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Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Trèfle a écrit:

Ta première phrase me renvoie l'image d'une chambre froide avec un gros bonhomme en costume de boucher en train de m'expliquer que "le système a atteint une capacité de conservation satisfaisante", et en même temps qu'il prononce ce dernier mot, la porte bascule, ça fait un nuage de givre puis l'on distingue des carcasses de vaches pendues à leur esse et alignées à l'infini.

:-)

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Les espions de l'armée française gardent les Désobéissants à l'oeil
Par David Servenay | Rue89 | 19/11/2009 | 18H51

Infiltration d'une taupe, écoutes, caméras : les stages d'« action directe non-violente » organisés par Xavier Renou sont très surveillés..

C'est un secret de polichinelle qui amuse même les plus gauchistes des militants. L'Etat surveille de près l'action des Désobéissants et autres groupuscules contestant notamment la politique militaire. Charlie Hebdo l'explique longuement dans sa livraison hebdomadaire. Le ministère de la Défense, lui, dément.

Xavier Renou est un vieux militant à qui on ne l'a fait pas. Détesté par les « totos » (les autonomes qu'il a fréquenté dans sa jeunesse par le réseau No Pasaran), cet ancien de Greenpeace a réussi à développer un vaste réseau de militants -les Désobéissants- à qui il apprend les vertus de l'action directe non-violente. (Voir la vidéo)


Un mode d'action très médiatique qui suscite la curiosité des services de renseignement militaires. Logique, les Désobéissants ont pris pour cible quelques zones protégées : la base des sous-marins nucléaires de l'île Longue, celle qui abrite le missile M-51 dans les Landes, le siège de l'Otan à Bruxelles… qu'ils ont parfois réussi à pénétrer.

Un infiltré du renseignement militaire démasqué

Comme le raconte Charlie Hebdo, ce réseau fait donc l'objet d'une surveillance accrue des espions français. L'un d'eux, Laurent F., est membre du Comité d'objecteurs du Tarn (COT). A l'été 2007, il se rapproche des Désobéissants au cours d'un stage d'apprentissage aux méthodes non-violentes. Puis, en septembre, il se mêle aux activistes qui envahissent le Centre d'essais de lancement de missiles de Biscarosse.

Quelques jours plus tard, Xavier Renou et ses amis reçoivent une lettre de dénonciation anonyme :

    « Il y avait une photo de “Laurent F.” en uniforme, son vrai nom et l'indication qu'il travaille en réalité pour le renseignement militaire. Comme c'est une lettre anonyme, nous craignons une intoxication, mais nous faisons quand même notre petite enquête… »

L'enquête ne donne rien, mais le hasard permet de confondre l'infiltré : il est identifié par un ami commun qui connaît son vrai métier. Pris la main dans le sac, il ne nie pas avoir un temps travaillé pour l'armée, tout en prétendant que c'est du passé. Puis il disparaît définitivement de la circulation…

Une surveillance qui dure

Suivent plusieurs anecdotes dont les Désobéissants se délectent : une caméra militaire camouflée devant une maison bretonne où un stage a lieu, des écoutes téléphoniques, des surveillances, les RG qui viennent à la pêche aux infos, la visite d'un ponte de la gendarmerie, des cambriolages étonnants…

Pour Xavier Renou, autant d'indices que les services cherchent à la fois à savoir ce qui se trame dans ce nouveau réseau et à intimider ses membres :

    « Si cette surveillance dure, c'est qu'ils ont peur du potentiel que l'on représente. On agrège des gens sur le fait que l'on partage des valeurs et des adversaires. Donc, on échappe à la logique de scission des grouspuscules politiques de l'extrême gauche, où l'on peut se disputer pour la place d'une virgule dans un tract.

    Nous attirons des gens qui se tenaient à l'écart de cette radicalité… du coup, ça fait du monde. »

« On pourrait presque travailler pour des UMP un peu originaux ! »

En guise de démonstration, Xavier Renou aligne les chiffres…

    * 7 500 contacts de sympatisants pris en trois ans
    * 90 stages
    * 2 500 personnes

Et les missions de conseil ou de formation :

    * les syndicats (Sud, mais aussi depuis peu la CFDT et la CGT)
    * les partis politiques (des Verts au Modem, en passant par le PC et le PS) et même le NPA !

Les critères pour venir se former sont volontairement larges :

    « Dès lors que la revendication nous semble servir le bien commun, on y va. Sans se laisser instrumentaliser, car nous sommes un instrument de toute façon. A la limite, on pourrait presque travailler pour des UMP un peu originaux ! »

Le ministère de la Défense, que Rue89 a sollicité, s'est montré peu prolixe sur le sujet. Le cabinet d'Hervé Morin a livré la réponse suivante sur l'infiltration de Laurent F. :

    « Après avoir vérifié auprès des services cités, aucun d'entre eux n'est impliqué dans ce dossier. »

Je trouve que cette affaire anecdotique est extrêmement grave. Que les militaires ou les services de renseignement surveillent les organisations terroristes ou menaçant la sécurité publique, rien de mal. Mais que l'opposition politique soit surveillée de cette façon par le pouvoir signale une profonde régression dans les méthodes politiques utilisées par le pouvoir dans ce pays.

Ce gouvernement passe son temps à semer la tempête. Je n'ose imaginer ce qui se passera quand la récolte se produira.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Oui sur le principe Greg, sauf que dans le cas présent on a affaire à des gens dont la cible est l'armée. Il est donc pas illogique de vérifier que par exemple, des pays ennemis n'aient pas infiltré le mouvement.

Autant le fait de voir la moindre assoce fichée par une des dernières police politique d'Europe est tout sauf réjouissant, autant une armée qui garde à l'oeil des gens qui lui en veuillent, ça se trouve dans tous les pays du monde.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Greg a écrit:

Ce gouvernement passe son temps à semer la tempête. Je n'ose imaginer ce qui se passera quand la récolte se produira.

Fadela Amara se tape le poulpe et pour Greg, le gouvernement sème la tempête qui produit une récolte. Imagé.

"Je suis aussi perplexe qu'avant mais à un niveau beaucoup plus élevé."

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Le Monde a écrit:

"Si vous souhaitez que personne ne soit au courant de certaines choses que vous faites, peut-être que vous ne devriez tout simplement pas les faire". Mais si vous utilisez des moteurs de recherche, vous devez savoir que vos informations personnelles, comme votre historique de recherche, peuvent être vus par d'autres, a expliqué le PDG de Google, Eric Schmidt, lors d'une interview à CNBC.

Interrogé sur la confiance que les internautes peuvent accorder à Google, Eric Schmidt a estimé que les problèmes de vie privée n'étaient finalement pas du ressort de Google. "C'est une question de discernement. (...) Tous les moteurs de recherche, dont Google, conservent des données personnelles pendant un certain temps (...) et aux Etats-Unis, le Patriot Act permet aux autorités d'accéder à ces informations", a rappelé le patron du plus grand moteur de recherche.

La presse américaine relève l'ironie de ces déclarations, considérant qu'en 2005 les journalistes de CNET s'étaient vus privés d'interviews par Google pour avoir publié un article dévoilant diverses informations personnelles sur Eric Schmidt... glanées sur Google.

Aux Etats-Unis, le débat sur le respect de la vie privée par les moteurs de recherche a connu un tournant la semaine dernière, lorsqu'ont été publiées sur le Web des documents révélant les sommes facturées par Yahoo! pour fournir des informations privées aux autorités.

http://www.lemonde.fr/technologies/arti … id=1244271

« Hit me right in my white guilt »

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Les américains envoient Biden faire de beaux discours pour avoir toutes nos informations bancaires.

Inutile de dire que c'est une nouvelle offensive de l'empire américain pour maitriser l'intégralité des flux d'information. Au moins, cela veut dire qu'ils ne savent pas tout pour le moment.

içl faut apprécier le double standard du discours de Biden. Du grand foutage de gueule.

Session plénière des 5 et 6 mai 2010
Joe Biden : protéger la vie privée tout en luttant contre le terrorisme


Le vice-président américain Joe Biden devant les députés européens, le 6 mai 2010.

Le vice-président américain Joe Biden était l'invité d'honneur du Parlement européen jeudi 6 avril. Dans son discours, il a rappelé les liens forts qui unissent l'Europe et les Etats-Unis, signalant que l'administration Obama se tenait à l'écoute des Européens. Il a souligné la valeur que possède le respect de la vie privée aux yeux des Américains tout en appelant un effort conjoint dans la lutte contre le terrorisme.

Joe Biden, né en 1942 en Pennsylvanie, a été l'un des plus jeunes élus du Sénat américain à l'âge de 29 ans. Il siège depuis plus de trente ans dans cette institution est a été élu vice-président des Etats-Unis avec Barack Obama.

Le renforcement du partenariat entre Etats-Unis et Europe

Le vice-président américain a souhaité mettre l'accent sur ce qui rassemble Américains et Européens et non sur ce qui les divise. « L'Europe n'est pas tant un lieu qu'un idéal » auquel lui et le Président Obama croient, a-t-il expliqué devant des députés européens attentifs. Il a rappelé les valeurs communes de part et d'autre de l'Atlantique : paix et liberté.

Il a rappelé qu'ensemble, le Parlement européen et le Congrès américain représentent 800 millions de citoyens. Il a salué le Traité de Lisbonne, qui renforce l'Union européenne et le Parlement européen, au motif que les Etats-Unis ont besoin d'alliés solides et efficaces. Il s'est réjoui de l'ouverture d'un bureau de liaison du Parlement européen à Washington dans ces temps où « les Etats-Unis ont besoin de l'Europe et l'Europe des Etats-Unis ».

Climat, Iran, Afghanistan : s'attaquer « conjointement » aux nouveaux défis du 21ème siècle

Joe Biden n'a pas cherché à minimiser les défis du 21ème siècle. Concédant qu'il pourrait y avoir des désaccords des deux côtés de l'Atlantique, il a néanmoins insisté sur la nécessité de s'y attaquer en commun.

Les objectifs de Copenhague doivent être poursuivis. En Afghanistan, il faut que l'Europe et les Etats-Unis forment l'armée et la police locales. « Ce ne sera pas facile, ce ne sera pas populaire (…) mais c'est nécessaire pour notre sécurité », a-t-il insisté.

Il s'est également montré inquiet vis-à-vis de l'Iran et de ses programmes d'enrichissement d'uranium. Le risque d'une course à l'armement dans une région déjà instable pourrait menacer la paix mondiale. « Nous nous engageons pour la sécurité de tous nos alliés », a-t-il expliqué, justifiant la présence de missiles défensifs basés en Europe.

Enfin, le bras droit de Barack Obama a salué les mesures européennes d'aide à la Grèce et a rappelé que son pays soutenait les Grecs via le Fonds monétaire international.

Citation :

    Je suis sûr que nous arriverons à [lutter contre le terrorisme] et à garantir le respect de la vie privée dans le même temps.

Joe Biden

Le respect de la vie privée, un cheval de bataille de l'administration Obama…

Joe Biden ne pouvait passer à côté du sujet qui a empoisonné les relations transatlantiques ces derniers temps : l'accord Swift sur le transfert de données bancaires de citoyens européens vers les Etats-Unis à des fins de lutte contre le terrorisme. Sans le nommer, il y a consacré une large part de son allocution.

Le respect de la vie privée est inscrit dans le Constitution américaine et a été maintes fois rappelé par la Cour suprême. Joe Biden a affirmé qu'avec Barack Obama, cela faisait partie de leurs priorités. Il a néanmoins souhaité mettre le Parlement européen face à ses responsabilités : « Les nouveaux pouvoirs que le Traité de Lisbonne confère à ce Parlement l'oblige à agir de façon responsable ».

… mais la lutte contre le terrorisme reste la grande priorité

« Tout autant que le respect de la vie privée, la sécurité est un droit inaliénable », a néanmoins expliqué Joe Biden. Il a demandé à ce que les moyens légaux pour lutter contre le terrorisme soient maintenus, faisant référence au transfert de données bancaires stoppé par le Parlement européen.

« Nous croyons que le programme de lutte contre le financement du terrorisme (TFTP) est essentiel à notre sécurité ». C'est dans ce cadre que les Etats-Unis souhaitent avoir accès à certaines données bancaires des citoyens européens. « Mais nous comprenons vos inquiétudes. Je suis sûr que nous arriverons à utiliser cet instrument et à garantir le respect de la vie privée dans le même temps. Il faut que nous le fassions le plus vite possible ».

« Le Président Obama et moi à votre écoute »

« Le courage, c'est ce qu'il faut pour se lever et parler, mais c'est aussi ce qu'il faut pour s'asseoir et écouter » : En conclusion de son discours, Joe Biden, reprenant les mots de Winston Churchill, a tenu à assurer les députés européens de la volonté du gouvernement Obama d'écouter les Européens. Il a été longuement applaudi par les parlementaires avant de quitter l'hémicycle pour rencontrer les chefs des différents groupes politiques.

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Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Une aubaine pour le marketing.

Le Monde a écrit:

Le téléphone qui en savait trop

Jusqu'à présent, la géo-localisation de votre mobile a servi à savoir où vous êtes. Bientôt, elle servira aussi à savoir qui vous êtes. Une équipe de spécialistes d'intelligence artificielle dirigée par le professeur Tony Jebara, de l'université Columbia de New York, a mis au point un système permettant de profiler un possesseur de téléphone portable sans rien lui demander, en se basant exclusivement sur ses déplacements quotidiens. Après une période d'observation continue des mouvements d'un téléphone, le moteur d'intelligence artificielle saura si son propriétaire est un homme ou une femme, jeune ou âgé, riche ou pauvre, dépensier ou avare, diplômé ou non, nomade ou sédentaire, employé stable ou précaire...

Pour monétiser cette invention, une partie de l'équipe a créé une start-up baptisée Sense Networks, qui compte aujourd'hui une quinzaine d'employés, répartis entre New York et la Californie. Installé dans son petit bureau de Mountain View, près du campus de Google, le directeur technique de Sense Networks, Anand Venkatamaran, explique qu'il a d'abord fallu créer un système de collecte de données de mobilité des téléphones portables dans une zone donnée : "Nous avons réussi à créer une plate-forme "agnostique", c'est-à-dire capable de digérer n'importe quel type d'informations. On peut bien sûr pister les téléphones grâce aux relais télécoms, mais ce n'est pas toujours assez précis. On peut aussi repérer les smartphones quand ils passent à portée des réseaux Wi-Fi dont on connaît l'emplacement grâce des bases de données spécialisées. Enfin, avec les nouveaux smartphones, tout est à la fois facile et précis, puisqu'ils sont équipés d'une puce GPS qui diffuse leurs coordonnées de longitude et de latitude vers toute une gamme d'applications."

Deuxième étape : le moteur d'intelligence artificielle va analyser ces flux de données anonymisées, en déduire un ensemble de caractéristiques individuelles, et les segmenter selon les catégories prédéfinies telles que l'âge, le sexe, le revenu ou le niveau d'études : "La force de notre système, affirme M. Venkatamaran, est qu'il n'est absolument pas intuitif. Nos algorithmes ne reposent sur aucun présupposé humain, ils sont vierges de toute règle préconçue du genre "si ce téléphone est souvent dans un salon de beauté, il appartient probablement à une femme". Ces critères de bon sens sont en réalité naïfs et incertains." A terme, le système sera aussi capable d'améliorer automatiquement ses propres performances.

Pour commencer, les ingénieurs de Sense Networks fournissent à leur machine des données de mobilité de personnes dont ils connaissent déjà les caractéristiques, et laissent le moteur d'intelligence artificielle établir des modèles de déplacements par catégories.

Ensuite, quand on lui fournit des données appartenant à des personnes dont on ne sait rien, la machine effectue ses propres déductions statistiques, sans intervention humaine : "Par exemple, notre système calcule l'âge d'un possesseur de mobile en se basant sur sa vitesse moyenne de déplacement. Les jeunes bougent vite, souvent et de façon imprévisible. Les plus âgés se déplacent de façon plus lente et plus régulière. Aucun ingénieur n'y avait pensé."

Selon M. Venkataraman, le système sera même capable de fournir des pourcentages statistiques sur les habitudes alimentaires de ses cibles, ou encore de déterminer si un consommateur aura tendance à rester fidèle à ses marques préférées, ou si au contraire il sera capable d'en changer sur un coup de tête

Les premiers clients de Sense Networks seront sans doute les agences de publicité et de marketing et les professionnels du commerce en ligne, qui rêvent depuis toujours de profiler les utilisateurs de portables pour leur envoyer des messages publicitaires personnalisés et des offres commerciales ultra-ciblées. Sense Networks, qui vient de passer sous le contrôle du fonds de capital-risque californien Intel Capital, démarche activement ce secteur.

Au delà, les usages sont potentiellement infinis. M. Venkatamaran compte sur l'imagination de jeunes développeurs indépendants du monde entier qui pourront créer toutes sortes d'applications inédites, ludiques ou utilitaires, et venir se connecter sur sa plate-forme pour puiser dans ses données. En attendant, la société cherche à se faire connaître du grand public en créant ses propres applications.

La première a été CitySense, à l'usage des fêtards de San Francisco : un plan de la ville indiquant en temps réel les rues et les lieux publics les plus animés, où se concentrent les noctambules circulant en véhicules dotés de GPS et utilisant leurs portables. Elle a aussi expérimenté une application pour les New-Yorkais, CabSense : compte tenu de l'heure et du quartier, elle leur indique le carrefour où ils ont le plus de chance de croiser un taxi en maraude.

M. Venkataraman imagine déjà des services payants : "Nous pouvons déterminer qu'un possesseur de mobile prend le même train de banlieue tous les jours à la même heure. Nous pourrions lui proposer de regarder sur son smartphone un programme vidéo dont la durée correspond exactement à son temps de trajet."

Il rêve même de coupler son service avec celui d'un moteur de recherche : "Quand vous posez une question à Google via votre mobile, celui-ci pourrait la faire transiter par la plate-forme de Sense Networks. Ainsi, nous pourrions faire à Google des recommandations basées sur les informations personnelles que nous possédons sur vous. Le moteur vous renverrait alors des résultats sur mesure, spécialement adaptés à vos goûts ou à votre mode de vie." M. Venkataraman a trouvé le slogan qui résume sa démarche : "Plus besoin de faire de recherches, nous avons déjà trouvé ce que vous voulez. "

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Le Point a écrit:

Les fichiers du scandale d'Acadomia
Par Chloé Durand-Parenti

La Cnil épingle les pratiques douteuses du leader français des cours de soutien © POUZET / SIPA
           

C'est un sévère avertissement que la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a adressé à la société Acadomia, leader du soutien scolaire en France, le 22 avril dernier. Une sanction qui a été rendue publique jeudi matin sur le site de l'institution , à la suite d'un rapport confidentiel de la Cnil, dévoilé par Le Parisien/Aujourd'hui en France , et qui épingle une série de dysfonctionnements graves dans les pratiques de l'entreprise de pédagogie privée. Première infraction, Acadomia a constitué, sans en faire la demande à la Cnil, des fichiers élèves et enseignants, dans lesquels elle compile de nombreuses données sur ces personnes. Le fichage systématique concerne même des candidats au recrutement qu'Acadomia n'a pas retenus ou bien des enseignants qui ont choisi de démissionner. Mais le plus inquiétant est encore ce qui ressort de l'examen de ces fiches par la Cnil.
Détails privés, insultes et accusations sans fondement...
En effet, qu'il s'agisse de celles des enseignants ou de celles des clients - parents et élèves - d'Acadomia, les fiches regorgent d'informations relatives à la vie privée : "père en prison", "a fait de la prison", "est mis en examen (je ne sais pas pourquoi)", "en liberté surveillée pour affaire de pédophilie", "enfant adopté ! Sa mère lui a fait boire de l'alcool étant bébé", " s'est teinte en blonde toute seule et n'importe comment. Elle s'est fait un piercing dans le dos de sa mère". Les fiches font également fréquemment référence à des données confidentielles concernant la santé des personnes : "hospitalisé en urgence pour une tumeur cancéreuse", "la maman a un cancer de l'utérus", "sort de chimio, cancer du poumon diagnostiqué en avril", "en grave dépression suite à une agression (viol)", "alcoolisme des parents", "a fait trois tentatives de suicide". Et les annotations ne s'arrêtent pas là...

Certains commentaires portés sur les fiches franchissent allègrement la frontière de l'insulte, voire de la diffamation : "seul bémol : il pue", "trop de profs ont déjà défilé chez sa saloperie de gamin", "le père est un gros con, il ne veut pas payer les cours de sa fille", "la mère est une grosse conne", "bref vraiment trop conne pour comprendre", "père pas malin du tout (voire crétin)", "mère salope". Tant et si bien que le rapporteur de la Cnil a chiffré les occurrences des mots conne (212), salope (10), crétin (15) dans les fichiers de la société. En outre sont aussi portées, noir sur blanc, des accusations graves sans fondement vérifié : "attention, problèmes attouchements père !", "s'est fait violer à Pâques par son cousin !", "Mme est raciste, homophobe c'est certain". Autant de faits d'autant plus dommageables que ces données sont conservées aujourd'hui sans limitation de durée. De quoi sérieusement inquiéter les parents décidés à offrir des cours particuliers à leurs chères têtes blondes...

"Nous pouvons prouver à tout moment ce que nous avançons"
Le président de la Cnil, Alex Türk, a donc décidé de signaler ces infractions au parquet de Paris le 17 mai dernier. "J'ai trouvé que les faits étaient suffisamment graves et caractérisés, maintenant il appartient au procureur de décider s'il souhaite ou non donner des suites pénales à cette affaire", déclare-t-il au point.fr. Pour sa défense, Acadomia avance que le rapport de la Cnil est "truffé d'inexactitudes". "C'est totalement faux", rétorque Alex Türk. D'ailleurs,"nous avons les saisies informatiques de l'ensemble des écrans dans nos archives (...) nous pouvons prouver à tout moment ce que nous avançons", indique-t-il. Le président de la Cnil affirme d'ailleurs que "lorsque les dirigeants de l'entreprise sont venus devant la commission contentieuse de la Cnil pour défendre leur point de vue, accompagnés d'un avocat spécialiste en la matière, jamais il n'y a eu la moindre remarque sur l'exactitude des informations".
Acadomia assure également avoir déjà mis en oeuvre les recommandations reçues de la Cnil, notamment sur la durée de conservation des données. "J'ai envie de dire : encore heureux !", lance Alex Türk. "Il est bien évident que maintenant ils sont en train - et j'espère qu'ils le font et vite - de nettoyer le système pour l'avenir, mais ce n'est pas pour autant qu'ils n'ont pas commis de faute dans le passé", estime-t-il. Alex Türk précise toutefois ne prétendre "à aucun moment" que les dérives constatées aient été le fruit de décisions délibérées de la direction d'Acadomia. "Il était en revanche de sa responsabilité de vérifier comment étaient tenus ces fichiers", pointe-t-il. La Cnil a désormais le leader des cours à domicile dans le collimateur, et promet d'aller vérifier que tout soit bien rentré dans l'ordre. Suffisant pour rassurer les clients ? Pas si sûr...

http://www.lepoint.fr/actualites-societ … 0/0/459564

Last edited by Balladur von Chirac (28-05-2010 10:59:38)

« Hit me right in my white guilt »

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

2 liens, avec un peu de pub pour mon site dedans (mais merci à RPC qui est à l'origine de ce qui a conduit à la découverte) :
un long reportage de M6 sur le matériel d'espionnage a disposition des particuliers et son utilisation


des documents sur comment protéger ses communications et son ordinateur et échanger des emails anonymement

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Merci mec maintenant je sais comment faire pour espionner ma coloc dans la salle de bains.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Le Monde a écrit:

Un ingénieur de Google renvoyé pour avoir espionné des mineurs

Google a annoncé mardi soir qu'il avait licencié un de ses ingénieurs "parce qu'il avait violé la stricte politique interne de respect de la vie privée". Le site Internet Gawker avait révélé mardi que l'ingénieur, âgé de 27 ans, avait été renvoyé en juillet après qu'il eut utilisé ses privilèges d'accès pour accéder à des comptes d'utilisateurs et espionner au moins quatre mineurs.

En particulier, révèle Gawker, "dans un incident intervenu au printemps impliquant un garçon de 15 ans dont il était devenu l'ami, Barksdale avait consulté les relevés de Google Voice, le service de téléphonie par Internet de Google, après que le garçon eut refusé de lui dire le nom de sa nouvelle petite amie (..) Après avoir accédé au compte de l'adolescent pour trouver son nom et son numéro de téléphone, Barksdale a nargué le garçon et menacé d'appeler" la jeune fille.

L'ingénieur faisait partie d'un groupe d'informaticiens, les SRE (Site Reliability Engineers, ingénieurs de fiabilité des sites), qui "ont accès aux données les plus sensibles", et ont un accès sans limite aux comptes d'utilisateurs.

Sans confirmer ces détails, Google a assuré "surveiller attentivement le nombre d'employés qui ont accès à [son] système, et [mettre] régulièrement à jour [ses] contrôles de sécurité." "En outre nous accroissons de façon significative le temps que nous passons à surveiller nos relevés pour nous assurer que les contrôles soient efficaces. Cela dit, il faudra toujours qu'un certain nombre de gens accèdent aux systèmes s'ils doivent bien fonctionner. C'est la raison pour laquelle nous prenons tellement au sérieux chaque manquement", a-t-il conclu.

Selon Gawker, l'ingénieur ne semblait pas avoir de motivations sexuelles, mais vouloir plutôt démontrer son pouvoir, et se vanter de son rôle chez Google.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Google et Facebook n’ont pas signé la charte du droit à l’oubli numérique

Publié le jeudi 14 octobre 2010par Johanna Godet 

Nathalie Kosciusko-Morizet a réuni autour d’une table plusieurs entreprises du Net afin qu’ils signent la charte du droit à l’oubli numérique. Si Microsoft était présent à l’évènement, Google et Facebook, quant à eux, ne se sont pas présentés.

La secrétaire d'État chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a rassemblé une douzaine d’entreprises pour traiter de la  charte du droit à l’oubli numérique.  Cette initiative devient de plus en plus urgente sachant que plusieurs affaires concernant la gestion des données numériques ont affecté certains internautes. Ce fut notamment le cas pour des salariées licenciées pour des propos tenus sur Facebook.

A travers cette charte, Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite que les plus grands sites Internet, les sites de réseaux sociaux, ainsi que les moteurs de recherche s’associent pour développer des outils permettant aux internautes d’effacer définitivement certains contenus les concernant et pouvant les mettre à défaut immédiatement ou dans l’avenir.

Loin de vouloir considérer Internet comme un moyen de communication néfaste, elle a profité de cette réunion pour repréciser : « il ne faut pas diaboliser Internet, il y a de nombreux contenus mis en ligne que nous voulons garder, mais dans certains cas, nous aimerions pouvoir les effacer ».

Microsoft France, Copain d’Avant, les Pages Jaunes et Skyblog ont accepté de jouer le jeu et d’aider le gouvernement à mettre en place de tels outils. Néanmoins, Facebook et Google, qui sont peut-être les plus concernés par cette charte, ont, pour l’heure, refusé de signer.

La secrétaire d’Etat a à ce titre ajouté : « cette charte constitue une première étape, nous sommes encore en discussion pour que la liste des signataires augmente. J’espère que de nouveaux signataires y adhèreront rapidement. Les engagements concrets ainsi définis pourront servir de base à un futur accord international. Nous devons adopter des règles collectives de bonne conduite pour renforcer la protection de la vie privée sur Internet. De tels engagements ne pourront être pleinement efficaces que s’ils sont partagés au niveau mondial ».

Qu'en est-il pour le forum ?

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Street View : Google avoue avoir collecté adresses email et mots de passe

par la rédaction, ZDNet France. Publié le 25 octobre 2010


Réglementation - Google a fini par confirmer la nature des données collectées sans toutefois en préciser l'ampleur. De nouvelles règles internes vont désormais encadrer plus strictement le travail des développeurs et ingénieurs.

Google tente de mettre un terme à la polémique qui dure depuis des mois autour de Street View. Le géant américain a publié vendredi un billet annonçant un renforcement de sa politique interne en matière de protection des données personnelles.

À la fin du texte, Alan Eustace, vice-président senior ingénierie et recherche, admet pour la première fois que « dans certains cas » des adresses email, des URL complètes ainsi que des mots de passe ont bien été collectés « par inadvertance » sur les réseaux WiFi ouverts balayés par les voitures Google. Il se garde toutefois de préciser la quantité de données qui ont pu être collectées dans les 30 pays où Street View est disponible.

Un aveu tardif

Un aveu bien tardif alors que cette réalité a été dénoncée par plusieurs autorités en charge des données personnelles, dont la Cnil. Depuis le début de l'affaire, Google impute cette collecte involontaire à une « erreur » commise par l'un de ses ingénieurs.

En conséquence, la compagnie a annoncé de nouvelles mesures pour renforcer ses contrôles en interne. Alma Whitten a été chargée de superviser la mise en place de protocoles de protection de la vie privée au niveau de l'ingénierie et du développement produits. Les ingénieurs, chefs produit ainsi que les responsables juridiques vont recevoir des formations spécifiques. À compter de décembre, tous les employés de Google devront suivre un nouveau programme de sensibilisation sur la sécurité et la vie privée.

Pour finir, chaque chef de projet devra tenir un journal consacré à la vie privée qui relatera chaque initiative dans ce domaine. Ce document sera audité en interne par une équipe indépendante. Reste à savoir comment vont réagir les autorités de protection des données personnelles aux aveux de Google alors que des enquêtes sont toujours en cours.

De multiples enquêtes toujours en cours

En Angleterre, le bureau du commissaire à l'Information (ICO) a déjà indiqué qu'il demanderait au géant américain si les données auxquelles il a fait référence concernent des citoyens britanniques. L'ICO avait pourtant blanchi Google cet été après un examen d'échantillons de données.

Une dépêche Reuters tombée samedi nous apprend que les autorités italiennes exigent que Google communique 3 jours à l'avance l'itinéraire précis de ses véhicules circulant pour Street View sur son site Internet, dans la presse locale et à la radio. En Allemagne, plus de 240 000 personnes ont demandé à ce que leur domicile ne figure pas dans Street View. (Eureka Presse)

Cela me fait me dire une chose : Il serait possible un jour, de créer une base de donnée universelle géolocalisée sur le web.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

C'est le point numéro 4 de l'agenda mondialiste.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Le Monde a écrit:

Un internaute britannique condamné en appel pour une blague sur Twitter

LEMONDE.FR | 16.11.10 | 11h01  •  Mis à jour le 16.11.10 | 11h17


Janvier 2010 : Paul Chambers, un comptable britannique de 27 ans, apprend que le vol qui doit l'emmener en vacances est retardé à cause de la neige. Enervé, le jeune homme publie sur le service de micro-messages Twitter un "tweet" rageur :

    "Et merde ! L'aéroport Robin-Hood est fermé. Je vous laisse une semaine pour vous reprendre, sinon j'explose l'aéroport en mille morceaux !"

En moins de 140 caractères, Paul Chambers vient de déclencher une autre tempête, judiciaire et médiatique. Le 13 janvier, quatre policiers se présentent à son travail, et l'interpellent en vertu du Terrorism Act, une loi votée en 2006 après les attentats de Londres et qui punit notamment la "diffusion de publications terroristes", tout en dotant la police de pouvoirs exceptionnels, comme la possibilité de maintenir les suspects de terrorisme en garde à vue pendant quatre-vingt-dix jours.

Paul Chambers a finalement été inculpé de fausse alerte à la bombe, selon l'application d'une loi nettement moins sévère, et condamné en mai à payer 1 500 euros d'amende et de frais de justice. "J'aurais parfaitement compris que la police vienne chez moi pour m'interroger ; ils auraient compris en cinq minutes ce qui s'était passé, déclarait alors M. Chambers au Guardian. Mais j'ai traversé des heures sombres, et ma famille a subi un calvaire, tout ça parce que j'ai fait une blague stupide."

Avant même son procès, Paul Chambers a été licencié, son employeur ne voulant pas conserver un suspect dans une affaire de terrorisme. Jeudi, il a perdu son procès en appel, et a été condamné à une peine totale de 3 000 euros.

M. Chambers est devenu une icône pour les défenseurs britanniques de la liberté d'expression, qui jugent que sa condamnation crée un précédent grave pour la liberté de moquerie. Plusieurs comiques britanniques de renom, dont Stephen Fry, ont témoigné de leur soutien au jeune comptable, ce dernier ayant offert de payer son amende. Des internautes ont également monté une campagne ironique de soutien sur Twitter.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/11/16/un-internaute-britannique-condamne-en-appel-pour-une-blague-sur-twitter_1440548_651865.html

« Hit me right in my white guilt »

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Angoulmoise a écrit:

Google et Facebook n’ont pas signé la charte du droit à l’oubli numérique

Publié le jeudi 14 octobre 2010par Johanna Godet 

Nathalie Kosciusko-Morizet a réuni autour d’une table plusieurs entreprises du Net afin qu’ils signent la charte du droit à l’oubli numérique. Si Microsoft était présent à l’évènement, Google et Facebook, quant à eux, ne se sont pas présentés.

La secrétaire d'État chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a rassemblé une douzaine d’entreprises pour traiter de la  charte du droit à l’oubli numérique.  Cette initiative devient de plus en plus urgente sachant que plusieurs affaires concernant la gestion des données numériques ont affecté certains internautes. Ce fut notamment le cas pour des salariées licenciées pour des propos tenus sur Facebook.

A travers cette charte, Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite que les plus grands sites Internet, les sites de réseaux sociaux, ainsi que les moteurs de recherche s’associent pour développer des outils permettant aux internautes d’effacer définitivement certains contenus les concernant et pouvant les mettre à défaut immédiatement ou dans l’avenir.

Loin de vouloir considérer Internet comme un moyen de communication néfaste, elle a profité de cette réunion pour repréciser : « il ne faut pas diaboliser Internet, il y a de nombreux contenus mis en ligne que nous voulons garder, mais dans certains cas, nous aimerions pouvoir les effacer ».

Microsoft France, Copain d’Avant, les Pages Jaunes et Skyblog ont accepté de jouer le jeu et d’aider le gouvernement à mettre en place de tels outils. Néanmoins, Facebook et Google, qui sont peut-être les plus concernés par cette charte, ont, pour l’heure, refusé de signer.

La secrétaire d’Etat a à ce titre ajouté : « cette charte constitue une première étape, nous sommes encore en discussion pour que la liste des signataires augmente. J’espère que de nouveaux signataires y adhèreront rapidement. Les engagements concrets ainsi définis pourront servir de base à un futur accord international. Nous devons adopter des règles collectives de bonne conduite pour renforcer la protection de la vie privée sur Internet. De tels engagements ne pourront être pleinement efficaces que s’ils sont partagés au niveau mondial ».

Qu'en est-il pour le forum ?

Excellente question. Greg, ta réponse ?

Il y a quelques années toast avait suggéré que les messages vieux de quelques années soient automatiquement supprimés. Ce qui garantirait le droit à l'oubli des forumeurs.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

On ne me demande pas mon avis, mais je le donne quand même.

Je trouverais ça personnellement très dommageable. Les conversations n'auront plus de sens si les messages disparaissent les uns après les autres sans respect du fil. C'est un bout du forum qu'on assassine un peu, et dieu sait que les archives ne sont pas uniquement composées de n'importe quoi entre Oz, Blou, Plam et Ril. Il y a dans ces archives parfois très vieilles des trésors d'information pour les gens s'intéressant de près ou de loin à Sciences Po. ,

Par ailleurs c'est toujours dommage de se séparer de bouts d'histoire. Ces messages mis bout à out constituent un tout homogène qu'on ne pourra détruire sans remettre en question son fonctionnement actuel.

La modération a toujours fait un travail très léger basé sur l'autorégulation de ses membres, mais n'a jamais rechigné à préserver l'anonymat quand celui-ci n'était pas respecté, ni à supprimer des messages inconvenants que leurs auteurs n'assumaient plus passé un certain stade. Nous ne serons évidemment pas toujours des étudiants et les propos idiots que nous avons pu tenir dans le passé ne devraient pas nous porter préjudice dans notre (future ou actuelle) vie professionnelle.
Pourtant, faire de la suppression d'anciens messages une règle par principe me semble non seulement inutile (les demandes évoquées précédemment sont bien rares) mais très dommageable pour le forum.

Enfin, cela invite à réfléchir sur la façon dont on s'expose sur internet et pourrait - ce serait souhaitable- encourager certains à reconsidérer leurs propos en ces lieux.

SOUS TOUTES RÉSERVES ET CE SERA JUSTICE.

68

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Bah, de plus j'imagine que toute personne peut demander la suppression de son compte. C'est probablement ce que je ferai quand, d'ici 2 ou 3 ans, je serais devenu un intellectuel médiatique.

http://www.toutelatele.com/IMG/arton15796.jpg

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Décret n° 2011-219 du 25 février 2011 relatif à la conservation et à la communication des données permettant d'identifier toute personne ayant contribué à la création d'un contenu mis en ligne

Oder so ähnlich.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Ca n'a aucun intérêt de poster un decret comme cela qui renvoie à d'autres articles qui renvoient à d'autres articles.

Une explication minimale serait appropriée.

Last edited by Gourkuff (02-03-2011 11:23:43)

71

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Je crains que les messages d'Apokrif dans leur globalité n'aient aucun intérêt.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Ca n'a aucun intérêt de poster un decret comme cela qui renvoie à d'autres articles qui renvoient à d'autres articles.

J'avais trouvé un commentaire mais je ne voulais pas le poster sans avoir vérifié son exactitude et j'avais la flemme de le faire:

http://www.numerama.com/magazine/18191- … geurs.html
http://www.numerama.com/magazine/18194- … nnees.html

Oder so ähnlich.

73

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Boursorama a écrit:

Internet : conservation des données personnelles pendant 1 an

Les hébergeurs et les fournisseurs d'accès internet doivent désormais conserver pendant un an toute une série de données personnelles sur les internautes ayant contribué à la création, à la modification ou à la suppression d'un contenu mis en ligne.
Afin de permettre l'identification de ces internautes, plusieurs données sont conservées : identifiant de connexion, pseudonyme, mots de passe, adresse électronique, nom et prénom, numéro de téléphone, types de paiements utilisés, etc.
Décret 2011-219 du 25 février 2011, JO du 1er mars, p. 3643

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Brevet de Microsoft visant les écoutes téléphoniques sur Skype ?

Créé le 03/07/2011 à 08h30
Selon ITespresso, Microsoft vient de voir un de ses brevets relatifs à la VoIP, entériné par l’institution américaine en charge des brevets, l’équivalent de l’INPI en France. Il porte sur les écoutes téléphoniques via la VoIP, suscite un vive émoi et interroge.



Le brevet porte sur les moyens logiciels et matériels d’enregistrer les conversations téléphoniques passées via la VoIP à l’insu de l’utilisateur.

Si Microsoft n’ a pas souhaité s’exprimer sur le sujet, on notera qu’il a été déposé en 2009, soit bien avant l’acquisition de Skype opérée en mai 2011.

Il entrerait dans le cade du Law Enforcement Act dont le volet CALEA (Communications Assistance for Law Enforcement Act)oblige légalement les sociétés à enregistrer les conversations téléphoniques quel que soit le moyen utilisé (RTC, GSM et donc VoIP). Dans l’affaire DSK, ce sont les enregistrements des écoutes téléphoniques qui ont permis de faire avancer l’enquête. Car ils ont pour but d’aider les enquêteurs dans le cadre d’affaires criminelles.

Reste que s’il s’agit d’une obligation légale, le protocole mystérieux de Skype est donc sensé l’intégrer d’une manière ou d’une autre. Rien n’est moins sûr mais le voile mériterait d’être levé.

C'est vraiment des connards. Ils vont réussir à détruire skype comme ils ont détruit msn messenger.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

75

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Les Echos a écrit:

La nouvelle carte d'identité française sera biométrique

La carte d'identité sera donc bien biométrique. L'Assemblée nationale a adopté hier en fin d'après-midi la proposition de loi relative à la protection de l'identité, donnant ainsi naissance à ce nouveau document qui remplacera peu à peu la carte d'identité actuelle. Un décret viendra préciser les conditions de sa mise en place, une fois que la CNIL aura rendu un avis motivé et public. Le gouvernement envisagerait la délivrance des premières cartes dès 2012.

Cette nouvelle carte sera composée de deux puces. L'une, « régalienne », comportera différents éléments, dont certains seront biométriques, qui permettront d'identifier le détenteur. On y trouvera le nom de famille, prénom, sexe, date et lieu de naissance, domicile, taille et couleur des yeux, mais aussi empreintes digitales. Le nouveau document sera gratuit et ne sera pas obligatoire comme la carte d'identité actuelle. En revanche, pour tout renouvellement de la carte d'identité, les particuliers se verront imposer le passage à la carte d'identité électronique.

Le texte prévoit l'intégration facultative d'une deuxième puce, dite de « service », qui ne sera octroyée qu'à la demande de son détenteur. Cette puce permettra à l'intéressé de « s'identifier sur les réseaux de communications électroniques et de mettre en oeuvre sa signature électronique ». La puce, dotée de la technologie sans contact, devra être passée devant un boîtier spécialement fourni et permettra ainsi de s'authentifier en ligne. De quoi, espère le gouvernement, faciliter les démarches d'e-administration, mais aussi les transactions réalisées via les sites de commerce électronique. « Le fait de ne pas disposer de cette fonctionnalité ne constitue pas un motif légitime de refus de vente ou de prestation de services », détaille le texte.
Lutter contre les usurpations d'identité.

L'objet de la loi est clair : il s'agit de lutter contre les usurpations d'identité. Le phénomène est en plein développement. L'exposé des motifs de la proposition de loi mentionne le chiffre de 200.000 usurpations d'identité chaque année en France. Et 351.000 cartes d'identité ont été déclarées volées ou perdues en 2009, sur cinq millions éditées. « Nous ne pouvions pas rester inactifs sur ce sujet », note Philippe Goujon, rapporteur du texte à l'Assemblée. La carte rejoint ainsi le passeport biométrique, mis en place depuis 2005.

Reste que le texte risque de faire débat. Il prévoit en effet la constitution d'un « traitement de données à caractère personnel facilitant leur recueil et leur conservation ». Soit un fichier qui intégrera les éléments biométriques et permettra d'identifier le détenteur dans certains cas, s'il y a « un doute sérieux sur son identité ». Par exemple pour des victimes d'accidents, ou dans le cadre d'une enquête policière. Un « lien fort » qui n'était pas prévu par le Sénat. Celui-ci avait prévu qu'on ne puisse directement attribuer une empreinte à une identité. C'est notamment ce point qui a valu le rejet du texte par l'opposition.

Face aux accusations d'atteinte aux libertés individuelles, le gouvernement pointe le fait que les policiers n'auront qu'un accès très cadré au fichier. Les données seront du reste automatiquement détruites après quinze années de conservation. Cette décision ouvre-t-elle un marché aux professionnels de la carte à puce, que sont Gemalto, Oberthur ou Morpho qui délivrent déjà des solutions identiques dans des pays comme la Belgique ou l'Allemagne ? En France, la fabrication des titres d'identité revient à l'Imprimerie nationale, qui a comme partenaire privilégié la société aixoise Smart Packaging Solution (SPS), dont elle est actionnaire. Pas sûr dans ces conditions que la loi profite à tout le monde...

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Gambetta a écrit:

Ils vont réussir à détruire skype comme ils ont détruit msn messenger.

Qu'est-il arrivé à MSN Messenger ?

Oder so ähnlich.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Huffington Post a écrit:

Facebook's Randi Zuckerberg: Anonymity Online 'Has To Go Away'

First Posted: 7/27/11 12:23 PM ET Updated: 7/28/11 12:34 AM ET

Randi Zuckerberg, Facebook’s marketing director, has a fix for cyberbullying: stop people from doing anything online without their names attached.

Facebook requires all members to use their real names and email addresses when joining the social network -- a policy that has been difficult at times to enforce, as the prevalence of spam accounts or profiles assigned to people’s pets suggest.

Zuckerberg, who is Facebook co-founder Mark Zuckerberg’s sister, argued that putting an end to anonymity online could help curb bullying and harassment on the web.

“I think anonymity on the Internet has to go away,” she said during a panel discussion on social media hosted Tuesday evening by Marie Claire magazine. “People behave a lot better when they have their real names down. … I think people hide behind anonymity and they feel like they can say whatever they want behind closed doors.”

Former Google CEO Eric Schmidt has also made this suggestion, calling online anonymity “dangerous” and predicting that governments will eventually “demand” that people use their names for all online activity.

But the proposal to tie real-world identities to online actions is a controversial one, with many privacy and free speech advocates countering that anonymity is necessary to protect dissidents and other individuals, such as sexual abuse victims.

Gigaom’s Matthew Ingram wrote recently, “Many people believe that requiring real names will solve the problems of trolls and bad behavior, but they don’t -- and that policy can have negative consequences in terms of suppressing dialogue about important topics.”
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Though pressed several times to name what new features Facebook will offer to better safeguard security on the social networking site, Zuckerberg declined to offer specific examples of forthcoming initiatives.

“There's so much more we can do,” she said. “We’re actively tying to work with partners like Common Sense Media and our safety advisory committee.”

Erin Andrews, an ESPN anchor who had a naked video of her posted online by a stalker, joined Zuckerberg as a panelist and addressed her struggles to have the illegally-obtained video removed from the web. She became emotional at points during the conversation and described her frustration working Google and other companies that declined to pull the video from the websites hosting it.

Andrews praised Google for its “remarkable” contribution to the campaign against bullying titled "It gets better," but noted she also found it inconsistent: Google searches for her name still turn up the images and videos posted by her stalker, even as the search giant professes to be taking a stand against online harassment.

“So when does it get better? I’m confused,” said Andrews, who suggested that her situation may have been viewed differently because it involves a “woman in her 30s.” “It’s still cyberbullying. Somebody needs to step in. As a family we're always asking, what is it going to take?”
http://www.huffingtonpost.com/2011/07/2 … 10892.html

« Hit me right in my white guilt »

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Un  décret serait en préparation pour forcer toutes les copropriétés à fournir les codes des immeubles à la chambre nationale des huissiers:
http://www.asib.fr/textes-articles/actu … e-justice/
http://www.coteimmobilier.com/un-projet … rietaires/

Ce décret serait-il dû à un lobbying discret des vendeurs de serrures mécaniques ... ?

Last edited by apokrif (02-08-2011 20:47:50)

Oder so ähnlich.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Introducing the gmail-man:

http://www.youtube.com/watch?v=J7M3ON2E … r_embedded

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

http://fr.news.yahoo.com/la-droite-popu … 37841.html :

(Reuters) - Le gouvernement maintient la barre à droite au coeur de l'été avec l'annonce de la création, avant la fin de l'année, d'un fichier des allocataires sociaux pour lutter contre la fraude aux prestations.

Ce projet suscite des protestations et des réserves parmi les dirigeants de gauche mais également du centre, pour qui le fichage des plus pauvres n'est pas une réponse à l'exclusion.

Ce fichage permettrait-il effectivement de réduire les fraudes ? Y a-t-il des arguments contre sa mise en place ? (la dépêche mentionne bien des oppositions au projet, mais elle ne cite pas d'argument pertinent.)

Oder so ähnlich.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Le blog officiel de Research In Motion (RIM), fabricant de BlackBerry, a été brièvement piraté mardi après des indications que le groupe canadien allait aider les autorités à faire la lumière sur le rôle éventuel du téléphone multifonctions dans les émeutes en Grande-Bretagne.
"Cher RIM, vous n'allez pas aider la police britannique parce que si vous le faites, les gens innocents qui étaient à la mauvaise place au mauvais moment et qui possèdent des BlackBerry seront accusés sans raison", souligne le message revendiqué par un groupe de pirates baptisé "Team Poison" (équipe poison).

http://www.rtl.be/info/monde/internatio … -la-police

Il est à craindre que les événements en Angleterre ne fournissent un prétexte pour véroler et surveiller plus étroitement les téléphones portables.

Last edited by apokrif (09-08-2011 23:12:32)

Oder so ähnlich.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Hamish Barwick a écrit:

Facebook has proven to be one of the biggest dangers in keeping undercover police officers safe due to applications such as facial recognition and photo tagging, according to a adjunct professor at ANU and Charles Sturt University.

http://www.techworld.com.au/article/398 … possible_/

Oder so ähnlich.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Ca se passe de commentaires...

Pour l'ex-patron des RG, à la DCRI, "on fait des écoutes" comme on "mange des croissants"
LEMONDE.FR avec AFP | 20.01.12 | 18h36   •  Mis à jour le 20.01.12 | 18h39

L'ancien – et controversé – patron des renseignements généraux (RG) Yves Bertrand affirme, vendredi 20 janvier, dans un entretien à Mediapart, que Bernard Squarcini est "devenu l'homme du président" Sarkozy, son "espion" à la tête de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur).
Yves Bertrand a été directeur des RG de 1992 à 2004, où il a notamment eu M. Squarcini comme adjoint. Ce dernier "s'est entiché de M. Sarkozy comme n'importe quel fonctionnaire l'aurait fait dans un système autoritaire", dit-il, l'accusant d'avoir "fait des coups tordus chaque fois qu'il y avait à le faire", sans les citer et sans preuve toutefois. "Il n'a pas su dire non à Sarkozy. Il a tout fait. Il n'y a pas que les fadettes."

UN SYSTÈME D'"ÉCOUTES SAUVAGES"

"Les écoutes, la DCRI en a fait comme vous pouvez manger des croissants", assure M. Bertrand, qui dénonce par ailleurs l'existence d'un système d'"écoutes sauvages, à la discrétion de Matignon et de l'Elysée", lorsque Alain Juppé était premier ministre de Jacques Chirac, en 1995.

Pour M. Bertrand, Squarcini "ne connaît pas bien le terrorisme islamiste" et "n'a pas de faits d'armes particuliers". "L'arrestation d'Yvan Colonna [condamné à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac], qu'on lui attribue souvent, est due en réalité à un ancien agent [des RG], François Casanova, qui travaillait beaucoup dans les prisons."

RUMEURS

Un livre, L'Espion du président (Editions Robert Laffont) publié jeudi, est consacré au patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, accusé d'avoir "dévoyé" ce service. Celui-ci a immédiatement promis des poursuites en diffamation contre ses auteurs tandis que tous les syndicats de police, la DCRI et le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, l'ont défendu avec vigueur.

Yves Bertrand, qui a fait un pas en direction de Marine Le Pen en 2011, est une figure de la "chiraquie". Il était très en froid avec Nicolas Sarkozy, qui l'a soupçonné d'avoir joué un rôle dans l'affaire Clearstream. Cet ancien haut fonctionnaire controversé a fait sensation en 2008 en publiant ses "carnets secrets", des rumeurs sur le monde politique ou médiatique.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Gambetta, tu es un indulgent:

[video (flash player not installed)]

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Les accusations d'Yves Bertrand sont assez savoureuses si on se rappelle qu'il était lui même l'homme de Chirac et Chevenement...

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

TDG a écrit:

Quand les recruteurs exigent votre mot de passe Facebook

Par Simon Koch. Mis à jour le 22.03.2012 20 Commentaires

Aux Etats-Unis, des responsables RH exigent l'accès total au compte Facebook des demandeurs d'emploi.
Demander l'accès total à un profil Facebook est-il une atteinte à la vie privée? Les spécialistes ne sont pas unanimes.

Demander l'accès total à un profil Facebook est-il une atteinte à la vie privée? Les spécialistes ne sont pas unanimes.

Plus de la moitié des employeurs vérifient déjà le profil Facebook de leurs futurs employés au moment de les embaucher… ou pas. Si cette tendance va grandissant en Europe, les responsables RH aux Etats-Unis jouent déjà dans la ligue supérieure aux Etats-Unis.

Dans certaines entreprises ou administrations publiques, ils exigent des candidats à l’embauche qu’ils leur livrent carrément le mot de passe de leur compte Facebook. Justin Basset, statisticien à New York a raconté sa mésaventure à l’agence de presse AP.

Lois en préparation

L’homme n’a pas cédé, mais tous les demandeurs d’emploi ne peuvent se permettre de claquer la porte au nez des RH, raconte AP, citant le cas d’un employé de prison, qui a cédé son login à son employeur.

La pratique tendrait à se répandre aux Etats-Unis. A tel point que certains Etats songent à légiférer en la matière, par exemple en interdisant de discriminer à l’embauche quelqu’un qui refuserait d’ouvrir son compte privé sur un réseau social.

Amitié obligée

Tous les employeurs curieux ne vont pas jusqu’à exiger qu’on leur cède les mots de passe. Une stratégie différente consiste à obliger un demandeur d’emploi à accepter l’amitié d’un responsable RH, pour que celui-ci puisse inspecter le profil privé du candidat. D’autres se contentent encore de jeter un œil sur la page perso durant l’entretien d’embauche.

Aux Etats-Unis, les juristes ne sont pas unanimes sur la légalité de tels procédés. «Cela s’apparente un peu à demander à quelqu’un les clés de sa maison», commente Orin Kerr, professeur de droit à l’Université de Washington, pour qui cette intrusion viole clairement la sphère privée. Un avis que ne partage pas E. Chandlee Bryan, co-auteure d’un livre sur la recherche d’emploi via internet. Pour elle, chaque internaute doit accepter que ce qu’il partage sur les réseaux sociaux est public.

http://www.tdg.ch/high-tech/recruteurs- … y/26191790

« Hit me right in my white guilt »

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Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

La NSA est en train de construire un mégacomplexe informatique dans l'Utah, apparemment à des fins cryptanalytiques. On ignore dans quelle mesure cela permettrait d'attaquer les cryptosystèmes employés actuellement (et dans quelle mesure la NSA pourrait dire des craques pour que ses cibles surestiment ses capacités).

Last edited by Charly (25-03-2012 18:54:03)

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Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

*Fragrance* a écrit:
TDG a écrit:

Aux Etats-Unis, les juristes ne sont pas unanimes sur la légalité de tels procédés. «Cela s’apparente un peu à demander à quelqu’un les clés de sa maison», commente Orin Kerr, professeur de droit à l’Université de Washington, pour qui cette intrusion viole clairement la sphère privée. Un avis que ne partage pas E. Chandlee Bryan, co-auteure d’un livre sur la recherche d’emploi via internet. Pour elle, chaque internaute doit accepter que ce qu’il partage sur les réseaux sociaux est public.

Je ne comprends pas l'avis d'E. Chandlee Bryan: demander un mot de passe qui est, par définition, privé, ça n'a rien à voir avec consulter des informations publiques.

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Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

En Suisse:

Natacha Rossel a écrit:

«J’ai vu trois adolescents qui ont acheté des drogues illicites à un trafiquant.» «Nous avons un problème très grave dans le parc, et nous devons faire tous les efforts pour lutter contre les trafiquants de drogue.» Lancé il y a six mois par un voisin de la promenade d’Italie, aux premières loges du trafic, unblog invite les riverains à publier leurs commentaires et leurs observations. Des photos – floutées – ont même été mises en ligne, les originaux ont quant à eux été envoyés par la police.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise … y/16261797

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

La démarche de ce riverain ne fait toutefois pas l’unanimité parmi les voisins, et encore moins du côté des autorités. «Cequi me désole, c’est que ce blog n’encourage pas la police, qui passe des heures à tenter de résoudre ce problème, déclare la municipale Elisabeth Ruey-Ray. Ils ne devraient pas publier de photos, c’est limite sur le plan de la protection des données.»
Je ne vois pas en quoi ce type de blog (publier les photos des suspects au profit de la police et dénoncer les faits sur internet) peut décourager les autorités. Il s'agit plutôt pour celles-ci de préserver une image de tranquillité ou ne pas avouer une impuissance.

Last edited by gustave (12-04-2012 10:22:35)

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Sait-on qui a pris cette décision honteuse de bloquer l'avion de Morales ? Je vois assez peu d'articles sur cet évènement qui est pourtant révélateur d'un vrai problème de gouvernance dans ce pays.

D'un côté, on a le gouvernement et le président qui nous font des gesticulations à qui mieux mieux pour s'indigner des écoutes américaines, et de l'autre, on veut entraver l'avion d'un Président soupçonné à tort de transporter celui d'où vient l'information ?

Un chaud froid qui rend totalement illisible l'action de ce gouvernement... Une lourde erreur diplomatique qui aura des répercussions sur les relations françaises avec de nombreux Etats... Une honte morale enfin, puisque l'on veut faire taire un lanceur d'alerte fort utile pour les milliards de gens qui se font espionner par UStAsi.

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Pas très clair en effet toute cette histoire. Marine Lepen l'a commenté en disant que si effectivement cette décision avait été prise par les hautes sphères françaises,  cela signifiait que la France était totalement assujetti aux USA. Et le pire c'est qu'elle n'a pas tord.

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Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Tosino a écrit:

Et le pire c'est qu'elle n'a pas tord.

En revanche, toi, si. ;)

Belkacem ne s'est pas étendue sur les responsables (et pour cause) mais elle a refilé le bébé au quai d'Orsay, donc Fabius.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Deux diplomates français ont déclaré à l'agence AP que le MAE n'était à l'origine d'aucune interdiction de survol du territoire. C'est très flou pour l'instant.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

FDL a écrit:
Tosino a écrit:

Et le pire c'est qu'elle n'a pas tord.

En revanche, toi, si. wink

Belkacem ne s'est pas étendue sur les responsables (et pour cause) mais elle a refilé le bébé au quai d'Orsay, donc Fabius.

C'est surement parce que quand je pense à MLP, le mot "tordue" me vient en tête  cool

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Commahhhh ? On m'aurait mAnnti ? !!

Révélations sur le Big Brother français

LE MONDE | 04.07.2013 à 10h28 • Mis à jour le 04.07.2013 à 16h22 | Par Jacques Follorou et Franck Johannès

Comment la DGSE espionne.

Si les révélations sur le programme d'espionnage américain Prism ont provoqué un concert d'indignation en Europe, la France, elle, n'a que faiblement protesté. Pour deux excellentes raisons : Paris était déjà au courant. Et fait la même chose.

Le Monde est en mesure de révéler que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services spéciaux) collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l'étranger : la totalité de nos communications sont espionnées. L'ensemble des mails, des SMS, des relevés d'appels téléphoniques, des accès à Facebook, Twitter, sont ensuite stockés pendant des années.

Si cette immense base de données n'était utilisée que par la DGSE qui n'officie que hors des frontières françaises, l'affaire serait déjà illégale. Mais les six autres services de renseignement, dont la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), les douanes ou Tracfin, le service de lutte contre le blanchiment, y puisent quotidiennement les données qui les intéressent. En toute discrétion, en marge de la légalité et hors de tout contrôle sérieux. Les politiques le savent parfaitement, mais le secret est la règle.

Lire aussi : "Tous les services de renseignement occidentaux s'espionnent"

    Un dispositif clandestin

Ce Big Brother français, petit frère des services américains, est clandestin. Pourtant, son existence figure discrètement dans des documents parlementaires. Les huit députés et sénateurs de la délégation parlementaire au renseignement rappellent, dans leur rapport du 30 avril, que "depuis 2008, des progrès ont été réalisés en matière de mutualisation des capacités, notamment en ce qui concerne le renseignement d'origine électromagnétique, opéré par la DGSE au profit de l'ensemble de la communauté du renseignement".

Les parlementaires proposent même d'aller plus loin, de "renforcer les capacités exploitées par la DGSE" et de "consolider l'accès des autres services aux capacités mutualisées de la DGSE".

    La cible : les "métadonnées"

Les services de renseignement cherchent non pas le contenu des messages, mais leur contenant. Il est plus intéressant de savoir qui parle et à qui que d'enregistrer ce que disent les gens. Plus que les écoutes, ce sont ces données techniques, les "métadonnées", qu'il s'agit d'éplucher.

La DGSE collecte ainsi les relevés téléphoniques de millions d'abonnés – l'identifiant des appelants et des appelés, le lieu, la date, la durée, le poids du message. Même chose pour les mails (avec possibilité de lire l'objet du courrier), les SMS, les fax... Et toute l'activité Internet, qui passe par Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo!... C'est ce que la délégation parlementaire au renseignement appelle très justement "le renseignement d'origine électromagnétique" (ROEM), traduction du Sigint (signal intelligence) de la NSA.

Ces métadonnées permettent de dessiner d'immenses graphes de liaisons entre personnes à partir de leur activité numérique, et ce depuis des années. De dessiner une sorte de journal intime de l'activité de chacun, tant sur son téléphone que sur son ordinateur. A charge ensuite pour les services de renseignement, lorsqu'un groupe intéressant a été identifié, d'utiliser des techniques plus intrusives, comme les écoutes ou les filatures.

    Un supercalculateur boulevard Mortier

Le dispositif est évidemment précieux pour lutter contre le terrorisme. Mais il permet d'espionner n'importe qui, n'importe quand. La DGSE collecte ainsi des milliards de milliards de données, compressées et stockées, à Paris, sur trois niveaux, boulevard Mortier, dans les sous-sols du siège de la DGSE.

Le directeur technique de la DGSE depuis 2006, Bernard Barbier, a évoqué le dispositif en public à deux reprises, en 2010, lors du Symposium sur la sécurité des technologies de l'information et des communications, puis devant l'Association des réservistes du chiffre et de la sécurité de l'information, des propos rapportés sur de rares sites spécialisés, dont Bug Brother, le blog de Jean-Marc Manach hébergé par Le Monde.

Bernard Barbier a alors parlé du "développement d'un calculateur à base de FPGA" (des circuits logiques programmables), qui est "probablement le plus gros centre informatique d'Europe après les Anglais", capable de gérer des dizaines de pétaoctets de données, – c'est-à-dire des dizaines de millions de gigaoctets. La chaleur dégagée par les ordinateurs suffit à chauffer les bâtiments de la DGSE...

La France est dans le top 5 en matière de capacité informatique, derrière les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Israël et la Chine. M. Barbier estimait à 4 milliards le nombre d'objets connectés en 2013, avec un débit de l'ordre de 1 milliard de communications simultanées. "Aujourd'hui, nos cibles sont les réseaux du grand public, indiquait le directeur, parce qu'utilisés par les terroristes."

La DGSE, à la tête de "la plus forte équipe de crypto-mathématiciens" de France, pénètre les systèmes informatiques – et collecte évidemment des millions de données personnelles.

    Un renseignement "mutualisé"

Les autres services de renseignement français ont accès en toute discrétion à cette gigantesque base de données, sobrement baptisée "infrastructure de mutualisation". Il s'agit de la direction du renseignement militaire (DRM), la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), la direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI), la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), de Tracfin et même du petit service de renseignement de la préfecture de police de Paris.

Selon le Sénat, 80 % des moyens de la direction technique de la DGSE sont utilisés par ces autres services. Chacun donne le nom de la cible visée à son interlocuteur de la DGSE, qui répond "hit" (touché) ou "no hit" selon qu'elle figure ou non dans la base de données. Puis les services de la DGSE rendent intelligibles les métadonnées, en y ajoutant du renseignement classique.

Les demandes de consultations sont loin de se limiter au seul terrorisme ou à la défense du patrimoine économique. Le libellé très flou de la protection de la sécurité nationale permet notamment d'identifier les entourages de personnalités au plus haut niveau de l'Etat, quelles que soient leur qualité et la nature des liens espionnés.

    Absence de contrôle

Le dispositif est parfaitement illégal – "a-légal", corrige l'un des patrons d'une des agences de renseignement. "Le régime juridique des interceptions de sécurité interdit la mise en œuvre par les services de renseignement, d'une procédure telle que Prism, assure la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Chaque demande de réquisition de données ou d'interception est ciblée et ne peut pas être réalisée de manière massive, aussi quantitativement que temporellement. De telles pratiques ne seraient donc pas fondées légalement." La CNIL ne peut infirmer ou confirmer l'existence du système français – elle n'a d'ailleurs pas accès aux fichiers de la DGSE ou de la DCRI.

La loi encadre certes strictement les interceptions de sécurité, autorisées par le premier ministre, sur avis de la Commission nationale consultative des interceptions de sécurité (CNCIS), mais n'a en rien prévu un stockage massif de données techniques par les services secrets. "Voilà des années que nous sommes dans l'autorisation virtuelle, confie l'un des anciens patrons des services. Et chaque agence se satisfait bien de cette liberté permise grâce au flou juridique qui existe autour de la métadonnée."

Un parlementaire confirme "qu'une grande part des connexions électroniques en France est effectivement interceptée et stockée par la DGSE". Mais officiellement, "l'infrastructure de mutualisation" n'existe pas

Moi je me pose une question : comment le Monde espionne ?

En tout cas, si tout cela est vrai, le Roi est entièrement nu. Et nous aussi, depuis longtemps, brrrrrrrr....

Qu'en pensez-vous ?

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

J'en pense que les américains doivent être amusés par le fait de se faire tancer par des mecs qui disposent de 100 fois plus de liberté qu'eux pour faire ce qu'ils veulent dans leur propre pays. On se permet de critiquer le système législatif américain alors que nos propres services se torchent littéralement avec le droit français. Aux Etats-Unis ça ferait certainement scandale, mais en France, qu'un dispositif de surveillance a-légal (sic) puisse être utilisé par un panel de services aussi large, même pour des affaires judiciaires (!), ça ne choque pas plus que ça.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

"la NSA peche au chalut et la DGSE chasse au harpon"

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

Barney a écrit:

Deux diplomates français ont déclaré à l'agence AP que le MAE n'était à l'origine d'aucune interdiction de survol du territoire. C'est très flou pour l'instant.

Je suis Français établi à l'étranger, et j'ai vraiment été retourné par cette affaire, avec une réaction nationaliste primaire, comme si l'honneur de la France était sali.  Notre pays est maintenant la risée du monde, apparaît au grand jour la perception de notre gouvernement faisant preuve d'un zèle servile pour les intérêts d'une autre puissance, une puissance étrangère (même si amie), si cette interdiction est liée à l'affaire Snowden, dont la capture est complètement étrangère aux intérêts de notre pays et notre peuple.  En attendant, notre drapeau s'est fait réduire en cendres et nos représentants en Bolivie harcelés.  J'espère qu'il y aura enquête pour établir, espérons-le, que ce cafouillage n'a AUCUN RAPPORT avec l'affaire Snowden.  Si ce rapport existe, commençons la chasse aux sorcières, trouvons tous les responsables et virons-les avec un coup de pied au cul, pour les remplacer par des personnes qui, eux, agissent dans l'intérêt de la France et des Français.

100

Re: Big Brother te regarde ou la petite minute paranoïa

On sait désormais de qui il s'agit : c'est la directrice adjointe du cabinet de Zayrault, répondant au doux nom de Camille Putois. Ça sent le roussi...

Le Monde a écrit:

La directrice adjointe de cabinet de M. Ayrault serait à l'origine de l'interdiction de survol de l'avion de Morales

Après l'interdiction du survol de l'espace aérien français mardi 2 juillet par l'avion du président bolivien Evo Morales, on règle ses comptes au sein du gouvernement français... et l'on accuse Matignon. C'est Camille Putois, directrice-adjointe de cabinet de Jean-Marc Ayrault qui a pris la décision, affirment des sources concordantes dont une à l'Elysée.

Jointe samedi soir, l'intéressée confirme que les décisions d'interdiction de survol de la France sont du ressort de Matignon mais se refuse à tout commentaire sur son rôle personnel. Avant d'entrer à Matignon, Mme Putois, normalienne et énarque, travaillait pour Publicis.

Christophe Chantepy, directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault refuse d'imputer à une personne particulière la décision. "C'est une décision gouvernementale, il y a eu une méprise comme l'a dit Laurent Fabius et la France a exprimé ses regrets", déclare M. Chantepy. "Tout le monde était après-coup mécontent de la manière dont cela s'est passée. A un moment, vous prenez une décision, il y a des choix à faire", poursuit M. Chantepy.

Le gouvernement français pensait que l'américain Edward Snowden, qui a révélé le gigantesque système d'espionnage américain, pouvait être à bord de l'avion bolivien. Cette mesure a contraint l'avion de M. Morales d'atterrir à Vienne, provoquant un imbroglio diplomatique. "Il y avait des infos contradictoires sur les passagers qui étaient à bord", avait déclaré dès mercredi 3 juillet François Hollande. "Dès lors que j'ai su que c'était l'avion du président bolivien, j'ai donné immédiatement l'autorisation de survol", a-t-il ajouté.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)