valeur a augmenté plus vite que leur revenu disponible brut (salaires plus prestations sociales moins les prélèvements obligatoires). Les ménages ont donc dû réduire un peu leur épargne pour consommer. Au total, la hausse du revenu disponible brut est plus vive au dernier trimestre (+0,8 % après +0,2 %). Mais les prix à la consommation ont également accéléré (+0,7 % après +0,3 %), si bien que le pouvoir d'achat des ménages est resté stable, après un léger recul au troisième trimestre (-0,1%).

Compte tenu de l'acquis en début d'année, le pouvoir d'achat du RDB a toutefois accéléré sur l'ensemble de l'année: +1,1 % après +0,8 % en 2010. Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel, il a augmenté de 0,4 % (après +0,1 % en 2010). Porté par l'accélération de la masse salariale (+3,1 % après +2,0 %) et malgré le dynamisme des impôts (+6,2 % après +2,5 %), le RDB en termes nominaux a en effet accéléré (+3,1 % après +2,0 %) plus vivement que le prix de la consommation (+2,0 % après +1,2 %).

C'est pas particulièrement un bon signe dans un pays qui a développé une politique de la demande reposant sur la consommation intérieure. Cela prouve au contraire que les ménages anticipent une crise longue, voire des hausses de la fiscalité.

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