C'est vrai que grandir en se disant qu'on a été conçu en éprouvette simplement pour satisfaire le désir de paternité/maternité de qqqu'un qui a fait le choix d'avoir un mode de vie qui par définition exclue cette possibilité, avec un géniteur inconnu ou par une mère porteuse rémunérée est par définition un gage d'équilibre.
Evidemment l'habituel argument vaseux des parents indignes : pourquoi dans une société de liberté mettre encore un frein oppresseur à la libre expression de l'amour légitime et charnel entre maman et son grand garçon , entre papa et sa fifille adorée dès lors qu'il s'agit de simples relations librement consenties entre individus majeurs ??
Pourquoi ne pas satisfaire le besoin d'amour exprimé par mon épagneul (breton) ?
Avez vous l'esprit mesquinement cadenassé par un cadre social imprégné de millénaires de patriarcat judéo-chrétien ?
Le fait par ces "parents" de confronter à la violence sociale leur "progéniture" montre juste qu'il s'agit de satisfaire un pur besoin égoiste, comme d'acheter le dernier écran LCD.
Il y aura, il y a des gosses qui arrivent à se structurer sans cette dualité masculin/féminin, que répondra-t'on à des gosses à qui ça posera problème, les rares études existant sur le thème (dans le ghetto pédé de San Francisco, "novateur" en ce domaine) montrent un bilan plus que mitigé.
Aucn recul en France : marrant que dans un pays ou péter est même soumis au "principe de précaution", l'équilibre d'enfants paraisse aux mêmes cons comme moins important qu'un épi de maïs.
Finalement on retrouve bien là l'idéologie ultime de la deuxième gauche : refus de la modernité technique conjuguée à l'explosion des cadres sociaux immémoriaux.
Ce n'est de toute façon pas un hasard que ce genre de revendication intervienne maintenant : rien à voir avec une tolérance plus affichée pour l'homosexualité mais plutôt simple conséquence d'une société qui refuse de façon générale d'assumer les conséquences de ses choix : individuellement comme collectivement. Ainsi de ces papys-boumeurs qui ont endetté le pays pour les trois prochains siècles et qui refusent obstinément de modifier un standard de vie qu'ils font payer de facto à leurs enfants, ainsi de ce gros con qui après s'être chargé la gueule pendant 30 ans, et avoir emmerdé son environnement, vient pleurer pour son petit cancer de l'oesophage et réclamer 400 ans de salaire "parce-qu'il-savait-pas-que-c'était-dangereux-de-fumer" en s'appuyant sur toutes les arguties possibles " on distribuait des clopes à l'armée, pensez donc ma bonne dame... quasi-forcé que j'étais". Symptome supplémentaire d'une société qui s'infantilise au rythme de son vieillissement : "coachs de vie", filets sociaux de toutes sortes ( le fabuleux stage de socialisation où l'on apprend aux singes des banlieues à pas cracher par terre dans un bâtiment et à pas appeler "enculé" un hypothétique employeur ).
De toute façon, la roue tourne dans dix ans, comme toujours, on singera les créationnistes et les ligues morales yankees.
C'est la vie.