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Re: Collusion presse - pouvoir

Greg a écrit:

http://www.agoravox.fr/actualites/media … sage-70999

C'est un graphique fait à partir des donnée de yahoo france, et ne concerne donc que la presse écrite. Quant à la popularité, elle vient de TNS.


Exactement le type d'article bon à jeter à la poubelle ipso facto. Ce truc est une aberration intellectuelle.

En gros, les types tapent les noms des candidats sur Yahoo actualités.fr (presse écrite) et comparent avec la popularité.
Ensuite, ils font un ratio pour expliquer qu'il y a de la censure pour Mélechon, ce dernier étant beaucoup plus populaire que le nombre d'articles à son sujet (c'est sûr que quand on divise par une quantité qui tend vers 0, on a tendance à tendre vers +infini).

En clair, on reproche qu'il y ait beaucoup d'articles sur la politique de Sarkozy (qui n'est jamais que la politique du gouvernement, certains articles pouvant donc être très critiques mais on les attribue à Sarko quand même). On compare donc des articles à la fois de fond et d'élection (programme) avec uniquement des articles qui concernent les programmes des opposants. Cela n'a strictement AUCUN sens.

Tout le reste du message est un tissu de bêtise, notamment sur des indicateurs "sans censure", ce qui reviendrait à dire qu'il faudrait accorder le même nombre d'article à un parti qui n'existe qu'en période électorale avec le parti au pouvoir.

On ne distingue rien pas les messages en fonction de ce qu'ils louent ou critiquent : en clair, un article contre-Sarko sera considéré du point de vue de Sarko exactement de la même façon qu'un article pro-Mélenchon pour Mélenchon.

Quand Dray a des démmêlés judiciaires, les articles vont directement dans le camp "accès aux médias pour le PS"


C'est sûr que faire des stats en tapant sur un moteur de recherche, c'est vachement facile

Mettre la Chine au pas, ne serait-ce pas mettre le feu à l'Annam ?

Re: Collusion presse - pouvoir

Nicolas Sarkozy prêt à percer le bouclier fiscal, mais chut !
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 09/04/2010 | 20H31


Aucun journaliste n'a trahi le « off » du Président, qui pourrait se résoudre à taxer les plus riches pour financer les retraites.


Une fois de plus, Nicolas Sarkozy s'est confié à une tripotée de journalistes, leur précisant que « c'est off » [hors micro, ndlr]. Ils ont accepté la règle du jeu : les phrases que vous avez lues dans la presse vendredi, attribuées à son « entourage », « un proche », ou « l'Elysée », ont en fait été prononcées par le président de la République.

Ce dernier a pourtant fait une déclaration majeure : il envisage « un prélèvement spécifique sur une catégorie de population » pour financer la réforme des retraites, prélèvement qu'il souhaite « juste ». En clair, les riches seront taxés.

Le chef de l'Etat s'est confié en catimini à des journalistes alors qu'il se trouve en pleine crise de gouvernance. Il s'agissait pour lui, après la défaite des régionales, de mettre un terme à la polémique sur « la » rumeur, de dire que la récession est « terminée », et « d'écorner le dogme fiscal » comme le résume Le Monde. Mais attention, officiellement, ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui a dit cela.
Vingt journalistes écoutent Sarkozy, pas un ne le cite

A en croire ces médias, ce n'est pas lui non plus qui a prononcé cette phrase remarquable de détachement :

    « [En s'exprimant sur Europe 1 à propos de “la rumeur”, Carla Bruni-Sarkozy] a donné une leçon de dignité à beaucoup de gens. Elle a très bien parlé. Elle était assez exceptionnelle de droiture, de dignité. »

Et pourtant si : selon nos informations, c'est bel et bien Nicolas Sarkozy lui-même qui a tenu tous ces propos, jeudi, alors qu'il se rendait comme chaque année « en pélerinage » sur le plateau des Glières, un haut lieu de la Résistance en Haute-Savoie.

Autour de la table du restaurant « Chez Suzanne », au Petit-Bornand, où le Président venait de déjeuner d'une tartiflette, ils étaient entre quinze et vingt à l'entourer, à l'heure du café. Le chef de l'Etat leur a tenu le même discours, comme à chaque fois qu'il s'exprime « off the record » :

    « Si vous brisez le “off”, je ne vous parlerai plus comme ça. »

Personne n'a donc violé la règle. Difficile, en effet, pour les journalistes accrédités à l'Elysée de la transgresser : si l'un d'eux est le seul à le faire, il n'aura plus d'information. Il sera « tricard », et ne ramènera plus à son média les informations qu'obtiendront ses concurrents.

Une sociologue, Maria Santos-Sainz, appelle ce phénomène le « syndrome de l'accrédité », en référence au syndrome de Stockholm.
Ils servent la com de l'Elysée, « c'est indéniable »

Voilà pourquoi, jeudi, une vingtaine de journalistes se sont prêtés à la stratégie de communication de l'Elysée. Joints par Rue89, plusieurs d'entre eux le reconnaissent (sous couvert d'anonymat). Selon l'un d'eux, le fait d'être ainsi instrumentalisés est « indéniable ». Pour plusieurs raisons, dont tous sont conscients :

    * Une déclaration d'un « proche » ou de « l'entourage » du Président n'a pas du tout le même poids politique que des propos du Président lui-même,
    * Nicolas Sarkozy a demandé le « off » parce qu'il jugeait inopportun de faire ces annonces officiellement, dans la mesure où certaines d'entre elles auraient pu susciter un tollé,
    * Pour l'annonce du « prélèvement spécifique » (qui est « une piste parmi d'autres », selon ce qu'« on » dit à l'Elysée), Nicolas Sarkozy a clairement utilisé les journalistes pour lancer un « ballon d'essai » : tester l'opinion pour voir comment elle réagit avant d'annoncer une mesure.

« Des déclarations “off” devant quinze journalistes, ça a toujours existé, sous Chirac comme sous Jospin », affirme l'envoyé spécial au Petit-Bornand d'un des principaux médias français.

    « La différence, c'est que c'était au siècle dernier. Sous Sarkozy, même si ça fait dix ans qu'on est au XXIe, ça continue de la même manière. »

Un autre journaliste accrédité à l'Elysée se dit certain que « c'est la même chose à la Maison Blanche avec Obama ». Renseignement pris auprès d'un journaliste américain en poste à Washington, c'est faux :

    « La plupart du temps, Obama s'exprime “on the record”. Il arrive qu'il fasse du “off” avec un reporter ou un éditorialiste, mais jamais devant un groupe nombreux. »

Avec Sarkozy, c'est fréquemment le cas. « On a l'habitude », dit un correspondant à l'Elysée. Le président de la République, qui n'a jamais respecté son engagement d'organiser régulièrement des conférences de presse, prouve une fois de plus qu'il redoute une vraie confrontation avec les médias. Et ceux-ci sont obligés de s'en accommoder.

Re: Collusion presse - pouvoir

Un dirigeant de Goldman a eu les questions de son interview en avance. C'était sur Europe 1 avec devinez qui...

La vidéo :
http://www.numerama.com/magazine/15926- … ision.html

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Re: Collusion presse - pouvoir

Ça commence bien...

Le Monde a écrit:

Arlette Chabot va quitter la direction de l'information de France 2

Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2 depuis six ans, va quitter son poste la semaine prochaine. Avant même son arrivée officielle à la présidence de France Télévisions, lundi 23 août, Rémy Pflimlin a fait savoir vendredi à Mme Chabot qu'elle était relevée de ses fonctions à la direction de l'information de France 2. Elle conservera l'animation de son émission politique "A vous de juger".

Courant juillet, juste après sa nomination à la présidence de France Télévisions par Nicolas Sarkozy, M. Pflimlin avait rencontré Mme Chabot et lui avait demandé de choisir entre la direction de l'information et l'antenne. La question n'avait pas été tranchée.

Vendredi, lors d'une conversation téléphonique, M. Pflimlin a reposé la question à la journaliste, qui a répondu qu'elle estimait ne pas devoir choisir entre son poste hiérarchique et l'antenne. Elle a donc été "relevée de ses fonctions" et devrait quitter la direction de la rédaction la semaine prochaine.

ÉVICTION RAPIDE

Coïncidence ? Au même moment, on apprenait que Thierry Thuillier, directeur de la rédaction de i-Télé, avait démissionné de ses fonctions. Ancien grand reporter à France 2 et bien vu de l'Elysée, M. Thuillier pourrait donc retrouver son ancienne maison au poste d'Arlette Chabot.

L'éviction rapide de Mme Chabot est symbolique et place la nomination de M. Pflimlin sous un mauvais jour. Sa décision va aussitôt être interprétée et suspectée. Nicolas Sarkozy s'est souvent plaint du traitement journalistique de la politique gouvernementale sur les chaînes du groupe public. Il y a un an, à New York, il avait même apostrophé Mme Chabot, reprochant au service public de ne pas programmer de vraies émissions politiques, "regrettant 'L'Heure de vérité', de François-Henri de Virieu".

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Re: Collusion presse - pouvoir

Bienvenue à l'ORTS...

Durand, Zemmour, Ruquier : la « liste noire » de Sarkozy à la télé
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 27/08/2010 | 19H37

Le Président a aussi listé ses chouchous à Carolis, ex-PDG de France Télévisions : les Bogdanov, Barbelivien, Lumbroso et Sabatier.


Le règne de Patrick de Carolis à France Télévisions étant terminé (depuis cinq jours), place à la chronique : selon le journaliste du Point Emmanuel Berretta, Nicolas Sarkozy avait dressé à l'ancien PDG une liste des gens qu'il ne pouvait vraiment plus voir dans la petite lucarne. Et, à l'inverse, de ses chouchous. L'information nous a été confirmée par des proches du dossier.

Au mois de juin, Patrick de Carolis était candidat à sa propre succession quand il a rencontré le président de la République en tête à tête. C'est lors de cette rencontre que, selon Le Point, Sarkozy lui aurait dressé la liste de ces indésirables.

Deux animateurs populaires, connus pour être pour le moins sceptiques vis-à-vis du Président, Laurent Ruquier et Patrick Sébastien, viennent en tête. On trouve aussi Eric Zemmour car, selon nos confrères, « l'Élysée souhaiterait qu'il cesse de tirer sur tout ce qui bouge, et notamment sur Nicolas Sarkozy, du haut de sa tribune chez Laurent Ruquier ».

Le patron du Point, Franz-Olivier Giesbert, fait partie des « blacklistés » (il animait l'émission Vous aurez le dernier mot), ainsi que Guillaume Durand, présentateur de L'objet du scandale et ami de Dominique de Villepin avec qui il partage une passion pour l'art contemporain.

Emmanuel Berretta ajoute qu'à l'inverse, Sarkozy a livré à Carolis les noms de ses favoris : Patrick Sabatier, Daniela Lumbroso, les frères Bogdanov, Didier Barbelivien… Tous, dans le privé, sont des amis du président de la République.
Sarkozy demande de déplacer l'émission de Schönberg

Quelques jours avant son arrivée au poste de PDG de France Télévisions, lundi, le successeur de Patrick de Carolis Rémy Pflimlin a déjà remercié la directrice de l'information Arlette Chabot, qui avait subi les foudres de Nicolas Sarkozy à New York.

Difficile de dire si Pflimlin respectera les listes noire et blanche de Sarkozy. Seule certitude, le Président ne cessera pas l'interventionnisme permanent dont il avait fait preuve sous la direction précédente.

L'activisme de Nicolas Sarkozy sur les programmes de France Télévisions était particulièrement patent durant les derniers mois.

Ainsi, selon nos informations, il a un jour convoqué à l'Elysée Patrice Duhamel, le bras droit de Carolis qui avait la haute main sur les programmes, pour lui dire de déplacer Prise directe, le magazine mensuel de Béatrice Schönberg, du mardi au mercredi.

« Il y a autre chose ? », aurait demandé Duhamel. « Non, c'est tout », aurait répondu Sarkozy, avant de congédier le journaliste.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Collusion presse - pouvoir

Pflimlin en remet une couche :

Le Monde a écrit:

Rémy Pflimlin déclenche un tollé en s'en prenant à Mediapart

Les sociétés des journalistes de France Télévision ont peu goûté les attaques du président de leur groupe sur le traitement de l'affaire Woerth par Mediapart.
Le PDG de France Télévisions Rémy Pflimlin a critiqué le traitement de l'affaire Woerth-Bettencourt par Mediapart, affirmant que son groupe aurait traité l'information de façon "moins manipulatrice", provoquant un tollé vendredi 24 septembre chez les journalistes du site et au sein du groupe.

Jeudi, lors d'une rencontre au Club de la presse de Strasbourg, dont un extrait a été mis en ligne par le site strastv.com, Rémy Pflimlin a été interrogé sur la possibilité que France Télévisions sorte des informations sur l'affaire Woerth-Bettencourt. "Je pense que l'affaire dont tu parles peut sortir et probablement de façon plus sérieuse et moins émotionnelle, moins manipulatrice et moins publicitaire" que sur Mediapart, a-t-il répondu.

Les journalistes du groupe public l'auraient fait, selon lui, "de façon aussi plus respectueuse". Le nouveau patron de France Télévisions a dénoncé des "dérives à la Big Brother" et estimé que Mediapart n'était "pas l'exemple à suivre".

"France Télévisions a une responsabilité importante et on ne peut pas se permettre de sortir des informations qui sont démenties le lendemain, de manipuler impunément", a-t-il poursuivi, affirmant que le groupe audiovisuel devait fournir une "information de référence", "indépendante" et "recoupée".

http://www.dailymotion.com/video/xexf33 … from=embed

"PROPOS DIFFAMATOIRES"

Dans un communiqué, la Société des journalistes (SDJ) de Mediapart a dénoncé des propos "diffamatoires, a fortiori quand ils émanent du premier responsable de la télévision publique, fut-il nommé directement par le président de la République".

La SDJ de Mediapart, en première ligne dans l'affaire Bettencourt, s'est "étonnée" de cette "vision méprisante de l'information en ligne".
"Pour mémoire, la justice a (...) validé le travail éditorial de Mediapart dans l'affaire Bettencourt, jugeant que nos révélations relevaient de 'l'intérêt public' et de 'l'information légitime' des citoyens", a-t-elle conclu.

De son côté, les SDJ de France 2 et de France 3 se sont "désolidarisées" des propos de leur nouveau patron. "Nous n'avons pas cette opinion de nos confères de Mediapart. On espère que c'est une maladresse", a déclaré à l'AFP le président de la SDJ de France 2, Loïc de la Mornais.

"On est très surpris par ces accusations de manipulation, d'autant que les antennes de France Télévisions ont beaucoup repris les informations de Mediapart" sur cette affaire, a ajouté Yann Fossurier pour la SDJ de France 3.

Pour le syndicat SNJ, les "accusations" de M. Pflimlin "ne peuvent qu'inquiéter". "Un mois après sa prise de fonction, le PDG veut-il donner raison à ceux qui affirment que son mode de nomination par l'Elysée risque d'aliéner son indépendance ?", s'interroge le syndicat de journalistes dans un communiqué.

Enfin, le SNJ-CGT de France Télévisions a estimé que le PDG avait "franchi la ligne blanche en s'en prenant avec une violence inaccoutumée pour un premier dirigeant de l'audiovisuel à Mediapart". Et le syndicat d'avertir "solennellement" M. Pflimlin qu'il "ne le laissera pas toucher à l'indépendance de l'information".

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Re: Collusion presse - pouvoir

Bon, ce n'est pas vraiment dans le sujet puisqu'il s'agit de presse de propagande (ces infâmes journaux locaux à la gloire d'un élu ou de l'opposition) mais l'article est marrant :

Le Monde a écrit:

SOVIETRUCAGE - Christine Lagarde utilise Photoshop pour faire couleur locale

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/files/2010/11/nouvelles.1288771464.jpg

“Une femme d’excellence au service de la France et du 12e“, annonce fièrement la couverture… Jusque-là, rien de que de très évident : ministre de l’économie, Christine Lagarde est aussi membre du conseil du 12e arrondissement de Paris. A l’appui de cette tonitruante déclaration, une belle photo illustre la couverture des Nouvelles du 12e, le fanzine de l’opposition de droite dans l’arrondissement. On y voit Mme Lagarde poser devant les arcades de l’avenue Daumesnil, l’une des principales artères de l’arrondissement. Une élue  souriante et dévouée à son mandat local, en somme…

Sauf que le cliché est un vulgaire montage, et la ministre vient d’être prise la main dans le pot à Photoshop ! Mardi soir, Alexis Corbière, élu du Parti de gauche et adjoint à la mairie du 12e, signalait la supercherie sur son blog (http://www.alexis-corbiere.fr/index.php … on-journal). Mercredi matin, Le Canard enchaîné s’en fait l’écho.

Le trucage est double : d’abord, la photo d’origine – que l’on peut facilement retrouver sur le site du ministère des finances (http://www.minefe.gouv.fr/ministere_fin … raits.html) – a été prise lors d’un sommet franco-allemand organisé en février. La ministre y répondait aux questions de la chaîne allemande WDR.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/files/2010/11/photo_originale_1__m.1288772481.jpg

Quelques mois plus tard, Mme Lagarde, son sourire, son écharpe rouge et son micro bleu ont tout simplement été détourés, selon le terme technique, et collés sur un fond plus… local. “Est-ce si difficile de trouver une photo de Mme Lagarde dans les rues du 12e ? Manifestement, oui. En quinze numéros, je crois que je n’en ai jamais vu”, raille Alexis Corbière.

Ce n’est pas tout. L’internaute attentif ne manquera pas de remarquer que la ministre a perdu de sa superbe au cours de son voyage spatio-temporel. Que s’est-il donc passé ? Les bijoux de Mme Lagarde ont été gommés : bracelet, boucles d’oreilles et bague – accessoires parfaitement adaptés aux très chics réunions internationales – ont disparu à l’atterrissage avenue Daumesnil. Pas assez “Etat modeste”, suppose Alexis Corbière…

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/filescropped/9910_197_125/2010/11/main2.1288773027.jpg http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/filescropped/9910_194_125/2010/11/main1.1288773008.jpg

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Collusion presse - pouvoir

Wikileaks toujours.

Les journalistes français et les écoles qui les forment (dont Sciences Po) vus par l'ambassade américaine en France :

Top French journalists are often products of the same elite  schools as many French government leaders. These journalists do not necessarily regard their primary role as to check the power of government. Rather, many see themselves more as intellectuals, preferring to analyze events and influence readers more than to report events.

http://cablegate.wikileaks.org/cable/2007/01/07PARIS306.html

ou le traditionnel cliché sur les éditorialistes VS journalistes.

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Re: Collusion presse - pouvoir

Un résumé du Monde intéressant sur la collusion entre les journalistes et les politiques durant la campagne.
Le problème étant que les personnes qui l'ont rédigé (à savoir Florence AUbenas, Ariane Chemin etc.) sont à mettre dans le même sac...

Le Monde a écrit:

Billets d'humeur

Le 18 septembre 2011, Claire Chazal, amie d'Anne Sinclair, reçoit DSK sur TF1.

Chez les lecteurs, les téléspectateurs et les électeurs, les journalistes ont été l'une des grandes indignations de la campagne, presque une colère. Les amitiés, les amours, le mépris, l'argent et les privilèges sont revenus comme un refrain dans les conversations. Voici un florilège de quelques scènes de la vie politique et médiatique qui ont scandé la présidentielle.

Anne Sinclair a personnellement appelé Claire Chazal pour organiser l'entretien de Dominique Strauss-Kahn, le premier depuis le scandale du Sofitel. Les deux femmes se sont connues vingt ans auparavant, lorsqu'elles étaient consoeurs à TF1. Déjà, en juillet, deux mois après l'arrestation de l'ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) à New York, Claire Chazal avait expliqué dans TV Magazine combien elle compatissait au sort du couple, assurant : "On s'envoie des petits messages de sympathie et de tendresse de temps en temps..."

L'annonce de l'interview fait aussitôt polémique. De New York, Kenneth Thompson et Douglas Wigdor, les avocats de Nafissatou Diallo, se disent "écoeurés par les conditions de cette interview, la journaliste étant amie de l'épouse" de celui qu'ils accusent. "On a assisté à un entretien de connivence, dénonce le lendemain de l'entretien l'avocate féministe Gisèle Halimi, où les liens d'amitié entre la journaliste qui l'interrogeait et DSK sont apparus gros comme des câbles." Au sein de la presse, la plupart des journaux s'insurgent aussi. Jusqu'à Alain Duhamel qui convient : "C'est une amie d'Anne Sinclair et une amie d'Anne Sinclair ne devrait pas interroger Dominique Strauss-Kahn..."

12 avril, Franz-Olivier Giesbert raille les petits candidats

France 2 a eu l'idée de faire juger par deux journalistes, le directeur du Point, Franz-Olivier Giesbert, et Hélène Jouan, directrice des magazines d'information de France Inter, les prestations des douze candidats passés sur le gril lors de l'émission "Des paroles et des actes". Exercice périlleux : les voilà obligés de distribuer bons et mauvais points, avec le risque de transformer le débat en café du commerce.

Ce 12 avril, à dix jours du premier tour de la présidentielle, Franz-Olivier Giesbert décide de régler leur compte aux "petits" candidats, dont il conteste la légitimité. "Philippe Poutou, ah ! Philippe Poutou..., commence-t-il. C'est un type extrêmement sympathique, totalement baba cool ! D'ailleurs, j'ai plein de copains comme ça, on passe de bonnes journées ensemble, on bouffe des sardines à Marseille... Mais il ne connaît absolument rien de ses dossiers, il ne sait pas du tout de quoi il parle, et il a le programme le plus dingue !"

Hélène Jouan, un peu gênée, tente de le freiner : "Mais alors, on ne devrait permettre qu'à François Hollande et Nicolas Sarkozy de se présenter ?" Trop tard, FOG, qui a dîné à la table de tous les dirigeants du pays depuis trente-cinq ans, est lancé : "On voit bien que les mailles du filet sont un peu larges !" Puis il énumère : "Nathalie Arthaud, franchement, ça fait froid dans le dos quand on pense qu'elle est prof d'économie ! C'est tout de même «les Bronzés font de l'économie» !" Jacques Cheminade ? "Il serait bien mieux en première partie de Nicolas Canteloup ou de Laurent Gerra." Eva Joly ? "Erreur de casting absolue ! On comprend rien de ce qu'elle dit, d'ailleurs tout le monde s'en fout !"

Sur les forums du site de France Télévisions, sur celui du Monde.fr, sur Twitter, les messages outrés ou moqueurs affluent. Même le public, sur le plateau de France 2, paraît traversé de remous au point que David Pujadas croit utile de préciser : "Nous rappelons que la parole de nos chroniqueurs n'engage qu'eux-mêmes..."

On ne peut plus arrêter Franz-Olivier Giesbert. "Ah mais, on a oublié Nicolas Dupont-Aignan ! C'est LE mini-gaulliste, tout petit, petit, le gaulliste de poche... Au début, ça commençait bien, et à la fin, on a eu son espèce de discours absolument incroyable sur le protectionnisme. Et vous avez vu, il a été fini à coups de gourdin par François Lenglet ! Dans les cordes ! C'est le candidat assommé !" Etourdissant, lui aussi...

13 avril, empoignade entre Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Michel Aphatie

C'est une des vidéos qui fascine tout Internet, avec connexions en rafale, déchaînement de commentaires et bravos virtuels. Vendredi 13 avril, Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle sous l'étiquette Debout la République, est invité au "Grand Journal" sur Canal+ : en trois minutes cinquante-sept secondes, il va produire un concentré de "tout ce qu'on pense des journalistes", estime un internaute, et "donner un coup de pied dans cette saloperie de fourmilière".

Ce soir-là, donc, Nicolas Dupont-Aignan monte au créneau, assez vite : "Je sais pourquoi les Français ne lisent plus les journaux. Ils vont sur Internet, et heureusement qu'il y a Internet. Parce que tous ces éditorialistes de bazar, qui vivent ensemble, qui font tout le temps les mêmes articles, qui sont totalement coupés des réalités, qui gagnent un argent fou, et qui croient connaître les Français, on va s'en débarrasser un jour."

Sur le plateau, face à lui, Ariane Massenet, qui mène l'interview, reprend en souriant : "Vous vous mélenchonisez !" A vrai dire, elle aurait pu aussi bien dire "vous vous lepénisez", ou "vous vous sarkozissez", voire "vous vous évajolisez" tant les critiques contre les médias ont, cette année, fait partie intégrante des discours de campagne. Nicolas Dupont-Aignan, lui, est lancé : "Madame, venez avec moi une fois sur le terrain, venez voir les Français qui souffrent. On ne vit pas dans le même monde."

Cette fois, c'est Michel Denisot, le patron de l'émission, qui reprend, calme : "Mais si, Monsieur. On ne vit pas sur la lune. Vous ne savez pas où je vis." A partir de là, l'émission s'échappe, les rôles s'inversent et l'interrogé interroge : "Donnez-nous votre salaire, combien vous gagnez ?", demande Nicolas Dupont-Aignan. "Dites-le aux Français ! Vous n'oserez pas le dire." Michel Denisot refuse "de polémiquer", mais le candidat est lancé : "Vous ne pouvez pas dire droit dans les yeux aux Français combien vous gagnez, car c'est une somme tellement extravagante (...). Tous ces gens qui s'en mettent plein les poches, qui donnent des leçons à la terre entière (...)."

Côté "Grand Journal", Jean-Michel Aphatie, éditorialiste, s'emporte à son tour : "Traitez-nous de voleurs tant que vous y êtes ! Plein les poches, qu'est-ce que ça veut dire ? Mon salaire, je le mérite, comme vous !"

- Dupont-Aignan : "Osez le dire."

- Aphatie : "Eh bien je ne vous le dirai pas. Vous n'êtes pas un inquisiteur. Votre comportement n'est pas digne de la politique. (...) Vous faites du populisme."

- Dupont-Aignan : "Si vous sortiez un peu de votre petit milieu, vous ne penseriez pas pareil. Il y en a assez de recevoir des leçons de gens qui ne savent pas comment vivent les Français à la fin du mois."

22 avril, Anne Sinclair commente le premier tour de la présidentielle

Anne Sinclair a repris sa carrière de journaliste, alors même que l'affaire Strauss-Kahn continue de défrayer la chronique judiciaire et politique française. Au Huffington Post, dont Le Monde détient 34 % du capital, puis sur la chaîne BFM-TV, qui lui demande de commenter le premier tour de l'élection présidentielle. L'épouse de Dominique Strauss-Kahn interroge en direct, sur les résultats du scrutin, Gilles Finchelstein, qui conseille son mari depuis quinze ans.

"Toute cette com', cette arrogance et cette irresponsabilité, c'est à cela que nous avons tourné la page en votant pour la gauche d'Hollande", peut-on lire sur les forums. Quelques jours plus tard, le quotidien anglais The Guardian publie un long article du journaliste Edward Epstein dans lequel il rapporte des propos de Dominique Strauss-Kahn mettant en cause l'entourage de Nicolas Sarkozy qui se serait servi de l'affaire du Sofitel pour l'écarter de la course présidentielle.

Cet article convaincra BFM-TV de ne plus faire appel à Anne Sinclair, "estimant que l'épouse de DSK ne pouvait plus garder l'objectivité nécessaire pour commenter l'élection présidentielle". Au second tour, l'ancienne star de "7 sur 7" sera privée de commentaire à la télévision.

6 mai, Nicolas Demorand sous la tente VIP

Sous la tente VIP de la Bastille, dimanche 6 mai, il n'y avait pas seulement la productrice Fabienne Servan-Schreiber ou Jérôme Clément, l'ancien patron d'Arte, qui regardaient les écrans de télévision. Il n'y avait pas seulement les ministrables Aurélie Filippetti ou Arnaud Montebourg qui dansaient, déchaînés, pour dire leur joie. Il y avait aussi des journalistes, comme Karl Zéro, et surtout Nicolas Demorand, le directeur de la rédaction de Libération, qui claquait des bises et fêtait sans retenue la victoire de son champion.

6 mai, Thomas Hollande guest star sur France 2

Pourquoi une telle "pipolisation" de la soirée électorale sur une chaîne publique ? Quand Thomas Hollande est apparu sur France 2, dimanche 6 mai, à 20 heures, un drôle de malaise a saisi les téléspectateurs. Pourquoi lui, à l'ouverture du 20 heures ? Pourquoi le fils de François Hollande en vedette américaine ? Ses commentaires, comme les motos suivant la voiture de François Hollande dans les rues de Tulle ou de Paris, venaient à chaque fois interrompre ceux des politiques. A Tulle, où la soirée de France 2 était retransmise sur l'écran géant de la place de la Cathédrale, avant d'être aussitôt interrompue, une brise de stupeur a saisi la foule massée pour fêter la victoire de François Hollande. A la Bastille, les réactions ont été beaucoup plus vives encore. Quand "Papa" s'affiche sur le téléphone de Thomas Hollande, les rires fusent. "Qu'est-ce qu'il fait là ?" "C'est quoi ce délire ?" On pense au "bonne chance mon papa" lancé par le petit Louis à Nicolas Sarkozy, en novembre 2004, au Bourget, lorsqu'il est devenu président de l'UMP. Certains murmurent aussi : "EPAD, EPAD", allusion à la candidature avortée, en octobre 2009, de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD, un établissement public de la Défense en charge de l'aménagement urbain et de l'attribution des marchés immobiliers au sein du quartier d'affaires des Hauts-de-Seine.

10 mai, Valérie Trierweiler raconte sa vie de journaliste "complice"

La confusion des genres et des sentiments entre journalistes et élus était déjà un reproche récurrent. L'arrivée de Valérie Trierweiler en offre une illustration. Au lendemain de la victoire de François Hollande à l'Elysée, sa compagne, Valérie Trierweiler, signe les légendes des photos que publie Le Point. Son récit de sa "vie en cinq photos" et le mélange volontaire entre son activité de journaliste et sa relation sentimentale avec le président choquent, jusque dans l'équipe de l'élu socialiste.

L'un des clichés, daté de 2000, s'intitule "Notre rencontre" et montre la journaliste, radieuse, assise avec celui qui est alors patron du Parti socialiste à l'Assemblée nationale. La nouvelle première dame commente ainsi l'image : "François est alors premier secrétaire, nous nous retrouvons toutes les semaines «salle des Quatre Col», à l'Assemblée. Nous sommes alors très complices. Nous aimons tellement parler politique et rire. En 2005, notre relation prend un nouveau tour. Une histoire folle." Paris Match, l'hebdomadaire qui continue de la salarier, publie la même semaine une photo de François Hollande en 2004 à Tulle, où l'on aperçoit Valérie Trierweiler en train de noter sur son carnet. La légende explique : "François Hollande vote à la mairie de Tulle pour le référendum interne du PS sur la Constitution européenne. Derrière, Valérie, notre envoyée spéciale." Avant la présidentielle de 2007, il avait fallu l'intervention de Ségolène Royal pour que la journaliste soit déplacée de la rubrique politique à la rubrique culturelle.

Aujourd'hui, la nouvelle première dame "réfléchit" à poursuivre son métier en suggérant quelle pourrait réaliser des "interviews de personnalités étrangères".

Florence Aubenas, Raphaëlle Bacqué, Ariane Chemin, Benoît Hopquin et Vanessa Schneider

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Collusion presse - pouvoir

FDL a écrit:

Le problème étant que les personnes qui l'ont rédigé (à savoir Florence AUbenas, Ariane Chemin etc.) sont à mettre dans le même sac...

Exact un peu grosse la ficelle pour se disculper. Même si j'avais beaucoup aimé le bouquin d'Aubenas, "le quai de Ouistreham".

Il y a un conformisme et un côté moutonnier étouffant dans le cénacle journalistique français.

Il suffit de voir comment est traité BHL ici et comment il le fut sur la BBC:

[video (flash player not installed)]

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Collusion presse - pouvoir

FDL a écrit:

Un résumé du Monde intéressant sur la collusion entre les journalistes et les politiques durant la campagne.

La coloration relativement antisarkozyste des médias serait-elle en partie liée à la suppression de la niche fiscale des journalistes?

L'Expansion a écrit:

Les décisions définitives seront annoncées mi-septembre, mais le gouvernement a d'ores et déjà laisser entendre que l'abattement d'impôt sur le revenu dont bénéficient les journalistes serait soumis au coup de rabot de 10% annoncé sur les niches fiscales. Le ministre du Budget François Baroin a déclaré que les journalistes doivent "contribuer à l'effort comme tout le monde". Dans un courrier adressé à Bercy en juillet, la profession dénonce "une double peine". Explications.

C'est quoi cet avantage dont bénéficient les journalistes ?
L'allocation pour frais d'emploi ouvre la possibilité aux journalistes de déduire 7.650 euros de leurs revenus imposables. A l'origine existait un abattement supplémentaire de 30% sur les revenus imposables des journalistes, institué en 1934 pour compenser la faiblesse, voire l'absence de remboursement des frais professionnels par les éditeurs. Cet abattement forfaitaire a été remis en cause en 1998. C'est le refus des patronats du public et du privé d'en compenser la perte qui a entraîné l'obtention par la profession de l'allocation pour frais d'emploi.

Comment se justifie-t-il ?
L'abattement fiscal dont bénéficient les journalistes "a une réalité en 2010, comme elle en avait une hier : tenir lieu de remboursement de frais pour nombre d'entre eux", selon le SNJ (syndicat national des journalistes). Notamment ceux des journalistes rémunérés à la pige, qui représentent aujourd'hui un quart des effectifs de la profession. Pour les trois quarts restants, les frais professionnels sont parfois remboursés par les entreprises de presse, mais ce n'est pas une généralité. Cette disposition fiscale contribue également à compenser des rémunérations anormalement basses de la profession, explique le SNJ.

Les journalistes ne touchent-ils pas des salaires mirobolants ?
Certaines stars du petits écran, oui. Mais parmi les 37.000 détenteurs de la carte de presse en 2008, seuls 217 journalistes avaient un salaire supérieur à 10.000 euros bruts par mois. Près de la moitié en revanche étaient en dessous de 3.000. Quant aux pigistes, ils étaient 37% à gagner moins de 1500 euros bruts par mois. Autres exemples : un journaliste dans un périodique local débutait sa carrière à 1.384 euros bruts par mois, soit une centaine d'euros de plus que le Smic ; le salaire d'un chef de service (économie, culture, politique, etc.) dans la presse quotidienne nationale était d'environ 3.296 euros. En comparaison, le salaire mensuel moyen d'un cadre (les journalistes sont en effet assimilés à ce statut) en 2007 était de 5.366 euros bruts.

Cette allocation est-elle vraiment une niche fiscale ?
Par la double compensation de la faiblesse salariale et de la carence des remboursements de frais, le dispositif fiscal applicable aux journalistes "n'est pas une niche mais bien une aide directe à la presse", affirme François Boissarie, membre du comité national du SNJ, en charge des questions fiscales. L'Etat va verser près de 420 millions d'euros d'aides à la presse en 2010 - l'abattement fiscal n'est pas compté dans cette somme. Les principaux bénéficiaires sont les entreprises de presse, via diverses aides à la distribution, au portage, à la modernisation ou encore via des abattements sociaux. Les journalistes, eux, ont déjà été "rabotés", dénonce le SNJ : depuis sa mise en place en 1998, l'indemnité pour frais d'emploi n'a jamais été réévaluée, alors que l'indice Insee à la consommation a progressé de plus de 20%. Et dans l'éventualité d'un rabot de 10% sur cet abattement, "les employeurs n'ont pas l'intention de compenser ce manque à gagner de 765 euros en augmentant le salaire des journalistes", dénonce François Boissarie.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Collusion presse - pouvoir

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Re: Collusion presse - pouvoir

doublon

Last edited by Free French (05-04-2013 19:49:40)

314

Re: Collusion presse - pouvoir

Tiens tiens, Plenel à la manifestation de Merluchon : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/ … enchon.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Oh, si ça lui fait plaisir d'aller brailler avec Jean-Luc, pourquoi pas ?

« Nous verrons peut-être un jour une révolte d'esprit contre le poids — mais ce n'est pas pour demain !... »

316

Re: Collusion presse - pouvoir

Au début, j'avais dans l'idée de poster ça : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/ … -monde.php

Puis j'ai remonté le thread dans l'intention de trouver éventuellement un message d'Orcid ou de Gambetta reprochant à Sarkozy d'avoir fait ce qu'Hollande vient précisément de faire.
Jusqu'à ce que je tombe là-dessus :

Greg en juin 2007 a écrit:

Ce qui caractérise le mieux tes écrits Drac, et ça fait un bon bout de temps que je te lis, c'est de défendre systématiquement le système en place, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, sauf ceux qui se permettent de critiquer ce système, tous des sales gauchos. Il y en a beaucoup des comme toi : tous ceux qui ont peur d'apparaître comme des vilains petits canards critiques. Ils en ont tellement peur qu'ils se comportent comme des moutons. Ton avenir est fait : envoie ton CV à JM Apathie !

Quand je te lis, j'ai l'impression de lire la pravda. Le hors sujet en plus, et la précision en moins.

Sous couvert de respectabilité, on sacrifie toute analyse critique. La France des fayots aux ordres du pouvoir, c'est tout ce que ça m'inspire.

Et là, j'ai ri très fort.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

En termes de com' c'est pas fou. Ceci dit, ils savent très bien que dans une semaine plus personne n'en parlera. Pour moi ça démontre surtout le haut niveau de probité des journalistes politiques, qui ont systématiquement recours à ce genre de déjeuners/dîners plus ou moins off plutôt qu'à un travail d'investigation.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

318

Re: Collusion presse - pouvoir

Greg a écrit:

Ce qui caractérise le mieux tes écrits Drac, et ça fait un bon bout de temps que je te lis, c'est de défendre systématiquement le système en place, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil [...]

big_smile

319

Re: Collusion presse - pouvoir

Le Figaro a écrit:

Nathalie Iannetta transférée de Canal+ à l’Élysée ?

LE SCAN POLITIQUE - Selon Le Parisien, la journaliste sportive de la chaîne cryptée a été approchée pour prendre la charge les dossiers liés au sport et à la vie associative.

Une nouvelle recrue pour l'Elysée? Selon Le Parisien, Nathalie Iannetta, journaliste vedette des soirées Ligue des Champions de Canal+, aurait été approchée par les services du président.

Celle qui a «le coeur à gauche», selon l'un de ses proches contacté par le quotidien, et qui «connaît François Hollande depuis longtemps», se serait vu proposer de s'occuper des dossiers liés au sport et à la vie associative. Elle remplacerait, selon le Journal du Dimanche , l'ex-champion de judo Thierry Rey, père du petit-fils de Jacques Chirac, et soutien de François Hollande pendant la campagne de 2012. Et si rien n'a pour l'heure été signé, l'hebdomadaire assure que l'officialisation de ce transfert était prévue pour lundi, avant d'être finalement repoussée.

De leur côté, les services de l'Elysée considèrent que «les journalistes ne sont pas en charge du recrutement», et assurent au Scan «avoir entendu parler de cette information pour la première fois en lisant Le Parisien».

Âgée de 42 ans, la journaliste vient de conclure sa dix-neuvième saison chez Canal+. «Ma vie était toujours sur Canal», déclarait-elle effectivement à la rentrée dernière, après avoir décliné une offre de France 2.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-sca … elysee.php

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Re: Collusion presse - pouvoir

Le Point fait de la pub bien grasse, qui colle et qui tache, à la pièce de BHL, chroniqueur... au Point. En plus, si Sarkozy, Valls et Flanby y ont assisté, c'est forcément gage de qualité... Débectant.

http://www.lepoint.fr/culture/apres-sar … 9505_3.php

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Re: Collusion presse - pouvoir

Serge Raffy a écrit:

Certains se sont même demandé si propulser la jeune garde de François Hollande en couverture de notre hebdomadaire ne relevait pas de l'opération de communication. Il n'en est rien, évidemment.

Évidemment. Dixit Serge Raffy de l'Obs (journal pro-gouvernement) et biographe officiel de Flanby.
Il n'avait juste pas prévu que ces photos anxiogènes produiraient l'effet inverse de celui qui était recherché.

http://tempsreel.nouvelobs.com/le-makin … tor=RSS-30

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Re: Collusion presse - pouvoir

Canal+ et Denisot servent la soupe à Valls. Du grand art. Il faut dire qu'ils ont de l'expérience dans ce domaine.

http://philitt.fr/2015/04/16/manuel-et- … alistique/

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Re: Collusion presse - pouvoir

La République exemplaire.

https://scontent-ams2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xtp1/v/t1.0-9/11892109_10153544927308887_7346774651454382767_n.jpg?oh=aa20160cf7a051a4a4c77bafec407a80&oe=56481460

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Un peu léger. Je comprend mal pourquoi la désignation par le Conseil d'État est soulignée, mais à partir du moment où on nomme des énarques un peu partout on peut difficilement être surpris quand ils ont un passé politique, d'un côté comme de l'autre.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

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Re: Collusion presse - pouvoir

Barney a écrit:

à partir du moment où on nomme des énarques un peu partout o

C'est justement ça le problème. A partir du moment où tu nommes des énarques un peu partout (et qui se reproduisent entre eux), tu tisses ta toile d'araignée en nommant amis et famille à des postes-clefs. Ce qui est un peu le résumé des trois ans de la présidence Flanby.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

FDL a écrit:
Barney a écrit:

à partir du moment où on nomme des énarques un peu partout o

C'est justement ça le problème. A partir du moment où tu nommes des énarques un peu partout (et qui se reproduisent entre eux), tu tisses ta toile d'araignée en nommant amis et famille à des postes-clefs. Ce qui est un peu le résumé des trois ans de la présidence Flanby.

En termes de collusion et de pratiques discutables je ne suis vraiment pas certain qu'on assiste à une régression. On peut blâmer Hollande pour pas mal de choses, mais c'est pas le plus gros des magouilleurs et il a infiniment plus de respect pour l'Etat de droit que son prédécesseur.
Pour le recours aux énarques pour tout et n'importe quoi je pense qu'on est en face d'un problème culturel. Certes Hollande joue à plein du système, mais ça n'est ni le premier ni le dernier.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

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Re: Collusion presse - pouvoir

Très drôle alors qu'on parle de Valeurs actuelles, Minute et Rivarol dans un autre thread.
Régis de Castelnau, encore une fois très éclairant.

Vu du droit a écrit:

Plenelthon : Moustache n’a pas trop à se plaindre.

Edwy Plenel vient donc de lancer par l’intermédiaire de Médiapart un appel aux dons afin de lui permettre de faire face à un redressement fiscal assez salé. Comme un vulgaire Sarkozy, il organise un «Plenelthon », et pour émouvoir le chaland, il proclame avec un culot d’acier qu’il est victime d’une vengeance de l’Élysée pour l’affaire Cahuzac. J’ai pourtant tendance à penser qu’il a de la chance.

Je suis intervenu avec prudence dans le débat suscité par la revendication de l’extension du taux de TVA réduit de la presse papier, à la presse numérique «pure player ». Celui-ci est aujourd’hui tranché, le gouvernement avait saisi, sous les objurgations d’Edwy Plenel , l’Assemblée Nationale d’un texte prévoyant cette extension. Cela pouvait apparaître discutable dans la mesure où la presse numérique et la presse papier n’ont rien de à voir en termes de produits, mais si on n’y inclut également la question des aides, la question apparaît relativement compliquée. Les représentants de la Nation en ayant décidé à l’unanimité (!) on ne discutera plus. Simplement en constatant à la lecture des travaux préparatoires, l’évidente volonté de faire une fleur à Moustache.

Cela étant, en ce qui concerne l’aspect juridique des choses et seulement celui-là, il me semble nécessaire de faire quelques observations.

Le fondateur de Médiapart si l’on comprend bien, s’est appliqué ce taux réduit de TVA sur la presse (2,1 %) de son propre chef pendant plusieurs années avant que la loi ne soit votée. Quelle que soit la valeur de ses positions sur ce sujet, cela va quand même poser un petit problème si la loi de la République devient à géométrie variable et si chacun fait le tri, se mettant à décider ce qui lui est applicable et ce qui ne l’est pas. Cette revendication est quand on y réfléchit proprement ahurissante. En matière fiscale bien sûr, mais aussi dans tous les domaines. Et que Plenel grand donneur de leçons, ait pu faire preuve d’une pareille désinvolture, vis-à-vis du respect de la règle républicaine, manifestement avec l’espoir de l’impunité, dit des choses assez déplaisantes sur le fonctionnement du Mainstream. Auquel quoi qu’il en dise, il appartient.

Que lui est-il reproché ? Une fraude fiscale, mais en matière de TVA, ce qui est encore plus sérieux. Le commerçant vend ses produits TTC. Donc le client sait que la TVA est comprise dans le prix payé. Et c’est bien lui qui paye cette taxe qui est un impôt indirect. Le commerçant n’est qu’un percepteur, qui travaille à cette occasion pour l’État à qui il doit remettre l’argent perçu. Celui-ci ne fait qu’un transit d’un mois dans sa poche. Donc, au lieu du taux de TVA générale en vigueur (19,6 puis 20 %) Mediapart a appliqué dès sa création le taux réduit (2,1 %) et s’est mis la différence dans la poche. Deux victimes, le client et l’État. C’est la raison pour laquelle cette infraction, seule dans ce cas, fait l’objet de deux qualifications cumulables : fraude fiscale en application de l’article 1771 du code général des impôts mais aussi, escroquerie en application de l’article 331 du Code Pénal. La loi est claire et la jurisprudence est constante.

La presse nous dit que le différentiel entre la TVA encaissée par Médiapart et celle restituée à l’État serait de près de 4 millions d’euros ! Une paille. Les rôles des tribunaux correctionnels sont encombrés de fraudes de bien moindres importances. On pourrait ajouter aussi que disposer de cette trésorerie et de ce fonds de roulement pendant plusieurs années, constitue un avantage concurrentiel incontestable. Mais on ne va pas tout compliquer et restons sur les terrains de la fraude fiscale et de l’escroquerie à la TVA.

Mais Edwy Plenel a de la chance. À notre connaissance, aucune procédure pénale n’a été engagée. Tant mieux pour lui.

Nicolas Sarkozy n’a pas cette chance. Le Conseil Constitutionnel a mis à sa charge une « amende » en application de la loi sur le financement des partis politiques pour dépassement du compte de campagne. Ayant pris en charge l’indemnisation de la Ville de Paris dans une procédure concernant Jacques Chirac, le bureau politique de l’UMP a jugé normal de régler cette amende. Un parti politique est constitutionnellement libre de faire ce qu’il veut de son argent, et il n’est pas interdit à un contrevenant de se faire donner ou prêter l’argent d’une amende. Personne n’est lésé, le trésor public a reçu son argent et là accepté, l’UMP a décidé la dépense par ses organes réguliers. Ah oui, mais là on parle de Sarkozy. Il venait d’annoncer son retour en politique, alors vite on a ouvert une information judiciaire sur des qualifications branlantes mais qui sonnent bien dans les médias : escroquerie, abus de confiance etc… Une demi-douzaine de mise en examen des proches de l’ancien président. Un joli et habituel lynchage médiatique. Un malchanceux Sarko ? Ah non, ce montage s’est effondré un an plus tard face aux évidences juridiques. Celle dont on ne s’encombre guère au départ.

Pour revenir à Plenel, toujours d’après les informations dont on dispose, Mediapart vient de se voir notifier un redressement de 4,2 millions d’euros, représentant le principal et les pénalités en particulier celle de mauvaise foi, la fraude ayant été revendiqué haut et fort. Celui-ci est contesté et les tribunaux apprécieront à la fois le principe et les modalités de redressement. Compte tenu du rapport que les Français entretiennent avec le fisc, on souhaitera bonne chance à Edwy plenel. Mais il faudrait quand même qu’il cesse de nier les évidences concernant sa violation de la loi et le complot dont il serait l’objet.

Parce que décidément, encore une fois, il a beaucoup d’amis Moustache. Rechaussant nos lunettes de juriste, on tombe sur un petit article dans le Canard enchaîné, où l’on peut lire que : « l’Élysée n’a pas pu bloquer un redressement pour Médiapart ». Le ministre du budget en personne (!) déclare : « nous avons eu de multiples pressions aussi bien de l’Élysée que de parlementaires pour passer l’éponge sur les dettes fiscales de Médiapart ». À notre connaissance Christian Eckert n’a jamais démenti.

Aïe ! On pouvait déjà sourire en lisant les travaux préparatoires de la nouvelle loi faisant état du zèle de certains pour l’assortir (ce qui aurait été inconstitutionnel) d’une rétroactivité. Mais là c’est quand même un peu plus sérieux. Cela s’appelle en droit du « trafic d’influence ». À quel titre et pour quelle contrepartie des agents publics travaillant à l’Élysée ont-ils usé de leur influence pour faire obtenircet avantage à Plenel  ? On voit quand même se profiler un sérieux problème qui pourrait relever de l’application de l’article L 432-11 du Code Pénal. Qui dispose : «Est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150000 euros d’amende le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de service public, ou investie d’un mandat électif public, de solliciter ou d’agréer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour abuser de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable. »

Et ce d’autant qu’il n’est absolument pas nécessaire que la fameuse contrepartie ait été constituée d’argent. Alors comme ça, des fonctionnaires de l’Élysée interviennent auprès du ministère du budget pour que celui-ci prenne une « décision favorable », à savoir éviter à Médiapart de rembourser quatre millions d’euros à l’État ? Sympa. Rappelons qu’en droit pénal, la tentative est punissable même si elle n’a pas été suivie d’effet. On ne lit pas le Canard enchaîné au parquet financier ?

Il y a un deuxième problème pénal. L’objectif des amis élyséens de Plenel, était que l’État ne perçoive pas ce qui lui était dû. Là l’article L 432-10 est franchement désagréable : » …Est puni des mêmes peines (5 ans de prison, 500 000 € d’amende) le fait, par les agents publics d’accorder sous une forme quelconque et pour quelque motif que ce soit une exonération ou franchise des droits, contributions, impôts ou taxes publics en violation des textes légaux ou réglementaires.» Charmants les amis élyséens, ils ont essayé de faire plonger le ministre du budget et ses fonctionnaires.

C’est la concussion dont le recel est bien sûr punissable. Il y a aussi le L 432-1 sur l’obstruction à l’application de la loi, mais on ne va pas alourdir la barque.

Alors , le front judiciaire étant toujours aussi calme, Edwy Plenel devrait quand même reconnaître qu’il a de la chance. En tout cas plus de chance que Nicolas Sarkozy. Qui même quand il n’est pas là, se fait pister. Géolocalisation, fadettes, écoutes. Parce pour l’organisation d’un trafic international de 800 kg cocaïne, il est quand même le premier suspect, n’est ce pas?

Qu’est-ce que vous êtes en train de nous dire ? Qu’il arriverait à la justice de ne pas être impartiale ? Jamais, je ne me permettrais pas. Et pour être clair, je trouverais complètement inutile l’ouverture de procédures judiciaires pénales à l’égard d’Edwy Plenel. Cela n’apporterait rien, et je n’aime pas la politique par juges interposés. Il a joué et mené un combat peut-être honorable sur le fond, mais avec des méthodes juridiquement inacceptables. Maintenant il faut qu’il rembourse. Et vite. Parce que les sous de l’État, ce sont aussi les miens.

http://www.vududroit.com/2015/11/plenel … -plaindre/

Last edited by FDL (10-11-2015 15:25:28)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Tiens, le journal La Voix du Nord s'est reconverti en tract :

http://pbs.twimg.com/media/CVCc74mWcAEgybG.jpg

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Le premier qui me parle de quotidien de référence pour qualifier ce torchon dont la place se trouve aux toilettes sera bien reçu.

Le Figaro a écrit:

L'interview fantôme du Monde ou comment sauver le soldat Fleur Pellerin

Mis en ligne sur le site du quotidien à 11 heures mardi 1er décembre puis retiré une heure plus tard, l'entretien très offensif de la ministre de Culture s'est mué en doux portrait.

C'est l'histoire d'un rétropédalage doublé d'un bel enrobage. Ou comment une interview de Fleur Pellerin qui, a expliqué à l'AFP Jérôme Fenoglio, directeur du Monde, n'aurait pas dû être publiée, s'est transformée en portrait d'une ministre de la Culture combative, qui défend son action.

L'entretien de Laurent Carpentier avait un mérite: il n'évitait aucune question qui fâche envers la locataire de la rue de Valois qui, depuis sa nomination en remplacement d'Aurélie Filippetti le 26 août 2014, a multiplié les impairs. Au point d'être donnée partante après les élections régionales. Depuis les attentats de Paris, ce départ annoncé ne semble pourtant plus d'actualité.

Malgré tout, notre confrère revient dans son entretien sur tous les griefs que le monde de la Culture reproche à cette ministre trop «technicienne» et «trop superficielle». Sans prendre de gants: «Avouez que vous avez multiplié les impairs en matière de communication…» ; «Vous pensez donc aller au bout du mandat, et tenir jusqu'en avril 2017?» ; «C'est peut-être ce que l'on vous reproche: être plus une directrice de cabinet qu'une ministre?» ; «Au PS, ce qu'on attend désormais d'une ministre de la Culture, en cette fin de mandat, c'est qu'elle rameute les artistes, en vue de la campagne de 2017. Pour cela, le nom de Christiane Taubira revient avec insistance. Vous n'êtes pas la plus qualifiée en la matière...»

«Je sais gagner mes arbitrages»

Fleur Pellerin se défend comme elle peut. Assez mal. À la question concernant son éventuelle remplacante, en l'occurence sa collègue de la Justice, elle aurait répondu ceci: «Le monde des artistes s'est beaucoup éloigné de la gauche avant même que je prenne mes fonctions. Christiane cite Edouard Glissant ou René Char. Ma force à moi, c'est que je connais bien l'administration. Je sais gagner mes arbitrages.»

Une phrase que la ministre de la Culture assure, sur Twitter, n'avoir jamais prononcé. Lorsque Laurent Carpentier évoque ses conseillers qui cherchent à se recaser, elle ne nie pas: «C'est le jeu. Deux années ici, c'est épuisant. C'est le cas dans tous les ministères. Chez Fabius, c'est pareil…» Le Quai d'Orsay appréciera…

Est-ce que la ministre de la Culture est intervenue pour que cet entretien disparaisse du site du Monde? La direction du journal s'est-elle autocensurée? Toujours est-il que l'interview choc a disparu une heure après sa publication, mardi 1er décembre, à 11 heures du matin. «Nous avons publié intempestivement, sans discussion éditoriale, quelque chose dont nous devions discuter pour demain (mercredi), et nous devions notamment parler de sa forme», s'est justifié à l'AFP le directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, ajoutant que l'entretien avait été «retranscrit sous forme de questions-réponses, mais cela n'avait pas été calé comme ça à l'origine. Nous avions demandé un portrait de Fleur Pellerin à notre journaliste, qui a rencontré la ministre pendant deux heures la semaine dernière.»

À 22h09, ce même mardi 1er décembre, le site du Monde a donc publié le «portrait» de Fleur Pellerin soi-disant demandé à Laurent Carpentier. Un article précédé de ce long mea-culpa: «Les propos de Mme Pellerin avaient été recueillis au cours d'une rencontre qui n'était pas destinée à déboucher sur un entretien mais devait servir à nourrir un portrait de la ministre. Le compte-rendu sous forme de questions-réponses qu'en a tiré notre journaliste était donc imprécis sur plusieurs points. Nous prions nos lecteurs ainsi que la ministre de nous excuser pour ces erreurs, de rédaction et de publication, qui nous ont conduits à retirer cet article de nos supports numériques.»

Fleur Pellerin en victime du système

Puisqu'il est très important en effet d'être précis, remarquons que dans ce nouveau portrait de Fleur Pellerin, soit l'ex-interview, ce ne sont plus les conseillers du Quai d'Orsay, comme ceux de la rue de Valois, qui cherchent à se recaser, mais tous ceux en place actuellement dans les ministères de la République. Mince, ce serait une véritable épidémie!

La citation vacharde sur Christiane Taubira n'est plus dans la bouche de la ministre de la Culture mais reprise en partie sous la plume de Laurent Carpentier. Dans un exercice d'équilibrisme et de contrition, le journaliste reconnaît même des vertus à celle qu'il n'épargnait guère dans son entretien. Elle serait victime du système. «Et peu importe sa gestion de la crise des intermittents, sa loi sur la création, l'architecture et le patrimoine, ou son combat pour la relocalisation des tournages», écrit-il. Les impairs de communication? Envolés. Elle serait trop sincère pour le poste. Avant de conclure en beauté ce portrait sur une ministre de combat en ces temps troublés qui ne quittera pas son sacerdoce de grand commis de l'État pour rejoindre le secteur privé. Avec cette chute citant René Char, splendeur du journalisme de compliment: «“L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant.” Mais qui serions-nous pour donner des leçons?» La question reste ouverte…

http://www.lefigaro.fr/culture/2015/12/ … llerin.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Collusion presse - pouvoir

Si vous voulez lire le vrai article du Monde, avant caviardage et censure :

Le Monde (en cache) a écrit:

  Fleur Pellerin : « Taubira cite René Char ; moi, je sais gagner mes arbitrages »

Nommée rue de Valois le 26 août 2014, à la place d’Aurélie Filippetti, Fleur Pellerin fait partie des ministres les plus critiquées du gouvernement. La faute à des erreurs de communication – « l’affaire Modiano » en octobre 2014, la visite quelque peu désinvolte de son bureau devant les caméras du « Petit Journal » un an plus tard… –, et à un discours jugé à la fois trop technique et trop superficiel par les milieux culturels. A l’heure du premier bilan, la ministre défend son action.

Il y a encore deux semaines, on vous disait partante dans la perspective d’un remaniement ministériel. Les attentats du 13 novembre semblent avoir repoussé cet horizon…

Etre ici, j’en ai rêvé pendant dix ans – depuis 1997, les législatives et la campagne de Jospin, lorsque, étudiante à Sciences-Po, j’ai commencé à distribuer des tracts pour le Parti socialiste… Mais jamais on n’aurait pu anticiper ce qui s’est passé durant ce quinquennat. On était préparés pour gérer une crise sociale, économique, politique, mais on était à mille lieues d’imaginer qu’on serait ainsi confrontés au terrorisme.

Lire aussi : Fleur Pellerin : « On ne va pas au Bataclan pour mourir »

Vous pensez donc aller au bout du mandat, et tenir jusqu’en avril 2017 ?

Ce qui est frustrant, c’est de n’avoir pris ce poste que pour deux ans et demi. C’est un ministère très puissant, on le voit quand on se déplace à l’étranger, mais c’est un ministère où on a besoin de temps. Les choses profondes ne se règlent pas par décret. Ceux qui ici ont laissé leur empreinte sont ceux qui ont eu le temps avec eux. J’ai fait trois postes, au commerce extérieur, au numérique, ici ; c’est une preuve de confiance, non ?

Ou une preuve de vos qualités de technicienne. C’est peut-être ce que l’on vous reproche : être plus une directrice de cabinet qu’une ministre ?

Cela veut dire quoi : « Etre une bonne technicienne » ? C’est maîtriser les dossiers, c’est prendre des décisions politiques sans se laisser piéger par la technocratie justement. On parle sans cesse de culture populaire, par exemple… La vérité, c’est que mes prédécesseurs ont mené pendant vingt ans une politique de création de grands établissements culturels, majoritairement en Ile-de-France. C’est très bien. Seulement aujourd’hui, le budget du ministère est avant tout mis à contribution pour les entretenir. Résultat : une grosse partie des efforts financiers va à des institutions faites pour des CSP+. On se rend compte qu’il n’y a plus d’argent sur les territoires, il n’y a plus de MJC, on a asséché les associations qui faisaient la vie culturelle dans les quartiers, qui étaient pourtant d’extraordinaires capteurs capillaires de ce qui s’y passait.

En disant cela, vous avez conscience que vous hérissez les élites culturelles ?

Tour à tour, on me reproche d’être illettrée et de ne pas savoir lire, puis de faire partie de l’élite et d’être carriériste. On en rit avec mon mari [elle montre la fenêtre, du menton : Laurent Olléon travaille au Conseil d’Etat, en face, de l’autre côté du jardin du Palais Royal], lui qui est le fils d’un agent immobilier de Beauvais. Je ne viens pas d’un milieu où j’ai hérité d’un bagage culturel. Chez moi – ma mère a arrêté l’école à 14 ans pour travailler, mon père est scientifique, une famille de hussards de la République, et je suis née dans un bidonville à l’autre bout de la terre –, la culture était quelque chose qui était de l’ordre du code social. Rien dans mon schéma astral ne disait que je me retrouverais un jour à discuter avec vous ici. C’est pour ça que le « elle n’est pas à sa place » me passe au-dessus de la tête.

Au PS, ce qu’on attend désormais d’une ministre de la culture, en cette fin de mandat, c’est qu’elle rameute les artistes, en vue de la campagne de 2017. Pour cela, le nom de Christiane Taubira revient avec insistance. Vous n’êtes pas la plus qualifiée en la matière...

Le monde des artistes s’est beaucoup éloigné de la gauche avant même que je prenne mes fonctions. Christiane cite Edouard Glissant ou René Char. Ma force à moi, c’est que je connais bien l’administration. Je sais gagner mes arbitrages.

Par exemple ?

Eh bien, il y a deux semaines, j’ai obtenu la mise aux enchères des « fréquences en or », cette bande de 700 mégahertz du spectre radio qui traverse le béton, importante pour les opérateurs de téléphonie mobile, et qui a rapporté 2,8 milliards au budget de l’Etat.

Pas très culturel, ça…

Je peux vous parler de ce qu’on a obtenu – un point très important – en termes de crédit d’impôts pour la relocalisation du cinéma, dont les tournages étaient en train de partir à l’étranger. Ou encore des tarifs postaux pour la presse, un « serpent de mer », qu’on est en train enfin de régler. C’est ça, aujourd’hui, ce ministère : savoir gérer un monde complexe et monstrueusement technique. Bien sûr, je pourrais aussi lire des romans…

Lire aussi : Le cinéma français, en anglais dans le texte, en millions dans le budget

Vous voulez parler de Modiano… Avouez que vous avez multiplié les impairs en matière de communication. Il y a eu cette interview après la remise du prix Nobel de littérature qui a fait couler beaucoup d’encre. Plus récemment, ce film d’Yves Jeuland où l’on voit François Hollande vous briefer : « Va au spectacle. Tous les soirs, il faut que tu te tapes ça, et tu dis que “c’est beau”... » Et, enfin, l’émission de Canal+ où vous faites visiter votre bureau sans savoir ce qui est accroché aux murs…

L’histoire du bureau, je m’en moque. J’ai changé de bureau trois fois. Le job, ce n’est pas guide conférencier, ce n’est pas historien de l’art. Je ne suis pas quelqu’un qui s’intéresse à qui est le designer qui a fait la lampe posée dessus...

Vous ne vous intéressez pas au design ?

Je m’intéresse au design, mais je ne suis pas en train de construire un cocon. Cette fonction de ministre, on ne l’accepte pas par égotisme. Quant au film de Jeuland, je commence à bien connaître Valls et Hollande : on a ces moments de détente, où on fait de l’humour ; ce qui est horrible, c’est que ça puisse passer pour une sorte de mépris pour la culture... Dans une société marquée par l’image, j’ai sans doute tort, mais je préfère œuvrer pour les Français plutôt que passer mon temps à maîtriser le jeu communicationnel...

La culture, c’est le ministère du verbe. Vous le saviez…

Penser que c’est un ministère du verbe, voilà justement ce dont je veux me débarrasser. L’affaire Modiano, c’est le sparadrap du capitaine Haddock.

Vous dites rester rue de Valois. Pourtant, on raconte en ville que vous postuleriez à la présidence de la Réunion des musées nationaux, à la place de Jean-Paul Cluzel.

N’importe quoi. D’ailleurs, son mandat se termine en mars, ça ne colle pas… Moi, j’ai un emploi. A la Cour des comptes [Fleur Pellerin y est magistrate, depuis sa sortie de l’ENA en 2000]. C’est ce qui me met très à l’aise.

On voit aussi des conseillers de votre ministère qui cherchent à se recaser ailleurs.

C’est le jeu. Deux années ici, c’est épuisant. C’est le cas dans tous les ministères. Chez Fabius, c’est pareil…

Justement… Certains de vos amis socialistes vous imaginent même en numéro 2 d’un grand groupe industriel, type Lagardère.

Vous savez, il y a quinze ans, cela aurait semblé normal d’arrêter la politique pour aller rejoindre au moins un temps le secteur privé. Aujourd’hui, il y a une sorte de devoir moral à continuer. Une nécessité de trouver des réponses : comment on fait du commun, comment on renouvelle les formes de l’action politique. Jamais je n’ai éprouvé ce sentiment d’être dans une situation aussi critique, à la fois en tant que citoyenne et en tant que responsable politique. On est devant le mur. C’est comme dans l’émission de Canal+ que vous citiez, où j’admettais ne pas savoir me servir de toutes les télécommandes : j’avoue que je n’ai pas toutes les réponses. La situation est si incertaine. Je ne vois pas où va le Parti socialiste, où vont les Républicains… Je vois bien, en revanche, où va le Front national… Montée de l’extrême droite, djihadisme… Et une crise européenne majeure sur l’accueil des migrants. On vit un moment révélateur de ce qu’on est idéologiquement.

Vous semblez plus à l’aise quand vous portez une parole politique que quand vous portez une parole culturelle.

Plus que jamais, le ministère de la culture est un ministère politique. Parce que, justement, la culture crée du commun. C’est une position tout à fait personnelle mais je pense qu’on a laissé trop longtemps aux souverainistes la question de l’identité. Je connais Laurent Bouvet qui a publié L’Insécurité culturelle. Il y explique qu’à l’insécurité physique et à l’insécurité économique, s’ajoute une autre, celle des gens qui se sentent mis en cause dans leurs valeurs. Quand il a sorti son livre chez Fayard au début de l’année, il s’en est pris plein la figure. On l’a traité d’islamophobe. Je pense qu’on a tort, que ne percevoir ce qui se passe qu’à travers une cause unique, la violence sociale, est simpliste. Que des gamins se disputent à l’école primaire sur des questions religieuses, c’est tout à fait nouveau et inquiétant ! Il faut repenser le contrat social, le contrat républicain, les valeurs qu’on partage. Il n’y a qu’à voir la façon dont les gens se sont réapproprié les symboles de la République, de la nation, le drapeau, La Marseillaise…

Vous allez devenir quoi ?

Pour tout ce qui concerne le ministère de la culture, j’arrive à me projeter dans le futur. Mais, en ce qui me concerne personnellement , je suis dans l’instant. Une chose est claire : je ne pourrais pas revenir à un rôle de spectateur.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Juste avant les élections, nos chers représentants élus de la gauche décident de se rendre encore un peu plus détestables en votant un amendement à vomir.
L’ignominieux Plenel a décidément le bras long et a dû négocier quelques contreparties.


Le Point a écrit:

TVA sur la presse en ligne : l'Assemblée vote une amnistie fiscale
Cette mesure bénéficie aux sites de presse en ligne, comme Mediapart, soumis à un redressement pour s'être auto-appliqué un taux de TVA réduit.

L'Assemblée nationale a voté vendredi de justesse et contre l'avis du gouvernement une amnistie fiscale pour les sites de presse en ligne, principalement Mediapart et Arrêt sur images, soumis à un redressement pour s'être auto-appliqué un taux de TVA réduit. Après un long débat et un vote debout, les députés ont adopté par 11 voix contre 10 un amendement de députés socialistes, notamment de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de l'ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti, visant une telle amnistie pour la période de 2008 à début 2014, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative 2015.

L'amendement, signé au total par 13 socialistes, était soutenu par les écologistes et le Front de gauche. Le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert avait donné un avis défavorable « sur un plan factuel, juridique et technique », jugeant notamment que l'amendement contrariait le principe constitutionnel d'égalité devant l'impôt. Le Conseil constitutionnel pourrait être amené à se pencher dessus si la mesure était maintenue dans la version définitive du projet de loi.

Amnistie fiscale

Vivant d'abonnements, Mediapart et Arrêt sur images (ASI) principalement sont contraints de payer des redressements fiscaux de respectivement 4,1 millions et 540 000 euros pour s'être auto-appliqué depuis leur création en 2008 un taux de TVA réduit de 2,1 %, au lieu du taux officiel de 19,6 %, estimant que la presse en ligne devait bénéficier du même taux réduit que la presse papier. Indigo Publications (Lettre A, Presse News...) est aussi l'objet d'un redressement.

La loi a changé depuis en leur faveur, le gouvernement ayant accepté de leur appliquer le taux réduit de 2,1 %, voté par le Parlement en février 2014. Mais, pour le fisc, entre 2008 et 2014, les deux sites ont accumulé délibérément les impayés, d'où des redressements déjà notifiés l'an dernier. Les recours ayant été récemment rejetés, les sites sont maintenant contraints de les payer, mais poursuivent leur bataille juridique. Des amendements de gauche et de droite pour une amnistie fiscale avaient aussi été acceptés lundi par la commission des finances. L'amendement de députés Les Républicains (LR) avait cependant été retiré par la suite, le président de leur groupe, Christian Jacob, ayant jugé qu'une amnistie, qui s'apparenterait à « un détournement de la loi », serait « un vrai scandale ».

Contribuables « violant la loi »

Le président de la commission, Gilles Carrez (LR), a vivement réprouvé vendredi dans l'hémicycle toute « complaisance parlementaire » à l'égard de « contribuables qui ont décidé de s'auto-administrer un taux réduit de TVA ». Christian Paul, premier signataire de l'amendement socialiste favorable à l'amnistie, a défendu à l'inverse la réparation d'une « forte et choquante inégalité fiscale » entre presse papier et presse en ligne, considérant qu'elle a été préjudiciable au développement de cette dernière et à la liberté de la presse.

Opposé à une amnistie, son collègue socialiste François Pupponi s'est insurgé contre ces contribuables « violant la loi » et mettant « la pression sur le Parlement ». Les sites d'informations Mediapart et Arrêt sur images, qui avaient fait appel aux dons des internautes début novembre pour faire face à ces redressements fiscaux, ont récolté environ 400 000 euros chacun, selon des données transmises lundi par les sites de dons.

Certains [insulte] s'en vantent même :

https://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpf1/v/t1.0-9/12299116_10153756202404812_7900866409654053069_n.jpg?oh=4bdbbb1f757c8804960768415b0ffc2e&oe=56EA22E2&__gda__=1458287773_477540250cbbc83d6e365d801ce6c494

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Re: Collusion presse - pouvoir

Très bonne nouvelle. L'odieux Plenel l'a finalement dans l'os.

Le Point a écrit:

"L'amendement Mediapart" finalement rejeté à l'Assemblée
Les députés avaient adopté de justesse en première lecture début décembre ces amendements en faveur des sites de presse en ligne.

L'Assemblée nationale a rejeté mardi en nouvelle lecture par 40 voix contre 22 une amnistie fiscale pour les sites de presse en ligne, principalement Mediapart et Arrêt sur Images, soumis à un redressement pour s'être auto-appliqués un taux de TVA réduit. Les députés avaient adopté de justesse en première lecture (11 voix contre 10) début décembre ces amendements au projet de loi de finances rectificative 2015 visant une telle amnistie pour la période de 2008 à début 2014. Le Sénat avait ensuite supprimé ce geste fiscal.
« Réparer une grave et choquante injustice fiscale »

Mardi soir, dans le cadre de la nouvelle lecture du texte, les députés ont finalement rejeté les amendements défendus par des députés socialistes et écologistes. Peu avant le vote, le député PS Christian Paul, défenseur d'un des amendements, a dit vouloir « réparer une grave et choquante injustice fiscale ». « Je n'ai pas envie que nous soyons dans quelques années à pleurer sur les décombres de la presse indépendante, et notamment de la presse en ligne », a-t-il ajouté.

Mais le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert a estimé que ces amendements paraissaient « inapplicables », notamment parce que « la rétroactivité sur la TVA est source d'inégalité », car d'autres sites ont appliqué le taux normal, ce que « le Conseil constitutionnel ne manquerait pas de relever ». Pour Les Républicains, Marie-Christine Dalloz a évoqué une « prime à la tricherie » qui « n'est pas acceptable ». Le président de la commission des Finances, Gilles Carrez (LR), a aussi souligné qu'une telle rétroactivité fiscale pour la TVA était « sans précédent ».
Recours rejetés

Vivant d'abonnements, Mediapart et Arrêt sur Images (ASI) principalement sont contraints de payer des redressements fiscaux de respectivement 4,1 millions et 540 000 euros pour s'être auto-appliqués depuis leur création en 2008 un taux de TVA réduit de 2,1 %, au lieu du taux officiel de 19,6 %, estimant que la presse en ligne devait bénéficier du même taux réduit que la presse papier. Indigo Publications (Lettre A, Presse News...) est aussi l'objet d'un redressement.

La loi a changé depuis en leur faveur, le gouvernement ayant accepté de leur appliquer le taux réduit de 2,1 %, voté par le Parlement en février 2014. Mais pour le fisc, entre 2008 et 2014, les deux sites ont accumulé délibérément les impayés, d'où des redressements déjà notifiés l'an dernier. Les recours ayant été récemment rejetés, les sites sont maintenant contraints de les payer, mais poursuivent leur bataille juridique.

http://www.lepoint.fr/medias/l-amendeme … 83_260.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Tiens tiens tiens. L’Élysée fait pression pour que des invités à l'émission à laquelle Flanby est invité jeudi sur France 2 soient déprogrammés. Évidemment, l'ancien trotskiste Michel Field, nouvellement promu directeur exécutif de l’information, lui-même nommé par Delphine Ernotte qui est à la solde du pouvoir (parmi ses réseaux, on y trouve Hidalgogole, Pellerin etc.), s'est empressé d'acquiescer.
France 2 déroule le tapis rouge pour préparer les esprits à une future candidature Flanby.

Le Point a écrit:

Hollande sur France 2 : polémique après la déprogrammation de participants

Une déléguée syndicale et un agriculteur auraient été déprogrammés de la liste des Français devant interroger le président. Selon "Le Monde", la demande émane de l'Élysée.

Avant même d'avoir débuté, l'émission de débat de François Hollande avec un panel de Français fait polémique. Deux personnes devant faire partie de l'émission de jeudi soir sur France 2 ont été déprogrammées par la chaîne, qui dément toute pression de l'Élysée, alors que cette demande aurait émané de la présidence, selon le journal Le Monde.

Nadine Hourmant, déléguée Force ouvrière du volailler Doux, qui devait intervenir dans l'émission Dialogue citoyen, s'est émue lundi dans Le Parisien d'avoir été déprogrammée en raison de "pressions de l'Élysée", alors qu'une équipe de France 3 était venue la "filmer le 31 mars, lors de la journée d'action contre la loi travail, afin de préparer un reportage pour l'émission".

Un autre intervenant, agriculteur, s'est également fait déprogrammer, selon Le Monde. Des sources internes ont assuré au quotidien que les deux participants avaient été déprogrammés sur demande de l'Élysée, et que le directeur de l'information de France Télévisions, Michel Field, avait envoyé le conducteur de l'émission à l'Élysée, des accusations que Michel Field a démenties auprès du journal.

L'Élysée dément toute intervention

Contacté par l'Agence France-Presse, France Télévisions admet que ces deux participants ont été écartés, mais assure n'avoir "jamais eu de pression de l'Élysée" et que "c'est une décision de la chaîne". "On a décidé de réduire le panel de participants de six à quatre pour laisser le temps aux journalistes d'approfondir les sujets" et parce que le nombre de thématiques abordées a aussi été réduit (de quatre à trois : travail, terrorisme, crise démocratique), a indiqué une porte-parole. "Le panel a été sélectionné pour son implication, pour sa capacité à représenter la société civile et les préoccupations des citoyens", les déprogrammations "ne sont pas liées au fait que leur profil pose problème", a-t-elle poursuivi.

Interrogé par l'AFP, l'Élysée a également démenti toute intervention dans l'organisation de l'émission : "C'est totalement faux, France 2 a déterminé le casting des citoyens qui allaient dialoguer avec le président et des journalistes choisis pour l'interroger." France Télévisions dit avoir fourni, "pour des raisons de sécurité", les "grands équilibres" de l'émission, mais pas davantage. "On est au courant des grandes articulations de l'émission, et notamment la part réservée aux journalistes. Elles faisaient partie de la proposition de France 2, mais on ignore son détail", a indiqué l'Élysée.

http://www.lepoint.fr/medias/hollande-s … 45_260.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Ce n'est pas vraiment le thread adéquat mais bon.
YouGov a publié sa liste des personnalités les plus admirées dans le monde en 2016. Qui retrouve-t-on ? Poutine en 6ème position, Trump en 18ème (pour les hommes donc) ; Marine Le Pen en 20ème pour les femmes. Aïe aïe aïe, on ne risque pas de voir ce sondage repris dans la presse française.

https://d25d2506sfb94s.cloudfront.net/cumulus_uploads/inlineimage/15738/MWArank1.png

https://yougov.co.uk/news/2016/05/07/wma-2016/

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

En même temps vue la tronche du sondage, m'enfin c'est intéressant de constater que Jackie Chan est deux fois plus apprécié que Trump, ou qu'il n'y a aucune personne entre Victoria Beckham (1.9) et Marine Le Pen (0.4 lol). On sait enfin où classer l'héritière de Saint-Cloud, dommage qu'elle n'ait pas eu de titre de noblesse ça nous aurait épargné l'embarras

edit : d'ailleurs la méthodologie est rigolote, puisqu'en fait ils ont établi une liste de 40 personnes (20 hommes, 20 femmes), qu'ils ont ensuite soumis aux opinions d'individus dans 30 pays. Le seul mérite de MLP c'est d'avoir été admise dans la liste, vu qu'elle arrive bonne dernière dans tous les pays, sauf la France (où elle n'est même pas dans le top 5, derrière Michelle Obama par exemple) et le Canada. Donc oui, les médias français ont probablement raison de ne pas en parler.

Last edited by Barney (09-05-2016 09:44:05)

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

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Re: Collusion presse - pouvoir

Et lol la méthodologie :

In December YouGov gathered open-ended nominations from panellists across 30 countries, asking them simply: “Thinking about people alive in the world today, which [man or woman] do you most admire?” These nominations were then used to compile a list of the 20 men and 20 women who received the most nominations and were nominated in at least 2 countries. An additional 10 popular local figures were added to the lists for individual countries.

In January we then used the lists to poll each of the 30 countries asking two questions: “who do you truly admire?”, where respondents could make multiple selections, and “who do you MOST admire?”, where they could only pick one. These two numbers were combined into a percentage share of admiration, displayed to the right of each name in the first graphic and table below, which shows the full results for every country including local celebrities and public figures:

Les résultats pour l'Arabie Saoudite. Hahaha.

Last edited by Broz (09-05-2016 09:49:56)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Collusion presse - pouvoir

J'attends vos "lol la méthodologie" quand un énième sondage nous indiquera à quel point Juppé est admiré des Français et Le Pen détestée, mes agneaux tout mignons. smile

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Collusion presse - pouvoir

Ben écoute, on adapte nos commentaires à ce que tu nous proposes. Il faut quand même avouer qu'en l'espèce, la méthodologie est indigente et les résultats fort peu intéressants. Wouhou, Glodman dans le top 3 ! J'irai au bout de mes rêves !

Y'a littéralement zéro raison de dire "Hmm, ce sondage n'est pas repris par la presse nationale, c'est une collusion presse-pouvoir !"

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Collusion presse - pouvoir

La méthodologie ne semblait pas être un problème pour le presse française quand il s’agissait de parler des résultats 2015 voire 2014, pourtant.

http://www.grazia.fr/article/linfograph … ays-738142

http://www.huffingtonpost.fr/2015/01/31 … 81460.html

http://www.20minutes.fr/societe/1532555 … ance-monde

http://www.lefigaro.fr/international/20 … -monde.php

http://www.lesechos.fr/13/01/2014/lesec … -monde.htm

Last edited by FDL (09-05-2016 10:03:17)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Collusion presse - pouvoir

Broz a écrit:

Ben écoute, on adapte nos commentaires à ce que tu nous proposes. Il faut quand même avouer qu'en l'espèce, la méthodologie est indigente et les résultats fort peu intéressants. Wouhou, Glodman dans le top 3 ! J'irai au bout de mes rêves !

Y'a littéralement zéro raison de dire "Hmm, ce sondage n'est pas repris par la presse nationale, c'est une collusion presse-pouvoir !"

Le pire, c'est que je suis d'accord avec vous sur la méthodologie. Ce que je cible surtout, c'est l’occultation des résultats par la presse pour des raisons évidentes. J'ai mis ça dans ce thread faute de mieux mais je sais bien que ce n'est pas le plus adéquat.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Tu vois, tu postes les liens pour te faire battre, puisque Marine Le Pen était déjà présente dans ces résultats-là.
T'inquiète. Les résultats ont été publiés avant-hier, et hier c'était dimanche 8 mai. D'ici demain tu les retrouveras comme il se doit sur yahoo.fr et closermag. Parce que honnêtement, en quoi ce sondage a-t-il la moindre vocation à se retrouver dans la presse "noble" ?
Un examen un peu attentif de tes liens montre d'ailleurs le temps qui s'est écoulé entre la publication du sondage, et sa reprise. Arrête la parano.

Last edited by Broz (09-05-2016 10:11:07)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Collusion presse - pouvoir

Enfin ce sondage nous apprend quand même que Marine Le Pen est plus appréciée en Suède qu'en France. Mystère

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

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Re: Collusion presse - pouvoir

Broz a écrit:

Tu vois, tu postes les liens pour te faire battre, puisque Marine Le Pen était déjà présente dans ces résultats-là.
T'inquiète. Les résultats ont été publiés avant-hier, et hier c'était dimanche 8 mai. D'ici demain tu les retrouveras comme il se doit sur yahoo.fr et closermag. Parce que honnêtement, en quoi ce sondage a-t-il la moindre vocation à se retrouver dans la presse "noble" ?
Un examen un peu attentif de tes liens montre d'ailleurs le temps qui s'est écoulé entre la publication du sondage, et sa reprise. Arrête la parano.

Marine Le Pen était présente dans le sondage parmi les personnalités admirées des Français, pas du monde. Elle a fait son entrée dans cette dernière liste cette année.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

oui enfin l'affirmation selon laquelle Marine le Pen fait partie des personnalités les plus admirées dans le monde est totalement fausse quoiqu'il en soit. On aurait pu mettre Rama Yade à sa place dans la liste et elle aurait fait tout aussi bien

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

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Re: Collusion presse - pouvoir

Où l'on voit ce petit roquet de Gantzer donner des instructions et des éléments de langage aux médias pendant qu'il est filmé.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/01 … urpris-pa/

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Oh mon dieu le conseiller presse de François Hollande parle à la presse !!!

Quant à l'expression "petit roquet", je ne sais pas très bien à quoi elle fait référence.

Last edited by Barney (05-12-2016 11:17:28)

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Re: Collusion presse - pouvoir

Ca ne fait référence à rien d'autre que la propre médiocrité de FDL, qui se complaît dans le langage de l'insulte, depuis si longtemps maintenant, sur ce forum. L'hôpital qui se fout de la charité ou plutôt le rat qui se fout du roquet.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

348

Re: Collusion presse - pouvoir

Dit-il alors qu'il s'est évertué à démontrer pendant des années, ici-même, à quel point il n'était pas une lumière franchement brillante. Je pense qu'on a compris , mon Greg, tu peux cesser là tes efforts. smile

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Collusion presse - pouvoir

Ca ne répond pas à ma question FDL. Tu peux trouver que la politique c'est moche et que parler à la presse c'est mal, à ma connaissance tous les hommes politiques, toutes les entreprises, toutes les ONG le font. Il y a dans toute organisation un type chargé de parler à la presse et dans le cas de Gantzer c'est son job de parler à la presse pour le Président. Il ne force pas les journalistes à prendre pour argent comptant ce qu'il dit, si c'était le cas Hollande ne serait certainement pas aussi bas qu'il ne l'est aujourd'hui. Alors pourquoi en vouloir à ce mec de faire son job ?

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Re: Collusion presse - pouvoir

Le côté cocasse de la chose (pas le scandale) repose dans les pressions qu'a dû subir Burgot pour avoir montré ces images de ce conciliabule secret, d'où le fait que je parle de "roquet". A part ça, niveau déontologie des journalistes, on a connu mieux. Parce qu'aller pomper des éléments de langage auprès d'un conseiller de l'ombre, bof... J'aurais préféré une vraie analyse.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)