151

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Ben écoute, je ne vois pas trop le problème. Comme tu l'as dit, chacun son trip. Si sa marotte, c'est la monarchie, ma foi... La République est traitée en long, en large et en travers dans bien d'autres émissions.

Conséquemment, je ne vois pas pourquoi le fait que Mélenchon et Corbière émettent une opinion sur le contenu de ces émissions, et regrettent le matraquage de messages "monarchisants" sur le service public, soit digne d'être tourné en ridicule. On se lamente bien régulièrement sur la télé-poubelle, pourquoi pas eux aussi ?

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

152

Re: Le fil des articles tout pourris

Broz a écrit:
FDL a écrit:

Ben écoute, je ne vois pas trop le problème. Comme tu l'as dit, chacun son trip. Si sa marotte, c'est la monarchie, ma foi... La République est traitée en long, en large et en travers dans bien d'autres émissions.

Conséquemment, je ne vois pas pourquoi le fait que Mélenchon et Corbière émettent une opinion sur le contenu de ces émissions, et regrettent le matraquage de messages "monarchisants" sur le service public, soit digne d'être tourné en ridicule. On se lamente bien régulièrement sur la télé-poubelle, pourquoi pas eux aussi ?

Ce n'est pas le concept de télé-poubelle qu'ils fustigent mais le fait que Bern parle régulièrement de monarchie dans ses émissions. S'ils avaient réclamé un traitement plus sérieux de l'Histoire (je ne vais pas dire scientifique, quand même, car c'est impossible à la télévision) au lieu de réclamer plus de République (donc, d'une certaine manière, plus d'idéologie, car on voit bien l'idée qui se profile derrière), j'aurais à la limite compris, même si j'ai toujours du mal à accepter cette ingérence du politique dans les contenus télévisuels. Mais là, il s'agit d'attribuer une volonté de propagande et d'idéologie à quelque chose qui en est totalement dénué. Et pour ce faire, on colle sur le front de Bern l'étiquette "d'historien de garde" (lol, si Bern est historien, moi je suis le pape), tout comme on collait il y a quelques années l'étiquette de "nouveaux réactionnaires" à des penseurs qu'on souhaitait disqualifier, pour diverses raisons. 
Offenstadt est à ce titre le Daniel Lindenberg de l'Histoire.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

153

Re: Le fil des articles tout pourris

Je ne crois pas que le message soit "plus de République", mais plutôt "moins de monarchie". Bref - moins une seule idéologie, plus de diversité. Il ne s'agit pas de glorifier la République pour autant. Je ne dirais pas que Secrets d'Histoire est "clairement dénué" d'idéologie : je ne vais pas dire que tout est idéologique, mais là il s'agit d'une émission clairement orientée, souvent à la limite de l'hagiographie. Bern n'entend pas créer une armée de drones monarchistes avec son émission, mais comme tout programme avec une prétention éducative, il inculque une certaine vision de l'histoire et de ses acteurs.

Et si, l'article fait clairement la critique de la dimension people de cette émission. La fistule anale de Louis XIV vaut-elle le coup d'être explorée avec autant d'attention ? Cette émission est un peu le Public de l'Histoire.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

154

Re: Le fil des articles tout pourris

Pour les Inrocks, être contre la laideur, la vulgarité, les aspects les plus répugnants de notre hyper-modernité festiviste, c'est être facho. D'accord. Dans ce cas, je suis facho.
#Jesuisfacho.

http://www.lesinrocks.com/2015/06/03/ar … -11751788/

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

155

Re: Le fil des articles tout pourris

Jacques Attila : entre communisme et Meilleur des mondes. Effrayant.

L'Express a écrit:


L’amour collaboratif
le 8 juin 2015 16H06 | par Jacques Attali

Les relations avec les objets impliquent depuis toujours des règles très strictes : longtemps, dans la plupart des cultures, seuls certains hommes pouvaient en être propriétaires, puis tous les hommes en ont eu le droit, puis les femmes et les enfants y ont eu accès, chaque fois avec des règles de transmission, d’échange, de mise à disposition, de location et de vente très particulières. Les mœurs ont évolué de la même façon, avec un peu de retard : longtemps, les hommes ont pu se débarrasser des femmes comme si elles étaient des objets. Puis, presque partout, les femmes ont obtenu des droits. Et si les mœurs continuaient d’évoluer comme la propriété des objets ? Si l’économie collaborative donnait naissance à l’amour collaboratif ? Ce qui suit n’est pas un souhait de ma part, juste une intuition du monde qui vient.

Les objets ne seront bientôt plus la propriété des hommes, ils seront partagés entre eux, selon leur usage. On le voit depuis longtemps avec la musique, que des amis peuvent mettre en commun. Avec les résidences, qu’on peut maintenant échanger entre inconnus, sur une place de marché des lieux de vacances. Bien d’autres objets seront ainsi mis à disposition par ceux qui les possèdent. On ne louera plus de voiture, on empruntera – on emprunte déjà – celle d’un autre, mise à disposition sur une plateforme. Plus tard, quand les véhicules seront sans conducteur, nul n’aura plus de raison d’en posséder un, puisqu’il suffira d’en commander, à la demande ; les voitures n’auront même plus à stationner et seront utilisées en permanence. Elles deviendront la propriété d’entreprises spécialisées, anciens loueurs pour la plupart, qui en offriront le service. Comme la musique est possédée par des plateformes, qui la mettent à disposition.

De même, chacun mettra en commun l’énergie qu’il produira, la vendant, quand il ne l’utilisera pas, à ses voisins, à qui il empruntera des livres, puisqu’il découvrira sur un site d’échange le contenu de leur bibliothèque. On utilisera la machine à laver d’un voisin, qui en laissera connaître les heures de disponibilité. On peut même imaginer un monde où personne ne serait propriétaire de son logement, mais aurait juste le droit de l’utiliser durant le temps où il en aura besoin: c’est déjà ce qui se passe pour le bureau, et peut advenir pour la résidence principale, comme ce l’est pour certaines résidences secondaires, occupées par plusieurs personnes organisant leur planning.

L’économie en sera bouleversée. Dans un monde collaboratif, on produira beaucoup moins de voitures et de biens d’équipement ménagers, partagés en toute transparence, en toute surveillance. Mais cela dégagera un énorme pouvoir d’achat permettant d’acquérir des services de santé, d’éducation, de distraction.

Pour les êtres humains, la même évolution est déjà en marche. Dans les sociétés modernes, plus personne n’est, heureusement, propriétaire de personne, mais on n’en est pas encore à considérer que chacun puisse partager celui ou celle – ou ceux – qui partagent sa vie avec d’autres. L’échangisme demeure marginal – et reste mal vu. Peut-être ne sera-t-on jamais prêt à une telle évolution. On peut néanmoins imaginer, dans la logique de l’économie collaborative, un monde où chacun serait libre d’avoir des relations avec d’autres que son partenaire principal, laissant ses amours présents avoir aussi des relations avec d’autres, en toute connaissance de cause, sans plus aucun sens de la « propriété » de l’autre. C’est déjà le cas pour une partie de la jeunesse, c’est la pratique de réseaux sociaux sur lesquels nombre de gens ont des relations, virtuelles, avec beaucoup d’autres, sans que cela signifie la propriété, ni même l’exclusivité, même pendant le moment du partage – qui ne reste pas toujours virtuel…

Cela pourrait advenir, de façon totalement transparente, dans la société réelle. Pour les gens comme pour les objets. Et « l’amour collaboratif » compléterait « l’économie collaborative ». Cela bouleverserait fondamentalement la notion de famille et les conditions d’éducation des enfants, dont on ne peut imaginer, sans précaution majeure, qu’ils puissent être ainsi partagés.

Y réfléchir, même si cela nous semble impossible ou inacceptable, est une bonne façon de comprendre la dynamique du monde. Pour l’orienter en toute lucidité.
j@attali.com

http://blogs.lexpress.fr/attali/2015/06 … laboratif/

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

156

Re: Le fil des articles tout pourris

Eh bien moi je le trouve très bien cet article, disruptif, et toi, tu es un vieux conservateur mal dans ton monde. Ta haine de tout ce qui est nouveau va bien avec tout le reste. Ta haine du "festivisme", quelle rigolade.

Moi je suis festiviste, et je l'assume. J'aime rencontrer des gens, j'aime tout ce que le monde d'aujourd'hui nous apporte, cette Renaissance "augmentée", cette révolution industrielle "puissance²" ce formidable monde nouveau qu'Internet, cette forme de noosphère incarnée, nous apporte (il présente aussi des défis, des menaces et des problèmes nouveaux bien-sûr !), et il y a un paquet de choses géniales que je ne te souhaite que d'essayer, lorsque tu auras fini de digérer ton aigreur de vieux rabougri avant l'âge !

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

Re: Le fil des articles tout pourris

Greg a écrit:

Moi je suis festiviste, et je l'assume. J'aime rencontrer des gens, j'aime tout ce que le monde d'aujourd'hui nous apporte, cette Renaissance "augmentée", cette révolution industrielle "puissance²" ce formidable monde nouveau qu'Internet, cette forme de noosphère incarnée, nous apporte (il présente aussi des défis, des menaces et des problèmes nouveaux bien-sûr !), et il y a un paquet de choses géniales que je ne te souhaite que d'essayer, lorsque tu auras fini de digérer ton aigreur de vieux rabougri avant l'âge !

Propos dénués de nuance quand même. Internet apporte énormément de choses positives certes. Il n'en demeure pas moins que cet outil est à l'origine des plus grandes frustrations de la société. La jalousie, le harcèlement, le sensation de solitude, d'échec, etc. Les réseaux sociaux, lieu de rencontre des Narcisse, créent une société du politiquement correct et du voyeurisme. Sans parler de l'américanisation de notre façon de vivre.
On peut faire la fête sans être aveuglé par la boule à facettes smile

158

Re: Le fil des articles tout pourris

Je ne me fais pas d'illusion sur les défis, les menaces et les problèmes nouveaux, et c'est bien pour cela que je les évoque. Mais en sens inverse, cette esprit dépressif et "jamais content" qui caractérise FDL, devant l'immense progrès que cela constitue tant dans le travail que dans les innombrables possibilités nouvelles dans nos vies me sidère.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

159

Re: Le fil des articles tout pourris

Greg a écrit:

Eh bien moi je le trouve très bien cet article, disruptif, et toi, tu es un vieux conservateur mal dans ton monde. Ta haine de tout ce qui est nouveau va bien avec tout le reste. Ta haine du "festivisme", quelle rigolade.

Moi je suis festiviste, et je l'assume. J'aime rencontrer des gens, j'aime tout ce que le monde d'aujourd'hui nous apporte, cette Renaissance "augmentée", cette révolution industrielle "puissance²" ce formidable monde nouveau qu'Internet, cette forme de noosphère incarnée, nous apporte (il présente aussi des défis, des menaces et des problèmes nouveaux bien-sûr !), et il y a un paquet de choses géniales que je ne te souhaite que d'essayer, lorsque tu auras fini de digérer ton aigreur de vieux rabougri avant l'âge !

Oui enfin ça, nous le savions puisque tu en es l’archétype. Ce que tu appelles "progrès" est la sortie de l'Histoire. Tu vis dans une espèce de béatitude, qui te convient parfaitement parce que tu es le festiviste en puissance, ce résultat mutant de l'idéologie post-soixante-huitarde, de la génération Mitterrand, du boboïde qui trouve sa jouissance sur un Vélib ou en trottinette tout en contemplant des façades végétalisées et de militant d'une machinerie politique décérébrante. Tu évolues dans un environnement qui se donne des apparences de vie (le centre-ville muséifié et figé de la capitale) alors qu'il est mort, tu représentes le type le plus évolué de post-humain dans le sens où il a accompli sa mue : pour les valeurs du Bien totalitaire (anti-racisme, pro-LGBT, pro-diversité, pro-vegan, féministe etc. etc., tous ces concepts qu'il n'est pas possible de questionner car cela reviendrait à faire de soi un paria), pour la positivité ("c'est que du bonheur") et contre tout ce qui peut paraître négatif (pour un monde sans guerre et sans famine alors que c'est justement l’affrontement entre la positivité et la négativité qui fait la vie), pour le dépassement des différences et de la séparation (séparation des sexes avec le genrisme, effacement des frontières et pas seulement géographiques, séparation des âges avec l’infantilisme et l'assistanat perpétuel), pour la passion du pénal, pour le matriarcat et j'en passe.     

Je dis tout ça sans aucune intention d’insulter car tu es loin d'être le seul dans ce cas et tu es le résultat d'un façonnage que tu n'as pas forcément choisi mais (c'est ça qui est critiquable) qui te convient.
Tu dois faire l'effort de prendre du recul et de questionner tes habitudes de vie et ton environnement. Ce n'est pas facile de prime abord bien sûr car cela requiert de la distanciation par l'humour notamment. Il faut être capable de rire de soi mais aussi de ce qui est communément présenté comme bon, comme allant de soi, car rire de ce qui est établi, c'est le questionner, l'analyser, le remettre en question. Et la remise en question est une preuve d'indépendance, qui ne plaît bien sûr pas aux potentats du festivisme. Je dis festivisme d'ailleurs à tort car le phénomène de "fête" n'est qu'un aspect de notre monde post-historique qui n'a plus rien de réel. Entendons-nous bien, la fête, comme je l'avais déjà abordé dans un vieux message à Broz, n'est plus la fête qui renverse les valeurs du monde conformiste (la fête des fous au moyen-Age par exemple). Au contraire, la fête est devenue la norme, un mouvement de masse englobant duquel il n'est pas possible de s'extraire, sous peine d'être exclu de la communauté. La fête est devenue un mouvement où des minorités (sexuelles, religieuses, artistiques etc.) revendiquent des fiertés et pensent être rebelles, iconoclastes, subversives et dérangeantes alors qu’elles ne sont que subventionnées et approuvées par le pouvoir. Et c’est ce que tu fais dans ton message : tu revendiques la fierté de faire partie de ce monde.

Jusqu'à présent, tu as été incapable de ce recul ; il n'y a qu'à voir comment tu t'emportes, comme si tu étais visé dans ton être même, quand je m'en prends à ce qui constitue ton quotidien.
Il n'y a pas plus dénué d'humour qu'un festiviste. Cher Greg, je te conseille vivement une chose : lis Muray, Lasch, Michéa, Kojève et tant d'autres. Ce sera difficile car tu es tout ce qui vitupère Muray par exemple. Mais il n'est jamais trop tard. Je ne te demande pas d'adhérer à leurs thèses mais fais cet effort de prise de conscience et tu verras l'impasse dans lequel tu te meus. Surtout, pose-toi des questions. Demande-toi quel but poursuit une société qui exhibe des plugs géants ou des vagins, qui ne rit pas devant les revendications des transgenres binaires ou non-binaires "opprimé-e-s", qui prône la trottinette comme moyen de locomotion, qui pense qu'en installant du gazon sur les abribus, cela fait "naturel", qui ne tourne pas en ridicule les fêtes du périphérique ou du métro, qui utilise une langue artificielle faite de "Réalité augmentée", de "médiation sociale" et "d'intersectionnalités dans des tables rondes non mixtes racisé-e-s sur les alliances des femmes contre le patriarcat et le racisme systémique", qui ne bannit pas sur une île déserte les BHL, Bergé, Attila, Lang, Girard, Delanoë, NKM, Hidalgo, Starck, Caroline Fourest, Belkacem, Marie-Hélène Bourcier, les gens qui se dénudent pour revendiquer plus de droits et j'en passe.   

Ce n'est pas une histoire de conservatisme ou de réaction. Je ne suis pas conservateur car je ne veux rien conserver de ce monde ou en tout cas, l'utilisation qui est faite des nouveaux éléments qui le constituent (nouvelles technologies etc.). Je n'ai rien contre Internet ou les smartphones ou que sais-je, mais je suis contre l'instrumentalisation qui en est faite par le Bien. Dans un sens, je suis au contraire révolutionnaire. Conservateur ou réactionnaire ne sont que des étiquettes. Tout comme dire que je suis vieux et aigri, pour pouvoir me décrédibiliser. Mais tu ne te rends pas compte que tu ne fais que renforcer ma volonté de combattre ce cauchemar.
Tu ne te diriges pas vers le progrès mais vers la mort...

Last edited by FDL (09-06-2015 11:35:24)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

Plus précisément sur le conservatisme dans les nouvelles technologies, on peut lire Pour tout résoudre cliquez ici - l'aberration du solutionnisme technologique d'Evgeny Morozov qui - paraît-il - est excellent. L'auteur démonte le discours des entreprises officiant dans le secteur des nouvelles technologies (GAFA) et montre que derrière le solutionnisme technologique, se cache en réalité une idéologie profondément conservatrice.
J'ai également découvert une excellente chaîne Youtube (merci Rue89) que je vous recommande, particulièrement si vous vous intéressez à l'industrie des jeux vidéos : https://www.youtube.com/user/UnDropDansLaMare/featured.

"Le révolutionnaire doit être dans la population comme le poisson dans l'eau." Mao Tsé-toung

Re: Le fil des articles tout pourris

Obi-Wan Kennedy a écrit:

Plus précisément sur le conservatisme dans les nouvelles technologies, on peut lire Pour tout résoudre cliquez ici - l'aberration du solutionnisme technologique d'Evgeny Morozov qui - paraît-il - est excellent. L'auteur démonte le discours des entreprises officiant dans le secteur des nouvelles technologies (GAFA) et montre que derrière le solutionnisme technologique, se cache en réalité une idéologie profondément conservatrice.
J'ai également découvert une excellente chaîne Youtube (merci Rue89) que je vous recommande, particulièrement si vous vous intéressez à l'industrie des jeux vidéos : https://www.youtube.com/user/UnDropDansLaMare/featured.

Absolument! Très bon ouvrage.
L'idéologie de la bien-pensance développée par Google est fantastiquement subtile. Laissant croire à la liberté d'internet, elle contrôle tout acte de l'internaute dans ses recherches, achats, lectures.
En même temps, c'est somme toute logique, tout part de la Silicon Valley, lieu de "liberté" autour de San Francisco.
Vivement la ville Facebook où l'on pourra liker le salaire ou le grain de beauté de son collègue.

162

Re: Le fil des articles tout pourris

Merci pour ce post FDL, merci pour cette parfaite synthèse du "rabougrisme", j'en ai ri.

Pour le reste, je ne m'assimile pas du tout aux caricatures sur lesquelles tu projettes ton rejet généralisant de l'hypostase de la société moderne contre laquelle tu te bats comme Don Quichotte devant les moulins à vents.

On se dirige tous vers la mort. Le tout est de savoir ce qu'on a fait sur le chemin.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

163

Re: Le fil des articles tout pourris

Tu ne comprends décidément rien, mon pauvre ami. Sans rancune, va. Mais je ne cesserai pas de tourner ton idéal de "société" en ridicule. Et toi avec, par la même occasion. Peut-être qu'un jour, tu feras l'effort de t'intéresser à ce qui t'entoure de manière critique. Mais d'ici-là...

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

164

Re: Le fil des articles tout pourris

Mais je te comprends très bien, c'est juste que je ne suis absolument pas d'accord avec ton idéologie, que j'ai d'ailleurs pu partager, à un ou plusieurs (anciens) moments de ma vie.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

165

Re: Le fil des articles tout pourris

Tu mélanges un peu tout, mon FDL. Tout ce que je vais dire, c'est que a) tant que les gay prides feront chier du monde, elles seront importantes et b) parler dans une même phrase d'intersectionalité et de non-mixité, c'est pas forcément cohérent.

Mais je suis d'accord avec ta dernière phrase - valar morghulis, et Greg aussi.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Le fil des articles tout pourris

Broz a écrit:

Mais je suis d'accord avec ta dernière phrase - valar morghulis, et Greg aussi.

You know nothing
http://img2.wikia.nocookie.net/__cb20120524071810/gameofthrones/images/3/32/Ygritte.jpg

167

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Dans un sens, je suis au contraire révolutionnaire.

Pétain aussi.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

168

Re: Le fil des articles tout pourris

Broz a écrit:

Tu mélanges un peu tout, mon FDL.

C'est un condensé très rapide de ce que j'ai pu lire, surtout chez Muray.

a) tant que les gay prides feront chier du monde, elles seront importantes

Les gay prides (en tout cas en Occident) ne dérangent pas grand-monde, à part des poignées de bigots (quelle que soit la confession). Elles ne sont ni subversives ni rebelles. Elles le seraient si elles n’étaient pas soutenues par les pouvoirs publics, si elles ne bénéficiaient pas de subventions. Il n'y a donc plus d'aspect contestataire. Mais ce qui importe surtout de questionner, c'est ce concept de "fierté, qui n'est pas inhérent à la "communauté" homosexuelle, on la retrouve partout : fier d'être intermittent, fier d'être végétarien, fier d'avoir un chat angora etc. Tu reconnais d'ailleurs les thuriféraires de la contestation subventionnée à ce qu'ils sont généralement nus.
Je précise d'ailleurs que la Manif pour tous, les Veilleurs et autres mouvements de ce genre sont tout aussi festivistes que les gay prides dans le sens où ils épousent parfaitement les codes de notre époque.

et b) parler dans une même phrase d'intersectionalité et de non-mixité, c'est pas forcément cohérent.

Ce n'est pas de moi. :)

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xta1/v/t1.0-9/11406796_589136804523101_1419137445128635497_n.png?oh=ef0ce9562e00c082b4cdfcec9eaf306c&oe=563125B6

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xfa1/v/t1.0-9/22516_589136814523100_8428127553036063978_n.png?oh=af0b937c987ddcca9d92d54b97139ba2&oe=55FC70B8

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xat1/v/t1.0-9/11391369_589136811189767_2411219901245984439_n.png?oh=66fec403332bad5213d5c641dfdeb31e&oe=56009ACC

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xat1/v/t1.0-9/11351410_589136817856433_8539942835088078738_n.png?oh=b9c3ccc5dc6b88c40e28c8b5f5ec9d3a&oe=55F3B0A1

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

169

Re: Le fil des articles tout pourris

Pour poursuivre la discussion du dessus, un livre que je conseille à Greg :

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xtf1/t31.0-8/11402229_688929291234614_1698553074448815057_o.jpg

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

170

Re: Le fil des articles tout pourris

Bon, comme tous les ans, on a droit aux sempiternelles lamentations relatives au bac : "supprimons-le parce que...". Donc ici, rebelote. Mais comme c'est un article de l'Obs, on a le côté involontairement comique en plus.
Donc, pour Pascal Riché, il faut supprimer le bac parce que...

- C'est trop cher. Ben oui, quand c'est trop cher, il faut supprimer. Par exemple, je trouve que la dette publique de la France est vraiment trop coûteuse. On devrait donc la supprimer.

- Tout le monde l'a, donc ça ne sert à rien. Et puis il est quand même plus simple de supprimer quelque chose devenu inutile que de se demander pourquoi ça l'est devenu. Ce qui n'empêche pas ce cher M. Riché de nous expliquer ensuite que ne pas avoir le bac bloque les étudiants "à tout jamais". Je croyais pourtant que tout le monde l'avait, il faudrait savoir.

- Ça traumatise les élèves. Rendez-vous compte : passer un examen (qui, rappelons-le, ne sert à rien) à l'écrit et à l'oral, c’est anxiogène et très stressant. Le stress de la copie blanche, le stress du retard, le stress dû au stylo qui n'a plus d'encre (écrire au stylo plume, c'est quand même très réac et nauséabond, soit dit en passant), le stress du surveillant qui vous regarde avec ses petits yeux inquisiteurs et qui est prêt à vous sauter à la gorge au moindre soupçon de triche, et j'en passe. Donc si l'on supprime le bac, on supprime le stress ! C'est magique. Ainsi, sans le bac, nous aurons des étudiants bien dans leur peau, heureux et épanouis.

- Comme le bac est très stressant, il provoque fatalement des tensions au sein des familles. Disputes, coups, vases brisés, consommation d'antidépresseurs, drames horribles. Imaginez donc : sans le bac, il n'y aurait pas eu de drame Dupont de Ligonnès. Et les enfants seraient toujours vivants. CQFD.

- Mais le pire, quand même, le truc vraiment diabolique, rance et qui rappelle les heures les plus sombres, c'est que le bac... ben ça force les élèves à bachoter, par définition. Donc à étudier ! Et ouais... Alors qu'ils pourraient passer du bon temps à transdisciplinariser dans l'intersectionnalité festive. Avec le bac, ils sont formatés. Et le formatage, c'est mal, car ça forme des "élites bureaucratiques". Donc... DES FONCTIONNAIRES ! Le voilà, le mal de notre époque !

Mais rassurez-vous, l'histoire se termine bien, comme dans tout conte de fées progressiste, car Pascal Riché a une solution. Oui oui ! Et la solution, la voici : prendre exemple sur nos amis les Américains et adopter le système de "graduation" (en anglais, ça fait toujours plus chic) avec cérémonie festive et joyeuse au cours de laquelle tous les élèves sourient, rient aux éclats, s'embrassent, s'enlacent, communient dans la joie la plus profonde et la félicité et lancent leur chapeau en signe d'insouciance et de positivité.
La vie est belle.

L'Obs, mon amour, a écrit:

Mort au bac !

Pourquoi il faut mettre fin à cette épreuve inutile, dévalorisée, coûteuse, traumatisante, et finalement assez perverse.

François Fillon propose de réduire de moitié le nombre d’épreuves au bac : s’il était suivi, ce ne serait qu’une demi-bonne nouvelle. C’est une réduction de 100% des épreuves qui serait nécessaire. Il faudrait se débarrasser du baccalauréat comme on s’est délesté du service militaire. Tout plaide en effet contre cet examen à bout de souffle.

    Le bac est dévalorisé : tout le monde l’a ou presque. Il est truqué : il y a des quotas par centres d’examens.
    Son organisation est extrêmement coûteuse (1,5 milliard, avec les coûts cachés).
    Il est traumatisant : il nourrit, pour des décennies, le cauchemar le plus partagé des Français (qui le ratent, qui arrivent très en retard, qui n’ont plus d’encre dans leur stylo…).
    Il est inutile : les admissions post-bac sont décidées au printemps, avant les épreuves.
    L’avoir ne sert à rien, ne pas l’avoir vous bloque à jamais.
    Il est un objet de discorde profonde dans les familles : "Passe ton bac d’abord !" n’est pas qu’un titre du film de Pialat (1978), c’est un poison quotidien. Est-il normal que la consommation de bêtabloquants connaisse une hausse chaque mois de juin ?
    Mais le pire, c’est qu’il commande toute la pédagogie du secondaire. A partir de la 6e commencent les études qui "mènent au bac", cette chose pourtant inutile. Les matières à fort coefficient au bac sont reine, les autres sont méprisées. La personnalisation de l’enseignement est délaissée, l’imagination est considérée comme un divertissement, le travail de groupe est une perte de temps : on préfère "bachoter". Du fait de cette obsession du bac, l’éducation nationale formate les élèves et finit par fabriquer, pour citer Antoine Prost, des "élites bureaucratiques".

La France s’accroche pourtant à sa relique bachelière, animée par sa passion immodérée pour les monuments nationaux. Le bac relève du même esprit que la légion d’honneur, le Panthéon, la marseillaise, Catherine Deneuve, la Tour Eiffel ("Comme elle, il ne sert à rien mais c’est un symbole dont on ne peut se passer", a dit de lui François Dubet), le camembert. C’est le rite de passage tricolore, le grand bizutage national. Et c’est une spécificité locale : la quasi-totalité des autres pays du monde entier se passent de bac.

A tout prendre, s’il nous faut vraiment un rite initiatique national, mieux vaudrait une "graduation" à l’américaine, cette cérémonie à la fois solennelle et joyeuse, avec ses chapeaux carrés et ses diplômes enrubannés. Fondée sur le contrôle continu, cette "épreuve" là est bien plus festive que la machine à stress qu’est le bac. Et au moins, au jour J, on s’embrasse, on rit, et on jette son petit chapeau en l’air.

Pascal Riché

http://tempsreel.nouvelobs.com/edito/20 … u-bac.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

171

Re: Le fil des articles tout pourris

Bernard de La Villardière a écrit:

On pense souvent que les anti-djihadistes sont des chrétiens pratiquants ou des personnes proches de l’extrême droite. C’est parfois le cas, mais il ne faut pas faire de généralités, car les motivations peuvent être variées.

Ouf ! L'honneur est sauf, alors.

Parfois, les anti-djihadistes ont simplement des idéaux, pour lesquels ils sont prêts à tout donner. Il ne s’agit pas forcément d’individus violents.

Oui, parce que bon, les chrétiens n'ont pas d'idéaux, eux. Et puis ils sont très très violents.

Elles sont, la plupart du temps, conscientes des risques qu’elles prennent, mais veulent défendre leurs idéaux coûte que coûte. Pourtant, elles ont généralement la tête sur les épaules, malgré un côté tête brûlée, qui les pousse probablement à aller au bout de leurs convictions.

Alors que les têtes brûlées sont de vrais agneaux tout gentils.

Contrairement à ce que l’on peut voir sur les images de propagande, l’EI ne vit pas dans le luxe et l’abondance. Bien loin des villas de rêves, les membres de l’organisation terroriste dorment sur des matelas à même le sol, dans des conditions sanitaires atroces.

Dis, Bernie, ouvre un dico et regarde la définition du mot propagande. Si la propagande dit blanc, cela signifie que la réalité est bien souvent très noire... Pas besoin d'envoyer des journalistes pour se rendre compte de ça.

Les journalistes qui ont réalisé l’enquête ont reçu des consignes de sécurité : on leur déconseillait de se rendre sur le terrain. Ils ne se sont pas laissés dissuader et ont rejoint l’armée syrienne. C’était très courageux de leur part, car ils ont pris de véritables risques. Sur place, il n’y avait aucune mesure de sécurité : ils étaient exposés aux attaques de Daesh.

Quels héros, quand même. Tu peux être fier de ton équipe, Bernie. Et s'ils s'étaient fait capturer par les islamistes, je suis sûr que tu te serais dévoué et que tu aurais payé la rançon. N'est-ce pas ?

Au cours de cette expérience, ils ont pu observer le quotidien de l’armée syrienne. Certains soldats leur ont d’ailleurs assuré qu’ils entendaient parler français du côté de l’EI. Il y aurait donc un certain nombre de Français parmi les combattants de Daesh, comme parmi les anti-djihadistes.

Alors ça, c'est un scoop ! Il y aurait des Français chez Daesh ! Tu es bon pour le Pulitzer, Bernie.

Les uns contre les autres, ils mènent une guerre d’usure, de harcèlement, car les combattants de l’EI n’ont pas peur de mourir. Ce sont des terroristes, il ne s’agit donc pas d’une guerre classique, mais d’un combat inégal. Pour l’heure, le combat des anti-djihadistes n’a pas porté ses fruits, puisque Daesh ne cesse de progresser.

C'était la conclusion de Bernard de La Villardière, un journaliste infiltré qui prend des risques pour nous informer. Merci à lui.

http://leplus.nouvelobs.com/contributio … roite.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

172

Re: Le fil des articles tout pourris

Un chrétien d'Orient qui s'appelle Nasrallah. Cinq crises cardiaques chez les catho-tradis

Bernardo explique le Proche-Orient avec un "plateau", 3 interviewés (l'orthodoxe Nasrallah et le chef du renseignement libanais) et 2 questions chaque fois...

Bernard de La Villardière aurait du rappeler que le Hezbollah montré en héros dans son docu avait tué les soldats français du drakkar...

Bernard de La Villardière dit que la lutte contre l'Etat islamique renforce l'unité nationale du Liban LOL.

les YPG kurdes sont montrés comme des héros alors qu'ils ont un agenda politique...

Bernardo a fini au Skybar de Beyrouth

la logique de l'islamiste Arthur dans Enquete Exclusive : Che Guevara, MalcomX, Luther Kink, Mandela puis Daesh. Et du yaourt dans le cerveau ?

Le pauvre français est être perdu en découvrant sur M6 que Hezbollah défend les chrétiens d'Orient.

C'est quoi cette nouvelle coupe de cheveux pour Bernard de la Villardière ? mode soldat.

Last edited by ai (23-06-2015 01:07:33)

173

Re: Le fil des articles tout pourris

Bruno a peur ! Oui, il a peur car pour lui, Marion Maréchal Le Pen, une fois au pouvoir, pourrait restaurer la monarchie, rien que ça. Il est donc du devoir de Bruno de mettre en garde contre la vision politiquement dangereuse qu’elle incarne. Et même s'il prend des pincettes :

Il ne s’agit pas ici de brandir le spectre des années 30, de Maurras et de l’Action française pour le plaisir de s’essayer à une sorte de rediabolisation du FN

ou encore :

On ne veut pas ici brandir les retours possibles des heures les plus sombres de l'histoire, comme aime à moquer, souvent, la droitosphère

il ne peut quand même pas s'en empêcher, en nous ressortant de derrière les fagots une grande référence, incontestable et incontestée, Zeev Sternlol :

[...] rappeler, à toutes fins utiles, la leçon de Zeev Sternhell : quand on commence avec "Ni droite, ni gauche", on termine avec Pétain à Vichy.

http://www.challenges.fr/politique/2015 … liste.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

174

Re: Le fil des articles tout pourris

Tiens, l'Obs nous ressort la thèse du déséquilibré en ce qui concerne Yassin Salhi.
"Un homme radicalisé mais sans réseau structuré, à la personnalité déséquilibrée et qui soudain passe à l'acte, seul, et sans aucun signe avant-coureur."
Le type était juste fiché S par le renseignement et en lien avec la mouvance salafiste mais il n'y avait pas de signe avant-coureur...

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/ … pathe.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

175

Re: Le fil des articles tout pourris

Juste pour le titre.

http://img11.hostingpics.net/pics/582137lobs.png

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/ … mmeil.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

176

Re: Le fil des articles tout pourris

Une une pourrie qui promet un dossier passionnant.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xfp1/v/t1.0-9/11666310_10205847919129671_8129010795327225384_n.jpg?oh=7954522def8fe7fbc862ad14f347c6a0&oe=561C8FA7

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Une une pourrie qui promet un dossier passionnant.

Marrant que Zemmour ne soit pas dans le titre. On aurait fait le tour des clichés.

178

Re: Le fil des articles tout pourris

En se levant hier, Laurent Mouchard a dû se dire : tiens, j'ai bien envie de donner un peu plus de poids à la théorie du grand remplacement. Je vais donc pondre un truc à la gloire de Renaud Camus, avec plein de mots-clefs dedans, du genre décati, fascistoïde etc.

Laurent Mouchard dans l'Aberration a écrit:

Des mosquées dans les églises, n’en déplaise aux prêcheurs de haine

Un appel solennel à l’intolérance. Comment qualifier autrement le texte rédigé par Denis Tillinac dans Valeurs actuelles et signé par une escouade de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, Alain Finkielkraut ou Pascal Bruckner ? «Touche pas à mon église !» s’écrie Tillinac en hommage grinçant au «Touche pas à mon pote» de SOS Racisme. Et qui toucherait à ces églises ? Les musulmans, bien sûr ! L’affaire a pour origine une suggestion prudente de Dalil Boubakeur. Constatant que les musulmans manquent de lieux de culte, le débonnaire recteur de la mosquée de Paris a remarqué, en réponse à Jean-Pierre Elkabbach, que nombre d’églises, entretenues à grand-peine par des municipalités désargentées, sont vides de fidèles. Pourquoi, demande le recteur, ne pas céder ces bâtiments à un autre culte, comme cela s’est déjà fait dans certaines paroisses ? Voyant que sa proposition a suscité un début de polémique, Boubakeur, dans un souci d’apaisement, a fait aussitôt machine arrière. Et d’ailleurs, aucune église n’est aujourd’hui à vendre en France…

Cela n’empêche pas Tillinac et ses acolytes de sonner, non l’angélus dont il parle, qui est signe de sérénité, mais le tocsin, signal de guerre, en volant au secours d’églises qui ne sont aucunement menacées, sinon de tomber en ruines faute de pratiquants. Ses alarmes calculées ne reposent sur rien, sinon sur une hostilité primitive envers l’islam. Si certaines églises sont finalement vendues, ce sera, comme dans plusieurs pays, au profit d’activités privées (lire pages 16-17). Elles seront transformées en centres de loisirs, en salles de réunion ou même en supermarchés ou en boîtes de nuit. Dans ces conditions, quel scandale y aurait-il à les voir cédées à d’autres cultes présents en France, comme le protestantisme ou l’islam ? Après tout, il s’agit du même dieu, croit-on savoir… Des esprits narquois feront même remarquer que la grande majorité des églises de France sont tournées vers l’Orient (d’où l’expression «orientées»). C’est-à-dire vers l’est, d’où vient la lumière du soleil levant, qui est celle du Christ, ou encore dans la direction de Jérusalem, où se trouve le tombeau de Jésus.

Par un hasard qui n’en est pas un, elles sont donc également tournées vers le mur des Lamentations, haut lieu juif, et vers la mosquée Al-Aqsa, haut lieu musulman. Et, à quelques degrés près, elles sont aussi orientées vers La Mecque, ce qui devrait faciliter la translation suggérée par Dalil Boubakeur. Ironiques réflexions ? Pas seulement. La cession d’églises à l’islam serait un beau symbole de concorde et de fraternité. Elle incarnerait non le «multiculturalisme» qu’on dit redouter, mais au contraire la reconnaissance de la filiation qui réunit ces deux religions du Livre et qui devrait conduire au rapprochement et à la cohabitation. Comme Abraham, le Christ - faut-il le rappeler ? - est aussi un prophète de l’islam. Et les musulmans qui prénomment un fils Djibril rendent hommage… à l’ange Gabriel, qui apparut en son temps à la Vierge Marie. L’Eglise, au demeurant, est bien plus nuancée que ces folliculaires qui se situent résolument à l’extrême droite de Dieu. Les écoles privées catholiques accueillent en grand nombre des élèves musulmans.

Sur la question des églises sans fidèles, monseigneur Lalanne s’oppose à la transformation pour ne pas attiser les conflits. Mais l’évêque d’Evry, Mgr Dubost, n’est pas hostile à l’idée. «Les musulmans, dit-il, ont le droit d’avoir des lieux de culte et on a le devoir de les aider.» Charles Martel de la Corrèze, Tillinac est donc plus catholique que les catholiques, vieux travers de la réaction française depuis Maurras. Il s’insurge d’ailleurs au nom de l’identité française, plus que pour des raisons religieuses. C’est bien jeter le masque : pour lui, les musulmans, par nature, sont étrangers à la France, qu’ils soient ou non de nationalité française. Ils sont, à ses yeux, une tache dans le paysage immémorial du vieux pays couvert de clochers, qu’il faut effacer. Alors qu’il y a, par exemple, plus de mots arabes en français que de termes d’origine gauloise. Signé par Jean Raspail, plume décatie et fascistoïde, et Eric Zemmour, héraut mal camouflé des idées frontistes, cet appel en faveur des églises, lieux de fraternité, est surtout un prêche insidieux pour la haine.

Laurent JOFFRIN Directeur de la rédaction @Laurent_Joffrin

http://www.liberation.fr/societe/2015/0 … ne_1345470

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

179

Re: Le fil des articles tout pourris

Les (soi-disant) Décodeurs de l'Immonde roulent pour Hidalgogole dans un article d'une rare mauvaise foi.

Le Monde a écrit:

Nuit du ramadan à Paris, 14 ans de polémiques

« Atteinte à la laïcité », « privilèges exorbitants » pour les musulmans… Pour sa 14e édition, la Nuit du ramadan organisée par la mairie de Paris n’a pas échappé à la polémique. De l’opposition municipale de droite au Front national (FN) en passant par Sens commun, une organisation issue de la Manif pour tous, critiques et questionnements fusent. Comme chaque année, ou presque.

De quoi parle-t-on ?

La mairie de Paris a organisé lundi 6 juillet 2015 au soir un événement dédié aux cultures de l’Islam, dans les salons de l’Hôtel de ville. Un buffet de rupture de jeûne (l’« iftar », en arabe) et un concert étaient prévus pour 450 invités.

Cette fête a attiré les critiques de l’opposition parisienne, des Républicains au FN. Madeleine Bazin de Jessey, secrétaire nationale des Républicains aux programmes de formation, a publié une tribune au vitriol dans Le Figaro. Mme Bazin de Jessey, par ailleurs membre de Sens commun, un mouvement qui réunit les anciens de La Manif pour tous proches du parti de Nicolas Sarkozy, y fustige cette « laïcité à géométrie variable », citant le contre-exemple de la crèche de Noël, installée dans le bâtiment du conseil général de Vendée et interdite par la justice en décembre. Wallerand de Saint-Just, secrétaire de la fédération parisienne du FN, dénonce de son côté le « communautarisme » et un nouvel « appel du pied confessionnel des socialistes aux musulmans ».

Est-ce nouveau ?

Non. Cette fête a lieu chaque année depuis son instauration en 2001 par Bertrand Delanoë. Elle a pu prendre une ampleur plus importante encore : en 2009, elle s’était tenue au Palais omnisports de Paris-Bercy, avec 15 000 invités et en présence de nombreux artistes, dont Damon Albarn (ex-chanteur de Blur). En réalité, la mairie n’a de cesse de réduire la voilure de cet événement.

Car la polémique non plus ne date pas d’aujourd’hui : le FN dénonce cette soirée depuis des années. Les critiques des membres des Républicains sont plus récentes, mais pas neuves. En 2011, le conseiller de Paris Jérôme Dubus s’était offusqué de ce qu’il estimait être une « atteinte à la laïcité ».

La préfecture de Paris avait également critiqué la manifestation, estimant qu’elle « semblait contraire au principe de la neutralité des services publics ». Ce que la mairie contestait, arguant que la fête, qui tombe au milieu du ramadan et non à son début ou à sa fin, n’a pas de caractère cultuel, mais culturel.

La mairie de Paris ne fait-elle de fête que pour le ramadan ?

Non. Contactés, les services municipaux citent nombre d’exemples où les salons de l’Hôtel de Ville ont été utilisés pour des célébrations en rapport avec une religion comme pour la fête juive de Hanoukka le 18 décembre 2014… La ville évoque également d’autres événements dont elle est partenaire, comme les 850 ans de Notre-Dame de Paris, ou « Protestants en fête » en 2013.

La Nuit du ramadan détonne cependant par l’importance des fonds qui lui sont consacrés. Si son coût pour la mairie (30 000 euros) est en net recul par rapport aux années précédentes – elle a pu dépasser certaines années les 100 000 euros –, il devance largement les dépenses pour la Conférence citoyenne de partage par exemple, à laquelle étaient conviés en mars 2015 des religieux de toutes confessions, et qui a coûté… 1 954 euros à la Ville de Paris, selon celle-ci.

Mais la mairie organise ou soutient nombre d’événements, y compris un « prix de la laïcité » remis annuellement. Et la Ville a pu se montrer tatillonne sur la question de la laïcité. Ainsi, en 2011, elle avait posé des conditions précises à l’organisation d’un marché de Noël sur les Champs-Elysées.

Pourquoi une crèche de Noël peut être interdite et cette fête autorisée ?

Chez les contempteurs de cette Nuit du ramadan, on lit fréquemment une comparaison entre cette fête et « l’affaire » de la crèche de Noël interdite dans les locaux du conseil général de Vendée.

Pourtant, les deux affaires ont peu en commun : la mairie de Paris organise une fête qu’elle revendique comme « culturelle », et qui ne correspond pas à une date précise. Le conseil général de Vendée, lui, avait fait le choix d’installer une crèche de Noël dans ses locaux.

Dans le cas vendéen, c’est un particulier, Jean Regourd, président de la fédération vendéenne de la libre-pensée, une organisation athéiste, qui avait attaqué le conseil général devant le tribunal administratif – et gagné. Il avait la loi pour lui : la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 interdit en effet explicitement dans son article 28 « d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit ».

La loi ne prévoit en revanche rien concernant le fait pour une administration publique d’organiser une fête à destination d’une communauté. Et il semble que personne n’ait saisi la justice pour demander l’interdiction de la Nuit du ramadan à Paris.

Et à droite, fête-t-on le ramadan ?

L’indignation contre la Nuit du ramadan a été forte à droite. Pourtant, un certain nombre d’élus et de personnalités de ce camp célèbrent aussi cet événement, l’un des plus importants de l’année pour la communauté musulmane. Le meilleur exemple est sans doute… Nicolas Sarkozy.

Mardi 7 juillet, le chef de file des Républicains assistait en effet à un iftar à la Grande Mosquée de Paris, en compagnie, assure le site Saphir News, qui a révélé l’information, « de représentants des principales fédérations musulmanes de France, y compris de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) bien qu’elle ne fasse pas partie du Conseil français du culte musulman (CFCM) ».

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/art … 55770.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

180

Re: Le fil des articles tout pourris

Il y a une personne qui regrette le Grand journal (et sans doute davantage ses émoluments) : notre grand moraliste à l'accent chantant, notre phare de la pensée moderne, LA conscience journalistique de notre temps incarnée dans un petit homme sec et chauve d'1m70, j'ai nommé Jean-Michel Aphati(qu)e.
Notre petit homme chauve se lamente sur la mort du Grand journal dans une philippique d'une rare audace, où les attaques acerbes succèdent aux envolées lyriques qui laissent la place aux louanges dithyrambiques et vice versa.
Bon, on va passer sur son style lourdingue et truffé d'adjectifs (d'ailleurs, lui-même le reconnaît, mais comme c'est un rebelle iconoclaste et dérangeant, il n'a pas peur du jugement d'autrui) pour en venir aux perles. Ainsi, en lisant sa prose, nous découvrons plusieurs choses (je cite, sauf ce qui est entre crochets et qui est dû à ma plume nauséabonde) :

1) le Grand Journal a marqué une période de la télévision française ;
2) le Grand Journal a parfaitement représenté, et pendant des années, une part importante de la culture française, celle que souvent l’on célèbre à l’étranger [celle dont Time Magazine annonçait la mort il y a de cela déjà huit ans, sans doute] ;
3) Ariane Massenet a apporté à l’émission l’intelligence de sa simplicité, la politesse de son sourire, la vivacité de son esprit [fichtre ! elle avait donc un cerveau ?] ;
4) [sa] présence quotidienne a été, elle aussi, imperceptiblement perçue par les téléspectateurs [les téléspectateurs du Grand journal réussissaient à percevoir l'imperceptible présence de la Massenet. J'ai compris ! Ils étaient donc en état d'hypnose, comme les acteurs du film Cœur de verre de Werner Herzog, tout s'explique !] ;
5) le Grand Journal a valorisé la tolérance, l’empathie, le respect des autres, qui sont une part essentielle, je l’ai dit, de la culture française telle que le monde autour de l’hexagone l’a repérée depuis longtemps [j'ai beau relire cette phrase alambiquée plusieurs fois, je ne la comprends toujours pas] ;
6) les Guignols [sont] tout de même une pièce importante du patrimoine national [au même titre que le Vélib et la Brigade activiste des clowns].

Mais Jean-Michel ne se borne pas à nous apprendre des trucs essentiels, non non ! Il s'engage aussi ! Contre quoi, me demanderez-vous ? Je vous le donne en mille : le... (roulement de tambour) RETOUR DES HEURES LES PLUS SOMBRES DE NOTRE HISTOIRE ! Je cite :

"parce que la culture est un élément instable, la part plus rance et rétrograde de notre imaginaire a repris le dessus" [le FN ?]
"la ringardise est devenue elle-même cette forme de modernité morose dans laquelle s’enlise la France depuis quelques années." [Zemmour ?]
"Des temps sombres ensuite sont venus, ou revenus, car ces histoires là sont celles d’un mouvement perpétuel" [les années 30 ?]
"Épuisée par une crise lancinante, rongée par des peurs diverses, la société française a valorisé des expressions plus défiantes, presque mauvaises, qui ne se sont pas trompées quand elles ont attaqué l’esprit Canal, et donc le Grand Journal, caractérisé comme l’expression de la bien pensance, l’esprit bobo, les gauchistes de Saint Germain et d’autres formules assez creuses, çe (sic) qui est la garantie de leur succès." [Finkielkraut ?]
"Alors, le Grand Journal a sombré. [...] Presque d’un coup, ce Grand Journal optimiste et lumineux est apparu en décalage avec une France a (sic) ce point incertaine d’elle même qu’elle ne souhaite plus que compter sur elle même, ambiguïté perpétuelle du nationalisme qui parvient à faire croire que l’extérieur et (sic) l’ennemi et la fermeture de son horizon le salut". [ah ben finalement, c'était bien le FN. C'est donc à cause de lui que le Grand journal a sombré].

Il y aurait tant d'autres choses à dire (comme par exemple le fait que Beigbeder, germanopratin bobo assumé et revendiqué, incarne selon lui l'esprit Canal alors que, un peu plus loin, Jean-Michel déplore que l'on réduise l'esprit Canal à "l’expression de la bien pensance, l’esprit bobo, les gauchistes de Saint Germain et d’autres formules assez creuses".
On pourrait se moquer aussi de cette phrase : "Il y avait chez [Yann Barthès] quelque chose qui s’apparente à la fragilité de l’oiseau sur la branche, mais peu comprenait (sic) sans doute que là était sa force" ou de sa syntaxe : "puis ensuite" ou bien la faute dans le titre (qu'il a corrigée depuis mais qu'on retrouve dans l'adresse du lien). Mais je vous laisse découvrir tout ça ici.

Jean-Michel Aphatique a écrit:

Le Grand Journal, témoignage sur une émission que j’ai aimée
Publié le 22 juillet 2015 par jmaphatie   

Puisque Vincent Bolloré en a décidé ainsi, le Grand Journal est parti rejoindre aux cimetières des émissions télévisées quelques-unes de ses devancières réputées. Tous les soirs, entre 2006 à 2015, et de 19h10 à 19h50, j’ai été présent sur le plateau du Grand Journal. Neuf longues années, joyeuses et créatrices, dont je voudrais témoigner ici pour que ne se perde pas tout à fait la mémoire, peut être vaine, d’un travail collectif.

Le Grand Journal a démarré en septembre 2004, produit par Renaud Le Van Kim, présenté par Michel Denisot, et dirigé par Laurent Bon. J’avais déjà travaillé avec ce dernier lorsqu’il dirigeait une émission de Marc-Olivier Fogiel, On ne peut pas plaire à tout le monde, diffusée sur France 3, le dimanche soir. C’est sur le souvenir de cette collaboration que Laurent Bon et Renaud Le Van Kim m’ont proposé, un jour de juin 2006, de les rejoindre pour faire sur le plateau une chronique politique, d’abord hebdomadaire, puis assez vite quotidienne. J’ai accepté immédiatement, et avec enthousiasme, la proposition formulée par les deux hommes. Il me semble, avec le recul, avoir perçu immédiatement au travers de ce premier dialogue la part d’énergie et le talent véhiculé par cette émission. Une intuition amplement confortée par la suite.

J’ai conservé le souvenir assez vif de ma premier rencontre avec une partie de l’équipe. Nous étions fin août 2006 et il s’agissait de tourner le « coming next », générique musical de l’émission. Se trouvaient là des gens avec qui je ne savais pas que je passerai pratiquement dix années de ma vie, Capucine, la costumière, Stephanie, la maquilleuse, Vivian, le coiffeur, Saloua, l’assistante fidèle de Michel Denisot, Francois, le programmateur, et plusieurs autres… Pour moi, et durant tout ce temps, le Grand Journal fut d’abord cette formidable aventure humaine, un concentré de gens compétents et sympathiques, amusants, amusés, élégants, tous unis autour d’un formidable projet télévisuel porté par l’intelligence et l’humanité de Renaud Le Van Kim, son producteur.

A ceux qui jugent, et ce jugement m’indiffère, que j’emploie beaucoup d’adjectifs, ceci: le Grand Journal a marqué une période de la télévision française parce qu’il exprimait précisément à l’antenne ce qu’il était dans la coulisse, de la compétence, du dévouement et un certain sens de l’élégance. D’une certaine manière, le Grand Journal a parfaitement représenté, et pendant des années, une part importante de la culture française, celle que souvent l’on célèbre à l’étranger. Et puis, parce que la culture est un élément instable, la part plus rance et rétrograde de notre imaginaire a repris le dessus, dévaluant ainsi l’essence même du Grand Journal. C’est ainsi que la ringardise est devenue elle-même cette forme de modernité morose dans laquelle s’enlise la France depuis quelques années. Un constat sur lequel je reviendrai plus tard.

En ce jour d’août 2006, je fréquentais donc pour la première fois l’équipe qui portait devant le public, en l’occurrence devant les caméras, les couleurs du Grand Journal. Le premier nom qui doit être cité, bien sûr, est celui de Michel Denisot. Il abordait alors les rives de la soixantaine et sa voix, ses gestes, son maintien, exprimaient l’accumulation des expériences, ce qui lui conférait une évidente autorité dans son rôle de présentateur de l’émission.

Très impliqué dans le projet, très professionnel dans la préparation de chacune des émissions, Michel Denisot apportait davantage que de la sécurité aux personnes présentes sur le plateau. Sans l’avoir jamais formulé, chacun savait qu’avec lui, à aucun moment des centaines d’émissions qui se déroulaient en direct, nous ne nous trouverions sur une mauvaise piste. Il en résultait une forme de sérénité, à mon sens perçue par les téléspectateurs, et qui a participé au succès de l’ensemble. Sur un plan plus personnel, j’ai éprouvé des les premiers instants la gentillesse et la disponibilité de Michel Denisot, et nous avons noué, au fil du temps, une relation amicale qui figure, à l’heure du bilan, au rang des actifs les plus précieux de cette aventure.

Parmi les chroniqueurs de cette rentrée 2006 dont ma mémoire a gardé le souvenir, et pardon pour ceux que je ne citerai pas, figurait Frederic Beigbeder, incarnation rieuse du fameux esprit Canal Plus, dont il m’a toujours semblé que ceux qui le dénigraient y mêlaient une point de jalousie. Et c’est vrai, on pouvait être jaloux de Frederic Beigbeider, virevoltant et cultivé, léger et dense, aiguisé et bienveillant, malicieux et drôle et qui ne cherchait pas davantage que cela à cacher les fêlures et les incertitudes de sa vie.

A côté de lui, Ariane Massenet, qui a fait au Grand Journal parmi les plus beaux cadeaux qu’il fut possible de lui faire. Elle a apporté à l’émission l’intelligence de sa simplicité, la politesse de son sourire, la vivacité de son esprit. Elle a contribué à l’installation, autour de la grande table qui occupait le centre du plateau, d’une forme de fluide positif, mélange d’empathie et de joie de vivre dont la présence quotidienne a été, elle aussi, imperceptiblement perçue par les téléspectateurs.

A ces piliers, s’ajoutaient des intermittents de grand luxe. D’abord, Louise Bourgoin, la miss météo de ces temps là, qui poursuit aujourd’hui sa démarche artistique dans le monde complexe du cinéma. La beauté et l’intelligence s’équilibraient parfaitement chez elle et elle parvenait à introduire avec une facilité déconcertante sa fantaisie, sa fraîcheur, son regard iconoclaste sur la vie au milieu des nuages et du soleil. Un talent a l’état pur, que l’on ne croise que rarement dans on existence.

Et puis, d’apparence plus timide, le regard chargé d’une incroyable dose de malice, se tenait au milieu de la troupe Yann Barthes, le présentateur du Petit Journal. Il y avait chez lui quelque chose qui s’apparente à la fragilité de l’oiseau sur la branche, mais peu comprenait sans doute que là était sa force, capable depuis le lieu qu’il s’était choisi de regarder l’agitation du monde sous son angle particulier et d’en restituer les vanités avec une originalité qui lui vaut’ encore aujourd’hui, un succès mérité.

Je me souviens, dans ces années là, de l’incroyable force du Grand Journal, et notamment de ces moments magiques, sur le plateau, ou tout a coup, le temps s’arrêtait, le silence s’épaississait, parce que Michel Denisot venait d’annoncer la météo de Louise Bourgoin, puis ensuite le Petit Journal de Yann Barthes. Chacun savait alors qu’une forme de talent brut allait s’exprimer et je peux dire aujourd’hui, la joie, la fierté, que j’ai si souvent ressenti, dans l’instant même ou ces choses se produisaient, d’avoir appartenu à cette équipe.

Le Grand Journal, s’il fallait le résumer, n’a finalement été que cela: des femmes et des hommes, derrière et devant la caméra, qui ont cherché pendant des années à donner le meilleur d’eux mêmes. Le concept lui même, en y réfléchissant un peu, est d’une banalité raffinée: le traitement de l’actualité avec la promesse de faire défiler sur le plateau ses acteurs principaux. Mais cela ne fut que le prétexte à mettre en scène le travail de femmes et d’hommes qui, chacun à leur façon, déployaient tout leur savoir faire pour ordonner le désordre.

Sans le vouloir, presque par nature et en accord profond avec l’esprit de la chaîne qui l’accueillait, le Grand Journal a valorisé la tolérance, l’empathie, le respect des autres, qui sont une part essentielle, je l’ai dit, de la culture française telle que le monde autour de l’hexagone l’a repérée depuis longtemps.

Des temps sombres ensuite sont venus, ou revenus, car ces histoires là sont celles d’un mouvement perpétuel. Épuisée par une crise lancinante, rongée par des peurs diverses, la société française a valorisé des expressions plus défiantes, presque mauvaises, qui ne se sont pas trompées quand elles ont attaqué l’esprit Canal, et donc le Grand Journal, caractérisé comme l’expression de la bien pensance, l’esprit bobo, les gauchistes de Saint Germain et d’autres formules assez creuses, çe qui est la garantie de leur succès.

Alors, le Grand Journal a sombré. Sans en être certain, car au fond cela a assez peu d’importance, l’année 2012 a marqué une césure. Presque d’un coup, ce Grand Journal optimiste et lumineux est apparu en décalage avec une France a ce point incertaine d’elle même qu’elle ne souhaite plus que compter sur elle même, ambiguïté perpétuelle du nationalisme qui parvient à faire croire que l’extérieur et l’ennemi et la fermeture de son horizon le salut.

Bref, le bateau a pris l’eau. Michel Denisot s’en est allé, Antoine de Caunes a pris le relais. Quel que soit son talent et sa volonté, le premier est grand et la deuxième forte, il ne pût empêcher le destin du Grand Journal de s’accomplir.

L’instrument de ce dernier s’appelle Vincent Bolloré. Bon. Ce fut pour le moins inattendu, et même d’une certaine manière mal maîtrisée puisque la première balle a atteint les Guignols, tout de même une pièce importante du patrimoine national, avant que finalement la salve ne terrasse le Grand Journal.

Nous savons aujourd’hui que l’émission sera remplacée par une autre dont les contours demeurent mystérieux, et qu’elle sera présentée par Maitena Biraben, jeune femme vive et rayonnante. Peut être après tout s’agira-t-il de remplacer le Grand Journal par le Grand Journal. Des farces comme celle là sont coutumières dans la vie des hommes. Nous verrons bien et il faut souhaiter le succès à ceux qui se lanceront dans cette aventure.

La page est tournée. Je ne peux me défaire d’une certaine tristesse en pensant à ce temps qui est passé et qui ne reviendra pas. J’éprouve aussi une forme légère de colère à la constatation de la victoire de ceux qui ont fabriqué leur beurre gras sur la dénonciation de ce que représentait le Grand Journal.

Mais ces sentiments moroses sont balayés par la force et la gaieté des souvenirs que j’ai emmagasinés tout au long de ces années, et par les leçons diverses aussi, d’humanité comme de journalisme, que j’ai prises au contact de tous ces gens que j’ai aimé. Oui, le Grand Journal est mort. Mais il continue à vivre là où nul ne pourra l’atteindre, ma tête et mon cœur, formidable cadeau pour lequel je veux remercier Renaud, Michel, Laurent et les autres.

http://jeanmichelaphatie.com/2015/07/22 … -jai-aime/

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

181

Re: Le fil des articles tout pourris

Qu'on soit pour ou contre l'euthanasie, pour ou contre le maintien en vie de Vincent Lambert (pour ma part, je ne parviens pas à me faire un avis définitif), il faut reconnaître que l'article (enfin, la bouse) de Laurent Mouchard est bien pourri à force de malhonnêteté intellectuelle et de stupidité. Comparer la fraternité Saint-Pie X à l’intégrisme musulman, comme si les cathos tradis étaient assimilables aux barbus qu'on peut trouver en Arabie saoudite, voire en Syrie, il fallait le faire... Son dernier paragraphe est à ce titre éloquent.

Libération a écrit:

Affaire Lambert : la menace intégriste

L’intégrisme l’emportera-t-il sur la loi française ? On se gardera ici de vouloir influencer la décision que doivent prendre les médecins du CHU de Reims sur le cas de Vincent Lambert. On rappellera, à ce stade, que l’arrêt des soins, s’il était finalement choisi par la communauté médicale, respecterait la loi Leonetti, comme en a décidé le Conseil d’Etat, et serait conforme à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, qui s’est prononcée sur ce point à une nette majorité. Mais en lisant entre les lignes le communiqué des médecins annonçant leur volonté de surseoir, on voit bien qu’il s’agit de toute autre chose. Ces praticiens, dont la probité et le dévouement sont largement reconnus, estiment que les conditions de «sérénité» et de «sécurité» nécessaires à un choix libre ne sont pas réunies. Parlons clair : ils font allusion aux menaces physiques proférées par un certain nombre de militants extrémistes à leur encontre. La femme de Vincent Lambert, Marie, parle carrément de «terrorisme». De quels extrémistes parle-t-on ? Les parents de Vincent Lambert sont liés à la fraternité Saint-Pie-X, secte catholique d’extrême droite dont le Vatican, en dépit de certaines tentatives de négociations, a toujours déclaré l’illégitimité. Ainsi, c’est une phalange intégriste qui a réussi, par la menace, à faire dévier la procédure légale. Elle n’a rien à envier aux groupes équivalents dans les autres religions, par exemple les intégristes musulmans.

On est prompt à brandir la laïcité pour dénoncer certaines pratiques extrêmes de l’islam (et souvent, en fait, pour mettre en cause l’islam dans son ensemble). Voilà un cas où l’intégrisme d’origine chrétienne a réussi, par une forme de terrorisme verbal, à piétiner les principes laïcs. Cette atteinte à la République mérite, pour le moins, une égale dénonciation.
Par laurent joffrin Directeur de la rédaction @Laurent_Joffrin

http://www.liberation.fr/societe/2015/0 … te_1352812

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

182

Re: Le fil des articles tout pourris

Le Monde, par le truchement d'Ariane Crétin, s'offusque et pleurniche quand quelqu'un (de la trempe de Houellebecq) ose lui dire en face que c'est un gros torchon.

Le Monde a écrit:

Michel Houellebecq : « Je refuse de vous parler »

On voulait raconter l’univers d’un écrivain, on se retrouve devant un secret-défense. Furieux que Le Monde engage, cet été, une série d’articles dont il n’a pas l’initiative, Michel Houellebecq nous a répondu, le 26 juin : « Je refuse de vous parler et je demande aux gens que je connais d’adopter la même attitude. »

En copie de son mail, le Tout-Paris, des philosophes Bernard-Henri Lévy et Michel Onfray en passant par l’écrivain Frédéric Beigbeder. Consigne leur est donnée, si Le Monde persévérait dans son entreprise, de ne pas hésiter à « porter plainte au civil » : « La procédure judiciaire est finalement simple, et plutôt lucrative. » Et d’ajouter qu’il a décidé de se confier au Figaro Magazine (hebdomadaire que, dans son livre avec BHL, Ennemis publics, il n’hésitait pas pourtant à traiter aimablement de « torchon »),« demand[ant] aux gens qu’[il] connaît de faire le même choix ».

Ce n’est pas la première fois que Michel Houellebecq tente d’intimider la presse. En 2005, un journaliste passé par l’AFP puis par Le Point (et aujourd’hui à L’Obs), Denis Demonpion, demande à s’entretenir avec l’écrivain. Il veut écrire sa biographie. Tout est fait pour l’en dissuader. Raphaël Sorin, qui édite alors Houellebecq, propose au journaliste d’« insérer les remarques » de son auteur, « après lecture, en appels de notes », comme l’avaient fait, explique-t-il avec Houellebecq au futur biographe, Malraux ou Schopenhauer. Refus du journaliste. « Les entretiens sont pour moi un exercice très décevant, plaide Houellebecq par mail, en vain. J’ai l’impression que ce que je dis n’a aucun intérêt. » Puis Houellebecq écrit au reporter pour lui faire croire qu’il va publier son autobiographie avant la sortie de sa « bio ».

Ses désirs sont des ordres

Houellebecq non autorisé paraît en 2005 chez Maren Sell (une édition augmentée est en cours d’écriture). Denis Demonpion a mis la main sur l’acte d’état civil de l’écrivain, qui s’était rajeuni de deux ans, et a « retrouvé » sa mère, que son fils disait morte (elle s’est éteinte le 7 mai 2010). Evidemment, un homme de l’imaginaire a le droit de mentir : de Nietzsche à Céline, c’est presque une spécialité. Mais Houellebecq devient comme fou. Il bannit de sa vie ceux qui ont raconté leurs souvenirs, tel l’écrivain Dominique Noguez, pourtant l’un de ses alliés les plus dévoués. « Je regrette (…) de ne pas avoir (…) tenté sur l’auteur de la biographie un peu d’intimidation physique », confiera, en 2008, Houellebecq à BHL. Depuis, l’ouvrage est régulièrement cité par les universitaires et dans les actes de colloques consacrés à l’écrivain, auxquels il assiste carnet à la main, au premier rang.

« Je me souviens que, lorsque le livre était paru, Michel avait été finalement soulagé, comme si son vrai secret n’avait pas été percé », raconte aujourd’hui l’éditeur Raphaël Sorin. « Il y a à l’évidence plusieurs points sensibles dans sa vie, sourit Maren Sell, l’éditrice de Houellebecq non autorisé, mais j’ai constaté que cet homme crée autour de lui des climats de dépendance, positive ou négative. » Ses désirs sont des ordres. « Si je vous parle, je perds mon job… », explique-t-on chez Flammarion. Teresa Cremisi, son éditrice ad vitam aeternam, comme le puissant agent de l’écrivain, François Samuelson, prennent des airs désolés : « Il peut [vous] quitter à jamais pour une ombre au tableau… » « Pour ne pas mettre en danger la santé de Michel », son ancienne compagne Marie-Pierre Gauthier est contrainte de décommander le deuxième rendez-vous. Le réalisateur de l’épatant Enlèvement de Michel Houellebecq, Guillaume Nicloux, annule l’entretien prévu d’un texto : « Que ne ferait-on pas pour un ami… » Jusqu’à ces universitaires qui s’exécutent, « navrés ». Une vraie scène de… Soumission.

Par Ariane Chemin

http://www.lemonde.fr/festival/article/ … 15198.html

C'est d'ailleurs le branle-bas de combat : http://www.ozap.com/actu/le-monde-juge- … ecq/474960

Mais pour mémoire, voici ce que cette feuille de chou baveuse et multi-subventionnée disait, par la voix de l'ignoble Birnbaum, du dernier roman de Houellebecq : https://www.dailymotion.com/video/x2e6q … volte_news

Last edited by FDL (18-08-2015 09:46:11)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

183

Re: Le fil des articles tout pourris

Est-il possible d’être à ce point à côté de la plaque ? D'ailleurs, le fait que Boniface ne parle pas une seule fois de la Syrie est révélateur. 

L'Obs a écrit:

Attentats de Charlie, Ukraine, Grèce... Le bon bilan diplomatique de François Hollande

Par Pascal Boniface
Directeur de l'IRIS

LE PLUS. À environ deux ans de la prochaine élection présidentielle, le bilan de François Hollande est mitigé. Ses politiques économiques et sociales ne sont pas convaincantes. Il y a pourtant un domaine dans lequel il obtient de bons résultats : les relations diplomatiques. Intervention au Mali, crise ukrainienne ou Grexit, ce qu'il faut retenir avec Pascal Boniface, directeur à l'IRIS.

Alors que va s’ouvrir le 24 août la désormais traditionnelle "Semaine des ambassadeurs", quel bilan tirer de l’action diplomatique de François Hollande depuis 2012 ?

Les relations diplomatiques sont plus tranquilles

Si les résultats positifs en matière économique et sociale sont encore loin d’être visibles, l’action extérieure semble satisfaire les Français.

Les sondages montrent que s’ils sont mécontents sur le premier point, ils accordent un satisfecit à l’exécutif pour le second. Les Français ont apprécié l’attitude du président après les attentats des 7 et 9 janvier. Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Jean-Yves Le Drian (Défense) sont d’ailleurs les plus populaires des ministres.

C’est une maigre consolation pour François Hollande car c’est avant tout sur les questions économiques et sociales que se jouera son éventuelle réélection de 2017.

Mais François Hollande a tout de même décrispé, avec un certain nombre de pays, les relations bilatérales qui s’étaient dégradées lors du quinquennat précédent. L’énergie et le sens de la formule de Nicolas Sarkozy avaient parfois créé une crispation. La relation est plus tranquille avec nos partenaires européens. Les malentendus parfois graves que l’on a pu avoir avec le Japon, la Chine, l’Inde, la Turquie, le Brésil, l’Algérie ou encore le Mexique ont été dissipés.

Le succès de l'intervention au Mali

L’intervention militaire au Mali constituera un acte majeur du quinquennat. Certes la situation est encore fragile, mais il faut se demander ce qui se serait passé en cas d’inaction française. Les djihadistes auraient tout simplement pris Bamako. L’équivalent d’un État islamique en Afrique aurait été créé.

Au-delà du pire qui a été évité, ce sont les modalités de l’intervention qui doivent rester en mémoire : réactivité dans la décision (alors que l’on accuse Hollande de procrastination), intervention faite à la demande des autorités nationales avec le soutien de la population, recherche d’un soutien international aussi bien régional qu’à l’ONU, et surtout (ce qui n’a pas été fait en Libye) réflexion sur le jour d’après.

L’intervention militaire doit toujours se faire dans la recherche d’une solution politique. On peut également penser, même si la situation reste fragile, que l’on a probablement évité un génocide en République centrafricaine.

Une crise ukrainienne bien gérée

L’action de la France face à la crise ukrainienne a également été positive. Des sanctions ont été prises contre Moscou (pour préserver un consensus européen), mais il n y a pas eu suivisme des Américains. Le contact a été conservé. Malgré les critiques, François Hollande a maintenu l’invitation de Poutine aux cérémonies anniversaire du débarquement en Normandie. Il s'est rendu à Moscou pour le voir en décembre 2014.

Tout ceci a pu déboucher sur des accords de Minsk en février, grâce au couple franco-allemand. Là encore, il demeure une très grande fragilité de la situation. Mais la solution diplomatique (la plus mauvaise à l’exception de toutes les autres) a prévalu au détriment de celle consistant à mettre de l’huile sur le feu en livrant de façon inconsidérée des armes à l’Ukraine.

Hollande ne voit pas la politique dans sa globalité

De même, alors que plus grand monde ne croyait possible d’éviter le Grexit, l’intervention de la France a été décisive pour trouver une solution de compromis acceptable par Berlin et Athènes.

Tant sur le dossier ukrainien que sur le grec, les reproches de prudence et de manque d’énergie adressés à François Hollande ont été pris à contrepied. Il n’a jamais été dans les déclarations spectaculaires, satisfaisantes pour les médias ou une partie du public.

La recherche du consensus et un sens de la synthèse, certainement travaillé dans sa vie politique antérieure, lui ont permis de trouver un point d’équilibre. Il y a manifestement une méthode Hollande privilégiant la patience et la discrétion.

L’accord trouvé sur le nucléaire iranien est à mettre au crédit de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères et du développement international, que certains accusaient de néo-conservatisme. Le fait de durcir les conditions n’a pas empêché de trouver un accord, mais l’a rendu beaucoup plus solide et plus opposable à ceux qui voulaient privilégier une solution militaire.

Il est peu probable que, dans son discours du 25 août devant les ambassadeurs, François Hollande livre une vision globale du monde. Il est avant tout pragmatique et n’aime pas être enfermé dans un cadre conceptuel – pour lequel Fabius a plus de goût.

Dans ses trois derniers discours, il avait ainsi plutôt abordé les questions diplomatiques sujet par sujet. Il peut considérer que cela ne l’empêche pas d’être efficace. Ce n’est pas faux. On peut néanmoins regretter que cela suscite une moins grande adhésion à notre politique au-delà de nos frontières. L’image de la France à l’étranger, c’est aussi cette capacité dont nous sommes crédités à pouvoir penser de façon globale.

http://leplus.nouvelobs.com/contributio … lande.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

184

Re: Le fil des articles tout pourris

Je devrais mettre l'intégralité des articles de ce torchon poisseux de Slate dans ce thread mais cet article-là atteint des sommets. Le titre : Les humains devraient avoir le droit d'épouser des robots.

Savourez : http://www.slate.fr/story/106143/humain … ser-robots

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

185

Re: Le fil des articles tout pourris

Article raciste bien pourri d'un obsédé de la couleur de peau, enseignant à Scpo (et oui, comme quoi... Remarquez, même un bovin retardé comme Thomas Guénolé y enseigne, donc bon). Si ça se trouve, c'est Antifaf.

Le Huffington Post a écrit:

Samir Hammal
Enseignant à Sciences Po en institutions politiques et créateur d'un cours sur "les habits du pouvoir"

La rentrée des classes très politiquement incorrecte des marques françaises de vêtements pour enfants

ECONOMIE - Jacadi, la marque de vêtement pour enfant française se paye une campagne de rentrée fracassante. Acteur star? Mannequin célèbre? Non rien de tout cela. Juste une ribambelle d'enfants blonds. Des enfants "made in France" avec appellation d'origine contrôlée. Il ne manquait plus que le label sur la photo et la mention certifiée "origine française".

Vision idéalisée de la France, cette campagne aurait presque pu s'intituler "de nos ancêtres les gaulois à nos enfants les gaulois". Ironie du sort (on se demande si tout le service communication et marketing était en vacances), la campagne de pub s'intitule "une rentrée en couleurs". Ce n'est visiblement pas le cas chez Jacadi.

C'est dans une vitrine d'une boutique du 16e arrondissement que j'ai pu l'admirer, le fameux arrondissement traditionnellement catho aristo alors que pourtant, paradoxalement il compte de nombreuses populations séfarade, libanaise et d'Afrique du nord et est beaucoup plus coloré qu'on ne le croit.

Soit, mais qu'est-ce que symbolise cette campagne? Elle promeut une vision de l'enfance des élites françaises, préservées des métissages. C'est une campagne très WASP (white anglo-saxon protestant). Pourtant, même les Américains n'auraient pas osé. Rompus au politiquement correct, les services marketing des marques américaines savent qu'il ne faut pas rigoler avec les minorités ethniques ou sexuelles. Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger n'oublient jamais de mettre un mannequin noir dans leurs campagnes de pub.

Pour être sûr, je suis quand même allé voir sur le site. Là encore "l'enfant", c'est une tête blonde aux yeux bleus. Et je ne résiste pas à citer le site lui-même qui note à propos de la marque: "Renouveler et transmettre aux jeunes générations partout dans le monde le patrimoine authentique et intemporel de la mode enfantine de tradition française. Jacadi est la marque ambassadrice du haut de gamme de la mode enfantine. Cette renommée est le fruit d'un engagement fort sur la qualité". On parle de viande? Non bien sûr, on parle de nos enfants (j'en ai pas mais bon "si Dieu veut un jour" comme dit Serge Benamou dans La Vérité si je mens). Des enfants au "patrimoine authentique", de "tradition française", autrement dit génétiquement purs. Qui se souvient encore de la réponse mythique de Jean Claude Duss (célibataire maladroit interprété par Michel Blanc) à Christiane (Dominique Lavanant) qui confie sur la plage à propos des hommes: "je vais vous paraître un peu vieux jeu, mais j'les aime grands, exagérément musclés et surtout les cheveux blonds et en brosse", et Michel Blanc de répondre: "Eh ouais, le nazi quoi !". Je sais, j'appuie là où ça fait mal. Mais c'est aussi le rôle de l'enseignant.

Et c'est là que le social percute l'ethnique, car la marque se positionne sur un créneau "haut de gamme". Dès lors comment ne pas intégrer qu'inconsciemment, les enfants blonds seraient "haut de gamme". Pour que mon analyse colle à l'esprit bien "scientifique", j'ai souhaité faire une comparaison avec les sites des autres marques de vêtements pour enfants: Cyrillus, Tartine et chocolat, Bonpoint, Du pareil au même, Gap kids et Zara kids. Qu'est-ce qu'il en ressort? Grosso modo, les marques positionnées sur le haut de gamme n'utilisent quasiment aucun enfant métissé (on aperçoit quand même une petite fille avec des yeux bridés sur une photo de la marque Tartine et chocolat).

Dans la campagne "la tribu rentre en classe" de la marque Cyrillus, là encore, on trouve une vision idéalisée de la famille française avec des parents bien blancs et deux garçons d'une blondeur assez rare il faut bien l'avouer, sauf peut-être dans les pays nordiques! Les marques plus accessibles, elles, affichent des gamins plus colorés. Question de ciblage marketing? Du pareil au même ose ainsi la petite métisse, mais attention: elle est métisse certes, mais ses cheveux tirent sur le blond et elle a les yeux clairs. Incroyable. Zara kids, une marque pourtant très internationale, utilise dans sa campagne 2015 "back to school", des enfants très légèrement métissés. En clair (sans mauvais jeu de mots), la marque affiche une petite aux yeux finement bridés et une petite à la peau caramel et aux cheveux étonnement lisses. Pour cette dernière, on dirait qu'ils ont un peu forcé sur l'autobronzant. Heureusement Gap kids, marque américaine (CQFD), utilise des enfants noirs et asiatiques dans la plus pure tradition de Benetton. Chapeau.

Tout ça pour dire qu'en France le tabou n'a pas encore sauté. Les marques utilisent très rarement des enfants noirs (vraiment noirs) et encore moins des enfants d'origine arabe qui renverraient immédiatement à une population à laquelle les marques ne souhaiteraient pas forcément associer leur image. Ce sont des schémas dont il est très dur de s'affranchir. Pardon de faire du Eric Zemmour dans le texte, mais je ne blesserai personne en disant que la propension d'enfants d'origine arabe et noire est beaucoup plus importante dans les écoles de banlieues que dans celles du 7e arrondissement.

En fait, les marques françaises perpétuent et entérinent une vision de l'enfant idéal correspondant parfaitement à l'adage "nos chères petites têtes blondes". Des enfants dont la blondeur serait la garantie de leur innocence. Le blond n'est-il d'ailleurs pas la couleur de l'enfance? Je précise que j'étais blond enfant, afin de dissiper tout malentendu sur un éventuel racisme anti blond.

Mais le drame de cette vision "jacadienne" de l'enfant, c'est qu'inconsciemment les enseignants (dont je fais partie) peuvent l'intégrer et la reproduire... On pardonnera plus facilement les bêtises des petites têtes blondes, elles sont si mignonnes ! Ben voyons. Enfants métissés vous êtes priés d'aller chez Benetton.

Dans un sketch d'anthologie, intitulé "le blond" l'humoriste Gad Elmaleh dénonçait avec ironie la "perfectitude" (la perfection) du blond, sans doute traumatisé lui aussi par la "race aryenne", qui en vérité désigne une population indo-européenne.

En voyant les campagnes des marques françaises je ne peux évidemment que penser au contexte actuel. Ces affiches de pub ont heurté ma rétine au moment où l'Europe et la France se métissent (on peut être contre comme on peut être pour, je ne fais que décoder le réel en proposant une analyse).

Tous les soirs au 20h, de l'Allemagne à la Finlande en passant par la France je vois des enfants syriens, irakiens, kurdes... enfants qui vont "repeupler nos campagnes", nous explique-t-on et par voie de conséquence colorer nos cours de de recréation. Donc forcément quand Jacadi a dit "tous blonds" ça va être compliqué ou alors il va falloir que le ministère de l'Education nationale commande beaucoup, beaucoup de teinture.

http://www.huffingtonpost.fr/samir-hamm … 08992.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

186

Re: Le fil des articles tout pourris

Allez, une piqûre de rappel, parce que ça faisait longtemps : un petit article tout pourri et bien méprisant de Bruno. Fautes d'orthographe incluses.
Ce qui est assez frappant, c'est que pour disqualifier quelqu'un automatiquement, il suffit de dire que ses propos relèvent du café du commerce... ou qu'il vote FN. Et hop ! Par magie, plus de contradicteur.

Challenges a écrit:

Onfray humilie Moix: l'inquiétant triomphe du populisme de bistrot
Bruno Roger-Petit

L'emblématique joute entre Yann Moix et Michel Onfray a pour vertu de démontrer que la vie intellectuelle française incarnée par ce dernier se résume à un inquiétant populisme de bistrot. Est-ce grave?

C’est entendu, Michel Onfray a rossé Yann Moix à la télévision. Et alors? L’époque est contente, qui a eu ce samedi soir, sur France 2, dans "On n’est pas couché", son shoot de moment de télévision où il se passe quelque chose. Un intellectuel en rosse un autre, sous les applaudissements. Et le lendemain, c’est le président de l’OL, Jean-Michel Aulas, qui rosse le président de l’OM, Vincent Labrune, en le traitant de "guignol" suite aux événements qui ont failli mal tourné durant le match opposant leurs deux équipes. Un buzz chasse l’autre.

Moix/Onfray, puisqu’on ne parle que de cela, c’est le Aulas/Labrune des intellectuels. Un spectacle qui dit une époque où tout se vaut et tout se vautre dans la violence symbolique à la télévision.

On peut sourire du duel Onfray/Moix. On peut aussi considérer que c’est grave. Michel Onfray a su s’installer au centre du débat public en usant des mêmes méthodes que Robert Ménard ou Eric Zemmour. Trangression et réaction sont les deux mamelles du phénomène Onfray. Le créateur de l’université populaire de Caen use de la même méthode que ses petits camarades en populisme. Générer des débats clivants en s’en prenant à la morale commune républicaine dans le but d’alimenter une machine médiatique, elle-même génératrice d’un business florissant en librairie. Dans une France qui a besoin de haïr tout ce qui s’apparente, de près ou de loin, à "l’élite", à l’instar de Zemmour ou Polony, Ménard ou Valeurs actuelles, Onfray offre à la meute de quoi se rassasier.
Le système Onfray mis à nu

Face à Yann Moix, Michel Onfray n’a pas eu à forcer son talent pour s’imposer. Le chroniqueur de Laurent Ruquier, qui ne maitrise par l’outil de communication qu’est la télévision, l’y a bien aidé.

Regardons encore Yann Moix partir à l’assaut de Michel Onfray.  Introduction interminable et incompréhensible. Questions opaques et floues. Formules illisibles pour le téléspectateur. "Vous êtes dans le consentement meurtrier" lance Moix sans préciser à quoi cela fait référence. Ou bien encore, cette attaque, qui se veut décisive et va faire pschitt : "Ce que vous appelez la pensée, c'est vous opposer aux autres, être contre ce qui se fait. Mais en étant contre tout, vous ne faites qu'être pour, à l'envers." A minuit, un samedi soir, Moix parle aux téléspectateurs du divertissement de Laurent Ruquier comme s’il donnait une conférence au Collège de France.

Convenons cependant que Moix a tenté de placer, malgré le contexte, le débat sur le plan intellectuel. Et que son honnêteté l’a perdu. En cela, ce moment de télévision est une leçon. Parce qu’il met à nu le système Onfray, ses mécaniques et ses ressorts. Et qu’à la vue de ce spectacle, il y a de quoi être épouvanté.

Jamais Onfray ne répond à Moix sur le plan intellectuel. La question fondatrice du chroniqueur va demeurer sans réponse. En huit minutes, le philosophe favori du FN (contre son gré dit-il) va se contenter d’asséner attaque personnelle sur attaque personnelle.
"La pensée, ce n'est pas fait pour vous"

"Je vais répondre à votre délire" commence Onfray qui enchaîne : "Le peuple, c'est pas vous, parce que vous exercez le pouvoir. Votre place, on me l'a proposée et j'ai dit non. Le peuple, c'est celui qui s'en prend plein la figure tous les jours". Et cela continue : "Vos arguments sont fabriqués rue des Saint-Pères chez Grasset, où nous nous sommes rencontrés". Et encore : "J'ai dit que vous étiez un excellent romancier, ce que je crois toujours. Mais vous vous essayez à la pensée. C'est pas fait pour vous". Et pour finir, le coup de grâce : "Avec la vie mondaine que vous vivez à Paris, vous n’avez plus le temps de lire".

On admire Onfray, la bête de télévision qui, en quelques piques, érige Yann Moix en incarnation suprême de l’élite germano-pratine déconnectée du vrai peuple, croulant sous ses privilèges, insensible aux souffrances des classes populaires, ce monde que Michel Onfray, lui, a su rejeter en refusant cette même place de chroniqueur télé que Moix occupe aujourd’hui grâce à lui.

En quelques minutes, Yann Moix est télévisuellement balayé, qui commet au surplus l’erreur à ne pas commettre. A chaque saillie d’Onfray, il lui coupe la parole, ne réalisant pas qu’il rend service à son interlocuteur. Ce dernier peut alors prendre la pose de la victime, et préparer la prochaine pique. Tragique naufrage de l’honnête homme face au communicant. Ne pas maîtriser la télévision, cela se paie. Si Moix veut durer à ONPC, il lui faut un média-training d’urgence.

Un beauf de gauche

Cela étant, à son insu, Moix a pour vertu de révéler la quintessence de la pensée Onfray, qui se réduit finalement à n’être que le populisme de l’air du temps déguisé en souverainisme. Onfray ne pense pas l’époque, il se contente de la réfléchir. A l’exemple de Zemmour ou Marine Le Pen, il se fait le miroir des rancœurs françaises, sans jamais porter au-delà la réflexion. Onfray décrète et rabâche, comme ses petits camarades populo-nationalistes, le haro sur "l’élite cosmopolite européiste boboïsante et bien-pensante", coupable d’avoir abandonné le peuple.

Sur le plateau d’ONPC, Onfray montre qu’il est un beauf sur-éduqué, mais rien de plus. Un beauf de gauche, qui appartient à cette partie de la gauche qui, dans le fond, n’aime la gauche que dans l’opposition. La gauche pure et sans tache. La gauche vierge de tout compromis. La gauche qui ne trahira jamais le peuple puisqu’elle se défie de l’exercice de tout pouvoir, nécessairement corrupteur. La gauche pucelle, mais tellement belle, la gauche rosière qui garde intacte son capital prolétaire.

Onfray n’est pas plus souverainiste que tous les populistes et nationalistes qui, aujourd’hui en France, tentent ainsi de déguiser leur virage à droite toute. Onfray est de cette gauche diagnostiquée par le romancier Jean-Philippe Domecq dans une tribune remarquable publiée par Le Monde, cette gauche dont l’électorat est surtout "occupé à débattre des multiples versions du mieux, se disperse et, s’il le faut, se déchire".

Le Onfray d’ONPC est raccord avec le Onfray que l’on pouvait lire dans Le Monde de ce dimanche, tenant effectivement ce que Moix a eu raison de qualifier de "pensée de bistrot" : "Marine Le Pen n’est pas plus ma tasse de thé que Hollande ou Mélenchon, Sarkozy ou Bayrou. Qu’ils s’en aillent tous comme dirait l’autre. Je suis devenu et resterai abstentionniste". L’apport intellectuel d’Onfray consiste donc à répéter, dans une tribune publiée par Le Monde, ce que des millions de Français disent, depuis cent ans, accoudés à tous les comptoirs de France : "Tous les mêmes, tous pourris".

Onfray, c’est un formidable discours pour amateurs de Gitane maïs et Pastis 51. C’est un genre, mais est-ce une pensée?

http://www.challenges.fr/politique/2015 … strot.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

187

Re: Le fil des articles tout pourris

Vous vous souvenez de ces deux clampins demeurés, Édouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie, qui avaient lancé une fatwa contre Marcel Gauchet sous prétexte qu'il n'avait pas l'heur de leur plaire ? Si ce n'est pas le cas, c'est normal, tout le monde les avait oubliés. Pour nous rappeler qu'ils existent, ils nous font donc une petite piqûre de rappel en pondant un manifeste (lol) dans lequel ils fustigent notre société nauséabonde, rance et qui rappelle les heures les plus sombres (on connaît le topo). Ils regrettent également que les débats tournent autour de thèmes qu'ils récusent (identité nationale, peuple, souveraineté etc.) alors qu'ils souhaiteraient débattre de thèmes d'actualité tels que la lutte des classes ou la domination. Ils se désolent enfin du silence de ceux qu'ils appellent de vrais intellectuels, sans les nommer (sans doute Joffrin-Mouchard, Guénolé, Attila, BHL...).
Pour y répondre, ils avancent quatre solutions qui décoiffent :
1) Refuser les débats qui ne leur plaisent pas, leur opposer un silence méprisant, dénier à autrui le droit d'avoir des idées différentes.
2) Ne pas avoir peur de désigner, non plus le contradicteur, mais l'ennemi sous les vocables de menteur et de fasciste. Pour cela, il faudra bien sûr dresser des listes des moutons noirs (c'est toujours bon signe, quand on dresse des listes).
3) Livrer ces moutons noirs à la vindicte populaire, les humilier (par les insultes, sans doute) et surtout ne pas débattre avec eux car cela pourrait être toxique.
4) Les empêcher de s'exprimer. Pour ce faire, occuper tout l'espace médiatique. Un certificat de conformité à la pensée juste et bonne devrait pouvoir préalablement être conféré à toute personne souhaitant s’exprimer publiquement. En d’autres termes, il faudrait inviter plus souvent Édouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie à la télé. 

C'était vraiment très intéressant. Le pire, c'est que je ne caricature même pas.

Mediapart a écrit:

Manifeste pour une contre-offensive intellectuelle et politique

26 septembre 2015 |  Par Geoffroy de Lagasnerie

Edouard Louis et moi-même publions, dans Le Monde daté du 27-28 septembre 2015, un texte qui appelle à une contre-offensive intellectuelle et politique et pose quelques principes nécessaires à celle-ci.  Voici notre manifeste dans son intégralité.

Manifeste pour une contre-offensive intellectuelle et politique.

Il y a quelques mois, nous pensions : « Notre génération vit dans le chaos et le cauchemar. Nous avons atteint le pire ». Aujourd’hui la situation se dégrade encore.

Il y a eu,
les images de dizaines de milliers de migrants fuyant la guerre, la destruction et la misère, et qui ne trouvent pas dans l’Europe un lieu de protection et d’accueil, un espace d’hospitalité mais des pays qui hésitent, qui trient, qui envoient leur police, créent des camps, ferment les frontières.

Il y a eu
La désolation avec laquelle nous avons assisté cet été à la gestion de la situation en Grèce, la brutalité avec laquelle les institutions européennes ont imposé l’austérité à un pays déjà ravagé par la pauvreté, l'euro se révélant être un instrument rendant impossible toute politique alternative en Europe au mépris des choix démocratiques.

Il y a
le spectacle désolant de la gauche socialiste au pouvoir en France, dont on se demande ce qui la rattache encore à la gauche, le dégout qu’inspire l’axe Macron-Valls, qui ne parle que le langage de l’ordre, de la régression sociale, et l’incrédulité qui en découle : comment la gauche a-t-elle pu en arriver là ? Comment, par exemple, la France a-t-elle pu devenir pour les migrants non pas un point d’arrivée mais un lieu qu’il faut fuir ?

Et il y a enfin cette circulation sans cesse accrue, dans l’espace public, de discours toujours plus proches de ceux de l’extrême droite, et qui souvent les précèdent, les alimentent objectivement au point qu’elle s'en réclame et s’en inspire. De plus en plus bruyamment, des idéologues mènent une offensive pour imposer les pulsions les plus mauvaises dans l’espace public, populisme, islamophobie, misogynie, xénophobie, homophobie, antisémitisme ou racisme, criant à la censure dès qu’ils sont critiqués et nommés comme ils doivent l’être (« on n’a plus le droit de rien dire ! »).

Face à ces dynamiques politico-intellectuelles massives, une humeur générale s’installe. Il ne serait pas exagéré de dire qu’ils sont nombreux ceux qui, aujourd’hui, vivent leur vie sur le mode du désarroi et de la tristesse. Faire l’expérience de la politique, pour la plupart d’entre nous, désormais, c’est faire l’expérience de l’impuissance.
Combien de personnes, dans le cadre de rencontres, de colloques, nous ont fait part, souvent envahis par l’émotion, à la fois d’un sentiment de colère et d’une incapacité à agir et à s’exprimer. Comme si les structures politiques et démocratiques contemporaines fabriquaient de la dépossession, de l’impossibilité à intervenir.
Que faire? comment parler? Que dire? Comment dire autre chose que des choses convenues, etc.?


Archéologie du silence


Depuis quelques semaines, deux débats sont trop souvent posés séparément : celui de la proximité manifeste de plus en plus grande d’un certain nombres d’essayistes et d’écrivains avec les thèses de l’extrême droite d'une part, et, d’autre part, celui du silence des intellectuels sur les problèmes politiques. Mais comment ne pas voir que tout cela forme une seule et même configuration. Et si nous devions faire une archéologie de ce silence, nous y verrions trois raisons :
1/ Il existe aujourd'hui une fascination pour l'extrême droite : il suffit comme Houellebecq de publier un livre grossièrement islamophobe pour faire la une des journaux. Cette aimantation d’une grande partie de l’espace médiatico-intellectuel autour de problématiques nauséabondes conduit nombre d’entre nous à ne plus se reconnaitre dans les termes prescrits, et donc à fuir l’espace public. Le silence des intellectuels c'est aussi le désarroi devant cette situation.
2/ La raréfaction de la parole critique s’explique aussi par les campagnes de diffamation dont les grandes figures intellectuelles ont été l’objet depuis les années 1980. Le monde littéraire et intellectuel tel qu’il est constitué aujourd’hui est un produit de l’injure : ce climat d’insulte a fini par décourager et museler les énergies dissidentes.
3/ Enfin, il y a une responsabilité des logiques internes aux champs littéraires ou savants. Les écrivains, les sociologues, les philosophes, n’osent pas s’engager ; pour les uns, intervenir constituerait une atteinte à la pureté de la littérature; pour les autres, ce serait rendre douteuse la validité du savoir qu’ils produisent. Une injonction de dépolitisation règne dans les champs littéraires et savants (l'amour-des-mots, la recherche pour elle même,etc ). La politique est constituée comme un risque, un stigmate - quand c’est le désengagement qui devrait plutôt être vu comme un problème.

Mais on ne peut pas se contenter de déplorer la situation sans s’interroger sur les moyens de créer des structures nouvelles. D'ailleurs, tout espoir n’est pas perdu : les Gauchet, Onfray, Finkielkraut, Debray, s’acharnent à dénier ce qu’ils sont, à mentir. La gauche continue de dominer symboliquement. En France, « intellectuel de droite » reste un oxymore, mieux : une impossibilité. Et on ne peut que s’en réjouir.


Principes

Si l’on veut redéfinir et transformer la scène intellectuelle et politique, il est urgent d’adopter quelques principes éthiques pour la pensée et l’action:


1. principe de refus : fuir les débats imposés, refuser de constituer certains idéologues comme des interlocuteurs, certains thèmes comme discutables, certains problèmes comme pertinents. Ces thèmes rendent la confrontation d’idées impossible, les évacuer est la condition du débat. Au mythe de l’espace public comme lieu unifié de délibération, il faut opposer l’idée selon laquelle il y a des problématiques incompatibles entre elles. Ils ne parlent que de nation, de peuple, de souveraineté ou d’identité nationale, de désagrégation. Nous voulons parler de classes, d’exploitation, de violence, de répression, de domination, d’intersectionalité. Voilà les deux scènes possibles, et irréductibles l’une à l’autre. De ce point de vue, combattre ce qui prétend à l’hégémonie discursive aujourd’hui, c’est parfois se taire plutôt qu’être complices.
2. principe de nomination : nommer les individus tels qu’ils sont, ne plus ratifier leurs tentatives de falsification, ne pas accepter de présenter comme des opinions sujettes au débat, ce que l’on sait, par la connaissance, être faux. Les prétendues menaces que feraient peser les migrants sur l’unité de la France ou de l’Europe, les risques de la théorie du genre, ne sont pas des sujets de discussions, ce sont des insultes et des mensonge.
3. principe de redistribution de la honte : transformer la scène, c’est changer l'espace du dicible. Le "silence des intellectuels", au fond, n’est pas le problème. Le problème, c’est qui parle et qui se tait. Il y a des individus dont on préférerait qu’ils se taisent, non par la force, comme on ne manquera pas de nous en accuser, mais, au contraire, en leur faisant comprendre que leurs discours ne méritent rien d’autre que le mépris. Les idéologues de l’extrême droite peuvent bien penser ce qu’ils veulent, l’essentiel est qu’ils n’osent plus le dire sans encourir le discrédit. « La civilisation des moeurs » dont parle Norbert Elias, ce n’est pas la disparition totale des pensées les plus laides, c’est une société où ceux qui voudraient les formuler soient amenés à contrôler leurs pulsions.
4. principe d'intervention : le plus souvent possible, intervenir, occuper l’espace. Bref, faire vivre la gauche.


Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis

http://blogs.mediapart.fr/blog/geoffroy … -politique

Last edited by FDL (28-09-2015 08:10:33)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

188

Re: Le fil des articles tout pourris

Il abuse, le Goupil. Il n'a même pas parlé des heures les plus sombres. Heureusement que nous avons rance et moisi, ça sauve l'honneur.

Le Monde a écrit:

Sortir du cauchemar français, par Romain Goupil

J’ai entrevu à la télévision un maire français en costume barré d’une écharpe tricolore froissée, lèvres pincées, visage émacié, débitant d’une voix nasillarde à un réfugié syrien interloqué : « Monsieur, vous n’êtes pas le bienvenu ici… »

J’ai lu l’interview d’un écrivain, penseur, professeur d’une « université populaire » nous expliquant comment faire le tri d’une manière savante entre les damnés de la terre, en appliquant la préférence nationale contre les migrants.

J’ai vu le succès délirant d’un ouvrage qui est le parfait manuel de liquidation des principes et des droits conquis depuis 1789, nommé Le Suicide français (Eric Zemmour, Albin Michel, 2014). C’est en réalité un meurtre à l’encontre de l’idée de la Liberté.

Mots après mots, discours après discours. De livres en émissions sur ces livres, ils assènent à l’infini leur équation de haine : étrangers = immigrés = sans papiers = clandestins = indésirables = délinquants = terroristes. L’étranger est un terroriste qui s’attaque à notre mode de vie, notre religion, notre culture, notre modèle social, nos traditions culinaires et vestimentaires.

Il est un « fardeau insupportable », une menace, un risque, qu’il est légitime de repousser coûte que coûte, avec les sections d’assaut idéologique du Front national. Il faut des remparts, des donjons, des frontières. Une France forteresse contre la grande « invasion ».

« Bobo humanitaire »

Je fais un cauchemar. Un immeuble est en feu, d’immenses flammes s’échappent dans un fracas de verrières explosées dévastant la façade entourée de volutes de fumée âcre, cris, hurlements, panique des enfants aux étages, fenêtres noircies, des silhouettes enflammées. J’entends les suppliques des voisins. Certains s’agrippent aux gouttières… Tous implorent les secours, les vieillards hurlent…

Imaginons que des intellectuels de l’idéologie française sont dans la rue, au pied de l’immeuble. Ils regardent la catastrophe sans bouger. Ils discutent, analysent, pèsent et soupèsent, pour ne pas être « tyrannisés par l’urgence » ou « otages de l’émotion ».
Responsables et conséquents, ils débattent : « Qui a mis le feu ? », « Qu’allons-nous faire après ? », « Avec quel argent les nourrir, les vêtir ? », « A la place de qui ? », « Contre qui ? », « Les sauver, n’est-ce pas être l’esclave du politiquement correct ? », « un réflexe de bobo humanitaire »… Non soumis à la « bien-pensance », ils détournent fièrement le regard.

Ô mon frère giflé par un policier grec, Ô mon ami jeté à terre par les croche-pieds d’une cameraman hongroise, Ô toi électrocuté sous les caténaires de l’Eurostar, Ô compagnons morts congelés entre les cylindres d’acier d’un train d’atterrissage, Ô camarades broyés entre les essieux d’un semi-remorque à Calais, Ô âmes noyées, étouffées dans les fonds de cale, accrochées aux filets de la pêche au thon, naufragées, échouées dans votre Méditerranée, Ô vous happés par les trains, écrasés par les conteneurs.

Idéologie rance, moisie

Nous vous devons à chacun une minute de silence. Vous êtes 31 000 depuis dix ans à être morts d’espérance. Mais eux bavassent encore sur « l’appel d’air », alors que 71 d’entre vous sont morts asphyxiés dans un camion de 14 m². Ils continuent de parler de « fuite d’eau » devant le corps du petit Aylan. Cauchemar d’écouter ces auxiliaires de la pire pensée identitaire et sécuritaire qui se nomment aujourd’hui « souverainisme ». « Appel à un Front de libération nationale pour nous libérer de l’euro et de l’Europe libérale » : ce front unique avec les nostalgiques de l’Organisation armée secrète (OAS), les admirateurs de Vladimir Poutine et les fans de Dieudonné est un front de haine.

Je continue mon cauchemar et prends connaissance de l’appel à un meeting de soutien pour le néodissident Michel Onfray à la Mutualité. Un meeting contre la « bien-pensance ».
Nos nouveaux « résistants » ne sont ni des idiots utiles, ni des ratés manipulés, ni des imbéciles. Ils sont bien pires : convaincus, instruits et habiles orateurs, ils ont un agenda idéologique. Mon cauchemar précisément.

Ce cauchemar, c’est cette réalité. Il se met en place depuis très longtemps dans mon pays une idéologie rance, moisie, perpétuelle référence à une France du repli qui nous étouffe progressivement.

Romain Goupil (Cinéaste)

http://www.lemonde.fr/idees/article/201 … X28yt3j.99

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

189

Re: Le fil des articles tout pourris

Tu m'as l'air de ne plus rien comprendre de ce qu'est l'humanité.

Goupil fait appel, avec ses mots, à une forme de jus gentium, à la simple humanité face au malheur de million de gens.

Et en ce qui me concerne, je partage sa vision, même si la réflexion doit aller plus loin et effectivement intégrer une dimension économique qui prouve d'ailleurs que ces migrants nous seront aussi profitables que notre accueil le sera pour eux, à condition que nous sachions effectivement organiser un accueil digne de ce nom, digne de l'Histoire d'une France qui a toujours été un creuset, qui a toujours été multiple, intégrant toutes les origines, pour eux, pour les migrants futurs, mais aussi pour nous.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

190

Re: Le fil des articles tout pourris

Greg a écrit:

Tu m'as l'air de ne plus rien comprendre de ce qu'est l'humanité.

Goupil fait appel, avec ses mots, à une forme de jus gentium, à la simple humanité face au malheur de million de gens.

Ah ouais ? Une simple humanité face au malheur de millions de gens ? C'était le cas aussi quand il soutenait en 2003 l'intervention américaine en Irak, qui a en grande partie causé les malheurs que nous vivons actuellement ? Quand, pour lui, être anti-guerre en Irak, c'était être pro-Saddam, donc pétainiste ? Quand il a soutenu aussi l'intervention en Libye ? Désolé, à ce compte-là, je préfère de loin mon humanité.
Le discours de Goupil, c'est du gloubiboulga BHLien : on utilise de grands mots, de grandes idées, de grandes valeurs après avoir provoqué le chaos. C'est toujours du deux poids deux mesures : on est citoyen du monde, on défend les peuples étrangers au nom du respect de leur identité et de leur culture mais quand il s'agit de défendre la culture française, là, soudainement, c'est rance, moisi, réactionnaire et fasciste. Il n'y a qu'à lire le premier paragraphe : le maire a les lèvres pincées, une voix nasillarde, le visage émacié. Il est tout rapiécé, fin de race (lol), stérile, sec, dépassé, hors du temps, vieux, malade. En face, on a des frères, des amis, des martyrs, des jeunes, des camarades, des âmes. Eux viendront régénérer la France moisie et épuisée. Eux sont vigoureux, pleins de vie et de santé, ils ont des bras forts, signe de productivité, et des poitrines plantureuses, signe de fécondité. Il est beau, le monde en noir et blanc de Goupil.

Et en ce qui me concerne, je partage sa vision, même si la réflexion doit aller plus loin et effectivement intégrer une dimension économique qui prouve d'ailleurs que ces migrants nous seront aussi profitables que notre accueil le sera pour eux, à condition que nous sachions effectivement organiser un accueil digne de ce nom, digne de l'Histoire d'une France qui a toujours été un creuset, qui a toujours été multiple, intégrant toutes les origines, pour eux, pour les migrants futurs, mais aussi pour nous.

Une France qui a toujours été multiple, de diverses origines etc. On connaît ce discours qui consiste à dire que la France a de tout temps accueilli des réfugiés blablabla afin de culpabiliser sur le thème : "vous voyez, vous devriez ouvrir grand vos frontières puisque vos ancêtres l'ont fait". Alors, avant d'aller plus loin, je te demande une chose : qui la France a-t-elle accueilli de tout temps ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Une France qui a toujours été multiple, de diverses origines etc. On connaît ce discours qui consiste à dire que la France a de tout temps accueilli des réfugiés blablabla afin de culpabiliser sur le thème : "vous voyez, vous devriez ouvrir grand vos frontières puisque vos ancêtres l'ont fait". Alors, avant d'aller plus loin, je te demande une chose : qui la France a-t-elle accueilli de tout temps ?

Ce qui est assez incohérent, c'est l'alternance entre "la France a toujours accueilli" et "la France a toujours été fermée/raciste".

Pour la deuxième, on nous rappelle à l'envi, "Aigues Mortes et les ritals", les sorties sur l'incapacité des Polonais à s'intégrer dans les années 1930, les républicains espagnols dans les camps fin 1930, Vichy évidemment, mais aussi Charonne, le 17 octobre 1961 et Papon.

Faut savoir: on a toujours accueilli ou on a toujours été ataviquement racistes?

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Il n'y a qu'à lire le premier paragraphe : le maire a les lèvres pincées, une voix nasillarde, le visage émacié. Il est tout rapiécé, fin de race (lol), stérile, sec, dépassé, hors du temps, vieux, malade. En face, on a des frères, des amis, des martyrs, des jeunes, des camarades, des âmes. Eux viendront régénérer la France moisie et épuisée. Eux sont vigoureux, pleins de vie et de santé, ils ont des bras forts, signe de productivité, et des poitrines plantureuses, signe de fécondité. Il est beau, le monde en noir et blanc de Goupil.

Euh...

Une France qui a toujours été multiple, de diverses origines etc. On connaît ce discours qui consiste à dire que la France a de tout temps accueilli des réfugiés blablabla afin de culpabiliser sur le thème : "vous voyez, vous devriez ouvrir grand vos frontières puisque vos ancêtres l'ont fait". Alors, avant d'aller plus loin, je te demande une chose : qui la France a-t-elle accueilli de tout temps ?

Pas mal de monde en définitive, vu que la France a été depuis plus d'un siècle maintenant l'un des premiers pays d'immigration d'Europe, voir à certaines périodes du monde occidental. On pourrait parler des arméniens, des russes, des vietnamiens, des espagnols et portugais pendant la dictature pour les réfugiés, des belges, des italiens notamment pour l'immigration de travail, ça remonte un peu. Et oui, comme le note fort justement Sabaidee, leur intégration ne s'est pas faite sans violence ou sans morts à l'époque, ce qui ne préjuge pas de la capacité d'une majorité des personnes issues de ces vagues d'immigration d'être pleinement français.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Le fil des articles tout pourris

sabaidee a écrit:

Ce qui est assez incohérent, c'est l'alternance entre "la France a toujours accueilli" et "la France a toujours été fermée/raciste".

Mais qui dit que la France a toujours été fermée? Il me semble au contraire que l'on critique l'idée d'une France éternelle pour laquelle l'Histoire se serait arrêtée au milieu du 19e siècle. Si les personnes justifiant l'accueil des migrants font appel aux "valeurs" de notre pays, c'est bien qu'ils y reconnaissent un fondement historique. Je ne vois nulle part l'incohérence que tu notes.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

194

Re: Le fil des articles tout pourris

Barney a écrit:

Pas mal de monde en définitive, vu que la France a été depuis plus d'un siècle maintenant l'un des premiers pays d'immigration d'Europe, voir à certaines périodes du monde occidental. On pourrait parler des arméniens, des russes, des vietnamiens, des espagnols et portugais pendant la dictature pour les réfugiés, des belges, des italiens notamment pour l'immigration de travail, ça remonte un peu. Et oui, comme le note fort justement Sabaidee, leur intégration ne s'est pas faite sans violence ou sans morts à l'époque, ce qui ne préjuge pas de la capacité d'une majorité des personnes issues de ces vagues d'immigration d'être pleinement français.

Voilà, donc des immigrés en provenance de pays ayant avec la France une culture et une longue histoire communes, qui font partie du même bloc occidental, et qui se sont intégrés, non sans heurts, au fil du temps.
Pour les Vietnamiens, c'est encore différent car le Vietnam était une colonie française depuis une centaine d'années.
Là, il s'agit de migrants d'une culture différente qui viennent en masse d'un coup et non au fil du temps (800 000 d'un coup en Allemagne par exemple). Donc, nous dire que la France (et autres pays d'Europe d'ailleurs) étant une terre d'accueil, elle peut légitimement et sans difficulté accueillir des dizaines ou des centaines de milliers de migrants du Moyen-Orient est intellectuellement malhonnête. La France n'a jamais accueilli en masse des milliers de migrants musulmans (si l'on prend l'exemple de la religion). Et si elle en accueille sur son sol, c'est depuis une date relativement récente.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Voilà, donc des immigrés en provenance de pays ayant avec la France une culture et une longue histoire communes, qui font partie du même bloc occidental, et qui se sont intégrés, non sans heurts, au fil du temps.
Pour les Vietnamiens, c'est encore différent car le Vietnam était une colonie française depuis une centaine d'années.
Là, il s'agit de migrants d'une culture différente qui viennent en masse d'un coup et non au fil du temps (800 000 d'un coup en Allemagne par exemple). Donc, nous dire que la France (et autres pays d'Europe d'ailleurs) étant une terre d'accueil, elle peut légitimement et sans difficulté accueillir des dizaines ou des centaines de milliers de migrants du Moyen-Orient est intellectuellement malhonnête. La France n'a jamais accueilli en masse des milliers de migrants musulmans (si l'on prend l'exemple de la religion). Et si elle en accueille sur son sol, c'est depuis une date relativement récente.

L'argument religieux est somme toute contestable, ou a accueilli beaucoup de juifs de Russie et d'Europe de l'est et il me semble qu'ils ont pas mal souffert de discriminations en France. On peut prendre l'exemple aussi des arméniens, qui racontent une intégration non moins difficile que ce que l'on peut observer aujourd'hui (voir par exemple http://www.lefigaro.fr/actualite-france … nent.php).

Au regard du nombre de migrants accueillis par la France au cours des dernières années, les chiffres avancés aujourd'hui ne sont pas totalement extravagants (on est très très loin de parler de 800 000 personnes comme en Allemagne). Par ailleurs l'accueil des réfugiés espagnols et vietnamiens, par exemple, s'est fait assez brusquement dans le temps. Il ne s'agit pas de minimiser l'ampleur du phénomève actuel, c'est probablement l'un des plus grands auquel l'Europe et la France ont été confrontés depuis la seconde guerre mondiale. Mais des mouvements de réfugiés ou d'immigration similaires, d'une plus petite échelle certes mais pas incomparables, se sont déjà produits. Par ailleurs, à nouveau, personne n'a dit que ça se ferait sans difficulté, il faut arrêter la caricature là dessus.

Pour finir, de toute façon je ne pense pas qu'on ait objectivement le choix. C'est un leurre que de croire qu'on peut empêcher ces personnes de venir et que nous disposerions des moyens matériels et financiers de les renvoyer dans leurs pays en guerre, au delà même de l'argument moral (qui devrait l'emporter selon moi) ça serait un gachis de ressources considérable.

Edit: dire que la Russie ou l'Arménie font partie du bloc occidental, c'est très osé.

Last edited by Barney (29-09-2015 16:02:21)

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

196

Re: Le fil des articles tout pourris

Ta comparaison avec l'Irak en 2003 me paraît to-ta-le-ment hallucinée.

Là on parle d'accueillir des gens qui ont fui. Aucun rapport.

Et d'ailleurs, c'est toi qui appelle à une intervention terrestre, (yakafokon...) contre Daesh pour "vraiment traiter le mal qui cause ces migrations à la racine".

Bref tu dis tout et son contraire, car en réalité, ce qui t'anime, ce n'est pas un argumentaire permettant d'atteindre une forme de vrai, ou une position qui puisse être juste au regard de tous les paramètres impliqués, mais c'est déverser ta haine contre les uns et les autres, et ensuite à te préserver des réactions que tu suscites par des argumentaire de circonstance visant à nuancer la morgue qui te caractérise.

Relis ta signature : "dégénérescence intellectuelle" me paraît totalement approprié à ton propos.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

197

Re: Le fil des articles tout pourris

De quels juifs russes et d'Europe de l'est tu parles exactement ? Mais de toute façon, ce n'est pas très pertinent de comparer les migrants actuels avec les juifs, qui sont en Europe depuis l'Antiquité, qui ont formé des communautés à part au moins jusqu'au 19ème siècle, qui ont été successivement persécutés et intégrés etc.
Pour l'Arménie, détrompe-toi, l’histoire de ce pays martyrisé est intrinsèquement liée à l'Occident. Il a été, si je ne m'abuse, le premier pays officiellement chrétien. Et je te renvoie aux croisades au cours desquelles l'Arménie, alliée des croisés occidentaux et pays tampon entre la chrétienté et l'islam, était bien plus proche de ces derniers que ne l'était par exemple l'Empire byzantin, trop étranger culturellement. C'est d'ailleurs, pour la petite histoire, en France, à la cour de Charles V, que se sont réfugiés Léon VI, dernier roi d'Arménie, et ses fidèles. Il a même été enterré à la basilique Saint-Denis auprès des rois de France.
Pareil pour les réfugiés espagnols : il s'agissait de migrants de même culture et de mêmes racines.
Mais des mouvements de migration de cette ampleur issue de pays où l'on ne parle pas la même langue, de personnes qui sont majoritairement musulmanes et dont les motivations restent encore à déterminer précisément (combien de réfugiés fuyant la guerre parmi tous ceux qu'on accueille ?), non, pas à ma connaissance.
Au sujet des difficultés que cela pose, je crois que les pro-migrants sous-estiment, sciemment ou non, les dangers que cela pose. Il ne faudrait pas effrayer M. Martin ou Mme Dupont. Alors on dit qu'il s'agit de gens qualifiés qui apporteront beaucoup à la France (pas grave si ces qualifications ne correspondent pas aux standards français), tout en passant sur les conflits que cela générera automatiquement de par les différences essentielles de modes de vie ainsi que la formation de communautarisme exacerbé.

PS : quant aux émigrés russes, il s'agissait des Russes blancs, héritiers d'une tradition qui faisait notamment du français la première langue étrangère que l'on se devait d'apprendre. Ce n'étaient pas les moins occidentalisés de Russie...

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

198

Re: Le fil des articles tout pourris

Greg a écrit:

Ta comparaison avec l'Irak en 2003 me paraît to-ta-le-ment hallucinée.

Là on parle d'accueillir des gens qui ont fui. Aucun rapport.

Et ces gens qui fuient, c'est à cause de quelle politique ?

Et d'ailleurs, c'est toi qui appelle à une intervention terrestre, (yakafokon...) contre Daesh pour "vraiment traiter le mal qui cause ces migrations à la racine".

Ah ben maintenant oui, car c'est nécessaire. Contrairement aux interventions en Irak et Libye qui étaient totalement injustifiées. On a fichu le bazar dans les pays arabes, à nous d'en réparer les dégâts. D'autant plus que l'Occident est l'ennemi à abattre pour les terroristes islamistes. Donc de nous deux (le terroriste islamiste et moi), je préfère que ce soit lui qui en prenne plein les dents.

Bref tu dis tout et son contraire, car en réalité, ce qui t'anime, ce n'est pas un argumentaire permettant d'atteindre une forme de vrai, ou une position qui puisse être juste au regard de tous les paramètres impliqués, mais c'est déverser ta haine contre les uns et les autres, et ensuite à te préserver des réactions que tu suscites par des argumentaire de circonstance visant à nuancer la morgue qui te caractérise.

Relis ta signature : "dégénérescence intellectuelle" me paraît totalement approprié à ton propos.

Oui, bref, attaque ad hominem sans intérêt. Tu ne voudrais pas t'inspirer de Barney ou Broz qui savent m'apporter la contradiction sans avoir à m'insulter ou tu es décidément trop limité ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Au sujet des difficultés que cela pose, je crois que les pro-migrants sous-estiment, sciemment ou non, les dangers que cela pose. Il ne faudrait pas effrayer M. Martin ou Mme Dupont. Alors on dit qu'il s'agit de gens qualifiés qui apporteront beaucoup à la France (pas grave si ces qualifications ne correspondent pas aux standards français), tout en passant sur les conflits que cela générera automatiquement de par les différences essentielles de modes de vie ainsi que la formation de communautarisme exacerbé.

C'est un sujet complexe. Évidemment il y a des dangers qu'il convient d'évaluer objectivement, compte tenu de l'ensemble des facteurs à notre disposition. Encore une fois le terrain économique et ayant trait aux qualifications des migrants n'est pas le point central pour moi. Il me semble plus ou moins évident qu'il y aura des coûts de formation, ne serait-ce que sur la langue, et que les réfugiés ne pourront pas prétendre aux emplois qui étaient les leurs en Syrie ou en Irak. Vu que les réfugiés ont de toute façon perdu leur emploi et leurs biens dans les pays qu'ils ont quitté, je ne suis pas certain qu'ils aient des revendications extravagantes à ce sujet. Contrairement à l'immigration de travail que la France a fait venir pendant les trentes glorieuses, il ne me semble pas que notre pays ait ce niveau d'engagement vis à vis des réfugiés primo-arrivants. Évidemment notre économie profitera plus d'une affectation optimale des arrivants en fonction de leurs qualifications.

Pour ce qui est de la génération de conflits liés au mode de vie je suis plutôt circonspect. On nous rabat les oreilles avec ces conflits, mais ils n'ont pas à ma connaissance l'ampleur qu'on a pu observer par le passé en France concernant ces immigrés européens si "proches" de nous culturellement. De même pour le communautarisme, je crois qu'il faut éviter de lier le phénomène de ghettoisation dans notre société, qui touche principalement des enfants et petits enfants d'immigrés travailleurs que la France a fait venir et parqué dans des cités, au phénomène des réfugiés. Les mêmes facteurs ne sont pas à l'oeuvre dans les deux cas, notamment concernant le ressentiment à l'égard de la France et la volonté de s'intégrer.

Au vu du faible nombre de migrants que nous nous proposons d'accueillir (et même si ce chiffre devait tripler au gré des événements), j'ai du mal à voir un danger majeur pour notre société si un effort suffisant est fourni pour s'assurer que ces personnes puissent s'intégrer. Les principaux dangers que tu évoques seront en revanche beaucoup plus réels si l'on tient une ligne "dure" qui consisterait en réalité à mettre notre tête dans le sable, vu qu'on empêchera pas ces personnes de venir et qu'on ne peut pas renvoyer les personnes déjà présentes sur notre territoire (ça couterait en réalité peut être même plus cher que de les accompagner dans leur intégration). Cela passe par une répartition raisonnable sur le territoire de la République, sur un investissement conséquent concernant l'apprentissage de la langue (auquel on associe normalement l'apprentissage des bases culturelles) et sur la possibilité d'accéder dans un temps raisonnable au marché du travail. Par ailleurs il ne faut pas négliger qu'une intégration réussie dépend de facteurs individuelles, il s'agit de cas par cas sur lequel il est difficile de généraliser.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Le fil des articles tout pourris

Barney, Greg, etc. a écrit:

Pour finir, de toute façon je ne pense pas qu'on ait objectivement le choix. C'est un leurre que de croire qu'on peut empêcher ces personnes de venir et que nous disposerions des moyens matériels et financiers de les renvoyer dans leurs pays en guerre, au delà même de l'argument moral (qui devrait l'emporter selon moi) ça serait un gachis de ressources considérable.

Je m'interroge sur un point: selon les statistiques allemandes, 72% des migrants sont des hommes jeunes ayant laissé pour la plupart leur famille soit sur place soit dans des camps de réfugiés. S'ils fuient la guerre, pourquoi ne viennent-ils pas avec leur famille ? Je comprends l'argument du coût des passeurs (la mafia italienne gagnant plus grâce aux réfugiés que grâce à la drogue...) mais les proportions sont vraiment trop déséquilibrées pour l'expliquer entièrement.

J'ai entendu récemment que les allemands estimaient qu'un tiers des réfugiés (au minimum) n'étaient pas des réfugiés mais des migrants économiques.

Il est dommage que la seule proposition sensée, celle de Cameron, n'ait pas été retenue : financer des bureaux d'immigration dans les camps de réfugiés (et aussi aider ces camps) pour sélectionner les demandeurs d'asiles, les rapatrier en Europe et les allouer dans les pays. C'est une solution sans passeurs, avec peu de risque d'infiltration de Daech, et sans migrants qui se noient dans les eaux italiennes...