Topic: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Juste pour centraliser sur 1 fil les discussions émanant des 2 fils "réactions internationales" et "la relation transatlantique refondée".



Voici ce à quoi s'attendre entre le 17 mai 2007 et le 8 mai 2012 (que le PS gagne les législatives ou pas, ça ne changera rien) :


Sarkozy Président tiendra-t-il les promesses du candidat ? a écrit:

Etes-vous favorable à l'entrée, un jour, de l'Ukraine et de la Géorgie dans l'OTAN ? Dans l'Union européenne ?

Avec l'Ukraine et la Géorgie, je souhaite que nous progressions d'abord dans la voie du partenariat privilégié avec l'Union qui permettra à ces pays de prendre part au grand marché et de participer à certaines politiques européennes, par exemple dans le domaine commercial ou en matière d'éducation et de recherche. Concernant l'OTAN, je souhaite que le rapprochement amorcé avec l'Ukraine et la Géorgie se poursuive. Le « dialogue intensifié » peut être un premier pas vers une éventuelle intégration. Mais l'adhésion doit aussi refléter la volonté des pays concernés et de leurs citoyens.


Seriez-vous prêt à accélérer le projet de gazoduc Nabucco qui vise à permettre à l'Europe de réduire sa dépendance aux approvisionnements en gaz russe, en ouvrant une voie d'acheminement des hydrocarbures d'Asie centrale qui éviterait le territoire russe ? 

Oui, car ce gazoduc est un projet d'infrastructure énergétique particulièrement important pour l'Union européenne ; c'est également un outil pour développer la coopération avec notre voisin turc ainsi qu'avec les pays producteurs de gaz, en particulier de la Caspienne. La question n'est pas de réduire notre dépendance vis-à-vis de tel ou tel pays en particulier, il s'agit d'organiser un approvisionnement stable et diversifié sur le long terme pour les besoins énergétiques de l'Europe. Le développement d'une véritable politique européenne de l'énergie est un des principaux défis pour les prochaines années ; le projet Nabucco s'inscrit bien dans cet objectif. 

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Etes-vous favorable à l'augmentation des capitaux russes dans la société EADS, où ils sont présents actuellement à hauteur de 5 % ? 

Non, pour une raison très simple : EADS est une entreprise stratégique, liée aux impératifs de la défense française et européenne. Une augmentation de la participation de l'Etat russe au capital d'EADS - ou d'actionnaires qui en dépendraient en réalité - pourrait, surtout si elle devait tendre vers une minorité de blocage, remettre en cause notre indépendance et notre souveraineté nationale.


CRISE AU DARFOUR [peu importante : la France ne doit pas intervenir]

Etes-vous favorable à l'adoption de nouvelles sanctions contre le régime soudanais, si ce dernier continue de refuser le déploiement d'un contingent de casques bleus de l'ONU au Darfour, ainsi que le demande la résolution 1 706 du Conseil de sécurité ? Quelles sanctions exactement ?  |

Au Darfour, je n'accepte pas que la mauvaise volonté du gouvernement soudanais à appliquer la résolution 1 706 et sa complaisance à l'égard des milices djandjawids nous transforment en témoins impuissants de l'horreur. Si je suis élu, je n'hésiterai pas à militer pour un durcissement décisif des sanctions contre tous les responsables de la prolongation du conflit. Des mesures immédiates s'imposent, comme le gel des avoirs ou le refus de délivrer des visas pour les individus impliqués dans les massacres. La France appliquera au besoin ces mesures avec ses partenaires européens ou à titre national.

Last edited by Free French (06-05-2007 23:57:01)

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Etes-vous favorable à l'installation en Pologne et en République tchèque d'éléments du bouclier antimissile que veulent mettre en place les Etats-Unis ? Considérez-vous que ce projet a un sens, face au risque que l'Iran se dote à l'avenir de missiles pouvant atteindre le territoire européen ?

"Je trouve quand même préoccupant de" [ formule typiquement sarkoziste ] ne pas discuter ensemble, avec nos partenaires européens, du système de défense antimissile que les Etats-Unis sont en train de mettre en place. Je ne vois pas comment on peut dire que c'est simplement le problème de la République tchèque ou de la Pologne et que ce n'est pas du tout celui de l'Europe, sauf à renoncer à toute ambition d'une politique européenne de la défense. 
Etes-vous favorable à l'installation en Pologne et en République tchèque d'éléments du bouclier antimissile que veulent mettre en place les Etats-Unis ? Considérez-vous que ce projet a un sens, face au risque que l'Iran se dote à l'avenir de missiles pouvant atteindre le territoire européen ?

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Free French a écrit:

Juste pour centraliser sur 1 fil les discussions émanant des 2 fils "réactions internationales" et "la relation transatlantique refondée".



Voici ce à quoi s'attendre entre le 17 mai 2007 et le 8 mai 2012 (que le PS gagne les législatives ou pas, ça ne changera rien) :


Sarkozy Président tiendra-t-il les promesses du candidat ? a écrit:

Etes-vous favorable à l'entrée, un jour, de l'Ukraine et de la Géorgie dans l'OTAN ? Dans l'Union européenne ?

AFP a écrit:

Johnny Hallyday affirme que Nicolas Sarkozy "tiendra ses promesses"

C'est clair, non ?

Last edited by Etudiant en vadrouille (07-05-2007 00:10:41)

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Avec Johnny aux affaires fiscalo-belges et Douste au MAE, tout devient possible !

Plus sérieusement, je crois que Johnny va rester à Gstadt et que ouste Douste.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Free French a écrit:

[

[b]"Je trouve quand même préoccupant de" [ formule typiquement sarkoziste ] ne pas discuter ensemble, avec nos partenaires européens, du système de défense antimissile que les Etats-Unis sont en train de mettre en place. Je ne vois pas comment on peut dire que c'est simplement le problème de la République tchèque ou de la Pologne et que ce n'est pas du tout celui de l'Europe, sauf à renoncer à toute ambition d'une politique européenne de la défense.

Il manque pas d'air. Merkel parle au nom de tous les européens depuis le début de cette histoire, et personne ne lui a rien dit (sauf les deux abrutis en Pologne, mais ceux là...)

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

un anar mao devenu sarkoziste a écrit:

ANDRÉ GLUCKSMANN.
Vous avez revendiqué 
une rupture en matière de politique 
intérieure ou à propos du « modèle 
français », préconisez-vous également 
une rupture dans la stratégie internationale 
de la France ? 


NICOLAS SARKOZY. La réponse est oui. 
D’abord, je conteste l’idée du 
« domaine réservé ». Car elle me paraît 
contraire à la démocratie. À mes yeux, 
il n’y a pas de domaine réservé. Si le 
domaine réservé c’est de dire que l’on 
ne doit ni débattre ni rendre de 
comptes sur la politique étrangère, je 
le conteste clairement. Je demande 
que les tabous soient levés en matière 
de politique étrangère, je demande 
que le Parlement puisse en débattre, 
et je conteste l’idée qu’un homme, 
quelle que soit sa fonction, demeure 
« propriétaire » de cette question. 
C’est, je vous en fais la remarque, une 
première rupture ! D’ailleurs ce que 
je dis sur la politique étrangère, je 
pourrais le dire de la politique de 
défense.

. Ce que je refuse ici, c’est la notion 
de « secret » ou de « raison d’État ». 
Or, la caractéristique du monde d’aujourd’hui, 
c’est que l’on sait tout et en 
temps réel.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Elessar a écrit:
Free French a écrit:

[

[b]"Je trouve quand même préoccupant de" [ formule typiquement sarkoziste ] ne pas discuter ensemble, avec nos partenaires européens, du système de défense antimissile que les Etats-Unis sont en train de mettre en place. Je ne vois pas comment on peut dire que c'est simplement le problème de la République tchèque ou de la Pologne et que ce n'est pas du tout celui de l'Europe, sauf à renoncer à toute ambition d'une politique européenne de la défense.

Il manque pas d'air. Merkel parle au nom de tous les européens depuis le début de cette histoire, et personne ne lui a rien dit (sauf les deux abrutis en Pologne, mais ceux là...)

Tu aurais les propos de Merkel stp (en anglais ou français, au pire en allemand) ou une idée d'où les trouver ?
Merci.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

http://www.google.fr/search?hl=fr&q … &meta=

J'ai un peu de mal à trouver de la doc à cette heure ci, je vai me remuer dans les prochains jours. Globalement, Merkel a gueulé que les américains auraient du informer les russes. le SPD lui met plus de pression (Steinmeier, ministre des affaires étrangères est du SPD) mais elle joue pas mal l'équilibriste.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Merci, je note les mots clés et vais creuser aussi demain.

(de toutes façons, ça n'est pas d'une importance capitale, je pense que Sarkozy va s'en branler royalement de la position d'Angela sans vouloir lu faire de peine).
Mais ça serait intéressant à suivre si pour une fois les Allemands rappellent la France à l'ordre.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Cholapin, montre ce que tu as dans le ventre sur ce fil stp.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Yep a écrit:

Je pense qu'il faut nuancer ce que tu dis, même si c'est de plus en plus vrai. Au moment de la guerre en Irak, la France avait une superbe aura dans énormément de pays.

Et ça nous servi à quoi au final concrètement stp ?

Last edited by Free French (07-05-2007 01:38:14)

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Free French a écrit:

Cholapin, montre ce que tu as dans le ventre sur ce fil stp.

Tu rêves, Cholap n'a jamais rien à dire, mais au lieu de se taire, il place des lapalissades sans intérêt au milieu de posts vraiment argumentés et intéressants...

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Cross posting:

Yep a écrit:
Je pense qu'il faut nuancer ce que tu dis, même si c'est de plus en plus vrai. Au moment de la guerre en Irak, la France avait une superbe aura dans énormément de pays.

Comme tu le notes toi-même, c'était un événement ponctuel. Ca n'a rien à voir avec la fascination/admiration qu'avaient beaucoup d'étrangers pour la France en tant qu'idée, culture, histoire. Dans ce cas on était simplement d'accord avec sa politique étrangère, et désormais cette position de refus face aux USA se retourne contre la France, accusée de compenser sa faiblesse par de beaux discours.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Fred a écrit:
Yep a écrit:

Je pense qu'il faut nuancer ce que tu dis, même si c'est de plus en plus vrai. Au moment de la guerre en Irak, la France avait une superbe aura dans énormément de pays.

Comme tu le notes toi-même, c'était un événement ponctuel.

+ 2003
ponctuel et local


Fred a écrit:

Ca n'a rien à voir avec la fascination/admiration qu'avaient beaucoup d'étrangers pour la France en tant qu'idée, culture, histoire. Dans ce cas on était simplement d'accord avec sa politique étrangère, et désormais cette position de refus face aux USA se retourne contre la France, accusée de compenser sa faiblesse par de beaux discours.

+ 1789 aussi avec Fred.
A part chez des chefs d'Etat africains déjà à notre botte et chez les Russes et Chinois contents de ne pas utiliser leur véto, le discours de Villepin à l'ONU est resté ce qu'il était : du vent.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Sarkozy Président tiendra-t-il les promesses du candidat ? a écrit:

LE NUCLÉAIRE IRANIEN   

Si les Etats-Unis ou Israël décident à un moment donné que la seule façon d'empêcher l'Iran d'acquérir la bombe atomique est de procéder à des frappes militaires sur ses sites nucléaires, considérez-vous que la France devra s'opposer à ce scénario ? De quelle façon ? 


Je suis convaincu qu'une solution diplomatique est possible

si la communauté internationale reste ferme sur ses principes et dans ses demandes. +

Un nouveau conflit aurait des conséquences très graves pour la région. L'accès de l'Iran à l'arme nucléaire est inacceptable, mais le règlement de la crise avec l'Iran doit être recherché par la négociation et dans un cadre multilatéral. La France doit agir pour que la communauté internationale reste unie,  comme elle l'a été en adoptant à l'unanimité les résolutions 1737 et 1 747.


Etes-vous favorable, au cas où l'Iran continuerait à refuser de se conformer aux demandes de l'ONU et de l'AIEA, à ce que les grandes puissances mettent en place un embargo sur les ventes de produits pétroliers raffinés à l'Iran ? Accepteriez-vous l'idée de sanctions adoptées en dehors du cadre de l'ONU, sur la base d'une « coalition de pays volontaires »

Si l'Iran continue à ne pas respecter les résolutions du Conseil de sécurité, il faudra aller plus loin dans les sanctions pour faire comprendre au régime que nous n'acceptons pas le fait accompli d'un Iran nucléaire. Dans ce cas, nous rechercherons en priorité l'unité du Conseil de sécurité sur de nouvelles mesures. Rien n'est exclu, a priori , ce qui compte, c'est l'efficacité. [en tous temps ?...] 

S'agissant de sanctions en dehors du Conseil de sécurité, ce n'est pas un problème de principe. Mais il est, bien sûr, préférable d'avoir une résolution de l'ONU.


Seriez-vous d'accord pour que l'Iran soit autorisé à mener sur son territoire, et sous contrôle étroit de l'AIEA, des activités de recherche et développement dans le domaine de l'enrichissement d'uranium comme compromis éventuel pour sortir de l'impasse diplomatique ? 

Ce programme d'enrichissement iranien est dangereux car il n'a pas d'utilisation pacifique identifiable. Le Conseil de sécurité a donc exigé de l'Iran qu'il suspende y compris ce qu'il appelle ses « activités de recherche et développement ». Téhéran doit coopérer sans réserve avec l'AIEA, pour faire toute la lumière sur des années d'activités clandestines. La communauté internationale a fait des propositions ambitieuses, en particulier la possibilité pour l'Iran de développer un programme nucléaire clairement civil. Mais pour cela, l'Iran doit démontrer ses intentions pacifiques.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Rupture ou pas rupture ? a écrit:

PARIS (AP) -- 5.10.2006
Nicolas Sarkozy prône la rupture dans la politique étrangère. Dans un long entretien accordé à la revue "Le Meilleur des mondes", publiée jeudi, le président de l'UMP et candidat quasi-déclaré à l'élection présidentielle de 2007 se prononce notamment pour une révision de la stratégie nucléaire de la France dans le cadre d'une "actualisation nécessaire" de la politique de défense.
"Est-ce qu'il faut revoir notre stratégie nucléaire? La réponse est sans doute oui, pour partie, dans le cadre de l'actualisation nécessaire de notre politique de défense", déclare M. Sarkozy dans cet entretien accordé aux philosophes Pascal Bruckner et André Glucksmann, à la dramaturge Yasmina Reza et à Michaël Prazan, professeur de lettres et journaliste.
"Aujourd'hui l'adversaire ce n'est plus l'empire soviétique qui n'existe plus, c'est le terrorisme et la prolifération qui prospèrent sur le chaos alimenté par les Etats défaillants et attisé par des Etats despotiques en rupture de ban avec la communauté internationale", fait valoir le ministre de l'Intérieur. Il observe également que l'Europe est aujourd'hui "soumise au risque des armes chimiques".
"Est-ce que nous sommes adaptés à cette nouvelle lutte? Est-ce que notre stratégie est la bonne? Est-ce que nos concepts doivent évoluer? Le débat mérite d'être mené", poursuit M. Sarkozy.
Le président de l'UMP estime que "toute politique de défense crédible ne peut se construire que par une alliance -non exclusive d'autres partenaires- entre les Britanniques et les Français". La Grande-Bretagne et la France sont les seules puissances nucléaires européennes.
Nicolas Sarkozy s'inscrit cependant dans la continuité de Jacques Chirac quand il estime que la France "doit rester une puissance nucléaire et y consacrer les moyens financiers qui sont nécessaires".
En prenant position pour une révision de la politique nucléaire, M. Sarkozy brise un nouveau tabou dans sa course à l'Elysée. La dissuasion a toujours été en France un domaine réservé du chef de l'Etat. Jacques Chirac avait assuré le 19 janvier dernier lors d'une visite à la base de sous-marins nucléaires de L'Ile Longue (Finistère) que l'arme nucléaire était désormais adaptée aux nouvelles menaces que pourraient faire peser des Etats terroristes ou des puissances régionales.
Dans le même entretien, le président de l'UMP "conteste l'idée du domaine réservé", qui lui "paraît contraire à la démocratie". "Je conteste l'idée qu'un homme, quelle que soit sa fonction, demeure propriétaire de cette question", lance-t-il dans une autre provocation envers Jacques Chirac.
Nicolas Sarkozy récuse par ailleurs "la répartition théorique des tâches entre l'international, qui devrait échoir au président, et le national, qui serait l'affaire du Premier ministre". Ce dernier "doit soulager le président de la République d'un agenda international par définition extrêmement chargé".
Autre "rupture", le président de l'UMP refuse "la notion de secret ou de raison d'Etat", impossible à tenir selon lui dans le contexte de la mondialisation où "l'on sait tout et en temps réel".
Nicolas Sarkozy réaffirme son refus, exprimé récemment lors de son voyage très controversé aux Etats-Unis, d'une "France arrogante et pas assez présente" sur la scène internationale.
Il critique les relations personnelles nouées par Jacques Chirac avec les dirigeants chinois ou russe, dans lesquelles "on semble parfois prêt à échanger des principes contre la realpolitik".
"Je ne peux pas accepter qu'au prétexte d'avoir de bons rapports avec la Chine ou avec la Russie, on s'abstienne de dire ce que l'on pense à propos de références universelles qui ont fait la place de notre pays à travers le monde", accuse le président de l'UMP.
"La France doit porter des valeurs universelles, et la seule façon de les porter, c'est de les faire vivre", souligne M. Sarkozy. AP

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Sarkozy dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit ? a écrit:

Interview de Sarkozy dans la Revue "Défense" de l'IHEDN

Défense : Dans la perspective de votre installation à l'Elysée, comment concevez - vous la mise en application de la loi de programmation militaire ?
Celle-ci devra-t-elle être mise en oeuvre jusqu'en 2008 ou bien devra-t-elle être amendée avant terme ?

La loi de programmation 2003-2008 a permis de redresser l'effort d'équipement de nos forces armées, fortement malmené par le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002. C'est un acquis important, quand on sait que l'exécution défaillante de la LPM 1997-2002 a représenté la perte d'une année complète de crédits d'équipement pour nos armées. Le mérite en revient principalement à Jacques Chirac qui a donné les impulsions fondamentales, veillant constamment à ce qu'elles soient bien suivies d'effets. Grâce à lui, le prochain Président de la République pourra s'appuyer sur des capacités de défense modernisées et plus opérationnelles. Les Français, attentifs à leur sécurité et à la crédibilité de notre pays sur la scène internationale, ne peuvent que s'en réjouir, et je suis bien sûr de ceux là.

Maintenant, dans ce domaine comme dans les autres, je ne crois pas que l'immobilisme soit une option raisonnable. Les conditions de la conduite de notre effort d'équipement militaire sont perfectibles et il ne faut pas s'interdire par principe d'apporter des améliorations .

L'environnement mondial et européen dans lequel nous devons inscrire cet effort évolue sans cesse. Je rappelle que les lois de programmation militaire de 1997 et de 2002 sont indexées sur un modèle d'armée défini à partir des conclusions du Livre Blanc de 1994 []. Depuis, un certain nombre d'événements se sont produits qui appellent sans doute une actualisation de notre posture de défense, donc dans une certaine mesure de notre outil de défense et des choix qui le sous-tendent.

Chacun sait bien par ailleurs que la clôture de la loi de programmation en vigueur ne pourra faire l'économie de quelques ajustements en raison des problèmes de maîtrise calendaire, technique et financière posés par certains programmes. Je suis par conséquent plutôt partisan que nous prenions le temps d'organiser une transition réussie vers la prochaine loi de programmation, au besoin en conduisant un audit approfondi des programmes en cours et des conditions de leur réalisation.

Cette période transitoire doit être l'occasion d'une réflexion approfondie sur la réévaluation du cadre stratégique de notre politique de défense, puis de la hiérarchie dans l'expression des besoins et enfin des modalités de leurs satisfaction [].

Pourquoi ne pas imaginer par exemple une loi de programmation militaire exprimant des objectifs capacitaires associés à des enveloppes de crédits plutôt qu'un catalogue d'équipements ? Cela ferait davantage sens, tout en procurant plus de souplesse et de marges de manoeuvre en termes de réalisation des objectifs. Quoi qu'il en soit, il nous faudra également conduire une réflexion sur la rénovation de la fonction "achat" du ministère de la défense et l'optimisation de la maîtrise des programmes d'armement sur l'ensemble de la vie des équipements.


Q2 Défense : Au sujet de la prochaine loi de programmation militaire, envisagerez-vous une diminution, une stabilisation ou une augmentation de l'enveloppe budgétaire ?

Très franchement, la logique et le bon sens voudraient que l'on aborde la question de l'intensité de notre effort de défense par les fins plutôt que par les moyens. Cela dépend de ce que nous devons et voulons faire. Le dimensionnement physico-financier est tout de même tributaire d'une double démarche, l'une objective consistant à identifier et à parer les menaces et les risques qui pèsent sur la sécurité de notre pays et sur ses intérêts, l'autre plus subjective qui a à voir avec le volontarisme politique : quel niveau d'ambitions notre nation s'assigne-t-elle s'agissant de ses capacités d'intervention militaire, et au delà, de sa crédibilité internationale ?

Ce préalable étant posé, on peut raisonnablement penser, compte tenu de la forte instabilité de certaines régions du monde, de l'acuité de certaines menaces et de notre statut international, qu’il serait imprudent de relâcher notre effort de défense.

Je suis toutefois convaincu qu'à effort constant, nous pouvons encore accomplir bien des progrès pour dépenser mieux, pour utiliser plus efficacement les crédits mobilisés, qu'il s'agisse de la maîtrise des coûts et des calendriers. Je suis d'ailleurs prêt à m'engager sur le fait que les marges de manoeuvre qui s e raient dégagées dans ce sens soient intégralement réinvesties dans la consolidation de nos capacités de défense.

Il y a des besoins capacitaires qui ne sont pas aujourd'hui suffisamment pris en compte.
Je pense notamment
- à l'espace,
- au renseignement,
- à la protection de nos soldats engagés sur des théâtres extérieurs,
- et à celle, vitale, de notre territoire.
Il y a aussi l'effort de revalorisation de la condition militaire qui doit se poursuivre, celle-ci n'étant pas toujours à la hauteur de la reconnaissance due par la nation à des hommes et à des femmes soumis à des sujétions professionnelles et familiales particulièrement lourdes.


Q3 Défense : Sur le plan de la dissuasion nucléaire qui représente quelque 18% du budget d'équipement (environ 10% du budget global), là aussi quelle posture adopterez-vous : diminution, stabilisation ou augmentation ?

Il me semblerait là aussi plus cohérent de partir des finalités plutôt que des moyens pour répondre à votre question. Ne risque-t-on pas sinon de définir notre politique et notre outil de défense en fonction des capacités existantes, alors qu'ils devraient avant tout
être gouvernés par les besoins et les missions?

La force de dissuasion représente aujourd'hui entre 20 et 30 % du budget d'équipement des armées. Elle constitue le rempart ultime contre les atteintes à nos intérêts vitaux. Elle reste donc à mes yeux indispensable, a fortiori dans un contexte de prolifération balistique et nucléaire. Ce que je puis vous dire, c'est que si je deviens Président de la République, je ferai tout ce qui doit être fait pour préserver intactes l'indépendance et la crédibilité, tant politiques que techniques, de notre force de dissuasion. S'il m'est démontré que cela implique d'y consacrer 20% ou 30 % de notre effort d'équipement, alors nous continuerons d'y consacrer 20% ou 30%. Mais, là comme ailleurs parce qu'après tout, s'il s'agit de la sécurité de la France et des Français avec laquelle nous ne pouvons transiger, il s'agit également de leur argent, donc du fruit de leur travail-nous devons être vigilants à ce que les crédits affectés au maintien de la dissuasion soient utilisés au mieux.

Cela n'est pas incompatible au demeurant avec une réflexion sur la doctrine d'emploi et les moyens de cette dissuasion, voire les coopérations avec nos alliés.


Q4 Défense :
Compte tenu du fait que quelque 60% du budget de la défense concernent la masse salariale contre 40% dévolus aux équipements, pour quel format d'armée opterez-vous ?
Autrement dit, est-ce qu'il faudra remettre en cause les effectifs des armées et tout particulièrement celui de l'armée de terre ?

Décidément, la question des moyens vous obsède. Au risque de me répéter, je souligne une nouvelle fois que la définition du format ne peut être déconnectée d'une réflexion plus vaste sur ce que doivent être les objectifs de notre politique de défense et les missions imparties aux forces armées. La réponse à votre question dépendra des résultats de l'exercice d'actualisation du cadre stratégique d'emploi des moyens qui devra être mené à bien, quelle que soit au demeurant l'issue du prochain scrutin.

Je ne peux que vous redire mon souhait que notre effort global de défense soit au minimum maintenu à son niveau actuel et que le rythme des réformes visant à le faire gagner en performance s'accélère.

Je crois en tout cas nécessaire de recentrer au maximum les effectifs militaires sur leur coeur de métier, à savoir les activités opérationnelles. De ce point de vue, personne ne conteste aujourd'hui que des progrès notables peuvent encore être faits dans la réorganisation des implantations territoriales et la rationalisation des fonctions de base et de soutien. La professionnalisation a permis de franchir un premier cap décisif.

Les militaires ont montré à cette occasion une aptitude au changement tout à fait exemplaire, qui doit servir de référence pour la réforme des administrations dans leur ensemble. Une nouvelle étape de la transformation doit désormais être envisagée. Toutes les armées sont concernées, l'armée de terre, qui est la plus importante par le nombre des hommes et des implantations, comme les autres. Je sais aussi qu'elle est particulièrement sollicitée par

la multiplication des opérations extérieures et qu'elle a besoin de retrouver de la disponibilité opérationnelle. Ce doit être l'un des objectifs essentiels des réformes à conduire dans l'organisation et le fonctionnement de notre appareil de défense.


Q5 Défense : Dans un contexte d'économie et d'amélioration de l'usage des ressources, comment envisagerez-vous l'articulation entre la défense et la sécurité intérieure ?
Pour prendre un exemple concret, le dispositif "Vigipirate" doit-il être assumé par la gendarmerie territoriale ou la gendarmerie mobile ?

La sécurité de notre pays doit dorénavant s'envisager dans une dimension globale.

Nous n'avons plus aujourd'hui de menaces directes à nos frontières. Mais dans le même temps, il n'y a plus de frontières à nos menaces, qui sont devenues plus diffuses et moins prévisibles. Je pense notamment à la menace terroriste. En d'autres termes, la ligne de partage traditionnelle entre sécurité intérieure et sécurité extérieure me semble en grande partie dépassée. D'une certaine façon, cela oblige à un retour aux sources, c'est-à-dire à l'esprit de l'ordonnance organique de 1959 qui affirme que la défense a pour objet d'assurer en tous temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d'agression la sécurité et l'intégrité du territoire ainsi que la vie des populations. J'en tire rais au moins deux conclusions sur les plans institutionnel et opérationnel. La première porte sur les conditions d'élaboration et de mise en œuvre de notre politique de défense. Je suis favorable à l'instauration auprès du Président de la République d'un conseil de sécurité nationale, intégrant en tant que de besoin les préoccupations liées à la sécurité intérieure, aux questions internationales et à la défense militaire. Ce conseil devait être un lieu d'échanges et de débats permettant au Chef de l'Etat de rendre ses arbitrages en pleine connaissance de cause. Cette instance, soutenue par un secrétariat permanent, pourrait également être activée dans des configurations de gestion de crise, nationale ou internationale. Elle serait au passage l'occasion d'une meilleure coordination nationale et d’une meilleure utilisation du renseignement. La deuxième conclusion que je tire est la nécessité de renforcer nos capacités de mobilisation de la société dans son ensemble pour prévenir, et le cas échéant surmonter, la réalisation de la menace terroriste et des autres aléas, technologiques ou naturels, susceptibles de désorganiser gravement la vie de la nation. Je ne verrais que des avantages à ce qu'un secrétariat général ou une agence de la défense civile soit créé pour animer l'esprit de défense et coordonner la mobilisation des différentes composantes de la société. Le service civique obligatoire pourrait être un levier significatif du renforcement de nos capacités de réaction, en renforçant par exemple les moyens d'intervention de la réserve opérationnelle.

Quant au plan "Vigipirate", ce n'est pas seulement l'affaire de la gendarmerie, territoriale ou mobile. C'est l'affaire de toutes les forces civiles et militaires, et au delà de toutes les composantes de notre société, les citoyens, les entreprises, les collectivités locales, les opérateurs de service public, etc.

La lutte contre la menace terroriste nous concerne tous.


Q6 Défense : Au delà de l'intérêt optimal pour le deuxième porte-avions, le critère de décision concerne-t-il principalement la coopération avec la Grande-Bretagne ?

D'abord, je tiens à dire qu'il m'aurait paru plus cohérent d'engager la construction d'un deuxième porte-avions dans le prolongement immédiat du premier, comme les Britanniques sont précisément en train de le faire. Si deuxième porte-avions il fallait, cela aurait au moins permis d'amortir les coûts de développement du Charles-de-Gaulle.

Ce n'est pas le choix qui a été fait, et on peut le regretter.

Ensuite et dans l'absolu, un deuxième porte-avions peut paraître nécessaire pour assurer la permanence à la mer de notre groupe aéronaval, compte tenu des périodes de révision et de maintenance du Charles-de-Gaulle.

Notre seul et unique porte-avions sera ainsi indisponible pour quelques mois dès juin prochain en raison d'une période lourde de révision programmée de longue date. Cela doit nous préoccuper. La décision de se lancer dans la construction d'un deuxième vecteur doit toutefois s'apprécier relativement aux marges de manoeuvre dont nous pouvons disposer et à la lumière de l'ensemble des arbitrages capacitaires. Je n'ai pas aujourd'hui tous les éléments pour me prononcer sur ce point.

Je me réjouis bien sûr de la coopération avec la Grande-Bretagne, tant son approfondissement conditionnera dans les années à venir les progrès de la défense européenne. Cela dit, s'agissant du deuxième porte-avions que nous avons prévu de construire en nous greffant sur un programme britannique, ce ne peut pas être le critère de décision le plus déterminant. Ce qui doit primer sur toute autre considération dans ce dossier, ce sont les réponses aux deux questions suivantes :

la coopération franco-britannique nous permettra-t-elle de disposer du modèle de porte-avions dont nous aurions besoin ?

Dans l'affirmative, cette coopération industrielle sera-t-elle un facteur de réduction des coûts d'acquisition pour notre pays ?


Q7 Défense :
Par extension, quels sont les dossiers prioritaires sur le front de l'Europe de la défense?

[b]La consolidation de l'effort européen de défense doit être la première préoccupation. Les pays de l'Union européenne dépensent deux fois et demie moins pour leur sécurité que les Etats-Unis. Et à eux deux, la France et le Royaume-Uni représentent plus de 40% des budgets européens. [à vérifier]

Il est souhaitable que l'Europe et les pays qui la composent acceptent d'assumer davantage de responsabilités dans ce domaine. L'essentiel de l'effort ne peut reposer sur deux ou trois pays. Insuffisant, l'investissement dans la défense européenne est de plus affaibli par une coordination par trop lacunaire. Il y a plus de duplications et de redondances que de complémentarités et de synergies durables. La multiplicité et la compétition des programmes et des acteurs industriels restent la règle et non l'exception. Si bien que l'Europe se trouve dans une situation très paradoxale : elle compte beaucoup plus d'effectifs militaires qu'aux Etats-Unis mais elle les équipe beaucoup moins bien. Pourquoi ne pas envisager l'instauration d'un critère européen de convergence des efforts de défense pour que chaque pays essaie de tendre vers 2% du PIB

Dans les années qui viennent, nous devons impérativement avancer sur la voie d'une plus grande intégration des capacités industrielles et des compétences technologiques. Il faut favoriser l'avènement de grands champions européens de l'industrie de défense. Parallèlement, il faut unir nos forces en matière de production et d'acquisition d'équipements, avec moins de programmes nationaux et plus de programmes européens, tels par exemple que l'A400M.

Mais, dans le passé, la coopération européenne n'a pas toujours tenu ses promesses : retard, surcoûts et performances dégradées. L'avion de combat Eurofighter le montre ; il faut donc que les règles de cette coopération changent : il faut un projet industriel solide, un consortium industriel simplifié sur le plan de l'organisation et crédible sur le plan technique, un engagement politique durable enfin. Nous savons qu'il y a des domaines où c'est la seule façon pour l'Europe de continuer à exister et de conserver la maîtrise de son destin. Je pense en particulier à la recherche - développement, à la sécurisation de nos approvisionnements énergétiques et de nos frontières, ou encore à la mutualisation des moyens lourds de sécurité civile. Je pense également au spatial de défense et à l'alerte avancée [anti-missiles ?], qui s'affirme comme un complément essentiel de la dissuasion et de la protection des populations contre l'éventualité de frappes hostiles.

Plus fondamentalement, je crois qu'il n'y aura pas de défense européenne digne de ce nom sans Europe politique. Je crois même que la défense peut-être à la fois la condition et le levier de la relance de cette Europe politique. Je souhaite donc demain que les Etats capables et volontaires puissent approfondir leur coopération dans ce domaine sans être empêchés par d'autres de le faire.


Q8 Défense : Quel type de complémentarité sinon de choix devra-t-on opérer entre l'Europe de la défense et l'OTAN ?

[b]Comme je viens de vous le dire, le renforcement de la défense européenne doit rester une priorité. Au moment où l'Europe et sa sécurité ne sont plus forcément au centre des préoccupations stratégiques américaines, les Européens doivent être plus autonomes dans la protection de leurs territoires et de leurs populations, de même que dans la défense de leurs intérêts fondamentaux sur la scène internationale. Mais personne de sérieux ne soutient aujourd'hui que nous pourrions pour autant nous passer de l'Alliance Atlantique, même si celle-ci traverse depuis la fin de la Guerre Froide des difficultés non résolues de repositionnement.

En schématisant, l'OTAN est devenue une organisation militaire efficace mais orpheline d'un projet, tandis que l'Europe s'apparente, elle, à une entité politique en devenir qui reste dépourvue d'une organisation et de moyens militaires aussi probants. La construction de l'Europe de la défense a donc tout intérêt à s'appuyer sur cet acquis de l'OTAN que sont les savoir- faire et l'expérience accumulés en matière de coopération entre les armées des différents pays européens.

Nous devons par ailleurs être vigilants avec nos partenaires européens à ce que l'OTAN n'évolue pas comme sembleraient le souhaiter les Etats-Unis vers une organisation mondiale chargée des missions les plus diverses, aux confins du militaire, de l'humanitaire et des activités de police internationale. L'OTAN n'a pas vocation à se transformer en une organisation con c u r rente de l'ONU. Elle doit rester une organisation de défense de nature militaire, centrée sur la sécurité du continent européen. Une organisation de défense sans ancrage géopolitique n'a pas de sens, et n'a donc pas d'avenir. Dans ces conditions, il n'y a pas à choisir entre l'Europe de la défense et l'OTAN. Ce

n'est pas l'une sans l'autre ni l'une contre
l'autre, mais bien l'une avec l'autre .

L'OTAN ne doit pas se disperser et être dénaturée. Et les Européens doivent s'affirmer comme des acteurs plus convaincants de leur propre défense, en montrant au besoin qu'ils ont la volonté et la capacité de prendre des initiatives adossées aux moyens mobilisables dans le cadre de l'Alliance atlantique.

Q9 Défense :
Dans cette perspective, comment devra se reconfigurer la relation transatlantique de défense tant sur le plan bilatéral que sur celui de la coopération euro-atlantique ?

Soyons pragmatiques et essayons d'aborder ces questions de façon dépassionnée, en fonction des réalités, de nos intérêts et de nos valeurs. La sécurité de l'Europe et la stabilité de certaines régions du monde peuvent difficilement s'envisager indépendamment du dialogue et de l'alliance avec les Etats-Unis. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais ce qui nous rapproche me semble plus important que ce qui peut parfois nous sépare r. Ils sont les amis des Européens et leurs principaux alliés.

Souvenons-nous qu'ils sont intervenus à deux reprises en payant le prix du sang sur notre sol pour nous aider à rester libres. L'Alliance Atlantique doit demeurer pour notre pays comme pour le reste de l'Europe le cadre privilégié du dialogue et du partenariat stratégique avec les Etats-Unis sur les questions de défense.

Mais j'attends aussi que l'Europe soit plus forte dans l'OTAN et y fasse davantage prévaloir ses vues vis-à-vis de son partenaire américain. Les pays européens doivent avoir le réflexe de se mettre d'accord avant de prendre des positions et des initiatives avec les Etats-Unis. C'est aussi valable pour nous. Ce sera d'autant plus facile que les grands pays leaders sur le plan de la défense, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne se seront efforcés au préalable de montrer l'exemple et d'amorcer ensemble l'indispensable dynamique d'union de l'Europe .

J'ajoute que la France, qui a quitté les structures intégrées de l'OTAN en 1966, n'en reste pas moins un membre très actif et l'un des principaux contributeurs opérationnels. 19 membres de l'Union européenne sur 25 sont membres de l'Alliance atlantique. Si elle veut vraiment peser sur l'évolution de cette organisation tout en incitant avec plus de succès les autres Etats européens à s'engager résolument dans une défense européenne indépendante, la France devra demain réduire l'écart entre son discours et la réalité de la situation.


Q10 Défense :
Pour finir, concernant les théâtres d'intervention extérieure :

- En Côte d'Ivoire, que fait-on après le 31 octobre 2007 ?

La résolution 1721 des Nations Unies, appuyée par l'Union Africaine, prévoit qu'à cette date aient eu lieu des élections libres et transparentes, ouvertes à tous les Ivoiriens. C'est la seule solution pour que ce grand pays ami retrouve le chemin de la paix civile, de la stabilité politique et du développement économique. Cet objectif de résultat doit engager l'ensemble des responsables ivoiriens et des représentants de la communauté internationale.

Les forces françaises mobilisées par l'opération Licorne sont là dans le cadre d'un mandat international pour aider à stabiliser la situation. Il y a là-bas 3 600 soldats d'élite des armées françaises. Je voudrais leur rendre un hommage appuyé. Ils font preuve chaque jour de professionnalisme et de sang-froid dans une situation très difficile. Je veux qu'ils sachent que je ne les laisserai pas s'enliser dans une situation où leur mission, faute de perspective s de sortie de crise, aurait perdu de son sens. La présence de notre armée est avant tout justifiée par la tenue à un terme rapproché des élections. La France n'a pas vocation à soutenir un régime qui refuserait de se soumettre à des élections. Nous devrons en tout cas en débattre sereinement et de façon responsable avec le Parlement. Celui-ci devra d'ailleurs à l'avenir être davantage associé aux décisions concernant notre présence militaire à l'étranger.


- En Afghanistan, que fait-on avec nos forces spéciales engagées dans l'opération
américaine "Liberté Immuable" et avec nos unités qui participent à la force internationale de stabilisation (FI AS) ?
Nous étions présents en Afghanistan à travers nos forces spéciales. On peut regretter leur départ, mais chacun doit savoir que nous intervenons aussi plus largement dans l'opération "Liberté Immuable" -dont je rappelle qu'elle tire sa légitimité de la Charte des Nations Unies- avec des capacités de surveillance navale et de soutien aérien. La France doit naturellement rester fortement mobilisée aux côtés de ses alliés pour combattre le terrorisme, même s'il ne faut pas s'interdire de dresser le bilan de notre participation et d'en reconsidérer au besoin les modalités. Je n'oublie pas les soldats français qui sont morts pour ce combat. Mes pensées vont vers eux, vers leur famille et vers leurs frères d'armes. Quant à la force internationale d'assistance à la sécurité (FI AS), le transfert programmé du commandement français dans le secteur de Kaboul entraînera logiquement une réduction sensible de notre présence sur place. J'ajoute que l'intérêt de cette présence est loin d'être négligeable en termes d'acquisition en zones de combat de renseignements utiles à la lutte contre des menaces susceptibles de viser notre pays.


- Au Liban, les règles d'engagement de la FINUL II sont-elles vraiment très différentes de celles de la FINUL, et comment devra évoluer notre participation à cette force ?

Les règles d'engagement de la FINUL II ont sensiblement évolué, et le Chef de l'Etat a eu raison d'être très vigilant sur ce point. Les règles d'emploi de la force ont été clarifiées et précisées, qu'il s'agisse pour la FINUL de se défendre, de protéger les populations civiles et le personnel humanitaire, ou de dissuader des groupes armés et animés d'intentions hostiles. La FINUL élargie est surtout là pour aider l'armée libanaise dans le cadre de la résolution 1701, afin que l'Etat libanais retrouve le monopole de l'usage légitime de la force

C'est la crédibilité des Nations Unies et la sécurité de nos soldats qui sont en jeu, mais aussi la sécurité d'Israël et l'existence d'un Liban libre et indépendant.

La France commande la FINUL élargie jusqu'en février 2007, date à laquelle elle sera relayée par l'Italie. Mais elle restera présente sur le terrain pour apporter sa contribution au respect d'un cessez-le-feu qui, comme chacun le sait, demeure très fragile.

Au delà de ces cas particuliers, il faut là aussi examiner le cadre général. L'armée française n'e st pas un corps expéditionnaire destiné à jouer les pompiers ou les gendarmes aux quatre coins du monde entier : elle n'en a ni la vocation ni les moyens.

Une réflexion s'impose sur les conditions d'engagement de nos troupes à l'étranger comme leur pré-positionnement :

où devons-nous être pour défendre nos intérêts et nos valeurs ?

Avec quel mandat ?

Avec quelles règles d'engagement précises sur le terrain pour nos forces ?

Quel financement pour quelle durée d'engagement ?


Q11 Défense :
Enfin, comment voyez-vous l ' évolution des liens "Armées-Nation"?

L'existence de liens forts est primordiale. Elle détermine le niveau de cohésion de la nation dans son ensemble autour de son dispositif de défense et de ses soldats. C'est donc un ingrédient indispensable de la qualité et de la crédibilité de notre politique de défense. Cela ne se décrète pas, mais se construit et s'entretient. La fin du service national était sans doute nécessaire pour moderniser notre outil de défense. Elle n'en a pas moins fait disparaître un rouage important de la fabrication des liens entre les Français et leurs armées. Loin de moi l'idée de rétablir la conscription. Ce serait aujourd'hui inopportun et un facteur de désorganisation de nos capacités militaires.

Nous devons aujourd'hui relever deux défis.

1er défi : l'intégration de la défense et de ses personnels dans la Nation. Rémunérations, logement, garde et scolarisation des enfants, emploi des conjoints, reconversion, nous devons être attentifs à ce qu'ils ne décrochent pas du reste de la société. Et si le statut spécifique qui est le leur se justifie par la nature de leur engagement et des missions qui leur sont confiées, là aussi veillons à ce qu'un décalage trop grand ne s'installe pas. C'est d'ailleurs l'une des conditions pour que l'armée reste à l'image de la nation et reflète sa diversité.

2e défi : la formation civique de la jeunesse et son intégration dans notre société républicaine. Cela n'est pas du ressort exclusif des armées, mais elles peuvent néanmoins apporter une contribution très efficace.

L'instauration du service civique obligatoire comportant un volet militaire pourrait être l'occasion pour les jeunes qui le souhaiteraient d'accomplir leur période de service sous les drapeaux, dans la mesure bien sûr des besoins des armées et de leurs possibilités d'absorption. Ces jeunes, sensibilisés et formés aux techniques militaires, pourraient ensuite venir grossir les rangs de la réserve, dont notre pays a besoin pour renforcer ses capacités de mobilisation en cas de crise affectant notre territoire et engageant la sécurité d'un grand nombre de nos compatriotes.

Enfin, je crois que le lien armée-nation se portera d'autant mieux que la politique de défense sera un vrai sujet de débat. Dans une démocratie moderne, à plus forte raison sur un sujet aussi lourd d'enjeux, il n'y a pas de "domaine réservé". Je souhaite notamment une implication plus forte du Parlement dans la définition des orientations de notre politique de défense, dans les modalités de sa mise en oeuvre et dans l'évaluation des objectifs atteints. Cela ne pourra que conforter la légitimité et l'efficacité de notre effort de défense.

Cholapin, nous sommes à armes égales, à toi de jouer maintenant.

Last edited by Free French (07-05-2007 02:28:09)

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

http://www.info-grece.com/modules.php?n … p;sid=3731

20

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Free French a écrit:

A part chez des chefs d'Etat africains déjà à notre botte et chez les Russes et Chinois contents de ne pas utiliser leur véto, le discours de Villepin à l'ONU est resté ce qu'il était : du vent.

Ouais c'est vrai, ça   on a raté une belle occasion de participer au plus grand succès stratégique depuis Gamelin arrêtant les panzers par la seule force de la pensée (parait qu'il tordait aussi des petites cuillers du regard pour faire marrer Georges et Fortune, on se faisait un peu chier à Vincennes).


Sinon pour l'inflexion atlantiste je suis pas sûr qu'il aille aussi loin qu'il le pense/voudrait. Le Quai a ses petites habitudes et tout président qu'on est on mène pas la politique qu'on veut (cf le Général sur le québec et quelques questions annexes)

Pour intégrer l'Ukraine, j'y crois encore moins. Poutine, enfin, son successeur, montrera suffisamment les crocs.
Et sur ce coup, il a raison Ukraine et Biélorussie, c'est pas touche. Et on sera encore moins en mesure de l'imposer qu'aujourd'hui.

Où on le peut déjà pas.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Czar a écrit:

Pour intégrer l'Ukraine, j'y crois encore moins. Poutine, enfin, son successeur, montrera suffisamment les crocs.
.

Et qui sera son successeur ?

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

22

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Yen aura pas

Les Czar ne meurent jamais

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Czar a écrit:
Free French a écrit:

A part chez des chefs d'Etat africains déjà à notre botte et chez les Russes et Chinois contents de ne pas utiliser leur véto, le discours de Villepin à l'ONU est resté ce qu'il était : du vent.

Ouais c'est vrai, ça   on a raté une belle occasion de participer au plus grand succès stratégique depuis Gamelin arrêtant les panzers par la seule force de la pensée (parait qu'il tordait aussi des petites cuillers du regard pour faire marrer Georges et Fortune, on se faisait un peu chier à Vincennes).


Sinon pour l'inflexion atlantiste je suis pas sûr qu'il aille aussi loin qu'il le pense/voudrait. Le Quai a ses petites habitudes et tout président qu'on est on mène pas la politique qu'on veut (cf le Général sur le québec et quelques questions annexes)

Pour intégrer l'Ukraine, j'y crois encore moins. Poutine, enfin, son successeur, montrera suffisamment les crocs.
Et sur ce coup, il a raison Ukraine et Biélorussie, c'est pas touche. Et on sera encore moins en mesure de l'imposer qu'aujourd'hui.

Où on le peut déjà pas.

Je n'ai pas dit qu'il fallait aller en Irak.

On pouvait juste fermer notre gueule pour une fois et attendre un veto russe ou chinois au chaud.

Pour le MAE, on en discute lundi prochain ? (je connais des néo-cons au quai bcp plus atlantistes que Sarkozy - Lellouche).

Pour l'Ukraine, on est d'accord malgré Anne d'Ukraine mariée à Philippe le Bel.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Cz a écrit:

Yen aura pas

Les Czar ne meurent jamais

Je me posais la question car derrière Poutine on ne voit personne ....

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

25

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Je crois que c'est le vice-premier ministre actuel qui a la place toute désignée.


@Feu-Feu : je crois que ni les Russes, ni les Chintoks ne l'auraient dégainé, leur dépendance était plus forte que leur envie de les emmerder.

Je crois que le discours de VIllepin était bon mais aussi  qu'on n'a pas toujours les moyens de le politique étrangère qu'on voudrait mener.

mais il est bon parfois, à défaut de pouvoir autre chose, de faire "comme si" comme disait Qui-vous-savez.

la dictature du verbe, c'est pas totalement inutile.

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Cz a écrit:

Je crois que c'est le vice-premier ministre actuel qui a la place toute désignée.


.

Machin a écrit:

Sergueï Ivanov est né en 1953 à Leningrad. Après ses études de philologie il est admis à l'institut supérieur du KGB de Minsk où il monte en grade. Il est promu en août 1998 directeur adjoint du FSB (ex KGB).

Il devient secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie. Par décret présidentiel numéro 353, le 28 mars 2001, il est promu ministre de la Défense. Il est nommé vice-Premier ministre affecté à la défense et au complexe militaro-industriel par Vladimir Poutine le 14 novembre 2005.

Ivanov est considéré comme un futur candidat pour l'élection présidentielle de 2008. Son étoile présidentielle a un peu faibli lors de l’affaire Andreï Sytchev. Le jeune soldat Sytchev avait dû être amputé des deux jambes et des ses testicules après avoir été battu par d'autres soldats en janvier 2006. Le ministre de la Défense Ivanov avait alors minimisé les violences subies par Sytchev[1]. Des associations avaient fait circuler une pétition demandant la démission d'Ivanov. Cette pétition de 10 000 signatures avait été envoyée au président Poutine[2]. Depuis, Ivanov s'efforce d'améliorer son image.

Avec un CV pareil, ça ne peut être que lui ....
NDLR : Il était Directeur adjoint d'un Directeur nommé ..... Poutine ...

Last edited by Etudiant en vadrouille (07-05-2007 21:16:37)

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Etudiant en vadrouille a écrit:
Cz a écrit:

Yen aura pas

Les Czar ne meurent jamais

Je me posais la question car derrière Poutine on ne voit personne ....

[mode = Alexandre Adler : Barak PM 2002, Kerry president 2004 Rafsanjani président 2005] Serguëi IVANOV [/mode]


http://en.wikipedia.org/wiki/Russian_pr … tion,_2008


EDIT : arg, grillé.

Last edited by Free French (07-05-2007 21:18:21)

28

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

http://fr.rian.ru/russia/20070420/64044085.html

ivanov tiendrait la corde mais ya  qu'à se souvenir du nombre de "PM successeurs désignés" qu'Elstine a bouffés...

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Et Dmitri Medvedev ?

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Ouais, parlons-en de Dimitri...

Dinde forever

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Cz a écrit:

@Feu-Feu : je crois que ni les Russes, ni les Chintoks ne l'auraient dégainé, leur dépendance était plus forte que leur envie de les emmerder.

Donc on a tiré une cartouche pour d'autres...



Cz a écrit:

Je crois que le discours de VIllepin était bon mais aussi

Moi aussi mais il aurait pû le garder pour ses recueils de poésie.



Cz a écrit:

@qu'on n'a pas toujours les moyens de le politique étrangère qu'on voudrait mener.

Snif :'-(
Heureusement que l'on va plumer les Européens bientôt (et qu'on a plumé les Allemands depuis 1951).


Cz a écrit:

@mais il est bon parfois, à défaut de pouvoir autre chose, de faire "comme si" comme disait Qui-vous-savez.

la dictature du verbe, c'est pas totalement inutile.

En diplomatie, en effet, ça sert bcp.

Mais autant parler fort avec un gros baton et doucement quand on en a un petit (courtesy of Teddy R, adaptation personnelle).

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Dmitri...

"Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Celui qui vit vraiment ne peut pas ne pas être citoyen ou partisan. L'indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n'est pas vie. C'est pourquoi je hais les indifférents." - Antonio Gramsci (La Città futura, 11 février 1917).

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

A lire ça, j'ai l'impression que Garry Kasparov n'a rien compris à la politique russe ....

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Necrid_Master a écrit:

Dmitri...

ben oui quoi Dmitri ???

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Etudiant en vadrouille a écrit:

A lire ça, j'ai l'impression que Garry Kasparov n'a rien compris à la politique russe ....

Il comprenait mieux la défense berlinoise...

Last edited by Necrid_Master (07-05-2007 21:23:12)

"Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Celui qui vit vraiment ne peut pas ne pas être citoyen ou partisan. L'indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n'est pas vie. C'est pourquoi je hais les indifférents." - Antonio Gramsci (La Città futura, 11 février 1917).

36

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Machin a écrit:

Le jeune soldat Sytchev avait dû être amputé des deux jambes et des ses testicules après avoir été battu par d'autres soldats ...

Les jambes ok je comprends, mais les couilles.... ils en font toujours trop dans le bizuthage, les popov

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Etudiant en vadrouille a écrit:
Necrid_Master a écrit:

Dmitri...

ben oui quoi Dmitri ???

Dmitri et non Dimitri...

"Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Celui qui vit vraiment ne peut pas ne pas être citoyen ou partisan. L'indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n'est pas vie. C'est pourquoi je hais les indifférents." - Antonio Gramsci (La Città futura, 11 février 1917).

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Etudiant en vadrouille a écrit:

Et Dmitri Medvedev ?

Quelqu'un lit le russe pour nous en dire plus

http://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%9C%D0% … 0%B8%D1%87

?

39

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Free French a écrit:

Mais autant parler fort avec un gros baton et doucement quand on en a un petit (courtesy of Teddy R, adaptation personnelle).

Toute la stratégie du Général durant 4 ans a été exactement l'inverse, ça lui/nous a pas trop mal réussi

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Certes, mais Mongénéral savait où il allait.

Je ne sais si Villepin savait où l'irak n'allait pas aller en 2003...

Last edited by Free French (07-05-2007 21:26:08)

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

un journal has been a écrit:

Poutine nomme un second dauphin

Le président russe a désormais deux premiers vice-Premiers ministres.

Par Lorraine MILLOT
QUOTIDIEN : samedi 17 février 2007

Moscou de notre correspondante
     
«C 'est le style byzantin», résumait vendredi le politologue Leonid Radzikhovski au lendemain du remaniement gouvernemental annoncé par Vladimir Poutine. Sergueï Ivanov, proche de Poutine depuis leurs années communes au KGB et ministre de la Défense depuis 2001, a été promu «premier vice-Premier ministre», à égalité de rang avec Dmitri Medvedev, qui occupait déjà ce titre depuis novembre 2005. Cette mise à niveau ouvre la voie à une concurrence ouverte entre les deux hommes, déjà présentés depuis quelque temps comme les deux candidats à la succession de Vladimir Poutine, qui doit achever son second mandat en mars 2008.

«Le Président l'a dit : il n'y aura pas un successeur, mais des candidats présentés à la campagne électorale», a ainsi expliqué Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin. Au moment où Dmitri Medvedev, chargé de plusieurs projets sociaux et réputé libéral, commençait à décoller dans les sondages de popularité, ce remaniement semble relancer les chances de Sergueï Ivanov qui n'aura plus à traîner le boulet de l'armée russe, sans cesse secouée par des scandales de corruption et de bizutage des soldats.

«En apparence il y a une concurrence formelle entre Ivanov et Medvedev, observe Leonid Radzikhovski. Mais en réalité, cela ne signifie rien. En Russie, il n'y a pas d'hommes politiques comme en Europe, appuyés sur leurs réseaux. Il n'y a que des fonctionnaires, que Poutine nomme et licencie à sa guise. Demain, Poutine pourra prendre le directeur d'un magasin de meubles [le nouveau ministre de la Défense, Anatoli Serdioukov, a commencé sa carrière dans le commerce des meubles, ndlr] et le nommer troisième premier vice-Premier ministre. Seul le labrador Connie [la chienne de Poutine] sait aujourd'hui ce que Poutine va faire.»

L'autre nouvelle de ce remaniement est la nomination du jeune Ramzan Kadyrov au poste de président de la république de Tchétchénie. A force de violences et de charisme, le fils de l'ancien président Akhmad Kadyrov, assassiné en 2004, s'était déjà imposé comme maître de facto de la Tchétchénie et se voit confirmé par le Kremlin comme nouvel homme fort de la région.

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Roukie a écrit:

Ouais, parlons-en de Dimitri...

On t'écoute tu sais ...

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

43

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Free French a écrit:

Je ne sais si Villepin savait où l'irak n'allait pas aller en 2003...

Un redoublant en BEP l'aurait deviné

Enfin, le fait qu'il ait confondu "Bâton-rouge" et "bâton merdeux" nous offre quelques moments sympa

Et puis comme ça auliwoude pourra nous faire de beaux films sur l'héroïque sauvetage d'une conne atrocement soignée sans clim dans un hôpital irakien

Salauds d'pov !

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Cz a écrit:
Free French a écrit:

Je ne sais si Villepin savait où l'irak n'allait pas aller en 2003...

Un redoublant en BEP l'aurait deviné

Certes, et ça me déçoit sur le niveau de Yale University (et ça me rassure sur l'ENA).



Cz a écrit:

Enfin, le fait qu'il ait confondu "Bâton-rouge" et "bâton merdeux" nous offre quelques moments sympa

Tu parles de qui ?



Cz a écrit:

Et puis comme ça auliwoude pourra nous faire de beaux films sur l'héroïque sauvetage d'une conne atrocement soignée sans clim dans un hôpital irakien

Salauds d'pov !

aliwouda ?

Sinon, première bourde de Sarkozy Nicolas pas encore Président (elle est amnistiée) : les ""infirmières lybiennes".

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Free French a écrit:

Sinon, première bourde de Sarkozy Nicolas pas encore Président (elle est amnistiée) : les ""infirmières lybiennes".

Les "boches génocidaires" c'est quoi ?

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

46

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Free French a écrit:
Cz a écrit:

Enfin, le fait qu'il ait confondu "Bâton-rouge" et "bâton merdeux" nous offre quelques moments sympa

Tu parles de qui ?

de deubeul

Savais bien que ce grand con devait pas quitter le Texas pour pousser jusqu'en Louisiane, il était tout perdu

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Etudiant en vadrouille a écrit:
Free French a écrit:

Sinon, première bourde de Sarkozy Nicolas pas encore Président (elle est amnistiée) : les ""infirmières lybiennes".

Les "boches génocidaires" c'est quoi ?

Un truc de candidat arriviste / efficace.

Chirac nous avait fait le coup avec le bruit et l'odeur et les espagnols et portugaises avec des poils sous les bras.

Je parlais des bourdes de la "FRance d'après" ;-)

Last edited by Free French (07-05-2007 21:41:28)

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Cz a écrit:
Free French a écrit:
Cz a écrit:

Enfin, le fait qu'il ait confondu "Bâton-rouge" et "bâton merdeux" nous offre quelques moments sympa

Tu parles de qui ?

de deubeul

Savais bien que ce grand con devait pas quitter le Texas pour pousser jusqu'en Louisiane, il était tout perdu

Son frangin est bien arrivé en Floride.

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Free French a écrit:

les espagnols et portugaises avec des poils sous les bras.

)

Il parlait de sa relation avec Linda de Suza et Mireille Mathieu ?

"On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru."   
Pierre Dac

Re: Politique étrangère & de défense de Sarkozy et Hollande

Etudiant en vadrouille a écrit:
Cz a écrit:
Free French a écrit:

Tu parles de qui ?

de deubeul

Savais bien que ce grand con devait pas quitter le Texas pour pousser jusqu'en Louisiane, il était tout perdu

Son frangin est bien arrivé en Floride.

Ah, les machines à voter, il n'y a rien de tel.

It is always a silly thing to give advice, but to give good advice is fatal. - Oscar Wilde