101

Re: Le fil des perspectives économiques

--

Last edited by RPC (01-03-2011 06:38:38)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le fil des perspectives économiques

Ben Bernanke tempère à nouveau l'optimisme sur la conjoncture américaine

Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/actualites/econ … caine.html


L'économie américaine reste handicapée par la faiblesse du secteur de la construction et par les situations budgétaires très tendues aussi bien des Etats que des municipalités, estime le président de la Fed.

BEN BERNANKE DEVRAIT ÊTRE RECONDUIT À LA TÊTE DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE AMÉRICAINE

Ben Bernanke tempère à nouveau l'optimisme sur l'évolution conjoncture économique américaine. "Il reste des freins significatifs à la reprise, parmi lesquels la faiblesse du secteur de la construction résidentielle comme non-résidentielle et la situation budgétaire délicate dans laquelle se trouvent bon nombre d'Etats et de collectivités locales", a estimé le président de la Réserve fédérale. Il a toutefois noté des signes encourageants, comme la diminution du nombre de licenciements et les créations d'emplois.

Sur le déficit, il a estimé que l'administration devra "faire des choix difficiles pour s'attaquer aux problèmes budgétaires du pays". "Les repousser n'aura pour seul résultat que de les rendre plus difficiles", a-t-il poursuivi. "Bien que des déficits élevés soient inévitables à court terme, les responsables politiques doivent agir avec détermination pour remettre le budget fédéral sur une voie viable vers l'équilibre afin de conserver la confiance du public et des marchés financiers".

Le président de la Fed, qui doit être auditionné sur les perspectives économiques des Etats-Unis par la commission économique mixte du Congrès, ne fera aucune allusion directe aux perspectives d'évolution à court terme des taux d'intérêt. Ben Bernanke n'a donc pas répété qu'il allaient rester bas pendant une "période prolongée", comme il l'a souvent fait ces derniers mois, mais il a évoqué les obstacles à l'accélération de la croissance.

latribune.fr avec Reuters

Re: Le fil des perspectives économiques

Ah? Y'a une crise?

Singapore's GDP soars 32 percent in first quarter

http://www.businessweek.com/ap/financia … 2LHP80.htm

C'est un peu énervant quand même...

Last edited by sabaidee (14-04-2010 17:16:39)

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Le fil des perspectives économiques

The economist a écrit:

China's economy
On the rebound
A strong economic bounce increases the chance of a revaluation

Apr 15th 2010 | From The Economist online

THE restaurants and bars of Clarke Quay on the Singapore River hum with crowd-pleasing music, happy chatter—and bloodcurdling screams. Thrill-seekers can strap themselves into the G-Max Reverse Bungy, which flings them 60m upwards with the power of a slingshot. In the first quarter of this year Singapore’s economy performed a reverse bungy jump of its own. It grew at an annual pace of 32.1%, according to preliminary figures released on April 14th. Manufacturing shot up by 139%. The city-state’s authorities announced a “gradual” currency revaluation to reduce inflationary pressure.

Impressive in itself, Singapore’s economy may also be a bellwether for its bigger neighbours. On April 15th China reported that its economy grew by 11.9% in the year to the first quarter, its fastest pace since 2007. The strong figure increased speculation that China would follow in Singapore’s footsteps, allowing its currency to strengthen, as America and other countries have been pressing it to do. The yuan has been pegged tight to the dollar since July 2008, much to the consternation of its trading partners.
Despite the strong figures China's cabinet is still cautious

But China’s cabinet, the State Council, which met the day before its figures were announced, struck a note of caution. It believes the economy still owes its growth to the government’s stimulus package, rather than its own momentum. The expansion in the first quarter looks less striking when compared with the previous quarter, rather than the previous year. By this measure, it grew at an annualised rate of “only” 9.3%, reckons Tao Wang of UBS Securities—slower than the previous three quarters. That means the bungy cord is not about to snap, sending the economy flying into the air.

Inflation is still modest in both countries. China’s consumer-price inflation, at 2.4% in the year to March, was actually lower than the month before. In Singapore, consumer prices increased by only 1% in the year to February. But inflationary pressure is building beneath the surface. The price rises in both countries, though small, represent a conspicuous turnaround from the falling prices of last year. Singapore’s monetary authority believes its economy is now operating near its full potential. Many analysts think the same of China. Charles Dumas of Lombard Street Research in London thinks China’s economic output is now almost 6% above its sustainable level. He also finds it hard to believe that China’s real GDP grew by only 11.9% when nominal GDP (ie, before adjusting for inflation) grew by 17.3%.

Besides, Ms Wang argues that consumer-price inflation is not the best indicator of the macroeconomic hazards China may face. The authorities themselves seem more worried about property prices, which rose by 11.7% in China’s cities in the year to March. On April 15th they added to their recent “flurry of announcements and denouncements”, as Ms Wang puts it, by introducing new measures to curb property speculation. The government said it would increase downpayments on second and third homes, as well as first homes over 90 square metres. It set a floor to the mortgage rates banks may charge and said it would try to increase the supply of land (and curb land-hoarding) in booming markets.
Miserable savings rates push Chinese investors into property speculation

Not all Chinese homeowners borrow in order to buy. A quarter pay cash and the average mortgage covers only about half of a property’s value. Indeed, many Chinese savers sink money into property only because savings accounts offer such miserable returns. Deposit rates are capped at about 2.25%, which fails even to compensate savers for inflation.

The Chinese central bank is reluctant to raise interest rates, lest it tempt speculative inflows of capital, which can find ways of sneaking past the country’s capital controls. These inflows put upward pressure on the yuan, forcing the central bank to intervene heavily to keep it steady. A more flexible yuan might give the central bank more freedom to raise rates and curb property prices. It would be one way to take some of the boing out of the property bungy. Opinion among China’s various state bodies is said to be divided over whether to free the currency: those arguing in favour now have a stronger case.

Assiste-t-on au grand retour de la théorie du découplage? Les économies asiatiques sont-elles désormais complètement indépendantes des économies occidentales? Ou - espérons-le - ces économies sont autant d'indicateurs avancés d'une reprise prochaine chez nous?..

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Le fil des perspectives économiques

L'éclaircie de l'emploi

Par Laurence Allard


Le nombre de demandeurs d'emploi de plus de 50 ans continue d'augmenter

Serions-nous arrivés au bout du tunnel ? Plusieurs indicateurs convergent en ce sens ! L'intérim, tout d'abord, qui enregistre une progression de 15 % sur un an. Puis les intentions d'embauche, qui ont augmenté au premier trimestre de 4,1 %. Les offres d'emplois, qui ont crû de 12 % par rapport aux trois premiers mois de 2009, selon Régions Job.com, et de 27 % pour les cadres, selon l'Apec. Enfin et surtout, après dix mois consécutifs de hausse, le recul du nombre de demandeurs d'emploi inscrits au chômage.

Tous les secteurs et toutes les régions sont orientés au vert. À commencer par l'industrie, redevenue le plus gros recruteur avec 20 % des postes pourvus. Juste devant la distribution. Avec une prime pour l'Ile-de-France et l'Ouest. À eux deux, ces bassins d'emplois totalisent plus de la moitié des recrutements.

Reste qu'on est encore loin du compte. La baisse du chômage est de seulement 0,2 %, et le nombre de demandeurs d'emploi de plus de 50 ans continue d'augmenter (+ 1,1 %). De mauvais augure pour la réforme des retraites.

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/201005/94877_emploiune.jpg

Last edited by Angoulmoise (06-05-2010 14:31:03)

106

Re: Le fil des perspectives économiques

Pitié trouvez-moi un job !

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

107

Re: Le fil des perspectives économiques

--

Last edited by RPC (01-03-2011 06:39:24)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le fil des perspectives économiques

En parlant de pseudo-journalistes, un qui se fait étriller par éconoclaste :
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear … eculateurs

109

Re: Le fil des perspectives économiques

--

Last edited by RPC (01-03-2011 06:40:01)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le fil des perspectives économiques

L'article originel du Monde

Last edited by Free French (09-05-2010 11:53:03)

Re: Le fil des perspectives économiques

Croissance : la zone euro fait mieux que la France au premier trimestre


Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/actualites/econ … estre.html


La croissance de la zone euro n'a que peu progressé, de 0,2%, au premier trimestre. Alors que l'Italie et l'Allemagne affichent des résultats meilleurs qu'attendu, l'Espagne sort de la récession. En revanche, la France fait moins bien que l'ensemble de la zone, avec une croissance de 0,1% seulement.
Sarkozy zone euro

La croissance de la zone euro a légèrement progressé, de 0,2%, au premier trimestre, après un quatrième trimestre 2009 resté au point mort, selon les premières estimations de l'office européen des statistiques, Eurostat, ce mercredi.

La zone est sortie de sa pire récession depuis 60 ans au troisième trimestre 2009, sans que sa croissance ne montre de véritables signes de vitalité. En comparaison sur un an, le PIB (produit intérieur brut) de la zone euro affiche pour le premier trimestre une hausse de 0,5%.

En revanche, la production industrielle de la zone a continué d'augmenter en mars, de 1,3%, après une hausse de 0,7% (chiffre révisé) en février. La production a augmenté pour les biens d'investissement (1,5%), les biens de consommation non durables (1,2%), les biens de consommation durables (0,6%), les biens intermédiaires (o,5%). Seule la production d'énergie a diminué, de 0,6%.

Croissance inattendue en Allemagne

L'économie allemande a affiché une croissance inattendue de 0,1% au premier trimestre, enregistrant ainsi son quatrième trimestre consécutif d'expansion, selon les chiffres provisoires du Bureau fédéral des statistiques ce mercredi. Nombres d'économistes pariaient sur une croissance trimestrielle nulle.

Cette performance résulte de la hausse des exportations et des investissements dans les équipements qui a compensé les baisses observées dans la construction et la consommation privée. En rythme annuel, l'économie a progressé de 1,7% au premier trimestre, contre une prévision initiale de 1,2%.

Les échanges internationaux devraient jouer un rôle majeur dans la reprise économique de l'Allemagne, qui fut le plus gros exportateur mondial entre 2003 et 2008, avant d'être doublé par la Chine. Les exportations allemandes ont d'ailleurs enregistré leur plus forte croissance en près de 18 ans en mars, alors que la production industrielle a rebondi de 4% le même mois.

Résuttats encourageants pour l'Italie

En Italie, l'économie italienne a crû de 0,5% au premier trimestre. C'est mieux que ce qui était attendu (0,3%), selon l'agence italienne des statistiques officielles ISTAT ce mercredi. Au quatrième trimestre 2009, le PIB s'est contracté de 0,1%, là encore un résultat meilleur que celui annoncé initialement (-0,3%). Sur un an, l'économie italienne a progressé de 0,6% au premier trimestre, soit la première croissance annuelle enregistrée depuis le premier trimestre 2008.

L'Espagne sort de la récession

L'économie espagnole a crû pour la première fois en près de deux ans au premier trimestre même si le rythme de croissance affiché est faible et va probablement le rester. Les chiffres de l'Institut national espagnol des statistiques publiés ce mercredi montrent que le PIB espagnol a enregistré une croissance de 0,1% au premier trimestre, après s'être soit contracté, soit avoir stagné, lors des sept trimestres précédents. Ce chiffre est conforme aux prévisions.

En rythme annuel, l'économie espagnole s'est contractée de 1,3% au premier trimestre, légèrement au-dessus de la baisse de 1,4% attendue par les économistes.

L''économie espagnole est extrêment fragile, compte tenu notamment d'un taux de chômage de 20%. le pays va réduire cette année ses dépenses publiques de 6 milliards d'euros et réduire de 5% les salaires dans la fonction publique dans le cadre de ses efforts pour atteindre les objectifs fixés par l'Union européenne.

Mauvais chiffres pour la France

La France a fait moins bien que l'ensemble de la zone euro, avec une croissance de seulement 0,1% au premier trimestre 2010, selon l'Insee, qui a également revu en nette baisse les performances de l'économie hexagonale depuis l'éclatement de la crise internationale. Le PIB du pays n'a ainsi progressé que de 0,1% sur l'ensemble de 2008, contre +0,3% annoncé précédemment. Quant à la récession historique enregistrée en 2009, initialement évaluée à -2,2%, elle est encore plus sévère que prévu avec une chute du PIB de 2,5%.

Pour cette année, le gouvernement mise sur une croissance de 1,4%, une prévision en ligne avec celles du Fonds monétaire international (1,5%) et de la Commission européenne (1,3%).

latribune.fr

112

Re: Le fil des perspectives économiques

Un commentaire, Angoulmoise ?

Re: Le fil des perspectives économiques

L'euro chute à son plus bas niveau depuis novembre 2008


13.05.2010, 22h44
L'euro est tombé vendredi à son plus bas niveau depuis fin novembre 2008, pénalisé par un regain d'inquiétudes sur la santé économique et budgétaire de la zone euro, et sur sa viabilité à long terme.
Vers 09H55 GMT (10H55 à Paris), l'euro a chuté jusqu'à 1,2433 dollar, un plus bas depuis le 21 novembre 2008, les cambistes craignant que les problèmes de dette en zone euro ne pèsent à long terme sur la reprise économique en Europe et ne remette en question l'union monétaire, notaient des courtiers.

Confortant les inquiétudes des cambistes, Paul Volcker, conseiller économique du président américain Barack Obama, a jugé jeudi lors d'une conférence à Londres que la crise grecque pourrait entraîner une "désintégration de la zone euro" si sa gouvernance économique n'était pas réformée, des commentaires qui renforcent le sentiment très négatif du marché vis-à-vis de l'euro, notait Derek Halpenny, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi.

C'est plutôt bien non ?

Re: Le fil des perspectives économiques

Fidèle à moi-même, je poste une information économique qui me paraît importante. L'euro continue sa baisse, ce qui n'est pas pour déplaire aux industriels exportateurs ainsi qu'au secteurs touristiques. Seul bemol, les importations (notamment énergétiques paraissent plus chères, et il deviendra plus facile aux non résidents d'acheter des entreprises européennes.

L'euro sous 1,24 dollar
L'euro rechutait face dollar, les cambistes fuyant les investissements à risque dans un regain d'inquiétudes sur la santé économique de la zone euro, alimenté notamment par le sauvetage d'une caisse d'épargne régionale par la Banque d'Espagne.

L'euro est retombé lundi 24 mai  face au billet vert, sous le seuil de 1,24 dollar, sur fond de craintes persistantes autour des économies endettées de la zone euro et alors que la crise nord-coréenne favorise également les devises refuges, selon des courtiers. Vers 13H00 GMT (15H00 à Paris), l'euro valait 1,2382 dollar contre 1,2563 dollar vendredi vers 21H00 GMT.
La monnaie unique européenne glissait également face à la devise nippone, à 112,05 yens contre 113,03 yens vendredi dernier. Le billet vert progressait quant à lui face au yen à 90,49 yens contre 89,93 yens vendredi soir.

La monnaie unique européenne pourrait rencontrer un seuil de résistance autour de 1,24 dollar, en l'absence de nouvelles informations négatives concernant les pays de la zone euro, plaidait lundi Minoru Shioiri, manager dans la division changes de Mitsubishi UFJ Securities, auprès de l'agence Dow Jones Newswires.

Re: Le fil des perspectives économiques

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,1% en avril



Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,1% de la population active en avril, contre 10,0% en mars, et se situe désormais à son plus haut niveau depuis juin 1998. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Parsons (c) Reuters Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,1% de la population active en avril, contre 10,0% en mars, et se situe désormais à son plus haut niveau depuis juin 1998. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Parsons (c) Reuters

BRUXELLES (Reuters) - Le chômage a légèrement augmenté dans la zone euro en avril pour atteindre son plus haut niveau depuis près de 12 ans, en raison notamment de la hausse du nombre des demandeurs d'emploi en Espagne, au Portugal et en Italie, montrent les statistiques publiées mardi par Eurostat.

Le taux de chômage a ainsi atteint 10,1% de la population active, contre 10,0% en mars, et se situe désormais à son plus haut niveau depuis juin 1998.

Le nombre des demandeurs d'emploi dans les 16 pays utilisant l'euro est monté à 15,860 millions.

Les économistes et analystes s'attendent à ce que le chômage culmine autour de 11% cette année.

Jan Strupczewski, Marc Angrand pour le service français

Re: Le fil des perspectives économiques

L'emploi américain et l'euro font chuter les marchés

04/06/2010 | Mise à jour : 18:11

Les Bourses européennes puis Wall Street ont replongé dans le rouge. A Paris, le CAC 40 a chuté de 2,86% à 3.455 points.

La Bourse de Paris qui naviguait autour de l'équilibre dans la matinée à brutalement décroché en milieu de séance, déçue par des chiffres de l'emploi américain et inquiète de la chute de l'euro.

Au finish le CAC 40 a plongé de 2,86% pour finir la séance très nettement sous le seuil des 3.500 points à exactement 3.455,61 points. Sur l'ensemble de la semaine l'indice parisien affiche un recul de 1,7% ce qui porte ses pertes depuis le début de l'année à plus de 12%.

Signe de la nervosité des investisseurs, l'activité a été soutenue, avec près de 5 milliards d'euros échangés sur les grandes valeurs de la cote parisienne. Les autres places boursières dévissaient à l'unisson : Londres a perdu 1,63 % et Francfort 1,91 %, Milan 3,79 % et Madrid 3,80 %. L'Euro Stoxx 50 a lâché 3,20 %.

Les investisseurs qui doutent de plus en plus de la solidité de la reprise économique redoutant que les plans de rigueur freinent la croissance, guettent visiblement le moindre prétexte pour vendre. Ils ont profité ce vendredi d'une déception sur le marché de l'emploi aux États-Unis pour passer à l'acte.

L'euro sous 1,20 dollar

Aux États-Unis, le chômage a reculé en mai à 9,7 %, mais les créations nettes de postes (431.000) étaient nettement moins bonnes que prévu. La Bourse de New York a également mal réagi à cette statistique, toujours très surveillée par les marchés. Wall Street évoluait en forte baisse à l'approche de la clôture des Bourses Européennes. Le Dow Jones perdait 2,16 % et le Nasdaq 1,80 %.

En Europe, un nouveau front de la crise s'est ouvert en Hongrie. La devise locale, le forint, la Bourse de Budapest ainsi que les couvertures de défaillance de la dette hongroise (CDS, credit default swap) ont dégringolé après des déclarations alarmistes sur la situation économique de la part de responsables politiques, issus de la majorité en place.

Ces craintes poussaient les investisseurs auprès des traditionnelles valeurs refuges comme le billet vert ou le franc suisse. Et, pour la première fois depuis mars 2006, l'euro a chuté sous le seuil de 1,20 dollar. A Paris, les valeurs financières se trouvaient, une fois encore, en première ligne. Société Générale a perdu 7,5 %, BNP Paribas et Crédit Agricole plus de 5 %.

Ces traders surréactifs commencent à VRAIMENT nous courir sur le haricot.

117

Re: Le fil des perspectives économiques

--

Last edited by RPC (01-03-2011 06:40:48)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le fil des perspectives économiques

Peut-être un début de solution...

FT a écrit:

Pay the rating agencies according to results

By Larry Harris

Published: June 3 2010 20:16 | Last updated: June 3 2010 20:16

The recent failures of credit rating agencies are now well known. They too often gave high ratings to bonds that subsequently defaulted. Their investment grade ratings of many subprime mortgage-backed securities were a primary cause of the current financial crisis.

Such failures have allowed companies to raise capital that they later wasted while denying more deserving companies capital they could have used to create jobs. The losses borne by bond investors have been huge and the government has absorbed many of these losses to prevent the total collapse of our financial system. Notwithstanding Warren Buffett’s qualified defence of the industry this week.

What is causing this problem and how do we solve it? To understand these questions, we must consider how credit rating agencies produce and sell their ratings. A credit rating is a statement about the future. An investment grade rating should indicate that a bond is unlikely to default. Since the future is unpredictable, some investment grade bonds will default. However, defaults should be uncommon. Regrettably, they have been too common.

Credit rating agencies must do extensive research to produce reliable ratings. This research is very costly. Agencies charge security issuers fees to fund the research they conduct to rate the issuers’ securities. This arrangement creates an obvious problem. The issuers seek high ratings for their securities and thus direct their business to those agencies most willing to provide such ratings.

The Securities and Exchange Commission has a strong lever that it can use to regulate the rating agencies. Many government regulations distinguish between investment and speculative grade securities. Compliance with these regulations requires lists of rated securities, without which these regulations are incomplete. However, if the SEC produced these lists, too many investors inevitably would interpret the SEC ratings as official government seals of approval.

Instead, the SEC wisely chose to allow investors to rely on ratings produced by credit rating agencies that they designate as nationally recognised statistical rating organisations (NRSROs). Governmental proposals to further regulate the rating agencies involve means to qualify or disqualify agencies as NRSROs based on their historic performance or on evaluations of their research processes.

Unfortunately, the government would be as poor a rater of rating agencies as it would be of securities. Historic performance is not particularly useful because “past performance is a poor indicator of future returns”.

The best solution must address the fundamental problem with ratings: we do not know how good ratings are on average until bonds mature or default. The solution thus must depend on future performance.

An effective solution to the ratings problem would make the profits that rating agencies earn depend on how the bonds they rate perform. Credit agency profits should rise if bonds they rate as investment grade perform well and fall if such bonds default more often than expected.

Credit rating agencies could create this contingent compensation scheme by putting a meaningful portion of their fees into escrow. The custodian of these funds eventually would return them to the agencies if their ratings performed well.

To fund their operations, the rating agencies could borrow against these escrowed funds, using their future contingent payments as collateral. The lenders then would rate the raters instead of the government. The SEC could create this system simply by requiring that rating agencies opt in if they want the NRSRO designation. The SEC would then only need to determine whether the deferred contingent compensation schemes used by each credit agency provided meaningful incentives to produce well-researched and unbiased ratings.

Finally, the SEC should require disclosure of these deferred contingent compensation schemes, so that investors can decide for themselves which schemes provide adequate incentives to rate securities well. The proposal outlined here allows the power, creativity and wisdom of the free market to produce the best solution.

The writer holds the Fred V. Keenan chair in finance at the University of Southern California’s Marshall School of Business. He served as chief economist of the SEC from 2002-04 and is the author of Trading and Exchanges: Market Microstructure for Practitioners

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

119

Re: Le fil des perspectives économiques

--

Last edited by RPC (01-03-2011 06:41:33)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le fil des perspectives économiques

RPC (et autres éventuels économistes en herbe),

Serait - il possible de calculer, à partir de la comptabilité nationale Française, la part de la richesse nationale qui sert à rétribuer le capital et la part qui sert à payer la reproduction de la force de travail ?

Cela a été fait pour la Belgique par Michel Laffut, Pierre Lebrun, Francis Bismans et, plus récemment, Eric Geerkens.

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.

121

Re: Le fil des perspectives économiques

--

Last edited by RPC (01-03-2011 06:42:16)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Le fil des perspectives économiques

Ok, merci.

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.

123

Re: Le fil des perspectives économiques

Cet article est très intéressant dans le constat qu'il dresse et dans la perspective qu'il propose. Il est en revanche trop évasif concernantles modalités pratiques d'un tel rapatriement

Dans la plupart des Etats de l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les conséquences économiques et sociales de la dette croissante préoccupent tant les populations que les acteurs privés ou publics. Aussi, une certaine forme de désespoir pourrait-elle s'installer. Les marges de manœuvre des gouvernements semblent se restreindre. Toutes les solutions communément évoquées – comme la banqueroute nationale, la restructuration de la dette (abandon partiel par les créanciers et rééchelonnement du remboursement) ou encore un rythme d'inflation élevé – présentent d'énormes inconvénients. Peut-on imaginer d'autres solutions pour calmer le jeu et restaurer la confiance ?
Certes, les gouvernements adoptent des mesures pour que les budgets à venir soient de moins en moins déficitaires. Mais le volume de dettes publiques continuera à s'aggraver, le temps que l'équilibre se rétablisse et que la croissance reparte. De ce fait, les gouvernements doivent continuer à conserver leur capacité à emprunter, sans toutefois s'abstraire totalement de la pression des marchés financiers internationaux, les véritables "juges de paix", ni de la réalité de la dette.

La réponse se situe au niveau d'une coopération multilatérale qui permettrait de négocier un "rapatriement" de la dette des Etats auprès des créanciers nationaux.

En effet, le profil des créanciers, et en particulier la part respective des détenteurs nationaux et internationaux, différent considérablement selon les Etats. Pour prendre un cas extrême, seuls 5,8 % de la dette publique du Japon sont détenus par des créanciers internationaux – contre 47 % pour les Etats-Unis, 32 % pour la Grande-Bretagne et 34 % pour la France. Le second critère de différenciation des profils est reflété par la part respective des différents types de prêteurs : la banque centrale, les banques nationales ou étrangères, les compagnies d'assurance ou fonds de pension, les ménages. Ainsi, la dette publique d'un pays et celles des autres pays constituent-elles un entrelacs de dettes et de créances. Chaque pays, pris comme un tout (Etat et institutions financières) est tout à la fois débiteur et créancier d'autres pays, principalement à travers les banques et les compagnies d'assurance.

UNE CONFÉRENCE MULTILATÉRALE DES PAYS LES PLUS ENDETTÉS

La carte exacte de cet écheveau de dettes et de créances internationales – qui doit à qui ? Combien ? A quelle échéance ? – est connue des banques centrales et des organisations internationales, notamment la Banque des règlements internationaux, à Bâle, le FMI et, jusqu'à un certain point, l'OCDE et la Banque mondiale.

Dès lors, des mécanismes assez classiques de compensation entre banques et autres opérateurs des créances et dettes pourraient se concevoir, au moins pour une partie d'entre elles. Cela reviendrait à un "rapatriement" partiel de la dette au sein du pays débiteur, sans mettre en cause son principe, son volume et ses conditions de remboursement.

Comment faire cela ? Et pourquoi serait-ce avantageux ? Une conférence multilatérale des pays les plus endettés pourraient être convoquée. La situation des créances et dettes respectives, avec leurs échéanciers, serait établie. Un plan de compensation inter-Etats et inter-créanciers serait négocié avec des règles de procédures : comment traiter des différences de devises, de taux d'intérêts, de durée de prêts… L'expérience du Japon illustre bien l'avantage majeur du rapatriement de la dette, fut-il partiel. En effet, la dette publique japonaise est considérable, mais elle est détenue à 94,2 % par des Japonais. Elle ne constitue donc pas un risque pour les marchés… internationaux.

Il existe en revanche une condition indispensable à une telle opération de "rapatriement" : il doit exister un consensus national pour que les nationaux (ménages, banques, fonds de pension, entreprises…) acceptent de devenir d'une façon plus significative les créanciers de leur propre Etat.


http://www.lemonde.fr/opinions/article/ … _3232.html

124

Re: Le fil des perspectives économiques

Tu as lu le bouquin d'Atttali ? Moi non mais j'ai envie de te voir en dire du mal.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Le fil des perspectives économiques

À propos de rapatriement, considérant que les retraites des retraités sont payées par la collectivité notamment dans le but, indirect au moins, que leur consommation future participent de l'activité économique du pays d'origine, l'on peut considérer que les expatriés qui profitent de leur retraite en afrique du nord ou autre part sont, d'une certaine manière, des évadés fiscaux sur le fond, bien que, sur la forme, ils ne violent aucune loi.

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.

126

Re: Le fil des perspectives économiques

--

Last edited by RPC (01-03-2011 06:43:11)

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

127

Re: Le fil des perspectives économiques

Ca s'appelle " Tous ruinés dans dix ans ?"

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Le fil des perspectives économiques

Les marchés sont complètement fous :

L'euro dégringole victime d'un faux-ami

Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/actualites/econ … x-ami.html


Le Premier ministre français, François Fillon, a provoqué sans le vouloir une nouvelle dépréciation de l'euro... à cause d'une erreur de traduction.

François Fillon

Une simple erreur de traduction a précipité ce vendredi l'euro sous la barre de 1,20 dollar, pour la première fois depuis mars 2006. Il est près de 14h30 quand François Fillon, en déplacement au Canada, répond dans une conférence de presse à une question sur la dégringolade de la devise européenne. Il indique qu'il ne voit "que des bonnes nouvelles dans la parité entre l'euro et le dollar".

Les agences de presse anglophones reprennent immédiatement ses déclarations. Trop rapidement peut-être : dans la précipitation, elles traduisent "parité" par "parity", un faux ami. En français, le terme "parité" signifie en effet "taux de change d'une monnaie par rapport à une autre" alors que "parity" s'entend dans le sens étroit d'une égalité parfaite entre les devises

Et voila donc, le gouvernement français qui milite pour qu'un euro s'échange contre un dollar. Un quiproquo qui a obligé Matignon à préciser les propos de François Fillon. Mais le mal était fait : en quelques minutes, les cambistes, déjà inquiets de la situation financière de la Hongrie, vendent de l'euro, qui chute à son plus bas niveau depuis quatre ans.

Cet épisode n'est pas sans rappeler la mésaventure arrivée à George Bush en février 2002. En déplacement au Japon, le président américain avait évoqué avec le Premier ministre nippon la question de la déflation, c'est à dire de la baisse de l'indice des prix. Problème: en conférence de presse, il parle de dévaluation. Panique sur les marchés. Le yen chute face au dollar... avant un rectificatif  d'un porte-parole de la Maison Blanche.

latribune.fr

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Le fil des perspectives économiques

Pôle Emploi prévoit un chômage à 9,8% fin 2010

A la fin de l'année, la barre des quatre millions de demandeurs d'emploi (catégorie A, B, C) serait franchie en métropole, selon ces estimations.


Le taux de chômage continuera à grimper cette année et atteindra 9,8% d'ici fin 2010 en métropole (+0,3%), d'après les dernières estimations de Pôle Emploi publiées jeudi 10 juin.
Sur le même sujet

A la fin de l'année, la barre des quatre millions de demandeurs d'emploi (catégorie A, B, C) serait franchie en métropole, annonce Pôle Emploi, légèrement plus pessimiste que le 23 mars.

Néanmoins, des créations d'emploi sont attendues à partir du second semestre 2010. La décrue du chômage n'interviendrait pas avant 2011 et serait faible, selon la même note de prévision. Le taux de chômage métropolitain reviendrait à 9,6% fin 2011.

Les prévisions de Pôle Emploi reposent aujourd'hui sur des hypothèses de croissance du Produit intérieur brut de 1,4% en 2010 (au lieu de 1,6% prévu en mars) et 1,5% en 2011 (au lieu de 1,4%).



Eclaircie de l'emploi salarié

Malgré des prévisions pessimistes pour 2010, les résultats du trimestre écoulé ne sont pas négatifs pour toutes les catégories. Selon des données révisées de l'Insee jeudi, l'emploi salarié a connu une petite éclaircie au premier trimestre 2010 avec une "légère hausse pour la première fois depuis le premier trimestre 2008" (+ 27.900 postes ou + 0,2%).

Au premier trimestre, l'économie française a créé 27.900 postes dans l'ensemble des secteurs, soit une hausse de 0,2% par rapport au trimestre précédent. Cela porte à 17,748 millions l'effectif total des salariés dans l'ensemble de l'économie en France (hors agriculture et emploi public) à la fin du mois de mars.



Les cumulus du chômage rôdent

Toutefois, l'évolution sur un an reste négative puisque 123.500 emplois salariés ont été détruits par rapport au premier trimestre 2009 (moins 0,7%).

L'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques a précisé que quelque 15,8 millions de salariés travaillent dans les secteurs principalement marchands plus sensibles à la conjoncture dont les effectifs ont augmenté au premier trimestre (plus 23.900 postes ou plus 0,2%).

"Hors intérim cependant, l'emploi reste orienté légèrement à la baisse (moins 6.500 postes)", souligne l'Insee, qui précise que la "forte contraction" de l'emploi dans l'industrie se poursuit (moins 29.100 ou moins 0,9%).

Pour Bernard Ernst, directeur statistique de Pôle emploi, "cette petite éclaircie est en lien direct avec l'accélération de la croissance au dernier trimestre 2009" mais "malgré cette légère embellie, nous serons encore dans une situation de destruction nette d'emplois sur l'ensemble de cette année", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse avant la publication des chiffres.



(Nouvelobs.com)

Quatre millions de chomeurs, c'est le plus terrible chiffre que la France ait connu.

130

Re: Le fil des perspectives économiques

Quatre millions de chomeurs, c'est le plus terrible chiffre que la France ait connu.

Non cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Ch … 0-2009.png Si le taux de chomage etait à 12,5% en 1993 ce n'etait pas un chiffre en l'air... On est à 9,8% comme indiqué dans l'article. D'autant que c'est très réducteur de comparer un nombre de chomeurs avec un autre puisque la population active augmente (passer de 25M en 1990 a 28M aujourd'hui) et donc mécaniquement il y a plus de chomeurs avec un taux de chomage moindre; ce n'est pas pour rien qu'on parle de taux!

Re: Le fil des perspectives économiques

La reprise de la France est "fragile" et ses perspectives "très incertaines" selon le FMI

AFP

La reprise de la France est "fragile" et ses perspectives "très incertaines" selon le FMI

La reprise économique en France est "fragile" et les perspectives restent "très incertaines", a estimé jeudi le Fonds monétaire international (FMI), qui recommande au gouvernement de "définir une stratégie de consolidation" budgétaire "crédible". "Des mesures appropriées ont permis à la France de sortir rapidement de la récession, mais la reprise est fragile et se trouve à présent confrontée à l'affaiblissement de la demande domestique et européenne", résume la mission d'évaluation du FMI effectuée en France dans ses conclusions. "La croissance devrait être atone en 2010 et n'enregistrer qu'une légère reprise au cours de l'année 2011. Le taux de chômage élevé, le retrait progressif des mesures de relance et l'effort de consolidation des finances publiques, imminent en France comme chez ses partenaires commerciaux, vont peser sur la demande", traditionnel moteur de la croissance française, ajoute le rapport.

Après une chute du produit intérieur brut (PIB) de 2,5 % en 2009, le FMI table pour la France sur une croissance de 1,5 % cette année puis de 1,8 % en 2011, selon ses prévisions publiées fin avril. Le gouvernement mise, quant à lui, sur une croissance de 1,4 % en 2010 mais de 2,5 % en 2011 et les deux années suivantes. "Compte tenu des turbulences sur les marchés de la dette publique en Europe et d'un programme ambitieux de réformes domestiques, les perspectives économiques de la France sont très incertaines", souligne le FMI, qui recommande au gouvernement d'appuyer ses efforts pour restaurer la confiance et la croissance "sur des hypothèses macroéconomiques réalistes".

"Les mesures de rigueur vont dans le bon sens"

"Alors même que l'ampleur des efforts budgétaires requis demeure incertaine, le fait que les autorités françaises retiennent des projections de croissance à moyen terme dans le haut des prévisions du consensus risque d'aboutir à une sous-estimation significative de l'ampleur des efforts budgétaires requis", jugent les experts de Washington.

Le FMI estime ainsi que des mesures supplémentaires devraient être prêtes "en cas de reprise plus lente que prévu". Tout en saluant les mesures de relance mises en oeuvre avec "succès", le FMI préconise de "trouver l'équilibre délicat entre, d'une part, la soutenabilité budgétaire et les mesures propres à renforcer la confiance et, d'autre part, l'objectif de croissance". Le FMI juge aussi que les "mesures de rigueur" (gel des dépenses, etc.) récemment annoncées par le gouvernement vont dans le bon sens mais souligne que "la réforme des retraites et du système de santé doivent constituer la pierre angulaire de la stratégie budgétaire à moyen terme".

Renforcer "la concurrence intérieure"

Plus globalement, la mission estime qu'"une économie plus orientée vers la croissance et la compétitivité est essentielle pour compenser les pertes de production potentielles liées à la récession". Elle note à ce sujet que "la France est plus compétitive que de nombreux pays de la zone euro" mais que l'écart avec les Etats les plus performants s'accroît. Le FMI préconise en outre de renforcer "la concurrence intérieure" pour "accroître l'efficacité de l'économie".

Concernant le marché du travail, le Fonds souligne que "la forte hausse du chômage liée à la crise requiert des mesures destinées à favoriser la création d'emplois" et recommande de "mettre l'accent sur le relèvement du taux d'emploi, trop faible à ce jour en France, en particulier chez les jeunes et les seniors". "La modération du salaire minimum (Smic) en l'absence de coup de pouce devrait être poursuivie" en ce sens, conclut-elle.

Nicolas Sarkozy rassure
sur l'Espagne

17/06/2010 | Mise à jour : 18:54

A l'issue du sommet des chefs d'Etat à Bruxelles, le président de la République a assuré qu'il n'y avait «pas d'inquiétude» sur la santé financière de l'Espagne et qu'aucun plan d'aide n'était à l'ordre du jour.

«Non, non, non, non». En répétant sa réponse, Nicolas Sarkozy a tenu à affirmer avec insistance que le sort de l'Espagne n'était absolument pas un sujet d'inquiétude pour lui comme pour tous les chefs d'Etat européens, réunis ce jeudi à Bruxelles. «Non, il n'y a pas d'inquiétude. Nous faisons pleinement confiance aux autorités espagnoles. Il n'y a pas de problème», a-t-il assuré. Le président français souhaitait ainsi mettre un terme aux rumeurs laissant entendre que le pays de José Luis Rodriguez Zapatero obtiendrait bientôt une aide similaire à celle octroyée à la Grèce.

Le chef du gouvernement espagnol a également rejeté ces «rumeurs infondées» sur la fragilité du secteur financier espagnol. «Il n'y a rien de mieux que la transparence pour démontrer la solvabilité, pour donner confiance», a-t-il déclaré.

«C'est une analyse que nous sommes 27 à faire, qui est partagée par le FMI, par la Banque centrale européenne et par la Commission européenne», a répété Nicolas Sarkozy. «Je préfère faire cette réponse courte. Autrement, j'imagine déjà la réaction des marchés», s'est amusé le chef de l'Etat.
«Définir une stratégie économique»

Le président a préféré s'attarder sur l'organisation et les objectifs du gouvernement économique européen pour lequel il plaide avec Angela Merkel. «Il est plus légitime que les chefs d'Etat y prennent les décisions dans la mesure où ils disposent d'une interministérialité qui leur permet de prendre des décisions en matières de compétitivité», explique-t-il alors que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, souhaite que la Commission européenne ait son mot à dire. «La Commission a un rôle éminent mais ce n'est pas elle qui est en charge de ce genre de décisions», a tranché le président de la République.

«L'idée de ce gouvernement économique n'est pas de traiter uniquement des questions de budget. Il permettra de mettre en place une stratégie de compétitivité, sur des sujets comme la recherche, le droit social, les universités, pour une croissance forte et durable», a précisé Nicolas Sarkozy. «Nous ne sommes qu'au début du concept. Les mots ‘gouvernance économique' étaient tabous il y a encore quatre mois. Mais l'idée progresse», s'est-il réjoui.
La taxe bancaire fait son chemin

En plus de cette question, le président à évoqué un large consensus sur le sujet de la taxe bancaire. Celle-ci sera donc appliquée dans les pays européens, afin d' «alimenter un fonds pour assurer aux contribuables et aux épargnants que ce qui s'est passé ne se reproduira plus», a déclaré Nicolas Sarkozy. Concernant la taxe sur les transactions financières ou les marchés financiers, «le sujet n'est pas tranché. Nous prendrons des décisions en fonction des grands acteurs du G20». L'idée d'une taxe sera en effet défendue par l'Union Européenne lors de ce sommet qui se tiendra fin juin à Toronto. «C'est un enjeu majeur mais la taxe doit être appliquée à l'echelle mondiale pour plus d'efficacité», a ajouté le président de la République.

Sur le terrain de la transparence, le Conseil européen a également décidé que les résultats des tests de résistance («stress test») seront publiés, banque par banque, dans tous les pays avant fin juillet. «Et ceci afin d'éviter de nouveaux psychodrames».

Sanctions renforcées dans la zone euro

Concernant le pacte de stabilité, le Conseil européen a décidé qu'il devait être renforcé pour une plus grande «stabilité financière». «Il y aura des sanctions pour ceux qui ne respectent pas les engagements en matière de dette. L'amende n'est pas la meilleure solution. Avec Angela Merkel, nous défendons la suspension des droits de vote».

Sans parler de consenus sur ce dernier point, le chef de l'Etat a simplement indiqué que «plusieurs pays ont souhaité que les sanctions soient les mêmes pour tous les membres». Nicolas Sarkozy a également précisé que «sanctions et obligations doivent être plus importantes pour les pays de la zone euro». Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy devrait donner plus de détail sur ce sujet en octobre.

Tout va très bien Madame La Marquise...

132

Re: Le fil des perspectives économiques

Avis aux amateurs de challenges éco. Ma chère mère aimerait savoir s'il existait un moyen de voir combien une mère au foyer rapporte à l'Etat. Certes elle a touché des allocs quand on était petits mais n'aura pas de retraite et a donné naissance à 6 cotisants.

Des idées ? Un peu comme le "coût-opportunité de l'immigration" sur l'autre thread !

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

133

Re: Le fil des perspectives économiques

mami a écrit:

Avis aux amateurs de challenges éco. Ma chère mère aimerait savoir s'il existait un moyen de voir combien une mère au foyer rapporte à l'Etat. Certes elle a touché des allocs quand on était petits mais n'aura pas de retraite et a donné naissance à 6 cotisants.

Des idées ? Un peu comme le "coût-opportunité de l'immigration" sur l'autre thread !

Houlà ! En général, je suis assez fan des calculs avec des flux actualisés probabilisés mais là, ta question est un peu vague.
Il faut prendre en compte plusieurs variables :
- coût d'opportunité (la perte de revenu subie par la mère - et donc par l'Etat - qui arrête de travailler pour s'occuper de ses enfants)
- nature des études des enfants en question puis leurs futurs jobs
- coût des études
- prise en compte du soutien de la mère dans la réussite des enfants
- niveau des impôts
- ...

Bref, même pour une estimation grossière, ce serait trop long, je passe mon tour ! RPC aura peut-être une étude de ce type sous le coude ;-)

134

Re: Le fil des perspectives économiques

Haha, oui effectivement. C'est pour ça que je n'ai pas tenté le truc moi-même !
Mais merci malgré tout !

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

135

Re: Le fil des perspectives économiques

Rapport intéressant du cercle des économistes sur les moyens de dégager de nouveaux gisements de croissance dans les années à venir. C'est à mon avis à prendre très au sérieux par nos gouvernants et par le Parti Socialiste dans la perspective de 2012.

Des économistes croient possible une croissance forte en Europe

Les pays de l'OCDE et l'Europe peuvent retrouver une place majeure dans l'économie mondiale d'ici à 2015 à condition de mettre en oeuvre un formidable investissement capitalistique et humain, selon les membres du Cercle des économistes. /Photo d'archives/REUTERS/Russell Boyce (c) Reuters Les pays de l'OCDE et l'Europe peuvent retrouver une place majeure dans l'économie mondiale d'ici à 2015 à condition de mettre en oeuvre un formidable investissement capitalistique et humain, selon les membres du Cercle des économistes.

par Matthias Blamont

AIX-EN-PROVENCE, Bouches-du-Rhône (Reuters) - Les pays de l'OCDE et l'Europe peuvent retrouver une place majeure dans l'économie mondiale d'ici à 2015 à condition de mettre en oeuvre un formidable investissement capitalistique et humain, ont déclaré les membres du Cercle des économistes.

A l'issue de son rendez-vous annuel à Aix-en-Provence (Bouches du Rhône), où sont venues débattre plusieurs personnalités internationales des pistes pour une "nouvelle croissance", le groupe de réflexion lancé par Jean-Hervé Lorenzi a dressé une liste de dix mesures phares à l'intention des décideurs économiques et politiques.

"Ne nous leurrons pas, la crise est loin d'être surmontée, et le débat économique se focalise à juste titre sur les différentes voies possibles de sortie. Néanmoins, les trois prochaines années sont, d'abord et avant tout, les premiers maillons d'une nouvelle forme de croissance", soulignent les économistes du Cercle dans leur "communiqué final".

Si de nombreux risques demeurent selon eux, comme celui de l'"hypertrophie financière", d'une "rigueur mal pensée" ou d'un "tête-à-tête Etats-Unis-pays émergents", une croissance forte est possible en Europe à condition de renoncer à une économie "trop tertiarisée" et d'engager des efforts sur de nouveaux secteurs dans l'industrie et les services.

Parmi eux, les nanotechnologies, l'agronomie et l'hydraulique, l'économie verte, l'économie des seniors et le numérique.

"Il ne s'agit pas de promouvoir une politique industrielle tout azimuts mais une politique sélective faisant le pari d'un petit nombre de secteurs d'avenir sur lesquels se concentrent les efforts de la puissance publique (...)", peut-on lire dans la déclaration.

CANALISATION

Alors que plusieurs pays européens sont confrontés à la nécessité de diminuer leurs déficits et leur dette, le Cercle des économistes appelle à miser sur l'épargne des Européens, l'une des plus élevées de la planète.

"L'Etat ne peut plus être l'investisseur de long terme mais il a un rôle dans la canalisation de l'épargne. Et la guerre de l'épargne ne sera remportée que si l'on réussit à réorienter une épargne privée grandissante vers les investissements productifs de long terme économiquement et socialement rentables."

En attendant, les prévisions de croissance pour la zone euro restent modestes.

Plusieurs économistes et analystes craignent notamment que le retrait progressif des mesures de soutien et les plans de restriction budgétaire annoncés par plusieurs pays freinent la demande dans les prochains mois.

La Commission européenne anticipe pour 2010 une progression du produit intérieur brut de 0,9% et le Fonds monétaire international de 0,8%.

La BCE et l'OCDE ont relevé les leurs à 1% et 1,2% respectivement tandis que la dernière enquête Reuters donne une estimation médiane à 1,1%.

La crise financière grecque a mis à l'épreuve la cohésion de la zone euro et incité plusieurs pays à annoncer des plans d'austérité, au risque de brider la reprise à court terme.

Edité par Danielle Rouquié

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: Le fil des perspectives économiques

Chômage : quatre vérités que Lagarde ne vous dira pas

Par Pierre Larrouturou et Djamila Sonzogni 30/08/2010 | 18H02


Depuis quelques jours, Christine Lagarde est dans tous les médias pour « se féliciter » des bons chiffres du chômage. Hélas, si l'on s'intéresse vraiment à la vie des salarié(e)s (actifs ou au chômage) et si l'on regarde de près les chiffres du ministère du Travail, on constate qu'il n'y a aucune raison de se féliciter des évolutions en cours :
1Le nombre total des inscrit(e)s n'a jamais été aussi élevé

Ils sont 4 574 000 inscrit(e)s, sans compter 300 000 chômeurs de plus de 58 ans dispensés de recherche d'emploi et 217 000 chômeurs dans les départements d'outre-mer. En deux ans, le nombre total de chômeurs a augmenté de 1 150 000. C'est du jamais vu dans notre pays.

Evolution du nombre d'inscrits à Pôle emploi depuis juillet 2006

http://asset.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_width/files/YannGugan/Capture_8.png


2. Le « flux » des nouveaux arrivants est toujours aussi impressionnant

Pas moins de 505 000 hommes et femmes se sont inscrits au chômage en juillet, et 505 000 en un mois, c'est absolument catastrophique !

D'où vient l'impression d'accalmie qui permet à Chiristine Lagarde de parler d'une « stabilisation du chômage » ? Pourquoi la courbe qui récapitule le « stock » de chômeurs ne monte-t-elle pas de façon verticale ?

Parce que, dans le même temps, 495 000 personnes ont quitté Pôle emploi. Mais sur ces 495 000 sorties, il n'y en a que 104 000 qui déclarent avoir retrouvé un emploi. Il y a un flou pour 100 000 d'entre eux, mais le ministère lui-même admet que « moins de 40% de ceux qui quittent Pôle emploi retrouvent un emploi ».

3. La majorité de ceux qui quittent Pôle Emploi sont en fin de droits

Ils ont été licenciés il y a un an ou deux et n'ont plus droit aux indemnités. Ils sont dans la précarité la plus totale : ils vont survivre -ou sousvivre- avec le RMI-RSA… ou n'auront droit à aucune allocation si leur conjoint a un revenu correct. En deux ans, le revenu du couple a été divisé par deux, mais leur problème n'apparaît dans aucune statistique.

L'Insee estime que 400 000 ménages vont être confrontés cette année à cette situation : voir leurs revenus divisés par deux ! Mais ils ne sont plus comptés comme chômeurs, et Christine Lagarde ou Eric Woerth ne les croisent pas dans les dîners en ville…

4. Les CDD de moins de un mois représentent plus de 60% des embauches

Quant à celles et ceux qui retrouvent un emploi (il y en a quand même, heureusement), ils doivent de plus en plus se contenter d'emplois très précaires : l'Acoss, qui reçoit toutes les déclarations d'embauche, a publié en juillet une étude sur les embauches au deuxième trimestre.

Répartition des déclarations d'embauche au cours du 2e trimestre 2010

http://asset.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_width/files/YannGugan/Capture-1_4.png

En résumé : jamais le chômage n'a atteint un tel niveau et jamais le marché du travail n'a connu une telle précarité. N'en déplaise à Christine Lagarde, il n'y a donc aucune raison de se féliciter de quoi que ce soit.

Alors que la croissance ralentit fortement en Chine et aux Etats-Unis, il faut en finir avec les mensonges et la méthode Coué. Il est urgent de mesurer la gravité de la crise et de se mettre au travail pour inventer une nouvelle politique de l'emploi. C'est l'objectif des Etats généraux de l'emploi et de l'écologie qu'Europe Ecologie - Les Verts viennent de lancer à Nantes.

http://eco.rue89.com/2010/08/30/chomage … pas-164527

Last edited by Gambetta (31-08-2010 03:42:52)

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

137

Re: Le fil des perspectives économiques

Nette hausse des ventes de détail aux Etats-Unis


Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/actualites/econ … -unis.html


Les ventes de détail ont progressé pour le deuxième mois de suite en août aux Etats-Unis, et plus que prévu, selon par le département du Commerce.

Les ventes au détail ont augmenté plus que prévu en août aux Etats-Unis. Le département du Commerce a annoncé mardi que ces ventes avaient augmenté de 0,4% après une hausse de 0,3% en juillet (0,4% en première estimation). Il s'agit du gain le plus important en cinq mois.

Le consensus donnait une hausse de 0,3%. Par rapport à août 2009, ces ventes affichent une progression de 3,6%. Les statistiques d'août laissent percevoir pour l'instant une amélioration de la conjoncture, qui semblait jusqu'à présent accuser un tassement.

Hors automobile, les ventes ont également augmenté plus que prévu, de 0,6%, là encore leur hausse la plus forte depuis mars, après un gain de 0,1% le mois précédent. Le marché attendait une hausse de 0,3%. Les recettes des stations-services ont progressé de 1,9%, après 2,2% en juillet, et celles de la confection de 1,2%.

Les ventes au détail, hors automobile, essence et matériaux de construction, ont progressé de 0,5% après un recul de 0,1% le mois précédent. Ces ventes sont les plus proches de la composante des dépenses de consommation figurant dans la statistique officielle du PIB.

Les ventes de matériaux de construction et d'équipements de jardinage n'ont pas varié après une baisse de 0,4% en juillet, ce qui laisse présager une certaine stabilisation après les fortes baisses qui ont suivi en avril l'expiration d'un crédit d'impôt pour l'accession à la propriété.

latribune.fr avec Reuters

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

138

Re: Le fil des perspectives économiques

Guerre des monnaies : la BCE restera à l'écart


Par Guillaume Guichard
07/10/2010 | Mise à jour : 17:48

Une guerre des monnaies se dessine. Mais la gardienne de l'euro se refuse à toute intervention sur les taux, a réaffirmé son président Jean-Claude Trichet.

Il ne faut pas jouer avec les taux de change. Tel est le message qu'a voulu faire passer la Banque centrale européenne ce jeudi lors de sa conférence de presse mensuelle. Appliquant ce principe à elle-même, elle se gardera de toute intervention pour faire baisser l'euro, a-t-elle indiqué en annonçant qu'elle ne modifiait pas ses taux directeurs. Au même moment, la monnaie unique dépassait la barre de 1,40 dollar.

«Plus que jamais, je crois que les taux de change devraient refléter les fondamentaux économiques», a déclaré le président de l'institution, Jean-Claude Trichet. «Une volatilité excessive et des mouvements désordonnés des taux de change ont des effets négatifs sur la stabilité économique et financière.» Les termes employés constituent «le plus doux des reproches possibles, ce qui ne va pas arrêter la hausse de l'euro», a réagi Ken Wattret, économiste en chef chez BNP Paribas.

L'appréciation de l'euro ne fait pourtant pas l'affaire des Européens. «Un euro trop fort ne fera que plomber les perspectives de croissance et rendra encore plus difficile l'application des plans de rigueur», écrit dans une note l'économiste. «En somme, c'est la dernière chose dont auraient besoin l'Europe du Sud et l'Irlande aujourd'hui.»

L'inflation, cible unique

Alors que certaines banques centrales parmi les pus importantes, comme celle du Japon (BoJ), tentent d'influencer le cours de leur monnaie, la BCE maintient sa position orthodoxe. «Maintenir une cible d'inflation basse est un moyen majeur de modérer les variations de taux de change», s'est contenté d'expliquer Jean-Claude Trichet. C'est d'ailleurs le seul objectif que doit remplir la BCE, qui n'a pas de mandat explicite pour intervenir sur les marchés des changes.

La «guerre des monnaies», selon l'expression du ministre des Finances brésilien, sera au menu de rencontres au sommet à Washington ces prochains jours entre Fonds monétaire international, Banque mondiale, Banques centrales et grands argentiers. A cette occasion, a indiqué Jean-Claude Trichet, «nous aurons l'occasion d'échanger nos points de vue sur le sujet avec, en particulier, les autorités, les gouverneurs de banques centrales et les ministres des Finances des grandes monnaies flottantes».

Pour un dollar fort

Le président de la BCE n'a pas dévoilé ce jeudi le message qu'il délivrera à ses confrères. Il s'est contenté de répéter, comme à son habitude, qu'il «partage l'opinion des autorités américaines lorsqu'elles réaffirment qu'elles croient qu'un dollar fort est dans l'intérêt des Etats-Unis d'Amérique». Une critique en creux du silence actuel des autorités américaines, qui se taisent aujourd'hui alors que le dollar est faible.

Jean-Claude Trichet a toutefois ajouté, concernant la Chine, qu'«il est très important que la réforme de la politique de change annoncée (…) le 19 juin soit mise en oeuvre. Le recours à la flexibilité offert par ce nouveau cadre politique est très important et permettrait une appréciation graduelle du renminbi». Le yuan est maintenu par les autorités de Pékin à un niveau artificiellement bas afin de favoriser les exportations. A moyen ou à long terme, a conclu Jean-Claude Trichet, les monnaies non convertibles des pays en développement sont appelées à devenir flottantes.

D'un côté la rigueur monétaire européenne a montré son efficacité au moment de la crise puisqu'elle a donné des marges de manœuvres beaucoup plus importantes à la BCE qu'à la Fed. D'un autre côté, maintenir l'euro à un niveau si élevé, dans un contexte de relance post-crise poussive pour l'Europe où la Chine fait tout pour maintenir sous-évalué le renminbi et où le dollars et la livre sterling se déprécient à nouveau, me paraît quelque peu suicidaire pour nos exportations.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

139

Re: Le fil des perspectives économiques

«Guerre des monnaies» : le FMI cherche le compromis
http://www.lefigaro.fr/medias/2010/10/09/3a970a8e-d390-11df-a308-20a1754e2013.jpg

09/10/2010 | Mise à jour : 12:32

Plusieurs membres du G20, qui ont participé à une réunion vendredi soir à Washington, ont estimé qu'aucun accord ne serait trouvé ce weekend. Le FMI cherche dans ce contexte à obtenir un compromis non contraignant.

D'accord sur le fond mais pas sur les solutions. Les membres du G7, réunis à Washington pour un dîner vendredi soir, ont convenu que les mouvements désordonnés et excessifs de taux de change n'étaient pas souhaitables. Cependant, aucun terrain d'entente n'a été trouvé sur les actions à entreprendre pour faire face au problème. «Je ne prévois certainement pas qu'il y ait un accord unanime ce week-end sur les monnaies, sur celles à taux de change rigide, et sur la façon dont elles devraient fluctuer», a déploré le ministre des Finances canadien Jim Flaherty, dont le pays préside le G7 cette année.

Le président de la banque centrale brésilienne, Henrique Meirelles, lui a emboîté le pas en précisant que parvenir à un accord était «souhaitable» mais qu' «à court terme» il n'y croyait pas. Le Brésil est, avec la Chine, pointé du doigt par les Etats-Unis et l'Europe qui lui reprochent de mener des politiques interventionnistes pénalisantes pour le reste de l'économie mondiale. Vendredi soir, Henrique Meirelles est resté ferme sur ses positions en annonçant que son pays n'avait pas l'intention d'arrêter d'intervenir pour freiner l'appréciation du real. Le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, le premier à avoir utilisé l'expression «guerre des monnaies», a toutefois prévenu : «Si nous ne faisons pas face au problème dans son ensemble et laissons chaque pays mener sa politique, nous courons le risque d'un échec du G20».

La Chine ne change pas de cap

Pour sa part, la Chine a répliqué en disant qu'elle poursuivrait la réforme de sa politique de change à son propre rythme. «Nous continuons de penser que la Chine a besoin d'un régime de change fondé sur le marché», a expliqué le gouverneur de la banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan. «Je crois que la différence, c'est que, en Chine, nous considérons qu'il s'agit d'une évolution progressive, graduelle, plutôt que d'une thérapie de choc».

Le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a de nouveau condamné «l'ampleur des interventions sur les marchés des changes de la part de pays cherchant à entraver l'appréciation de leur devise sous-évaluée». Jean-Claude Juncker, chef de file des ministres des Finances de la zone euro, a également déploré la réaction de ses homologues des pays émergents: « Nous avons face aux Chinois le même message que Washington, même si nous le disons d'une manière différente», a-t-il expliqué.

Vers un renforcement du poids du FMI ?

Bien que le sujet n'ait pas été abordé lors de son petit déjeuner de travail vendredi, le Fonds monétaire international (FMI) a tenu à réaffirmer sa position par la voix de son directeur général, Dominique Strauss-Kahn. «Si vous voulez restaurer la confiance, dans un monde incertain, vous devez travailler ensemble. Si vous voulez remettre les gens au travail, vous devez travailler ensemble», a-t-il lancé aux pays émergents à l'assemblée des Etats membres du FMI. Mais, s'adressant notamment aux Etats-Unis, Dominique Strauss-Kahn a indiqué qu'«on ne peut pas attendre de la Chine qu'elle fasse cela du jour au lendemain».

Le Comité monétaire et financier international (CMFI), l'instance chargée de définir les grandes orientations du FMI où siègent 24 pays, devrait publier un communiqué ce samedi à l'issue de sa réunion dans la capitale américaine, au nom des 187 Etats membres. Il espère aboutir à un compromis non contraignant.

Face aux querelles, plusieurs ministres estiment que seul le FMI pourrait offrir une issue à la crise par le biais du renforcement de ses procédures de surveillance des changes. «De mon point de vue, le FMI constitue un choix naturel pour faciliter une coordination renforcée en matière de politique monétaire», estime le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn. «Au final, il est de la responsabilité des pays d'agir, mais le FMI doit effectivement s'exprimer sur les défis et apporter son soutien à l'action», a ajouté Timothy Geithner.

Un rôle accru du FMI sur ce dossier pourrait être entériné lors du prochain sommet du G20 qui se tiendra en Corée du Sud les 11 et 12 novembre.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: Le fil des perspectives économiques

Auchan crée un nouveau type de centre commercial

Par Alexandre Debouté
08/10/2010 | Mise à jour : 22:24

Son Chronovillage regroupe un centre de retrait des commandes sur Internet et six boutiques.

Une nouvelle enseigne de distribution va faire son apparition dans le paysage français. Auchan, pionnier des «drive», ces magasins où les clients viennent retirer les courses alimentaires qu'ils ont commandées sur Internet, inaugure le 25 octobre à Halluin (Nord) son premier Chronovillage.

Le site regroupera un drive et six petits commerces indépendants. Sur le parking central du Chronodrive, deux bâtiments accueilleront sur 1000 m2 une boulangerie Paul, un caviste Nicolas, un fleuriste L'Ile aux Fleurs, une pizzeria Pizza City et un primeur baptisé «Partisan du Goût». Cette enseigne est le nouveau concept développé par la branche supermarchés du groupe Auchan, Simply Market. Sur 500 m2, cette supérette proposera une large offre de produits frais. Simply Market ne précise pas le contenu exact de l'assortiment qui pourrait comprendre, outre des primeurs, des produits de boucherie ou de poissonnerie.

Pilotée par Immochan, filiale foncière du groupe, cette extension de périmètre de 1000 m2, non soumise à une autorisation administrative, proposera aux clients du Chronodrive une offre complémentaire de produits se prêtant mal à la commande en ligne.

Avec le Chronovillage, Auchan cherche à rendre plus attractif son concept Chronodrive. Depuis dix ans, le groupe nordiste déploie en parallèle deux réseaux de drive, qui disposent chacun de 23 implantations : d'une part, Auchan Drive, un service de retrait de commandes adossé à un hypermarché Auchan classique. D'autre part, Chronodrive, simple entrepôt de stockage et de préparation de commandes, dans lequel les clients ne sont pas admis.

Actifs urbains pressés

Auchan Drive propose l'ensemble de l'offre d'un hyper, soit au moins 30 000 références. Le client qui a passé sa commande en ligne et vient la retirer peut compléter ses courses dans la galerie commerciale attenante à l'hyper. Chronodrive ne propose lui que 7 000 références parmi les produits de consommation les plus courants. Les courses sont directement chargées dans le coffre du client, qui n'a aucune raison de sortir de sa voiture.

Le test d'Halluin vise à doper le trafic, parfois décevant, des Chronodrive, en attirant une clientèle d'actifs urbains pressés qui ne souhaitent pas tout acheter en ligne. «  De cette manière, Auchan conforte Chronodrive comme une vraie destination de courses et la locomotive de minicentres commerciaux  », estime le journaliste Bertrand Gobin, qui a révélé l'information sur son site leblogmulliez.com.

Selon les résultats, Auchan dupliquera le modèle. Le groupe travaille aussi sur un format «plus urbain» de Chronovillage à Lille. Aucun partenariat n'a été signé avec les commerçants. Le boulanger Paul indique qu'à chaque nouvelle implantation il sera consulté «de manière préférentielle».

Par ailleurs, le groupe Auchan, qui a réuni en début d'année Chronodrive et Auchan Drive dans un holding commun, cherche à rapprocher l'organisation des deux réseaux. « Des synergies se mettent en place», confirme William Toulemonde, chez Immochan Nord.

Re: Le fil des perspectives économiques

Français, souriez, il y a un riche près de chez vous !
Emmanuel Lévy - Marianne | Mardi 12 Octobre 2010 à 05:01 | Lu 19836 fois
Imprimer Imprimer    Augmenter la taille du texte Augmenter la taille du texte    Diminuer la taille du texte Diminuer la taille du texte

Selon une étude de la banque Crédit Suisse, la France est le pays dont la densité de riches est la plus importante au monde : un Français sur 30 dispose d'un million de dollars. Les Etats-Unis et l'Allemagne sont derrière.

Pas attractive la France ? Trop pressurés par les impôts les pauvres millionnaires prêts à faire leur baluchon? A en croire le Medef relayé par nombre de parlementaires de droite qui ont multiplié les niches fiscales au bénéfice de ces bienheureux, il y avait urgence à calmer cette hémorragie qui vidait les forces vives du pays.

Pourtant au jeu du millionnaire, le grand gagnant est…la France. Étonnamment, on entendra pas le Medef se réjouir d’une telle situation qui fait de notre pays un des territoires les plus accueillants de la planète pour les très riches. Selon une étude de Crédit Suisse publiée par La Tribune du11 octobre, plus de 2,2 millions de millionnaires en dollars résident dans l’hexagone. La banque helvétique s’est livrée à un classement brut qui donne le résultat suivant : la France accueille 9 % des 24,2 millions de millionnaires, soit 2,2 millions de personnes, et se classe au troisième rang après les Etats-Unis (41 %) et le Japon (10%). Loin devant l’Allemagne (5%) à égalité avec la Grande Bretagne, deux pays qui se font distancer par l’Italie (6%). Quant à la Chine elle ne compte que 3 % des millionnaires.

Mais cette troisième place sur le podium, déjà fort honorable, ne prend pas en compte la taille des pays. Si l’on se restreint aux seuls membres de l’OCDE (donc hors les pays  du Golf, et les confettis off-shore), le classement est encore plus avantageux. Avec 1 millionnaire pour 30 habitants, la densité française du riche est la plus élevée au monde. Il faut réunir en moyenne 31,5 américains pour trouver parmi eux un millionnaire. Il faut deux fois plus d’allemands (68 habitants pour un millionnaire) pour qu'un contribuable lourd d'un patrimoine qui se chiffre avec au moins six zéros, se trouve parmi eux…

Le document fait également état d’un triplement de la richesse dans l’hexagone être 2000 et 2007, et un recul de 15% depuis. Aujourd’hui, sur les 195 000 milliards de dollars de richesses détenue par les 4,4 milliards d’adultes de la planète, la France en concentre 12 100 milliards de dollars. Cette montagne de patrimoine place la France en quatrième position, première nation européenne, la Chine ayant depuis rattrapé l’hexagone. Au final, le patrimoine total des adultes français de l’ordre de 1 % du total mondial représente 6 % de la richesse totale. Voilà qui 4,5 ans de PIB annuel, contre moins de 4 ans pour les Etats-Unis, le pays le plus riche du monde avec 54  600 milliards de dollars.

Bien sûr, l’effet change joue à plein dans ce classement établi en dollars. Tout comme l’énorme bulle immobilière qui a fait gonfler le prix de la pierre (en fait du foncier), notamment en France. Sur la période 2000-2007, l’euro passe de son plus bas, 0,82 dollar pour un euro à près de 1,5 dollar pour un euro, soit une appréciation de 82% de la monnaie européenne. Dans le même temps, les prix de l’immobilier dans l'hexagone ont été multipliés par un facteur 2,5- 3, selon les instituts.

Reste que la France demeure un territoire parmi les plus riches de la planète malgré une fiscalité tant de fois dénoncée comme « décourageante ». Voilà qui éclaire le débat fiscal, au moment où se décide le sort de l’ISF, en fait sa disparition en contrepartie de celle du bouclier à 50% et l’instauration d’une tranche supplémentaire sur l’impôt sur le revenu, comme le voudrait une centaine de députés de la majorité.
Une réponse un peu courte. A gauche le débat sur la fiscalité fait également rage. François Hollande, l’ex-patron de Solférino,  et Pierre-Alain Muet, le député PS qui dirige le conseil d’analyse économique du parti ont chacun de leur côté tiré parmi les premiers. Le 21 octobre prochain, c’est au tour de Vincent Drezet, secrétaire national du Syndicat national des unifié impôts, et de Liem Hoang-Ngoc, député européen PS de sortir un livre, au titre sans détour, « Il faut faire payer les riches ».

Très intéressant article, qui démontre qu'en France, et souvent ailleurs, c'est le patrimoine qui fait la richesse, et qu'un salaire ne permettra que de moins en moins souvent à une personne à constituer un capital hors de l'héritage.
On voit également qu'est considéré comme 'riche" une personne qui possède un appartement, de 100 m2 à Paris, soit pas grand chose.

Last edited by Gambetta (16-10-2010 04:11:55)

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

142

Re: Le fil des perspectives économiques

Gambetta a écrit:

On voit également qu'est considéré comme 'riche" une personne qui possède un appartement, de 100 m2 à Paris, soit pas grand chose.

Quoi ??

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Le fil des perspectives économiques

Très intéressant comme article, mais qui occulte un fait essentiel : les français sont en effet millionnaires ... en dollars. Et avec le cours actuel de l'euro face au dollar, ce n'est pas étonnant. De plus c'est exact que c'est le patrimoine qui participe à cette richesse, donc en gros que celle-ci est quasiment illusoire quand tu prends en compte l'immense flambée des prix immobiliers depuis les années 2000.


YouplaBoum, non-millionnaire

144

Re: Le fil des perspectives économiques

Broz a écrit:
Gambetta a écrit:

On voit également qu'est considéré comme 'riche" une personne qui possède un appartement, de 100 m2 à Paris, soit pas grand chose.

Quoi ??


Lol Gambetta, on sent tout de suite d'où tu viens. Malgré tes beaux discours et ton engagement à deux balles à l'UNEF, tu restes un gros bouffon plein de thunes.
Avec Gamby, vive la révolution (petite-) bourgeoise !!

145

Re: Le fil des perspectives économiques

Gambetta était très certainement ironique et conteste une définition de la richesse qu'il trouve restrictive.

Re: Le fil des perspectives économiques

Un article intéressant sur un premier bilan de la fusion ANPE/ASSEDIC au sein de pôle emploi.

Pôle emploi jugé efficace sur l'indemnisation, pas sur le placement
Quelque 100.000 chômeurs ont répondu à un questionnaire sur Pôle emploi. Si les démarches sont jugées « plus simples » depuis la fusion entre ANPE et Assedic, les avis sont partagés sur l'aide à la recherche d'emploi.

Leïla de COMARMOND


Pôle emploi, qui fêtera ses deux ans le 1er janvier, est entré dans les moeurs. C'est ce que montre un sondage réalisé par l'opérateur public issu du mariage de l'ANPE et des Assedics, dont les résultats ont été présentés lundi par le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, avec le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy.

Le panel était important : 500.000 demandeurs d'emploi disposant d'une adresse mail ont reçu un questionnaire auquel 100.000 ont répondu en septembre, « un taux de retour excellent », pour Brice Teinturier, directeur général délégué de l'Ipsos, son auteur.

Qualité de l'accueil et écoute

Il montre en premier lieu que Pôle emploi a su faire sa place : 69 % des personnes qui avaient déjà eu à s'inscrire au chômage avant 2009 notent des démarches « plus simples » et 67 % « plus rapides ». L'efficacité de l'opérateur en matière d'indemnisation y est pour beaucoup : c'est en effet la première attente des chômeurs et 80 % jugent que la « façon dont (le) dossier est géré » correspond à leurs attentes. Les personnels de Pôle emploi en retireront une certaine satisfaction : la qualité de l'accueil et l'écoute sont jugés satisfaisants par 75 à 79 % des personnes interrogées.

L'opinion est en revanche très partagée sur les services destinés à aider à la recherche d'un emploi, donc le volet accompagnement : 48 % seulement se déclarent satisfaits. Dont une part n'a probablement que peu besoin d'une aide au reclassement.

Méconnaissance du marché local du travail

Les difficultés mises en exergue par les personnes interrogées apparaissent a contrario comme majeures et sont autant de critiques en creux du service rendu par Pôle emploi, qui mériterait d'être « personnalisé », a souligné Brice Teinturier : 37 % évoquent une expérience professionnelle qui « ne correspond pas à ce que les entreprises recherchent aujourd'hui ». S'y ajoute aussi une méconnaissance du marché local du travail : 44 % « ne sait pas quels sont les métiers les plus recherchés » et 36 % ne connaît pas ou ne sait pas comment entrer en contact avec les entreprises qui recrutent dans sa région. 36 % aussi déclarent ne pas savoir « quelle formation pourrait (l')aider à concrétiser (son) projet professionnel ou à changer de métier ».

Les lacunes pointées dans l'accompagnement n'étonnent pas les syndicats, qui critiquent un sondage financé par Pôle emploi sans que le conseil d'administration ait été saisi du projet, et rendu public à Bercy. Maurad Rabhi (CGT), y voit la confirmation que « Pôle emploi fonctionne mal », ce que le non-renouvellement de 1.500 CDD et d'autant de contrats aidés « ne va pas améliorer ». La situation actuelle « laisse des marges de progrès fortes », euphémise Gaby Bonnand, de la CFDT. Critique sur la formulation des questions, sa centrale a lancé sa propre enquête auprès des chômeurs.
LEÏLA DE COMARMOND

Re: Le fil des perspectives économiques

De mauvais chiffres sur le front de l'emploi :
http://www.lefigaro.fr/medias/2010/10/26/c71b2882-e119-11df-8199-0035313da634.jpg

Près de quatre millions de chômeurs en septembre

Par Olivier Auguste
26/10/2010 | Mise à jour : 18:21

INFOGRAPHIE - Le nombre de demandeurs d'emploi dans les catégories A, B et C a augmenté de 28.300 en un mois en métropole. Un record depuis juin 1999.

Quatre millions ou presque: fin septembre, en France métropolitaine , 3,992 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi. En hausse de 28.300 en septembre (+0,7%), le nombre de chômeurs dans les catégories A, B et C - les trois principales - revient à un niveau jamais vu depuis plus de onze ans. Mois après mois, sans exception, il n'a cessé de monter depuis mi-2008, et a augmenté de quasiment un million depuis cette date. Encore ces chiffres, publiés mardi soir par la Dares (ministères du Travail et de l'Economie) et Pôle emploi, ne concernent-ils que la Métropole; il faut y ajouter environ 250.000 chômeurs dans les Dom.

Pour la seule catégorie A (demandeurs d'emploi n'ayant exercé aucune activité au cours du mois), la tendance est moins exécrable: avec 4600 chômeurs supplémentaires (+0,2%), septembre est le deuxième mois d'affilée de hausse, après deux mois de baisse en juin et juillet.


Ces indicateurs apportent deux confirmations. D'abord, les effets de la crise sont loin d'être terminés en matière d'emploi. Ensuite, l'écart va croissant entre le nombre de chômeurs de catégorie A, dont la progression n'est plus aussi spectaculaire que fin 2008, et le nombre de chômeurs en catégories B et C (ayant exercé une activité réduite). Ce qui signifie que les créations d'emplois qui, malgré tout, existent, concernent surtout les «petits boulots», CDD courts et autres emplois intérimaires. Des données cohérentes avec celles d'autres sources comme les Urssaf.

Re: Le fil des perspectives économiques

Discours cinglant d'un Sénateur américain sur les inégalités croissantes du système américain, et des économies occidentales, de plus en plus concentrées dans quelques mains, captant une partie toujours plus grande des revenus créés chaque année par les économies.

[video (flash player not installed)]

Re: Le fil des perspectives économiques

Les économistes et politiciens du forum se sont récemment fightés sur le coût du travail en France, en mettant en exergue le fait que les salaires français étaient trop bas. Il semble bien que ce soit le cas. Le coût du travail horaire en France reste moins élevé qu'en Allemagne, au contraire de tout ce que les études des thinks tanks ultra-liberaux (comme RExecode, qui s'était déjà illustré en publiant des chiffres fallacieux sur les 35H). La où nos Augures se trompaient, c'est sur la question du niveau des charges, qui finalement ne sont peut-être pas si élevées que cela.

FISCALITÉ - La dernière enquête quadriennale de l'Insee met un terme à la polémique...

Nouveau rebondissement dans la bataille que se livrent la France et l’Allemagne sur le coût du travail. En janvier dernier, un rapport remis au ministère de l’Industrie par l’institut COE-Rexecode indiquait que le coût de la main d’œuvre était plus élevé en France qu'en Allemagne. Il chiffrait le coût horaire de travail d’un salarié français à 37,41 euros, contre 33,37 euros en Allemagne, en s’appuyant sur des travaux en cours de l’Insee.

33,16 euros de l’heure

Sauf que cette version de travail comprenait «un bug», une sous-estimation du nombre d’heures travaillées. L’Insee a remis ce lundi la version définitive de son enquête sur le coût de la main d’oeuvre publiée tous les quatre ans. Et cette enquête invalide complètement les hypothèses du COE-Rexecode. «En 2008, le coût horaire du travail s’établit en France à 33,16 euros dans l’industrie manufacturière», note l’Insee. Soit moins que le coût horaire d’un salarié allemand, et beaucoup moins que les 37,41 euros avancés par l’institut COE-Rexecode.

Depuis 2004, le coût du travail a augmenté de 12,3%, une évolution «comparable à celle mesurée par l’indice européen du coût du travail», note enfin l’institut. Interrogé par Libération, Gilles Koléda directeur des études de COE Rexecode reconnaît l’erreur mais ajoute que ces nouveaux résultats «n’enlèvent rien au fait que l’écart se resserre entre les deux pays, alors que la France avait encore un avantage de près de 15% il y a dix ans».

Re: Le fil des perspectives économiques

Pourquoi ne pas avoir laissé le titre de l'article en entier ?

"FISCALITÉ - La dernière enquête quadriennale de l'Insee met un terme à la polémique fiscale de forum-scpo"

Quand on post on raconte pas sa vie.