Re: Girouettes et traitres

FDL a écrit:

Ben justement, c'était le but wink
Pour la peine, je te dédie mon 1100ème message.

Coquin de toi !

Pour le message, c'est un immense honneur...  Je t'en rends grâce, sans pour autant m'incliner aussi bas que Rémy smile

Re: Girouettes et traitres

Amara a écrit:

Vous n'avez rien compris sur ma sortie. Je soutiens Hollande2012 pour prolonger la zizanie au PS et pousser Hollande à se représenter comme premier secrétaire en 2008.

Surtout dans la perspective de montrer avec Kouchner que le gouvernement est bien "d'ouverture".

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: Girouettes et traitres

Jack Lang se voit comme le "seul opposant au gouvernement".

Re: Girouettes et traitres

Villepin aussi. Royal aussi. Tous les egos sur dimensionnés qui nous pourissent la vie aussi.

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: Girouettes et traitres

Muncipales : l'UMP cultive et chouchoute le traître local

http://www.marianne2.fr/Muncipales-l-UM … 29fce5a043

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
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Re: Girouettes et traitres

fétiche a écrit:

Muncipales : l'UMP cultive et chouchoute le traître local

http://www.marianne2.fr/Muncipales-l-UM … 29fce5a043

Bravo, tu écris déjà comme un journaliste de Libé. Je présume que tu as les cheveux gras et les ongles sales ...

Re: Girouettes et traitres

C'est le titre de l'article de Marianne, ô Neige. Tu sais, le petit truc souligné en dessous.

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
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Re: Girouettes et traitres

2 paragraphes au détour d'une dépêche AFP a écrit:

Lors de la cérémonie, le président a par ailleurs rendu un hommage indirect et remarqué au maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, en présence de son adversaire UMP aux prochaines municipales Françoise de Panafieu. "Monsieur le maire de Paris, rien ne se fera sans vous" dans le chantier du Grand Paris, lui a assuré Nicolas Sarkozy.

M. Delanoë était l'un des rares élus socialistes présents mercredi soir à l'Elysée, la grande majorité d'entre eux ayant préféré bouder le "one man show" du président, selon le mot du président de leur groupe à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault.

http://afp.google.com/article/ALeqM5jAo … M1ZCasuz6Q

Et un coup de couteau dans le dos, un. En même temps, c'est celui de Panavieux, on peut pas vraiment lui en vouloir.

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
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Re: Girouettes et traitres

fétiche a écrit:
2 paragraphes au détour d'une dépêche AFP a écrit:

Lors de la cérémonie, le président a par ailleurs rendu un hommage indirect et remarqué au maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, en présence de son adversaire UMP aux prochaines municipales Françoise de Panafieu. "Monsieur le maire de Paris, rien ne se fera sans vous" dans le chantier du Grand Paris, lui a assuré Nicolas Sarkozy.

M. Delanoë était l'un des rares élus socialistes présents mercredi soir à l'Elysée, la grande majorité d'entre eux ayant préféré bouder le "one man show" du président, selon le mot du président de leur groupe à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault.

http://afp.google.com/article/ALeqM5jAo … M1ZCasuz6Q

Et un coup de couteau dans le dos, un. En même temps, c'est celui de Panavieux, on peut pas vraiment lui en vouloir.

En effet c'est bien envoyé. Panafieu ou la chronique d'une défaite annoncée : elle pourrait faire aussi bien que Séguin en 2001.

Je suis partout

110

Re: Girouettes et traitres

Neige a écrit:
fétiche a écrit:
2 paragraphes au détour d'une dépêche AFP a écrit:

Lors de la cérémonie, le président a par ailleurs rendu un hommage indirect et remarqué au maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, en présence de son adversaire UMP aux prochaines municipales Françoise de Panafieu. "Monsieur le maire de Paris, rien ne se fera sans vous" dans le chantier du Grand Paris, lui a assuré Nicolas Sarkozy.

M. Delanoë était l'un des rares élus socialistes présents mercredi soir à l'Elysée, la grande majorité d'entre eux ayant préféré bouder le "one man show" du président, selon le mot du président de leur groupe à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault.

http://afp.google.com/article/ALeqM5jAo … M1ZCasuz6Q

Et un coup de couteau dans le dos, un. En même temps, c'est celui de Panavieux, on peut pas vraiment lui en vouloir.

En effet c'est bien envoyé. Panafieu ou la chronique d'une défaite annoncée : elle pourrait faire aussi bien que Séguin en 2001.

... he's back.

111

Re: Girouettes et traitres

Et merde ... a écrit:
Neige a écrit:
fétiche a écrit:

http://afp.google.com/article/ALeqM5jAo … M1ZCasuz6Q

Et un coup de couteau dans le dos, un. En même temps, c'est celui de Panavieux, on peut pas vraiment lui en vouloir.

En effet c'est bien envoyé. Panafieu ou la chronique d'une défaite annoncée : elle pourrait faire aussi bien que Séguin en 2001.

... he's back.

Encore un courageux qui n'ose pas décliner son identité... trop modeste sans doute !

Last edited by Neige (10-01-2008 15:30:02)

Je suis partout

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Re: Girouettes et traitres

PS
Julien Dray lâche Ségolène Royal
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/a … ?id=463862

113

Re: Girouettes et traitres

traître contemporain et collègue : Gallien Lefevre ?

114

Re: Girouettes et traitres

Encore une victime de l'ouverture sarkozyste smile

115

Re: Girouettes et traitres

Et il a bien raison. Les ségolistes sont insoutenables. Ils constituent un club tupperware au sein du PS. Il faut que le PS arrete avec les bad trips. La famille hollande on en a ras la cuve ! Bientôt le fils va créer son courant !

Au secours !

116

Re: Girouettes et traitres

Allègre peut-être bientôt ministre :

Le Figaro a écrit:

Claude Allègre, prochain ministre d'ouverture ?

Dans un entretien au Parisien, l'ancien ministre de Lionel Jospin ne dément pas les rumeurs qui le créditent d'un prochain portefeuille et se dit «impressionné» par Nicolas Sarkozy.
Claude Allègre a-t-il, comme des rumeurs insistantes le laissent penser, accepté d'entrer au gouvernement dans le cadre du remaniement annoncé pour après les municipales ? L'intéressé, interrogé par Le Parisien, lundi, «ne dément ni ne confirme». Mais confie une nouvelle fois son intérêt pour Nicolas Sarkozy.

Le géologue fait dans la perspective historique, comparant les 8 premiers mois de mandat du nouveau chef de l'Etat à ceux «de Giscard en 1974 ou du Général de Gaulle en 1958». Pour lui, «il y a vraiment eu des avancées», et la question est «de savoir si Sarkozy va continuer comme de Gaulle ou s'arrêter comme Giscard».

L'ancien ministre de Lionel Jospin a «bon espoir». D'ailleurs, il balaye d'un revers de main la vague de sondages donnant la cote de Nicolas Sarkozy en baisse. Et n'hésite pas à comparer le chef de l'Etat à d'autres grandes figures politiques. «Il y a chez lui un peu du dynamisme de Pierre Mendès-France, un peu du Mitterrand habile et manœuvrier», et même «un côté Bill Clinton». Il fait même le rapprochement avec sa brève carrière ministérielle, à l'Education nationale : «quand on innove, on prend plein de coups. Je sais par expérience ce que c'est».

Ségolène Royal, «une bonne leader» pour le PS

«Contrarié» par le fait que Nathalie Kociuzco-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, ait pu «embrasser José Bové», Claude Allègre défend la décision du gouvernement d'user de la clause de sauvegarde contre le maïs transgénique Mon810 de Monsanto. «Il n''est pas question que la France se tienne à l'écart de la grande aventure de la biologie moléculaire et des organismes génétiquement modifiés».

Quant au PS, dont il n'est plus membre, Claude Allègre se dit encore «philosophiquement» socialiste. Après avoir multiplié les critiques à son égard, il juge «cohérente» la démarche de Ségolène Royal, dont il estime qu'elle ferait une bonne leader, car elle possède «le plus d'énergie». Mais il n'exclut pas pour autant Pierre Moscovici, l'ancien lieutenant de DSK qui a fait acte de candidature pour le poste de premier secrétaire, dont la posture est, selon lui, «la bonne».

Quant à Bertrand Delanoë, «un homme de bon sens», Claude Allègre promet qu'il votera pour lui aux municipales. Mais juge important qu'il «ait cette fois la majorité à lui seul sans les Verts».

J'adore cette phrase. Sarkozy sur les traces de De Gaulle... Haha.

117

Re: Girouettes et traitres

Oh la belle girouette :

Le Figaro a écrit:

Nicolas Sarkozy : «je n'ai pas à me mêler des municipales»

En visite à Pau, le chef de l'Etat, qui voulait jusqu'ici faire de ces élections un test national, a changé de stratégie.
«Je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale». Dans la bouche de Nicolas Sarkozy, la phrase peut étonner. Surtout lorsque voici quelques jours, le 8 janvier exactement, lors de ses vœux à la presse, le même Nicolas Sarkozy affirmait l'inverse : «je m'engagerai parce que le concept même d'élections dépolitisées est absurde», expliquait alors le chef de l'Etat.

En visite dans les Pyrénées-Atlantiques sur le thème de la sécurité mardi, le chef de l'Etat a ensuite précisé : «Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail. Je ne vais pas m'engager sur chacun des combats municipaux», a-t-il expliqué, concédant tout de même : «maintenant, que ceux qui nous soutiennent se mobilisent, c'est autre chose». Contacté par lefigaro.fr, l'Elysée n'a pas fait de commentaire

L'électorat opposé à la «nationalisation» des municipales

Après un passage à Bordeaux, où le maire de la ville, Alain Juppé, l'a accueilli à l'hôtel de police, Nicolas Sarkozy devait initialement se rendre à la mairie de Pau pour rencontrer Yves Urieta, le maire anciennement socialiste de la ville, qui se représente sous l'étiquette Gauche moderne de Jean-Marie Bockel.

Le chef de l'Etat s'est finalement contenté d'un bref entretien avec l'édile lors d'une visite au groupement de gendarmerie du département, où il a également rencontré l'adversaire d'Yves Urieta, François Bayrou. Il a néammoins expliqué : l'UMP a «souhaité apporter son soutien à M. Urieta. C'est un choix parfaitement démocratique, sans doute excellent».

L'Elysée a sans doute choisi de se conformer au message que les Français lui avaient adressé par sondages interposés. Dans plusieurs enquêtes d'opinion récentes, les électeurs disaient leur refus de faire des municipales un scrutin national. La semaine dernière, 73% des sondés de notre enquête Opinionway jugeaient qu'elles constituaient un enjeu «local» et seuls 26% d'entre eux voulaient les «nationaliser».

Juppé candidat à Bordeaux sans logo UMP

Plusieurs candidats UMP aux municipales ont d'ailleurs choisi d'insister sur la dimension locale du scrutin. Comme Alain Juppé, qui fait campagne à Bordeaux sans mention du sigle UMP sur ses affiches. Lundi, l'ex-premier ministre avait également estimé que l'élection de François Bayrou à Pau serait «une bonne chose». Le Modem a choisi de s'allier avec Alain Juppé à Bordeaux.

Interrogé sur cette déclaration, Nicolas Sarkozy a expliqué : «C'est le droit d'Alain de dire ce qu'il veut. Je ne vais pas commenter les déclarations des uns et des autres sur chacun des combats municipaux».

Last edited by FDL (22-01-2008 20:17:47)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Girouettes et traitres

[mode=Nelson]HaHA ![/mode]

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"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

119

Re: Girouettes et traitres

pour compléter le post de FDL sur Sarkozy:

le 8 janvier dernier, on lui demande s'il souhaite que "2008, soit la fin réelle des 35 heures" :

"Pour vous dire les choses comme je pense, oui"

le lendemain, devant l'UMP :

"il n'est pas dans l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail"

120

Re: Girouettes et traitres

(la suite)


qui a dit:

Discours au Conseil national de l’U.M.P. le 9 mai 2004 : « J’appartiens à la famille Gaulliste qui, à tort ou à raison, a toujours considéré le référendum populaire comme l’une des expressions les plus abouties, pas la seule mais l’une des plus abouties, de la Démocratie. Je souhaite que nous en tirions toutes les conséquences, même si je n’en ignore aucun des risques. D’ailleurs, comment imaginer que les Anglais le fassent et que nous, nous nous en abstenions ? Je crains dans ce cas une réaction d’incompréhension sévère de nos compatriotes. »

Discours au Conseil national de l’U.M.P. le 6 mars 2005 : « Le Président Jacques Chirac a choisi le référendum. C’était la bonne décision. Celle qui va permettre à chacun de nous de prendre ses responsabilités en exprimant son opinion. Donner la parole au peuple souverain me semble infiniment moins risqué que de prétendre faire avancer l’Europe sans solliciter l’avis de ceux qui la vivent au quotidien. Si la Constitution Européenne, comme je le crois, est une étape majeure sur la route de la lente et patiente construction de l’Union, nul n’aurait pu comprendre et encore moins admettre que le suffrage universel en soit tenu éloigné"

PS: c'est vrai, le traité de Lisbonne n'a rien à voir avec la Constitution Européenne. La question ne se pose donc pas.

121

Re: Girouettes et traitres

Et qui a dit : "J'ai voté contre les tests ADN [...] [mais en fait] je n'ai pas voté. Je persiste et je signe. (sic, re-sic et re-re-sic) ?


Réponse :

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/0 … nafieu.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Girouettes et traitres

FDL a écrit:

Et qui a dit : "J'ai voté contre les tests ADN [...] [mais en fait] je n'ai pas voté. Je persiste et je signe. (sic, re-sic et re-re-sic) ?


Réponse :

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/0 … nafieu.php

Ah oui là c'est quand même violent.

123

Re: Girouettes et traitres

On a trouvé pire que Cavada en terme de girouettisme : Maurice Leroy.

Le Figaro a écrit:

Appel du 14 février : Leroy dénonce «un coup politique»

Le député Nouveau Centre regrette que l'appel à «la vigilance républicaine» visant Nicolas Sarkozy, qu'il a signé, ait été «manipulé» à des fins politiques.
Agacé, Maurice Leroy. Le député Nouveau Centre à l'Assemblée nationale fustige le «coup politique et médiatique» orchestré par Jean-François Kahn, le fondateur de Mariannne. L'hebdomadaire avait publié la semaine dernière un appel à la «vigilance républicaine», dit «appel du 14 février», contre une «dérive monarchique» du pouvoir. Un texte clairement anti-Sarkozy signé par, entre autres, Dominique de Villepin, Ségolène Royal, François Bayrou et donc Maurice Leroy, qui estime s'être fait piégé. Contacté par lefigaro.fr, il s'explique :

http://www.youtube.com/watch?v=QByAxPwP7aY

PAN au passage.

L'appel à la vigilance républicaine de Marianne :

Marianne a écrit:

L'Appel républicain de Marianne
Nous reproduisons ci-dessous un appel, publié dans Marianne, signé par dix-sept personnalités de la droite, du centre, de l'écologie et de la gauche républicaine. A situation exceptionnelle, rassemblement inédit...

Il se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée.
Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.
Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.
Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.
Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.
Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.
Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.
Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.
Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.

La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle. Ce nouveau cours suscite donc des inquiétudes, une anxiété même. C'est cette anxiété, qui risque bien de s'amplifier dans les semaines et les mois à venir, que traduit l'appel républicain de dix-sept hommes et femmes politiques que nous reproduisons ci-dessous. On ne doit pas se tromper sur sa signification : si des personnalités politiques de premier plan qui ont l'habitude de s'affronter sur la scène publique depuis des années, prennent le risque de s'afficher au bas d'un même texte à quelques jours d'un scrutin dont le président lui a annoncé qu'il serait politique, si cet appel a recueilli la signature de plusieurs hommes et femmes politiques de la droite républicaine, c'est bien que le contexte politique créé par huit mois de sarkozysme est totalement inédit.
A lire. A méditer.
Avant d'agir ?

Pour une vigilance républicaine

Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.

- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.

Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancien ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

124

Re: Girouettes et traitres

Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

OK.

125

Re: Girouettes et traitres

Ce texte est excessivement mauvais, c'est assez incroyable de pondre un truc comme cela !

http://unefiep2009.wordpress.com/

Re: Girouettes et traitres

Ce qui me fait surtout halluciner c'est l'ancien chef de cabinet de Mongénéral signant un texte contre la "dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective. ".

Plus c'est gros, plus ça passe...

Re: Girouettes et traitres

Elessar a écrit:

Ce qui me fait surtout halluciner c'est l'ancien chef de cabinet de Mongénéral signant un texte contre la "dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective. ".

Plus c'est gros, plus ça passe...

T'as pas lu l'appel jusqu'à la fin (pourtant, il est bref):

vigilance républicaine a écrit:

Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

It is always a silly thing to give advice, but to give good advice is fatal. - Oscar Wilde

128

Re: Girouettes et traitres

Le vent tourne, les girouettes aussi :

Libération a écrit:

Tarbes : majorité maussade, Glavany en embuscade

Le maire (UMP) sortant de Tarbes n’est plus tout à fait UMP : «Ou alors, par filiation, esquive-t-il. Je suis vice-président du Parti radical valoisien [formation associée à l’UMP, ndlr]» Gérard Trémège ne se présente pas non plus sous l’étiquette de la majorité présidentielle : «Je me présente comme le maire de tous les Tarbais que je suis.» Face à lui, le député (PS) et ancien ministre Jean Glavany affiche, au contraire, toute la panoplie de la gauche plurielle.

Sanction. Mais qu’on ne s’y trompe pas, demande Trémège. Ce n’est pas par peur de faire les frais électoraux d’un vote sanction contre le président de la République qu’il prend ses distances, mais «parce que ce n’est pas Sarkozy qui rénove les écoles et construit les crèches. C’est moi». Les Tarbais n’aiment pas le président de la République ? Lui-même se dit «un peu déçu» par l’homme de l’Elysée, «par son comportement et sa façon d’agir». Las ! Deux jours après le «casse toi, pauvre con !» présidentiel du Salon de l’agriculture, Gérard Trémège se serait fendu d’un «je te parle pas, connard !» lancé à un militant PS qui s’avançait pour le saluer sur le marché de Brauhauban. «Les propos du Président m’ont choqué, moi aussi, se défend le maire. Ceux qui me sont prêtés sont parfaitement imaginaires. J’ai simplement refusé de serrer la main à un gars qui distribue des publications où sont écrites des choses minables sur mon compte.» Il n’y avait pas de vidéo pour enregistrer la scène, mais la version rapportée par les socialistes a vite fait le tour de la ville. Il devient très difficile à Gérard Trémège de se démarquer du chef de l’Etat.

La majorité sortante n’est d’ailleurs plus aussi majoritaire que ça. L’adjoint membre du Modem, Pierre Lagonelle, a démissionné du conseil municipal en janvier pour se lancer plus librement dans sa propre campagne. Savoir s’il handicape le sortant ou favorise son challenger ne l’«intéresse plus du tout». Le candidat du parti de François Bayrou a débauché au passage l’adjoint Pierre Couderc de l’équipe Trémège. Lequel fait œuvre de s’en moquer : «C’est tant pis pour eux, ils vont se noyer ensemble.»

Le sortant, lui, calcule que les voix du centre qui lui manqueront dimanche seront compensées par celles de l’extrême gauche qui ne se retrouveront pas sur le nom du candidat socialiste. C’est par 26 voix d’avance que Trémège l’avait emporté sur le PCF en 2001.

Mais pendant ce temps, le candidat socialiste, le député et président de l’agglomération du Grand Tarbes Jean Glavany, boit du petit-lait. L’ancien ministre a réussi le «rassemblement de toute la gauche» : avec la radicale de gauche Chantal Robin-Rodrigo en deuxième position, le rugbyman Philippe Dintrans en troisième, la communiste Marie-Pierre Vieu en quatrième et le Vert Henri Lourdou en cinquième. «La LCR est prête à un accord technique avec nous si elle passe les 5 % le 9 mars, reprend Jean Glavany. Et Lutte ouvrière, qui ne s’est toutefois pas décidée assez tôt, était prête à nous rejoindre dès le premier tour.»

Désamour. Gérard Trémège le dit lui-même, Tarbes est «une ville de gauche actuellement gérée par un homme de droite». Le désamour manifesté par l’opinion à l’encontre de Nicolas Sarkozy ne l’aidera pas vraiment à maintenir cette exception. «Je suis UMP par filiation, reprend-il, l’humour amer. Et on ne choisit pas ses parents

Pendant la campagne des législatives :

Lourdes-info a écrit:

Législatives : Gérard Trémège compte surfer sur la vague bleue et sur son bilan tarbais - Avec sa suppléante Ginette Curbet, Gérard Trémège, maire de UMP de Tarbes, candidat aux élections législatives dans la deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées, poursuit sa campagne. Il se dit serein . « Il est de nécessité pour ce territoire, souligne-t-il, de voter pour le candidat de la majorité présidentielle, et probablement de la future majorité à l'assemblée nationale ». Il fustige le bilan des 5 ans de mandature dans l'opposition de la députée sortante Chantal Robin-Rodrigo. Il met en avant son amitié avec Nicolas Sarkozy ainsi qu'avec François Fillon. Il compte bien faire échec au grand chelem parlementaire de la gauche dans le département le 17 juin prochain. Il estime n'avoir rien à perdre. « Si je ne suis pas élu député, cela ne veut pas dire que je ne serai pas réélu maire de Tarbes. Les législatives représentent un premier round pour les municipales. Je ne suis pas inquiet pour ce scrutin. Ce premier round va également permettre de clarifier les positions. » Le candidat de UMP pense que les élections législatives vont se jouer dans l'agglomération tarbaise et pas sur Lourdes.

Voilà un homme de conviction !

Re: Girouettes et traitres

juste un petit up pour rajouter Montebourg et Voynet (à suivre) pour leur cumul de mandats...

130

Re: Girouettes et traitres

Alors, pour résumer : avant les présidentielles, Villiers s'oppose logiquement à Sarkozy ("le Chirac numérique", la droite socialiste, je serai au 2nd tour et pas lui etc : http://elections.france2.fr/presidentie … p?page=1).
Au 2nd tour, il appelle à voter Sarkozy et s'allie à l'UMP pour les législatives (quid du Traité de Lisbonne au fait ?).
Maintenant qu'il a été réélu à la tête du conseil général de Vendée, il serait tenté de dire : Haha ! je vous l'avais bien dit de ne pas voter pour Sarkozy, l'UMP, poudre aux yeux etc.
Cela dit, il ne dirait quand même pas non à un ministère (pourquoi pas celui de la Défense, en effet ?).
Comment ça ? Une girouette, Villiers ? Mais quelle idée, voyons...

Le Figaro a écrit:

Villiers s'interroge sur son avenir national 

Après son échec à la présidentielle, l'élu de la Vendée a enregistré de bons résultats aux cantonales dans son fief.
«  JE N'AI pas fini ma cure de silence. » Depuis son échec à la présidentielle il a obtenu 2,23 % des voix, soit 818 000 suffrages , Philippe de Villiers panse ses plaies et se tait obstinément. Le ciel s'éclaircit pourtant quelque peu pour le créateur du Puy-du-Fou. Le Vendéen juge que son candidat peut l'emporter dès le premier tour lors de la législative partielle qui aura lieu demain dans son fief (voir encadré). Cette élection, organisée après que le Conseil constitutionnel a déclaré inéligible le député élu en juin, Joël Sarlot (divers droite), intervient alors que Villiers a obtenu de très bons résultats aux cantonales. Le président du Mouvement pour la France (MPF) a emporté treize des quinze cantons renouvelables et a été réélu président du conseil général.

L'alerte a été rude. Alarmé par son mauvais score en Vendée à la présidentielle il n'y a recueilli que 11,28 % des voix, deux fois moins qu'à la présidentielle de 1995 , Villiers, poussé par les barons de son département, avait aussitôt conclu un accord électoral avec Sarkozy dans son département en vue des législatives. En contradiction flagrante avec le discours tenu lors de la campagne présidentielle, le Vendéen n'a subordonné cet accord à aucun engagement de l'UMP sur les thèmes chers au MPF. Ses deux députés sortants ont obtenu le label de la « majorité présidentielle » et ont été réélus sans avoir de candidats UMP contre eux.

Ainsi rallié à Sarkozy, Villiers s'est montré depuis lors très modéré à son égard. Soucieux de ne rien dire qui puisse entraîner des représailles de l'UMP et compromettre sa réélection à la tête du conseil général, l'élu souverainiste s'est presque abstenu de toute déclaration publique contre le traité de Lisbonne.

Conforté dans son fief lors des cantonales, Philippe de Villiers peut-il aujourd'hui, enhardi par la chute de popularité du chef de l'État et la défaite de l'UMP aux municipales, ambitionner encore un rôle national ? « Il a envie de crier aux électeurs de droite : “Je vous l'avais bien dit !” », confie un de ses barons vendéens.

Bientôt, un coup médiatique

Villiers envisage de faire sa rentrée nationale en réalisant un « coup médiatique » le 29 mai. Trois ans, jour pour jour, après le référendum du 29 mai 2005, où le traité constitutionnel européen avait été rejeté par 54,68 % des suffrages. Reste à savoir si le Vendéen a encore les moyens de ses ambitions. Âgé de 59 ans, Philippe de Villiers est confronté à la concurrence de Nicolas Dupont-Aignan, de douze ans son cadet. Autant le créateur du Puy-du-Fou a été contraint de ménager Sarkozy, autant le fondateur de Debout la République tire sur lui à boulets rouges. Séduits par le gaullisme intransigeant de Dupont-Aignan et sa campagne contre le traité de Lisbonne, certains militants du MPF ont quitté Villiers ces derniers mois pour rejoindre le député de l'Essonne.

L'un et l'autre ont les élections européennes de 2009 en ligne de mire. Iront-ils à la bataille chacun de leur côté ou feront-ils liste commune de peur de se neutraliser l'un l'autre ? « Quand je m'arrête à une station-service, tout le monde me reconnaît, argumente le Vendéen. Nicolas Dupont-Aignan, lui, a des convictions fortes et de la ténacité. Mais avant qu'il ait une notoriété comme la mienne… » L'avertissement n'émeut pas le président de Debout la République, moins charismatique que Villiers, mais convaincu que son heure est arrivée.

Le Vendéen, pour le moment, se consacre à reconstruire son image de contestataire. Il dément les rumeurs qui le donnent ministre de la Défense lors du remaniement attendu début 2009. « Je ne suis pas un quémandeur. » En dépit des difficultés, emporté par son tempérament enthousiaste et joueur, Villiers veut y croire. Encore. Toujours.

Pour voir les commentaires, savoureux, des militants MPF qui ont déferlé sur le site du Figaro : http://www.lefigaro.fr/politique/2008/0 … ional-.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Girouettes et traitres

Broz dans forum scpo - thread élections américaines a écrit:

Ouais mais entre Bristol Palin et Meghan McCain, je pourrais avoir envie de changer d'avis d'un coup.

Ça me donne aussi l'occasion de ressusciter un de mes threads préférés.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Girouettes et traitres

Sarkozy, le 8 juin 2006 a écrit:

Si un jour je devais avoir  des responsabilités, une des premières choses que je ferais, c’est de supprimer le droit de grâce  et l’amnistie.

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17928

Sarkozy, le 14 juillet 2007 a écrit:

Il n'y aura pas de grâce collective à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet.
C'est ma conception de la République. Je ne ferai pas d'amnistie collective et je n'accorderai pas de grâce collective.
J'avais dit pendant la campagne présidentielle qu'il n'y aurait pas d'amnistie. J'ai tenu ma promesse. L'élection présidentielle ne donne pas le droit 'd'effacer les ardoises'. Quelle logique y aurait-il à ne pas amnistier les contraventions et à gracier les délinquants ?
Ou faut-il admettre que la justification de la grâce présidentielle soit de vider les prisons qui sont surpeuplées ? Depuis quand le droit de grâce sert-il à gérer les prisons ?

Il dit en revanche reconnaître "l'utilité, pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles, d'une grâce individuelle prononcée de façon transparente".

http://www.francematin.info/Nicolas-sar … 12901.html

Sarkozy, le 23 décembre 2008 a écrit:

Sarkozy gracie partiellement Marchiani

Vingt-sept détenus «méritants» ont eu droit à des remises de peines de la part de Nicolas Sarkozy, dont l'ancien proche de Charles Pasqua, qui devrait bénéficier d'une libération conditionnelle.

Joli cadeau de Noël pour Jean-Charles Marchiani. L'ancien préfet du Var, proche de Charles Pasqua, qui purge une peine de trois ans de prison pour plusieurs affaires de corruption, a finalement bénéficié d'une grâce partielle de Nicolas Sarkozy. Sa peine sera réduite de six mois, ce qui devrait lui permettre de bénéficier d'une libération conditionnelle ou d'une remise de peine dans les prochaines semaines.

Le chef de l'Etat avait demandé fin novembre à Rachida Dati une liste d'une quarantaine de prisonniers «méritants» afin de les faire bénéficier de son pouvoir de grâce. S'il s'est toujours prononcé contre la grâce collective pratiquée jusqu'ici par les présidents le 14 juillet, Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il n'était pas contre l'usage du droit de grâce individuelle dont il bénéficie au terme de l'article 17 de la Constitution. Selon lui, il est utile «pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles».

Dans un entretien accordé à RTL le 27 mai dernier, Nicolas Sarkozy avait expliqué n'être «pas enthousiaste des grâces, en tout cas des grâces totales. Nous verrons s'il y a matière à faire grâce partielle», ajoutait-il à propos de Jean-Charles Marchiani.

Contacté par lefigaro.fr, l'Elysée a expliqué dans un premier temps ne pas pouvoir indiquer si d'autres gestes ont été accordées à titre individuel : «La position de la présidence est de ne faire aucun commentaire sur les grâces». Changement de cap quelques minutes plus tard : dans un communiqué, la présidence précise que 27 détenus ont bénéficié de remises de peine, dont «22 grâces partielles et de 5 grâces pour le reliquat de peine, soit 5 sorties immédiates». Une précision importante, mais facultative au regard de la loi : le droit de grâce ne donne en effet lieu à aucune publication au Journal Officiel ni à aucun contrôle juridictionnel.

Marchiani, prévenu au procès de l'Angolagate

L'ancien préfet du Var, âgé de 65 ans, est incarcéré à la prison de la santé depuis le 26 mai. Il a été reconnu coupable de «trafic d'influence par personne dépositaire de l'autorité publique», pour avoir touché des commissions occultes, notamment sur les marchés du tri des bagages à Roissy ou sur des ventes de boîtes de vitesses pour Char Leclerc aux Emirats Arabes Unis.

Jean-Charles Marchiani comparaît par ailleurs dans le procès de l'Angolagate, qui se tient depuis octobre et dont le verdict n'est pas attendu avant l'automne 2009. Dans cette affaire, l'ancien préfet, qui s'attribue le mérite de la libération des otages français au Liban dans les années 1980, risque à nouveau de la prison ferme.

L'annonce d'une prochaine grâce de Jean-Charles Marchiani avait fait bondir les syndicats, qui dénonçaient «le fait du prince» alors que les prisons sont surpeuplées. La CGT-Pénitentiaire avait notamment estimé, dans un communiqué, que «les critères de méritocratie du pouvoir sont bien particuliers : «Quel acte de bravoure que de séjourner dans le quartier VIP de la prison de Paris-la-Santé», dénonçait le syndicat, parlant de «pratiques scandaleuses».

Outre Jean-Charles Marchiani, plusieurs personnalités publiques ont bénéficié de ce droit. Parmi eux, Guy Drut, Maxime Gremetz, José Bové ou Harlem Désir.

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/1 … hiani-.php

Marchiani peut lui dire merci. Comme le dit Montebourg, c'est une reconstitution des privilèges. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/ … ebourg.php

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Re: Girouettes et traitres

Reconstitution ?  C'est juste le maintien de la tradition.

134

Re: Girouettes et traitres

On sait ce que vaut Besson mais c'est toujours marrant à lire :

Libération a écrit:

Quand Besson flinguait la politique d’immigration de Sarkozy

Il y a pile deux ans, Eric Besson, probable futur ministre de l’Immigration attaquait Nicolas Sarkozy - alors ministre de l'Intérieur –, et sa politique d’immigration, dans un ouvrage intitulé Les inquiétantes ruptures de M. Sarkozy. Les paragraphes du chapitre consacré à l’immigration portent des titres éloquents: «les lois sur l’immigration ou la production assurée de clandestins», «la loi du 26 novembre 2003 ou un échec reconnu à mi-mot», «la loi du 24 juillet 2006 ou le faux alibi de l’immigration choisie».

Au fil des pages, Besson se livre à un pilonnage en règle de la politique d’immigration de Sarkozy.
Morceaux choisis: «En supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation, Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l’immigration clandestine !»

Autre morceau choisi: «La loi du 26 novembre 2003 avait deux objectifs selon le ministre de l’intérieur: “réformer la double peine” et “mettre un frein à la dérive des flux d’immigration créée par la loi Chevènement de 1998” en dotant l’État de “véritables outils de lutte contre l’immigration clandestine”». «On peut aujourd’hui mesurer l’échec de chacune de ces deux ambitions», conclut Besson.

Enfin, à propos de la loi de 2006 qui avait pour objectif de privilégier l’immigration «choisie» contre l’immigration «subie» en créant notamment la carte Compétences et talents: «On peut tout d’abord contester la pertinence d’une telle politique qui consiste à favoriser l’installation professionnelle en France des diplômés étrangers de niveau au moins égal au master et qui octroie une carte de séjour “compétences et talents”», écrit Besson. Au lieu de faciliter la circulation des étrangers par l’octroi de visas à entrées multiples, cette politique favorise l’installation définitive en France et participe au pillage des élites des pays en développement».

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Girouettes et traitres

Qui mieux que Karmitz mérite une place dans ce thread ?

Le Monde a écrit:

Marin Karmitz L'art de la dialectique

Promis, juré : il n'a pas vendu son âme à Nicolas Sarkozy. "J'ai toujours été indépendant, et ce n'est pas à mon âge que je vais abandonner ma liberté", assure Marin Karmitz, 70 ans, quelque peu agacé. Chargé le 7 janvier par le président de la République d'animer le Conseil pour la création artistique, coprésidé par Nicolas Sarkozy et la ministre de la culture, Christine Albanel, l'ancien militant gauchiste devenu un pilier incontournable du septième art assure qu'il "n'est pas passé au sarkozysme".

Cheveux blancs, regard de boxeur et sourire charmeur, Marin Karmitz ne semble à l'aise que dans l'adversité. "Je suis toujours là où l'on m'attend le moins, car la création se fait toujours contre", lâche-t-il. "C'est un emmerdeur au bon sens du terme, quelqu'un qui aime la bagarre et qui prend un certain plaisir dans la provocation", juge l'écrivain Olivier Rolin qui fut, dans les années 1970, un pilier de la Gauche prolétarienne, dont Karmitz faisait partie. Coutumier des revirements stratégiques, Marin Karmitz est surtout un fin stratège.

Il admet qu'il est "un peu difficile à suivre", même s'il reste "sur une ligne plutôt droite", au prix de contorsions dialectiques qui, depuis des années, le font osciller de la périphérie au centre. "Il peut y avoir des marges et un centre, mais il faut qu'il y ait interaction entre les deux, sinon le centre s'affaiblit et les marges se marginalisent", explique-t-il. Une théorie qu'il a mise en pratique dès la fin des années 1960 en créant MK2, sa société de production cinématographique, à laquelle il adjoint une structure de distribution tout en développant un réseau de salles à Paris dont la première, le 14 Juillet-Bastille, a été inaugurée le 1er mai 1974.

Aujourd'hui, MK2 figure parmi les quatre principaux groupes cinématographiques français, avec la production de plus de 90 longs métrages, 300 films distribués et un circuit de 58 écrans répartis sur 10 complexes à Paris. Sans oublier un catalogue de droits sur plus de 400 films (dont tous les Chaplin, François Truffaut, Claude Chabrol), une filiale vidéo et des centaines de récompenses dans les festivals les plus prestigieux pour des réalisateurs à qui il a donné une première chance.

"Je ne suis pas un producteur de cinéma, mais un éditeur et un marchand de films", dit-il. "Dans un premier temps, j'aide à mettre au monde et ensuite je me conduis comme un pédiatre." Tout en gardant un oeil sur son empire, Marin Karmitz a confié en 2005 l'avenir de MK2 (70 millions d'euros de chiffre d'affaires, 400 salariés) à son fils Nathanaël, 30 ans.

Fils d'un industriel juif roumain et d'une intellectuelle ayant fui l'antisémitisme des nazis puis des Soviétiques, Marin Karmitz, qui est arrivé en France en 1947 à l'âge de 9 ans sans connaître un mot de français, suscite à la fois admiration et exaspération. Parti de rien avec l'argent de papa - un richissime homme d'affaires -, ce fils de l'école de la République, comme il se définit, opte rapidement pour le cinéma, "un métier de création" comme en rêvait sa mère.

Diplômé de l'Idhec, l'école de cinéma, en 1957, assistant de Jean-Luc Godard, il signe en 1964 son premier court métrage Nuit noire, Calcutta sur un scénario de Marguerite Duras. Dans la foulée de Mai 68, il réalise trois longs métrages au ton radical, dont Coup pour coup, chronique d'une usine textile en grève, jouée par des ouvrières. Le film est refusé par les distributeurs, ce qui décide Marin Karmitz à fonder son propre réseau. "Je revendique plus que jamais Mai 68, et j'ai d'ailleurs construit mon entreprise comme un militant", dit-il.

Un militant qui n'aime pas les syndicats, les 35 heures, et qui n'hésite pas à virer du jour au lendemain les collaborateurs qui ne pensent pas comme lui. Et, aujourd'hui, lorsqu'il reçoit à dîner dans son hôtel particulier du Quartier latin, ses invités sont servis par des maîtres d'hôtel en gants blancs... "Marin est un homme de bon goût et d'argent", remarque son ami de trente ans Alain Sussfeld, directeur général d'UGC, contre qui Marin Karmitz a mené une féroce bataille lors de la création des cartes de cinéma illimitées.

Ex-communiste, ex-maoïste puis proche du Parti socialiste dans les années 1980, Marin Karmitz se serait bien vu en ministre de la culture de François Mitterrand. Déçu, il rompt avec les socialistes en 1985, lorsque le président socialiste offre La Cinq à Silvio Berlusconi. Toujours "à gauche et rebelle", il erre aujourd'hui sur l'échiquier politique.

Le 25 novembre 2008, alors que la gauche mène la guérilla au Parlement pour retarder le vote de la réforme sur l'audiovisuel public voulue par Nicolas Sarkozy, il cosigne dans Le Monde une tribune incendiaire. Il dénonce un "sentiment de trahison" et déplore le "détricotage" des propositions de la commission Copé sur la télévision publique - dont il faisait partie - opéré par "les hommes politiques de la majorité". La gauche applaudit debout. Deux semaines plus tard, le 9 décembre, c'est la douche froide. Dans un entretien au Monde, il affirme finalement que le président de la République "a peut-être sauvé France Télévisions".

Le producteur de télévision Nicolas Traube - cosignataire de la tribune et qui était aussi membre de la commission Copé - dira "qu'il en est resté sur le cul". Beaucoup s'offusquent de ce qu'ils qualifient d'opportunisme. "Pour Sarkozy, c'est une belle prise de guerre", remarque Jérôme Clément, vice-président d'Arte, qui a coproduit de nombreux films avec Marin Karmitz. Plus simplement, Alain Minc, visiteur du soir de l'Elysée et ami du producteur, est, une nouvelle fois, passé par là...

Cette prise de position publique lui ouvre les portes de l'Elysée. Le lendemain, un collaborateur de Nicolas Sarkozy le contacte pour lui dire que "le président veut le voir". L'entretien dure plus d'une heure et demie. Marin Karmitz explique au chef de l'Etat que "les grandes présidences ont toujours été marquées par une politique culturelle". Il lui détaille la différence entre une politique culturelle "qui se réfléchit" et une gestion culturelle "qui s'applique". "Je l'ai trouvé incroyablement à l'écoute, ouvert et avec l'envie de découvrir un monde qu'il ne connaît pas bien", dit le producteur.

Le 13 janvier, avant de présenter ses voeux au monde culturel à Nîmes, le président appelle Marin Karmitz. "Accepteriez-vous d'animer un conseil pour la création artistique ?", lui demande-t-il. Une sorte de ministère bis de la culture qui ne porte pas son nom. Le producteur s'empresse d'accepter. "J'ai réfléchi cinq minutes en me demandant si j'avais quelque chose à apporter. La réponse a été immédiatement oui", sourit Marin Karmitz, donnant l'impression de l'enfant qui a joué un bon tour.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Girouettes et traitres

Ah, la vie est dure pour Peillon :

Peillon le 1er mars a écrit:

[La désignation comme tête de liste des européennes dans le Sud-Est] est un crève-coeur pour moi. Ce n'était pas le choix que j'ai fait, c'est un choix qui résulte des résultats du congrès. C'est contre mon plein gré.

http://www.leparisien.fr/une/europeenne … 427176.php

Mais Vincent est un homme raisonnable et pétri de convictions :

Peillon, le lendemain a écrit:

[Le Sud-Est] est la seule région où je souhaitais et où j'ai accepté d'aller.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/ … ud-est.php

Besson l'a appelé le serpent (c'est l'hôpital qui se fout de la charité) mais c'est assez mérité. http://www.leparisien.fr/politique/bess … 427271.php

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Re: Girouettes et traitres

Haha ! Quel guignol, ce type...

Le Monde - AFP a écrit:

Adhésion de la Turquie à l'UE : la volte-face de Kouchner

"Moi, j'étais partisan de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne", a déclaré sur RTL le ministre des affaires étrangères, qui a participé à plusieurs gouvernements socialistes avant de rejoindre celui de Nicolas Sarkozy, précisant qu'il ne l'était plus depuis le sommet de l'OTAN samedi à Strasbourg. Lors de cette réunion, la Turquie a longtemps bloqué l'approbation du Danois Anders Fogh Rasmussen comme secrétaire général de l'OTAN, avant de céder à des pressions américaines en échange de plusieurs garanties. Comme on lui demandait pourquoi il parlait à l'imparfait de son soutien à l'entrée d'Ankara dans l'UE, Bernard Kouchner a répondu : "Oui, parce que j'ai été très choqué par cette forme de pression qui a été exercée sur nous" lors du sommet de l'OTAN.

A l'appui de son opposition, la Turquie a reproché à Anders Fogh Rasmussen d'avoir défendu la publication au Danemark de caricatures controversées de Mahomet qui avaient provoqué la colère du monde musulman en 2005. Les Etats-Unis se sont portés garants de plusieurs engagements du Danois à favoriser, une fois à l'OTAN, un dialogue avec le monde musulman. Selon la presse turque, plusieurs postes-clés au sein de l'Alliance devraient aussi revenir à Ankara. Ce rappel de l'affaire des caricatures de 2005 "me semblait, le moins qu'on puisse dire, maladroit". Et "l'évolution de la Turquie dans le sens, disons, d'une religion plus renforcée, d'une laïcité moins affirmée, m'inquiète", a aussi souligné Bernard Kouchner.

Au sommet de l'OTAN, "la pratique [des Turcs] m'a choqué", a-t-il insisté. "Ce n'est pas aux Américains de décider qui entre en Europe ou pas. Nous sommes patrons chez nous !", a aussi lancé le ministre. Barack Obama a affirmé dimanche lors d'un sommet UE-Etats-Unis à Prague que "l'adhésion de la Turquie à l'UE (...) assurerait que [l'Occident continue] à ancrer fermement la Turquie en Europe". "J'ai toujours été opposé à cette entrée et je le reste", a répliqué vertement peu après Nicolas Sarkozy.

Les négociations d'adhésion de la Turquie, engagées en 2005, piétinent. M. Sarkozy et Mme Merkel défendent l'idée d'un partenariat privilégié, plutôt que d'une adhésion. Gordon Brown, tout comme le président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Barroso, est favorable  à l'entrée de la Turquie dans l'UE.

http://www.dailymotion.com/video/x8wjfd … -0704_news

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Girouettes et traitres

Haha le discours de Dakar "mal compris" ! Incroyable comme on peut devenir de droite en un rien de temps.

"Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage" Alexis de Tocqueville

139

Re: Girouettes et traitres

Ha oui, tu veux dire comme tous les petits Scpo qui ont vu un blocage injuste pour la première fois de leur vie la semaine dernière?
haha
C'est sûr qu'on ne passe pas à gauche par hasard non plus....

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: Girouettes et traitres

mami a écrit:

Ha oui, tu veux dire comme tous les petits Scpo qui ont vu un blocage injuste pour la première fois de leur vie la semaine dernière?
haha
C'est sûr qu'on ne passe pas à gauche par hasard non plus....

Excuse moi mais je ne comprend pas bien où tu veux en venir...

"Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage" Alexis de Tocqueville

Re: Girouettes et traitres

P!erre a écrit:
mami a écrit:

Ha oui, tu veux dire comme tous les petits Scpo qui ont vu un blocage injuste pour la première fois de leur vie la semaine dernière?
haha
C'est sûr qu'on ne passe pas à gauche par hasard non plus....

Excuse moi mais je ne comprend pas bien où tu veux en venir...

Les seuls vrais gens de gauche sont à SUD, les autres sont des opportunistes.

"Tout homme qui est un vrai homme doit apprendre à rester seul au milieu de tous, à penser seul pour tous - et au besoin contre tous." Romain Rolland

142

Re: Girouettes et traitres

C'est un peu facile de cracher sur Kouchner, et assez symptomatique de l'assouvissement d'un plaisir qui consiste à voir dans un "retournement de veste" le dévoilement d'une zone d'ombre, d'une contradiction. A cela est subordonnée la réflexion sur l'état de la Turquie aujourd'hui. Et si s'opposer à la candidature turque à l'Union Européenne relevait davantage du bon sens? Je vous laisse y méditer sur http://non-a-la-turquie.ning.com/

Captain Europa - http://www.captaineuropa.eu/

Re: Girouettes et traitres

L'argument du "bon sens" est des plus convaincants, j'en conviens... ou pas.

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

144

Re: Girouettes et traitres

Captain Europa a écrit:

Et si s'opposer à la candidature turque à l'Union Européenne relevait davantage du bon sens?

Ah ? C'est-à-dire ?

Re: Girouettes et traitres

Ben c'est des bronzés et des mahométans ! (ça me rappelle la magnifique BD d'un numéro d'IVV)

146

Re: Girouettes et traitres

FDL nl a écrit:
Captain Europa a écrit:

Et si s'opposer à la candidature turque à l'Union Européenne relevait davantage du bon sens?

Ah ? C'est-à-dire ?

- la Turquie vient de prouver qu'elle n'hésitait pas à faire passer ses intérêts avant ceux des communautés auxquelles elle se ligue (cf. le récent cas Rasmussen)
- des analystes Turcs reconnaissent eux-mêmes les manquements à la démocratie et le mépris des minorités
- le poids des militaires est important, etc.

Re: Girouettes et traitres

Et j'ajouterais que la Turquie n'est PAS MEMBRE de l'Union Européenne, donc elle ne peut l'être !

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: Girouettes et traitres

Captain Europa a écrit:

C'est un peu facile de cracher sur Kouchner, et assez symptomatique de l'assouvissement d'un plaisir qui consiste à voir dans un "retournement de veste" le dévoilement d'une zone d'ombre, d'une contradiction.

Oui c'est vrai, c'est assez facile de cracher sur Kouchner quand on entend un argument aussi pitoyable que "ils se sont mal comportés lors du sommet de l'OTAN donc je change d'avis parce que je suis choqué". C'est juste une blague, rien de logique dans son raisonnement (et c'est presque assumé), Kouchner ne se donne même pas la peine d'avancer de raisons de fond pour justifier un revirement aussi profond de position tant il prend les gens pour des cons lors de cette interview. C'est par ailleurs confirmé par son avis sur un discours de Dakar "mal compris". On peut défendre le refus de l'entrée de la Turquie dans l'UE, mais pas avec ces arguments, je pense que tu en conviendras.

Et si s'opposer à la candidature turque à l'Union Européenne relevait davantage du bon sens? Je vous laisse y méditer sur http://non-a-la-turquie.ning.com/

Captain Europa - http://www.captaineuropa.eu/

C'est gentil de nous laisser à méditer sur une question de bon sens. Apparemment un certain nombre de personnes largement plus compétentes que nous y réfléchissent et ça ne leur a pas paru particulièrement évident.

Captain Europa a écrit:

- la Turquie vient de prouver qu'elle n'hésitait pas à faire passer ses intérêts avant ceux des communautés auxquelles elle se ligue (cf. le récent cas Rasmussen)
- des analystes Turcs reconnaissent eux-mêmes les manquements à la démocratie et le mépris des minorités
- le poids des militaires est important, etc.

1) Bullshit dans la mesure où AUCUN des pays de l'UE n'hésite à faire passer ses intérêts avant ceux des communautés. La France n'échappe pas à la règle, avec une PAC mal répartie au sein de l'Union qui ne peut pas être remise en cause, et globalement un rôle dominant qui lui permet d'exister diplomatiquement et économiquement à l'échelle internationale. Ca n'a pas gêné beaucoup de monde que l'Irlande joue le free rider fiscal jusqu'à aujourd'hui. Ca n'a pas vraiment choqué grand monde que les pays de l'Est passent leurs commandes militaires auprès des américains.

2) C'est un argument de poids, et qui sera déterminant dans la décision prise à la fin du processus en cours. Il ne faut pas laisser penser que ce processus implique une adhésion de fait, ce n'est pas le cas. La Turquie peut évoluer dans la voie de la démocratie et tendre à devenir un Etat de droit. Le processus d'adhésion peut l'y aider. A moi avis, il sera trop court pour arriver à des résultats suffisants ; mais après tout pourquoi pas ?

3) Le troisième argument est juste compris dans le second, mais ça rajoute un peu de relief dans ton argumentation, c'est bien. Le "etc." est au mieux ridicule, au pire douteux.

"Les Français veulent l'égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l'esclavage" Alexis de Tocqueville

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Re: Girouettes et traitres

Tiens, un nouvel Hervé Novelli :

Le Figaro a écrit:

Guillaume Peltier à l'UMP

L'adhésion à l'UMP de Guillaume Peltier, ancien bras droit de Philippe de Villiers, est selon l'Express, imminente. " La procédure est en cours" a expliqué l'ancien n°2 du Mouvement Pour la France (MPF). Guillaume Peltier devrait, dans un premier temps, être candidat aux cantonnales de Mars 2010 avant de représenter l'UMP aux élections municipales de Tours en 2014.

Ce nouveau venu dans le parti n'a pas été vu d'un bon oeil par tous. L'ancien ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres, s'est longtemps opposé à l'arrivée de cet ancien membre du FN et du MPF.

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Re: Girouettes et traitres

Nicoalas sarkosy a au moins l'honêté de dire, je suis au service de bilderberg, donc pour les servir je vais vous n... , puis de solliciter l'autoristaion majoritaire et de l'obtenir.

Puis il nous n... mais il nous kl'avaient dit.

Les socialistes nous n. en nous ayant dit qu'il venaient faire le contraire !