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Re: L'Académie française

Le journaliste a me semble-t-il aussi fait Sciences Po !

Re: L'Académie française

tout le monde a fait Sciences Po.
Il est plus utile d'essayer de savoir qui ne l'a pas fait, ou (nuance 'pseudo-datienne') dit qu'il l'a fait.

Se il nemico si concentra perde terreno, se si disperde perde forza"  Giap.

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Re: L'Académie française

rototo a écrit:

Le journaliste a me semble-t-il aussi fait Sciences Po !

Ca me tue. C'est le journalisme qui les rend comme ça ?

Re: L'Académie française

tu veux dire qu'il est resté consensuel face à Monsieur les cheveux en bataille ?

Se il nemico si concentra perde terreno, se si disperde perde forza"  Giap.

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Re: L'Académie française

Brasseur a écrit:

tu veux dire qu'il est resté consensuel face à Monsieur les cheveux en bataille ?

Je veux dire que les études de X ne signifieront jamais rien sur X, qui que soit X et quelles qu'aient été ses études. Partant de là, les expressions "Sciences Po où on n'apprend qu'à parler pour ne rien dire mais en y mettant les formes/école de politiquement correct/futurs démagogues/l'esprit Sciences Po" devraient faire partie de la Liste des 1 000 Conneries que Tous Vos Collègues Utilisent distribuée gratuitement aux jeunes journalistes comme mesure d'intérêt public.

Re: L'Académie française

oz unlog a écrit:
Brasseur a écrit:

tu veux dire qu'il est resté consensuel face à Monsieur les cheveux en bataille ?

Je veux dire que les études de X ne signifieront jamais rien sur X, qui que soit X et quelles qu'aient été ses études.

Hum, pour certains on se demande...

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

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Re: L'Académie française

fétiche a écrit:
oz unlog a écrit:
Brasseur a écrit:

tu veux dire qu'il est resté consensuel face à Monsieur les cheveux en bataille ?

Je veux dire que les études de X ne signifieront jamais rien sur X, qui que soit X et quelles qu'aient été ses études.

Hum, pour certains on se demande...

Fais gaffe ça c'était une deuxième partie.

Re: L'Académie française

"Mais dans l'ensemble, on sait faire la différence avec les rebelz de la life"

Synthèse in da ass !

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

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Re: L'Académie française

Le Monde a écrit:

Les Immortels se cherchent un avenir

L'Académie française vote aujourd'hui pour choisir celui qui siégera au fauteuil de Jean-François Deniau, disparu en janvier. Quatre candidats se sont déclarés : les écrivains Michel Tack et Dominique-Gilbert Poitout, Stéphane Denis, 58 ans, romancier et chroniqueur au Figaro Magazine, et Philippe Beaussant, 77 ans, musicographe et romancier historique – son Héloïse se vit décerner le Grand Prix du roman de l'Académie française, en 1993 – qui part favori.

Les Immortels sont entrés dans une véritable période électorale qui risque de durer. Ils vont devoir multiplier les séances de vote, pour combler les vides laissés dans leurs rangs ces derniers mois. En un an, sept académiciens sont passés de vie à trépas : Bertrand Poirot-Delpech, Jean-François Deniau, Henri Troyat, Pierre Moinot, René Rémond, le cardinal Lustiger et l'ancien premier ministre Pierre Messmer. Aujourd'hui, ils ne sont plus que trente à pouvoir voter pour élire leurs égaux, participer aux séances du jeudi et à l'élaboration du fameux dictionnaire.

Les élections de Dominique Fernandez, en mars, et de Max Gallo, en mai, n'y ont rien changé, puisqu'il existe un délai quasi incompressible de six mois, entre élection et réception sous la Coupole, pour préparer les discours, confectionner l'habit, forger l'épée...

" L'Académie traverse une crise d'âge, reconnaît l'avocat Jean-Denis Bredin, qui siège au troisième fauteuil, celui de Marguerite Yourcenar, dont il a pris la succession en 1989. On se croit immortel, mais cela n'est pas vrai du tout. " Il faut remonter aux heures noires de l'immédiat après-guerre, avec le non-remplacement des académiciens décédés pendant le conflit mondial et ceux exclus pour faits de collaboration, en 1945 – comme Charles Maurras et le maréchal Pétain –, pour retrouver un cénacle aussi dépeuplé quai Conti, à Paris.

La moyenne d'âge n'a jamais été aussi élevée : pour les trente-trois académiciens élus, elle s'élève à 79 ans; elle était de 63 ans en 1990. Le benjamin est le romancier Erik Orsenna, élu en 1998, âgé aujourd'hui de 60 ans. Quant au doyen d'âge, il s'agit de l'anthropologue Claude Lévi-Strauss, qui aura 99 ans, le 28 novembre. Tous les espoirs de l'Académie reposent sur lui pour que l'institution compte en 2008 un centenaire, ce qui ne lui est jamais arrivé depuis a création par Richelieu, en 1635 ! La question qui se posait à la veille de l'élection d'aujourd'hui était : l'Académie française peut-elle – va-t-elle – à nouveau s'offrir le luxe d'une élection " blanche ", comme ce fut le cas le 18 octobr dernier ? Ce jour-là, aucun des trois candidats qui briguaient le fauteuil de Bertrand Poirot-Delpech n'a été retenu. Pis, parmi les vingt-cinq votants (cinq académiciens étaient en déplacement à l'étranger), les bulletins les plus nombreux étaient marqués d'une croix, qui signifie le rejet de tous les candidats en lice...

D'aucuns ont vu dans l'échec de la romancière Danièle Sallenave, dont les prises de position en faveur du féminisme ou de la Palestine ne seraient pas du goût de tout le monde au sein du vénérable aréopage, un complot savamment ourdi, qui rejaillirait aussi sur Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie. De fait, celle-ci a noté " un mouvement d'humeur " et " un refus d'agir sous la pression des chiffres " de la part des académiciens, a-t-elle confié au Monde au lendemain du vote. Autre candidat recalé, le linguiste Claude Hagège : " ses collègues du Collège de France nous ont dit qu'il avait mauvais caractère ", confie un académicien...

Aujourd'hui, le Quai Conti souffre de ne plus être le centre de gravité de la vie des lettres. Nombre de grandes plumes de la littérature contemporaine, les JMG Le Clézio, Pascal Quignard, Patrick Modiano, Philippe Sollers, voire Milan Kundera, ne daignent pas postuler. " Au XIXe siècle, il aurait été impensable qu'un Hugo, un Baudelaire ne se présentent pas à l'Académie, explique Jean-Marie Rouart. La culture des salons littéraires s'est évanouie. " L'auteur de Nous ne savons pas aimer serait favorable à l'ouverture de la Coupole à des réalisateurs de cinéma : " Pourquoi pas Jean-Paul Rappeneau ou Régis Wargnier ? ".

D'aucuns verraient d'un bon oeil la candidature du lexicographe Alain Rey. Michel Déon plaide pour " des gens à l'écoute du monde. Il ne faut pas élire des notables ". La candidature de Simone Veil est évoquée, ainsi que celles de l'historienne Elisabeth Badinter et de la psychanalyste et écrivaine Julia Kristeva.

Ce que j'ai retenu (entre autres) de cet article: un quasi-octogénaire est favori pour la prochaine élection, Hagège n'a pas été élu à cause de son mauvais caractère et le principal sujet de conversation de nos bons vieux académiciens est de savoir si Lévi-Strauss arrivera à passer l'hiver (et l'été 2008), suspense insoutenable !
Saluons au passage l'éclair de lucidité de Bredin...

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: L'Académie française

Tu te mets en jambe pour le thrad nécro ?

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Re: L'Académie française

Oui, j'anticipe un peu; je ne voudrais pas me faire doubler par Moktar !

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: L'Académie française

Philippe Beaussant, 77 ans, a été immortalisé:

http://www.lefigaro.fr/culture/2007/11/ … ncaise.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: L'Académie française

Drac a écrit:

A cet âge-là, serait temps !

Celle-là n'est pas de toi.

(Mais de qui est-elle ?)

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Re: L'Académie française

Le Figaro a écrit:

L'Académie française en quête d'immortels

ILS EN RÊVENT. Après une grande carrière politique, Edouard Balladur se verrait volontiers siéger sous la Coupole. Gonzague Saint Bris, qui a déjà subi une défaite, se représente jeudi. Amin Maalouf aurait voulu représenter la francophonie au sein de l'Académie, mais en signant un manifeste pour un «acte de décès de la francophonie», il a perdu ses soutiens.

Six sièges sont à pourvoir, dont deux jeudi. L'occasion de donner un nouveau visage à l'institution. Avec plus d'écrivains, de jeunes, et de femme ??
On a rarement vu cela : jeudi, il y aura une double élection à l'Académie française, et le mois prochain, encore un nouveau vote. Deux fauteuils sont à pourvoir ce 7 février : ceux d'Henri Troyat et de Bertrand Poirot-Delpech. La prestigieuse institution n'a jamais autant été décimée. Aujourd'hui, trente-quatre sièges sont occupés sur les quarante (trente-trois si l'on tient compte du cas Robbe-Grillet : élu, jamais reçu). C'est que depuis l'an 2000, dix-sept immortels sont décédés ; l'année 2007 ayant été particulièrement brutale avec la disparition de six académiciens. Leurs remplacements offrent à l'Académie, créée en 1635, la possibilité de se donner un nouveau visage. Hélène Carrère d'Encausse œuvre dans cette direction. Comment ? Trois questions se posent.

Faut-il renforcer le poids des ­littéraires ? Certains des 34 membres les écrivains en tête aimeraient voir un peu plus d'hommes de lettres. Dans les coulisses, on s'agite : Patrick Modiano a déjà refusé. Sous prétexte que Le ­Clézio n'a pas dit non de façon définitive, les académiciens ne désespèrent pas de le voir un jour. Pascal Quignard et François Taillandier ont été plus ou moins sollicités. Patrick Rambaud aurait toutes ses chances. Il faut savoir également que les prix littéraires décernés par l'Académie française jouent un rôle d'indicateur. ­Hélène Carrère d'Encausse n'a-t-elle pas affirmé que cette récompense n'est jamais accordée par hasard ? Si on veut bien la croire, il ne serait donc pas étonnant de voir siéger Vassilis Alexakis, François Taillandier, Patrick Rambaud, Paule Constant… Tous sont lauréats du grand prix du roman. De son côté, Alain Decaux aime à rappeler que le rôle de l'Académie est, aussi, de bâtir un dictionnaire : «Je reste un traditionnel, et fidèle à l'esprit du cardinal : il faut qu'il y ait des représentants de toute la société.» Selon lui, ce qu'il manque aujourd'hui, c'est un ecclésiastique et un homme de cinéma. André Téchiné avait déjà postulé. On parle de Pascal ­Thomas. Tous doivent participer à l'immense chantier du dictionnaire. Avec Valéry Giscard d'Estaing, l'historien aimerait bien mettre sur place une «commission grammaire». Avis aux amateurs.

Quelles femmes séduire ? Marguerite Yourcenar, première femme élue à l'Académie française en 1980, résumait parfaitement l'atmosphère au sein de la Coupole : «une bande de vieux galopins se réunissant tous les jeudis pour plaisanter ensemble». N'empêche que la bande en question souhaiterait plaisanter avec un peu plus de femmes. Depuis Yourcenar, seules Florence Delay, Jacqueline de Romilly, Assia Djebar et Hélène Carrère d'Encausse ont trouvé place, cette dernière assurant le poste influent de secrétaire perpétuel depuis 1999. Jeudi, ­Dominique Bona, qui postule au fauteuil d'Henri Troyat, a toutes ses chances. À l'avenir, pourquoi Mona Ozouf, Marie Nimier, Paule Constant ou Diane de Margerie ne seraient-elles pas admises à un fauteuil ? Leurs noms ont été évoqués. Un autre nom circule avec insistance : celui de Simone Veil. Le parcours, la stature de la ­femme d'État, sa notoriété plaident pour elle ; certains trouvent qu'il aurait fallu l'accueillir plus tôt. Acceptera-t-elle de se porter candidate ?

Doit-on «recruter» davantage de jeunes ? Le débat sur l'âge qui a cours à l'académie Goncourt va-t-il toucher l'Académie française ? Pour le moment, la question ne se pose pas. Après tout, Edmond Rostand n'a-t-il pas été élu à 33 ans, et, plus près de nous, Jean d'Ormesson a été reçu à 48 ans. «L'âge n'a pas tellement d'importance… , estime Erik Orsenna (61 ans en mars), mais ce serait bien que je ne sois plus le plus jeune académicien. Ce que je suis depuis mon élection en 1998.» L'âge ne sera jamais un facteur décisif sous la Coupole, il n'en demeure pas moins que les immortels lorgnent vers de fringants cinquantenaires…

http://www.lefigaro.fr/culture/2008/02/ … ortels.php

Haha ! Grosse Blague Saint Bris et Balladur (un "fringant cinquantenaire")

Last edited by FDL (06-02-2008 10:49:19)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: L'Académie française

ça fait un moment qu'il en rêve le gouatreux.

"À bas le second degré !" "Monsieur, vous êtes d'une remarquable insignifiance."
Don't hit me with them negative waves so early in the morning.

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Re: L'Académie française

Vivement Raffarin à l'Académie. Ca sera funky.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: L'Académie française

Win the yes dans les pages roses du Larousse ?

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

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Re: L'Académie française

En parlant d'académiciens, j'ai vu sur le site de l'Académie que Jean Dutourd allait sortir un nouveau livre, intitulé... la Grenade et le Suppositoire !
Résumé sur le site de la Fnac :

Fnac.com a écrit:

Voici rassemblées les chroniques écrites par Jean Dutourd dans France Soir entre 1976 et 1978… des pensées incorrectes sous une plume acérée !

« J’ai écrit plusieurs centaines de chroniques. A force de me creuser la tête pour trouver des « sujets », et n’en trouvant pas, j’ai fini par comprendre que le sujet était le moins important de l’affaire. Des sujets, il y en a quatre ou cinq tous les matins dans le journal. L’important, c’est de trouver, pour les traiter, un angle auquel personne n’a pensé, autrement dit d’éclairer une de leurs faces cachées, et d’en tirer une conclusion paradoxale, qui a toutes les chances d’être juste, car la vérité avance généralement sous le masque du paradoxe. La chronique est un art qui tient du lancer de la grenade et de l’introduction du suppositoire. Je veux dire par là qu’il faut bien viser, afin que l’engin qu’on envoie éclate à la place exacte où il doit éclater, et fasse tous les dégâts souhaitables. Quant à l’introduction du suppositoire, c’est une manœuvre tout aussi délicate et qui ne demande pas moins de doigté. Cela consiste à aborder le sujet de biais, de la façon la plus anodine possible, et d’arriver par une gradation presque invisible à énoncer en queue d’article une chose énorme qui, dite d’entrée, aurait paru choquante ou ridicule, mais qui après quelques sinuosités, apparaît comme toute naturelle. »

Mais est-ce qu'il se rend compte de ce qu'il dit ou il est vraiment sénile ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: L'Académie française

Entre nous, qui se soucie encore de l'Académie française ?

Re: L'Académie française

Necrid a écrit:

Entre nous, qui se soucie encore de l'Académie française ?

Des contribuables qui préféreraient voir leur argent dépensé utilement ?

121

Re: L'Académie française

Elessar a écrit:
Necrid a écrit:

Entre nous, qui se soucie encore de l'Académie française ?

Des contribuables qui préféreraient voir leur argent dépensé utilement ?

t'as pas fini de t'arracher les cheveux smile

Re: L'Académie française

Certes, mais il faut bien commencer quelque part. Et puis c'est pour le principe, histoire d'emmerder un peu les vieux aussi.

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Re: L'Académie française

Il faut quand même reconnaître qu'ils sont marrants, ces académiciens. A lire ce très bon article de Libé, qui m'a fait beaucoup rire : les citations de Carrère d'Encausse sont géniales ("ce n'est pas exceptionnel qu'on meure ici; j'ai calculé, il y a en moyenne deux décès par an" sic, j'adore)

Libération a écrit:

Quai Conti, la mort aux trousses
Double élection cet après-midi à l’Académie française, dont les rangs s’éclaircissent plus vite qu’on ne parvient à les combler.

La première fois qu’il a participé à un vote de l’Académie française, Paul Claudel, élu en 1946, s’est enthousiasmé : «C’est très amusant ces élections : on devrait en faire plus souvent !» Quelqu’un lui fit alors remarquer que, pour qu’il y ait élection, il fallait qu’il y ait décès d’un confrère. «Ah oui, c’est bien embêtant», dut convenir Claudel. L’auteur du Soulier de satin s’amuserait beaucoup aujourd’hui ; on vote à tour de bras chez les Immortels parce qu’on y meurt beaucoup : neuf décès en dix-huit mois ! Un chiffre élevé pour une assemblée qui ne compte que quarante membres lorsqu’elle est au complet.

Hélène Carrère d’Encausse, «le» (elle y tient) secrétaire perpétuel, veut prendre les choses avec philosophie : «Ce n’est pas exceptionnel qu’on meure ici, j’ai calculé que, depuis la création de l’Académie française [en 1635 par le cardinal de Richelieu, ndlr], il y a eu en moyenne deux décès par an.» Il n’en reste pas moins que les rangs de la Compagnie s’éclaircissent plus vite qu’on ne parvient à les combler. Au point que les académiciens doivent mettre les bouchées doubles : cet après-midi, ils grouperont deux élections pour tenter de garnir d’un coup les fauteuils de Bertrand Poirot-Delpech et Henri Troyat. Et si des successeurs sont élus (ce qui n’est pas assuré), quatre fauteuils resteront vacants : ceux de René Rémond, Jean-Marie Lustiger, Pierre Messmer et Pierre Moinot.

Eloge du prédécesseur

Dans la concurrente académie Goncourt, on vient de prendre une décision radicale (lire Libé ration d’hier) : à partir de 80 ans, les jurés perdront leur droit de vote. Manière de dire : place aux jeunes ! Rien de tel chez les Immortels. Le paisible club de vieux messieurs (et quatre dames) coule des jours tranquilles au bord de la Seine, sans embêter personne, tout à la confection de son dictionnaire et à ses remises de prix. L’unique institution du pays dont les membres sont nommés à vie (1) garde une fonction très particulière dans l’inconscient français : elle est le seul lieu - depuis la fin de la monarchie héréditaire - où se joue le spectacle de la mort et de la transmission. La tâche la plus lourde d’un académicien n’est-elle pas de faire l’éloge de son prédécesseur, lors de sa réception sous la Coupole ? De fait, la plupart des rituels de la Compagnie sont imprégnés de cette idée : passer sans cesse le témoin pour défier la mort et l’érosion du temps.

Dominique Fernandez, reçu le 13 décembre, confie avoir été ému en découvrant que les académiciens ne se levaient que deux fois pour un confrère : le jour de son «installation» et le jour de sa mort. Erik Orsenna, entré en 1997, garde un souvenir fort du petit rituel qui clôt l’installation du nouvel élu : le secrétaire perpétuel l’emmène devant le grand portrait de Richelieu au fond de la salle de séance, puis, sans un mot, ouvre une petite boîte en bois, à gauche du tableau. Apparaît alors une toile, censée représenter Richelieu sur son lit de mort, par Philippe de Champaigne. «Mais ce n’est ni Richelieu ni une toile de Champaigne», tient à rectifier Pierre Rosenberg, ancien patron du Louvre, lui-même soumis à ce rituel en 1995. Peu importe, cette présentation sans parole résume brutalement le parcours de tout académicien, de la gloire au trépas. Il sortira de la maison les pieds devant, comme les autres.

Au début du «livre vert»

Au fil de ses éditions annuelles, le «petit livre vert» de l’Académie, qui recense ses membres par ordre d’entrée et donc d’ancienneté, rappelle à chacun que l’horloge ne cesse de tourner. «On entre dans ce livre par la fin et on en sort par le début», souligne Pierre Rosenberg, qui se voit remonter peu à peu dans l’ouvrage avec appréhension. Aujourd’hui, c’est Maurice Druon, quarante et un ans de maison, qui ouvre le livre et sait mieux que les autres que les fauteuils de la maison sont du type éjectable. Erik Orsenna vient de voir plusieurs de ses proches ou amis tomber autour de lui : Bertrand Poirot-Delpech, Pierre Moinot, Jean François Deniau, Jean-François Revel : «Tout d’un coup, vous ressentez physiquement l’absence.» Mais l’auteur de l’Exposition coloniale veut faire contre mauvaise fortune bon cœur : «Une des traits passionnants de l’Académie, c’est qu’on n’y occulte pas la relation à la mort.» Il est vrai que l’âge moyen des Immortels s’est considérablement accru. Hélène Carrère d’Encausse calcule : «Il était de 63 ans lorsque je suis entrée [en 1990, ndlr], il est aujourd’hui de 78 ans.» Le benjamin Orsenna avait 51 ans lorsqu’il a été élu. Il en aura bientôt 61 et reste le benjamin. «Ce n’est pas bon signe», reconnaît l’ex-conseiller de Mitterrand.

Ce vieillissement est logique, la Compagnie n’ayant élu récemment que des «vieux» : Dominique Fernandez, 78 ans, Philippe Beaussant, 77 ans, Max Gallo, 76 ans, Assia Djebar, 71 ans… Et le fauteuil de Pierre Messmer semble promis à Simone Veil, 80 ans.

Certes, c’est peu si l’on considère avec Claudel que 80 ans est «l’âge de la puberté académique». Mais c’est beaucoup si l’on veut arrêter l’hémorragie. Hélène Carrère d’Encausse, main de fer parfois glissée dans un gant de velours, sait bien qu’on n’impose rien aux académiciens, mais dit son souhait de voir entrer des jeunes. Mais qui ? Yasmina Reza (48 ans) ? Marc Lambron (51 ans) ? Et pourquoi pas Amélie Nothomb (40 ans) ? «Pourquoi pas ?» répond le perpétuel, qui n’exclut rien par principe. Mais elle reste fâchée que ses confrères aient refusé en octobre de confier le fauteuil de Poirot-Delpech à sa copine Danièle Sallenave, 67 ans : «Un bon écrivain, et en plus une femme superbe : elle serait très bien en costume.» Difficile pour autant de faire entrer des gens de 30 ans, estime Carrère d’Encausse : «Ils ont encore leur vie à faire.» Et pensent sans doute à autre chose qu’à la Coupole.

Si les académiciens avaient, chaque matin, à biner ensemble un vaste champ de patates, il est sûr qu’ils seraient plus pressés de dégoter du renfort. Mais là, il s’agit juste de trouver un nouveau membre pour le club de la causette. Un membre qu’il faudra supporter jusqu’à la fin de ses jours, alors autant ne pas prendre un emmerdeur. Aussi les Immortels se permettent-ils le luxe d’«élections blanches» (à refaire, aucun candidat n’ayant recueilli une majorité absolue), comme en octobre lors d’un premier vote pour trouver un remplaçant à Poirot-Delpech. Il se dit que la candidature de Claude Hagège, qui a pourtant la double qualité d’être linguiste et professeur au Collège de France, a été rejetée parce qu’on lui prête un fichu caractère. En revanche, nous pouvons certifier que son collègue Michael Edwards (chaire d’étude de la création littéraire en langue anglaise), nouveau candidat au fauteuil de Poirot-Delpech, a le caractère le plus charmant qui soit, et que son désir d’entrer à l’Académie est vif et sincère : «Ça serait comme si la France m’acceptait pour amant», s’émerveille le poète franco-britannique de 69 ans. Il aura face à lui d’intéressants candidats : le linguiste Alain Bentolila (le Verbe contre la barbarie), le psychanalyste Michel Schneider (Marilyn dernières séances) et l’immarcescible Gonzague Saint Bris (les Vieillards de Brighton). L’élection du remplaçant de Troyat sera moins haute en couleur (2).

Eviter les fâcheux

«Le grand charme de l’Académie, assure Alain Decaux, c’est le climat de courtoisie qui y règne. On s’y fait des amis, on finit par se recevoir les uns les autres.» Alors pourquoi s’encombrer de fâcheux ? Manquant de grands écrivains, la Compagnie a accepté de faire un effort en sollicitant et acceptant Alain Robbe-Grillet en son sein. Or celui-ci n’a pas daigné y mettre les pieds depuis son élection en 2004. Carrère d’Encausse raconte : «D’abord, il a dit : "Je ne veux pas d’épée." Pas de problème pour nous. Puis, il a dit : "Pas de costume." Pas de problème non plus, l’Académie est très libérale.» Ensuite, le «pape» du Nouveau Roman aurait voulu être reçu en smoking sous la Coupole. «Là, je me suis méfiée», confie le secrétaire perpétuel. Puis il fut question d’une cérémonie privée, mais Robbe voulait qu’elle soit filmée par une équipe de France 2. «Privé, c’est privé : pas de caméra», a rétorqué la patronne. L’affaire en est restée là. Carrère d’Encausse assure ne pas être fâchée. Mais Pierre Rosenberg, le parrain de Robbe-Grillet, se dit lui «très vexé». C’est ainsi que l’envie d’adjoindre à la Compagnie des plumes rebelles s’est largement tarie.

De toute façon, les plumes ne se bousculent pas : Sollers, Modiano, Le Clézio, Debray, Quignard ont décliné l’offre. Simon Leys n’aurait pas dit non, mais il habite en Australie. Sagan était intéressée, croyant que le statut permettait d’arranger beaucoup de choses avec le fisc. Le secrétaire perpétuel a dû la détromper.

Signe des temps, l’Académie devrait fêter le 28 novembre (on croise les doigts) son tout premier centenaire : Claude Lévi-Strauss. Fontenelle est mort le 9 janvier 1757, à trois petites semaines de l’échéance. Louis Leprince-Ringuet a raté la marche à trois mois près.

(1) Seule exception : les anciens présidents de la République font, de droit, partie à vie du Conseil constitutionnel.

(2) Candidats à la succession : Dominique Bona, Philippe de Saint-Robert et Gilles Henry.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: L'Académie française

Il va faire baisser la moyenne d'âge, celui-là.

Le Figaro a écrit:

Jean-Loup Dabadie élu à l'Académie française

Jean-Loup Dabadie, élu à 69 ans à l'Académie française.
Le scénariste et parolier, auteur notamment de «Ma préférence», interprétée par Julien Clerc, a été élu au fauteuil de l'écrivain Pierre Moinot.
Il avait déjà été candidat à un siège sous la Coupole en 1989, mais n'avait alors pas été élu. Son souhait se réalise à présent. Le scénariste et parolier Jean-Loup Dabadie, 69 ans, a été élu jeudi à l'Académie française au premier tour de scrutin, au fauteuil de l'écrivain Pierre Moinot.

Il a obtenu 14 voix, contre deux à l'essayiste Jean-Pierre Lassalle, sur un total de 25 votants. Deux bulletins blancs ont également été décomptés et 7 blancs marqués d'une croix, signifiant le refus de tous les candidats.

De Jean-Loup Dabadie, on connaît «Tous les bateaux, tous les oiseaux», chanté par Michel Polnareff , ou encore «Ma préférence», interprété par Julien Clerc. Auteur prolifique, il a écrit pour plusieurs générations d'interprètes, de Serge Reggiani à Yves Montand.

Il est également l'auteur des scénarios ou dialogues d'une trentaine de films, dont quelques oeuvres majeures du cinéma français de ces 40 dernières années: «César et Rosalie», «Les choses de la vie» ou «Vincent, François, Paul et les autres», réalisés par Claude Sautet. Le Grand prix du cinéma de l'Académie française lui a été décerné «pour l'ensemble de son oeuvre» il y a déjà 25 ans.

Après son élection, six fauteuils sur 40 restent à pourvoir à l'Académie française, qui a enregistré une série exceptionnelle de décès au cours des derniers mois. Trois élections sont programmées les jeudi 17 avril, 22 mai et 19 juin prochains. Deux nouvelles candidatures ont par ailleurs été enregistrée jeudi - celles de l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé et de l'ancien directeur du musée Picasso à Paris Jean Clair -, pour le scrutin du 22 mai au fauteuil de l'écrivain Bertrand Poirot-Delpech.

http://www.lefigaro.fr/culture/2008/04/ … ncaise.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: L'Académie française

Quel esprit tordu, ce Rémy wink
Cela dit, avec Dabadie malgré son âge, le quai Conti vit enfin avec son temps : on va maintenant pouvoir parler de Star Académie.

Pff, très mauvais, mais je mets ça sur le compte de l'heure tardive...

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: L'Académie française

René Rémond a un successeur :

Le Figaro - AFP a écrit:

Mgr Dagens élu à l'Académie française
Mgr Claude Dagens, évêque d'Angoulème, a été élu aujourd'hui à l'Académie française au premier tour de scrutin, au fauteuil de l'historien René Rémond

Re: L'Académie française

Académie : les coulisses de l'élection de Mgr Dagens

Par Mohammed Aïssaoui et Guillaume Tabard
18/04/2008 | Mise à jour : 12:44 |

Normalien, agrégé de grammaire et docteur ès lettres : Claude Dagens, évêque d'Angoulême, présente de nombreux atouts pour les immortels. Il a été élu, jeudi, au premier tour avec 18 voix.
L'évêque d'Angoulême a été élu jeudi au premier tour au fauteuil de l'historien René Rémond.

Ce jeudi 3 avril, Quai Conti, Alain Decaux lit à ses confrères une lettre signée Claude Dagens : l'évêque d'Angoulême accepte de solliciter les suffrages des membres de l'Académie française. L'élection est jouée : depuis la création de l'Académie par le cardinal de Richelieu, il est d'usage de solliciter les hommes d'Église (alors que les autres font acte de candidature) ; et s'ils acceptent, de voter en leur faveur le jour venu. Les cardinaux ont pour ainsi dire droit à une «élection de maréchal». «C'est une tradition, souligne l'un d'entre eux, on estime qu'un homme d'Église n'a pas à intriguer pour être élu. À partir du moment où il se présente, on l'élit.»

Les grandes manœuvres ont commencé dès le mois d'août 2007. Le cardinal Lustiger, élu en 1995, venait de s'éteindre. L'Académie devait donc lui trouver un successeur, mais en se gardant de l'élire au même fauteuil : elle n'aime guère les «fauteuils gardés». La solution fut aisément trouvée : depuis le mois d'avril 2007, la place de René Rémond, historien catholique, était vacante.

Des noms furent aussitôt avancés : le dominicain Jean-Louis Bruguès, évêque d'Angers, tint un moment la corde. Un académicien avait même décidé de se rendre à la messe à Angers pour jauger l'intéressé. Las, le prélat fut appelé à Rome pour prendre la tête de la Congrégation pour l'éducation catholique. Or l'un des soucis actuels de l'institution est d'élire des candidats pouvant être présents les jeudis. «Trop d'entre nous enseignent à l'étranger, vont de séminaires internationaux en colloques. On ne les voit que le jour de leur élection», déplore un académicien assidu.

Le nom de Roland Minnerath (évêque de Dijon) circula, comme ceux de Jean-Robert Armogathe (aumônier de Normale), du dominicain Jean Miguel Garrigues, ou du jésuite Henri Madelin. Sans que se dégage un consensus.

Le cardinal Paul Poupard écarté

Certains académiciens souhaitaient un cardinal Richelieu oblige. Roger Etchegaray fut écarté : déjà membre de l'Académie des sciences morales et politiques. L'archevêque de Lyon Philippe Barbarin fut jugé trop jeune et trop occupé. Un autre nom fut largement discuté, celui du cardinal Paul Poupard. Sur le papier, l'homme a des titres à faire valoir : ancien recteur de la Catho de Paris, président du Conseil pontifical de la culture au Vatican, c'est lui qui a prononcé aux obsèques du cardinal Lustiger le message rédigé par le Pape. Un fort débat s'est alors élevé au sein de l'Académie française entre ses partisans sensibles à l'envergure internationale de l'homme, et ses détracteurs le jugeant lointain (il réside à Rome) ou encore lui reprochant (à tort ou à raison) de considérer cette élection comme un dû, eu égard à son brillant CV. L'opiniâtreté de Maurice Druon, hostile à cette candidature, aura raison de celle-ci. Exit Son Éminence.

C'est alors que les académiciens se souvinrent d'un événement survenu en 2003. Le jubilé d'un des leurs, le père Carré disparu depuis. L'office avait été concélébré par un évêque peu connu : Claude Dagens. L'évêque d'Angoulême n'était pas un étranger pour eux : en 1997, ils lui avaient décerné un prix pour sa Lettre aux catholiques de France. Mais peu s'en souvenaient. Lui se rappelle ce jour comme un «moment d'éternité». De fait il s'inscrit volontiers dans une filiation spirituelle. La photo du dominicain trône dans son bureau. Dans un récent livre, il évoque encore la figure d'un père Carré, «au sourire à la fois grave et encourageant», se souvenant d'avoir suivi avec passion ses conférences à Notre-Dame. Renseignement pris, Claude Dagens est normalien ; depuis Jules Romains, ce pedigree est un atout pour l'habit vert, notamment auprès des anciens de l'École, Michel Serres, Jean d'Ormesson et Jacqueline de Romilly (qui fut son professeur de grec à la Sorbonne). Il est agrégé de grammaire et docteur ès lettres, ce qui est de bon augure pour les séances du dictionnaire. L'homme avoue lire au moins autant de romans que d'essais théologiques. Lectures en cours : le dernier Modiano et pour faire bonne figure devant ses nouveaux pairs, Vitoux, Cheng, Carrère d'Encausse.

L'«aumônier des académiciens»

Son maître intellectuel reste Henri Irénée Marrou (1904-1977), le grand historien de l'Antiquité chrétienne : «Je tiens de lui que les temps d'épreuves et de mutation sont aussi des temps de renaissance spirituelle. C'est le diagnostic que je fais sur l'époque actuelle.» Dagens est enfin considéré comme un théologien sûr. Il fut au premier numéro de la version française de la revue Communio (créé en 1974) qui accueillait les signatures d'intellectuels tels que Urs von Balthasar, Joseph Ratzinger, Jean-Marie Lustiger, Rémi Brague et Jean-Luc Marion.

Début mars, un groupe comprenant le chancelier de l'Institut Gabriel de Broglie, le secrétaire perpétuel Hélène Carrère d'Encausse, Jean-Denis Bredin, Alain Decaux, François Cheng, Maurice Druon, Jacqueline de Romilly et Frédéric Vitoux (ceux-là même qui étaient présents au jubilé du RP Carré) décidait de solliciter Claude Dagens pour le fauteuil de René Rémond. Il accepta leur proposition, notamment en raison de leur conception commune de la «confrontation ouverte entre la raison historique et la foi». Cet homme affable qui a gardé sa pointe d'accent bordelais et qui de l'avis de certains , est «incapable d'être l'ennemi de ceux avec qui il n'est pas d'accord», promit d'être assidu tous les jeudis : «présent aux séances du dictionnaire et présent aux personnes», souligne-t-il, soucieux de poursuivre le rôle informel d'«aumônier des académiciens» qu'avait endossé le RP Carré.

Sitôt son accord obtenu, les académiciens soumirent son nom à leurs pairs. Le soumirent ? L'irruption de ce candidat alors que certains académiciens croyaient que la réflexion était encore ouverte provoquera quelques éclats. Après la réunion du 3 avril, des académiciens, interloqués par la démarche de leurs confrères, ont élevé la voix. «À leur tête, Marc Fumaroli, raconte un témoin de la scène. Il a protesté non pas contre le candidat mais contre le procédé : “C'est une carte forcée”, a-t-il déclaré, puisque nous, nous ne pouvons plus récuser Monseigneur Dagens.»

Un débat s'est ensuivi, qui a abouti à une résolution : désormais des réunions préalables permettront aux académiciens de discuter des noms qui circulent en leur sein. Cet usage avait été abandonné après la guerre, au profit des initiatives individuelles.

Après les élections blanches des 18 octobre et 7 février derniers, le ton était monté. La contestation couvait. Un dîner avait réuni chez Valéry Giscard d'Estaing un groupe d'académiciens soucieux de réforme. L'Académie française est peut-être en train de se remettre sur de bons rails.

http://www.lefigaro.fr/culture/2008/04/ … dagens.php

128

Re: L'Académie française

"Après les élections blanches des 18 octobre et 7 février derniers, le ton était monté. La contestation couvait. Un dîner avait réuni chez Valéry Giscard d'Estaing un groupe d'académiciens soucieux de réforme. L'Académie française est peut-être en train de se remettre sur de bons rails."

Hahaha ! Une rébellion fomentée par Giscard et ses confrères cacochymes. Ca risque d'être violent...

Last edited by FDL (18-04-2008 16:27:32)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: L'Académie française

Le Figaro - AFP a écrit:

Jean Clair élu à l'Académie française
L'historien de l'art et ancien directeur du musée Picasso, Jean Clair (de son vrai nom Gérard Régnier), a été élu aujourd'hui à l'Académie française, au premier tour de scrutin, au fauteuil de l'écrivain Bertrand Poirot-Delpech, a annoncé l'institution.

Je pensais que Pierre Bergé allait être élu sans problème.

Last edited by FDL (22-05-2008 14:57:57)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: L'Académie française

Il lui reste encore quatre chances, c'est bon.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: L'Académie française

Plus de détails :

Le Figaro a écrit:

Jean Clair, nouvel immortel

L'historien d'art Jean Clair a été élu jeudi à l'Académie française au premier tour de scrutin, au siège de l'écrivain Bertrand Poirot-Delpech.
Décimée par les décès, l'Académie française vit au rythme des élections depuis quelques mois. Jeudi, c'est l'historien d'art et ancien directeur du musée Picasso Jean Clair qui a été élu au fauteuil de l'écrivain Bertrand Poirot-Delpech, au premier tour de scrutin.

Parmi les 28 immortels qui avaient pris part au vote, le nouvel académicien a bénéficié de 16 voix contre 7 à l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé. L'institution a dû s'y prendre à deux fois pour trouver un remplaçant au fauteuil de Bertrand Poirot-Delpech, décédé en novembre 2006. Le 7 février, un premier vote s'était ainsi soldé par une «élection blanche», aucun candidat n'ayant recueilli suffisamment de voix.

Jean Clair (de son vrai nom Gérard Régnier), âgé de 67 ans,occupe actuellement le poste de Conservateur général du patrimoine. Il est notamment connu pour avoir pris la direction du musée Picasso à Paris de 1989 à 2005. Egalement auteur de livres sur l'art, il a publié en 2006 un «Journal atrabilaire» dans lequel il fulmine contre la dévastation de la culture.

Candidat malheureux, Pierre Bergé, 77 ans, a fondé ou dirigé en plus de 50 ans de nombreuses sociétés et institutions dans le domaine des arts ou de la mode, d'Yves Saint-Laurent Haute couture à l'Opéra de Paris.

L'Académie française a connu un nombre inhabituel de décès depuis 18 mois. L'année 2007 a ainsi vu la disparition de six immortels. Outre Bertrand Poirot-Delpech, Henri Troyat, Alain Robbe-Grillet, le cardinal Jean-Marie Lustiger, Pierre Messmer et Pierre Moinot sont en effet décédés.

Deux nouveaux membres ont donc fait leur entrée en avril dernier, le scénariste et parolier Jean-Loup Dabadie, 69 ans, et l'évêque d'Angoulême, Claude Dagens, 67 ans. Une autre élection est également programmée le 19 juin au fauteuil d'Henri Troyat. Deux candidats sont en lice : l'écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin, 55 ans, Prix Goncourt 2001 pour «Rouge Brésil» et actuel ambassadeur à Dakar, et le romancier et essayiste Olivier Germain-Thomas. Deux autres sièges resteront donc encore à pourvoir sur les quarante que compte l'Académie française.

Pour la prochaine élection, je parie sur Rufin.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: L'Académie française

Oui mais l'Académie Goncourt le voudrait bien aussi donc il sera élu, rien que pour lui damer le pion. Et puis Carrère d'Encausse veut baisser la moyenne d'âge. Et enfin, il n'y a que des avantages à élire Rufin : c'est un écrivain, il est célèbre et populaire, il a remporté des prix (dont deux Prix Goncourt) et il est ambassadeur.
Je suis certain qu'il sera élu haut la main.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: L'Académie française

FDL a écrit:

Oui mais l'Académie Goncourt le voudrait bien aussi donc il sera élu, rien que pour lui damer le pion. Et puis Carrère d'Encausse veut baisser la moyenne d'âge. Et enfin, il n'y a que des avantages à élire Rufin : c'est un écrivain, il est célèbre et populaire, il a remporté des prix (dont deux Prix Goncourt) et il est ambassadeur.
Je suis certain qu'il sera élu haut la main.

PAN ! On ne gagne le Prix Goncourt qu'une seule fois dans une vie, Gary/Ajar excepté !

Tu veux certainement dire que Rufin a remporté le Goncourt des Lycéens pour L'Abyssin, et le "vrai" Goncourt pour Rouge Brésil (bien inférieur au premier).

Je suis partout

Re: L'Académie française

Le Figaro a écrit:

L'Académie française a connu un nombre inhabituel de décès depuis 18 mois. L'année 2007 a ainsi vu la disparition de six immortels. Outre Bertrand Poirot-Delpech, Henri Troyat, Alain Robbe-Grillet, le cardinal Jean-Marie Lustiger, Pierre Messmer et Pierre Moinot sont en effet décédés.

Trop fort, le Fig'. Parmi les immortels décédés en 2007, ils oublient René Rémond.

It is always a silly thing to give advice, but to give good advice is fatal. - Oscar Wilde

Re: L'Académie française

Dorian Gray a écrit:
Le Figaro a écrit:

L'Académie française a connu un nombre inhabituel de décès depuis 18 mois. L'année 2007 a ainsi vu la disparition de six immortels. Outre Bertrand Poirot-Delpech, Henri Troyat, Alain Robbe-Grillet, le cardinal Jean-Marie Lustiger, Pierre Messmer et Pierre Moinot sont en effet décédés.

Trop fort, le Fig'. Parmi les immortels décédés en 2007, ils oublient René Rémond.

Comment osent-ils?

Laissez dire les sots, le savoir a son prix (Jean de la Fontaine)

136

Re: L'Académie française

Neige a écrit:
FDL a écrit:

Oui mais l'Académie Goncourt le voudrait bien aussi donc il sera élu, rien que pour lui damer le pion. Et puis Carrère d'Encausse veut baisser la moyenne d'âge. Et enfin, il n'y a que des avantages à élire Rufin : c'est un écrivain, il est célèbre et populaire, il a remporté des prix (dont deux Prix Goncourt) et il est ambassadeur.
Je suis certain qu'il sera élu haut la main.

PAN ! On ne gagne le Prix Goncourt qu'une seule fois dans une vie, Gary/Ajar excepté !

Tu veux certainement dire que Rufin a remporté le Goncourt des Lycéens pour L'Abyssin, et le "vrai" Goncourt pour Rouge Brésil (bien inférieur au premier).

Mon dieu, je croyais que tu pantais une faute d'orthographe mais ce n'est que cela.
J'ai écrit "deux Prix Goncourt" pour abréger mais quitte à jouer sur les mots, allons-y : Rufin n'a pas remporté le Prix Goncourt des Lycéens mais le Prix Goncourt du Premier Roman en 97.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: L'Académie française

Les académiciens disent non !

Le Figaro a écrit:

L'Académie contre les langues régionales dans la Constitution

Les immortels estiment que la reconnaissance des langues voulue par les députés porte «atteinte à l'identité nationale».
Trois semaines après son adoption par l'Assemblée nationale, l'Académie française s'est prononcée contre le texte qui inscrit la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. «Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre Constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence: +La langue de la République est le français», écrivent les immortels dans une déclaration diffusée lundi.

Selon les académiciens, le 22 mai, les députés ont voté à la quasi-unanimité un texte «dont les conséquences portent atteinte à l'identité nationale». «Ils ont souhaité que soit ajoutée dans la Constitution, à l'article 1er, dont la phrase commence par les mots : +La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale+, une phrase terminale: +Les langues régionales appartiennent à son patrimoine+», rappellent-ils.

«Qui en doute ?», soulignent les quarante membres de l'institution, en s'interrogeant sur «cette apparition soudaine dans la Constitution».

Selon eux, en effet, cet amendement surprise présenté par le président UMP de la commission des lois, Jean-Luc Warsmann, met notamment en cause «l'accès égal de tous à l'Administration et à la justice».

L'Académie, «qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement», demande «le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution».

Voir le face-à-face du Figaro Magazine entre Jean-Luc Mélenchon et Henriette Walter

Leur déclaration :

AF a écrit:

Déclaration de l’Académie française

Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre Constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence : « La langue de la République est le français ».

Or, le 22 mai dernier, les députés ont voté un texte dont les conséquences portent atteinte à l’identité nationale. Ils ont souhaité que soit ajoutée dans la Constitution, à l’article 1er, dont la première phrase commence par les mots : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », une phrase terminale : « Les langues régionales appartiennent à son patrimoine ».

Les langues régionales appartiennent à notre patrimoine culturel et social. Qui en doute ? Elles expriment des réalités et des sensibilités qui participent à la richesse de notre Nation. Mais pourquoi cette apparition soudaine dans la Constitution ?

Le droit ne décrit pas, il engage. Surtout lorsqu’il s’agit du droit des droits, la Constitution.

Au surplus, il nous paraît que placer les langues régionales de France avant la langue de la République est un défi à la simple logique, un déni de la République, une confusion du principe constitutif de la Nation et de l’objet d'une politique.

Les conséquences du texte voté par l'Assemblée sont graves. Elles mettent en cause, notamment, l’accès égal de tous à l'Administration et à la Justice. L'Académie française, qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement, en appelle à la Représentation nationale. Elle demande le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution.

Last edited by FDL (16-06-2008 13:44:07)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: L'Académie française

FDL a écrit:

Les académiciens disent non !

Le Figaro a écrit:

L'Académie contre les langues régionales dans la Constitution

Les immortels estiment que la reconnaissance des langues voulue par les députés porte «atteinte à l'identité nationale».
Trois semaines après son adoption par l'Assemblée nationale, l'Académie française s'est prononcée contre le texte qui inscrit la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. «Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre Constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence: +La langue de la République est le français», écrivent les immortels dans une déclaration diffusée lundi.

Selon les académiciens, le 22 mai, les députés ont voté à la quasi-unanimité un texte «dont les conséquences portent atteinte à l'identité nationale». «Ils ont souhaité que soit ajoutée dans la Constitution, à l'article 1er, dont la phrase commence par les mots : +La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale+, une phrase terminale: +Les langues régionales appartiennent à son patrimoine+», rappellent-ils.

«Qui en doute ?», soulignent les quarante membres de l'institution, en s'interrogeant sur «cette apparition soudaine dans la Constitution».

Selon eux, en effet, cet amendement surprise présenté par le président UMP de la commission des lois, Jean-Luc Warsmann, met notamment en cause «l'accès égal de tous à l'Administration et à la justice».

L'Académie, «qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement», demande «le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution».

Voir le face-à-face du Figaro Magazine entre Jean-Luc Mélenchon et Henriette Walter

Leur déclaration :

AF a écrit:

Déclaration de l’Académie française

Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre Constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence : « La langue de la République est le français ».

Or, le 22 mai dernier, les députés ont voté un texte dont les conséquences portent atteinte à l’identité nationale. Ils ont souhaité que soit ajoutée dans la Constitution, à l’article 1er, dont la première phrase commence par les mots : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », une phrase terminale : « Les langues régionales appartiennent à son patrimoine ».

Les langues régionales appartiennent à notre patrimoine culturel et social. Qui en doute ? Elles expriment des réalités et des sensibilités qui participent à la richesse de notre Nation. Mais pourquoi cette apparition soudaine dans la Constitution ?

Le droit ne décrit pas, il engage. Surtout lorsqu’il s’agit du droit des droits, la Constitution.

Au surplus, il nous paraît que placer les langues régionales de France avant la langue de la République est un défi à la simple logique, un déni de la République, une confusion du principe constitutif de la Nation et de l’objet d'une politique.

Les conséquences du texte voté par l'Assemblée sont graves. Elles mettent en cause, notamment, l’accès égal de tous à l'Administration et à la Justice. L'Académie française, qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement, en appelle à la Représentation nationale. Elle demande le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution.

100% d'accord. Il faut tuer les patois.

Re: L'Académie française

100% pas d'accord

le Corse n'est pas un patois.

Over The Line Smokey!

Re: L'Académie française

Walter Sobchak a écrit:

100% pas d'accord

le Corse n'est pas un patois.

What else then ?

Et quand bien même, les langues régionales ne peuvent pas faire partie du patrimoine de la nation. C'est contradictoire et dangereux.

Re: L'Académie française

what else? Une langue. Elle a une grammaire, une histoire, des locuteurs (et je dis ça en étant pas le moins du monde indépendantiste, corsiste ou quoi que ce soit d'autre que français). Et elle ressemble foutrement plus à l'italien qu'au français

si on ne reconnait pas le corse, on fonde la nation sur un critère ethno-linguistique dans lequel je me reconnais infiniment moins que dans la volonté de vivre avec les autres français. La Corse a fait, et fait encore le choix d'être française, cela suffit pour dire qu'elle est française. Sa langue fait partie de sa culture et de son histoire. L'appartenance nationale relève d'un choix d'avenir commun avec la France, dans la France.

Je ne vois pas la contradiction. Par contre, dire que le chti est du sous-français, là je suis d'accord

bref....

Over The Line Smokey!

Re: L'Académie française

ie, je suis français par choix, pas uniquement parce que mes parents parlent français (sinon eux-même ne le seraient jamais devenus, d'ailleurs)

Over The Line Smokey!

Re: L'Académie française

cela étant dit, il faut que cette langue soit parallèle, pour ne pas dire secondaire par rapport au français

Over The Line Smokey!

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Re: L'Académie française

Walter Sobchak a écrit:

La Corse a fait le choix d'être française.

Non, pas vraiment. Elle a été cédée par la République de Gênes en 1768 (Traité de Versailles) qui avait une dette, au sens propre, vis-à-vis de la France (dette en échange de l'aide de la France à réprimer la révolte des Corses). Gênes a été piégée et les Corses se sont soulevés dans un premier temps contre l'occupant français mais en vain.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: L'Académie française

Ce n'est pas nouveau qu'on a en France une conception ethno-linguistique. Voir Suzanne Citron, Le mythe national.

Sinon le problème n'est pas l'appartenance de la Corse à la nation. Mais en quoi la nation devrait reconnaitre la langue corse comme faisant partie de son patrimoine ?
Il faut respecter les langues régionales, mais pourquoi abandonner l'idée d'une langue française nationale ?

Re: L'Académie française

Ecrasons les langues arriérées ! Sus, monseigneur, sus !

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: L'Académie française

Pascal Paoli 1793 : « il importe que nous soyons attachés de cœur à la France […] on me verra sans cesse occupé du soin d’assurer à ma patrie une liberté combinée avec celle des Français »

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Re: L'Académie française

plébiscite permanent dans ta face. fait un vote demain, et le corse vote à 97% pour rester français. Et fait la guerre demain, il mourra sous les drapeaux comme (et même plus que) tout le monde.

Over The Line Smokey!

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Re: L'Académie française

Mais c'est qu'il défend sa fiche de relecture

.                                collectif individuel manufacture internet d'objets gentils                             .
[¤=¤] tape            [o=o] VHS           [O=O] ghetto blaster         [O=X] ghetto blaster d'occasion

Re: L'Académie française

Buster Keaton a écrit:

Ce n'est pas nouveau qu'on a en France une conception ethno-linguistique. Voir Suzanne Citron, Le mythe national.

Sinon le problème n'est pas l'appartenance de la Corse à la nation. Mais en quoi la nation devrait reconnaitre la langue corse comme faisant partie de son patrimoine ?
Il faut respecter les langues régionales, mais pourquoi abandonner l'idée d'une langue française nationale ?

on a jamais dit ça. ou alors, si on l'a dit, c'était une grosse erreur. il faut une langue nationale, le français, dans un pays qui reconnait les langues régionales: corse; occitan, alsacien (encore que là j'ai comme une gêne...malgré moi...), breton (ok foutage de gueule mais bon, égalité oblige)

Over The Line Smokey!