Re: Le fil des articles tout pourris

Broz a écrit:

si le célibat occasionne de la déprime ce n'est pas parce que c'est une disposition naturelle, c'est une construction sociale, yo

Le couple évite la solitude surtout dans les milieux non citadins. Point. La construction sociale c'est du baratin.

Re: Le fil des articles tout pourris

non lol

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Le fil des articles tout pourris

Broz a écrit:

non lol

Si lol

Edit : http://www.ina.fr/video/PUB2346310040

Last edited by Bouh (26-11-2014 17:09:24)

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: Le fil des articles tout pourris

hhh. HHHH

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Le fil des articles tout pourris

Je suis assez d'accord avec Broz.

Après j'ai pas tout lu (ni l'article non plus) mais juste FDL, pourquoi ne pas voir une coexistence à la place d'une opposition ?

Broz a écrit:

Non, c'est vraiment méga-chiant. C'est méga-chiant d'avoir à te justifier en permanence de ne pas avoir les mêmes projets de vie ou envies. D'avoir à subir, régulièrement, les intrusions dans ta vie privée de personnes qui apparemment savent mieux que toi ce dont tu as envie ("non mais tu vas voir, ça va venir").

C'est pas mal résumé.
J'ajoute que quand on est dans cette situation par choix, qu'elle soit durable ou non, on peut sortir toutes les raisons sensées, légitimes, réfléchies et j'ose dire "valables" qu'on veut ou qu'on peut, aucune ne trouve vraiment - et surtout définitivement - grâce à l'interlocuteur, qui effectivement considère que c'est soit éphémère comme conception soit qui trouve que ce ne sont pas de bons arguments. C'est systématiquement comme ça : impossible quasiment de faire comprendre sinon entendre une autre version que la norme (sans pour autant la mettre à bas donc).


(En fait si ça doit sans doute marcher pour celles et ceux qui ont de graves maladies / malformations mais bon...)

Last edited by Arken (28-11-2014 14:58:46)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Arken a écrit:

Après j'ai pas tout lu (ni l'article non plus) mais juste FDL, pourquoi ne pas voir une coexistence à la place d'une opposition ?

Entre le couple et le célibat ? Mais ce n'est pas moi qui y vois une opposition, au contraire. C'est dans l'article qu'on lit que les couples culpabilisent les célibataires.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

Arken a écrit:

pourquoi ne pas voir une coexistence à la place d'une opposition ?

Parce que FDL traque le bobo festiviste, l'anti-raciste, le féministe, le LGBTiste, le post-moderniste, l'opposant "naif" aux stigmatisations sociales, le khmer vert, le cultureux hidalguiste, le bruno-roger-petiste, le pédagogue "genriste", tout autant que les soutiens au Président et au Premier Ministre (les "13%istes") qu'il méprise de tout son ectoplasme cybernétique.

Attention à ce qu'on écrit ! FDL veille et surveille toutes les manifestations de la déconstruction pour mieux la contre-déconstruire, il s'indigne de l'indignation, il épingle tous les mouvements même infimes de tous ceux qui veulent faire reculer le déterminisme, tout ceux qui voudraient, par leur discours et leur idéologie, qu'elle soit implicite ou explicite, contrevenir à son sens commun.

Les moulins à vents (et les diptères) peuvent trembler.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

58

Re: Le fil des articles tout pourris

Oui, c'est assez juste dans l'ensemble. Ces combats sont d'ailleurs tout à fait légitimes, d'autant plus qu'ils émanent d'un processus de réflexion personnelle, qui peut faire défaut à certains.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Presque aussi beau qu'un article de Libération. Critiquer les Miss France (quel courage) et écrire ceci :

Car malgré les dénégations d'usages (« il n'y a pas que le physique » qui compte, récitent-elles parfaites en maillots sur la plage) aucune n'a été choisie pour sa connaissance approfondie des théories kantiennes.

de la part d'un journal qui couvre l'affaire Nabilla en faisant 36 000 fautes d'orthographe et dont le supplément magazine gagne son pain en truffant ses pages de photos de mannequins décharnés pour Lagerfeld ou Prada, c'est cocasse.

Le Monde a écrit:

Miss France : des clones et du kitsch

Au terme d'une soirée riche en paillettes dorées, Miss Pas-de-Calais a ravi la couronne tant désirée par les 33 participantes. Que retenir d'autre de l'émission ?
Miss Nord Pas-de-Calais a été élue samedi soir à Orléans Miss France 2015, devançant Miss Tahiti et Miss Côte d'Azur.
A l'écran, même la musique semble noyée dans les paillettes or. Place au générique de la soirée la plus kitsch de l'année : l'élection de Miss France. Trente-trois aspirantes livrées sur un plateau (télé) parmi laquelle il faut choisir la plus belle. Car malgré les dénégations d'usages (« il n'y a pas que le physique » qui compte, récitent-elles parfaites en maillots sur la plage) aucune n'a été choisie pour sa connaissance approfondie des théories kantiennes.

Organisée à Orléans (ville natale de la précédente Miss France), la soirée tient toutes ses promesses. Sur scène un escalier lamé hypertrophié rappelle les grandes heures de Champs Elysées ; mais c'est Jean-Pierre Foucault, au teint « terre de soleil » qui tient le micro de présentateur d'un gala sur le thème du cinéma.

Les filles défilent en héroïnes du grand écran ou plutôt en seconds rôles décoratifs. Arrivent d'abord les hôtesses de saloon en corset et jupe à maxi panier aux volumes de pièces montées ; leurs succèdent les hôtesses de bar à cocktail de Science Fiction (les fans de Star Wars hyperventilent) en bustier argent puis les hôtesses façon club Mickey (annoncées comme les danseuses de West Side Story) paradent en jupettes à pois piquées à Minnie. Le défilé en costumes régionaux revisités par des créateurs locaux tient du ballet conceptuel hallucinatoire relevé de clichés douteux (Miss Corse en Napoléon ? Même pas peur).

KITSCH DISTRAYANT ET VÉRITÉ DÉPLAISANTE

« L'épreuve du maillot » est encore plus douloureuse pour le spectateur sensible au ridicule : des modèles une pièce rose Barbie à tête de tigre sur les fesses portés avec des oreilles de chat poussent la métaphore féline dans le ravin. Le marathon de clichés clinquants s'étire. Les mâchoires et les bras sont ankylosés à force de sourire mains sur les hanches. Plus que 12. Plus que 5. Et Miss France 2015 est : Camille Cerf, Miss Nord-Pas-de-Calais, une blonde de 20 ans étudiante en école de commerce et fan de natation. Difficile de trouver à redire : rien ne la distingue vraiment des autres.

Derrière le kitsch distrayant se cache une vérité déplaisante. Ce concours est une machine à formater la féminité. Ces filles ont le même physique sain et propret : 1,70 m minimum, une silhouette fine, des seins pas trop gros, des cheveux longs. Elles ont le même profil : elles aiment le sport, la famille, l'humanitaire, veulent exercer des professions dites féminines (professeurs, éducatrice, directrice marketing dans la cosmétique). C'est une armée de clones aseptisés qui vient d'occuper la soirée. Et délivre un bon vieux message sexiste : sois belle, sois sage et tais toi, toi aussi tu auras une couronne en strass.

Finalement ce spectacle est beaucoup plus nocif pour les petites filles qu'un clip de Rihanna. Elle aussi porte des tenues douteuses mais elle gagne des millions en désobéissant et n'a pas déclaré à toute la France qu'elle lisait Marc Levy.

    Carine Bizet (M le magazine)
    Journaliste au Monde

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Re: Le fil des articles tout pourris

Le Monde, ce torchon BHLien (édito non signé bien sûr) :

Le Monde a écrit:

L’antisémitisme, cette pathologie trop française

Président de la République, premier ministre, ministre de l’intérieur : les principaux responsables du pays ont employé les mots les plus forts pour qualifier l’agression antisémite commise, le 1er décembre, à Créteil (Val-de-Marne). Un couple y a été séquestré, la jeune femme violée et leur appartement cambriolé par trois agresseurs qui, selon les enquêteurs, estimaient qu’« être juif signifiait qu’on avait de l’argent ».

« Quand il se passe de tels drames, de telles tragédies, ce n’est pas la famille simplement qui est blessée, agressée, c’est ce que la France porte de plus grand, de meilleur, qui est blessé, abîmé », a déclaré François Hollande. Lors d’un rassemblent, dimanche 7 décembre, à Créteil, le ministre de l’intérieur l’a dit haut et fort : « Ce crime n’est pas un simple fait divers, un acte lâche, crapuleux et antisémite. Derrière ce crime, il y a un mal qui ronge la République et que nous devons combattre à tout prix », car il relève d’une « véritable pathologie sociale », a martelé Bernard Cazeneuve. Dénonçant à nouveau ce « crime abominable », Manuel Valls a appelé, dimanche également, « toute la société » à « se mobiliser ».

Cette indignation est justifiée. Comme est légitime la volonté du gouvernement d’ériger la lutte contre le racisme et l’antisémistisme en « grande cause nationale ». N’en déplaise à la présidente du Front national, Marine Le Pen, qui, fidèle à elle-même, a dénoncé une « récupération (…) électoraliste » qui donne « un peu la nausée ».

Ce qui donne la nausée, au contraire, c’est la répétition sordide d’agressions ciblées, précises, perpétrées contre des victimes choisies pour ce qu’elles sont – de confession juive – et pour ce qu’elles sont donc supposées être – riches –, conformément à l’un des archétypes les plus ancestraux et tenaces de l’antisémitisme. La même logique, aussi absurde qu’odieuse, avait conduit le « gang des barbares », en 2006, à séquestrer, torturer et tuer Ilan Halimi, parce que juif, donc riche.

Au-delà de ces crimes, ce qui donne, ou devrait donner la nausée, c’est la multiplication d’agressions qui, au nom d’un antisionisme qui recycle à la sauce djihadiste un antisémitisme mortifère, prend pour cible la communauté juive : lors des tueries de Toulouse et Montauban en 2012, commises par Mohammed Merah, lors de la tuerie du Musée juif de Bruxelles, commise en juin 2014 par un jeune Français, Mehdi Nemmouche, ou encore lors des violences commises cet été à Sarcelles, contre des lieux de culte ou des commerces juifs, au lendemain de manifestations de soutien aux Palestiniens de Gaza.

Banalisation des opinions et de la parole

Ce qui devrait donner la nausée, c’est la banalisation des opinions et de la parole antisémites – et, plus largement, xénophobes et racistes, dans la France d’aujourd’hui. La Commission nationale consultative des droits de l’homme le relevait encore dans son rapport de 2014 : on assiste, depuis deux ou trois ans, à une baisse très sensible de la tolérance, à la fois à l’égard des musulmans, mais aussi des juifs. Le tout relayé sans freins ni frontières par les réseaux sociaux et Internet, et attisé par des idéologues d’extrême droite ou tel humoriste de boulevard. Dans une indifférence croissante.

Reste, pour le gouvernement, à joindre les actes à la parole. Et à faire la démonstration que la « grande cause nationale » de la lutte contre le racisme, déjà annoncée à plusieurs reprises ces derniers mois, est davantage qu’un vœu pieux.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Je crois qu'il peut aisément remporter la palme de l'article le plus pourri de l'année.

L'Obs a écrit:

Des homos chez les fachos

Par François Reynaert

Le FN accueille des hommes qui aiment les hommes. Et après ? Ces gens-là se fichent de l’amour. Il n’y a que la haine qui leur fasse de l’effet.

Le jeudi, on apprend qu’un ex fondateur de Gaylib, un mouvement homosexuel de droite, rejoint "Marine". Le vendredi, on découvre sur photos que le premier lieutenant de la sus nommée passe des week-ends en amoureux avec son petit ami. Et le samedi on se retrouve, face à l’état de fait suivant : désormais en France la grande formation d’extrême droite est donc dirigée par une femme entourée d’une cour grandissante d’homosexuels revendiqués, ou quasi.

Dans un sens, se surprend-on à penser, il est heureux que les vieux de la vieille de la fachoterie française, les crânes rasés modèle années 60, avec béret de l’Indo sur la tête, photo du Maréchal dans le portefeuille et virilité dans le pantalon n’aient pas vu ça, ils ne s’en seraient pas remis.

Nulle libéralisation de rien

Que dire de leurs adversaires ? Songez à la grosse déprime qui aurait pu saisir les courageux militants gays des années soixante-dix ou quatre-vingt qui se faisaient cracher dessus par les bien-pensants pour défendre leur liberté d’aimer, songez au vague à l’âme qui aurait pu atteindre les grandes féministes qui se faisaient moquer pour défendre leur liberté d’être, si on leur avait dit qui leur noble combat finirait par nourrir. Il faut rassurer de manière posthume les uns et les autres. Cette façon de considérer les choses est inepte.

Je suis bien certain qu’il doit se trouver aujourd’hui en France quelques éditorialistes nigauds et quelques idiots utiles qui verront dans ce que je viens de décrire la preuve que l’extrême droite a bien changé. Et je suis bien assuré que le mouvement lui-même, mis à part l’habituelle arrière garde des sacristies intégristes, usera habilement de ces faits nouveaux pour en faire cette même propagande : vous voyez bien qu’on est ouverts, vous voyez bien qu’on est modernes.

Eh bien non. Il me semble au contraire que l’organigramme du FN très gender dont je viens de parler ne montre nulle libéralisation de rien. Au contraire, il s’inscrit dans la plus pure continuité historique. Parce qu’elle va désormais faire semblant d’être très accueillante envers les femmes et les homos, l’extrême droite montrerait donc une incroyable évolution sur les questions de mœurs ? Et après ?

Les notions prises au service de ces haines du moment

Contrairement à ce que croient ses benêts de militants qui la pensent comme un bloc immuable défendant "des valeurs éternelles", l’extrême droite a toujours évolué sur tout, mais en fonctionnant toujours de la même manière : elle a constamment piqué son fond de programme au camp adverse, mais en s’arrangeant pour transformer toutes les notions prises en face en autant de nouvelles machines au service de ces haines du moment.

Prenez toutes les idées dont le parti de Mme Le Pen se targue aujourd’hui : la république, la nation, les préoccupations sociales, jusqu’à la laïcité. Toutes sont au départ, et dans leur principe, des idées de gauche. En tant que telles, toutes ont toutes été combattues avec la plus grande frénésie par l’extrême droite quand elles sont apparues.

La nation, la république, sont des filles de la révolution française. L’extrême droite de l’époque était légitimiste ; nostalgique de la société d’ordre de l’ancien régime, elle voulait le retour des rois.

La gauche du milieu du XIXe siècle a commencé à se préoccuper du sort des ouvriers. L’extrême droite d’alors ne voulait voir le peuple qu’à genoux devant ses bons maîtres. La gauche de la fin du XIXe siècle promeut la laïcité. L’extrême droite envahit les rues derrière des crucifix en chantant "catholiques et français toujours".

Le tour de passe-passe de l'extrême droite

Et à chaque fois, en en petit siècle, au gré des évolutions de la société toute entière, faute de pouvoir retourner le cours des choses, elle finit par se plier à l’air du temps, mais à sa manière à elle. Elle opère un savant tour de passe-passe en ayant soin de transformer toutes les machines de paix en machines au service de ses sales guerres.

La nation, modèle 1789, est égalitaire dans son principe : elle pose que tous les Français, sans distinction de naissance, sont désormais souverains. A la fin du XIXe siècle, l’extrême-droite en fait le "nationalisme", une idéologie délirante, consistant à poser que son propre peuple est supérieur à tous les autres, et qu’on doit montrer patte blanche pour avoir le droit d’y appartenir.

Il n’y a plus une seule catégorie de Français, comme au temps de "la fête de la Nation" de 1790. Il y a les "vrais Français", les "bons Français", qui ont les pieds dans la glèbe éternelle, et les mauvais Français, les étrangers, les juifs. Pareil avec la question ouvrière. Au départ, elle repose sur la belle idée de défendre des gens oppressés par la machine économique. Vu du FN, elle ne consiste qu’à monter des ouvriers contre d’autres.

Il n’y a que la haine

Que dire de la laïcité, qui pose dans son essence l’égalité de tous les citoyens quelle que soit leur religion. Vue du FN , elle devient une arme de guerre pour mettre de côté les "vraies" religions, celles qui ont des "racines" françaises, et la méchante religion, l’Islam. Tout est là.

Quand on veut comprendre l’extrême droite, il ne faut pas penser à ce qu’elle dit défendre. Il faut penser à ce qu’elle veut éliminer. Désormais, tout le monde l’a bien compris, le véritable ennemi de facholand, c’est le musulman, ce juif du XXIe siècle, cet éternel étranger qui ne sera jamais un Français comme les autres. Seul compte le combat contre lui. Il mérite bien qu’on s’ouvre à tous les autres. Qu’importe la minorité à laquelle on appartient, si cette minorité a les mêmes ennemis.

Le FN accueille des hommes qui aiment les hommes. Et après ? Chez gens-là se fichent de l’amour. Il n’y a que la haine qui leur fasse de l’effet.

http://tempsreel.nouvelobs.com/politiqu … achos.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Rions un peu avec les socialistes et Libération et comptons le nombre de mots-clefs de la gauche morale qui apparaissent dans cette bouillie sans queue ni tête.
Pour rappel, les mots-clefs de la gauche morale sont des termes comme : rance, nauséabond, heures les plus sombres de notre histoire, réactionnaire, vivre-ensemble, diversité, métissage, fasciste etc.

Libération a écrit:

Monsieur Zemmour, la République, on l’aime ou on la quitte

Yann GALUT Député PS du Cher, fondateur et porte-parole de la Gauche forte, Mehdi Thomas ALLAL Délégué général de la Gauche forte, Colette CAPDEVIELLE Députée PS des Pyrénées-Atlantiques, Alexis BACHELAY Député PS des Hauts-de-Seine et porte-parole de la Gauche forte, Marie-Anne CHAPDELAINE Députée PS d'Ile-et-Vilaine et David ABDELKADER-CORRIHONS Membre de la Gauche forte 18 décembre 2014 à 16:37

Vous prétendez aimer la France, mais vous en haïssez le véritable peuple, quand un quart d’entre nous a un grand-parent né à l’étranger.

«La République est envahie par les réactionnaires de tous genres, ils l’adorent d’un brusque et terrible amour, ils l’embrassent pour l’étouffer.» (Emile Zola, Lettre à la France, 7 janvier 1898).

Nous sommes patriotes. Nous aimons la France, autant que nous aimons la République, parce que, pour nous, la France est République ou elle n’est pas. Nous sommes patriotes parce que nous chérissons les valeurs républicaines d’égalité des droits, de liberté, d’émancipation et de laïcité.

Monsieur Zemmour, ceux qui, comme vous, se font les prêcheurs des idéologies du déclin et prédisent le «grand remplacement», n’aiment pas la France.

En faisant des musulmans de France des boucs émissaires, vous reniez les valeurs républicaines de notre pays. Vous vous accrochez aux stigmates des périodes les plus sombres de notre histoire, pour ériger en modèle votre propre système, antirépublicain, raciste et xénophobe… Non, l’islamophobie n’a pas sa place dans la République !

Vous voudriez nous faire croire que la France appartient à une certaine religion et à une certaine «ethnie», à ce que certains acclament comme un peuple exclusivement constitué par des «Français de souche», mais qui n’est rien d’autre que le fruit de leurs fantasmes, déconnecté de ce qu’a été l’histoire de France.

Nous répondons que la République, c’est la puissance du vivre-ensemble, grâce à des valeurs, qu’il n’y a d’autre peuple que l’assemblée de tous les citoyens français. L’essentialisme culturel et ethnique n’a pas sa place dans notre République !

Vous prétendez aimer la France, mais vous en haïssez le véritable peuple, quand un quart d’entre nous a un grand-parent né à l’étranger. Le discours prononcé par François Hollande inaugurant la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) a permis de rappeler comment se construit une nation : par les échanges, par les apports extérieurs, par le contact…

«La France est diversité», précisait Braudel. Elle est le plus ancien pays d’immigration en Europe.

Sa force, c’est son métissage grâce auquel elle a pu grandir, se réinventer et enrichir sa culture. Le nier, c’est attaquer la France, c’est renier la tradition française, c’est être antipatriote.

Etre français et être républicain ne se décrète pas par le sang, mais se définit par une adhésion commune à des principes qui nous dépassent, à ces valeurs transmises par l’école de la République.

Vous vous attaquez aux droits fondamentaux du peuple français, issus d’une histoire commune et garantis par le préambule de la Constitution : «Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés.»

Cette histoire commune, c’est celle des conflits mondiaux du XXe siècle, c’est celle des 100 000 soldats musulmans morts pour la France, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens ou sénégalais. Non, Monsieur Zemmour, lorsque vous bafouez la mémoire nationale, vous n’aimez pas la France.

En déclarant la guerre à une sorte «d’ennemi intérieur», vous vous inscrivez dans la tradition de l’extrême droite réactionnaire, qui a toujours nié l’égalité des humanités et l’égalité des possibles. Vous rêvez d’attiser la haine et les rancœurs d’une France contre l’autre. Vous mettez en danger la démocratie fondée sur le pacte social républicain. Ne soyons pas dupes et écoutons les mots de Montaigne : «Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous.»

Yann GALUT Député PS du Cher, fondateur et porte-parole de la Gauche forte, Mehdi Thomas ALLAL Délégué général de la Gauche forte, Colette CAPDEVIELLE Députée PS des Pyrénées-Atlantiques, Alexis BACHELAY Député PS des Hauts-de-Seine et porte-parole de la Gauche forte, Marie-Anne CHAPDELAINE Députée PS d'Ile-et-Vilaine et David ABDELKADER-CORRIHONS Membre de la Gauche forte

http://www.liberation.fr/debats/2014/12 … te_1166503

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Allez, pour terminer l'année en beauté, un article tout pourri du greguesque Thierry de Cabanus qui s'excite sur un livre... qu'il n'a pas lu. Les indignés olfactifs professionnels fourbissent leurs armes et nous préparent leur première nausée de 2015. On admirera au passage les certitudes du type qui, sans avoir lu une ligne du roman, sait déjà ce qu'il faut en penser et conclure. Magnifique.
Je vous ai mis en gras les mots-clefs de la gauche morale pour les repérer plus facilement. Mais j'ai laissé les fautes.

L'Obs - le Plus a écrit:

Dans "Soumission", Houellebecq met l'islam au pouvoir : de la provoc' à la Zemmour ?

LE PLUS. Michel Houellebecq s'apprête à faire son retour dans les librairies. Son nouveau roman, "Soumission", sera mis en vente le 7 janvier prochain par Flammarion. Une fiction qui s'annonce sulfureuse puisque le prix Goncourt 2010 imagine une France venant de porter au pouvoir un parti musulman. Simple coup médiatique ou provocation nauséabonde ?

Michel Houellebecq est-il cet infâme islamophobe qui, dans "Plateforme", utilisait son héros pour exprimer sa haine de l’islam, et qui, lors d’une interview promotionnelle, osait balancer avec un mépris insupportable qu’elle était "la plus con" des religions monothéistes ?

On pourrait le croire, au vu du pitch de son prochain roman, à paraître le 7 janvier prochain chez Flammarion. "Soumission" se veut le portrait d’une France islamisée en 2022 quand, au terme du second mandat de François Hollande, les électeurs choisissent d’élire le chef d’un parti musulman plutôt que Marine Le Pen.

Et voilà, nous dit-on, que dans les ministères et les administrations, les employées se mettent à porter le voile islamique et que la polygamie est bientôt autorisée par la loi.

C’est un peu gros et, à l’évidence, c’est voulu, d’autant que Houellebecq ne se contente pas d’inventer une fiction qu’il veut "réaliste". Il donne des noms et, dans un délire ironique, il place dans l’hôtel de Matignon un centriste à ses yeux sans doute trop islamophile, François Bayrou.

Un spectaculaire coup médiatique

Certains diront qu’un artiste a tous les droits, y compris celui de faire acte de provocation. C’est la liberté de l’écrivain que d’imaginer l’inimaginable, pour secouer les esprits corsetés dans leurs certitudes. En un mot : pour faire réfléchir en jouant à fond la carte du scandale.

Les choses ne sont pas si simples. L'affaire Dieudonné l'a déjà montré. Personnellement, j’ai plutôt le sentiment qu’avec ce roman (que pratiquement personne n’a encore lu), Michel Houellebecq, avec un opportunisme digne d’un Nicolas Sarkozy qui agite les peurs, avec un culot digne d’un Éric Zemmour qui ressasse à l’envi son "c’était mieux avant", démontre son formidable talent pour communiquer et surfer sur le climat sociétal actuel, parfois nauséabond. Même si, reconnaissons au moins à l'écrivain un incontestable talent de plume, talent qui fait défaut au polémiste de RTL et d’i>Télé.

La recette est bien connue. Ainsi Zemmour a réussi à faire de son "Suicide français", le saupoudrant de propos polémiques prétendument provocateurs. Il y a matière à penser que "Soumission" aura un destin comparable. Et à la polémique s'ajoutera la plus-value stylistique. On parle d’un premier tirage de 150.000 exemplaires...

Quand Marine Le Pen et son FN récoltent le quart des voix des Français aux élections européennes, quand Nicolas Sarkozy reprend en main l’UMP en droitisant son parti, en donnant des gages aux cathos réacs et mettant en avant Laurent Wauquiez, jouer sur ce genre de thématique peut rapporter gros. De quoi réaliser un spectaculaire coup médiatique.

Un sujet très controversé

L'histoire de "Soumission" n'est pas sans faire écho à la théorie nauséabonde du "grand remplacement" chère à Renaud Camus et reprise depuis par Éric Zemmour.

Non seulement Michel Houellebecq s’empare de ce très controversé néologisme politique, mais il le pousse jusqu’à son terme : son roman semble vouloir montrer qu’il ne sera nul besoin d’attendre plusieurs décennies que la population des Français de souche soie remplacée par des immigrés musulmans pour que s’opère le séisme politique que certains redoutent.

Dans "Soumission", c’est par la voie la plus démocratique, celle des urnes, que le peuple de France choisit, au terme d’un second mandat (évidemment trop islamophile) de François Hollande, d’éliminer le danger que représente Marine Le Pen au profit d’un danger encore plus grand : l’installation consentie librement de Mohamed Ben Abbes à l’Élysée, le chef du parti musulman, "la fraternité musulmane".

En un mot, les Français choisissent la peste plutôt que le choléra.

Des provocations récurrentes

Sans aucun doute, Michel Houellebecq, en agitant à son tour le chiffon rouge des grandes peurs racistes, va créer la polémique et diviser encore un peu plus une France déjà déchirée sur le thème de la place de l'islam. Mais notre auteur n’en a cure et en éprouve sans doute à l’avance un certain plaisir, lui qui, à plusieurs reprises, n’a pas caché dans les médias son islamophobie décomplexée.

Le prix Goncourt 2010 (pour "La carte et le territoire") qui lui avait valu d’être reçu, en son temps, par Nicolas Sarkozy, avait suscité une formidable polémique en 2001 quand, dans le magazine "Lire", il avait osé dire, à la parution de son autre roman "Plateforme" :

"La religion la plus con, c'est quand même l'islam."

Et l’écrivain de se prétendre "effondré" à la lecture du Coran :

"La bible au moins c'est très beau parce que les juifs ont un sacré talent littéraire."

Attaqué en justice par plusieurs associations, il avait contre toute attente bénéficié d’une relaxe. Le tribunal avait estimé que les musulmans n’avaient pas été insultés. Circulez, il n’y a rien à voir... Dès lors, Michel Houellebecq ne pouvait que récidiver, fort de cette absolution judiciaire ?

Un écrivain animé par la haine ?

Comment expliquer, autrement que par son amour de la provocation et l'envie de surfer sur l'air du temps, pour des raisons évidemment mercantiles (l’argent, la renommée), cette haine réitérée pour la religion musulmane et pour ses effets soi-disant dévastateurs sur la société française ?

Certains ne manqueront pas non plus, à l'occasion de la sortie de nouveau roman, de ressortir les propos tenus par le héros de "La carte et le territoire" en faveur d’Israël :

"Chaque fois que j’apprenais qu’un terroriste palestinien, ou un enfant palestinien ou une femme enceinte palestinienne, avait été abattu par balles dans la bande de Gaza, j’éprouvais un tressaillement d’enthousiasme…

D’autres préfèreront aller chercher du côté de la psychanalyse, cette fameuse "psychiatrisation" dénoncée par Zemmour lors de son face-à-face (perdu) avec Mazarine Pingeot.

Et si cette détestation de Michel Houellebecq était liée à son aversion pour sa mère qui s’est convertie à l’islam ? C’est plausible, en effet, car il suffit de lire "L’innocente", le livre de cette dernière, l’écrivaine Lucie Ceccaldi avec laquelle il est fâché depuis treize ans, pour prendre la mesure de la formidable colère qui oppose ces deux-là.

Tout artiste, dit-on, possède un égo tellement démesuré que lorsqu’il souffre de dépression, il croit qu’il pleut dehors et il ne voit pas le bleu du ciel. Espérons que la prédiction désastreuse de Michel Houellebecq ne soie que le fruit de son enfance mal digérée.

http://leplus.nouvelobs.com/contributio … mmour.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

N'empêche que le pitch du roman fait furieusement penser à un Harry Turtledove, ce qui n'est pas un compliment.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

65

Re: Le fil des articles tout pourris

Cet article de l'Immonde a un gros potentiel. Mais vu que c'est en version abonnés...

http://www.lemonde.fr/arts/article/2014 … 55012.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Cet article de l'Immonde a un gros potentiel. Mais vu que c'est en version abonnés...

http://www.lemonde.fr/arts/article/2014 … 55012.html

Est-ce-qu'il serait possible de lire l'article en entier ? La seule partie disponible ne donne pas beaucoup d'informations sur cet épineux "problème" !

67

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Les indignés olfactifs professionnels fourbissent leurs armes et nous préparent leur première nausée de 2015.

Bon alors, récapitulons les articles des indignés nauséeux sur le livre de Houellebecq. Nous avons :

- Thierry de Cabanus pour qui Houellebecq = Zemmour : http://leplus.nouvelobs.com/contributio … mmour.html

- Claude Askolovitch pour qui Houellebecq = pervers : https://www.youtube.com/watch?v=F3xdP2IAiK4#t=44

- Sylvain Bourmeau (un vrai cas psychiatrique, celui-là) pour qui Houellebecq = suicide littéraire : http://blogs.mediapart.fr/blog/sylvain- … e-francais

- Ali Baddou (avec, dans le même lot et pour le plaisir, Domenach et Schneidermann) pour qui Houellebecq = gerbe (le niveau monte au fur et à mesure hein, je préviens) : http://www.ozap.com/actu/ali-baddou-le- … rbe/460683

- Une fille qui bande (oui oui !) pour qui Houellebecq = déception porno : http://leplus.nouvelobs.com/contributio … mmage.html

- Un type de Slate pour qui Houellebecq = vraiment trop nullos car dans son livre, l'élection présidentielle a lieu en juin et non en avril (sic) : http://www.slate.fr/story/96439/houelle … -electoral

Voilà, on a fait pour l'instant à peu près le tour. Il en manque d'autres ? Bruno Petit-Petit peut-être, ce qui ne saurait tarder.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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68

Re: Le fil des articles tout pourris

J'ai oublié bien sûr l'inévitable Laurent Joffrin, pour qui Houellebecq = FN, tant qu'à faire. Avec quelques mots-clefs de la gauche morale à l'intérieur pour assaisonner le tout. 

http://www.liberation.fr/livres/2015/01 … re_1173182

J'attends avec impatience la réaction d'Aymeric Caron.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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69

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Bruno Petit-Petit peut-être, ce qui ne saurait tarder.

Ça n'a pas tardé.
Avec Petit-Petit, Houellebecq = Sarkozy. Mouais.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1302728-.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

ljubeta a écrit:
FDL a écrit:

Cet article de l'Immonde a un gros potentiel. Mais vu que c'est en version abonnés...

http://www.lemonde.fr/arts/article/2014 … 55012.html

Est-ce-qu'il serait possible de lire l'article en entier ?

Il suffit de cliquer sur « lecture zen ».

This sentence no adverb.

71

Re: Le fil des articles tout pourris

Eh bien non. Le Monde s'est rendu compte qu'on pouvait lire les articles comme ça, donc c'est désactivé.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Eh bien non. Le Monde s'est rendu compte qu'on pouvait lire les articles comme ça, donc c'est désactivé.

Tiens ? Ca marchait il y a quelques jours sous Firefox, mais pas aujourd'hui sous Google Chrome ni IE.

L'article est là: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/03dc2bf … A9histoire

This sentence no adverb.

Re: Le fil des articles tout pourris

cosmik_badass2 a écrit:
FDL a écrit:

Eh bien non. Le Monde s'est rendu compte qu'on pouvait lire les articles comme ça, donc c'est désactivé.

Tiens ? Ca marchait il y a quelques jours sous Firefox, mais pas aujourd'hui sous Google Chrome ni IE.

L'article est là: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/03dc2bf … A9histoire

Cette page non plus n'est plus accessible, mais heureusement que j'ai indiqué la marche à suivre :-)

Last edited by cosmik_badass2 (09-01-2015 16:48:36)

This sentence no adverb.

74

Re: Le fil des articles tout pourris

Quel abruti ce terroriste quand même. Alors qu'il aurait pu mettre dans sa bibliothèque Zemmour et Finkielkraut (et pourquoi pas un livre de Le Pen dont j'ai oublié le titre), il choisit Nothomb, Pennac et Highsmith. Franchement... Si l'on ne peut même plus se fier à nos terroristes islamistes...

http://www.lefigaro.fr/livres/2015/01/1 … libaly.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Allez, comme ça faisait longtemps (11 jours !), je poste un article bien pourri, made in le Plus.

Le Plus - l'Obs a écrit:

"Charlie Hebdo" : France, si tes enfants deviennent des monstres, c'est aussi de ta faute

Par Mohamed Bajrafil
Imam à la mosquée d’Ivry-sur-Seine

LE PLUS. Depuis les attentats survenus le 7 janvier 2015 dans les locaux de "Charlie Hebdo", près de 128 actes anti-musulmans ont été recensés en France. Soit autant en deux semaines, que sur l'ensemble de l'année 2014. Que se passe-t-il ? Mohamed Bajrafil, imam à la mosquée d’Ivry-sur-Seine, a confiance. Les Français vont se ressaisir.

Peuple de France, ne sois pas amnésique. Tu as déjà connu pareille situation.



Certains de tes enfants ont décidé il y a 70 ans que d’autres parmi leurs frères et sœurs n’étaient pas de toi. Ils les ont livrés crapuleusement à la mort en leur collant une étiquette. Bien qu’ils aient eu en eux tous le même ADN que toi, ils étaient, à leurs yeux, devenus tout d’un coup exclusivement juifs. Leur seul "tort" était celui-là.



Et ton cas était loin d’être singulier en Europe. Cette Europe – qui se targue aujourd’hui d’être judéo-chrétienne – n’était, alors, pas chrétienne. Encore moins juive. Elle était anti-juive. Le juif, dont les noms d’oiseau dans la langue courante étaient plus que monnaie-courante, va subir une nakba – qui est des pires que l’humanité ait connues.



N’oublie pas ! S’il te plaît, n’oublie pas ! Tu es trop intelligent pour oublier pareille catastrophe. Tu portes en toi pour toujours les stigmates de ce lourd et monstrueux passé. Réveille-toi, s’il te plaît.



Musulman ou Rom, il faut sans cesse se justifier



Ça recommence. Le juif d’aujourd’hui est aussi musulman et Rom. Comme autrefois, il ne fait pas bon d’être musulman, ni Rom. On est ou voleur potentiel, ou terroriste potentiel. On n’a plus le choix. Sans cesse on doit se justifier.



Le voleur, parmi tes enfants, le serait parce qu’il est Rom, musulman, arabe ou noir. Le terroriste ne saurait être que musulman. Voilà ce qu’on est de nouveau en train de faire d’une partie de tes enfants.



Mais, comment appellera-t-on la catastrophe qui s’organise contre eux ? Déportation. On étudiera, sans doute, alors, dans 70 ans, la déportation des musulmans. Les gares risquent cependant d’être multiples. Les ports aussi. J’allais oublier les aéroports et les stations de tramway et de bus. Parce que tes enfants de confession musulmane sont plus de six millions. C’est-à-dire ton dixième.



Où les enverra-t-on ? Aux bleds. Aux pays d’origine de leurs parents. Ce sont eux qui auraient cela dans les gênes.



Je t’écris une lettre d’amour, à toi, rien qu’à toi



Au moment où certains intellectuels, parmi tes enfants, envoient des courriers au monde musulman, je t’écris, moi un de tes enfants adoptifs, une lettre d’amour, à toi, rien qu’à toi. Parce que je t’aime et parce que j’ai foi en ta capacité de changer le monde, comme tu l’as fait il y a un peu plus de 200 ans.



Ta révolution ne s’est pas arrêtée aux frontières de la France. Elle a servi et continue de servir de modèle partout où un désir de changement politique et de liberté s’opère. Aussi longtemps que l’homme peuplera la terre ta révolution lui servira de modèle. C’est donc à ce point que je t’estime. C’est donc à ce point que je t’admire.



Tu n’es pas seulement 65 millions de personnes, tu es le monde, car ce que tu fais résonne dans les moindres recoins de la planète. Tel est ton destin, tu ne peux guère le changer.



Tu te souviens de l'affaire Dreyfus



Peuple de France, tu sais que tu n’as jamais été "monosanguin". Tu es un creuset qui a toujours su amalgamer les différentes vagues migratoires qui t’ont constitué. D’aucuns exigent aujourd’hui, pourtant, qu’il faut qu’une de tes vagues migratoires cesse d’être elle-même pour que tu l’acceptes parmi les tiens.



Feignant d’ignorer ton passé, ils te présentent comme exclusivement judéo-chrétien. Quelle hypocrisie ! Cette expression aux temps de l’affaire Dreyfus aurait sans doute suscité un tollé, puisqu’un juif était considéré comme le responsable de la défaite de la nation française face à l’Allemagne.



Tu t’en souviens, je n’en doute pas. Un de tes enfants épris de justice et soucieux du bon vivre ensemble de tous tes enfants, quelles que soient leurs confessions et leurs idéologies, publia, au reste, son "J’accuse... !", afin que ne soit pas condamné l’innocent qu’était le jeune capitaine Dreyfus.



Le même publia avant cet article son "Pour les juifs", non sans chercher à faire en sorte que les citoyens de confession juive puissent pleinement jouir de leur citoyenneté.



Cela est à peine vieux de plus d’un siècle.



L’homme se déshumanise de jour en jour



Comme autrefois, ce qui exacerbe cette tension c’est une crise économique. Mais pas seulement. Il est vrai que la peur de perdre son emploi et de se retrouver du jour au lendemain sans toit rend tout le monde nerveux, rend tout le monde extrêmement sensible. Cette surnervosité et cette sursensibilité viennent surtout de ce que tout est mercantilisé, même la vie.



L’homme se déshumanise de jour en jour. Nous avons réussi à rendre le monde avide de réussite matérielle. Nous ne possédons plus, mais sommes possédés.



Nos enfants sont aujourd’hui éduqués dans un monde dont les codes leur sont moins connus que ceux du monde virtuel. Nous ne sommes plus aussi réels que les personnages des jeux vidéo. Mais c’est une réflexion qui mériterait d’être développée ailleurs.



Je voudrais seulement dire qu’aujourd’hui pour une bête la pire des insultes serait d’être traitée d’homme.



Nous nous drapons dans des considérations



C’est donc une crise morale profonde que traverse le monde. Sauf qu’au lieu de le reconnaître, nous nous drapons dans des considérations, pour certains religieuses, pour d’autres nationalistes, pour d’autres encore civilisationnelles.



Les hommes étaient, hier, séparés les uns des autres par la distance, au point d’ignorer l’existence de leurs semblables sur la même planète. Et quand ils se découvraient, les uns, parce qu’une machine les avait déclarés forts, exploitaient voire tuaient les autres. Le désir de domination propre à tout homme s’en trouvait ainsi exaucé, chez les premiers, tandis que chez les derniers se développait un autre désir humain, non moins puissant, celui de la vengeance. Et selon les temps et les humeurs, les hommes se rangent dans un groupe ou dans un autre.



Aujourd’hui, ils se sont découverts mais ne se supportent plus. Des alliances se font par certains pour être plus forts que d’autres. Une identité est née – qui divise le monde en deux pôles, celui des nantis et celui des démunis. Le problème est que depuis toujours et pour toujours dans toute organisation humaine se trouvent des pourvus et des dépourvus, des grands et des petits, des plus clairs et des plus foncés.



Peuple français, tu oublies vite



Il en est des hommes, comme d’une meute de chiens, ils se "bouffent" entre eux, s’ils n’ont rien à se mettre sous la dent. Leurs identités se font et se défont selon les circonstances.



Qui eut cru au début du siècle dernier qu’un jour il y aurait des conseils de ministres communs entre Allemands et Français? N’est-on pas aujourd’hui tenté de parler d’une identité franco-allemande ou plus généralement d’une identité européenne ? Ces questions-là sont aujourd’hui abordées par les ménestrels de la haine, parmi tes enfants, comme si elles étaient naturelles.



Ils oublient qu’il n’y a pas si longtemps, un peu plus d’un siècle à peine, il ne faisait pas bon d’être protestant, dans cette France fièrement judéo-chrétienne ; que les nations européennes se sont fait la guerre sans doute plus que celles que l’on considère comme irréconciliables aujourd’hui. Le protestant n’était pas moins mal vu que le Rom ou le musulman actuellement.



Pourquoi tant d’amnésie ? Pourquoi tant de mensonges ?



L'homme et sa complexité



Les relations les plus complexes sont les relations humaines, l’être le plus complexe est l’homme.



Conscient de sa complexité, Rabelais parle déjà dès le XVIe de l’homme comme "l’autre monde". Il ne saurait être résumé à rien. Ni à une religion, encore moins à un territoire. Ces considérations ne sont que factices et ne durent qu’un temps.



On parle aujourd’hui d’un monde musulman, dont on pose l’existence comme une réalité immuable. Il y aurait ainsi une "musulmanie" dont la vision des habitants serait la même et les citoyens psycho-socialement siamois. C’est ici qu’il faudrait les renvoyer, car ils seraient, aux dires de ces médicastres, insolubles dans les valeurs de la république.



Seulement, ce pays n’a jamais réellement existé. Quiconque a lu un tantinet l’histoire des empires sait qu’ils reposent toujours sur des considérations qui ne résistent jamais face à l’épreuve du temps. Quelques longues que soient leurs règnes, ils finissent toujours par se désagréger.



En détruisant l'autre, l'homme se détruit



Certains musulmans dans le monde rêvent d’une "musulmanie", sous la forme d’un califat, sans jamais se poser l’épineuse question de savoir où se ferait quoi et qui serait qui. Or, cette question a toujours été consubstantielle à ce système politique, qui n’ rien de sacré, mais a pu fonctionner pendant un temps.



Peut-on vraiment aujourd’hui parler de oummah, quand on voit le niveau de vie d’un natif de la péninsule arabique et celui d’un érythréen ou un somalien ? Entre un musulman noir mauritanien et un émir des pétro-monarchies ? Ou encore entre un Ghazaoui et un Saoudien ?



D’aucuns se presseront de dire qu’il y a la kaaba en direction de laquelle les musulmans du monde prient tous les jours – oubliant qu’il y en a une kyrielle qui ne prient jamais, ou que l’on compte comme faisant partie des musulmans, parce qu'ils habitent dans un pays dont la religion majoritaire est l’islam, sans qu’on ne leur ait jamais demandé s’ils croyaient ou pas.



C’est un idéal qui s’atteindrait seulement le jour où l’homme aurait compris qu’en détruisant l’autre, il se détruit.



Les musulmans sont loin d’être un et indivisibles



Le dénominateur commun de tous les extrémismes restera la simplification. Il ne faudrait pas qu’en France, cher peuple, nous fassions la même erreur que ceux que nous combattons.



Rien n’est systématique, dans la vie, tu le sais mieux que quiconque, peuple de France. Les musulmans sont loin d’être un et indivisibles. Comme tout groupement humain, ils ont des différences qui les opposent depuis plus de 1400 ans.



L’idéologie dont se réclamaient les terroristes de la première semaine de ce mois considère la quasi-totalité des musulmans du monde comme des apostats qu’il faut combattre, avant même les croisés et les juifs. Seraient-ils un ?



Je te parle ici de choses triviales, car certains, parmi tes enfants les plus brillants, font les raccourcis qui ont normalisé la parole islamophobe en France. Ils ont même dit que l’islamophobie n’avait aucune réalité. Ils "essentialisent" le musulman, comme Daesh et certains autres écervelés systématisent l’Occident, faisant fi, au passage, des mille et une facettes et composantes qui le constituent. Ainsi réfléchit le simplet, que tu n’es pas.



Tu es sans doute le meilleur cadeau qu’il ait eu



Cher peuple de France, le musulman français t’appartient parce que quand il pense, il le fait en ta langue, que tu lui as, non sans fierté, transmise. Il a en lui ton esprit rebelle.



Tu lui as appris justement à ne jamais courber l’échine, à toujours marcher droit, à toujours s’affirmer, défendre ses convictions, dans le respect des autres, même au péril de sa vie. En digne fils, il affirme ses convictions religieuses, ses références culturelles, aussi disparates soient-elles.



Il est musulman et fier de l’être. Mais, il n’est pas moins fier d’être tien. Il est à la fois toi et lui ; il est tout ça. Au nom des valeurs  que tu lui as transmises, il dénonce toutes les injustices, mêmes celles commises en ton nom, en France ou à l’étranger.



Tu es sans doute le meilleur cadeau qu’il ait eu, mais il est loin d’être un poison pour toi.



Depuis plus de trois décennies, il est la minorité visible que l’on veut invisible. Il est l’objet de toutes les stigmatisations et finit par croire qu’il ne t’appartient pas bien que tu coules dans ses veines. Il t’aime et aimerait te le dire. Seulement, systématisant tout à son tour, il n’arrive à distinguer le système qui a institutionnalisé son exclusion de ta grande personne.



S’il devient un monstre, c’est aussi de ta faute



Comme un enfant qui se fâche avec ses parents, il te boude, dit parfois des choses blessantes à ton encontre, oubliant que ta fin c’est aussi la sienne.



Il te faut te réconcilier avec lui, comme tu le fais avec tous tes enfants, depuis toujours. Seulement, la réconciliation risque d’être difficile, car il est devenu schizophrène. Il se cherche et a besoin que tu lui parles, que tu t’ouvres à lui, comme tu sais si bien le faire. Donne-lui la même chance qu’à tes autres enfants.



Il a aussi envie que tu saches qu’il te veut le plus grand bien du monde, qu’il veut te servir. Laisse-le te servir, car parfois le système l’empêche de le faire et se trouve dans l’obligation de te quitter, non sans peine. Il n’est mieux nulle part ailleurs qu’en toi et avec toi.



S’il devient un monstre, c’est aussi de ta faute car les sociétés accouchent des démons qui leur ressemblent. Il n’est pas d’ailleurs, il est d’ici. Il n’a pas bu du sein de quelqu’un d’autre que toi.



Peuple de France réveille-toi, car tous tes enfants ont grand besoin de toi.

http://leplus.nouvelobs.com/contributio … faute.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Mais que n'y avait-on pensé plus tôt ? Si les terroristes islamistes sont antisémites et passent à l'acte, c'est à cause des chrétiens d'extrême-droite ! Mais c'est bien sûr. Tout se tient. C'est donc pour cela que, pour éviter que des attentats islamistes soient perpétrés sur le sol français, le meilleur moyen consiste en une dissolution des groupuscules d'extrême-droite, en une marche contre le FN et en un musèlement de Dieudonné. Sans oublier d'incriminer la Manif pour tous, car c'est de leur faute aussi. Voilà, c'est tout simple en fait.
Made in Libération, cette fois.

Libération a écrit:

L’antisémitisme chrétien de droite nourrit indirectement l’antisémitisme islamiste

Les propos adressés, à Paris, aux juifs de France par Benyamin Nétanyahou ont provoqué une controverse non seulement en France, mais aussi en Israël, et je voudrais essayer de réfléchir ici à leur caractère complexe.

La teneur de son discours se résume à ceci : l’antisémitisme que certains musulmans fanatiques manifestent à votre égard en France, par des actes meurtriers et de terreur, doit vous inciter à venir dans votre véritable pays, Israël. Ce n’est que là que vous vous sentirez en sécurité…

Cette affirmation recèle une part de vérité qu’on ne peut occulter. En effet, une partie des juifs de France, et sans doute une part non négligeable d’entre eux, sont repérables aujourd’hui non seulement par leurs caractéristiques religieuses, calotte, chapeau noir, barbes et papillotes, mais surtout à cause de leurs institutions visibles à l’œil nu : synagogues, écoles, magasins spécialisés, centres communautaires et, parfois, cités ou quartiers d’habitations communs.

Des fanatiques musulmans bénéficiant de la pleine citoyenneté française, maîtrisant la langue et les coutumes françaises, sont ainsi en mesure, facilement, de perpétrer leurs desseins diaboliques presque sans entraves. Car, après tout, il est impossible d’affecter un policier à chaque juif, et ce serait sans effet sur un terrorisme dont l’auteur est prêt à mourir et dont la puissante destructrice est énorme. C’est pourquoi cet appel de Nétanyahou aux juifs pour assurer leur propre sûreté peut paraître assez réaliste. Certes, la sécurité des Israéliens est loin d’être parfaite, que ce soit pour les individus (surtout dans les territoires occupés) ou que ce soit au plan collectif, avec les attaques de missiles de pays ennemis, mais, grosso modo, le cadre général de la défense nationale demeure plus solide et plus appliqué.

A rebours, un tel discours fustige la France comme un pays incapable de défendre convenablement ses citoyens, ce qui revient à infliger un affront à la démocratie française. Et c’est pourquoi Daniel Shek, ancien ambassadeur d’Israël en France, a eu raison d’opposer que si, au cours de la dernière campagne à Gaza, le Premier ministre français avait conseillé aux Israéliens citoyens français demeurant à Ashdod ou à Ashkelon de revenir en France pour échapper à la menace des missiles tirés depuis Gaza, ce qui pourrait sembler non moins logique, cette proposition aurait suscité un tollé en Israël…

Néanmoins, il existe une certaine différence entre ces deux affirmations. Car, au long de l’histoire, les juifs ont aspiré au retour ou à la délivrance en terre d’Israël. «L’an prochain à Jérusalem» n’est pas qu’un vain mot. Aussi, quand Nétanyahou tient ces propos, il n’a pas en tête, me semble-t-il, uniquement le problème sécuritaire, mais aussi la question identitaire. Et son discours reflète ces deux préoccupations.

Cependant, il nous faut reconnaître, hélas, que la motivation profonde et flagrante du retour des juifs en terre d’Israël et de la création de l’Etat d’Israël tirait son origine de l’antisémitisme, en particulier l’antisémitisme séculier et nationaliste né au milieu du XIXe siècle en Europe. Sans cet antisémitisme ravageur, qui atteignit son point d’orgue avec la Shoah, on peut douter que Theodor Herzl (1860-1904), le visionnaire de l’Etat juif et fondateur du Congrès sioniste, se serait employé à populariser ses idées.

C’est pourquoi le sionisme de la fuite et de la peur demeure plus fort que le sionisme mû par l’identité, la spiritualité ou la religion. Et c’est pourquoi, aussi, si le Premier ministre français, Manuel Valls, avec une grande générosité d’esprit, a proclamé que le départ de cent mille juifs infligerait un coup plus dur à la France que celui de cent mille chrétiens, il a le devoir, ainsi que son gouvernement, de lutter non seulement contre les fanatiques islamistes, mais aussi contre les dérives antisémites qui ont cours parmi les ennemis jurés de ces fanatiques, c’est-à-dire l’extrême droite française. Car l’antisémitisme chrétien de droite nourrit indirectement l’antisémitisme islamiste.

Mais Benyamin Nétanyahou ne doit pas être exempté d’un examen de conscience politique. Car il ne fait aucun doute que le conflit prolongé avec les Palestiniens alimente la flamme de l’antisémitisme. Aussi, parallèlement à ses conseils aux juifs de France, il est de son devoir d’assurer la sécurité des Israéliens et des juifs en déployant un effort sérieux pour mettre fin à l’occupation et à la colonisation, et pour parvenir à la résolution du problème palestinien, tout en garantissant la sécurité d’Israël, selon la formule bien connue et acceptée par le monde entier, y compris par une grande partie du monde arabe.

Traduit de l’hébreu par Jean-Luc Allouche.
Avraham B. YEHOSHUA Ecrivain

http://www.liberation.fr/monde/2015/01/ … te_1186501

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

D'ailleurs, j'aimerais bien retrouver la source de ce passage :

Et c’est pourquoi, aussi, si le Premier ministre français, Manuel Valls, avec une grande générosité d’esprit, a proclamé que le départ de cent mille juifs infligerait un coup plus dur à la France que celui de cent mille chrétiens

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

D'ailleurs, j'aimerais bien retrouver la source de ce passage :

Et c’est pourquoi, aussi, si le Premier ministre français, Manuel Valls, avec une grande générosité d’esprit, a proclamé que le départ de cent mille juifs infligerait un coup plus dur à la France que celui de cent mille chrétiens

Tu peux remuer toute la toile, tu ne trouveras pas trace de cette phrase qu'il aurait prononcée.

Manuel Valls glorifie l'égalité entre tous les Français.

Cf discours qu'il a prononcé à l'Assembléée nationale le 13 janvier . Je le post dans le thread adéquat (Gouvernement Valls...)

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Apparemment, Bruno Petit-Petit devrait quitter le Plus demain après avoir rédigé son dernier article. C'est une perte irréparable pour l'intelligence, la pensée et l'humour.
J'essaye donc de me consoler en lisant d'autres articles bien pourris des contributeurs du Plus, mais malheureusement ces derniers n'arrivent pas à la cheville du maître.
Celui-là se débrouille pas mal.

NB : vous avez toujours la possibilité d'adhérer à ce groupe FB pour manifester votre plein et entier soutien à Bruno : https://www.facebook.com/groups/775322095877632/

L'Obs/le Plus a écrit:

Steeve Briois, maire FN primé élu local de l'année par des journalistes : c'est une honte

LE PLUS. Le prix de "l'élu local de l'année", décerné au maire FN d'Hénin-Beaumont Steeve Briois, est loin de faire de l'unanimité. Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, a refusé de participer à la remise des prix politiques du Trombinoscope. En honorant ce fidèle de Marine Le Pen, le jury a détourné les valeurs d’impartialité du journalisme politique, explique Olivier Picard.

Et voilà, c’est fait. Un jury reconnu composé d’honorables journalistes respectés par les professionnels de la profession a donc remis mardi soir à Steve Briois, maire FN d’Hénin-Beaumont, le prix du "meilleur élu local de l’année". C’est évidemment choquant. C’est révoltant. C’est une honte et la cérémonie s’est heureusement et finalement mal passée.



Mais encore faut-il justifier cette indignation tardive autrement que par l’incompatibilité entre les valeurs de la démocratie à la française et la récompense accordée à un membre d’un mouvement qui les traîne régulièrement dans la boue. Car la question n’est pas là.



Une reconnaissance explicite



Bien sûr, M.Briois est un élu de la République et à ce titre il est éligible à toute forme de compétitions, récompenses et autres hochets qui mettraient en jeu, à la loyale, ses compétences, et en l’occurrence ses qualités de maire d’une petite ville moyenne éprouvée par la crise et la désindustrialisation.



Le poulain de Marine Le Pen dans sa terre électorale du Nord-Pas-de-Calais a fait preuve, depuis des années, d’une indiscutable constance dans son engagement communal et sa capacité à se montrer proche du quotidien de ses concitoyens a compté, au-delà de son étiquette, dans le score qu’il a obtenu aux dernières municipales. Rien d’exceptionnel mais admettons.



Le scandale, c’est la reconnaissance explicite accordée à ce parcours par des figures de la presse parlementaire.



Pourquoi avoir choisi d’honorer M. Briois parmi les quelques 36.600 maires de France pour en faire le lauréat de l’année, le modèle en quelque sorte ? Pourquoi accorder une distinction d’expert à un élu qui n’exerce ses fonctions que… depuis moins d’un an ? Pourquoi une telle précipitation à mettre sous le projecteur des mérites supposés qui n’ont pas encore été validés par le temps ?



Pourquoi ?



Une étrange conception du journalisme politique



L’argument avancé par la présidente du jury, Arlette Chabot, était intellectuellement surprenant :



"Nous ne récompensons pas un bilan, mais c’est une manière de mettre en évidence la percée du FN et son implantation locale."



Drôle de règle du jeu, tout de même, qui salue un phénomène politique en récompensant l’une des figures qui l’incarnent. Etrange conception du journalisme politique qui relègue la personnalité derrière l’oriflamme. Ce qui compte, donc, pour Mme Chabot, c’est le fait politique. Son ampleur dans les urnes, si on la suit bien, ferait sa valeur.



Avec ce type de raisonnement, Pierre Poujade aurait pu être élevé au rang de héros de la IVe république, le doux maréchal Sissi serait l’homme de l’année en Egypte et le groupe État islamique, révélation de l’actualité internationale en 2014 pour sa présence choc dans les journaux télévisés.



En remontant plus loin dans l’histoire, bien au-delà du Point Godwin (allons-y) – mais en restant dans le champ parlementaire représenté par Mme Chabot – le député Hermann Goering aurait pu être ovationné par la presse parlementaire du Reichstag, en 1930, au titre de la remarquable "percée" de son parti national-socialiste aux élections du 14 septembre.



Après tout, le mouvement d’Adolf Hitler était lui aussi était parfaitement "légal". Lui aussi faisait l’événement. Lui aussi était démocratiquement reconnu et porté par le peuple.



La loi du sensationnel et de la nouveauté



Les jurés du Trombinoscope ont donc résolument opté pour des critères résolument arbitraires. Ils ont obéi à la loi du sensationnel et de la nouveauté. C’est leur droit, et leur responsabilité, mais par pitié qu’ils ne viennent pas nous faire une leçon de journalisme politique ! Une circonstance aggravante.



"Comment des journalistes professionnels pouvaient-ils dire ce qu’a été l’année politique 2014 en ignorant le FN ? Ce n’est pas une récompense, mais une reconnaissance, un symbole, une illustration, une constatation", sermonnait – avant la cérémonie, dans un bel élan de courage et d’abnégation livré au "Monde" – le très jésuite Gilles Leclerc, président de Public Sénat, qui devait remettre le prix au récipiendaire, avant de faire faux-bond au dernier moment. N’en jetez plus !



Mais Arlette (Chabot) en avait remis une louche :



"Ignorant le FN en se bouchant le nez, ce ne serait pas convenable professionnellement. Nous avons souligné que le FN avait une stratégie gagnante en pariant sur des élus locaux, qui sont implantés."



De grâce, qu’on nous épargne cette condescendance de vieux routiers qui prétendent se hisser au-dessus de leurs convictions et surmonter leurs haut-le-cœur pour "reconnaître", en grands seigneurs et en experts intraitables, l’émergence d’une force politique légitimée par les Français ! À les entendre, il faudrait les applaudir…



Un esprit de renoncement



Et le drame, c’est que cette posture est partagée par un nombre croissant d’honorables confrères. Résister au FN en refusant de lui accorder une promotion exagérée dans les médias, et en refusant – obstinément – de le considérer comme un parti normal reviendrait à… servir ses intérêts. "C’est contre-productif". "Ca ne marche pas". On connait la chanson…



Mais les faits sont là. C’est dans cet esprit de renoncement que le jury du Trombinoscope a bel et bien voulu faire un coup en se drapant dans les habits immaculés de la rigueur froide et dépassionnée qu’impose le métier. Il a voulu opérer une transgression en marquant, nous explique-t-il en substance, cette distance indispensable à l’observation lucide d’un événement politique.



Disons-le, cette prétention-là, tarte à la crème qui fait avaler bien des redditions, était fort commode. Devant le tollé provoqué par leur profession de foi, Arlette Chabot et Gilles Leclerc ont fini par raser les murs (et ils ont frisé le ridicule) lors de la cérémonie.



Trop tard, messieurs et mesdames les jurés, le mal était fait. Et les contorsions finales, proches de l’auto-humiliation, du président de Public Sénat, s’arrangeant au dernier moment pour ne pas remettre le prix n’y pourront rien changer.



Non, toutes les paroles ne se valent pas



Bien sûr, un journaliste n’est ni juge, ni un directeur de conscience, ni un père-la-morale.



Mais s’il ne lui revient pas d’opérer des discriminations dans le traitement de l’information en maniant une forme de censure pour la bonne cause, il a toujours le choix de mettre, ou de ne pas mettre, sous un éclairage valorisant une personnalité ou des idées politiques. Il a le choix d’écouter son éthique, de l’assumer et de la justifier.



Non, toutes les paroles ne se valent pas. Non, toutes les paroles ne méritent pas les mêmes caméras, les mêmes micros, les mêmes parts d’audience.



Que le FN bénéficie du même traitement factuel que les autres mouvements représentés dans les élections, c’est une chose. Mais rien n’oblige à ce qu’on lui fasse une haie d’honneur pour marquer son succès électoral (au cas où personne ne l’aurait remarqué).



Ce n’est plus du simple professionnalisme. Plutôt un zèle pas très clair. Le même zèle qui poussa la télé publique à inviter Jean-Marie Le Pen sur ses plateaux parce que son parti avait "percé" à Dreux en 1983 puis passé la barre des 10% aux Européennes de 1984. On connait la suite.



Pourquoi lui faire une haie d’honneur ?



Qu’ils le veuillent ou non, Mme Chabot et son jury du Trombinoscope avaient décidé de considérer que le FN était définitivement un parti comme les autres parce qu’il faisait plus de voix que les autres aux élections. Au prétexte de "voir des réalités politiques", ces journalistes ont décidé d’écarter de leur champ de vision certaines de ces réalités peu reluisantes.



Peu importe que M.Briois ait décidé d’expulser la ligue des droits de l’homme de son local au motif des priorités budgétaires de la mairie.



Peu importe qu’il appartienne à un parti qui préconise des mesures ouvertement discriminatoires contraires aux lois et aux valeurs de la République.



Peu importe que des centaines d’autres ma ires aient fait preuve d’un dévouement, d’une inventivité ou d’une abnégation autrement plus remarquables que l’action immémoriale de M.Briois.



Peu importe tout cela. L’important, on vous dit, la valeur suprême, c’est que le maire FN cartonne dans les urnes. Il ne faut pas injurier le peuple, n’est-ce pas ?



Le FN obtient ce qu'il recherche : la respectabilité



Personne ne les a arrêtés dans cette dérive, c’est un constat, jusqu’à ce que le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, annonce que, contrairement à la tradition, il ne participerait pas à la cérémonie organisée dans les murs du Palais-Bourbon. Ensuite, la plupart des autres lauréats (Ségolène Royal et Emmanuel Macron) se sont fait porter pâles



Ils ont eu raison de refuser de s’associer à ce qui s’apparente à un dévoiement de l’esprit de la démocratie représentative et du parlementarisme. Mais pourquoi avoir tant tardé à s’émouvoir quand le palmarès était connu dans le très intime microcosme politico-médiatique ? Il a fallu Twitter et les réseaux sociaux pour provoquer un sursaut contre une banalisation qui, inexorablement, devient une normalisation.



Auto-persuadés qu’ils ne font pas "la courte-échelle" au FN alors qu’ils lui ont apporté sciemment sur un plateau ce qu’il convoite le plus – la respectabilité – Arlette Chabot et Gilles Leclerc sont les archétypes de ces trop nombreux Ponce-Pilate des médias qui se lavent les mains des conséquences de leur neutralité proclamée. Qu’ils frottent encore : il n’est pas sûr qu’elles soient si propres.



Pour ce qui concerne leur odorat, dont ils font état, il faudra sans doute consulter.

http://leplus.nouvelobs.com/contributio … honte.html

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Re: Le fil des articles tout pourris

Et sur le même sujet, voici la contribution du maître, un cran au-dessus tout de même.

http://leplus.nouvelobs.com/contributio … abime.html

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Re: Le fil des articles tout pourris

Je ne sais même pas comment qualifier cette... chose de François Bigorneau. Devant tant de crétinisme et de médiocrité, je reste sans voix. Le passage en gras est extraordinaire.

Le Monde a écrit:

« Il est grand temps que l’équipe de France de handball perde », par François Bégaudeau

On a aimé l’équipe de France de hand. On aime encore, passionnément, ce mélange inédit de rigueur et de folie, de béton et de grâce ; du hand total, a-t-il semblé au spectateur intermittent de ce sport. Mais là, on s’est dit : ça suffit. C’est le moment de mettre fin à cette suprématie dingue, suffocante, historique. Voyant l’ogre bleu avaler sa dose réglementaire d’adversaires aux championnats du monde de Doha, on s’est dit qu’un nouveau triomphe provoquerait une nausée de la gagne. Le verre de trop.

Pourquoi maintenant ? Pourquoi pas dès l’an dernier aux championnats d’Europe, ou seulement l’an prochain aux Jeux ? Peut-être le contexte. Peut-être que les salles vides de Doha insinuent en nous un sentiment d’opérette, de prolongement farcesque d’un règne vénérable. Comme un patineur atterri à Holiday on ice.

Mais le trouble vient surtout des réponses d’Onesta, interrogé sur les implications politiques dudit contexte : « On va faire notre métier, de la manière la plus consciencieuse possible, dans un pays où la compétition sera organisée de manière tout à fait performante. (…) Il y a les questions que le citoyen peut se poser. Mais là, ce n’est pas le citoyen qui parle, c’est l’entraîneur. » Réponses irréprochables. N’importe quel professionnel aurait répondu ainsi, et c’est bien cela qui, tout Qatar mis à part, a fini par nous lasser.

« Performance » à toutes les sauces

Ce professionnalisme constamment brandi. Cette habitude pénible de mettre la « performance » à toutes les sauces. Cette manie d’ajouter à la victoire le prosélytisme de la victoire. Cette façon assez sèche de destituer Jérôme Fernandez au nom du rajeunissement. Ou de se séparer de son adjoint, dont le « style prof de gym », a-t-on pu lire, ne correspond plus aux exigences du hand moderne. Ou de demander au staff la promesse solennelle de « tout sacrifier » en vue des Jeux de Rio. C’est, en somme, cette rhétorique de caporal-chef, ou de chef d’équipe chez Orange.

On a aimé Claude Onesta. On l’aime encore pour son charisme, pour son calme dans les tempêtes, et pour ce qu’on sait de lui, descendant de communistes, admirateur de Che Guevara et de Jaurès, au point de nous inspirer des analogies rêveuses entre l’autonomie laissée aux joueurs au sein des Experts et la grande idée autogestionnaire. Pour un peu, on se reprendrait à croire que le sport et ses vainqueurs ne sont pas voués à être de droite.

Sans prétendre qu’Onesta ait remisé ce foncier politique – il se contente par exemple d’un salaire très en deçà de ce qu’il pourrait exiger –, on s’inquiète quand même de le voir passer son temps dans des séminaires d’entreprise, à donner des conférences sur des thèmes comme « La gestion d’équipe, le leadership et la performance ». Voilà l’autonomie anarchiste dévoyée en technique d’optimisation des rendements. L’intéressé dirait à bon droit qu’il dissocie le professionnel et le « citoyen », mais à trop étouffer l’un sous l’autre, on finit par le tuer. C’est pour cette raison, Claude, qu’il est grand temps de tout bazarder. Juste avant de devenir un pur compagnon de route de l’idéologie managériale. Voici le deal : je t’autorise un dernier titre olympique à Rio, tu m’offres une bière pour reparler du Che.

http://www.lemonde.fr/handball/article/ … IfsFyR3.99

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

C'était mieux avant quoi. Réactionnaire infâme, rance et nauséabond !
Quant à la situation que décrit Adam (il devrait changer de nom, d'ailleurs, ça fait très christiano-centré), je crains qu'elle n'ait jamais existé ailleurs que dans ses fantasmes. L'athéisme, un idéal universel ? Hmm.

Libération (of course) a écrit:

Quand Dieu n’existait pas

J’allume la télévision, la radio. Et ils sont là. Partout. Des religieux. De toutes confessions. Des durs. Des mous. Des excités. Des conciliants. Ils s’expriment. Au même titre que les élus, les chercheurs, les intellectuels. Ils formulent des analyses, émettent des préconisations. S’immiscent dans le débat public. Ils ont voix au chapitre. On les consulte. On écoute leurs recommandations. Leurs souhaits. Leurs exigences, même. Mariage et adoption pour tous. Fin de vie. Et même, depuis Charlie, fanatisme religieux (!), liberté d’expression (!!), laïcité (!!!). Ils sont là, partout, arpentent les plateaux. Et s’ils ne sont pas là, on parle d’eux. On tient compte de leur «sensibilité». On nous dit qu’il faut veiller à ne pas les heurter. Et tant pis si, par leurs incursions hors des lieux de culte, ils heurtent les athées et nuancent d’emblée une laïcité pourtant non négociable.

J’allume la télévision, la radio. Et me retrouve projeté dans des temps très lointains et très obscurs. Des temps que je n’ai pas connus. Et que je ne pensais pas connaître un jour. Parce qu’on se croyait délivrés. Affranchis. J’ai grandi en banlieue. Un écheveau de villes plus ou moins tranquilles, bien mélangées, avec leurs cités déjà sensibles, leurs lotissements et un reste de culture prolétaire à l’ancienne. J’avais des copains beurs, des copains blacks, la plupart vivaient dans les HLM. On ne parlait pas de musulmans. Ceux qui l’étaient ne s’en réclamaient jamais. Comme aurait dit Charb : ils faisaient le ramadan comme d’autres fêtaient Noël, par habitude et parce que ça rythmait l’année, rien de plus.

On ne savait pas si untel ou untel était juif ou autre. S’il était pratiquant ou non. D’ailleurs les racistes n’étaient pas «islamophobes». Ils se contentaient de détester les Arabes et les Noirs. Et on les emmerdait. Et l’antisémitisme était juste un truc immonde de très vieux cons, qui allait disparaître avec la dernière génération à l’avoir nourri. On avait grandi bercés par les disques de nos parents, Brel, Brassens et Ferré. On avait passé notre enfance à écouter Renaud, à regarder Coluche et Desproges, à s’endormir devant Polac et Cavanna. On chourait le Canard de nos pères pour dévorer les dessins de Cabu. Notre prof préféré nous faisait commenter les dessins de Charlie. On était tous un peu anars. On bouffait du religieux (curés imams rabbins tous dans le même sac), on se foutait des flics, de l’armée, de la nation, des fachos. Et l’internationale serait le genre humain. A nos yeux, la religion n’était qu’une vieille scorie déliquescente, un reste d’obscurantisme dont on avait mis des siècles à se délivrer mais ça y était, c’était fait, on tenait le bon bout. Il y avait bien quelques cathos de nos âges mais ils restaient entre eux dans leurs écoles privées, se retrouvaient au catéchisme, se côtoyaient chez les scouts. C’était juste des sujets de plaisanteries. Des types coincés et des filles pas futes-futes, dotés de parents bornés. Nous, les seules paroles du Christ qu’on se refilait c’étaient les dernières : un clou je glisse.

Au final, qu’on soit blanc, black ou beur, la religion, c’était juste un hobby bizarre, un truc du dimanche matin pour la plupart, qui nous faisait un peu froid dans le dos parce que ça ressemblait quand même à un genre de secte et franchement, quand on les voyait sur le parvis de l’église en rentrant de la boulangerie, ils ne faisaient pas envie. Ils étaient tous gris tous fermés tous coincés dans leurs croyances irrationnelles et leurs principes étriqués. Mais on les plaignait plus qu’autre chose : avec tout ça, ils allaient rater Téléfoot. Nos parents ne nous démentaient pas, ceux qui avaient été élevés dans la religion nous répétaient combien nous étions chanceux de nous construire en esprits libres, guidés par des enseignants soucieux de former des citoyens éclairés et non par des curés. Quant à ceux des cités, dont beaucoup étaient vaguement musulmans, jamais je n’ai entendu l’un d’eux invoquer le Prophète, ni même mentionner le Coran. C’étaient d’autres temps.

La citoyenneté, la liberté l’égalité la fraternité, et le combat qu’il fallait mener pour que ces belles paroles deviennent des réalités : c’était ça, le projet commun. Ce qui nous projetait ensemble vers l’avenir. La laïcité était un principe intangible. Et l’athéisme n’était pas une croyance parmi d’autres mais un idéal universel. On voulait bien admettre qu’il y ait encore quelques volontaires pour s’aveugler, on voulait bien apprendre à le tolérer, pourvu que tout ça reste dans le silence des églises, des synagogues et des mosquées. Que la religion demeure une occupation strictement privée et vaguement honteuse. Un genre d’hygiène personnelle. Comme le yoga, en plus sectaire. Ou les arts martiaux, en moins physique. Oui vraiment, c’était une autre époque. Une époque bénie.

Cette chronique est assurée en alternance par Olivier Adam, Christine Angot, Thomas Clerc et Marie Darrieussecq.
Olivier ADAM

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

On pourrait rajouter la plupart des articles qui traitent de la décision de la BCE de suspendre les OAT grecs des opérations de refinancement de la BCE. Exemple:

http://www.liberation.fr/economie/2015/ … um_1196278

http://www.lemonde.fr/economie/article/ … _3234.html

Donc en gros on vient nous expliquer que la BCE vient d'user d'une arme politique pour forcer les Grecs à s'agenouiller devant la finance internationale. Alors reprenons le fil:

1/ Depuis plus de 2 ans maintenant, les banques grecques bénéficient d'un régime d'exception en cela qu'elles peuvent placer comme collatéral auprès de la BCE pour leurs opérations de refinancement des titres classés "spéculatifs" voire même "poubelle" (junk-bonds). Ce qu'aucune banque centrale indépendante au monde n'est censée accepter mais du fait du financement direct du FESF, de la commission et du FMI, ils ont fait une entorse en considérant que leurs titres étaient implicitement valables.

2/ Malgré tout, les banques grecques étant dans une situation difficile, les principales opérations de refinancement ne suffisent plus. La BCE a donc crée un nouveau canal de financement, l'ELA (emergency liquidity assistance) qui donne la latitude à la banque nationale de Grèce d'ouvrir des lignes de crédit pour les principales banques grecques avec des conditions très très souples.

3/ L'extrême gauche arrive au pouvoir en Grèce et annonce de but en blanc qu'ils vont restructurer la dette. Ce qui mécaniquement fait passer le statut des OAT grecs de "spéculatif" à "complètement pourri" (je ne sais même pas s'il existe une note à ce niveau sachant que le gouvernement annonce son attention de ne pas rembourser la dette). Comment diantre la BCE pourrait-elle accepter de tels titres sur son bilan? Ca revient à faire du financement monétaire direct (dette non remboursée contre liquidité). Le nouveau gouvernement a mis en place un chantage complètement inepte.
Pour éviter un effondrement des 4 banques, la BCE a décidé de maintenir la procédure d'ELA (qui a le bon goût de ne pas mutualiser le risque sur son bilan) tout en supprimant l'accès au MRO qui était de toutes façons mort.

Au lieu d'une punition c'est au contraire une mesure très souple de la part de Francfort qui aurait très bien pu refuser les collatéraux publics grecs sur l'ensemble de ses lignes de crédit, directes comme indirectes. Et au contraire les journalistes expliquent que c'est une punition... C'est désespérant

Last edited by Cendrier bancal (06-02-2015 23:07:44)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Tiens, Antifaf est "journaliste" à l'Immonde. Étrange qu'il n'assume pas de signer cette déjection.

http://www.lemonde.fr/pixels/article/20 … 08996.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Tiens, Antifaf est "journaliste" à l'Immonde. Étrange qu'il n'assume pas de signer cette déjection.

http://www.lemonde.fr/pixels/article/20 … 08996.html

Ne pas signer un article est un signe de lâcheté assez magnifique.
Cependant après avoir lu le "papier" en question, on comprend mieux pourquoi l'auteur a jugé préférable de ne pas y apposer sa griffe.

Re: Le fil des articles tout pourris

FDL a écrit:

Tiens, Antifaf est "journaliste" à l'Immonde. Étrange qu'il n'assume pas de signer cette déjection.

http://www.lemonde.fr/pixels/article/20 … 08996.html

Celle-ci est extraordinaire :

Antifaf au Monde a écrit:

visiblement oublieux du fait que le terrorisme islamiste date des années 1970, plus d'un millénaire après l'apparition de l'islam.

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: Le fil des articles tout pourris

Un commentaire intéressant suit cet article:

Plantu serait-il FN, zemmourien, catholique de la Manif pour tous, anarchiste de droite…??? 16/02/2015 - 23h41
Dans l’Express du 24 décembre 2014 (bien avant donc la tuerie de Charlie Hebdo) Plantu évoquait par une série de dessins comportant tous un drapeau noir et un croissant vert, les otages tués par Daesh, l’exil des Chrétiens d’Orient, les lycéennes enlevées par Boko-Haram, les Coptes persécutés en Égypte, les écolières vitriolées, l’embrigadement pour le djihad, les femmes lapidées au Soudan, le massacre d’enfants à Peshawar, la prise d’otage à Sydney en concluant par «Pas de conclusions hâtives»

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Re: Le fil des articles tout pourris

Je voulais surligner les passages les plus surréalistes mais c'est l'ensemble de l'entretien que j'aurais dû mettre en gras. Donc je poste ça comme ça. A lire, ça vaut le détour. Misère de la sociologie... Décadence de Scpo...

Libération - Bondy Blog a écrit:

Catherine Wihtol de Wenden : "Il est ridicule de parler d’intégration et d’imposer un modèle"

Par Myriam Boukhobza

Consultante pour divers organismes internationaux dont l’OCDE, la Commission européenne ou le Conseil de l’Europe, Catherine Wihtol de Wenden préside depuis 2002, le Comité de recherche « Migrations » de l’Association internationale de sociologie. Enseignante à Sciences-Po Paris, elle a mené de nombreuses enquêtes de terrain sur les relations entre les migrations et la politique en France. Interview.

Pourquoi encore aujourd’hui, de nombreux citoyens français de culture musulmane ne sont pas considérés ou désignés comme des « Français » à part entière ?

Catherine Withol de Wenden : Ces gens sont nés en France, mais ne sont pas considérés comme tels du fait de leur double identité. Cela est lié à la politique française. Les frères Kouachi avaient une double identité, mais ont été élevés par l’Assistance publique dans un contexte français et laïque et pourtant ont été sensibilisés aux propagandes de l’islam radical en France, car à partir d’un moment, ils se sont sentis rejetés, se sont mis à la recherche de reconnaissance, dans le soutien d’une cause. C’est le résultat de discriminations, du sentiment de ne pas avoir sa place dans la société française. Pourquoi pensez-vous que les plus diplômés sont moins touchés par ça ? Ces jeunes issus de culture musulmane trouvent une autre reconnaissance dans le monde de l’islam radical. En France, ils subissent l’exclusion, la discrimination, le chômage, tombent dans la délinquance et finissent par être embrigadés en prison. Ces problèmes les tourne vers la question de l’identité, ils ont vraiment le sentiment de ne pas être à leur place dans la société française. C’était notamment le cas de Khaled Kelkal dans les années 1990, mais aussi de Mohammed Merah plus récemment. Vous savez la prison n’est pas un lieu neutre. C’est un lieu de réflexion sur soi-même, des prédicateurs les entraînent vers la violence armée et ils y sont réceptifs.

Alors, comment expliquez-vous que des jeunes de milieux sociaux très divers quittent leur terre natale pour la Syrie ou l’Irak ?

Il s’agit d’une crise identitaire et spirituelle, mais aussi d’une volonté de devenir un héros, ces jeunes recherchent l’aventure, un peu pareil que la Légion, la Bande à Baader ; il y a 30 ans, ils auraient rejoint Action directe. Ces jeunes ne sont pas tous dans des situations de détresse, ils recherchent l’aventure, mais aussi du sens à leur existence, ils ne savent plus où ils en sont. En ce moment, c’est le salafisme, mais à une époque, les jeunes anarchistes ont tué Sadi Carnot, car en rupture avec le capitalisme d’entreprise, le monde naissant. Ce sont des comportements de rupture, peu importe la cause pour arriver vers la violence contestataire, ce sont des entrepreneurs de cause. Aujourd’hui, les politiques sont incapables de proposer un projet pour mobiliser les gens, pour certains leur vie n’a pas de sens donc ils en cherchent un. Le plus souvent, ils sont mal armés intellectuellement pour creuser leur analyse du monde, ils n’ont pas d’esprit critique, c’est ou noir ou blanc, ils ne relativisent rien. Je suis allée dans les prisons à la rencontre de ces jeunes : pour eux c’est soit noir, soit blanc. Ils disaient : « Il n’y a plus d’espoir ici, chez moi c’est mieux ». Ils veulent un aller simple pour les pays du Golfe.

Mais là-bas, ils seront étrangers, pas bien accueillis, pour eux, la vie est simple. Il faut faire société ensemble, travailler sur l’éducation et ne pas laisser à l’école certaines personnes au bord de la route qui sortent sans diplômes. Ils maîtrisent mal l’écrit et l’oral, ils n’ont que la violence pour s’exprimer et une image négative de leur propre vie donc ils veulent se purifier ailleurs, car ils n’ont pas de repères. C’est le boulot de l’école, des éducateurs, de la justice et de l’insertion professionnelle. Vous savez, dans les années 1960-1970, il existait des internats publics pour pauvres, marginalisés et ce serait une bonne solution aujourd’hui pour régler le problème des mères isolées. Ce serait une bonne solution aussi pour ces jeunes pour les sortir de leur système familial et social. Ce serait coûteux, mais il vaut mieux payer des pions que des gardiens de prison non ?

Quelles failles de la politique française les évènements tragiques de la semaine du 7 janvier ont fait rejaillir ?

François Hollande est resté muet sur le problème des différents types de discriminations en France or il s’agit d’un vrai sujet. Il y a un autre aspect qui me choque un peu de la part de Charlie Hebdo qui n’a pas été habile de taper sur des gens qui ne sont pas armés pour répondre à la dérision sur leur propre religion. Pour les chrétiens, on a 200 ans d’expérience, on est habitués depuis la Révolution française, pareil pour les juifs, avec toutes les caricatures du 19e siècle. Mais taper sur des gens plus faibles qui n’ont pas de retour critique pour réagir ce n’est pas équitable, même si les caricaturistes ont totalement le droit de le faire. Vous savez on peut tout dire, mais pas dans tous les contextes, rire de tout, mais pas avec n’importe qui. Là, ça n’a fait qu’allumer le feu, ça a été vécu par de nombreux musulmans comme une humiliation, ils n’ont pas de retour critique sur leur propre religion, c’est un problème de temps. Ils sont originaires de pays où la religion d’État est l’islam, ici ils sont minoritaires et en plus discriminés, même si je défends la liberté d’expression !

Le vrai sujet à aborder notamment ce sont les contrôles d’identités. Il y a un manque de courage de la part des politiques, la police est l’arme des gouvernements en place, ces jeunes subissent les contrôles d’identité à longueur de journée, des blagues racistes et toute sorte d’humiliations. En Italie, à Rome, je n’ai jamais vu un seul contrôle d’identité. Il faut arrêter les contrôles d’identité et se concentrer sur ces types dangereux, fichés dans plein de réseaux, allons chercher la délinquance là où elle est vraiment ! On dépense beaucoup trop dans les contrôles d’identité et la lutte contre le cannabis qui entretient des filières mafieuses. Si on s’occupait du vrai terrorisme, si on se concentrait sur les vraies filières de la drogue dure, de la prostitution, du terrorisme, sur les choses graves en somme ! Mais on n’a pas les moyens…

Je crains l’amalgame aussi entre les sans-papiers et le terrorisme, ce n’est pas parce que le terrorisme existe qu’il faut renforcer le contrôle aux frontières, ça n’a pas de sens ! On a encore du mal à considérer que l’immigration de peuplement existe, c’est vrai aussi pour les Dom Tom depuis Louis XV, quelqu’un d’un peu différent est toujours mal « intégré ».

De quoi parle-t-on quand on parle d’« intégration » à la société française ?

C’est totalement ridicule de parler d’intégration et d’imposer un modèle d’intégration. Chacun a son itinéraire, les gens diplômés on n’oserait pas leur demander de s’intégrer, cette analogie est stupide.

Comment accueille-t-on les migrants aujourd’hui en France ?

On accueille mal les migrants aujourd’hui. En plein Paris, dans le 10e arrondissement, il y a des campements africains, les migrants dorment dehors en plein hiver, les jeunes migrants scolarisés en situation irrégulière dorment dehors. On les accueille très mal, dans l’urgence, en fait on veut une politique de dissuasion, on a peur, la réflexion c’est : « si on les accueille trop bien, tout le monde va venir ». On a les moyens de les accueillir, la France est quand même le 10e pays le plus riche du monde. Le problème c’est l’urgence : on ne pouvait pas prévoir que des Syriens, des Somaliens, des Soudanais viendraient suite aux conflits dans leurs pays, la plupart sont demandeurs d’asile. En Italie, ils se débrouillent très bien avec ça, ils accueillent 800 personnes sur des cargos parce qu’ils se disent qu’il faut recueillir les gens en détresse, à la dérive aux frais du contribuable italien.

Pourquoi l’harmonisation de la politique migratoire en Europe a-t-elle du mal à se mettre en place ?

Il n’y a pas beaucoup de solidarité entre les pays européens : les pays d’Europe du Sud (Grèce, Italie, Malte, Espagne, etc.) assument l’essentiel de l’accueil, ils font tout le boulot. Au niveau des textes, chaque pays a son interprétation du droit d’asile donc au niveau de l’Union européenne, les réponses sont différentes sur le même profil du demandeur d’asile. De toute façon, tant qu’il n’y aura pas de politique étrangère commune, il n’y aura jamais de politique d’asile commune. Les États sont très frileux sur l’asile : en France, on devrait être plus généreux sur l’asile, avec 35 % de réponse positive, on pourrait aller jusqu’à 50 % au moins, accorder le droit de travailler aux demandeurs d’asile, le droit de se loger, régulariser plus de sans-papiers pour leur permettre de mieux s’insérer, ce serait de nouveaux consommateurs et le droit de vote local bien sûr qui est essentiel. Ce ne sont pas des réformes qui demandent du coût, mais on a peur du discours laxiste, on est surveillé constamment par le Front national et surtout les pouvoirs publics ont un manque d’intérêt total à l’égard de ces problématiques.

Myriam Boukhobza

http://bondyblog.liberation.fr/20150217 … OOZ_lpaMzV

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Quant à moi je vais souligner l'indigence de ton analyse, qui se limite à deux phrases acerbes suivies d'un article de presse. C'est ton modus operandi depuis longtemps, et ça commence à me courir. Je suis d'ailleurs étonné que tu ne nous aies pas lâché un "lol faire société"

Voici mon analyse : elle a littéralement raison, sur tout. t(°.°t)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Le fil des articles tout pourris

Je me suis contenté de deux phrases parce qu'il aurait fallu tout reprendre : le fait qu'elle prétende que les terroristes le sont devenus à cause des méchants Français racistes qui les stigmatisent blablabla (quelle puissante analyse...c'est vrai que Coulibaly, par exemple, qui gagnait presque plus que moi chaque mois, n'était pas du tout intégré), que les diplômés ne sont pas terroristes (hum hum Catherine... : http://www.france24.com/fr/revue-presse … l-palesti/ ou encore, ailleurs qu'en France cette fois : http://diasporaenligne.net/50-des-terro … rsitaires/ ou bien encore : http://www.slate.fr/story/15225/terrori … lab-atta), qu'il est ridicule de parler d'intégration (j'ai vraiment besoin de dire en quoi cette phrase est absurde ?), qu'il faut comprendre ces petits jeunes qui se font contrôler par la police etc. Oui, il aurait fallu tout reprendre.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

A part ça, tu ne vois pas qu'elle mélange tout (entre origine sociale et ethnique, entre musulmans, étrangers en général, sans-papiers et que sais-je encore) et qu'elle tombe dans le racialisme ? Quand elle les renvoie à leurs origines en parlant de pays où la religion d’État est l'islam, ça ne te pose pas de problèmes ? Quand elle sous-entend qu'ils sont trop débiles pour comprendre et accepter des valeurs comme la liberté d'expression du fait de leurs origines, ça ne te fait rien ? Franchement...

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Libération - Bondy Blog a écrit:

Il s’agit d’une crise identitaire et spirituelle, mais aussi d’une volonté de devenir un héros, ces jeunes recherchent l’aventure, un peu pareil que la Légion, la Bande à Baader ; il y a 30 ans, ils auraient rejoint Action directe. Ces jeunes ne sont pas tous dans des situations de détresse, ils recherchent l’aventure, mais aussi du sens à leur existence, ils ne savent plus où ils en sont. En ce moment, c’est le salafisme, mais à une époque, les jeunes anarchistes ont tué Sadi Carnot, car en rupture avec le capitalisme d’entreprise, le monde naissant.

A ce sujet, quelqu'un saurait où on peut trouver les études ou articles de Marion van San mentionnée ici ?:

Jean de Troyer a écrit:

La majorité des combattants européens en Syrie n’appartiennent pas à des familles vivant aux crochets de la société. Ce sont en général des jeunes très bien acclimatés à notre culture. Selon la chercheuse, qui a suivi une centaine de familles de combattants, la théorie selon laquelle leur décision est le fruit d’une frustration causée par le manque d’opportunités, conséquence du chômage ou de la situation précaire de leur famille, est tout à fait fausse. Le radicalisme des combattants n’est pas lié à la pauvreté, dit-elle.

This sentence no adverb.

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Re: Le fil des articles tout pourris

Une autre preuve, s'il en fallait, que la pauvre Withol de Wenden est à côté de la plaque : trois adolescentes anglaises de très bonne famille (est-il précisé) sont parties faire le djihad.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/ … djihad.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Ce n'est pas un article mais une couverture. J'imagine la teneur des articles, du coup...

https://fbcdn-sphotos-a-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xfa1/v/t1.0-9/1467309_10153152445910522_1090075061505038868_n.jpg?oh=a406e84881c8a162e7ab3510132102b2&oe=55520D99&__gda__=1430806802_a345421dbbb6c49dc8b4976b22fb40e8

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Le Point a écrit:

Houellebecq est-il de droite ?

http://www.lepoint.fr/politique/houelle … 047_20.php

J'ai une question plus pertinente : le Point est-il un torchon ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Le fil des articles tout pourris

Hahahahahaha

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Le fil des articles tout pourris

Du grand, du très très grand Roger-Petit.
"Les Déroulède de la fessée" : Bruno a toujours eu le sens de la formule qui claque, c'est le cas de le dire.
Et la conclusion est orgasmique.

Challenges a écrit:

La fessée défendue par Le Maire, Wauquiez, Zemmour, Praud et les autres : l'ultime combat des réacs français ?
Bruno Roger-Petit

Quand on voit ceux qui s'indignent que le Conseil de l'Europe veuille interdire la fessée en France, on se demande si ce n'est pas le dernier combat réactionnaire à la mode.

Tiens, Bruno Le Maire, que l’on dit si modéré, défend la fessée et le droit à battre des enfants au nom de la juste éducation à la française. Il aura suffi que l’on apprenne que le Conseil de l’Europe s’apprête à rappeler à la France que sa législation en matière de protection de l’enfance est insuffisante pour que tombe le masque. Bruno Le Maire défend ainsi mordicus le droit des parents à fesser leurs enfants : « Je conteste au Conseil européen le droit d’aller me dire à moi qui suis parent de quatre enfants ce que je dois faire avec mes enfants ». On a les contestations de son ambition.

Au sujet de la fessée, Bruno Le Maire pense comme Florian Philippot, du FN, qui veut « fesser l’Europe ». Comme Roger Karoutchi, sénateur UMP, qui estime que l'Euro, l’Etat islamique, l'Ukraine, c’est plus important. Comme Pierre Laurent, du Parti communiste, qui juge que « l’Europe a mieux à faire ». Comme Laurent Wauquiez, secrétaire général de l’UMP, qui dénonce le « sens des priorités » européen. Comme Yves Thréard, du Figaro, sur iTélé, qui dit qu’on « ferait mieux de s’occuper des chômeurs ». Comme Pascal Praud, sur RTL, qui pense sans doute que le centre de formation du FC Nantes est devenu trop laxiste depuis la retraite de Jean-Claude Suaudeau. Comme André Bercoff, saisi par le vertige français de la droitisation, qui dénonce « la chorale des angélistes ». Comme Bruno Dive, éditorialiste à Sud-Ouest, qui fustige l’Europe qui condamne la fessée à l’heure où l’on tue des opposants en Russie et qui décrète que c'est "lamentable". Comme Philippe Bilger, blogueur et magistrat, qui s’effraie que l’on veuille « éduquer les parents »… Comme Eric Zemmour qui dit depuis longtemps tout le bien qu’il pense de la fessée… Tous unis contre la fessée…

Brûler Freud et Dolto

Etrange cohorte que celle de ces réactionnaires, conservateurs, grincheux, nostalgiques, ringards et passéistes qui sont encore persuadés, en 2015, que taper sur un enfant c’est lui apprendre quelque chose. A les entendre, il faut agir, et vite... Il faut brûler Freud, Winnicot et Dolto, ces bobos progressistes du 20e siècle qui nous ont fait tant de mal. Aujourd’hui, maintien de la fessée, et demain rétablissement du martinet. Mais comment peut-on penser aussi vieux ?

On se pince… Et on mesure le courage de Luc Chatel, UMP, qui brave la mobilisation des Déroulède de la fessée et ose la vérité : « La meilleure des fessées, c’est celle qui n’est pas donnée, c’est comme la dissuasion nucléaire. C’est l’arme qui dissuade et qui n’est jamais utilisée ».

On s’étonne même d’être contraint d’applaudir et saluer l’évidence formulée par Luc Chatel : la juste autorité parentale n’a pas besoin de fessée pour s’exercer. La fessée, c’est déjà la défaite des parents. La fessée est un aveu de faiblesse. La fessée est un échec. La fessée, c’est la revendication de l’omnipotence, la dérisoire revendication de la toute-puissance. In fine, la fessée, c’est la défaite des parents. Cette vérité est cruelle. C’est sans doute pour cette raison que le rappel à l’ordre européen dérange tant le conformisme français dans ce qu’il a de plus conservateur, car quoi de plus conservateur que de revendiquer le droit de taper sur un enfant qui ne peut se défendre ?

La pauvreté de l’argumentaire en défense de la fessée laisse pantois. Quel est le rapport entre l’idée que l’on se fait des droits de l’enfant, soumis à la violence des adultes et le chômage ? Aucun. Entre la Russie et la fessée ? Aucun. Avec le chômage ? Aucun. Avec l’Etat islamique ? Aucun. De ce point de vue, le vide abyssal de l’argument de la hiérarchisation, brandi par Pierre Laurent ou Laurent Wauquiez, Yves Thréard ou Philippe Bilger, est inopérant.

En revanche, le rapport entre la construction d’une société où l’on respecte les droits de l’enfant, lui, est évident, et il ne souffre d’aucun alibi prioritaire. On peut vouloir rappeler que les enfants que l’on fesse seront les adultes de demain et combattre les autres maux du monde.

Un acte typiquement français ?

Pire encore, certains des avocats du droit à fesser les enfants brandissent en réalité, implicitement et sournoisement, la défense de l’identité nationale. Fesser un enfant, ce serait être authentiquement français, un acte de résistance fondamental contre l’Europe des technocrates. Cet argument, populiste et identitaire, est contenu, en creux, dans les propos de Bruno Le Maire ou de Philippe Bilger. Revendiquer le droit pour des parents de taper ses enfants serait la juste affirmation d'une francité sublime, parce qu'empreinte de rébellion : « Et de quel droit ma bonne dame, l’Europe sans visage nous contraindrait-elle à ne plus taper sur un mouflet quand bon nous semble ? N’avons-nous pas inventé les Droits de l’Homme ? Alors ? »

Alors, il suffit de lire ce que disent les psychiatres dans leur immense majorité (en tout cas pas ceux qui sont liés à la Manif pour tous, hostile au mariage pour tous et à l’adoption, tel Pierre Levy-Bensoussan, interrogé sur RTL ce mardi- quel drôle de choix) pour le comprendre. La fessée est une horreur, qui confond dressage et éducation.

On peut lire avec profit Gilles-Marie Valet, pédopsychiatre de renom : « Un enfant n'est pas assez mature pour avoir du recul et analyser une situation aussi complexe si on ne lui explique pas pourquoi il est puni (…) Malgré tout ce que l'on peut penser, l'enfant fait des bêtises parce qu'il cherche un cadre. Il veut savoir où sont les limites pour être plus serein dans le monde qui l'entoure. C'est pour cela qu'au lieu de le frapper, il faut lui parler, lui expliquer. »

Quel peut être le destin d’un enfant fessé ? On pense à ce gamin des années 60, aujourd’hui grand influenceur français, racontant au journal le Monde, il y a quelques mois, la rude éducation parentale : "La ceinture de mon père était toujours posée sur la table" confessait-il sans fard, ni autocensure, presque fier de son aveu. Cinquante ans plus tard, cela a donné Eric Zemmour.

http://www.challenges.fr/france/2015030 … tor=RSS-88

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

La conclusion est un modèle du genre.

Ce type est soit fou soit le génie du millième degré.

99

Re: Le fil des articles tout pourris

Ni l'un ni l'autre, c'est juste Bruno. Et Bruno est un mythe vivant. :)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Maître Bruno est en forme aujourd’hui et dézingue Michel Onfray et Alain de Benoist, en passant par Zemmour bien sûr (il manque Élisabeth Lévy quand même). Petit florilège :

- Un commentaire sur les théories d'Alain de Benoist qu'il n'a pas lu mais ce n'est pas grave, le Maître n'a pas besoin de lire, il sait : "Comment lui donner tort quand on connait la vie et l’œuvre d’Alain de Benoist, théoricien de l’ethno-différencialisme, cette élégante façon d’être racialiste, voire raciste, pour certains de ceux qui aiment à s’en réclamer ? [...] Le fait est que l’on ne peut être de gauche et concéder la moindre justesse aux analyses d’Alain de Benoist puisque qu’elles reposent toutes, sans exception, sur la vision d’une humanité destinée à vivre en communautés séparées ou condamnées à se faire la guerre si contraintes de cohabiter dans le même espace."

- Une pique à l'attention des sans-dents : "En apparence, le raisonnement de notre Aron populiste est imparable, de bon sens et aisément accessible, notamment pour les électeurs du Front national."

- Un coup de griffe à l'attention des sociaux-traîtres : "un homme qui se dit "de gauche" ne peut partager de bonne foi une idée d’Alain de Benoist. Pas une seule. C’est impossible, sauf à changer de rive."

- Une référence toujours aussi bienvenue à Zemmour : "Michel Onfray ne commence pas seulement à aimer emprunter les idées d’Alain de Benoist, il use désormais des mêmes armes médiatiques qu’Eric Zemmour."

- Un jeu de mots, déjà utilisé sur son Twitter et qu'il recycle (le Maître a beaucoup d'humour) : "on se demande si le temps n'est pas venu d'écrire "La Trahison des pas clairs". Parce que politiquement, Michel Onfray est vraiment devenu un type pas très clair."

- Une conclusion poétique : "Un type entre deux couleurs, qui toutes deux évoquent l'automne de la pensée."

Maître Bruno Roger-Petit dans Challenges a écrit:

L'intrigante alliance objective entre Onfray et Philippot contre Valls
Bruno Roger-Petit

On est défendu comme on le mérite. C’est ce qui arrive à Michel Onfray, le nouvel intellectuel protégé par Florian Philippot. C’est la leçon à tirer de la polémique née durant le dernier week-end politique, suite à la déclaration du Premier ministre, Manuel Valls, pointant le fait tragique que Michel Onfray, désormais, a déserté le camp du progrès.

Le propos a fâché l'ombrageux intellectuel, et lui a valu le soutien du vice-président du Front national, Florian Philippot. "Les ennemis de mes ennemis sont mes amis", axiome jamais démenti depuis son invention. Ainsi va la vie publique en 2015.

Au sujet de Michel Onfray, Manuel Valls, sur Europe 1, a pourtant pointé une évidence : "Quand un philosophe connu, apprécié par beaucoup de Français, Michel Onfray, explique qu'Alain de Benoist -qui était le philosophe de la Nouvelle droite dans les années 70 et 80, qui d'une certaine manière a façonné la matrice idéologique du Front national, avec le Club de l'Horloge, le Grece- (…) vaut mieux que Bernard-Henri Lévy, ça veut dire qu'on perd les repères".

Les armes de com' massives d'Onfray

Ainsi mis en cause par le Premier ministre, Michel Onfray, diva outragée, a usé de ses armes de communication massives : réponse sur son blog et double passage radio durant la matinée de ce lundi, sur France Inter et Europe 1. C’est dire la gravité médiatique de l’affaire. Cette incroyable exposition radiophonique est-elle le résultat de ce que Michel Onfray a traité Manuel Valls de "crétin" ? On peut le supposer. Et constater que Michel Onfray ne commence pas seulement à aimer emprunter les idées d’Alain de Benoist, il use désormais des mêmes armes médiatiques qu’Eric Zemmour. Rien de telle qu’une grosse provocation pour passer dans le poste.

Le plus étonnant, c'est que la machine Onfray rencontre un certain succès. Les fanatiques du philosophe se reconnaissent à ce qu’ils ne sont pas dérangés par le vocabulaire de leur idole, qui souvent trahit le populiste de granit sous l’intellectuel en carton.

Les fans d’Onfray lui passent tout. Qu’il traite le Premier ministre de crétin ? C’est normal. Qu’il s’en prenne à Fleur Pellerin en rappelant le malhonnête procès qui lui est fait au sujet de sa lecture de Modiano ? C’est logique. Qu’il dénonce "les fameux conseillers en communication qui ont dû lui fabriquer une petite fiche" [à Valls : NDLR] les traitant au passage de "petits gominés trentenaires" ? Naturel.

Les gominés trentenaires de Valls

La philosophie politique à la Onfray, c’est le populisme et l’ignorance de la réalité des choses publiques, le tout construit sur la répétition de clichés identiques à ceux répandus par le FN, en substance : Manuel Valls ne fait pas de la politique, mais répète des éléments de langage fabriqués par des conseillers en communication, nécessairement "gominés trentenaires".

Onfray a beau reprendre la formule attribuée à Raymond Aron, qui refusait le clivage gauche/droite de peur d’être "hémiplégique", sa vision de l’exercice du pouvoir par la gauche, prise en otage par des conseillers en communication manipulateurs venus du 7e arrondissement de Paris est celle du Front national. Comment s’étonner dès lors, qu’il recueille la bénédiction de Florian Philippot ? Populistes d'extrême droite et d'extrême gauche, unissez-vous !

Si l’on remonte à l’origine de la querelle, on trouve cette formule, assumée et revendiquée par Michel Onfray : "Je préfère une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL et que je préférais une analyse qui me paraisse juste de BHL à une analyse que je trouverais injuste d’Alain de Benoist". Manuel Valls y voit une confusion intellectuelle révélatrice de la perte des repères. Comment lui donner tort quand on connait la vie et l’œuvre d’Alain de Benoist, théoricien de l’ethno-différencialisme, cette élégante façon d’être racialiste, voire raciste, pour certains de ceux qui aiment à s’en réclamer ?

Le piège dialectique d'Onfray

La force d’Onfray, c’est d’enfermer Manuel Valls dans un piège dialectique destiné à duper les esprits simples et faibles. "Moi qui suis de gauche,  je préférais une idée juste, fut-elle de droite, à une idée fausse même si elle est de gauche, surtout si elle est de gauche", déclare le philosophe en riposte au chef du gouvernement.

En apparence, le raisonnement de notre Aron populiste est imparable, de bon sens et aisément accessible, notamment pour les électeurs du Front national. Mais en réalité il révèle la tragédie Onfray, celle d’une trahison : un homme qui se dit "de gauche" ne peut partager de bonne foi une idée d’Alain de Benoist. Pas une seule. C’est impossible, sauf à changer de rive.

Associer la figure de l’intellectuel de droite au seul Alain de Benoist, avec pour seul objectif d’en faire le symétrique, à gauche, de Bernard-Henri Lévy, c’est tomber dans ce qu'il faut bien nommer une certaine forme de malhonnêteté intellectuelle. La ficelle est un peu grosse, mais les admirateurs de Michel Onfray se refusent à la voir.

Comme il est triste d’entendre, sur France Inter, celui qui se prétend encore un "homme de gauche" estimer que sur des sujets aussi déterminants que l’Europe ethno-différencialiste vue par le GRECE et Poutine et sa vision d’un empire eurasien, Alain de Benoist a raison.

Onfray a beau jouer les raisonneurs, le fait est que l’on ne peut être de gauche et concéder la moindre justesse aux analyses d’Alain de Benoist puisque qu’elles reposent toutes, sans exception, sur la vision d’une humanité destinée à vivre en communautés séparées ou condamnées à se faire la guerre si contraintes de cohabiter dans le même espace. Soit la vision exactement contraire de l’aspiration à l’universalité propre à la gauche.

Une trajectoire dérivante

Il faut constater, pour le déplorer, que Michel Onfray poursuit sa trajectoire dérivante d’une sorte d'athée stupide, qui ne croit plus en rien, ni personne et surtout méprise par principe les idées des autres, politiques, religieuses ou sociales.

Onfray n’est ni Mélenchon, ni Valls, mais il est Alain de Benoist. Il s'est érigé en philo-populiste vengeur qui veut détruire (entre autres cibles) Freud, BHL et l’école publique émancipatrice bâtie sur l’héritage de Jaurès.

Onfray est l'un des symptômes des multiples fractures qui s'opère à gauche, des pans entiers de celle-ci se tournant de nouveau, pour des raisons diverses et variées, parfois antagonistes, vers des conceptions extrémistes qui trouvent écho à l'extrême droite, ou permettent à celle-ci de prospérer.

La trahison des pas clairs

Avec le soutien de Philippot contre Valls, Onfray récolte le fruit empoisonné de ses dernières interventions publiques : "Comment s'appelle un régime où un 1er ministre cloue au pilori un intellectuel, M.Onfray, sous prétexte qu'il 'pense mal' ?", décrète le vice président du FN sur le réseau social Twitter. Juste récompense ? A la place de l'homme de gauche que prétend être le philosophe, on s'inquiéterait. Et on prendrait ses distances.

En 1927, Julien Benda avait publié un essai pour dénoncer le vertige des intellectuels saisis par la politique, "La Trahison des clercs". Il leur recommandait de s’abstenir de toute intervention inutile et néfaste dans la vie publique et de se contenter de tenter de penser le bien, le beau et le juste plutôt que de prôner, tel le Onfray aujourd'hui, le retour à des valeurs réactionnaires d'ordre sur fond de nationalisme mortifère.

En 2015, contemplant Onfray, entre Alain de Benoist et Florian Philippot, on se demande si le temps n'est pas venu d'écrire "La Trahison des pas clairs". Parce que politiquement, Michel Onfray est vraiment devenu un type pas très clair. Un type entre deux couleurs, qui toutes deux évoquent l'automne de la pensée.

http://www.challenges.fr/politique/2015 … valls.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)