Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Rapport de la présidente du jury d'entrée à l'ENA de 2010 :

Pour ma part, j’ai été surprise de voir le grand nombre de candidats venant d’une
Ecole Normale Supérieure au concours externe, formation qu’ils complètent avec une
préparation au concours de l’ENA à Paris 1 ou à Sciences Po. Ils reconnaissent en
général volontiers qu’ils n’ont jamais eu l’intention de faire de l’enseignement et que,
d’ailleurs, leur ENS ne les y encourage pas ; ils reconnaissent également avoir donc
bénéficié de conditions de préparation particulièrement favorables puisqu’ils sont
rémunérés pendant leurs années à l’ENS. Certains reconnaissent que ce cursus est
très « luxueux » et probablement peu durable…

Oder so ähnlich.

752

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Elle a un certain culot, dire que les directions des ENS n'encouragent pas les élèves à faire de l'enseignement... quand on sait que bien souvent le type qui ne passe pas un concours enseignant (agreg/capes) se voit mettre en congé sans traitement!

753

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Oui mais certains passent  l'agrégation et se dirigent ensuite vers d'autres fonctions que l'enseignement.

Voir par exemple Bruno Le Maire.

Last edited by JBJ (04-05-2011 18:27:57)

754

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Pour obtenir l'agrégation, après le concours il faut bosser au moins 6 mois... Bien évidemment, on ne commence pas à préparer l'ENA 3 mois avec le concours. Cela veut dire que les normaliens qui passent l'agreg ET l'ENA doivent préparer l'ENA... après leurs 4 ans d'ENS! Donc plus à l'ENS.
Non, les normaliens qui passent l'ENA le passent à la fin de la 3e ou 4e année. Mais faisant cela, ils se brouillent avec leur direction. ScPo est très mal vue à l'ENS, et ce dans toutes les ENS d'ailleurs.

755

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Le problème c'est de truster les places à l'agrégation pour ne pas enseigner ensuite...
Et à l'ENS Cachan en tout cas, en droit éco ce n'est pas rare qu'ils fassent leur 4ème année (après l'agrég d'éco gestion, alors que pratiquement aucun ne compte enseigner) à Sciences po, année pendant laquelle ils sont payés par l'ENS.

Last edited by lulu (04-05-2011 19:12:35)

756

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Tilo a écrit:

Pour obtenir l'agrégation, après le concours il faut bosser au moins 6 mois... Bien évidemment, on ne commence pas à préparer l'ENA 3 mois avec le concours. Cela veut dire que les normaliens qui passent l'agreg ET l'ENA doivent préparer l'ENA... après leurs 4 ans d'ENS! Donc plus à l'ENS.
Non, les normaliens qui passent l'ENA le passent à la fin de la 3e ou 4e année. Mais faisant cela, ils se brouillent avec leur direction. ScPo est très mal vue à l'ENS, et ce dans toutes les ENS d'ailleurs.

Certes mais quelqu'un qui intègre en khûbe voire en bikhât peut avoir l'agrégation avant la fin de ses quatre années à l'ENS et donc envisager autre chose tout en bénéficiant encore de l'ENS; donc être dans sa dernière année en ayant déjà une agrégation (mais c'est un cas assez rare).
Oui c'est sûr pour Sciences Po, et ce dès l'hypokhâgne. Sur son blog Richard Descoings raconte la réaction de son prof de philo quand il a décidé de faire Sciences Po  roll

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Bonsoir,
Quelqu'un peut-il m'en dire plus sur la dispense des épreuves d'admissibilité pour les élèves de l'ENS Lyon ? Est-elle récente ? Est-elle systématique, sans sélection ? Je connais des gens de l'ENS qui ont du passer les écrits il y a quelques années, d'où mes interrogations ...
Autre chose: pensez-vous qu'un normalien peut déposer son dossier pour SP dès la 2ème année à l'ENS? Je ne souhaite pas enseigner, et je me vois mal me diriger vers une autre voie à la fin de mes quatre années à l'ENS, je n'ai pas envie d'être étudiante toute ma vie ...
Dernière question (promis): quelqu'un a-t'il eu des échos d'un (ex) normalien qui a fait la prep'ENA de PARIS I et ULM ? A t-elle bonne réputation en général ?

758

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Selon cet article, on trouverait à l'ENS les mêmes débordements sexuels ou alcooliques que dans une quelconque école de commerce ou d'ingés:

Renaud Février a écrit:

Pacôme et Rachel – les prénoms ont été modifiés – sont deux étudiantes de l'Ecole normale supérieure (ENS) de la rue d'Ulm, dans le Ve arrondissement de Paris.

Elles ont envoyé une lettre ouverte à Rue89 et à d'autres médias pour dénoncer les violences verbales et physiques, sexistes, homophobes et racistes que plusieurs normalien(ne)s auraient subies au cours de soirées organisées par leurs camarades.

De nombreux commentaires sous l'article, et sur ce blog, selon lesquels les événements relatés sont rares ou montés en épingle.

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Elvis a écrit:

selon lesquels les événements relatés sont rares ou montés en épingle.

Disons que quelqu'un qui aime les beuveries à la sauce "Sup' de Co'" ou les bizutages musclés à la "Gadz'Arts" serait forcément très déçu dans le cloître de la Rue d'Ulm...

It is always a silly thing to give advice, but to give good advice is fatal. - Oscar Wilde

760

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Question simple mais essentielle :

Peut-on envisager de rentrer à l'ENS après un Bac+3, en se préparant pendant 1 an ?

Ou est-ce que l'ENS est réservée aux suicidaires qui ont choisi la prépa pour gâcher leur jeunesse ?

761

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Q.D. a écrit:

Question simple mais essentielle :

Peut-on envisager de rentrer à l'ENS après un Bac+3, en se préparant pendant 1 an ?

Ou est-ce que l'ENS est réservée aux suicidaires qui ont choisi la prépa pour gâcher leur jeunesse ?


Techniquement oui, la règle est qu'on ne plus passer l'ENS une fois qu'on a validé 240 crédits (M1). Dans les faits, c'est vraiment très rare qu'un élève de la faculté intègre sur concours une ENS, que ce soit Ulm, Lyon ou Cachan. Tu peux donc oublier l'admission sur concours, néanmoins il reste l'admission sur dossier :

- Il existe une procédure qui permet à des étudiants notamment issus de la faculté de devenir étudiant à l'ENS (Ulm), mais sans le statut d'élève "fonctionnaire stagiaire" bien sûr.
http://www.ens.fr/spip.php?rubrique30

- A Lyon on peut être recruté sur dossier comme "auditeur libre", ce qui permet d'avoir accès à la même formation que les élèves qui ont réussi le concours - là encore sans le statut.
http://www.ens-lyon.eu/75776826/0/fiche … R-ADMI-DOS


Mais la question essentielle est plutôt : qu'attends-tu de l'ENS ? Que veux-tu faire ? Et quelle ENS vises-tu ?

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Dans certaines ENS, il y a également des procédures pour être recruté comme normalien directement en deuxième ou troisième année:

http://www.ens-cachan.fr/version-franca … 5028634562 (attention à la terminologie: "Lancée [sic] pour la session 2012, le second concours remplace le "concours 3e année" qui était en place jusqu'à présent à l'ENS Cachan.")

http://www.ens-lyon.eu/44513318/0/fiche … R-ADMISSIO (cette page précise cependant: "A ce jour, aucune création de poste n'a été attribuée par le ministère").

A noter aussi le recrutement après un bac+2 en médecine ou pharma, à Ulm: http://www.biologie.ens.fr/depbio/spip.php?article295

Egalement, à Cachan, un recrutement après BTS, DUT (je n'ai pas creusé pour savoir si une CPGE ATS était nécessaire) ou encore STAPS: http://www.ens-cachan.fr/version-franca … -concours/

J'avais vaguement entendu parler (il y a une douzaine d'années) d'un recrutement de normaliens à Ulm, après un bac+2 scientifique ou un L3 en sciences humaines, mais je n'en retrouve pas trace.

Last edited by Charly (13-02-2012 00:30:04)

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

La suite des accusations portées contre Ulm ou ses élèves:

http://lmsi.net/Violence-Normale-Superieure

Et la réponse d'un groupe d'élèves:

https://www.eleves.ens.fr/survey/

764

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

JBJ a écrit:

echniquement oui, la règle est qu'on ne plus passer l'ENS une fois qu'on a validé 240 crédits (M1). Dans les faits, c'est vraiment très rare qu'un élève de la faculté intègre sur concours une ENS, que ce soit Ulm, Lyon ou Cachan. Tu peux donc oublier l'admission sur concours, néanmoins il reste l'admission sur dossier :

- Il existe une procédure qui permet à des étudiants notamment issus de la faculté de devenir étudiant à l'ENS (Ulm), mais sans le statut d'élève "fonctionnaire stagiaire" bien sûr.
http://www.ens.fr/spip.php?rubrique30

- A Lyon on peut être recruté sur dossier comme "auditeur libre", ce qui permet d'avoir accès à la même formation que les élèves qui ont réussi le concours - là encore sans le statut.
http://www.ens-lyon.eu/75776826/0/fiche … R-ADMI-DOS

Ok, donc techniquement c'est possible.

Pour avoir une quelconque, existe-t-il une manière de préparer le concours hors prépas lycées ? (qui je pense ne vont pas m'accepter après un Bac+3, même si elles m'avaient pas accepté il y a 3 ans. J'avais alors choisi une autre orientation)

Comment la différence de traitement entre élèves recrutés sur concours et sur dossiers est-elle justifiée ? Ca me parait profondément anti-démocratique ce système d'accès...


Mais la question essentielle est plutôt : qu'attends-tu de l'ENS ? Que veux-tu faire ? Et quelle ENS vises-tu ?

Je veux faire chercheur en philosophie (- sociologie), et l'ENS offre un socle très solide, ainsi qu'un enseignement favorable au développement intellectuel et professionnel. Et le revenu mensuel est très attractif pour prendre un peu d'indépendance.

Last edited by Q.D. (05-03-2012 19:24:36)

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Pour la préparation, la réponse est dans ta question : y a-t-il un moyen hors prépa de préparer le concours ? Un concours se prépare soit en prépa soit en candidat libre, donc dans ton cas si tu ne fais pas de prépa en candidat libre

Pour la différence de traitement, premièrement, un concours n'est pas démocratique mais méritocratique (seuls les libéraux ont réussi à nous faire croire que démocratie = méritocratie, mais à regarder de près, le seul régime authentiquement démocratique de l'histoire de France fut probablement la dictature républicaine de l'an II, et il n'est pas étonnant que toutes les grandes écoles françaises, dont l'Ecole normale, furent créées sous le directoire qui n'était pas une république démocratique mais une république méritocratique), deuxièmement, la différence de traitement est justifiée de manière fort simple, les uns ont réussi un concours de recrutement de la fonction publique et sont donc rémunérés en tant que fonctionnaire-stagiaire, les autres n'ont pas réussi ou passé ce concours, ils ne sont pas fonctionnaires-stagiaires.

Quant à la question pourquoi faire l'Ens, ta réponse est un peu sans queue ni tête. Je ne sais pas quelle est ta formation initiale, mais pour préparer le concours, compte un an ou deux ans, années durant lesquelles tu n'auras pas de traitement, autant faire un M1 et un M2 de philo, tu gagneras du temps et tu ne perdras pas d'argent. Si tu veux faire de la philo et que tu possèdes déjà un bac + 3 va faire un master de philo, point besoin de passer par l'Ens, qui offre de toute manière des enseignement d'aussi bonne ou d'aussi mauvaise qualité qu'à l'université. Autrement dit, vouloir intégrer sur concours l'Ens après un bac + 3 sans prépa pour faire de la philo, je n'y voit qu'une justification, faire cela pour le prestige, parce que soit disant quelques grands noms sont passés par là, c'est la seule (mauvaise) raison qui tienne, de l'orgueil, toutes les autres raisons que tu avances sont absurdes.

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Collot d'Herbois a écrit:

Pour la préparation, la réponse est dans ta question : y a-t-il un moyen hors prépa de préparer le concours ? Un concours se prépare soit en prépa soit en candidat libre, donc dans ton cas si tu ne fais pas de prépa en candidat libre

Pour la différence de traitement, premièrement, un concours n'est pas démocratique mais méritocratique (seuls les libéraux ont réussi à nous faire croire que démocratie = méritocratie, mais à regarder de près, le seul régime authentiquement démocratique de l'histoire de France fut probablement la dictature républicaine de l'an II, et il n'est pas étonnant que toutes les grandes écoles françaises, dont l'Ecole normale, furent créées sous le directoire qui n'était pas une république démocratique mais une république méritocratique), deuxièmement, la différence de traitement est justifiée de manière fort simple, les uns ont réussi un concours de recrutement de la fonction publique et sont donc rémunérés en tant que fonctionnaire-stagiaire, les autres n'ont pas réussi ou passé ce concours, ils ne sont pas fonctionnaires-stagiaires.

Quant à la question pourquoi faire l'Ens, ta réponse est un peu sans queue ni tête. Je ne sais pas quelle est ta formation initiale, mais pour préparer le concours, compte un an ou deux ans, années durant lesquelles tu n'auras pas de traitement, autant faire un M1 et un M2 de philo, tu gagneras du temps et tu ne perdras pas d'argent. Si tu veux faire de la philo et que tu possèdes déjà un bac + 3 va faire un master de philo, point besoin de passer par l'Ens, qui offre de toute manière des enseignement d'aussi bonne ou d'aussi mauvaise qualité qu'à l'université. Autrement dit, vouloir intégrer sur concours l'Ens après un bac + 3 sans prépa pour faire de la philo, je n'y voit qu'une justification, faire cela pour le prestige, parce que soit disant quelques grands noms sont passés par là, c'est la seule (mauvaise) raison qui tienne, de l'orgueil, toutes les autres raisons que tu avances sont absurdes.

Tu viens de synthétiser tout ce que je pensais, mais que je n'osais formuler. L'admission en Master à ScPo n'étant aujourd'hui plus méritocratique mais démocratique.

Au passage, PAN. Tradition forumesque oblige à l'égard des normaleux dont les aberrations orthgraphiques ne peuvent être supportées. wink

Last edited by kobayashi (06-03-2012 02:16:39)

"Un gamin de 18 ans tutoie une mama en boubou, oubliant qu'on ne donne plus du camarade dans le coin depuis une paie."

767

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

kobayashi a écrit:
Collot d'Herbois a écrit:

Quant à la question pourquoi faire l'Ens, ta réponse est un peu sans queue ni tête. Je ne sais pas quelle est ta formation initiale, mais pour préparer le concours, compte un an ou deux ans, années durant lesquelles tu n'auras pas de traitement, autant faire un M1 et un M2 de philo, tu gagneras du temps et tu ne perdras pas d'argent. Si tu veux faire de la philo et que tu possèdes déjà un bac + 3 va faire un master de philo, point besoin de passer par l'Ens, qui offre de toute manière des enseignement d'aussi bonne ou d'aussi mauvaise qualité qu'à l'université. Autrement dit, vouloir intégrer sur concours l'Ens après un bac + 3 sans prépa pour faire de la philo, je n'y voit qu'une justification, faire cela pour le prestige, parce que soit disant (!) quelques grands noms sont passés par là, c'est la seule (mauvaise) raison qui tienne, de l'orgueil, toutes les autres raisons que tu avances sont absurdes.

Tu viens de synthétiser tout ce que je pensais, mais que je n'osais formuler. L'admission en Master à ScPo n'étant aujourd'hui plus méritocratique mais démocratique.

Au passage, PAN. Tradition forumesque oblige à l'égard des normaleux dont les aberrations orthgraphiques (tant qu'on y est) ne peuvent être supportées. wink


T'aurais pu en profiter pour signaler l'autre aberration. PAN. Tradition à l'égard de ceux qui prétendent donner des leçons  big_smile

On va dire qu'il était tard  roll

Last edited by JBJ (06-03-2012 11:59:26)

768

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Il y a au moins deux très bonnes raisons de vouloir faire un master à l'ENS, autre que le prestige: l'accès à l'énorme bibliothèque et aux possibilités fantastiques d'emprunt & la préparation à l'agrégation. Dire que les cours de l'ENS valent ceux de l'université, c'est très exagéré. Les cours sont moins bondés, les profs plus disponibles pour les questions et les demandes des élèves, les élèves sont très bons et élèvent le niveau des enseignements. Et n'entrer à l'ENS que pour le prestige, c'est le souhait de tous les élèves de prépa ou presque, alors ce n'est pas une mauvaise raison en soi.

769

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Pas vraiment d'accord avec ce que disent Collot d'Herbois, JBJ et Kobayashi

1/ Préparer le concours de l'ENS est quelque chose de positif pour un faqueux car cela lui donne un objectif de travail et l'oblige à consolider les bases voire même à combler des lacunes (l'immense majorité des faqueux non passés par la prépa sont incapables de rédiger une dissertation correctement).
Même en cas d'échec au concours, la préparation n'est pas inutile.

2/ Pour faire une thèse de philo ou de socio, il est très fortement conseillé d'être agrégé (pour plein de bonnes et de mauvaises raisons mais c'est un fait). Or l'ENS reste le meilleur endroit pour préparer l'agreg (philo ou sciences sociales), même si les universités proposent des préparations à l'agrégation.

3/ Dans le système éducatif français, l'ENS reste le meilleur signal possible pour trouver un poste. Etre passé par là permet d'accroître ses chances d'obtenir une place de maitre de conf

4/ L'émulation intellectuelle y est incomparablement plus élevée qu'à la fac ou d'autres écoles

5/ L'encadrement des élèves y est meilleur et l'accès aux pontes plus aisé qu'à la fac (sans être facile cependant)

-------------

Pour répondre à la question initiale : tu peux préparer l'ENS dans une prépa privée (recherche sur google) qui n'impose pas de condition a priori sur l'âge ou le parcours antérieur des candidats.

En revanche, inutile de te voiler la face :  au regard de ton parcours académique et de la difficulté du concours, tes chances d'intégrer sont très minces. Mais préparer le concours n'est pas inutile et tu peux toujours intégrer en "pré-doctorant' (étudiant non rémunéré).

La rémunération est uniquement conditionnée par la réussite au concours d'entrée, les normaliens étant fonctionnaires, le concours de l'ENS est un concours de la fonction publique. Pas d'aspect méritocratique ou démocratique là-dedans, l'Etat n'a simplement pas les moyens de rémunérer tous les étudiants du supérieur, il investit donc sur les meilleurs mais ces derniers doivent dix ans au service de l'Etat.

PS : essaye de te renseigner auprès de gens ayant effectivement intégré Normale

770

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

nono a écrit:

Pas vraiment d'accord avec ce que disent Collot d'Herbois, JBJ et Kobayashi

(...)

En revanche, inutile de te voiler la face :  au regard de ton parcours académique et de la difficulté du concours, tes chances d'intégrer sont très minces. Mais préparer le concours n'est pas inutile et tu peux toujours intégrer en "pré-doctorant' (étudiant non rémunéré).

Je n'ai pas dit autre chose (j'ai été plus direct, je te l'accorde) :

JBJ a écrit:

Tu peux donc oublier l'admission sur concours, néanmoins il reste l'admission sur dossier

nono a écrit:

PS : essaye de te renseigner auprès de gens ayant effectivement intégré Normale

Si on en croit le message de kobayashi, Collot d'Herbois est élève à l'ENS.


kobayashi a écrit:

Au passage, PAN. Tradition forumesque oblige à l'égard des normaleux dont les aberrations orthgraphiques ne peuvent être supportées. wink

771

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

S'il veut accéder à la bibliothèque et aux cours, il peut passer la procédure en prédoctorant, c'est largement plus simple. Je rejoins Collot d'Herbois, tenter le concours via prépa, c'est juste pour le prestige, ce qui est absurde.

772

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Pas vraiment d'accord avec ce que disent Collot d'Herbois, JBJ et Kobayashi

1/ Préparer le concours de l'ENS est quelque chose de positif pour un faqueux car cela lui donne un objectif de travail et l'oblige à consolider les bases voire même à combler des lacunes (l'immense majorité des faqueux non passés par la prépa sont incapables de rédiger une dissertation correctement).
Même en cas d'échec au concours, la préparation n'est pas inutile.

2/ Pour faire une thèse de philo ou de socio, il est très fortement conseillé d'être agrégé (pour plein de bonnes et de mauvaises raisons mais c'est un fait). Or l'ENS reste le meilleur endroit pour préparer l'agreg (philo ou sciences sociales), même si les universités proposent des préparations à l'agrégation.

3/ Dans le système éducatif français, l'ENS reste le meilleur signal possible pour trouver un poste. Etre passé par là permet d'accroître ses chances d'obtenir une place de maitre de conf

4/ L'émulation intellectuelle y est incomparablement plus élevée qu'à la fac ou d'autres écoles

5/ L'encadrement des élèves y est meilleur et l'accès aux pontes plus aisé qu'à la fac (sans être facile cependant)

=> la procédure en prédoctorant te permet d'avoir accès au 1, 2, 3, 4, 5 sans problèmes et accès à la bibliothèque en prime. Et si tu enlèves en plus le mépris adressé aux "faqueux qui ne savent pas faire une dissertation", c'est encore mieux pour avoir accès à tout ça.

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

"préparer le concours est quelque chose de positif pour un faqueux"
   - Je ne dis pas le contraire, mais dans le cas spécifique de notre ami qui a déjà un bac +3 ou +4, ça me paraît complètement déraisonnable. D'autre part, sans les structures d'encadrement d'une prépa, une préparation en candidat libre demande une volonté exceptionnelle ou une personnalité tout à fait singulière... (la plupart des admis en candidat libre sont d'anciens préparationnaires)

"Et n'entrer à l'ENS que pour le prestige, c'est le souhait de tous les élèves de prépa ou presque, alors ce n'est pas une mauvaise raison en soi"
   - Je ne dis pas le contraire, c'est tout à fait vrai, mais quand on a déjà un bac+3, ça peut devenir une mauvaise raison (car c'est encore plus déraisonnable)

"Mais préparer le concours n'est pas inutile et tu peux toujours intégrer en "pré-doctorant' (étudiant non rémunéré)"
     - En effet, je ne parlais que du concours (puisque la question portait dessus, sur les moyens de s'y préparer, etc), tu peux tout à fait postuler sur dossier

"Pour faire une thèse de philo ou de socio, il est très fortement conseillé d'être agrégé (pour plein de bonnes et de mauvaises raisons mais c'est un fait). Or l'ENS reste le meilleur endroit pour préparer l'agreg (philo ou sciences sociales), même si les universités proposent des préparations à l'agrégation."
            - Pour la philo, il est indispensable d'être agrégé, pour la socio absolument pas (il y a des postes et pratiquement pas de concurrence en dehors des élèves de l'Ens et des anciens khagneux BL - autant dire fort peu de monde). Par contre en ce qui concerne la prépa agrég, c'est l"inverse, la prépa agrégation sciences sociales Ulm/Cachan est très performante (pas de concurrence), alors qu'en philo les résultats sont moins folichons et les élèves de Paris 1 ou Paris 4 réussissent tout aussi bien (ou tout aussi mal étant donné le nombre dérisoire de postes ouverts au concours)

774

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

koba NL a écrit:

3/ Dans le système éducatif français, l'ENS reste le meilleur signal possible pour trouver un poste. Etre passé par là permet d'accroître ses chances d'obtenir une place de maitre de conf

=> la procédure en prédoctorant te permet d'avoir accès au [...] 3 [...]

Est-ce qu'avoir été normalien ou étudiant dans une ENS importe vraiment dans une candidature à un poste d'enseignant-chercheur ?

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Aujourd'hui les choses changent, avec notamment la mise en place de contrats doctoraux, donc les choses ne sont pas claires, mais jusqu'ici, être normalien était un avantage décisif puisque les allocations doctorales leur étaient automatiquement allouées (de droit...) ainsi qu'un poste d'allocataire; j'ai suis tombé par hasard sur un PV d'allocation de bourses doctorales et de postes d'allocataire moniteur dans une grande université parisienne, les membres de la commissions votent afin de savoir quels élèves obtiendront une allocation et un poste d'allocataire, un classement est établi en fonction du nombre de voix obtenu par chaque candidat, sauf que le vote ne porte que sur des étudiants (agrégés pour beaucoup) non normalien. Une seconde liste est établie, définitive, qui cette fois-ci intègre les normaliens, qui sont tous automatiquement projetés en tête de liste (et ceci est ou était tout à fait légal, c'est le contraire qui ne l'aurait pas été !). Autrement dit, et c'était le cas du PV sur lequel je suis tombé, le premier à l'agrégation dans une discipline, s'il n'est pas normalien, sera placé, dans le classement pour les allocations, derrière tous les normaliens, qui par conséquent auront été moins bien classé à l'agrég... (mais il sera tout de même devant tous les autres étudiants non normaliens, donc rassurez-vous, si vous n'êtes pas normalien, mais premier à l'agreg, vous avez quand même une chance raisonnable d'obtenir une allocation !).

Mais les choses changent, et je ne suis pas au courant des dernières nouveautés (le statut d'allocataire moniteur a été, il me semble, supprimé récemment et remplacé par autre chose).

776

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Collot d'Herbois a écrit:

  - Pour la philo, il est indispensable d'être agrégé, pour la socio absolument pas (il y a des postes et pratiquement pas de concurrence en dehors des élèves de l'Ens et des anciens khagneux BL - autant dire fort peu de monde). Par contre en ce qui concerne la prépa agrég, c'est l"inverse, la prépa agrégation sciences sociales Ulm/Cachan est très performante (pas de concurrence), alors qu'en philo les résultats sont moins folichons et les élèves de Paris 1 ou Paris 4 réussissent tout aussi bien (ou tout aussi mal étant donné le nombre dérisoire de postes ouverts au concours)

J'ignorais qu'il y a autant de postes de maitres de conf en socio et qu'aucun élève de fac thésard ne se présente pour faire qualifier sa thèse !! C'est vraiment très surprenant et ne correspond absolument pas aux différents retours qu'on peut avoir ici et là des thésards en socio, normaliens ou non d'ailleurs. C'est bon de savoir que dans le contexte hyper concurrentiel de l'accession aux postes de l'université française, la sociologie offre autant de débouchés et de perspectives. Quel bon plan !  cool

Idem pour la prépagreg "sans concurrence", sans doute les candidats ne sont-ils formés qu'à Ulm et Cachan (une grosse trentaine d'élèves dans la prépa). On se demande d'où peuvent bien venir l'ensemble des autres candidats sur les épreuves écrites, sans doute des figurants affrétés spécialement par bus ou cars par le ministère afin de gonfler les chiffres de la sélectivité du concours ! Fort heureusement que ces candidats ne sont qu'inscrits et ne composent pas, ce qui permet de n'avoir aucune concurrence pour la trentaine d'élus de la prépa Ulm-Cachan.  roll

Collot d'Herbois a écrit:

Une seconde liste est établie, définitive, qui cette fois-ci intègre les normaliens, qui sont tous automatiquement projetés en tête de liste (et ceci est ou était tout à fait légal, c'est le contraire qui ne l'aurait pas été !). Autrement dit, et c'était le cas du PV sur lequel je suis tombé, le premier à l'agrégation dans une discipline, s'il n'est pas normalien, sera placé, dans le classement pour les allocations, derrière tous les normaliens, qui par conséquent auront été moins bien classé à l'agrég... (mais il sera tout de même devant tous les autres étudiants non normaliens, donc rassurez-vous, si vous n'êtes pas normalien, mais premier à l'agreg, vous avez quand même une chance raisonnable d'obtenir une allocation !).

Diantre, incroyable cette histoire ! Cela fait deux ans que les contrats doctoraux ont été mis en place, remplaçant les AMN et AMX et homogéneisant le statut de thésard à l'ensemble des étudiants français. Le seul privilège octroyé aux normaliens et aux X est d'obtenir un financement dédié (contrats doctoraux pour normaliens ou polytechniciens) ce qui leur permet d'avoir des financements beaucoup plus facilement. Mais comme les ENS ne sont pas des écoles doctorales, les normaliens sont toujours rattachés à une université. La seule différence, est qu'ils ont un financement de l'ENS.
Donc je ne vois pas en quoi d'où peut sortir cette sombre histoire de classement, puisque les normaliens ne demandent pas les mêmes financements que les élèves de la fac...

Mais bon, ce n'est de toutes façons pas un problème, puisque seuls les quelques centaines de normaliens en 3A-4A font de la recherche (leurs collègues de l'université ou des écoles d'ingés en thèse ne font que se préparer avec assiduité au concours international de pétanque d'Aix-Marseille) et ne subissent, on l'a vu "aucune concurrence" aussi bien pour l'agreg que pour la qualification...  cool  cool

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

@ nono. Sur les contrats doctoraux, j'ai bien dit que je n'étais pas au courant des dernières évolutions, mais qu'il y a quelques années, être normalien permettait d'obtenir assez facilement une allocation, et donc que le statut était un avantage pour faire une carrière d'enseignant-chercheur, donc de ce point de vue on est tout à fait d'accord, je ne vois pas où est le problème

Pour la socio, je caricature, mais je t'assure qu'il est plus stratégique de faire de la socio que de l'histoire et de la philo pour obtenir un poste. Jette un oeil aux CV des profs de socio plus de la moitié n'ont pas l'agrégation de sciences sociales (ce qui signifie bien que le secteur est moins concurrentiel). Quand je dis qu'il n'y a pas de concurrence, c'est excessif, mais pour être franc, la population des étudiants en sociologie est beaucoup plus hétérogène que dans d'autres disciplines de sciences humaines, voici un article d'un professeur de sociologie de Paris 8, justement sur la population des étudiants en sociologie :

http://www2.univ-paris8.fr/sociologie/f … e2001b.pdf

NB ; lorsque je dis "sans concurrence" ne le prends pas à la lettre, je veux simplement dire que pour un très bon élève, ses chances objectives d'accéder à un poste d'enseignant chercheur sont plus élevées en sociologie que dans d'autres disciplines (ce qui ne veut donc pas dire qu'il n'y a pas d'autres préparations ni d'autres étudiants)

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

En gros nono, et pour faire très vite, les khagneux classiques et modernes s'orientent rarement vers la socio après leur prépa, quant aux bons et très bons élèves qui font un premier cycle à la fac, ils s'orientent généralement après le bac vers d'autres disciplines que la socio. Que reste-t-il ? Un haut du panier composé d'anciens khagneux BL (et il y en a peu qui s'orientent vers la socio), de mecs de sciences-po, bien entendu des mecs de la fac mais qui sont proportionnellement beaucoup moins nombreux qu'en philo ou histoire, et puis une majorité d'élèves qui font de la socio pour s'orienter vers un master professionnel mais qui n'ont jamais envisagé de faire de la recherche ou de l'enseignement (pour tout un tas de raisons que les sociologues de l'école expliquent très bien)

779

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

OK j'arrête le sarcasme.

Concernant les allocations, je comprends ton point mais je ne crains que tu fasses fausse route : les normaliens avant avaient des allocations spécifiques (AMN - Allocations Moniteurs Normaliens) et ne rentraient donc pas en compétition avec les faqueux -- comme maintenant d'ailleurs, c'est juste qu'il s'agit d'un contrat doctoral unique dont le financement est assuré par l'ENS. Le PV que tu as vu est simplement l'inscription en thèse dans l'école doctorale, et il n'y a pas vraiment de classement attaché (formellement si, mais cela n'a guère d'importance, tant que tu es pris en thèse, être le dernier sur la liste ou le premier n'a aucun effet). Le point délicat pour les faqueux est justement d'obtenir le financement. Maintenant, beaucoup d'écoles doctorales demandent d'avoir un financement avant d'accepter les inscriptions.

D'où mon argumentaire plus haut, être normalien ça aide BEAUCOUP pour faire une thèse (si on rapporte au nombre de candidats faqueux / nombre de bourses allouées en fac vs nombre de normaliens thésards/nombre de contrats doctoraux normaliens, cela fait dans certaines disciplines un écart X25 !!).

Donc si le jeune veut VRAIMENT faire maitre de conf en socio et/ou philo, perdre deux ans à préparer Normale (et encore, pour moi ce n'est pas une perte...) n'est pas complètement absurde même si clairement il y a un coût très fort avec une probabilité de réussite objectivement faible (on est d'accord)
Pour le prédoctorat, avoir passé le concours (avec des notes correctes) peut beaucoup aider dans le dossier surtout si son parcours en fac est un peu faiblard.

Donc j'ai présenté des arguments "pour", en vue de passer le concours qui à mes yeux relativisent quelque peu ton point de vue (informé) et ceux de JBJ-Koba (beaucoup moins informés pour le coup). Mais encore une fois, je n'ai pas dit que c'est ce qu'il devait faire ni qu'il allait y arriver, c'est juste que si c'est vraiment sa passion, l'effort peut valoir le coup. Ne nous leurrons pas, un élève de fac en socio/philo a une probabilité faible d'être financé en thèse (deux bourses en socio pour Paris 13 l'an dernier par exemple), ensuite de terminer sa thèse, puis de la faire qualifier et ensuite d'avoir un poste de maitre de conf. C'est possible mais cette proba est largement plus réduite que pour un normalien (et pour un auditeur, c'est entre les deux).
Donc prendre deux ans pour un projet de long terme ce n'est pas fou non plus, surtout si c'est pour emmagasiner des connaissances super utiles ensuite quoi qu'il fasse, réussite au concours ou non.
Enfin, j'ai précisé que des prépas privés acceptent des étudiants sur le tard (21 ans pour une que j'ai en tête, mais ce n'était pas pour préparer Normale donc bon c'est peut être pas possible) donc son projet est faisable sur le papier.

En ce qui concerne la socio, je connais mal la discipline mais je pense que ton point de vue est daté.
1/ Certes la moitié des profs n'a pas l'agreg de sciences sociales mais parmi ceux-ci, un nombre très important a une agreg de philo (voire d'éco -- plus rare pour le coup je le concède). IL faut de plus prendre en compte les profs jeunes et pas ceux qui ont été formés avant la création de l'agreg de SES !
2/ Le document que tu cites date de 2001. Avec la restriction du nombre de postes depuis quelques années, les choses ont changé, notamment dans le recrutement des thésards en socio (ton doc parle de tous les étudiants, je parlais des thésards. Or tu n'es pas sans savoir que le profil des étudiants évolue drastiquement entre le premier cycle et le troisième...)
3/ Sur le fond, philo/histoire/socio sont très très compétitives; je veux bien qu'on me dise que cette dernière le soit un peu moins que les deux premières mais de là à affirmer qu'il n'y a pas de concurrence, je crois que c'est clairement pas très représentatif de la réalité de la discipline.

Voilà, en espérant avoir levé quelques doutes pour celui qui a posé la question initiale.

780

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Il va sans dire que je suis moins informé, je n'ai jamais envisagé de faire une thèse - ai rapidement balayé la question d'un revers de main - mais je m'étais penché à l'époque sur la procédure pour les pré doctorant pour me renseigner. Du coup je suis nettement moins un insider.

Mon propos visait à dire que en passant par la procédure de pré-doc, tu augmentais significativement tes chances d'obtenir une allocation pour faire une thèse (moins que les normaliens ceci dit). Étant donné le faible nombre de recrutements via cette procédure pour préparer le diplôme de l'ENS, et la - relative - sélectivité de la procédure, les candidats sont par conséquent rarement des branques, donc ont des chances plus significatives d'obtenir un contrat doctoral par suite/poste de MCF qu'un étudiant en fac.

Donc si le jeune veut VRAIMENT faire maitre de conf en socio et/ou philo, perdre deux ans à préparer Normale (et encore, pour moi ce n'est pas une perte...) n'est pas complètement absurde même si clairement il y a un coût très fort avec une probabilité de réussite objectivement faible (on est d'accord)
Pour le prédoctorat, avoir passé le concours (avec des notes correctes) peut beaucoup aider dans le dossier surtout si son parcours en fac est un peu faiblard.

Dans cette optique effectivement et après avoir lu tout ton post, oui, ça peut se justifier. Mais c'est très très très cher payé et il pourrait arriver au même résultat en bossant moins qu'en candidat libre (mais en bossant tout de même) en étant passé par la procédure prédoctorant - on est d'accord que si son dossier de fac est faiblard par contre, il n'y a aucune chance...

Au final, c'est plus le rapport effort-coût / résultat qui semble déraisonnable et laisse penser qu'il s'agit juste d'une question de prestige...

781

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Koba NL a écrit:

Du coup je suis nettement moins un insider.

Oui, c'est justement ce que j'ai dit plus haut. Je n'empêche personne de donner des conseils, c'est très gentil au contraire, mais je crois que connaître un peu le milieu permet de dire des choses plus pertinentes.

Koba NL a écrit:

Mon propos visait à dire que en passant par la procédure de pré-doc, tu augmentais significativement tes chances d'obtenir une allocation pour faire une thèse (moins que les normaliens ceci dit). Étant donné le faible nombre de recrutements via cette procédure pour préparer le diplôme de l'ENS, et la - relative - sélectivité de la procédure, les candidats sont par conséquent rarement des branques, donc ont des chances plus significatives d'obtenir un contrat doctoral par suite/poste de MCF qu'un étudiant en fac.

Je ne pense pas que ce soit si clair.
Le truc qu'il me semble que tu n'as pas compris, c'est que les contrats doctoraux pour normaliens ne sont délivrés qu'aux "vrais" normaliens (sous-entendu, entrés sur voie concours). Et que Normale ne finance que ces élèves.
Les prédoctorants ne peuvent obtenir aucun financement de l'ENS et sont donc contraints de déposer une demande de financement auprès des universités comme leurs copains de fac. La différence avec ces derniers est certes qu'ils ont l'avantage d'être pré-doctorants mais ils ont surtout l'énorme faiblesse de "ne pas être de la maison" (quand bien même ils sont inscrits dans la fac en parrallèle de leurs études à l'ENS) et que certaines facs ont tendance à favoriser les purs faqueux plutôt que les prédoctorants (ce n'est pas une généralité non plus, mais soyons honnête : pour obtenir une des bourses de la poignée distribuées par les universités, il vaut mieux très bien connaître les personnes du jury de sélection ce qui suppose d'avoir suivi leurs cours et non ceux de l'ENS --- je parle pour les cours suivis à Normale, pas ceux où les normaliens vont dans les facs).
Ainsi, j'ai un copain prédoctorant à l'ENS qui a dû demander un financement Ile de France (très chauds à avoir) car il n'avait pas accès à ceux de l'ENS et les facs qu'il a tentées (Paris 1 et 10) lui ont préféré un candidat "maison".

Donc ce que tu affirmes très peremptoirement me semble pour le coup très discutable.

Dans cette optique effectivement et après avoir lu tout ton post, oui, ça peut se justifier. Mais c'est très très très cher payé et il pourrait arriver au même résultat en bossant moins qu'en candidat libre (mais en bossant tout de même) en étant passé par la procédure prédoctorant - on est d'accord que si son dossier de fac est faiblard par contre, il n'y a aucune chance...

Justement non, le résultat n'est pas le même. Sans compter les 4 années de financement en tant que normalien et les 3 années pour le contrat doctoral. En clair, il perd deux ans pour s'assurer 7 ans de financement. Je te laisse faire le calcul coût\bénéfice surtout dans des matières où les financements sont rares.

Au final, c'est plus le rapport effort-coût / résultat qui semble déraisonnable et laisse penser qu'il s'agit juste d'une question de prestige...

Certes, mais je n'ai jamais parlé du "prestige" qui n'existe qu'en France et disparaît très vite après la thèse...

782

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

nono a écrit:

Donc si le jeune veut VRAIMENT faire maitre de conf en socio et/ou philo, perdre deux ans à préparer Normale (et encore, pour moi ce n'est pas une perte...) n'est pas complètement absurde même si clairement il y a un coût très fort avec une probabilité de réussite objectivement faible (on est d'accord)

Oui, donc c'est absurde à 90%, sachant qu'il ne peut pas valider un M1 pendant ces deux années puisque la possession de 240 crédits ECTS empêche de présenter le concours.

nono a écrit:

Pour le prédoctorat, avoir passé le concours (avec des notes correctes) peut beaucoup aider dans le dossier surtout si son parcours en fac est un peu faiblard.

Le recrutement sur dossier n'est pas un concours bis, c'est clairement ce que dit  la nouvelle direction du département de philo par exemple.
Du coup, un bon ou très bon dossier à la fac peut tout à fait être plus avantageux qu'un bon dossier de prépa. Ce qui compte pour être reçu par cette voie, c'est surtout le projet de recherche. Or à la fac, on est tout de même mieux initié à la recherche qu'en prépa (ne serait-ce que parce que les profs sont eux-mêmes chercheurs la plupart du temps, ce qui n'est pas le cas en prépa généralement).

nono a écrit:

C'est possible mais cette proba est largement plus réduite que pour un normalien (et pour un auditeur, c'est entre les deux).

Oui ça reste possible, j'ai au moins l'exemple d'une jeune MCF dans une grande fac parisienne recrutée récemment et qui n'est pas passée par une ENS.


nono a écrit:

Donc prendre deux ans pour un projet de long terme ce n'est pas fou non plus, surtout si c'est pour emmagasiner des connaissances super utiles ensuite quoi qu'il fasse, réussite au concours ou non.

Utile sur quel plan ? S'il rate le concours il peut passer les concours de l'enseignement après avec de bonnes chances de réussite ça c'est sûr.   Mais vu qu'il n'a pas continué ses études pendant la préparation du concours, il n'a pas de M2, il ne peut donc pas les passer. Je crois que c'est l'ultima ratio pour soutenir que c'est une mauvaise idée, sachant que comme tu l'as dit plus haut, mieux vaut être agrégé pour faire une thèse.

nono a écrit:

Enfin, j'ai précisé que des prépas privés acceptent des étudiants sur le tard (21 ans pour une que j'ai en tête, mais ce n'était pas pour préparer Normale donc bon c'est peut être pas possible) donc son projet est faisable sur le papier.

C'est ce que j'ai dit au départ, techniquement c'est possible.


nono a écrit:

Donc j'ai présenté des arguments "pour", en vue de passer le concours qui à mes yeux relativisent quelque peu ton point de vue (informé) et ceux de JBJ-Koba (beaucoup moins informés pour le coup).

Ouais j'ai juste passé 3 ans en prépa et la plupart de mes amis normaliens ou auditeurs à Lyon ou à Ulm . Je ne doute pas de ta connaissance du milieu mais sois précis quand tu critiques. D'ailleurs tu fais quoi toi ?



nono a écrit:

Les prédoctorants ne peuvent obtenir aucun financement de l'ENS et sont donc contraints de déposer une demande de financement auprès des universités comme leurs copains de fac. La différence avec ces derniers est certes qu'ils ont l'avantage d'être pré-doctorants mais ils ont surtout l'énorme faiblesse de "ne pas être de la maison" (quand bien même ils sont inscrits dans la fac en parrallèle de leurs études à l'ENS)

Je ne suis pas trop d'accord sur ce point. T'as des exemples ? Il n'y a pas plus d'esprit de corps à l'ENS qu'à la fac. T'entends quoi par "être de la maison" sachant qu'en master de philo dans une fac comme PIV ou PI (en philo) la plupart des élèves viennent de prépa ou bien d'autres facs ? Un élève ou un étudiant de l'ENS est autant "de la maison" que les autres pour peu qu'ils suivent ses cours de master comme les autres. Personnellement je connais plus d'étudiants qui passent plus de temps à la fac qu'à l'ENS que l'inverse.

nono a écrit:

et que certaines facs ont tendance à favoriser les purs faqueux plutôt que les prédoctorants (ce n'est pas une généralité non plus, mais soyons honnête : pour obtenir une des bourses de la poignée distribuées par les universités, il vaut mieux très bien connaître les personnes du jury de sélection ce qui suppose d'avoir suivi leurs cours et non ceux de l'ENS --- je parle pour les cours suivis à Normale, pas ceux où les normaliens vont dans les facs).

Je ne comprends pas ta distinction entre "pur faqueux" et "prédoctorant" sachant que ce dernier n'est pas un "moins faqueux" mais un "plus que faqueux" étant donné qu'en plus des cours à la fac il prend quelques cours à l'ENS. Là encore, tu as des exemples ?
Vu l'intérêt que les profs de fac portent à leurs élèves, je ne suis pas sûr qu'ils soient bien au courant du parcours de leurs élèves. Et dire à un prof qu'en plus de la fac t'es à normale (élève ou étudiant) cela ne peut pas être un désavantage (c'est ce que je pense et c'est aussi ce que je vois).
Là tu fais un référence à un cas où l'élève a négligé la fac au profit de l'ENS (mauvais calcul), pas de quoi se plaindre donc.
Normalement on suit les deux ! Donc on ne grille pas ses chances. Ce qui compte par contre c'est de choisir le bon directeur de mémoire, ça c'est un élément qui peut être déterminant.

Last edited by JBJ (20-03-2012 23:26:24)

783

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

JBJ a écrit:
nono a écrit:

Donc si le jeune veut VRAIMENT faire maitre de conf en socio et/ou philo, perdre deux ans à préparer Normale (et encore, pour moi ce n'est pas une perte...) n'est pas complètement absurde même si clairement il y a un coût très fort avec une probabilité de réussite objectivement faible (on est d'accord)

Oui, donc c'est absurde à 90%, sachant qu'il ne peut pas valider un M1 pendant ces deux années puisque la possession de 240 crédits ECTS empêche de présenter le concours.

En fait ce qu'il faut retenir, c'est s'il intègre normale : il gagne 7 ans de financement. Sous cette perspective perdre deux ans c'est rien. Mais bon, c'est en partant du point de vue que le mec a effectivement le niveau pour passer l'ENS en candidat libre, et ça se compte sur les doigts d'une main dans toute la France. Théoriquement ce n'est pas absurde, après, dans la pratique...

JBJ a écrit:
nono a écrit:

Pour le prédoctorat, avoir passé le concours (avec des notes correctes) peut beaucoup aider dans le dossier surtout si son parcours en fac est un peu faiblard.

Le recrutement sur dossier n'est pas un concours bis, c'est clairement ce que dit  la nouvelle direction du département de philo par exemple.
Du coup, un bon ou très bon dossier à la fac peut tout à fait être plus avantageux qu'un bon dossier de prépa. Ce qui compte pour être reçu par cette voie, c'est surtout le projet de recherche. Or à la fac, on est tout de même mieux initié à la recherche qu'en prépa (ne serait-ce que parce que les profs sont eux-mêmes chercheurs la plupart du temps, ce qui n'est pas le cas en prépa généralement).

Le problème est le recrutement par la fac, c'est risqué de choisir la procédure de prédoctorant. (puisque pas de financement par l'ENS) (et du coup je comprends mieux, je pensais que les financements de thèse se faisaient par l'ENS pour les prédoctorants).

JBJ a écrit:
nono a écrit:

Donc j'ai présenté des arguments "pour", en vue de passer le concours qui à mes yeux relativisent quelque peu ton point de vue (informé) et ceux de JBJ-Koba (beaucoup moins informés pour le coup).

Ouais j'ai juste passé 3 ans en prépa et la plupart de mes ami(e)s normaliens ou auditeurs à Lyon ou à Ulm . Je ne doute pas de ta connaissance du milieu mais sois précis quand tu critiques. D'ailleurs tu fais quoi toi ?

J'ai deviné qui il s'agit, ne te fais vraiment pas de souci pour savoir ce qu'il fait wink

Plus globalement, le coût d'opportunité prête quand même a débat, puisque le noeud du problème se situe dans la chance d'obtenir un financement de thèse...  Mais en dehors de ce cas de figure de faire une thèse (et donc d'avoir l'assurance de décrocher un financement) , la question de passer l'ENS en candidat libre ne se pose pas.

784

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

koba NL a écrit:
JBJ a écrit:
nono a écrit:

Donc si le jeune veut VRAIMENT faire maitre de conf en socio et/ou philo, perdre deux ans à préparer Normale (et encore, pour moi ce n'est pas une perte...) n'est pas complètement absurde même si clairement il y a un coût très fort avec une probabilité de réussite objectivement faible (on est d'accord)

Oui, donc c'est absurde à 90%, sachant qu'il ne peut pas valider un M1 pendant ces deux années puisque la possession de 240 crédits ECTS empêche de présenter le concours.

En fait ce qu'il faut retenir, c'est s'il intègre normale : il gagne 7 ans de financement. Sous cette perspective perdre deux ans c'est rien. Mais bon, c'est en partant du point de vue que le mec a effectivement le niveau pour passer l'ENS en candidat libre, et ça se compte sur les doigts d'une main dans toute la France. Théoriquement ce n'est pas absurde, après, dans la pratique...

Oui c'est ce que je dis depuis le début. J'entends les arguments de "nono" mais ce que j'ai dit se basait sur mon expérience et celle de mes camarades et amis. J'attire ton attention sur le fait que s'il rate le concours il ne peut même pas présenter l'agrégation ou  car il n'a pas pu faire valider un M2 pendant sa préparation, outre le fait que chaque année il y a entre 0 et 1 candidat (le record doit être de 2 ou 3) qui a le concours en candidat libre.
La meilleure solution pour avoir une chance de le réussir à la limite, c'est d'avoir des contacts dans les meilleures prépas de France, de récupérer tous leurs cours, de travailler avec eux, et de se faire un emploi du temps béton.
D'ailleurs il en est où le principal intéressé dans sa décision ?


koba NL a écrit:

J'ai deviné qui il s'agit, ne te fais vraiment pas de souci pour savoir ce qu'il fait wink

Dans ce cas autant se présenter tout de suite pour mettre tout le monde d'accord !
Sinon, on n'est pas là pour montrer qui en sait le plus mais pour répondre à la question de quelqu'un, et je pense faire partie de ceux qui sont capables de lui répondre sur ce point, connaissant plutôt bien le milieu pour avoir baigné dedans et pour y baigner encore un peu via mes fréquentations.

Last edited by JBJ (20-03-2012 15:51:02)

785

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Koba NL a écrit:

Plus globalement, le coût d'opportunité prête quand même a débat, puisque le noeud du problème se situe dans la chance d'obtenir un financement de thèse...  Mais en dehors de ce cas de figure de faire une thèse (et donc d'avoir l'assurance de décrocher un financement) , la question de passer l'ENS en candidat libre ne se pose pas.

Oui, là je suis entièrement d'accord. S'il ne veut pas faire de thèse, il est pour le coup complètement idiot de rentrer à l'ENS juste par prestige (prendre deux ans pour avoir 4 ans de financement avec une proba faible c'est clairement pas malin).

Mais je répondais dans l'esprit initial du thread : maitre de conf en philo (ou socio) -> thèse -> financement de thèse -> agrégation (souvent)

En ce qui concerne "l'inutilité de la prépa en cas d'échec" je suis beaucoup plus réservé :

1/ Les prépas Ulm/Lyon sont des prépas où l'on apprend des choses (je veux dire, ce ne sont pas que des manuels, les khâgneux lisent les auteurs aussi) et je crois que ce n'est jamais inutile. De plus, cela permet d'avoir un profil plus généraliste à la différence de l'étudiant de fac. Or, en recherche, surtout en philo/socio, avoir des bases en langues, histoire, lettres, etc. est loin d'être un inconvénient à une époque où la pluridisciplinarité est mise en avant. La culture générale d'une prépa, quand bien même elle reste limitée et superficielle est toujours utile.

2/ On en a parlé avec Collot, mais pour la thèse de philo, c'est clairement mieux d'avoir l'agreg. Or passer deux ans en prépa, même sans intégrer Normale, donne un sacré bonus pour ensuite préparer l'agreg (et au passage, même les normaliens ne passent pas l'agreg sitôt leur prépa achevée, donc je ne saisis pas du tout l'argument).  Cet "ultima ratio" me semble surtout un argument spécieux en l'espèce.

3/ Une prépa enseigne des méthodes de travail qui sont utiles pour la thèse (qualités rédactionnelles, synthèse, analyse). J'en parle d'autant mieux qu'on voit très vite dans les séminaires les étudiants brillants passés par la prépa et les non-passés par la prépa. Les deux disent des choses passionnantes et justes, simplement les premiers ont souvent le truc pour les présenter synthétiquement et efficacement et savent en général mieux convaincre (je parle en moyenne of course).

4/ L'encadrement et la motivation. Il est possible qu'une fois en M1 à la fac il soit laissé à lui même (j'ai suivi un cursus de philo à Paris 4, je peux témoigner de la différence d'encadrement entre l'ENS et la fac !) et sorte dégoûté. Les deux ans de prépas peuvent lui donner l'énergie pour continuer jusqu'en thèse (je pense surtout à des professeurs exceptionnels, le genre de types qui t'accrochent et font naître les vocations. La mienne est née sur les bancs d'une classe prépa et pas à l'ENS ni lors de mes masters... Dans mon cas tout à fait personnel, si j'avais fait la fac, je n'aurais clairement jamais fait de recherche (pour y enseigner actuellement, je me rends compte à quel point les cours sont soporifiques -- les miens compris, mais on nous demande d'enseigner de façon très spécialisée).

Sur le niveau, il est clair qu'on parle d'un étudiant qui va s'enfermer pendant deux ans dans une bibliothèque et qui a un minimum de talent pour intégrer. Et je n'ai jamais dit que ses chances d'intégrer étaient élevées.

Simplement je préfère qu'il fasse lui même son choix en ayant toutes les cartes en main. Pour moi, aucune option n'est absurde, elles sont justes plus ou moins coûteuses/porteuses

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

JBJ a écrit:


D'ailleurs il en est où le principal intéressé dans sa décision ?


koba NL a écrit:

J'ai deviné qui il s'agit, ne te fais vraiment pas de souci pour savoir ce qu'il fait wink

Dans ce cas autant se présenter tout de suite pour mettre tout le monde d'accord !
Sinon, on n'est pas là pour montrer qui en sait le plus mais pour répondre à la question de quelqu'un, et je pense faire partie de ceux qui sont capables de lui répondre sur ce point, connaissant plutôt bien le milieu pour avoir baigné dedans et pour y baigner encore un peu via mes fréquentations.

Je crois qu'on l'a paumé dans le débat, le principal intéressé big_smile

Sinon pour généraliser le débat, c'est clair que ce n'est pas impossible de le tenter en candidat libre, dans d'autres domaines il y a des exemples. Je pense a un type qui a réussi l'X après une année de prépa il y a deux ou trois ans, et a quelques comètes qui passent et qui décrochent l'X/ENS en candidat libre en maths. Mais ces personnes là, il y en a un tous les 10 ans. Un bon exemple, ça serait Victor P. qui a eu l'ENS en maths info en 2010 ; je pense sincèrement que s'il n'était jamais allé en prépa, le résultat aurait été le même étant donné son caractère d'extra-terrestre. (par contre, sa vie sociale, c'est pas ça encore hmm - sans mépris aucun)

Last edited by kobayashi (20-03-2012 16:00:22)

"Un gamin de 18 ans tutoie une mama en boubou, oubliant qu'on ne donne plus du camarade dans le coin depuis une paie."

787

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

@koba : Lettres et Sciences sont très clivantes dans le profil des candidats et dans la façon de préparer le concours. Je ne suis pas sûr qu'il soit pertinent de comparer de la sorte.

En sciences, il y a effectivement des extra-terrestres. En lettres, au regard du capital culturel requis, sans la préparation ad-hoc, c'est juste impossible d'intégrer.
Soyons honnêtes : les "tronches" à Normale sont presque toutes scientifiques, les lettreux sont beaucoup des besogneux venant d'un milieu très favorisé (caricature, il y a des contre exemples mais en moyenne...)

Juste pour clore, au regard d'une perspective longue de thèse + enseignement (je dis bien uniquement dans ce cas), 2 ans ce n'est vraiment rien (vraiment). On ne compte plus le nombre d'étudiants qui commencent une thèse après 27 ans, normaliens ou non d'ailleurs. Donc le coût doit être vu à long terme et ça je pense qu'un étudiant en bac +4 ne le voit pas forcément.

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Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

nono a écrit:

En ce qui concerne "l'inutilité de la prépa en cas d'échec" je suis beaucoup plus réservé :

1/ Les prépas Ulm/Lyon sont des prépas où l'on apprend des choses (je veux dire, ce ne sont pas que des manuels, les khâgneux lisent les auteurs aussi) et je crois que ce n'est jamais inutile. De plus, cela permet d'avoir un profil plus généraliste à la différence de l'étudiant de fac. Or, en recherche, surtout en philo/socio, avoir des bases en langues, histoire, lettres, etc. est loin d'être un inconvénient à une époque où la pluridisciplinarité est mise en avant. La culture générale d'une prépa, quand bien même elle reste limitée et superficielle est toujours utile.

Malheureusement beaucoup de khâgneux (même dans de grandes prépas) arrivent à avoir des notes correctes aux concours sans avoir vraiment lu (ce n'est pas mon cas).
Et puis dans l'exemple qui nous intéresse, on n'est pas dans un parcours classique de quelqu'un qui intègre après le bac. Il va la faire où sa prépa ? Dans un établissement privé ? Comment savoir quel sera le niveau ? Pour le reste je suis bien évidemment d'accord, même si à bac+3 il doit quand même déjà avoir un certain bagage culturel (il est en droit/philo en plus si je me souviens bien).

nono a écrit:

2/ On en a parlé avec Collot, mais pour la thèse de philo, c'est clairement mieux d'avoir l'agreg. Or passer deux ans en prépa, même sans intégrer Normale, donne un sacré bonus pour ensuite préparer l'agreg (et au passage, même les normaliens ne passent pas l'agreg sitôt leur prépa achevée, donc je ne saisis pas du tout l'argument).  Cet "ultima ratio" me semble surtout un argument spécieux en l'espèce.

Bien sûr sauf que le fait de préparer l'ENS à bac+3 retarde considérablement (du point de vue des diplômes) la préparation à l'agrégation. Après avoir passé deux ans en prépa, il va devoir faire un master en deux ans, années durant lesquelles il va peu à peu perdre ce qu'il a acquis en prépa (à force de ne plus faire de dissert de 6h...).
On résume la situation : j'ai  20ans je suis bac+3 , je décide de préparer Normale, je prends 2 ans pour ça, je passe le concours à 22ans, je le rate, je suis toujours bac +3, je le retente une fois, je le rate, j'ai 23ans, je suis toujours bac +3. Je reprends mes études en faculté, j'ai mon M2 à 25ans, je passe l'agrégation à 26, je la rate, je la repasse à 27...
Comment on finance tout ça ? C'est une situation qui vous paraît bonne ?
Avant la réforme, beaucoup de normaliens passaient l'agreg pendant leur M2 (et donc étaient en préparation dès le M1).

nono a écrit:

4/ L'encadrement et la motivation. Il est possible qu'une fois en M1 à la fac il soit laissé à lui même (j'ai suivi un cursus de philo à Paris 4, je peux témoigner de la différence d'encadrement entre l'ENS et la fac !) et sorte dégoûté. Les deux ans de prépas peuvent lui donner l'énergie pour continuer jusqu'en thèse (je pense surtout à des professeurs exceptionnels, le genre de types qui t'accrochent et font naître les vocations. La mienne est née sur les bancs d'une classe prépa et pas à l'ENS ni lors de mes masters... Dans mon cas tout à fait personnel, si j'avais fait la fac, je n'aurais clairement jamais fait de recherche (pour y enseigner actuellement, je me rends compte à quel point les cours sont soporifiques -- les miens compris, mais on nous demande d'enseigner de façon très spécialisée).


Quel master ? Au début j'étais aussi marqué par le désintérêt des profs, mais si on insiste un peu ils finissent par être disponible.
C'est sûr que l'existence d'un tuteur à l'ENS est plus propice à cela, mais certaines formations à la fac (ex: le LOPHISC à PI ou PIV) commencent à mettre en place un meilleur encadrement des élèves.

nono a écrit:

Sur le niveau, il est clair qu'on parle d'un étudiant qui va s'enfermer pendant deux ans dans une bibliothèque et qui a un minimum de talent pour intégrer. Et je n'ai jamais dit que ses chances d'intégrer étaient élevées.


On est d'accord.

nono a écrit:

Simplement je préfère qu'il fasse lui même son choix en ayant toutes les cartes en main. Pour moi, aucune option n'est absurde, elles sont justes plus ou moins coûteuses/porteuses

Oui mais le sens des actions est quand même lié à leur coût... Mais on attend le jugement de l'intéressé de toute façon.

Last edited by JBJ (20-03-2012 16:24:40)

789

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

L'intéressé a décidé de d'abord faire un CAP Plomberie. Il poursuivra ensuite par un M2 de sociohistoire des métiers de la plomberie puis enchainera par une thèse à l'EHESS (via un financement par l'Ile de France) : "La plomberie d'hier à aujourd'hui. Observation participante dans une structure indépendante".

Sinon, pour rebondir sur votre débat (intéressant), je confirme - de façon indirecte - le fait que les étudiants en M2R à l'ENS sont toujours fortement incités à passer l'agreg. Je pense que cette dernière est toujours nécessaire dans les domaines où la variance du niveau des étudiants est élevée (histoire, socio, etc.).

790

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Une illustration qui explique pourquoi il m'arrive d'être un peu cassant dans mes réponses. Tout est question de logique :

JBJ a écrit:

On résume la situation : j'ai  20ans je suis bac+3 , je décide de préparer Normale, je prends 2 ans pour ça, je passe le concours à 22ans, je le rate, je suis toujours bac +3, je le retente une fois, je le rate, j'ai 23ans, je suis toujours bac +3.

Oui il a perdu deux ou trois ans, s'il décide de khuber ou pas.  Je n'ai jamais dit que la prépa durait moins de deux ans !

JBJ a écrit:

Je reprends mes études en faculté, j'ai mon M2 à 25ans, je passe l'agrégation à 26, je la rate, je la repasse à 27...
Comment on finance tout ça ? C'est une situation qui vous paraît bonne ?
Avant la réforme, beaucoup de normaliens passaient l'agreg pendant leur M2 (et donc étaient en préparation dès le M1).

Quelle est la différence pour lui avec faire son M1 immédiatement puis le M2, puis tenter l'agreg, puis la repasser ??
Toujours deux ans !!! Dans le cas énoncé ci-dessus (pessimiste de surcroit, le type rate tout le temps tout...) il termine à 27. Le même type avec le même parcours sans prépa terminera à 25 ans. La différence est conservée à deux ans, pas de quoi fouetter un chat. Et le financement se pose dans tous les cas.

L'argument n'a aucun sens, la différence se maintient à deux ans (voire 3 si cube). Je ne vois pas en quoi les années suivantes passeraient plus longtemps (et j'ai même le sentiment que c'est l'inverse, sa probabilité de réussir l'agreg s'accroît en ayant fait prépa). Sauf que dans un cas il est sûr et certain de n'avoir aucun financement avant la thèse (donc jusqu'à 25 ans) tandis que dans l'autre il peut en cas de réussite au concours avoir un financement de 7 ans assuré dès 23 ans !!

JBJ a écrit:

Avant la réforme, beaucoup de normaliens passaient l'agreg pendant leur M2 (et donc étaient en préparation dès le M1).

On s'en fout de la situation avant la réforme, elle concerne tout le monde maintenant (normaliens, préparationnaires et faqueux inclus. Où est l'intérêt de comparer ?

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Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

nono a écrit:

Une illustration qui explique pourquoi il m'arrive d'être un peu cassant dans mes réponses. Tout est question de logique :

Ce n'est absolument pas une question de logique, tes propos ont une cohérence, les miens aussi. C'est plutôt une question de perception (pour nous) et de projet de vie (pour lui). Je pense que tout est ici :

Juste pour clore, au regard d'une perspective longue de thèse + enseignement (je dis bien uniquement dans ce cas), 2 ans ce n'est vraiment rien (vraiment). On ne compte plus le nombre d'étudiants qui commencent une thèse après 27 ans, normaliens ou non d'ailleurs. Donc le coût doit être vu à long terme et ça je pense qu'un étudiant en bac +4 ne le voit pas forcément.
Oui il a perdu deux ou trois ans, s'il décide de khuber ou pas.  Je n'ai jamais dit que la prépa durait moins de deux ans !

Pour moi 2 ou 3 ans c'est long voilà tout et ce n'est pas une période insignifiante comme tu le dis. Je ne sais pas quelle est ton expérience mais tu as peut-être une bonne raison de le dire. Moi à 21ans, j'ai l'impression que sacrifier 2 ou 3 années pour une perspective de réussite si mince est un gros risque (rentrer plus tard dans la vie active, perdre la motivation après un échec coûteux...)

nono a écrit:

Quelle est la différence pour lui avec faire son M1 immédiatement puis le M2, puis tenter l'agreg, puis la repasser ??
Toujours deux ans !!! Dans le cas énoncé ci-dessus (pessimiste de surcroit, le type rate tout le temps tout...) il termine à 27. Le même type avec le même parcours sans prépa terminera à 25 ans. La différence est conservée à deux ans, pas de quoi fouetter un chat. Et le financement se pose dans tous les cas.

Le financement est nécessairement plus problématique sur une période plus longue (2 ans de logement + nourriture + livres + autre, sauf si l'intéressé n'a aucun souci sur le plan financier, ce qui est possible) dans le cas où l'élève décide de préparer le concours en candidat libre, mais s'il réussit, cela devient en effet une situation favorable.
Ce n'est pas pessimiste, les statistiques du concours révèlent que chaque année quasiment un admis sur deux est un cube. Concernant l'agrégation de philosophie, je n'ai pas de chiffres sous la main mais je ne pense pas la majorité des agrégés soient des élèves qui passent le concours pour la première fois.

nono a écrit:

L'argument n'a aucun sens, la différence se maintient à deux ans (voire 3 si cube). Je ne vois pas en quoi les années suivantes passeraient plus longtemps (et j'ai même le sentiment que c'est l'inverse, sa probabilité de réussir l'agreg s'accroît en ayant fait prépa). Sauf que dans un cas il est sûr et certain de n'avoir aucun financement avant la thèse (donc jusqu'à 25 ans) tandis que dans l'autre il peut en cas de réussite au concours avoir un financement de 7 ans assuré dès 23 ans !!

Rien ne dit que l'élève qui a posé la question accepterait facilement de griller deux années, sachant que la perspective de réussite est infime. Là encore tout dépend des risques qu'on est prêt à prendre au regard des possibilités de réussite et des perspectives de carrière qui s'ouvrent ensuite.

nono a écrit:

On s'en fout de la situation avant la réforme, elle concerne tout le monde maintenant (normaliens, préparationnaires et faqueux inclus. Où est l'intérêt de comparer ?

C'était en fait une réponse à la remarque concernant le fait que les normaliens ne passent pas l'agrégation dès qu'ils intègrent, c'est lié à la réforme c'est tout. Là pour le coup il faut replacer cela dans la logique de la discussion. Tu disais à juste titre que les normaliens ne passent pas l'agreg en sortant de prépa et que par conséquent l'intéressé sera dans la même situation que les normaliens en devant commencer un master après la prépa. Moi je réponds que les normaliens n'ont pas un passé de bac+3 avant la prépa. Toi tu dis que cette période n'est pas une grande perte si on se place dans la perspective d'une carrière.

Je pense que le débat est clos (même si j'aurais aimé t'entendre sur quelques questions sans réponse qui m'intéressent tout particulièrement compte tenu de ma situation cette fois).

Last edited by JBJ (20-03-2012 20:16:07)

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

@ Vis mon CAC

"Sinon, pour rebondir sur votre débat (intéressant), je confirme - de façon indirecte - le fait que les étudiants en M2R à l'ENS sont toujours fortement incités à passer l'agreg. Je pense que cette dernière est toujours nécessaire dans les domaines où la variance du niveau des étudiants est élevée (histoire, socio, etc.)."

Moi, je dirais plutôt l'inverser, l'agrégation est d'autant plus nécessaire dans un domaine où la variance du niveau des étudiants est faible. Non ?

793

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

La variance mesure la dispersion autour de la moyenne. Plus elle est forte, plus les niveaux sont hétérogènes et donc plus il y a besoin d'"indicateurs de niveaux". Donc oui mais non.

794

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Ah, je vois aussi ce que tu as voulu dire : distinguer des gens qui ont plus ou moins un même niveau ?

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

oui, c'est exactement ce à quoi je pensais, plus les niveaux sont hétérogènes, moins la concurrence est importante, moins il est nécessaire de recourir à l'agrégation qui est un effet signal permettant de distinguer, sur le critère le plus objectif possible (un concours), des individus qui ont en fait un même niveau, or la variance est bien une mesure de l'écart à la moyenne. Et plus le niveau est hétérogène (la variance forte), plus il est simple de sélectionner sur des critères informels (formation, école, bulletins de note). Mais je vois aussi ce que tu veux dire, comme la population est hétérogène, l'information est cachée, il faut la révéler, l'agrégation le permettrait. Je pense néanmoins, qu'en ce qui concerne l'université et la recherche, il y a beaucoup d'autres signaux qui permettent de sélectionner parmi une population hétérogène (formation antérieures, bulletins...), alors qu'une population homogène, seule l'agrégation le permet.

796

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Pour éclairer votre débat : l'agrégation, vue comme "screening device", maximise la variance inter et minimise la variance intra. Elle sépare aux écrits en deux groupes (les admissibles et les autres) puis au sein des admissibles opère un classement.

Ce qui compte, ce n'est donc pas la variance en général mais la décomposition de la variance au sein des différents groupes  smile

797

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Mais je vois aussi ce que tu veux dire, comme la population est hétérogène, l'information est cachée, il faut la révéler, l'agrégation le permettrait.

Exactement. Dans les masters de socio / histoire / etc. tu as énormément de "passagers clandestins" (des gens qui n'ont tout simplement pas le niveau) parce qu'il faut bien que les profs conservent leur job : pas de sélection à l'entrée ni à la sortie (à nouveau, il faut bien que les profs vivent de leur passion) donc tout le monde a le même master. Master qui, évidemment, perd aussitôt toute sa valeur. D'où, à mon avis, l'utilité de l'agreg (bien qu'effectivement d'autres filtres existent). Le jour où les masters de socio/histoire de l'EHESS auront la même réputation que le master APE (ou PPD, dans une moindre mesure), peut-être que leurs étudiants n'auront plus besoin d'agreg pour aller en doctorat avec la bourse qui va bien ?

D'accord avec le reste du message.

Nono a écrit:

Pour éclairer votre débat : l'agrégation, vue comme "screening device", maximise la variance inter et minimise la variance intra. Elle sépare aux écrits en deux groupes (les admissibles et les autres) puis au sein des admissibles opère un classement.

Ce qui compte, ce n'est donc pas la variance en général mais la décomposition de la variance au sein des différents groupes

Rien à rajouter sauf une question : pourquoi est-elle nécessaire dans certains cas et pas dans d'autres ? C'est justement le coeur du débat ;-)

798

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

JBJ a écrit:

Techniquement oui, la règle est qu'on ne plus passer l'ENS une fois qu'on a validé 240 crédits (M1)

La règle porte-t-elle sur le M1 ou sur les 240 crédits ? Une personne qui aurait obtenu deux L2 (sans UE en commun entre les deux), et qui aurait donc 240 crédits, serait-elle refusée ?

799

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Addition salée a écrit:
JBJ a écrit:

Techniquement oui, la règle est qu'on ne plus passer l'ENS une fois qu'on a validé 240 crédits (M1)

La règle porte-t-elle sur le M1 ou sur les 240 crédits ? Une personne qui aurait obtenu deux L2 (sans UE en commun entre les deux), et qui aurait donc 240 crédits, serait-elle refusée ?


La règle porte sur le M1, puisqu'on peut obtenir deux équivalences dès la fin de la première khâgne en étant sous-admissible ou admissible (ou  admis forcément) donc deux fois 120 ECTS, et repasser le concours l'année d'après.

Les personnes titulaires d'un diplôme correspondant à 240 ECTS (European Credit Transfer System) ne peuvent être autorisées à concourir.


Apokrif ?

Last edited by JBJ (21-03-2012 09:00:31)

Re: E.N.S - Ecole Normale Supérieure - Ulm - Cachan - Lyon - LSH

Bonjour, je suis jeune futur étudiante et je vais passer mon bac S. Je sais que ce sujet de forum n'est pas l'endroit où je pourrais poster le genre de question sur mon orientation mais il n'y a nulle part où je peux le faire.
Bref... Je viens m'informer auprès de personnes entièrement concernés par les études de sciences po (pas comme les conseillers d'orientation) afin de savoir si avec mon bac S je pourrais intégrer un école de science po.
Merci d'avance de vos réponses.

DRANANIS