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Re: Le fil des articles tout pourris

Article débile qui fait le décompte des victimes musulmanes, comme s'il y avait des victimes qui l'étaient plus que d'autres.
On pourrait d'ailleurs le réintituler : "Attentat de Nice, deux victimes sur trois n'étaient pas musulmanes".
Ce machin nous permet de lire des choses hallucinantes, comme :

«C'est pas des musulmans (les responsables de cette attaque, ndlr), car la première personne qu'ils ont fauchée était une musulmane» s'est lamentée sa fille interrogée par France 3.

En revanche, si la première personne fauchée avait été chrétienne, juive ou animiste, là, les responsables de l'attaque auraient été de bons musulmans ?
Bref.

Le Figaro a écrit:

Attentat de Nice : une victime sur trois était musulmane

Otmane Aïssaoui, le recteur de la Grande Mosquée de la ville, appelle «au calme, à la retenue, à la cohésion sociale» pour «honorer la mémoire des morts et rester fidèle au sang qui a coulé».

Trente musulmans ont été fauchés par le camion de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel lors de l'attentat terroriste qui a coûté la vie à 84 personnes sur la promenade des Anglais. Un chiffre basé sur le rite funéraire demandé par les familles, confirme une source au sein de la municipalité.

Les musulmans ont payé un lourd tribut lors de l'attentat de Nice, revendiqué par l'État islamique et perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien qui se serait radicalisé très rapidement. Le journal La Croix évoque le chiffre de trente victimes, un chiffre confirmé par une source municipale qui précise qu'il est basé sur le rite funéraire demandé par les familles. Otmane Aïssaoui, le recteur de la Grande Mosquée de la ville, évoque de son côté «entre 20 et 30 victimes musulmanes». «Parmi les 84 personnes tombées sur la promenade, il y avait des Niçois, des touristes de toute nationalités et des gens de toute confession», rappelle le président de l'Union des musulmans des Alpes-Maritimes. Parmi elles «des Français, des Tunisiens, des Marocains, des Algériens, des Tchétchènes», précise-t-il.

Selon Hamed Ben Brahim, consul général de Tunisie à Nice, quatre Tunisiens ont perdu la vie, et trois ont été blessés. Leurs corps seront rapatriés en Tunisie, une fois accomplis les rites funéraires. Le ministre algérien des Affaires étrangères a lui annoncé que cinq Algériens au moins ont trouvé la mort, dont Laurence Tavet, épouse de Sahraoui Kamel et son petit-fils Yanis, sept ans, qui seront tous deux enterrés en Algérie. Selon le consulat du Maroc, quatre Marocains, deux femmes, un homme et un enfant de 13 ans ont été tués, une autre (la jumelle du garçon tué) est blessée. Parmi elles, Fatima Charrihi première victime du camion, mère marocaine de sept enfants. «C'est pas des musulmans (les responsables de cette attaque, ndlr), car la première personne qu'ils ont fauchée était une musulmane» s'est lamentée sa fille interrogée par France 3.

Évoquant les fractures qui divisent une ville où la communauté musulmane est très nombreuse, Otmane Aïssaoui appelle «au calme, à la retenue, à la cohésion sociale» pour «honorer la mémoire des morts et rester fidèle au sang qui a coulé». «Je crains la montée de la haine, les politiciens qui vont faire l'amalgame de tous les dossiers», confie-t-il au Figaro. «Chacun dans notre pays porte une responsabilité, les politiques, les médias, les associations, les imams, tout le monde doit se remettre en question», affirme le responsable religieux. Avec d'autres imams, il a pris l'initiative de lancer à la rentrée des «assises de réflexion et d'action», pour réfléchir à la radicalisation. «On veut à notre échelle, se mettre autour d'une table, pour faire un bilan et établir concrètement où est la faille, qu'est-ce qu'on a raté». Ce mardi, il célébrera dans la Grande Mosquée la prière pour une famille tunisienne, un petit enfant et sa mère, tués sur la promenade des Anglais.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france … or=AL-155-[facebook]

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

L'attentat terroriste islamiste réduit à un simple "camion fou" punissant une société occidentale qui l'a quand même bien cherché, sans que les mots attentat, terroriste et islamiste soient utilisés. Sauf une timide fois vers la fin.
Allez, on va mettre ça sur le compte du grand âge (sans grande conviction).

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/13709918_10154184674505991_4679931576618417364_n.jpg?oh=979fb7f6b1f5d1bf1e0da0d01889eaa8&oe=581B34A3

Last edited by FDL (21-07-2016 08:18:30)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Ah, Pokémon Go est un jeu discriminatoire et rance qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ? Ben je vais peut-être m'y mettre alors, finalement.

Slate a écrit:

Pour réussir à Pokémon Go, soyez blancs et vivez en ville

Les hommes noirs jouant à Pokémon Go courent hélas le risque d’être victimes de violences policières totalement injustifiées

Le jeu Pokémon Go semble réunir une partie des citoyens du monde dans un même élan de fraternité bienveillante, à condition bien sûr de posséder un smartphone. Mais les discriminations sont partout.

À condition évidemment de posséder un smartphone capable d’héberger l’application, Pokémon Go semble être un jeu tout à fait égalitaire, qui permet à chacun et à chacune de pister et attraper Dracaufeu, Rondoudou et leurs congénères. Mais une journaliste du site Grist, basé à Seattle, ne l’entend pas de cette oreille.

D’après Aura Bogado, réussir à Pokémon Go serait plus facile pour une personne blanche et aisée que pour les autres. Basé sur le jeu Ingress, dont le principe est le même mais sans Pokémons, il nécessite notamment de trouver aussi fréquemment que possible des Pokéstops, checkpoints dans lesquels on peut attraper Pokéballs, œufs, elixirs de soins et autres merveilles totalement indispensables. Mais puisque Ingress fonctionnait sur le principe du crowdsourcing, c’est-à-dire qu’il s’enrichissait des particpations de ses utilisateurs, et que les utilisateurs en question étaient principalement des hommes friands de nouvelles technologies et demeurant en ville, la plupart des Pokéstops glissés par les créateurs du jeu se trouvent dans les zones très urbanisées, et beaucoup moins dans les banlieues populaires, où vivent la majorité des personnes de couleur. Autre argument avancé par la journaliste: les parcs américains regorgent de Pokéstops, sauf que la répartition des espaces verts entre les zones habitées par les classes supérieures et les autres, où le béton est souvent roi, est complètement inégale.

Rôdeurs et de couleur... donc suspects

Il y aurait en outre des problèmes liés directement au racisme. La journaliste rappelle que, pour réussir à Pokémon Go, il faut rôder autour de certains bâtiments et y revenir à plusieurs reprises, y compris si l’on n’est pas du quartier. Tout à fait le genre de comportement décrit comme problématique par une compagnie de sécurité interrogée. Et qui soupçonnera-t-on avant tout d’adopter une attitude menaçante? Quasiment tout le monde sauf les blancs, résume Aura Bogado, qui cite également un article du Huffington Post américain expliquant que les hommes noirs jouant à Pokémon Go courent hélas le risque d’être victimes de violences policières totalement injustifiées.

Aura Bogado cite également le cas d’habitants de la Nation navajo, plus grande réserve amérindienne des États-Unis (71.000 km²), qui affirment ne trouver aucun Pokéstop sur le territoire dans lequel ils vivent. Même chose à Pine Ridge, chez les sioux, où les Pokéstops se font extrêmement rares alors que les villes en abritent un nombre absolument indécent. Contrairement à Ingress, Pokémon Go ne permet pas de demander la création de nouvaux Pokéstops. Certains utilisateurs sont donc quasiment exclus du jeu avant même d’avoir pu y participer. Et la possibilité prochaine de trouver un Pokéstop à chaque arrêt de bus ne devrait pas régler tous les problèmes de ce type.

http://www.slate.fr/story/121433/pokemo … iminations

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Re: Le fil des articles tout pourris

Ah et au fait, pour être journaliste à Libé, l'Obs, les Inrocks, Télérama ou Slate, soyez blancs et vivez en ville.

Last edited by FDL (25-07-2016 15:30:03)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

http://cdn.bulbagarden.net/upload/thumb/1/13/124Jynx_OS_anime.png/183px-124Jynx_OS_anime.png

Et ce Pokemon aux traits racistes et machistes qui va faire bondir Rokhaya Diallo ?

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Re: Le fil des articles tout pourris

Pokémon Chatorouge.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Ça faisait longtemps. Le dernier caca nerveux du duo infernal Bellegueule-Lagasnerie.

Libération a écrit:

Manuel Valls, vous n’avez rien fait contre le terrorisme
Par Geoffroy de Lagasnerie, sociologue et philosophe et Edouard Louis, écrivain

Dans une lettre ouverte, l’écrivain Edouard Louis et le philosophe Geoffroy de Lagasnerie dressent un constat d’échec de la politique du gouvernement face au terrorisme. Ils appellent à s’attaquer aux situations de misères, aux origines de la violence.

Depuis les attaques à Magnanville, à Nice, puis à Saint-Etienne-du-Rouvray, nous sommes sous le choc. Comme tout le monde. Et probablement comme vous.

Nous avons peur, nous sommes parfois effrayés et angoissés quand nous nous déplaçons dans un lieu public, quand nous marchons dans la rue, quand nous nous rendons au supermarché ou à un concert.

Nous regardons notre époque, cette époque d’inquiétude, et nous croyons que nous sommes en train de vivre quelque chose de nouveau ou, en tout cas, un moment singulier, inédit et déstabilisant.

Mais le pire dans cette situation est cette impression qu’il nous faut souffrir deux fois : non seulement de cette peur, de cet effarement devant la mort, mais aussi du désarroi de se trouver pris dans un cycle infernal que rien ne semble pouvoir arrêter. Comme si nous étions engagés dans un présent tragique qui était appelé à se répéter encore et encore.

Cette sensation d’une violence inexorable a des causes et une histoire. Il y a les images des meurtres et des cadavres d’abord, qui passent et repassent en boucle sur les écrans de nos téléphones, à la télévision, dans la presse. Mais il y a aussi les mots. Et parmi ces mots, il y a les vôtres.

Vous déclariez par exemple, il y a quelque temps : «Nous connaîtrons de nouveau des attaques. D’autres innocents perdront la vie.»
Des moyens utilisés en vain

Vous avez répété, il y a quelques jours : «Il y aura de nouveaux attentats. C’est difficile à dire, mais d’autres vies seront fauchées.»

Autrement dit, il n’y aurait aucun moyen d’empêcher que d’autres attentats se produisent. Ils relèveraient de la fatalité. Ce discours de la fatalité, vous y êtes habitué et vous voulez nous y habituer. C’est aussi à lui que vous avez eu recours lorsque vous expliquiez, juste après l’attaque de Nice, que toutes les mesures de sécurité avaient été prises mais qu’aucune n’avait suffi à empêcher ce qui s’est passé - et que rien, de toute façon, ne pourrait jamais suffire à totalement prévenir ce genre de menaces.

Après l’assassinat du prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray, François Hollande a déclaré vouloir mener une «guerre» contre l’Etat islamique «par tous les moyens».

Cette déclaration, en tant que telle, n’est pas gênante. Et même, en un sens, comment ne pas l’approuver et s’en réjouir ? Mais est-elle vraie ? A quels moyens Hollande pense-t-il ? Et vous, à quels moyens pensez-vous ? Et surtout, à quels autres moyens ne pensez-vous jamais, quels moyens refusez-vous de voir, de prendre en considération, et pourquoi ?

Nous voudrions poser la question suivante : si les attentats continuent de se reproduire malgré «tous les moyens» déployés contre eux, ne faudrait-il pas s’interroger sur ces moyens et sur leur efficacité ? Et même : si la guerre par «tous les moyens» n’empêche pas les attaques de se reproduire, ne serait-ce pas parce que ces «moyens» et la «reproduction des attaques» s’inscrivent dans un même dispositif historico-politique ? Ne serait-ce pas parce que l’un et l’autre fonctionnent ensemble, et sont liés entre eux ?

Car une chose est claire : quand vous parlez de moyens, c’est de surveillance et de répression dont vous parlez. Toujours.

Pour vous et pour François Hollande, comme pour une grande partie de l’espace médiatique et politique désormais, la «lutte contre le terrorisme» est devenue synonyme de la mise en place d’une politique qui se réduit à essayer de contrôler ce que notre monde produit : mobiliser l’armée et la police, étendre les législations d’exception ou les pouvoirs des procureurs, fermer quelques sites internet, surveiller les processus de «radicalisation», créer une garde nationale… tous ces moyens qui ont été utilisés en vain, nous l’avons constaté, et qui continueront d’être utilisés en vain, c’est vous-mêmes qui le dites.

Cette situation est révélatrice de l’humeur générale qui règne aujourd’hui, de l’emprise que les logiques conservatrices exercent sur les cerveaux, et de la droitisation du champ politique.

Bien sûr, il n’est pas question de dire que l’action de la police serait totalement inutile ou qu’elle ne pourrait pas, de temps à autre, stopper des projets criminels. Cela n’aurait aucun sens.

Mais en même temps, depuis la prolifération des attentats, nous constatons la quasi-absence de tout réflexe de gauche sur la question du terrorisme. Par gauche, nous ne voulons pas parler d’une idéologie fixe, ni d’un programme immuable, mais, en opposition à la droite, d’une tentative de réduire la violence et d’aborder les problèmes rationnellement.

A chaque fois que la biographie d’un des auteurs d’une attaque est publiée, nous y lisons les mots «prison», «misère» (pas seulement économique), «racisme», «homophobie», «violences exercées sur les femmes», «chômage», «exclusion scolaire», «relégation urbaine», «précarité», etc.

Et pourtant, lorsque François Hollande et vous promettez de faire la guerre au terrorisme, jamais vous ne parlez de faire la guerre à la relégation scolaire, à la violence sociale, aux conditions de détention, à l’islamophobie, aux racismes, à la ségrégation urbaine, à la précarité ou à la violence policière.

Nous savons que pratiquement tous ceux qui ont perpétré des attaques ont eu des vies marquées par ces expériences et les conséquences psychiques qu’elles engendrent. Pourquoi ne le voyez-vous pas, ou plutôt, pourquoi ne voulez-vous pas voir cette réalité, si évidente ? Pourquoi ne la prenez-vous pas en compte lorsque vous désignez ce qui doit être éradiqué par la «lutte contre le terrorisme» ?

Ce que vous et François Hollande répétez à longueur de journée et après chaque attaque est donc faux et mensonger : il n’est pas exact de dire que «tout a été fait» et que toutes les mesures de sécurité ont été prises. Rien n’a été fait. Vous n’avez rien fait contre le terrorisme. Car rien n’a été entrepris contre les causes de la violence politique et sociale, contre les structures qui l’engendrent, contre les conditions de vie qui font naître chez un individu le désir de destruction.

Vous ne dites pas la vérité quand vous affirmez que la guerre contre le terrorisme est menée par «tous les moyens» : aucun des moyens dont dispose l’Etat, dont vous disposez pour créer un monde plus juste, plus sûr et pour arracher les individus à la logique de la haine, n’ont été utilisés - et l’on pourrait même dire que c’est, dans ce registre, plutôt l’inverse que vous avez fait, et qu’on a plutôt assisté, ces derniers mois, au triomphe de la régression sociale.

Vos propos selon lesquels nous devons nous habituer au fait que d’autres attentats sont à venir contiennent une face sombre et menaçante. Ils pourraient bien être une manière de nous dire : «Sachez que nous n’allons rien faire contre les causes du terrorisme et il faudra vous y habituer.»
Lutter contre l’homophobie

Vous nous répondrez qu’il y a d’autres causes, que l’auteur de l’attaque de Nice par exemple souffrait plutôt de problèmes psychiatriques que de problèmes sociaux. Mais précisément, cela devrait vous inciter à réfléchir sur les différences sociales d’accès à la psychiatrie, à l’hôpital et à la médecine - sans oublier d’ailleurs la question de la lutte contre l’homophobie puisqu’il semble que la gestion d’une identité sexuelle stigmatisée dans des milieux homophobes engendre des tensions psychiques qui peuvent amener des individus à des comportements destructeurs.

Nous n’ignorons pas non plus que le problème est international et qu’il se pose à une échelle plus large que celle de la France. Mais cela signifie simplement que différentes logiques sont à l’œuvre : la politique étrangère, le fonctionnement du capitalisme, la manière d’appréhender un monde postcolonial. Votre rôle et le rôle de l’Etat devraient être de démêler ces logiques et d’essayer de les combattre chacune dans leur singularité plutôt que de tout assimiler dans la catégorie abstraite et aveuglante de «terrorisme islamiste».

Il y a un phénomène très frappant et très révélateur de votre incompréhension du monde et de sa violence, que nous avons pu observer ces derniers temps. Nous avons remarqué que, quand un attentat se produit, ce sont le président de la République, vous, ainsi que les ministres de la Défense et de l’Intérieur qui sitôt apparaissez et prenez la parole. Pourquoi ce ne sont jamais les ministres de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Ville, du Logement, de la Santé ? C’est cette attitude que l’on serait en droit d’attendre d’un gouvernement de gauche, qui afficherait ainsi sa volonté de comprendre ce qui s’est passé et les manières d’y remédier.

Précisons une chose : dire que lutter contre le terrorisme devrait signifier s’attaquer à l’ensemble des facteurs qui fabriquent des misères de position, c’est-à-dire à ces situations qui, à différents niveaux, engendrent du ressentiment, de la colère et des affects violents, ce n’est en rien, contrairement à l’objection simpliste mais courante, ramener la question du jihadisme à la question économique. Parler de déterminisme et de causalité, ce n’est pas seulement évoquer l’économie. C’est mettre en évidence la multiplicité des facteurs de domination, leur intrication, et leur manière de produire des subjectivations agressives et haineuses.
Mener une réelle politique sécuritaire

Tant que l’on ne verra pas d’enfants du XVIe arrondissement qui ont fait leurs études à Janson-de-Sailly, puis à l’ENA descendre dans la rue avec des kalachnikovs pour commettre un attentat, toute réflexion autre que sociologique n’aura strictement aucun sens.

Dans son Journal, en septembre 1986, Jean-Luc Lagarce écrivait, à propos des attentats qui frappaient alors Paris, notamment celui de la rue de Rennes : «Ce n’est pas tant la peur de mourir écrasé sous les décombres d’un supermarché qui serre la gorge, c’est bien plutôt le sentiment de voir apparaître de nouvelles mentalités, de voir naître de nouvelles valeurs épouvantables.» Aujourd’hui, nous avons peur parce qu’aucun discours censé nous rassurer ne nous rassure. Vous ne nous rassurez pas. Vous nous inquiétez et vous nous terrifiez. Nous avons besoin de construire de nouvelles narrations du terrorisme et surtout de nouvelles manières de signifier publiquement ce que veulent dire les mots «sécurité», «lutter», «moyens», «guerre», etc. Et vous nous en empêchez. Vous et François Hollande n’avez rien fait contre le terrorisme parce qu’à aucun moment vous n’avez pensé en termes de guerre contre les structures inégalitaires qui rendent la vie invivable.

Nous attendons du gouvernement qu’il mène une politique sécuritaire. Si le mot «sécuritaire» renvoie à l’idée d’une sécurité maximale, il passe par la protection des individus contre toutes les formes de précarité. Et alors, qui s’y opposerait ? La sécurité n’est pas assurée d’abord par la police ou par l’armée. Elle trouve sa source dans le système scolaire, dans la création d’aides sociales, dans l’accès à la culture, tout ce que vous vous acharnez à détruire.

Tant que cette guerre-là n’est pas menée, tant que des partis politiques de gauche ne tiennent pas un discours radical sur cette question, il n’y a aucune raison que les choses changent. Et, comme Jean-Luc Lagarce le craignait, de nouvelles mentalités et de nouvelles valeurs épouvantables risquent de s’installer pour longtemps.

http://www.liberation.fr/debats/2016/08 … me_1470098

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Les Inrocks, quoi. Comme d'hab.

Les Inrocks a écrit:

La Corse est-elle plus raciste que le reste de la France ?

La Corse est la région où l’on compte le plus d’actes islamophobes en France. Comment expliquer ces flambées de colère vis-à-vis de la population musulmane ? Sont-elles liées au contexte insulaire où nationalisme, précarité et passé colonial s’entremêlent ?

Vendredi 13 août, une violente rixe a éclaté dans une crique située à Sisco en Haute-Corse. Elle aurait opposé des habitants du village, des touristes et des personnes d’origine maghrébine. Cinq personnes ont été placées en garde à vue alors que des versions contradictoires de l’altercation circulent dans les médias. Suite à cela, des Corses  se sont rendus dans une ambiance tendue au pied de la cité où vivent des personnes d’origine maghrébine impliqués dans la rixe, une réaction qui a remis la question du racisme en Corse sur la table.

Selon la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), la Corse est la région où l’on recense le plus d’actes antimusulmans: tirs de chevrotines contre une boucherie halal en 2013 à Propriano, tête de sanglier accrochée à la poignée de porte d’un lieu de culte musulman à Corte en janvier 2015, manifestations islamophobes en décembre 2015 suite à l’agression de pompiers à Ajaccio…

La sociologue Marie Peretti-Ndiaye a étudié le racisme en Corse pendant près de 10 ans entre 2004 et 2012 afin d’écrire un ouvrage intitulé Le Racisme en Corse. Durant son enquête, elle a pu observer des facteurs favorables au développement du racisme. Toutefois, selon elle, ces actes antimusulmans ne sont pas une réalité linéaire, ils sont provoqués ponctuellement par différents éléments : “Ces facteurs agissent à des moments donnés, ils ne sont pas figés dans le temps”. Par exemple, si on regarde les chiffres des actes antimusulmans recensés par la CNCDH, on remarque d’une année sur l’autre des différences énormes.

Un contexte socio-économique difficile

Environ une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté sur l’île de beauté, un chiffre élevé,  et le PIB par habitant est inférieur de 6 points à la moyenne nationale. “C’est une région qui est pauvre, explique Marie Peretti-Ndiaye. Et même si la pauvreté n’est pas synonyme de racisme, cela peut favoriser le racisme de la chute”, poursuit-elle.

Un mécanisme qui intervient parfois chez des individus en bas de l’échelle socio-économique, pour qui la pensée raciste permet de se dire qu’il existe des gens encore en dessous d’eux. “Le taux élevé d’emplois précaires en Corse génère des inquiétudes qui ne sont pas favorables à la cohésion sociale. Cela crée une situation de concurrence pour les emplois, les logements, etc.” ajoute la sociologue.

Un changement de société

Ensuite intervient la démographie de la Corse. “L’urbanisation de l’île est assez récente, les agglomérations de Bastia et d’Ajaccio ont absorbé en 30 ans les deux tiers de la croissance démographique Corse” affirme la sociologue. Ceci aurait eu une influence sur le racisme: “Beaucoup de gens que j’ai interviewés me disaient que l’ordre social était mis en danger, c’est-à-dire l’ancien ordre rural. Ils avaient peur de la délinquance. En 2005 pendant les violences urbaines, ils craignaient que cela n’arrive en Corse, la peur d’une évolution inexorablement urbaine est présente”.

Le développement urbain cristallise les inquiétudes, l’appréhension d’une transformation de la société corse d’avant, rurale, avec des relations sociales très denses. “Il faut savoir que 46 % des habitants du quartier de Lupino, vers lequel il y a eu un mouvement de foule, vivent dans des HLM, il y a donc quelque chose qui se joue dans ces espaces” estime Marie Peretti-Ndiaye.

L’évolution des flux migratoire a aussi fait évoluer très rapidement la société corse. “Jusqu’aux années 1950, la Corse était une terre d’émigration, les gens partaient dans les colonies françaises et à partir des années 1960, les flux se sont inversés” raconte la sociologue. La fin de l’empire colonial et la politique de modernisation changent profondément l’île. De nombreux rapatriés d’Algérie sont alors installés en Corse, en 1962, ils représentent 10 % de la population. Ils bénéficient d’avantages et de prêts pour développer une nouvelle agriculture qui nécessite de la main-d’œuvre bon marché. “On fait donc venir des ouvriers agricoles du Maroc et non d’Algérie car à cause des tensions, les gens en avaient peur”.

Aujourd’hui, un habitant sur dix est issu de l’immigration en Corse et 33 % de ceux-ci sont originaire du Maroc. “Une population pauvre”, indique la sociologue. Selon les chiffres 2013 de l’Insee, parmi la population immigrée corse, 10 605 personnes sont marocaines, il s’agit de la population immigrée la plus représentée. Près d’un tiers d’entre eux sont ouvriers, une CSP très basse, alors que seulement 395 d’entre eux sont artisans, commerçants ou chefs d’entreprise, preuve d’un manque de mobilité sociale.

Un racisme idéologique ?

On attribue souvent la paternité d’un prétendu racisme idéologique corse au mouvement nationaliste. Pour Marie Peretti-Ndiaye: “On l’entend partout mais ce n’est pas une spécificité du mouvement nationaliste corse. J’ai vu du racisme idéologique là-bas au même titre que dans des partis classiques, aussi bien que j’y ai rencontré des personnes anti-racistes“.

La Corse ne serait donc pas particulièrement raciste. “Pour dire qu’elle est plus raciste que le reste de la France il faudrait trouver des régions aux contextes historiques, socio-économique et démographique similaires. Alors qu’à travers la France, tous les indicateurs sont différents” estime la sociologue.

Avec des actes antimusulmans aux procédés très proches de ce qui a été fait dans le reste de la France, comme mettre du porc à proximité d’un lieu de culte, l’islamophobe corse semble aussi inventif dans l’abject que son voisin continental.

Pour ce qui est des rassemblements intervenus à Ajaccio en décembre 2015 puis à Bastia il y a quelques jours, Marie Peretti-Ndiaye suggère que ceux-ci servent surtout ” de lucarne d’existence médiatiques à des groupes comme le VNC ( Vigilenza Naziunale Corsa) qui ne peuvent réellement exister autrement”. Ce groupe s’est notamment fait connaitre en tenant un discours ouvertement islamophobe.

Mais alors d’où vient cette image du Corse raciste? “Il y a l’engagement dans le passé colonial de nombreux Corses. Ils ont été utilisés pour les basses besognes, notamment en Afrique“, souligne la sociologue. Ajoutez à ceci une pincée de nationalistes hostiles au continent et tout ceci entretient l’idée d’une population raciste et fermée, alors que l’île n’est au fond pas si différente du reste de la France.

http://www.lesinrocks.com/2016/08/17/ac … -11859024/

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Re: Le fil des articles tout pourris

J'ai déplacé tous les messages relatifs à la discussion sur le beurkini euh burkini vers une nouvelle discussion dédiée à ce sujet . cool zaza

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Bruno revient de vacances et il est en très grande forme. Attention les yeux.

Challenges a écrit:

Zemmour et Ménard: le poison identitaire qui menace Juppé et Sarkozy

Les Républicains sont de nouveau confrontés à la pression intellectuelle et médiatique qu'exercent sur eux deux des plus grandes voix identitaires et réactionnaires françaises, Eric Zemmour et Robert Ménard.
Eric Zemmour et Robert Ménard sont des baromètres de l'époque. Ils donnent le ton.

Zemmour et Ménard. Les penseurs de la droite moderne sont de retour. Eric Zemmour sort un nouveau livre (en fait la compilation de ces tristes chroniques sur RTL agrémenté d’une longue préface en appelant à la dictature pour sauver la France) et Robert Ménard vient d’accomplir une rentrée politique télévisuelle fracassante (est Français celui qui est "européen, blanc et catholique").

Il ne faut pas s’y tromper: ces deux-là sont des baromètres de l’époque. Ils donnent le ton. Ils sont des agents d’ambiance de l’air du temps. Ils confirment que dans les trois mois qui viennent, le débat sera identitaire ou ne sera pas. De Fillon à Copé en passant même par Juppé, la primaire des Républicains, déjà polluée par la question identitaire, risque d’empester encore davantage le Zemmour et le Ménard, imprégnée de débats aussi navrants qu’aberrants.

Ce lundi, c’est donc le maire de Béziers qui y est allé de son nécessaire couplet identitaire. "Être Français c'est aussi, comme le disait le général de Gaulle, être européen, blanc et catholique, bien sûr" a déclaré sur LCI l’ancien responsable de Reporters sans frontières. C’est historiquement absurde, politiquement insane, sociologiquement stupide, et il y a quelques années encore, on aurait réclamé du ministre de l’Intérieur que soient prises des mesures de suspension à l’encontre d’un édile qui, visiblement, ne maîtrise plus ses propos. Mais de nos jours tout passe… Et tout lasse…
Laboratoire identitaire

Il se trouvera peut-être encore quelques bons esprits pour juger que ce n’est que Ménard, et que ce n’est finalement pas si grave, qu’il ne faut pas lui faire de la publicité, qu’il convient de l’ignorer, mais l’on entend ici refuser cette posture. Ignorer Ménard, ce serait négliger qu’il est devenu le maire d’une ville de 70.000 habitants et qu’il transforme cette cité en laboratoire identitaire, n’hésitant pas à proclamer qu’il sait que certaines classes de Béziers comptent 91% d’enfants musulmans et que c’est le signe avancé que le "Grand remplacement" a déjà commencé. Dans une République digne de la société des Droits de l'Homme et du Citoyen, cette seule assertion devrait suffire à provoquer une réaction du ministre de l’Intérieur, car à la fin quel est ce maire qui fiche les enfants des écoles de la République en fonction de l’idée qu’il se fait de leur religion, qu’il définit au faciès?

Ainsi va l’époque: un maire tient des propos que l’on peut à bon droit qualifier de délirants, dangereux et pathogènes pour la République, et rien ne se passe. Ménard va pouvoir continuer de faire dire à de Gaulle ce qu’il n’a jamais dit, "Être Français c'est être européen, blanc et catholique", à l’exemple de Nadine Morano et d'Eric Zemmour. Combien de fois faudra-t-il rappeler à ces gens qu’en s’adressant ainsi à Alain Peyrefitte, le général moquait certains de leurs ancêtres, ces partisans de l’Algérie française (à commencer par les terroristes de l’OAS chers à Robert Ménard) qui entendaient maintenir l’Algérie dans la France en construisant une société à deux vitesses citoyennes, ce qui était politiquement et juridiquement aberrant?

Pour ce qu’il diffuse dans la sphère publique, Robert Ménard doit être pris au sérieux. Comme Eric Zemmour, qui orne cette semaine la Une du Figaro magazine. La nouvelle grande voix française publie un recueil de ses chroniques radiophoniques, agrémenté d’une préface destinée à définir l’enjeu du débat de l’année électorale qui vient. Extraits: "Désormais la France ne se bat plus pour recouvrer sa souveraineté perdue, mais pour ne pas perdre son identité. Elle ne se bat plus pour vivre libre, mais pour ne pas mourir." "La France doit répondre à un défi existentiel que lui lance l'Islam, qui est celui de son être, de sa nature, de sa civilisation". "Dans un pays de mœurs musulmanes, seule une dictature peut arracher le pays au diktat qu'impose l'Islam".

Bref, contre le burkini, la dictature, c'est maintenant. Tout de suite. Sans attendre. Il faut sauver la civilisation et la crème à bronzer, dont le marché florissant est menacé par quelques dizaines de burkinis. C’est une idée, mais peut-on oser émettre l’objection qu’en l’état de la situation, elle paraît quelque peu disproportionnée? Un rien exagérée. Un brin démesurée?
Pays des petits blancs catholiques

Ici se mesure l’état de la vie intellectuelle à droite, en lisant Eric Zemmour, successeur au Figaro de Raymond Aron. En vérité, et c’est bien là le tragique de l’histoire, Ménard et Zemmour sont les échos du monde ancien, qui rabâchent ce que la droite profonde a aujourd’hui envie d’entendre: la France est le pays des petits blancs catholiques, à l’exclusion de tout le reste. Nous en sommes à un stade de la régression de la pensée où l’on ne sait plus si ce sont eux qui se nourrissent des monstres sortis de la boîte de Pandore estampillée "Identité nationale" (ouverte et jamais refermée par Nicolas Sarkozy au tournant des années 2008 et 2009) ou s’ils nourrissent eux-mêmes ces monstres. Ménard et Zemmour sont l’œuf et la poule du délire identitaire français. Et ils pèsent dans le débat à la mesure de leur audience, considérable dans cette partie de l’opinion française saisie par le délire identitaire, à droite comme à gauche, et qui trouve parfois dans le concept dit "d’insécurité culturelle" le synonyme élégant de "libération légitimée de la parole raciste".

Observons Les Républicains de près. Enivrés par la formule "les racines chrétiennes de la France", leur nouveau credo, ils offrent depuis quelques semaines le spectacle d’une droite qui ne serait plus composée que de bigots et dévots. De Sarkozy à Fillon, en passant par Estrosi, Ciotti et même Juppé, le 15 août dernier s’est résumé à la course au tweet de bénitier. C’est à qui montrerait la plus grande dévotion à la Sainte Vierge. Et ce dimanche encore, c’était à qui serait le plus prompt à saluer la canonisation de Mère Teresa. La droite française effectue son grand retour dans le giron d’une Eglise qu’elle avait déserté à la Libération, pour cause de proximité étroite de cette dernière avec la Révolution nationale et le maréchalisme.

Retour au bercail après la parenthèse de Gaulle… De Gaulle qui confiait à Peyrefitte (dans le même ouvrage que celui où figure la phrase référence citée sans cesse par les identitaires à la Zemmour et Ménard en mal de recherche de légitimité gaullienne) "Vichy, c’était le régime du cœur de l’Eglise catholique". Et oui, de Gaulle, le fervent pratiquant, l’irréprochable croyant, disait cela de l’institution catholique. C’est qu’il l’avait vue à l’œuvre, l’institution, sous Vichy. Il n'était pas de ces jeunes gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Mais le temps passe… Et plus il passe, plus se dissipe le vieux surmoi gaulliste. La droite renoue avec l’Eglise et ses vieux démons, si l’on peut dire…
Un étau redoutable

Zemmour et Ménard sont des piqûres de rappel, les aiguillons de la droite prise au piège de l’identitaire. Les Républicains n’en sortiront plus. A force de mobiliser le cœur de la droite en vue de la primaire sur la seule thématique identitaire, à force de complaisance envers la Manif pour tous et autres mouvements extrémistes religieux (tel Sens commun soutenant Fillon) il n’est plus possible pour un candidat à la Primaire LR de jouer les neutres, et de passer outre l’identitaire.

Cela sert Nicolas Sarkozy et François Fillon, qui ont décidé de faire de l’identitaire en mode "racines chrétiennes de la France" leur cœur de cible marketing électoral, mais cela ne peut qu’handicaper Alain Juppé, qui éprouvera sans doute quelques difficultés à aller au-delà de la simple proposition d’une charte de laïcité à soumettre aux musulmans. Tôt ou tard, sous la pression des Zemmour et Ménard, influenceurs du débat public, il sera demandé au maire de Bordeaux s’il estime que "pour être Français, il faut être européen blanc et catholique", et il sera bien embarrassé. Bien plus que oui pour Sarkozy ou Fillon. Dans un premier temps. Mais ensuite, à l'élection présidentielle elle-même, un candidat LR, quel que soit son nom, pourrait-il être élu en se présentant comme le seul candidat de la France blanche et catholique?

Le duo Ménard et Zemmour est un étau redoutable. Etre candidat à la primaire LR et ignorer, voire nier les deux mâchoires médiatiques de l’identitaire en folie, c’est prendre le risque de perdre des électeurs potentiels. Les approuver, c’est aussi prendre le risque de perdre des modérés, une fois passée la primaire. Et cela vaut pour tous, Juppé, Sarkozy, Fillon et les autres. Au final, cela peut offrir à François Hollande (qui sait?) une petite bouée, au cas où, comme le lui conseille Julien Dray dans Libération, il se muterait en candidat de la France métissée contre Les Républicains soumis à la pression des Zemmour et Ménard saturant la sphère publique: "le défenseur de la France non pas communautariste mais métissée: celle des JO".

Tody Yoka et Estelle Mossely contre Eric Zemmour et Robert Ménard, le combat de l’identité heureuse contre l’identité folle… En somme, le KO républicain contre le chaos identitaire.

http://www.challenges.fr/politique/2016 … rkozy.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Je serais tenté de dire que la vieillesse est un naufrage, mais ça fait quand même très longtemps qu'il a coulé, celui-là.

"Regardons les chiffres et les statistiques en face : le terrorisme est la dernière cause de mortalité dans le monde."

Papy, le but du terrorisme, ce n'est pas en premier lieu de faire le plus grand nombre de morts possibles. C'est d'installer un climat continuel de peur et de défiance.

Humanité et biodiversité a écrit:

Pour Michel Serres, malgré le terrorisme, "nous vivons des temps de paix"

Professeur à l’université de Stanford et membre de l’Académie française, Michel Serres est l’auteur de nombreux essais philosophiques et d’histoire des sciences.

Extraits de l'article titré «Nous vivons dans un paradis».

Vivons-nous un retour de la guerre et du tragique en Europe ?

Michel Serres. "Né en 1930 dans le sud-ouest de la France, j’ai connu les réfugiés de la guerre d’Espagne et l’occupation nazie, et j’ai même servi comme officier de marine sur divers vaisseaux de la Marine nationale, notamment lors de la réouverture du canal de Suez et durant la guerre d’Algérie. Auschwitz et Hiroshima m’ont marqué à jamais.

Ainsi, tout mon corps est fait de guerre. Et comme toutes les personnes de ma génération, mon âme est faite de paix. Etant donné mon âge, je suis obligé d’établir une comparaison. Et celle-ci est frappante. Entre les crimes de Franco, Hitler, Staline ou Pol Pot et ceux que nous vivons, mais qui font bien moins de morts et de blessés, il n’y a pas photo. En regard de ce que j’ai vécu durant le premier tiers de ma vie, nous vivons des temps de paix. J’oserai même dire que l’Europe occidentale vit une époque paradisiaque.

Pourquoi sommes-nous plus sensibles et vulnérables face à la violence terroriste ?

C'est précisément parce que nous vivons dans un îlot de paix, à l'abri des grands conflits, que nous sommes hypersensibles au moindre frémissement de tragique, à la moindre déflagration de violence. Regardons les chiffres et les statistiques en face : le terrorisme est la dernière cause de mortalité dans le monde. Les homicides sont en régression. Le tabac ou les accidents de voiture ou même les crimes liés à la liberté du port d'arme tuent bien plus que le terrorisme. Les citoyens contemporains ont une chance sur 10 millions de mourir du terrorisme, alors qu'ils ont une chance sur 700 000 d'être tués par la chute d'un astéroïde !

l'idée selon laquelle l'Occident vivait la fin des grands récits s'est largement imposée ?

Les philosophes qui ont émis cette idée ignoraient à la fois ce qu'était la science et ce qu'était un récit. Un récit, on n'en sait pas la fin. Personne ne pouvait dire où mènerait la prise de la Bastille en 1789. Les sciences datent tous les objets, les roches autant que les espèces vivantes. Ces traces de fossiles que l'on décode composent une écriture. On ne cesse de dire que l'histoire commence avec l'écriture. Mais il faudrait aussi intégrer à sa définition tous ces signes et codes de la nature. Donc l'humanité est pleine d'écriture, au sens profond. Cela veut dire que les êtres vivants – les étoiles comme les animaux – entrent dans l'histoire. Ainsi, l'humanité n'a pas commencé au moment de la naissance de l'écriture, au sens usuel du terme, mais bien au moment du big bang. -Notre grand récit n'a pas treize mille ans mais treize milliards d'années. D'ailleurs, les premiers atomes apparus lors du big bang, comme l'azote, le carbone et l'hydrogène sont ceux qui composent notre humanité. J'espère qu'un jour nos petits enfants apprendront cette histoire-là.

Les historiens vont vous dire que ce n'est pas de l'histoire, mais de la science !

Si l'homme risque de détruire la planète, c'est parce qu'il a oublié son histoire, qui est commune avec la nature. Nous sommes des animaux. Cessons de parler des " non-humains ", cessons de parler de " l'environnement ", comme si nous étions au centre de l'univers.

Note: L’Occident vit une époque qui semble principalement marquée par le retour de la violence et les conflits communautaires. Mais face au pessimisme ambiant, Michel Serres rappelle une chose: l’Europe vit une période de paix inédite depuis des siècles. Selon l’académicien de 86 ans, la violence ultime atteinte lors des bombardements de Hiroshima et de Nagasaki a marqué un tournant dans l’Histoire. En Europe, ce traumatisme a motivé la réalisation d’une utopie on ne peut plus audacieuse seulement quelques années après la fin de la seconde guerre mondiale : l’Union européenne.

http://www.humanite-biodiversite.fr/art … ps-de-paix

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Re: Le fil des articles tout pourris

Il existe encore, ce "journalisme" dégoulinant de servilité à l'égard des "puissants" ? On se croirait dans la Voix du Nord ou Midi Libre.

Le Parisien a écrit:

Derrière l’image : quand Cazeneuve est informé d'une «menace d’attentat imminente»

Bernard Cazeneuve est assis au premier rang de la salle Wagram, à Paris (XVIIe), où François Hollande prononce un discours sur «la démocratie contre le terrorisme» quand il apprend l'imminence d'un attentat. Voici l'envers du décor.

Le portable du ministre de l’Intérieur tressaute. Jeudi, en fin de matinée, Bernard Cazeneuve est assis au premier rang de la salle Wagram, à Paris (XVIIe), où François Hollande prononce un discours sur la démocratie contre le terrorisme. Sur le smartphone du locataire de Beauvau, un message du patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar. Un attentat menace de frapper... Dans la journée.

Les services de renseignement sont en alerte maximale. Dimanche, une voiture contenant des bonbonnes de gaz a été retrouvée aux abords de la cathédrale Notre-Dame. Le front de Bernard Cazeneuve se plisse à peine. Le ministre fait preuve d’un grand sang-froid. Pas question de montrer le moindre signe de panique. De part et d’autre de la salle, des dizaines de journalistes scrutent les faits et gestes du président, des membres du gouvernement présents dans la salle.

Cazeneuve organise de son portable une réunion secrète en urgence

Derrière son pupitre, le président est lancé en pleine intervention décisive en cette rentrée tourmentée après le départ d’Emmanuel Macron, démissionnaire de Bercy, et une cascade de sondages catastrophiques. Vite, Cazeneuve pianote des messages aux membres de son cabinet pour monter dans l’urgence une réunion secrète. Elle aura lieu dans la salle de crise du Fumoir, Place Beauvau, à 13 heures, en présence des principaux responsables des services.

A la fin du discours présidentiel, après avoir prévenu François Hollande et le Premier ministre, Bernard Cazeneuve file à quelques kilomètres de là, dans son ministère. Il s’agit d’organiser le déploiement des forces de l’ordre dans Paris et en région parisienne dans la plus grande discrétion. Des manoeuvres complexes autour des cibles potentielles. Un mélange de tension et de concentration flotte Place Beauvau. Le ministre enchaîne les réunions. Les patrons des services sont à nouveau appelés au Fumoir, à 19h15. Quinze minutes plus tard, les suspectes seront appréhendées, à Boussy-Saint-Antoine (Essonne). L’heure pour le ministre de desserrer la mâchoire. Et d’effacer ce message annonciateur d’une catastrophe qui n’aura pas eu lieu.

http://m.leparisien.fr/politique/derrie … 117069.php

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Re: Le fil des articles tout pourris

Je ne sais pas si c'est du journalisme dégoulinant, mais Bernard Cazeneuve aura été à mes yeux un excellent Ministre de l'Intérieur, parfaitement dédié à sa tâche et dévoué au service de la sécurité des Français. N'oublie pas qu'une vingtaine d'attentats ont été déjoués depuis le début de l'année, et c'est aussi grâce à son action, et bien sûr celle des forces de police, des forces sentinelles et d'une certaine vigilance de tous, que cela a été possible. CEla a sauvé des vies.

Bien sûr on peut toujours s'abriter derrière la dérision pour récuser le travail d'autrui, mais toi FDL, toi, à quoi sers-tu, dans ce contexte, à part affaiblir l'Autorité de l'Etat et abaisser ses Institutions, par un guignolisme structurel dont tu ne parviens pas à te départir, même durant une période où l'unité de tous face au terrorisme et aux ennemis de l'extérieur comme de l'intérieur est un peu requise ? Tu as de la chance. Il y a quelques décennies, en ce genre d'heures sombres, comme tu aimes à les railler, les types comme toi, on les aurait mis aux fers, à fond de cale.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Mon Gregounet. Mon commentaire ne portait même pas sur la politique anti-terroriste de ce gouvernement mais sur le traitement de l'information par nos chers médias. Fallait-il que je misse les passages en gras pour que les extravagances du style sautassent mieux aux yeux ?

Greg a écrit:

Il y a quelques décennies, en ce genre d'heures sombres, comme tu aimes à les railler, les types comme toi, on les aurait mis aux fers, à fond de cale.

Euh... What ? Pourquoi ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Juste pour le plaisir.

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"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Mon Gregounet. Mon commentaire ne portait même pas sur la politique anti-terroriste de ce gouvernement mais sur le traitement de l'information par nos chers médias. Fallait-il que je misse les passages en gras pour que les extravagances du style sautassent mieux aux yeux ?

Bof. C'est assez marrant de savoir ce qu'il y a derrière les images, pour ceux qui ne sont pas à l'intérieur de la machine. J'y vois plus un papier éclairant sur une situation historique, certes anecdotique, qu'une servilité, bien que, je te l'accorde, le journalisme français soit souvent plus docile que dans d'autres pays. Dans cette situation, ça relève plus du "parismatchisme" que de la docilité politique.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Bruno, le chevalier du net, le héraut du camp du Bien qui traque les nauséabonds, est encore tout ébranlé d'avoir vu Eldin côtoyer la bête immonde et faire ami-ami avec le Mal.

"II n’est pas possible de se lancer dans le journalisme politique sans conscience politique."

"On a vu Cyrille Eldin accueillir en ami le responsable d’un parti d’extrême droite que l’on ne peut accueillir en ami."

Il en est tellement retourné qu'il commet des fautes de frappe à de nombreuses reprises : Cyrilel Eldin, Edlin, Cyril Eldin.
Bruno, ressaisis-toi.

Bruno dans Challenges a écrit:

Le duo Eldin-Philippot au Petit journal: un suicide politique en direct

Après une séquence Mélenchon gênante, le présentateur du Petit journal de Canal Plus s'est affiché mercredi en compagnie de Florian Philippot, qui l'a félicité pour son émission. Encore un malaise. Et une chute d'audience qui sonne le glas de la dangereuse dérision de la politique à la télévision.

A la fin, il faut bien le dire à Cyrilel Eldin: iI n’est pas possible de se lancer dans le journalisme politique sans conscience politique. Même dans l’infotainment. Même dans la satire. Même à la télévision. Même sur Canal Plus. Surtout sur Canal Plus. On a vu ce mardi le Petit journal, en sa version Eldin, recevoir Florian Philippot, le vice-président du Front national. Spectacle dérangeant. Gênant. Atterrant. On a vu Cyrille Eldin accueillir en ami le responsable d’un parti d’extrême droite que l’on ne peut accueillir en ami. Eldin : "C’est parce que l’on n’est plus très drôle que vous acceptez l’invitation du Petit journal ?"

On a vu Eldin plaisanter, complice avec ce responsable, comme entre vieux copains. Philippot: "Je vous trouve plus drôle qu’avant". On a vu Edlin souscrire aux méchancetés lancées par ce responsable au sujet de Yann Barthès, ancien présentateur de l’émission, parti réussir sous d’autres cieux. Philippot: "Je vous trouve un peu moins sectaire, je crois que l’on ne pouvait pas faire plus de toutes façons". On a vu Eldin s’identifier à la posture du réprouvé médiatique de nouveau adoptée par ce responsable. Eldin: "Pas d’attaque!". Philippot: "Vous risquez d’être interpellé par vos confrères…"

Bref, empreint de compassion, on a vu Cyril Eldin se suicider en direct. Mort de la dérision du politique à la télévision. RIP le Petit journal. Ci-gît Eldin, reporter de l’inconscience.

L’image de cette complicité dans la communion contre Yann Barthès est d’autant plus tragique pour Cyrille Eldin que la veille, dans son émission, il s’était mis en scène dans une séquence d’une incroyable agressivité envers Jean-Luc Mélenchon. Les derniers téléspectateurs encore fidèles du Petit journal ont ainsi pu admirer le candidat de la France insoumise, poursuivi et harcelé par les assiduités de Cyrille Eldin et d’une autre journaliste du Petit journal. L’objet n’avait rien de politique. Il s’agissait, à l’évidence, de provoquer Mélenchon et son entourage dans l’espoir que survienne une réaction de défense, un gros mot, un vilain geste, de la part du candidat à la présidentielle ou de son entourage.
La tunique du fayot de service

Pour accomplir son dessein, Eldin a tout essayé, jusqu’à se faire passer pour une victime collatérale de la détestation que son président, Vincent Bolloré, et supposée nécessairement inspirer à Mélenchon. "C’est parce que je suis Bolloré que vous ne voulez pas me parler?" Double faute en vérité. D’abord aux yeux du téléspectateur, puisqu’en invoquant Bolloré, Eldin endosse la tunique du fayot de service, qui tente de montrer à son chef qu’il affronte l’ennemi de classe, le communiste au couteau entre les dents. Et ensuite aux yeux de Vincent Bolloré lui-même, car à invoquer son nom en le présentant comme un repoussoir, Eldin acte implicitement que Bolloré est le Belzébuth de la télévision.  De quoi inciter des abonnés à se désabonner encore. Accident industriel en direct.

Eldin ne fera croire à personne qu’il ne cherchait pas à activer la machine à faire le buzz. Résultat, une séquence déjà saluée à l’unanimité comme ratée, mais aussi génératrice de malaise. Malaise d’autant plus perceptible que Mélenchon, qui connait mieux que quiconque le fonctionnement de la télévision, ses codes et ses usages, n’est pas tombé dans le piège. En télévision, le premier agresseur est toujours le perdant. Toujours. En ne cédant pas à l’impulsion, il a su laisser à Eldin le rôle piège.

A contempler Eldin, hors les clous du journalisme politique d’infotainment, tenter désespérément de provoquer un incident avec Mélenchon, on avait envie de lui filer une petite pièce pour qu’il aille s’en jeter un au petit bar du coin, où il serait bien plus utile au journalisme de bistrot.

Le contraste entre les deux séquences est accablant. Sourire et complicité pour Philippot, harcèlement et provocation pour Mélenchon. Or, Mélenchon n’est pas Philippot. Le premier est profondément républicain, le second non. Accabler Mélenchon et choyer Philippot, c’est un choix éditorial qui a valeur d’engagement politique.
Sauver le Titanic comme il peut

Point de méprise. Il ne s’agit pas d’accuser Eldin d’être un agent infiltré du Front national au sein de Canal Plus, ayant conquis une position d’influence majeure à la télévision. Ayant hérité d’une émission qui rassemblait chaque soir plus d’un million de téléspectateurs et l’ayant précipité à 600.000, puis 500.000 en quelques jours, il tente de sauver son Titanic comme il le peut. A la mesure de ses moyens. Donc, il invite Philippot et provoque Mélenchon, choyant un extrémiste et en défiant un autre, double transgression dont il espère un choc d’audience et qui, finalement aboutit à l’effet contraire. L’égalité ne fonctionne pas. Sur l’échelle des valeurs démocratiques, Mélenchon n’équivaut pas Philippot et réciproquement. La faute d’Eldin, déjà commise par le passé, lorsqu’il s’affichait, tout sourire avec Marine Le Pen, est de ne pas comprendre que tout ne se vaut pas en politique, et que tout traitement éditorial est aussi un choix politique.

Eldin fait de la télévision avant de faire de la politique, ce qui est sans aucun doute encore plus grave. Il ignore que l’on ne peut pratiquer aucune forme de journalisme politique sans conscience politique. Il ne voit pas que cette faute n’a pas échappé aux téléspectateurs du Petit journal. L’infotainment à la Barthès était dotée d’une conscience politique, et c’est ce qui contribuait (et contribue encore) à son succès, tandis que Eldin pense qu’un politique en vaut un autre, pourvu que l’on puisse en rire. Mais sans conscience politique, l’infotainment appliqué à la politique se réduit à ne plus être que l’expression d’une vaine, insensée et dangereuse dérision de la politique.

En accablant un soir Mélenchon et plaisantant le lendemain avec Philippot, Eldin s’est tiré deux balles dans chaque pied. La dérision du politique pour le simple plaisir de la dérision meurt avec le Petit journal de Cyril Eldin, le public n’en veut plus. La preuve, ce mercredi soir, ils n’étaient plus que 381.000 à contempler le spectacle Philippot-Eldin. Plus de 600.000 fidèles perdus en deux semaines par rapport à la formule Barthès.

En 2016, il faudra bien s’y faire, Jean-Luc Godard est de retour et c’est tant mieux: le journalisme politique à la télévision, ce n’est pas cinq minutes de dérision pour les Juifs et cinq minutes de dérision pour Hitler…

http://www.challenges.fr/politique/le-d … ect_426122

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Tiens, un nostalgique de l'URSS.

Marianne a écrit:

Le Zozo Zemmour doit d'abord se faire soigner...

Jean-Philippe Moinet a été président de l’Observatoire de l’extrémisme. Il est chroniqueur, directeur de la Revue Civique, directeur conseil de l’institut Viavoice (pour les débats).
Le Zozo Zemmour en deviendrait presque pitoyable, ses agressions permanentes est en réalité un combat contre lui-même: ce ne sont pas les arabo-musulmans qui « envahissent » la France, ce sont ses obsessions qui ont « envahi » Zemmour.

La question, il la pose sans retenue et sans talent concernant l’Islam, pris contre toute évidence comme un bloc amalgamé, monolitique. Mais le Zozo Zemmour est-il lui-même, mélange de provocation calculée et de ridicule qui ne fait plus peur, COMPATIBLE AVEC LA REPUBLIQUE ? Bon, c’est vrai, cela fait des années que ce personnage de bande dessinée, qui essaie de prendre des postures sérieuses d’écrivain tout en étant polémiste facile, racole le public xénophobe boursouflé par les événements récents. Oui, cela fait des années maintenant qu’il conçoit ses séquences éditoriales avec l’art consommé – et très rémunérateur en droits d’auteurs – du marketing racialiste, qui avait fait les grandes heures de Jean-Marie Le Pen: après quelques mois de silence (relatif) et de calme (apparent), et après avoir compilé une série de références pseudo-historiques et bibliographiques qui font croire en une mise en perspective savante, le Zozo Zemmour sort donc un livre comme on lance un crachat : pour agresser ; faire bruyamment réagir ; et ramasser la mise dans les librairies.

La ficelle est très grosse mais les temps que nous vivons favorisent les raccourcis les plus grossiers du national-populisme tendance xénophobe, qui tend à flamboyer pour toute une série de raisons conjuguées. Cerise sur le gâteau zemmouro-lepéniste, les attaques djihadistes subies par la France ont naturellement amplifié les peurs : Daech aimerait tant, évidemment, exploiter au maximum cette terreur pour déstabiliser la démocratie pris pour cible. Mais cela ne fonctionnera pas. La démocratie française, qui est une République à l’armature défensive solide – notamment sur le plan juridique et civique –, ne se laissera pas impressionner, encore moins déstabiliser. Et même s’ils progressent en nombre, et même s’il faut y prendre garde, elle ne se laissera pas berner par ce courant Zemmouro-lepénisto encouragé par la rentrée sarkozyste, qui tentent de profiter des tensions sociales et culturelles provoquées par les attentats, pour tirer vers eux tous les amalgames et tirer à vue sur l’Islam-bloc, sur tous les musulmans, pris en masse comme une « invasion » et une « menace ».

Alors, pour ce qu’il est vraiment difficile de pouvoir qualifier de « pensée » zemmourienne, à ce stade de grossièreté mais aussi de ridicule, la question se pose pour le Zozo Zemmour. Evidemment, il est suffisamment intelligent pour ne pas croire vraiment au sérieux de sa thèse, il est suffisamment tordu pour savoir que sa thèse a un impact assez certain dans les foyers apeurés où se recrutent ses lecteurs. Qu’ils soient issus de la haute bourgeoisie Fig-Mag, où il tient une chronique régulière d’une xénophobico-cryptolepénisto «insolence» (terme historiquement trouvé à l’extrême droite, pour couvrir les naufrages racistes et antisémites). Ou qu’ils proviennent, lecteurs en proie à la souffrance du sentiment de déclin, des milieux populaires qui font l’audience de RTL, où les chroniques aux relents les plus xénophobes du Zozo cotoient à l’antenne, les doctes démonstrations argumentée d’un François Lenglet… Le ratissage de la raison et de la déraison est certes un calcul marketing (qui ne discrimine pas !) mais fait-il une cohérence éditoriale, est-il surtout un acte de responsabilité respectueux de la République, à l’heure où la xénophobie peut devenir un produit inflammable et faire exploser, par réactions en chaîne, les esprits les plus faibles ?

Ses agressions sont en réalité un combat contre lui-même : ce ne sont pas les arabo-musulmans qui « envahissent » la France, ce sont ses obsessions qui ont « envahi » Zemmour.

La question se pose donc. Comme celle de l’opportunité pour ses détracteurs (dont je suis), dans le cas du Zozo Zemmour, de descendre dans le caniveau encombré, où ce provocateur, petit télégraphiste du FN versus Jean-Marie, fait complaisamment, et avant tout, du marketing (racialiste xénophobe), essayant d’abord et par tous moyens de faire le buzz sur son nom et son livre ? Comme son procédé est très gros, non pas comme une ficelle mais comme un baobab africain, on se demande pourquoi certains médias font semblant de ne pas le voir ! Le Zozo a évidemment calculé dans chaque livre les quelques passages qui feront le scandale, payant, du buzz.

Dans sa période de « promo », il conçoit toutes les séquences, les apparents dérapages, qui lui permettent d’exister. Utilisant depuis au moins dix ans le même sujet hypersensible (et sa chambre d’écho actuelle) de la xénophobie, il cible un « ennemi » – l’Islam, le musulman ; très facile dans la période – et il attaque, nommément, dès qu’un grand micro lui est ouvert. Récemment, il a ainsi ressorti la vieille thèse moisie du devoir de « franciser » les prénoms « étrangers », ceux à consonance arabe bien sûr. Oui, « franciser » tous les prénoms, c’est bon ça, ça parle le matin aux auditeurs de RTL ! Ca ne peut pas blesser, croit-il, les auditeurs aux prénoms bien de chez nous ! Et si ça blesse les autres, ou indigne une multitude et bien on dira que c’est la bande « politiquement-correct » des « bobos-qui-ne-connaissent-rien-de-la-réalité » ou que c’est par la polémique qu’on anime le débat, pas avec de l’eau tiède ! Voilà, l’argumentaire usé qu’il a réussi à vendre, jusqu’à présent, à la haute direction de RTL par exemple (même s’il n’a pas convaincu à la tête d’Itélé et du groupe Canal Plus, où le xénophobe professionnel chroniquait).

Mais au fond et sans l’excuser, c’est en fait pour faire parler essentiellement de lui que le Zozo Zemmour, en proie depuis des années à un désespoir personnel et existentiel, accable les autres de tous les maux de la terre – c’est le syndrome de tous les extrémistes – c’est pour cela qu’il attaque nommément, en particulier ceux aux noms (et non plus prénoms) à consonance dite étrangère (et bien sûr arabe). Ainsi, tout dernièrement, c’est Zinedine Zidane et Rachida Dati qui ont été pris dans la cible publique de l’injonction zemmourienne de « franciser » les prénoms.

Le moindre étudiant en première année de psychologie y voit que ce niche, là, une fois encore chez lui, plus de 50 ans après, la marque de ce qu’il n’a jamais accepté : la guerre perdue d’Algérie de Papa-Maman. Chez beaucoup de pieds-noirs, encore plus chez leurs enfants ou petits-enfants, la résilience apaisée s’est produite positivement. Chez Zozo Zemmour, la revanche permanente doit absolument frapper, pour réparer une fracture, une plaie que ce grand garçon est seul responsable de ne pas avoir soignée. D’ailleurs, notons que le mot « soigner » est venu en réplique, de la part de Rachida Dati, comme une boutade qui a répondu juste : il s’en prend à nos prénoms, à ceux de nos enfants, « mais il faut qu’il se fasse soigner !!! »

Je ne suis pas toujours d’accord – loin s’en faut – avec Rachida Dati, redevenue militante d’un Sarkozy ultra-« identitaire ». Mais, là, c’est bien le sujet. Le Zozo Zemmour en deviendrait presque pitoyable, ses agressions permanentes est en réalité un combat contre lui-même : ce ne sont pas les arabo-musulmans qui « envahissent » la France, ce sont ses obsessions qui ont « envahi » Zemmour. Ce qui est tout de même ennuyeux, c’est que quelques médias sérieux, sans prendre au sérieux le Zozo, instrumentalise cette obsession zemmourienne, son art de la provocation et en font une obsession collective, histoire de « faire parler ». C’est trop tentant ! Mais quelle tristesse aussi. Car, à force de préférer la petite musique de cette « histoire de faire parler », c’est la grande Histoire qui parle. Et qui, face à ces thèses fétides, tranchera.

http://www.marianne.net/agora-zozo-zemm … 45861.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

419

Re: Le fil des articles tout pourris

Je pense que tu serais d'accord avec l'idée qu'Andrès Médiavilla par exemple devrait probablement se faire soigner.

Zemmour n'est pas différent. Il arrive un stade dans le délire où il est mieux pour lui de faire un petit séjour en maison de repos.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Le fil des articles tout pourris

Il n'y a aucune honte, après tout, à aller consulter un psy. Beaucoup de dépressifs et de déments le font.

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Re: Le fil des articles tout pourris

Non mais Mediavilla, ce n'est pas pareil. Personne n'en appelle à la psychiatrisation pour contrer ses arguments. Il n'y a pas de débat avec Mediavilla, comme il n'y a pas de débat avec Sylvain Durif ou Eddy Malou. Ils sont dans leur délire solitaire, parce qu'ils sont dérangés (au passage, il serait très dommage de vouloir les soigner, ça nous priverait de grands éclats de rire).
C'est toujours mauvais signe, dans un débat, quand on utilise ce genre "d’argument". On l'a vu d'ailleurs chez les Démocrates qui accusent Trump d'être fou.

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Re: Le fil des articles tout pourris

Non, on appelle à la psychiatrisation de Médiavilla pour son bien personnel. Pour sa santé mentale.

Pareil pour Zemmour. Il n'y a pas de débat avec lui. Il a besoin d'aide.

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Re: Le fil des articles tout pourris

Ce sont les Journées du Patrimoine. L'occasion pour le Point de faire un petit peu de propagande bien consensuelle tout en montrant des monuments qui n'ont rien à voir avec un soi-disant art métissé.
Il faudra aussi m’expliquer la différence entre moyen-oriental et arabe.
Je cherche également dans la liste les origines gréco-romaines, mais apparemment les Français ont davantage d'origines africaines ou moyen-orientales.

Le Point a écrit:

Journées du patrimoine : nos 10 monuments parisiens préférés
VIDÉOS. Tout au long de l'année, nous nous sommes régalés avec les plus beaux hôtels particuliers. Voici le top 10 de nos reportages vidéo.

Comme chaque année, les Journées du patrimoine invitent des millions de Français à renouer avec leur glorieux passé. Des milliers de châteaux, de chantiers archéologiques, de chapelles, de mosquées, de synagogues, de temples, de monuments, de musées, de cryptes ouvrent leurs portes ce week-end avec une armée de conférenciers. Il y en aura pour tous les goûts, pour toutes les confessions, pour toutes les racines.

Il ne faut pas voir dans ces journées un repli sur les valeurs passées de la France avec un F majuscule. Mais un rappel sur nos origines africaines, moyen-orientales, barbares, celtes, vikings, arabes… Le peuple français est métissé de multiples invasions depuis l'aube des temps. Il ne faut pas l'oublier. Nous avons pensé à tous ceux qui ne pourront pas participer à cette grande messe historique en leur proposant nos meilleurs reportages de l'année.

http://www.lepoint.fr/culture/journees- … 8990_3.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Je suis très étonné que les rappeurs n'aient pas encore été élus à l'Académie française.

Télérama a écrit:

Quand une prof de français examine les paroles de PNL

Et si le champ lexical, cryptique pour les non initiés, de la révélation du rap indé témoignait de la richesse du vocabulaire banlieusard ? Analyse de Bettina Ghio, enseignante au lycée et à l'université Paris 3.

Argot de cité, néologismes, verlan, onomatopées, mots étrangers… Les textes codifiés des rappeurs de PNL (1) déstabilisent les auditeurs novices comme les médias généralistes en quête d'une grille de lecture. Le duo composé des  frères Ademo et N.O.S entretient le mystère en n'accordant aucune interview, assurant sa propre communication, sans maison de disques. Dans son deuxième album intitulé Le Monde Chico, déjà certifié disque d'or, le groupe originaire de Corbeil-Essonnes superpose plusieurs registres sémantiques. Ce mélange des genres est « révélateur des usages linguistiques dans les banlieues », affirme Bettina Ghio, docteure en langue et littérature française.
Parlez-vous le PNL ?

L'enseignante dans le secondaire, chercheuse à l'université Paris 3, est l'auteure d'un ouvrage à paraître (1) qui démontre que les paroles des principaux acteurs de la scène rap hexagonale sont bien plus riches en références littéraires qu'on ne le pense. Idem pour le champ lexical, souvent pléthorique. Booba aussi lettré que Benjamin Biolay ? Après tout, un Américain a bien prouvé que le collectif new-yorkais Wu-Tang Clan avait plus de vocabulaire que Shakespeare. On imagine déjà les défenseurs de la chanson française froncer les sourcils.

Bettina Ghio s'est donc penchée sur le cas PNL, en disséquant quatre clips de la révélation du rap indé, dont le succès se chiffre en millions de vues sur YouTube. Verdict : si les thèmes abordés n'ont rien d'original (trafic de drogues, esprit de clan, misère sociale…), on constate que les lascars du 91 s'affranchissent des codes du rap de cité traditionnel dominé par la trap, la musculation et les palmarès de gangsters. Voix robotiques, tempo au ralenti, couplets introspectifs, images lêchées… Sur un air de fumette, PNL plante le décor d'un rap planant (cloud rap en VO) comme pour adoucir le quotidien. Derrière ces paroles crues, les MCs des Tarterêts racontent leur vie dans les quartiers défavorisés, entre culpabilité du deal et envie d'évasion. Vous ne comprenez rien au langage Peace N Lovès ? Décryptage.   
“Le monde ou rien”

Thèmes : trafic de drogues, esprit de clan, solidarité avec la famille.

Plusieurs morceaux de PNL évoquent la « bicrave » (le trafic de drogues, en argot de cité) qui est envisagée comme la seule issue du jeune de banlieue face au chômage. Un thème largement exploré dans le rap français. S'il n’a rien d’original, PNL l'exploite pour installer une esthétique.

Champ lexical

PNL utilise le vocabulaire du deal : « taga » (hachisch), le shit « bulle » (excellent), « traces » (lignes), « bon-char » (verlan de charbon synonyme de travail). Sans oublier « vé-Her » (Hervé), leur client le plus fidèle, également cité dans le morceau La petite voix.
Le style PNL se caractérise par des phrases minimalistes et un vocabulaire codé de cité (« igo » pour mec, « mif » pour famille, « bacqueux » pour agent de la BAC) déclamé à l'aide de l'auto-tune, un logiciel correcteur de voix qui permet de chanter juste à travers une voix robotique.

Figures de style

Antanaclase, reprise d'un même mot avec un sens différent (« J'suis dans ma bulle » / « le shit bulle ») ; paronomase, utiliser deux mots au son proche mais dont le sens est différent (« bulle » et « boule ») ; métonymie, désigner un objet ou une idée par un autre terme que celui qui convient (« sang sur le pull ») ; antithèse (« oh shit ton mal, mon bien »).

Références

Le choix de tourner le clip dans la cité mal famée de La Scampia à Naples, qui sert de décor au roman Gomorra de Roberto Saviano sur la mafia napolitaine, n'est pas anodin. L’image de la mafia incarne au mieux l'idée de clan, avec des gros plans sur les tours, les escaliers, la dalle de la cité et les jeunes de tout âge. Le titre et certaines répliques du morceau renvoient par ailleurs à Tony Montana et au Scarface de Brian de Palma : « Le monde, chico… et tout ce qu’il y a dedans ».

Epilogue

Critique sociale de la situation précaire des populations qui peuplent les banlieues. L'absence de travail formel, le chômage qui génère l’ennui : « je tourne en rond ». L’économie parallèle comme seule option, pour faire survivre ses proches : « la famille a faim », « tout pour les miens », « que la famille ». La cité est un enfer.

“J’suis PNL”

Thèmes : trafic de drogues, évasion, virilité, emprisonnement.

Pour PNL, le deal est un moyen de « se barrer », de s'évader de la cité. Dans ce clip, les rappeurs profitent des plages de Benidorm, la station balnéaire espagnole tout en béton, « paradis » du binge drinking.

Champ lexical

L’esthétique du morceau illustre le langage codé du deal et de la consommation de drogues : « tirer des barres » (de cannabis) comme le montre la gestuelle du clip, « cliquos » (des clients), « dos » (partager un joint ou une cigarette), « plaquettes », « ma pocket » (l’argent dans la poche), « j'la bute sur le soleil » (vendre de la drogue en Espagne), « j’maille » (gagner de l’argent, en général de façon illégale). D’autres rimes jouent avec des sons dans des registres de langues différents : « Khey » (pluriel de Kho, frère en arabe) / « soleil » ; « Mexico » / « chicots » ; « amigo » / « mytho ».

Figures de style

Antithèse, « il me faut la black card, il me faut la white widow » ; répétition des syllabes pour créer un effet d'allitération, « tê-tê-tête ».

Références

Le « Rompompompompom » emprunté au Man Down de Rihanna, renvoie au standard de Noël américain, Little Drummer Boy, qui évoque les cadeaux apportés par les Rois Mages à l'enfant Jésus. PNL a simplement remplacé les cadeaux par… la drogue. : « C’est d’la bonne hein sa mère ».

Epilogue

Ce mélange de mots étrangers (arabe, espagnol, anglais) se mêlant au langage familier, à l'argot de cité et aux termes inventés (« guccisé » pour être habillé en Gucci) est révélateur de la multiplicité des usages linguistiques dans les banlieues.
La masculinité est rattachée à l’image de l'homme « dur », du caïd, dans son rapport avec les femmes, qui est en même temps reliée à celle de la prison : « Et puis si j'ai parlu avec toi, pétasse / J'fais 500 pompes avant, les bravas gonflés », paraphrase de Booba : « j’ai parloir avec une femme / je fais 200 pompes quand il faut y aller », dans Maître Yoda, 2012.

“Oh Lala”

Thèmes : introspection, contemplation, routine.

On voit dans le clip un paysage islandais qui est l’antithèse de l'environnement habituel des rappeurs de cité.   

Champ lexical

Le lexique rend compte de sentiments très personnels : « je suis dans un merdier / dans un cul de sac », « je souffre » ou « j’ai pas de chance », « merlich » (c’est pas grave en arabe) / « je suis seul dans ma planète », « dans ma galère », « l’temps passe », « Hamdoullah » (merci dieu en arabe), « je vois le soleil se l’ver, se coucher », « la lune, la lune » : ceci fait penser à la contemplation rêveuse du poète.

Vocabulaire du deal, « biff » (argent), « faire des ronds », « la pure », « le four » est l’endroit où se concentre la vente de drogue « 'zeille » (argent), « zitounes » (olives en arabe, ici du shit), « bibi » (bicraver), avec des énoncés qui renforcent la portée lyrique :  « C'est sale quand j'vends la came / Mais bon, croyez pas qu'j'kiffe, des remords quand j'suis à table ».

Figures de style

Oxymore, « on aime voir l’ombre briller » ; paronomase, « baba, j’bibi en bas » ; allitérations, « to-to-totalement pété / « ta cons’ cons’ cons’ » ; antithèse, « J'me défonce pour me rappeler/ J'me défonce pour oublier » ; asyndète, suppression des particules de coordination dans l'ordre grammatical, « (car j’ai) des remords… ».

Epilogue

Ce morceau est purement lyrique. Bâti à partir de la locution « oh la la » qui sert à exprimer l’étonnement, la stupéfaction, l’enthousiasme, mais aussi la déception. Les mots manquent pour exprimer ce que l’on ressent face à l’indicible, ici la beauté et l’immensité d’un paysage.

“Tempête”

Thèmes : lyrisme sur le temps qui passe, autocritique, ennui.

Ce morceau joue avec le traitement d’un sujet collectif, entre le besoin de dealer pour faire face au chômage, et le lyrisme, car le trafic illicite est perçu comme une contrainte et une condamnation individuelle. Le thème du temps qui passe est relié ici à l’ennui de la cité, au manque d’activité régulière : « J’suis tous les jours sur le grill pendant qu’mon étoile défile / Rien d’exceptionnel, ça recommence y’a R ».

Champ lexical

Toujours le lexique de la drogue : « ient-ient » (client), « le vert » (cannabis) « rotter » (pour Rotterdam, plaque tournante du trafic en Europe), « chnouf » (héroïne ou cocaïne). Et de la prison : « arrivants », « allumettes », « la matonne », « Fleury » (pour la prison de Fleury-Mérogis).

Figures de style

Métaphore, « mon cœur une tirelire toujours en manque de billets ». 

Références

PNL s'inspire-t-il d'une citation de Voltaire ? La phrase « Caresse du temps qui passe pour m’adoucir » évoque « le temps adoucit tout » extrait de L’Ingénu. Il n’est pas rare de trouver la trace de textes littéraires traditionnellement étudiés à l’école, dans les textes de rap français.

Epilogue

Les termes et expressions lyriques renvoient au sentiment de culpabilité, à la condamnation de devoir dealer, « changer d’vie maintenant, igo c’est pas possible / j’peux pas m’endormir sans demander pardon ». Il y a aussi l’idée que la vie actuelle résulte de l’origine sociale, de la misère liée à l’enfance : « grandir à poil », du désir de posséder le monde, quand on n’a rien, « le M sur la tétine ».



(1) acronyme de Peace N Lovès, pour paix et argent

(2) Sans fautes de frappe, un livre de Bettina Ghio à paraître le 18 août aux éditions Le mot et le reste.

http://www.telerama.fr/musique/une-prof … 1473952330

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Laurent Bouvet a écrit:

Pour Libération, s'indigner de ce qu'un syndic demande à des locataires d'enlever le drapeau bleu blanc rouge de leur balcon en raison des risques de "débordement" que cela pourrait entraîner (ben oui puisque la saison sportive est terminée), c'est évidemment une réaction... de la "fachosphère" et de la droite.

Si ce journal est quasiment devenu introuvable, c'est qu'il s'est totalement perdu, et depuis longtemps.
https://scontent-mad1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/14368770_10210376273705449_1399056541951403208_n.jpg?oh=1ee9637441e5169a77032151fc5ec9cd&oe=583F3744

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Là où Libération a raison, c'est que ce fait a été relayé sur Twitter essentiellement par le noyau dur de l'extrême droite (FDSouche, etc.)

Il n'en demeure pas moins que le drapeau français ne devrait jamais être un sujet de querelle de voisinage (tant que les règles de copropriété sont respectées bien entendu --> il n'est pas question de la planter dans le jardin du voisin)

427

Re: Le fil des articles tout pourris

C'est surtout que Libé fait l'amalgame© entre drapeau français et extrême-droite, comme si l'un était consubstantiel à l'autre. Or, le drapeau doit être au-dessus des partis et ne pas appartenir à quiconque en particulier.
Il faut dire quand même que la gauche a abandonné ce symbole qu'elle jugeait (juge toujours apparemment) nauséabond, malgré la timide tentative de Royal en 2006-2007 (on se souvient des réactions que cela avait suscitées) et que la droite se l'est réapproprié assez récemment, depuis Sarkozy. Entre temps, le FN s'en était emparé, avec le succès que l'on sait.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

C'est surtout que Libé fait l'amalgame© entre drapeau français et extrême-droite, comme si l'un était consubstantiel à l'autre. Or, le drapeau doit être au-dessus des partis et ne pas appartenir à quiconque en particulier.
Il faut dire quand même que la gauche a abandonné ce symbole qu'elle jugeait (juge toujours apparemment) nauséabond, malgré la timide tentative de Royal en 2006-2007 (on se souvient des réactions que cela avait suscitées) et que la droite se l'est réapproprié assez récemment, depuis Sarkozy. Entre temps, le FN s'en était emparé, avec le succès que l'on sait.

+1.
J'avais,planté dans une plante, un énorme drapeau français pour soutenir l'Equipe de France de foot . Le vent l'a emporté...

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

429

Re: Le fil des articles tout pourris

Je reprends le statut d'un contact FB :

"Donc, si je suis bien, le problème n'est pas que Frédéric Mitterrand, alors ministre de la Culture, pratiquait le tourisme sexuel mais bien que Marine Le Pen le dénonce en s'appuyant sur la mise en exergue de certains extraits de son livre par Fdesouche...

De même, le problème n'est pas que Black M vienne chanter à Verdun mais que l'annulation du concert soit due à la "Fachosphère". "

France Inter a écrit:

David Doucet : "Fdesouche est le navire amiral de la fachosphère sur le net"

https://www.franceinter.fr/emissions/l- … embre-2016

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

L'Obs vous explique l'Histoire. Où le monsieur raconte doctement que le roman national, c'est mal, parce que tourné vers le passé, réactionnaire, nationaliste, rance et nauséabond, construction idéologique etc. Pour en venir tout naturellement, en conclusion, à la nécessité de construire un nouveau roman national qui aurait un sens aujourd’hui, à savoir une France diverse, métissée et j'en passe. Ce qui n'est plus du tout idéologique, bien sûr.
Logique.

L'Obs a écrit:

Gaulois, Clovis, Jeanne d'Arc : la France doit s'inventer une histoire qui lui ressemble

"ROMAN NATIONAL." Les politiques de droite ressuscitent une mythologie historique du XIXe siècle. Problème : la France, comme le monde, a changé. Il est grand temps de lui forger une identité pour le XXIe siècle.

M. de Villiers, en rachetant au printemps un anneau censé lui avoir appartenu, avait préempté Jeanne d’Arc. M. Fillon, dans son discours de Sablé-sur- Sarthe (28 août), s’est rabattu sur Clovis et son baptême qui, selon lui, marque les débuts de "quinze siècles d’Histoire de France". Et ce côté petit joueur a permis à M. Sarkozy de lui renvoyer cinq cents ans dans la figure en exhumant "les Gaulois", nos ancêtres bien connus.

On ignore si NKM va se rabattre sur Jeanne Hachette, parce que, comme à la primaire, il faut bien une femme, mais on a compris l’idée. Faute d’avoir la queue d’une idée pour envisager l’avenir, les leaders de la droite misent sur le passé : il ne faut pas oublier "notre histoire".

Une histoire "de toujours"

Bien sûr, il faut s’intéresser à l’histoire. Mais à quelle histoire ? Toute la question est là, et de toute évidence, nos amis néo-identitaires ne se la posent même pas. C’est le drame de la droite, atteinte de cette maladie qu’on pourrait appeler le fixisme.

De même que le lecteur du "Figaro magazine" est persuadé que l’homme a été créé avec un pantalon de velours et la femme avec un serre-tête grenat, les candidats Les Républicains ne doutent pas un instant qu’il existe une histoire de France "de toujours", avec ses intangibles héros, ses bons rois et ses frontières sorties du fond des âges. S’ils lisaient de vrais historiens plutôt que les numéros spéciaux de "Valeurs actuelles", ils sauraient au contraire que rien n’est plus fluctuant que le passé : chaque période fabrique le sien.

La façon la plus simple de le comprendre est d’interroger le fameux incipit exhumé par M. Sarkozy. "Nos ancêtres", sont donc "les Gaulois". Certes. Mais depuis combien de temps ? Louis XIV, par exemple, croyait-il descendre de ces moustachus en braies ? Certainement pas. Il est même tout à fait probable qu’il n’en ait jamais entendu parler. La seule filiation qui comptait, du temps des rois, était celle qui faisait remonter à Clovis, car cela avait l’avantage politique d’associer la dynastie au fameux baptême de Reims et donc de lui donner un peu de l’autorité divine reçue ce jour-là.

La Révolution française renverse le système. Désormais, le pouvoir ne vient plus d’en haut, mais du peuple – c’est-à-dire, comme on commence à l'entendre alors, de la "nation" – et ce nouveau souverain, par analogie en somme, veut avoir lui aussi des ancêtres. Les rois, qui se croyaient descendants des Francs, avaient Clovis ? On trouve ce peuple censé être originaire, qui était là avant les Francs : les Gaulois.

Réécrire le passé

C’est en suivant ce même processus que s’élabore peu à peu ce que les historiens nomment aujourd’hui le "roman national", cette construction idéologique qui vise à réécrire le passé en fonction de l’idéologie nouvelle. Le XIXe siècle est celui de l’affirmation nationale, il s’agit donc de prouver que la nation française sort du fond des âges. Ainsi Clovis, un guerrier germanique né dans ce qui est aujourd’hui la Belgique, devient-il un "roi de France", tout comme Charlemagne, régnant pourtant de l’Ebre à l’Elbe, couronné "empereur des Romains" à Rome, et vivant à Aix-la-Chapelle. De même, la guerre de Cent-Ans, qui était une guerre féodale, c’est-à-dire un conflit entre seigneurs tous cousins entre eux, devient un conflit "national" censé opposer deux pays, la France et l’Angleterre.

Cette mythologie, au pinacle au début de la IIIe République, est savamment propagée par l’école et c’est ainsi qu’elle se diffuse, et aide à asseoir le régime. Elle a eu sa grandeur et sa force. Même les générations qui ne l’ont pas apprise s’en souviennent encore, c’est dire son efficacité pédagogique. Elle a assis la cohésion du pays, ce qui n’est pas rien. Elle a aussi ses points noirs. D’essence très jacobine, elle se fabrique sur l’écrasement des particularismes régionaux. Elle porte les préjugés de l’époque : ainsi, à l’exception de Jeanne d’Arc, l’héroïne alibi, la plupart des femmes, de Catherine de Médicis à la Pompadour, sont des monstres d’incompétence.

Au Puy du Fou, Philippe de Villiers travestit Jeanne d'Arc

Et surtout, voulant servir la nation, elle fait le lit du nationalisme. Faire de la France le seul phare de la civilisation aide à préparer la revanche de 1870 contre les Allemands, ces nouveaux "Huns", ou à justifier le colonialisme.

Tout cela a-t-il encore un sens aujourd’hui ? Il ne s’agit pas de cracher sur cette obsession de la droite pour le passé. Elle repose sur une intuition juste. Aucune communauté ne peut avancer vers l’avenir si elle ne sait d’où elle vient, et comment son histoire la place par rapport au monde tel qu’il est.

Mais pourquoi cette histoire-là ? Sinon à flatter le penchant zemmouro-réac de l’électorat de droite et son obsession bêtasse du "c’était mieux avant", on ne voit pas en quoi l’appareil idéologique de la IIIe république peut nous aider à affronter l’époque ?

"Sur l'islam, les manuels d'histoire sont épouvantables"

La population française, diverse, métissée, n’est plus la même. Le monde n’est plus le même. La France, engagée dans l’Europe, est unie avec ses ennemis d’hier. Il est grand temps de lui inventer une histoire qui lui ressemble, plutôt que de lui refourguer celle qui est morte en 1914.

http://tempsreel.nouvelobs.com/politiqu … emble.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

L'Obs. Ou comment faire un article anti-Trump à partir de... rien.

L'Obs a écrit:

Présidentielle US. Donald Trump isolé, le grand déballage se poursuit

De nouveaux propos du candidat républicain au sujet d'une participante à l'émission "The Apprentice" ont refait surface.

La boîte de Pandore est ouverte et la tourmente dans laquelle a plongé Donald Trump n'en finit plus de s'aggraver.

Quelques jours après le scandale déclenché par une vidéo datant de 2005 où l'on entend le candidat républicain tenir des propos obscènes sur les femmes, le déballage se poursuit.

Donald Trump a-t-il un problème avec le sexe ?

Bill Pruitt, le producteur de l'émission de télé-réalité "The Apprentice" dont Donald Trump a été la vedette plusieurs années, avait prévenu : "Il y a bien pire".

Chose promise, chose due. Le Huffington Post a retrouvé une scène datant de 2010, coupée au montage (dont il reste une retranscription écrite), de l'émission dans laquelle Trump évalue des candidats sur leurs capacités à réussir dans le monde des affaires.
"Sa peau est pourrie"

Il s'en prend alors à Cyndi Lauper. La chanteuse est chargée de préparer une candidate, une certaine Emily West, à passer des entretiens. Donald Trump dit alors à la coach :
"J'imagine que vous allez couper ça [au montage], ne laissez pas ce genre de merde à l'antenne, mais sa peau... Sa peau est pourrie, okay ? Je veux dire qu'elle a besoin d'aller voir un putain de dermatologue."

La chanteuse confirme aujourd'hui au tabloïd américain que le milliardaire lui a bien tenu ces propos : "Bien sûr qu'il a dit ça."
''N-word'' et tour de poitrine

Et le pire pourrait être à venir... Selon l'agence de presse AP, au cours de ce même programme télévisé,  Donald Trump auraient tenu des propos désobligeants envers les personnes noires en utilisant le terme "nègre" et aurait classé les candidates féminines en fonction de leur tour de poitrine. Après les avoir classées, l'homme d'affaire aurait choisi les prétendantes avec lesquelles il souhaitait avoir des rapports sexuels.

Le producteur de l'émission, Mark Burnett, aurait menacé ses équipes de poursuites en cas de fuites.

Chris Nee, productrice de télévision, semble confirmer l'existence de ces enregistrements : "Je n’ai pas les enregistrements. J’ai signé un contrat avec Burnett et en cas de fuite, il y a une amende de 5 millions de dollars. Les producteurs/techniciens me disent que le ''n-word'' [nigger] est ''bien pire''.  Avant d'effacer son tweet et d'expliquer qu'elle a seulement "entendu des rumeurs". 

Des petits malins ont donc d'ores et déjà lancé une cagnotte en ligne pour payer éventuellement cette amende.

Dans un courrier adressé à Buzzfeed, David Brock, le fondateur de American Bridge, et un allié du camp Hillary Clinton, déclare qu'il est prêt à payer 5 millions de dollars si c'est le prix à payer pour "l'implosion totale" de Trump.
Paul Ryan prend ses distances

Des propos qui ne devraient pas arranger les affaires du candidat républicain, dans le camp duquel se multiplient, ces derniers jours, les défections. Et non des moindres ! Paul Ryan, le président républicain de la Chambre des représentants, a annoncé à des élus de son parti qu'il "ne défendrait pas ou ne ferait pas campagne" pour Donald Trump.

Le chef républicain entend sauver les meubles au Congrès, qui sera renouvelé le même jour que la présidentielle. Il ne veut pas donner à Hillary Clinton un "chèque en blanc avec un Congrès contrôlé par les démocrates", selon une source de son parti.

Avant lui, John McCain, Mitt Romney, ou encore Arnold Schwarzenegger et Condoleezza Rice avaient, eux aussi, quitté le navire.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/el … rsuit.html

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Re: Le fil des articles tout pourris

La presse en France en 2016.

Le Parisien a écrit:

Yvelines : flambée de violence au Val-Fourré à Mantes-la-Jolie

[...]

Une trentaine de trublions ont jeté différents projectiles sur les forces de l’ordre.

[...]

La police arrive en renfort et essuie aussi des tirs de projectiles lancés dans leur direction et disperse les trublions.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/y … 214554.php

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Re: Le fil des articles tout pourris

Êtes-vous contaminés par cette maladie hautement contagieuse qu'est l'extrême-droitite, qui rend rance et nauséabond et rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ?
Pour le savoir, répondez à ce quiz très intelligent du journal belge le Vif (j'ai connu des noms plus appropriés, mais bon). Allez, lâchez-vous et libérez la bête immonde qui sommeille en vous.

http://www.levif.be/actualite/belgique/ … 1477555667

Pour votre information, vu que vous mourez d'envie de le savoir, j'ai eu 11/20. Il faut savoir que vous serez catalogués automatiquement d'extrême-droite si vous pensez qu'il est important que les immigrés désirant acquérir la nationalité belge apprennent l'une des trois langues nationales ; ou bien si vous pensez que les "relations familiales factices", c'est mal ; ou bien encore si vous proposez des référendums, si vous pensez que le salaire des policiers doit être augmenté etc.

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Re: Le fil des articles tout pourris

Ce test est assez nul. Pour ma part j'ai eu 5/20, mais j'ai répondu "sans avis" sur certaines questions, du type salaire des policiers, n'ayant pas la moindre idée de son montant en Belgique. En revanche sur les référendums je n'ai coché que celui qui concerne le transfert de compétences à l'UE. Pour le reste les représentants du peuple ont un rôle et les référendums sont un mode de gouvernance binaire débile.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Le fil des articles tout pourris

8/20.
J'ai coché quelques sans avis, d'accord pour que les immigrés apprennent au moins une des 3 langues, d'accord pour plus de contrôle sur le regroupement familial, d'accord pour un salaire des mères aux foyers...

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

436

Re: Le fil des articles tout pourris

Il y en a qui portent vraiment leur nom à la perfection...

https://scontent-frt3-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/14947452_10154665508231542_3391565152346753026_n.jpg?oh=e9c782bfb8d7d3658741a4cbcbefeeae&oe=58924270

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

La haine et l'appel au meurtre, c'est beau quand c'est de gauche. Sinon c'est nazi.

Les Inrocks a écrit:

Father John Misty imagine un crash d’avion pour Trump, et c’est cruellement beau

http://www.lesinrocks.com/2016/11/07/mu … -11877866/

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Ces médias français débiles ne comprennent décidément rien à rien...

France Cul a écrit:

White trash

Tout au long de la campagne, il aura beaucoup été question des "petits blancs" exclus du « rêve américain ».

L’attention s’est surtout focalisée sur les « petits blancs » et les classes moyennes déclassées, principaux soutiens du candidat républicain. Mais le phénomène est plus global, comme le rappelle l’économiste Gabriel Zucman dans l’hebdomadaire Le un. « Si l’on porte un regard général sur les revenus des plus faibles, soit 120 millions d’américains, on constate que depuis trente-cinq ans leur croissance a été nulle. » Pour les seuls salariés blancs, le revenu moyen est resté au même niveau qu’en 1960, alors que les catégories les plus riches ont bénéficié d’une croissance très forte du leur. Des inégalités qui se répercutent sur la santé, l’éducation ou l’accès au logement. D’où le ressentiment d’une grande partie de l’électorat, et le succès inattendu de Bernie Sanders, dont Hillary Clinton a repris la proposition de « rétablir la gratuité de l’enseignement universitaire public ». Aujourd’hui, « beaucoup de jeunes terminent leurs études avec un endettement pouvant atteindre 50 000 à 200 000 dollars avant d’avoir commencé à travailler ». Ces inégalités ont par ailleurs favorisé une nouvelle montée du racisme envers les noirs, et pas seulement envers les latinos, dont la campagne de Donald Trump a fait ses choux gras. Pour l’économiste de Berkeley, « le racisme envers les Noirs est une spécificité américaine profondément inscrite dans l’histoire. Quoiqu’en recul, il est favorisé par les conjonctures économiques très défavorables. »

Exploiter le ressentiment et le racisme des « petits blancs » est une constante pour certains politiciens démagogues aux États Unis

Une tactique efficace pour évacuer la question des inégalités… On manipule bien les white trash, résume Laura Miller dans le mensuel Books. Elle rend compte du livre de Nancy Isenberg consacré à l’histoire de cette manipulation : en 1957, suite aux mesures contre la ségrégation à l’école, une lycéenne noire fait sa rentrée à Little Rock, dans l’Arkansas. Digne et sérieuse, elle est suivie par une jeune blanche qui éructe des injures à son encontre. La photo est devenue une icône du Mouvement pour les droits civiques. Dans le visage déformé par la haine, l’historienne reconnaît celui des « petits blancs. Ignorants. Sans remords. Cruels par nature. Ayant pour seul horizon la reproduction à l’identique de leur mode de vie ». Le même visage que celui, bien des années auparavant, des prolétaires et des « rebuts sociaux » envoyés dès le XVIIe siècle par de riches entrepreneurs depuis l’Angleterre pour peupler les colonies de l’Amérique britannique, des colons devenus petits fermiers qui subissaient la concurrence sauvage des planteurs avantagés par le système de l’esclavage.

Tout un petit peuple qui se laissera massivement manipuler pour en venir à désigner les Noirs et autres gens de couleur comme ses ennemis. Le président Lyndon B. Johnson qui initia dans les années 60 un programme pour aider les Noirs des villes mais aussi les Blancs pauvres des Appalaches affirmait que « si vous parvenez à convaincre le plus misérable des Blancs qu’il est supérieur au meilleur des hommes de couleur, il ne remarquera pas que vous lui faites les poches. Du moment que vous lui donnez quelqu’un à regarder de haut, il videra même ses propres poches pour vous. »

Exclus parmi les exclus, les Amérindiens se mobilisent aujourd’hui avec les écologistes dans le Dakota du Nord contre la construction d’un pipeline géant

Le « serpent noir » devrait mesurer 1800 km et transporter l’équivalent de 470 000 barils de pétrole par jour. Problème : sur sa trajectoire se trouvent la rivière Missouri et des terres indiennes sacrées. Leurs occupants craignent le risque d’une pollution en cas de glissement de terrain. Le mouvement rebaptisé par le New York Times « Occupy the Prairie » regroupe dans le camp sioux des Cherokees, des Apaches, des Iroquois et des Navajos non loin du rassemblement mythique de Wounded Knee. Pour rappel, en 1973, des militants de l’American Indian Movement, l’équivalent amérindien du Black Panther, occupaient le lieu où, un siècle plus tôt, 300 Indiens avaient été massacrés par l’armée américaine. Le reportage signé Grégoire Belhoste pour le magazine Society témoigne de la résistance déterminée des Indiens et l’on se demande jusqu’à quel point elle restera paisible. Parmi eux des vétérans de la guerre en Irak, et d’autres, comme Chance qui a grandi dans une réserve en Californie. « Mon peuple est l’un des plus opprimés de l’histoire » enrage-t-il. « J’ai le sentiment que la situation va devenir sauvage. » Comme beaucoup de Noirs américains ces Indiens n’auront pas voté. Leur combat se situe sur l’autre scène, celle des exclus de l’histoire.

https://www.franceculture.fr/emissions/ … hite-trash

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Je mets au défi quiconque lirait ce morceau de bravoure de ne pas pleurer...



...





de rire.

Un blog de Télérama tenu par une prof de lettres a écrit:

Se retrouver face à ses élèves le jour de l’élection de Donald Trump

Je vais faire court, car je suis un peu « groggy ».

En salle des professeurs, mercredi dernier, tôt le matin, la consternation. Une collègue d’histoire, les yeux dans le vide, au bord des larmes ; je me suis fait la réflexion que oui, cela doit être encore plus difficile quand on enseigne l’Histoire… Des blagues, mauvaises, pleines d’aigreur. Un collègue qui ricane en demandant tout haut si, finalement, le métier que nous faisons a encore un sens, si c’est pour en arriver là. Question rhétorique, personne ne lui répond.

Il se trouve que, en première heure, je retrouve mes élèves de troisième. Dans le couloir, déjà, ils ne parlent que de l’élection de Donald Trump. Ils entrent, s’installent, et en quelques minutes eux et moi abandonnons toute idée de vivre un cours normal. Les questions fusent, les remarques, les exclamations. Ils en ont déjà beaucoup parlé avec leurs parents, heureusement. Mais le choc est là, faisant écho au mien.

Nathan dit que ce n’est pas sûr, les résultats ne sont pas encore officiels. « Si si Madame, il y a encore trois Etats, alors peut-être que… » Il ne veut pas m’écouter, pas me croire. Il est poignant. Je bascule sur Internet, la première page du Monde, je tourne l’écran vers Nathan et vers les autres. Silence consterné de toute la classe qui découvre en gros plan le définitif visage du nouveau président des Etats-Unis.

Sofia, ravissante adolescente de 14 ans, lève la main : « Madame… c’est vrai qu’il a dit que sa fille, si elle n’avait pas été sa fille, et bien… il se la taperait bien ? » Pardonnez mon langage, je vous livre la remarque crûment, telle quelle. Je souris stupidement à Sofia, je tente un badinage : « Oui, bon, allons, c’était de l’humour, bien sûr ! Ah ah ! » Silence total, tous les yeux sont braqués sur moi, je suis ridicule, nous le savons tous. J’abdique, je cesse de sourire bêtement. C’est mieux.

Mathis hausse les épaules : pour lui, les américains sont des imbéciles et n’ont que ce qu’ils méritent. Je reprends, je nuance. Je rappelle que la vie de tous les Américains ne ressemble pas à celle filmée sur la côte Est dans les séries télévisées. Je me permets de demander en quoi nous Français sommes plus intelligents, plus clairvoyants, ils ne savent que répondre. J’évoque les échéances électorales qui approchent en France également. « Cela n’arrivera jamais chez nous ! » s’exclame Enzo. J’envie sa confiance, je le lui dis. Je leur signale que le XXe siècle est au programme de troisième, je les supplie de bien écouter, d’entendre, de comprendre. Je ne suis pas censée faire de politique, évidemment. Evidemment…

Ines demande la parole à son tour. « Mais alors s’il fait ce qu’il a dit, cela veut dire que je ne peux pas aller aux Etats-Unis, moi ? » Ines est musulmane. Je me mords la lèvre : « Non, Ines, s’il le fait vraiment, tu ne pourras pas. Mais tu sais, entre ce qu’on dit dans une campagne électorale et ce qui est fait une fois l’élection passée, il y a souvent un monde. » Elle n’est pas convaincue, aucun ne l’est, moi non plus.

L’espace d’un instant, je me suis retrouvée projetée quinze ans en arrière, face à une adorable petite élève de sixième, afghane, au lendemain du 11 Septembre : « Madame, je vais devoir aller en Afghanistan ? Ils vont nous envoyer là-bas à cause de ce qu’il s’est passé ? Mais je ne veux pas moi ! Je veux rester là ! » La panique, la détresse totale.

Mercredi dernier tous mes élèves n’ont pas pris la parole, et je n’ai « interrogé » personne, bien sûr. Je les ai laissés réagir, j’ai accompagné les réflexions de ceux qui le souhaitaient, uniquement. Peut-être que, chez certains d’entre eux, ce matin-là, on s’est réjoui de l’élection de Donald Trump. Peut-être que certains espèrent qu’une élection similaire se déroulera chez nous dans quelques mois. Je l’ignore. Ceux-là n’ont en tout cas pas pris la parole, et tant mieux, car j’ignore totalement comment j’aurais été capable de réagir.

L’heure s’est passée, nous avons un peu travaillé sur la fin, surtout pour penser à autre chose.

Une horrible, une atroce impression m’en est restée. Exacerbée certainement par cette date anniversaire qui approchait inexorablement alors que, partout, on évoquait les commémorations du 13 novembre. Mais j’en suis certaine, j’ai revu mercredi dans les yeux de mes élèves la même sidération, la même incrédulité qu’il y a un an. L’intensité du choc n’est évidemment pas comparable : ce ne sont plus 130 morts, ce n’est plus Paris. Mais c’est malgré tout la conscience évidente que le monde bascule dans un inconnu terrifiant. Et c’est inhumain de se le voir rappeler, plusieurs fois par an, quand on a à peine quinze ans.

http://www.telerama.fr/idees/se-retrouv … a-20161115

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Cet article est bien placé pour emporter la palme de l'article le plus pourri de l'année. Il y a de la concurrence mais il a ses chances.

Libération a écrit:

«Je suis un homme blanc qui assiste à l'élection de Trump, homme blanc élu par des hommes blancs»
Par Vincent Lemire, Historien, directeur du projet européen Open-Jerusalem — 17 novembre 2016 à 10:27

L'historien Vincent Lemire s'interroge sur la responsabilité de l'homme blanc dans le vote américain. A l'heure où l'on compte 3 femmes sur 57 noms dans la future administration du nouveau président, il est urgent de lutter contre la vague du masculinisme machiste.

    «Je suis un homme blanc qui assiste à l'élection de Trump, homme blanc, par des hommes blancs»

Depuis mercredi je suis resté silencieux, interdit, stupéfait. Je ne savais pas «quoi dire» d’utile alors je n’ai rien dit. Mercredi, jour de l’annonce de l’élection de Trump, j’étais loin de tout ça, j’étais à Jérusalem puis à Haïfa, avec Leyla Dakhli on travaillait avec des collègues Palestiniens –Israéliens sur les archives du tribunal islamique de Jérusalem des années 1830-1930. Comme souvent, j’étais ce jour-là un homme blanc qui travaillait avec des femmes arabes et des hommes arabes, des femmes juives et des hommes juifs. Peut-être que cela m’a aidé à réfléchir, à me positionner.
Raciste, homophobe, sexiste

Mardi, selon le New York Times, 62% des hommes blancs ont voté pour Trump et 31% pour Clinton; 93% des femmes noires ont voté pour Clinton et 4% pour Trump (1). Au milieu d’une avalanche de données, ce sont ces chiffres hallucinants qui m’ont arrêté. Trump a été élu par des hommes blancs, massivement. Les femmes noires le savaient, et elles savent aujourd’hui à quoi s’attendre. Ce nouveau président est un homme blanc, misogyne, machiste, raciste, homophobe, sexiste, harceleur (au moins), prédateur sexuel vantard… entre autres qualités, il porte celles-là en étendard et il a été élu aussi pour cela. En se moquant de lui sur ces thématiques, on lui a évidemment fait la courte échelle, crétins qu’on est.

Face à ces chiffres, je n’arrivais plus à rester calme face au lointain hold-up électoral d’un médiocre escroc états-unien. Mon malaise se formulait à peu près comme ça: et si l’homme blanc que je suis prenait aussi sa part de responsabilité dans ce qui arrive, ici et là-bas? Car Trump est de ce point de vue le digne héritier de Berlusconi, et Sarkozy ou son armée de clones (Copé – Lemaire – Poisson – Fillon) se posent là sur la remise en cause des luttes féminines et féministes. Toutes choses égales par ailleurs, c’est bien la triste suprématie de l’homme blanc qui a été porté au pouvoir par des hommes blancs, mardi dernier. Contre un homme noir (Obama) et contre une femme blanche (Clinton), et contre tous les «autres», latinos, homos, pédés, lesbiennes, asiats, minorités, mondialisés, déplacés…

Je ne suis pas seulement un homme blanc, je suis aussi: (plutôt) riche, diplômé, urbain, «de gauche»(?), anti-raciste, vaguement écolo, de culture «marxiste»(?), «humaniste(?),… «féministe». Oui, comme de nombreux hommes autour de moi, féministe, je le dis souvent, j’essaye de le vivre, tant bien que mal, je me sens féministe parce que je suis de ceux qui pensent que le féminisme est une lutte en cours, jamais gagné, et qu’elle libère les femmes (ou plutôt des femmes), mais aussi les hommes (ou plutôt des hommes), du machisme, du culte de la puissance, du patriarcat, etc. Je le pense vraiment, insuffisamment, mais vraiment, depuis longtemps.
Dans les meetings hallucinés de Trump

Le problème, c’est que le féminisme, même celui des hommes «compagnons de route», ne peut rien pour convaincre les électeurs de Trump, les hommes blancs. Car ces hommes blancs ne sont pas des femmes (CQFD), et surtout ils ne veulent pas qu’on les prenne pour des femmes, pour des «femmelettes, des pédés, des tarlouzes», en tout cas c’est ce qu’ils se répètent autour du barbecue. Ces hommes blancs sont bousculés et insécurisés par beaucoup de choses (notamment par le chômage ultralibéral organisé) mais ce qui leur est désigné comme cause de leur chagrin, ce sont les immigrés et les femmes. Alors Clinton après Obama, une femme après un semi-noir, ce n’était pas possible; il fallait entendre leurs cris de rage enfantine, paniquée, dans les meetings hallucinés de Trump.

C’est là que je reviens à ma responsabilité d’homme blanc dans l’élection de Trump. Ce n’est pas de culpabilité dont je parle ici («le fardeau de l’homme blanc») mais bien de responsabilité: en tant qu’homme blanc, comment parler à nouveau aux autres hommes blancs qui hurlent contre les femmes, les immigrés, les pédés, les juifs (on a entendu pas mal de slogans anti-juifs dans les meetings de Trump) et contre tout ce qui n’est pas «eux»?

Première réponse, la plus facile parce qu’elle permet de fermer le ban: «ils se trompent de colère, leur problème c’est le libéralisme, pas les immigrés, il faut donc réarmer le logiciel marxiste pour détourner leur colère contre les vrais responsables de leurs malheurs, les capitalistes». OK, je suis d’accord, 100% d’accord, ce serait bien que les petits blancs au chômage arrêtent de taper sur les femmes et les immigrés et se mettent à cogner sur leurs patrons. Ce serait bien mais on n’y arrive pas. Il faut continuer mais on n’y arrive pas, ou très peu, à la marge (cf NPA, Mélenchon & Co). Donc cette première réponse, confortable, ne me va plus, ne me suffit plus.
Réarmer le discours antiraciste

Je propose donc une seconde réponse, moins facile, moins confortable, beaucoup moins évidente: il faut parler aux hommes blancs de ce qui leur fait peur (les femmes, les noirs, les homos, les femmes noires qui défendent les homos, Christiane Taubira). Il faut leur en parler vraiment, en tant qu’hommes blancs, en tant qu’insiders. Il faut donc réarmer le discours antiraciste, bien sûr, mais il faut aussi ouvrir un espace de conversation et de remise en questions sur les rapports hommes-femmes, le harcèlement, les violences et le viol conjugal, les couples homos, hétéros, les parentalités, le partage des tâches domestiques, le masculinisme…

Quoi? Le «masculinisme, mais tu es dingue, le masculinisme c’est un truc de réac rétrograde flippé zemmourien – sarkozyste – trumpiste». Oui, justement, ce serait bien de reprendre le micro à Trump et à Zemmour. Ils sont les seuls à parler en hommes blancs aux hommes blancs, pour les caresser dans le sens de leurs peurs et de leurs amertumes. Ce n’est pas suffisant de rejoindre de temps en temps les manifs pour le droit à l’avortement, contre le racisme ou pour le mariage pour tous, ce n’est plus suffisant d’être les «compagnons de route» de luttes qui ne sont pas les «nôtres», dans lesquelles nous ne sommes pas impliqués au premier chef. C’est indispensable mais ce n’est plus suffisant.
Lutter contre la vague du masculinisme machiste

Je ne dit pas que chacun doit lutter dans le champs-clos de son «identité raciale / sexuelle assignée», je dis simplement qu’il faut aussi réoccuper un terrain de discours et d’actions pour lutter de l’intérieur contre la vague du masculinisme machiste qui monte autour de nous. C’est indispensable parce que les hommes «féministes» n’ont fait jusqu’ici qu’essayer de s’adapter aux luttes féminines du XXe siècle. En silence. Dans leurs couples, dans leur boulot, dans la rue, ils ont essayé de «faire avec», de faire «au mieux» (c’est-à-dire souvent mal), mais ils n’ont pas pris la parole, même pas entre eux, ils n’ont pas réfléchi. Et donc ils n’ont rien à dire, et donc ils ne peuvent pas s’adresser aux autres hommes blancs qui ont encore plus de mal à s’adapter à la situation nouvelle.

Je ne suis pas le premier à m’intéresser à la «crise de l’identité masculine». Des collectifs existent en Espagne notamment, et en France le collectif Mix-Cités a travaillé sur ces questions jusqu’à sa dissolution en 2013, mais c’était un (excellent) collectif féministe ouvert aux hommes et à la mixité. Les associations qui réfléchissent «du point de vue» des hommes sont légions, mais elles diffusent une pensée réactionnaire, machiste et patriarcale (2). Aujourd’hui, alors qu’on compte 3 femmes sur 57 noms dans la shortlist de la future administration Trump dévoilée par son équipe de transition, cette réappropriation de la «question masculine» est urgente. Aujourd’hui 13 novembre, je ne suis ni Charlie, ni flic, je suis un homme blanc qui assiste à l’élection de Trump, un homme blanc élu par des hommes blancs.

(1) Voir aussi William Saletan, The Five Baskets of Trump Voters, slate.com,
10 novembre 2016.

(2) Pascale Molinier, Déconstruire la crise de la masculinité, Mouvements, n°31, 2004, p. 24-29.
Vincent Lemire Historien, directeur du projet européen Open-Jerusalem

http://www.liberation.fr/debats/2016/11 … gn_id=A100

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

441

Re: Le fil des articles tout pourris

Slate + Askolovitch = cocktail détonnant.
La défaite de Juppé est en fait due à un complot fascisto-islamophobo-racisto-sarkozysto-judéo (et ouais)-médiatico-réactionnaire.

http://www.slate.fr/story/129107/campag … lamophobie

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

La presse en France.

https://scontent-mad1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/15202782_1493710427311427_2174818500827402670_n.jpg?oh=4907bad4a1f0d6135d45cdde986dc23c&oe=58C37A92

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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443

Re: Le fil des articles tout pourris

Se déguiser en une personne noire, c’est raciste. Ah...

http://www.slate.fr/story/129269/blackf … ire-france

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

C'est un petit peu plus compliqué que ça, mais je pense que tu en es conscient. L'article évoque cette complexité, mais je pense que tu l'as lu.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

445

Re: Le fil des articles tout pourris

Non, il amalgame justement, en mettant tout dans le même sac. La question est pourtant simple :

- se peindre le visage en noir pour imiter Thierry Henry, Maître Gims ou autres = pas raciste ;
- se peindre le visage en noir pour ridiculiser les noirs et montrer qu'ils sont inférieurs = raciste.

Voilà, fin du "débat".

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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446

Re: Le fil des articles tout pourris

L'Obs. Un journal de qualité.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/15350588_10154444069363153_1320384663499015345_n.jpg?oh=2c2c2ec11643f95f1ef4b823a85e52b1&oe=58BF65D9

Tu m'étonnes que l'absence de Belzebuth soit étonnante... Ou comment l'Obs nous informe subrepticement que le FN a passé un pacte avec le Diable.
C'est d'ailleurs un tantinet raciste. Tout ça parce qu'il est noir.

http://tempsreel.nouvelobs.com/politiqu … laire.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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447

Re: Le fil des articles tout pourris

Peux-tu contextualiser un peu ?

Que nous comprenions mieux le sens de ton post ?

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: Le fil des articles tout pourris

Greg a écrit:

Peux-tu contextualiser un peu ?

Que nous comprenions mieux le sens de ton post ?

Entre temps, la bourde de l'Obs a été corrigée et Belzebuth est redevenu Balthazar

449

Re: Le fil des articles tout pourris

Greg a écrit:

Peux-tu contextualiser un peu ?

Que nous comprenions mieux le sens de ton post ?

Melchior, Belzebuth et Gaspard ?

"Moult a appris qui bien connut ahan"

450

Re: Le fil des articles tout pourris

Greg a écrit:

Peux-tu contextualiser un peu ?

Que nous comprenions mieux le sens de ton post ?

C'est une blague ? Ou tu ne connais vraiment pas les rois mages ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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