Topic: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Valls triangule, c'est établi. Il se positionne à gauche et à droite. Fermeté et humanité. Sauf que l'affaire du jour, la reconduite à la frontière de "Léonarda", laisse à penser qu'une ligne jaune, voire une ligne marron merde, a été franchie, quelques jours après la polémique sur les roms.

En ce qui me concerne, je pense qu'il a exagéré sur les roms, très probablement dans une visée de positionnement politique. Il a exagéré parce que l'on ne peut pas faire de généralité. Il y a (quelques) roms qui s'intègrent. Ils ne sont pas bien nombreux, c'est certain. Mais être de gauche, c'est tout de même être un brin humaniste, c'est laisser sa chance à l'homme, et là Manuel, il a tout mis dans le même panier ! Il a misé sur le fait que, comme pour le pen dans la chanson des inconnu, on dira qu'il "dit pas que des conneriiiiiies" !

Sur l'affaire Leonarda, je trouve qu'on va un peu vite en besogne en s'en prenant à Manuel (prononcez Manouel, le blanc, le white, le blancos !)? On a surtout des policiers un peu pieds nickelés qui se sont dit qu'ils allaient à bon compte faire du chiffre de reconduite en s'en prenant à une famille qui s'est fait gauler 2 mois avant d'avoir dépassé les 5 ans nécessaires pour pouvoir être régularisés. Les cons ! Ils se sont fait piégés par une prof RESF qui leur a donné à manger devant l'école Lucie Aubrac. Ils ont pas vu le champ de mines ! Il faut dire que c'est [INSULTE] un flic ! Pas faire le lien ! HAHA les [insulte]... Quant au préfêt d'Alsace, ce sagoin, il était Secrétaire Général à l'immigration et à l'identité sous Herr Hortefeux ! Ahlala, rattrapé par son passé naz... euh sarkoziste ! "Que j'appliquais les ordres !" qu'y disaient. On connait la chanson.

Moi je dis que Valls doit virer à coup de pied au cul ce préfet et les policiers responsables de ces pratiques de miliciens ! Une bonne purge à l'ancienne, ça nous fera de l'air...

Sinon, on dira que Valls est de drauche !... Ou de groite, c'est selon.

Last edited by OneAgain (16-10-2013 17:32:53)

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Virer un préfet pour avoir appliqué la loi ? Intéressant ça. Ça devrait faire jurisprudence.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Magnifique exemple de mépris de classe vis-à-vis des prolos que sont les flics.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

OneAgain a écrit:

On a surtout des policiers un peu pieds nickelés qui se sont dit qu'ils allaient à bon compte faire du chiffre de reconduite en s'en prenant à une famille qui s'est fait gauler 2 mois avant d'avoir dépassé les 5 ans nécessaires pour pouvoir être régularisés. Les cons !

Comme si les policiers avaient decide de l'expulsion... Le con!

OneAgain a écrit:

  Ils se sont fait piégés par une prof RESF qui leur a donné à manger devant l'école Lucie Aubrac. Ils ont pas vu le champ de mines ! Il faut dire que c'est con un flic !

Les cons sont surtout ceux qui laissent ces associations mener de veritables campagnes de desinformation avec la complicite de medias incapables du moindre recul... Et la on est au-dela du story telling, on est dans la mise en scene...

OneAgain a écrit:

Quant au préfêt d'Alsace, ce sagoin, il était Secrétaire Général à l'immigration et à l'identité sous Herr Hortefeux ! Ahlala, rattrapé par son passé naz... euh sarkoziste ! "Que j'appliquais les ordres !" qu'y disaient. On connait la chanson.

Passons rapidement sur le point Godwin pour s'enthousiasmer des purges generales qui devraient succeder a chaque changement de gouvernement.

OneAgain a écrit:

Moi je dis que Valls doit virer à coup de pied au cul ce préfet et les policiers responsables de ces pratiques de miliciens ! Une bonne purge à l'ancienne, ça nous fera de l'air...

Sauf pour les vrais decideurs evidemment...

Last edited by gustave (17-10-2013 05:48:07)

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

J'avais pas vu le Doubs en Alsace non plus.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Cette pseudo-polémique est un exemple parfaitement illustratif de ce genre d'histoire montée de toutes pièces par les médias, les associations, la gauche "humaniste" (huhu) etc., avec plein de pathos larmoyant pour faire pleurer dans les chaumières, du genre : on insiste bien sur son âge (15 ans, pauvre enfant), on raconte qu'elle a tenté de se suicider, qu'elle vit maintenant dans la rue sur un banc, qu'elle ne parle pas sa langue maternelle (lol. Cela fait quatre ans qu'elle est en France et elle ne parle pas sa langue maternelle ?), que c'est une méthode choquante, qu'on s'en prend encore une fois aux Roms blablabla.
Alors que la vérité est bien évidemment tout autre : la famille, entrée illégalement, avait utilisé tous les moyens possibles et imaginables pour rester en France, le père, violent, n'avait jamais cherché à travailler, ils étaient nourris et logés aux frais de l’État, la fille, prévenue par sa mère, a été prise en charge par la police à l'abri des regards... D'autant plus qu'il s'avère que cette famille est rom (oulala, stigmatisation, discrimination, racisme, pas bien) mais dans le même temps, d'autres familles roms ont bénéficié d'un titre de séjour.
Maintenant, on va avoir droit aux inévitables et sempiternels défilés "citoyens responsables"®©™ de collégiens manipulés, de l'extrême-gauche dénonçant la résurgence du fascisme en France et des "heures les plus sombres de notre histoire"®©™ qui rappellent "la rafle du Vél d'Hiv"®©™ , des associations type RESF, SOS Racisme etc. etc. etc. Comme d'habitude en fait. Mais ils auraient tort de s'en priver car ces histoires fonctionnent toujours sur les gens un peu simples (pour ne pas être grossier) style OneAgain.

Youp : http://www.rtl.fr/actualites/info/artic … 7765631020

La : http://www.rtl.fr/actualites/info/artic … 7765694076

Boum : http://www.lefigaro.fr/actualite-france … sibles.php

Et pour le côté pathos : http://www.rtl.fr/actualites/info/polit … 7765668736

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

FDL a écrit:

de l'extrême-gauche dénonçant la résurgence du fascisme en France et des "heures les plus sombres de notre histoire"®©™ qui rappellent "la rafle du Vél d'Hiv"®©™


Qu'est-ce que je disais... Tellement prévisible. Forcément, ça ne pouvait venir que de cette pastèque illuminée de Benbassa. Regardez comment, toute dégoulinante de guimauve, elle joue sur l'émotion.

Huffington Post a écrit:

Vu du Sénat n°43: Il faut arrêter ces rafles!
Esther Benbassa

Quand j'ai appris cette nouvelle hier après-midi, j'ai tout de suite réagi. Par quelques tweets d'abord, puis sur le plateau de Public Sénat. À vrai dire, je suis extrêmement choquée par ce que je vois. Moi qui pensais que la France n'avait pas perdu la mémoire de sa sombre histoire, j'étais loin d'imaginer qu'en 2013, en tant que parlementaire, élue du peuple, je serais témoin d'une rafle. Car oui, il faut bien le dire, c'est une rafle.

Imaginez cette enfant. Elle a été humiliée, emmenée par la police sous le regard de ses camarades et de son enseignant qui se demandaient quel tort pouvaient bien lui reprocher les forces de l'ordre. Toute la machine administrative a oeuvré pour cette arrestation dont la demande a été formulée par le maire. Imaginez donc cette enfant bannie, ostracisée, exclue...

Il faut arrêter avec ces pratiques! Je me réjouis néanmoins de la réaction du Premier ministre qui a rappelé que l'on ne pouvait légalement arrêter un mineur dans une enceinte scolaire. J'espère que les autorités compétentes tireront toutes les conclusions de cette faute. Je note tout de même au passage que Manuel Valls n'a pas encore reconnu cette erreur administrative. Malgré cette déclaration de bon sens, ce qui vient de se passer est très grave. Grave pour la France, mais grave pour la gauche aussi.

Si nous utilisons les mêmes méthodes que la droite dont le but affiché est de séduire l'électorat frontiste, nous faisons fausse route. Si ces pratiques recommencent, il sera fermement question de se désolidariser d'une telle majorité! Car si Leonarda est la première mineure arrêtée et expulsée de la sorte, c'est un jeune arménien qui a été reconduit à la frontière la semaine dernière. Ce dernier a eu la malchance d'avoir passé ses 18 ans pour susciter l'indignation à laquelle nous assistons aujourd'hui. Mais au fond, c'est la même chose. Il faut stopper cette politique, je ne veux plus, en tant que citoyenne de gauche et défenseure au quotidien des droits humains, que ce genre de rafle se reproduise.

Je ne suis pas d'accord avec Marisol Touraine qui ce matin sur France Info justifiait cette arrestation par l'application stricte de la loi. Je ne suis pas d'accord, car la loi dont elle parle est pervertie. On ne peut humainement se contenter d'appliquer la loi sans discernement, sans appréciation au cas par cas. La gauche laissera des plumes dans cette triste affaire. Elle risque de perdre son électorat traditionnel, qui défend des conceptions humanistes. Au moment où la cote du Président affiche un faible 24%, il serait temps de réfléchir aux conséquences de tels actes.

Nous en sommes donc à l'application du discours nauséabond qu'on nous sert depuis quelques semaines, dans cette France qui se droitise dangereusement. J'espère que l'indignation observée n'est pas qu'un bref sursaut d'humanisme chez nos concitoyens, mais qu'elle révèle un attachement profond à des valeurs. Comme parlementaire, membre de la majorité, je ne peux qu'être affreusement peinée. Il me sera difficile de tolérer plus longtemps ce genre de spectacle indigne du pays des droits de l'homme. Ca suffit!

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Tu ne peux pas reprocher à RESF d'en faire une tonne, ils sont totalement dans leur rôle. C'est un peu débile aussi de nier que la situation individuelle peut choquer et d'ailleurs c'est le cas. En revanche je ne comprends pas pourquoi on vient faire chier les flics, le préfet ou Valls dans cette histoire. Si on veut modifier les règles c'est tout à fait possible (à condition d'avoir le courage politique de le faire).

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Barney a écrit:

Tu ne peux pas reprocher à RESF d'en faire une tonne, ils sont totalement dans leur rôle.

A la relecture, j'ai mal goupillé ma phrase. Je voulais dire que "l'argument" (qui n'en est pas un) qui consiste à parler de résurgence du fascisme, de rafles etc. serait inévitablement mis en avant par l'extrême-gauche et les associations du genre RESF etc. S'ils sont dans leur rôle, qu'on approuve ou non, de dénonciation des expulsions, l'antienne sur "les heures les plus sombres de notre histoire" est idiot.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

On est d'accord.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Valls est bien de gauche, pas un lyceen indigne et courageux, resistant en un mot, n'a ete interpele la meme ou les facistes de la manif pour tous s'entassaient dans les fourgons d'une police vigilante...

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

zzzzzzz

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

c'est vrai que tu es plutôt pro flash-balls dans la gueule des lycéens, toi

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Un reveil difficile Broz? Ou la reminiscence de tes primes annees?
Mais explique-moi donc en quoi ces doucerettes manifestations d'une conscience citoyenne reveillee etaient plus legitimes et legales que celles qui ont valu des alignements de bus modele GAV bondes?
Quant a moi je ne fantasme en rien sur les tirs de flash ball a l'encontre de lyceens auxquels je ne vois rien de particulier a reprocher en tant que tels. Et tu sais bien que l'usage du Flash Ball est tout sauf benin au sein de la police ( compte rendu, etc...). Mais il est vrai que c'est un peu la nouvelle allegorie de la violence policiere, evidemment exercee sur un jeune lyceen a qui un regime infame refuse un legitime droit de vote a (remplir avec le nombre de votre choix) ans.

Last edited by gustave (18-10-2013 08:29:34)

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Les bonnes consciences se sont peut-être un peu précipitées sur cette affaire : http://video.lefigaro.fr/figaro/video/l … 689008001/

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Et j'adore ces lyceens de la FIDL qui se disent apolitiques, et pretendent s'attacher a ce que le blocus des lycees se fasse sans violence. Or le blocus est bien un rapport de force par nature...

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

gustave a écrit:

Mais explique-moi donc en quoi ces doucerettes manifestations d'une conscience citoyenne reveillee etaient plus legitimes et legales que celles qui ont valu des alignements de bus modele GAV bondes?

C'est peut être lié au comportement des personnes dans les manifestations, aux violences et aux troubles à l'ordre public, je sais pas. J'ai pas l'impression que des journalistes ont été coursés par des lycéens énervés, ni qu'il y ait eu des dégradations telles que celles qu'on a pu voir en marge de la manif pour tous.

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Ah oui, les dizaines d'affrontements et les devastations dans Paris des manifs pour tous?
La capitale en tremble encore...

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Monsieur s'étouffe dans sa mauvaise foi

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"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Oui, et pour m'enfoncer étends-toi sur les hordes destructrices qui ont ainsi fait trembler Paris dans tes souvenirs émus...
Il est vrai que les pelouses parisiennes ont souffert, je te l'accorde, et que quelques dizaines d'extrémistes, parmi des centaines de milliers de personnes, auraient fait face (affronté me parait bien audacieux pour le coup) aux imposants contingents de forces de l'ordre déployées en force et en un dispositif offensif (au sens du maintien de l'ordre s'entend, je t'expliquerai si nécessaire). Sans que nul n'en parle! Je reconnais aussi qu'un individu aurait fui devant les policiers et renversé des chaises dans un restaurant. Rassure-toi, ce récidiviste dangereux a été neutralisé proprement.
Terrible mauvaise foi, réjouis-toi en démontrant au grand jour mes mensonges éhontés!

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Il me semble que tu t'enfonces très bien tout seul. Continue de comparer des événements qui ne sont pas de la même ampleur en terme d'effectifs et pas de même nature de par l'âge et le comportement des manifestants. Continue de m'attribuer des propos caricaturaux au possible parce que tu n'as vraisemblablement rien de mieux à écrire.

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

C'est passionnant, ce cas de figure en fait. Comme le dit bien cet article, Hollande, un homme pathologiquement incapable de prendre une décision, va devoir trancher entre deux options : soit s'aliéner toute son aile gauche en refusant de faire revenir la Kosovare (ou Italienne), soit désavouer le seul ministre populaire de son gouvernement et supporter les critiques de la droite. Dans les deux cas, il est perdant. Sa seule solution, pour limiter la casse, c'est de jouer la carte de la famille pas si modèle que cela en insistant sur les mensonges du père qui a profité du système social français, en faire une sorte d'épouvantail, tout en espérant qu'il y ait eu une faute des services de police.

Le Figaro a écrit:

Affaire Leonarda : Hollande va trancher sous la pression

Le rapport d'enquête sur l'expulsion de la Kosovare sera dévoilé samedi. Pour le chef de l'État, la décision est délicate.

L'heure de la décision a sonné. Manuel Valls lira les conclusions de l'enquête sur l'expulsion de Leonarda dès son arrivée à Paris. Le gouvernement a promis qu'il communiquerait dans la foulée - sans doute samedi, pour ne pas laisser s'envenimer encore la situation - sur les suites qu'il souhaite donner à l'affaire. Sommé de s'exprimer, François Hollande restera en retrait. «Quelles que soient les pressions, il ne rentrera pas dans cette logique, prévient un conseiller élyséen. Il faut garder la tête froide.» Vraisemblablement, Valls lui-même devrait faire les annonces, même si son entourage ne confirme pas. Quoi qu'il en soit, le gouvernement devra trancher au moins deux questions: la famille kosovare sera-t-elle autorisée à rentrer en France et quelles conclusions tirer d'une interpellation dans le cadre d'une activité scolaire?

Un casse-tête. Car, quels que soient les résultats de l'enquête, ne se présentent au gouvernement que de mauvaises solutions. «Si elle revient, c'est la défaite de l'État de droit. Si elle ne revient pas, la gauche sera à feu et à sang», résume un député socialiste. «On est bloqués, soupire un dirigeant PS. Si on la fait revenir, la droite va nous accuser de laxisme, et le FN en rajoutera. Si on ne la fait pas revenir, c'est une partie de la gauche qui va dire: “C'est la honte! Ne comptez pas sur nos voix pour les prochaines élections”».

S'il y a eu «faute», elle sera réparée

Depuis quelques jours, Ayrault a semblé préparer les esprits à un possible retour en France de Leonarda. En assurant mercredi à l'Assemblée que s'il y avait eu «faute», elle serait réparée, le premier ministre a en tout cas entrouvert une porte. Dans la foulée, plusieurs membres du gouvernement et de la majorité ont embrayé sur le même thème. Certains, à l'instar de la candidate PS à Paris, Anne Hidalgo, demandant même «solennellement le retour» de la collégienne «au nom des valeurs de la République».

Mais à l'Élysée, l'on se montre plus prudent. «Il n'est pas acquis du tout que Leonarda revienne, prévient un conseiller. La loi doit être respectée. Nous ne sommes pas dans le cas de figure d'une famille réfugiée politique. Le Kosovo est un pays libre.» Même prudence dans l'entourage de Valls, où l'on appelle à ne pas se placer «sous la dictature de l'émotion», qui «ne peut pas être la seule boussole d'une politique», note un conseiller.

Au sommet de l'État, où l'on pèse le pour et le contre, les conséquences d'un retour en France de la famille sans-papiers sont mesurées. En pleine poussée du FN, à quelques mois des municipales, cela reviendrait à rouvrir le débat sur la politique d'immigration ; ce que l'Élysée ne veut pas. Faire revenir Leonarda serait en outre une forme de désaveu du ministre de l'Intérieur. Or, non seulement Valls représente la dernière bouffée de popularité pour Hollande mais il lui évite le traditionnel procès en laxisme que la droite intente à la gauche sur le thème de la sécurité. «Faire revenir la famille, c'est donner une image de faiblesse, c'est suicidaire», note un haut fonctionnaire.

Reste que Hollande, élu sur la promesse de «redonner confiance dans l'avenir (…) d'abord pour notre jeunesse», est sommé de donner des gages à ladite jeunesse qui, aiguillonnée par des associations de gauche, est descendue dans la rue, pourfendant sa politique. «Il ne faut pas mépriser cette mobilisation et en même temps ne pas céder à la pression sur un sujet sensible», fait-on valoir au gouvernement, où l'on mise sur les vacances scolaires pour faire retomber la pression.

Une action en deux temps?

Dans la majorité, certains croient que le gouvernement agira en deux temps. Par un volet fermeté, qui consisterait à rappeler tous les manquements au droit des étrangers du père de Leonarda, pour justifier l'expulsion de la famille. Lequel serait suivi d'un volet humanité, via des annonces visant à sanctuariser le «temps scolaire», au cours duquel un collégien sans papiers ne pourrait être expulsé.

«Sur le fond, ils tiendront bon», pronostique un député PS, qui note que l'indignation du premier jour est en train de laisser la place à l'agacement devant les révélations sur le parcours trouble du père de Leonarda. À moins que François Hollande trouve une voie médiane. «Connaissant l'homme, il y a une chance», sourit un conseiller ministériel.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Barney a écrit:

Continue de comparer des événements qui ne sont pas de la même ampleur en terme d'effectifs et pas de même nature de par l'âge et le comportement des manifestants.

Je crois au contraire que ces mouvements sont tres comparables en terme d'effectifs et de comportement avec ceux qui ont poursuivi les grandes manifestations anti mariage gay, et notamment ceux qui ont entraine la fameuse detention d'un etudiant du MPT: manfifestations non autorisees, non violentes, jeunes, quelques centaines de personnes lachees dans les rues de Paris. En revanche le dispositif policier ne me parait pas avoir adopte la meme posture...

Barney a écrit:

Continue de m'attribuer des propos caricaturaux au possible parce que tu n'as vraisemblablement rien de mieux à écrire.

Il est vrai que tes propos sont si solidement etayes que je suis assez accule!

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Barney a écrit:

ni qu'il y ait eu des dégradations telles que celles qu'on a pu voir en marge de la manif pour tous.

Ce n'est pas parce que d'un côté les médias ont tenu à monter en épingle quelques échauffourées et pas dans l'autre, qu'il n'y a eu aucun débordement.

Faut aller regarder chez les Suisses:

http://www.rts.ch/info/monde/5303868-le … urce=rss_t

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Et notre Francois qui veut faire rentrer notre nouvelle heroine seule...  Pitoyable refus de prendre parti en bafouant un peu plus l'autorite de la loi (sauf celle pour le mariage pour tou-t-e-s avec laquelle on ne rigole pas et contre laquelle les valeurs ne sauraient tenir) et de ce qui lui tient lieu de gouvernement...  Tout en mettant tout sur le dos de ces supposes betes et facisants policiers, qui se voient designes comme les responsables et coupables. Leur defense etant bien entendu inaudible : Le syndicat affirme que "les policiers n'ont commis aucune faute, le droit a été respecté et les conditions d'interpellation conformément aux instructions reçues" se sont déroulées "hors de la vue du public et avec la plus grande humanité compte tenu des circonstances particulières et de la sensibilité de l'opération de police à mener". "Si les règles d'interpellation sont désormais modifiées, les policiers républicains les appliqueront. Mais pour l'heure, Alliance police nationale n'acceptera jamais que nos collègues soient les boucs émissaires et montrés du doigt par des élus de la République qui avaient toute lattitude, avant l'affaire Leonarda, de modifier le droit", poursuit le syndicat.

D'ailleurs nos deportes des temps modernes ont bien compris le systeme: mensonges, chantage emotionnel, peoplisation, pleurs, racisme, tout y passe...
«Ne pas accepter notre retour en France c’est du racisme», s’est exclamé Leonarda qui avait éclaté en pleurs en suivant sur internet l’intervention télévisée du président français.

Et ils ont pu compter sur la mediocratie pour les encourager par leur surenchere emotionnelle. A tel point que le pere annonce publiquement qu'il retournera en France, legalement ou non... «Ils n’ont qu’à nous tuer tous à la frontière. C’est mieux que de rester ici»! A priori il etait moins sur de lui il y a quelques jours...

Le rapport est assez instructif, y compris sur l'assiduite scolaire de ces enfants si parfaitement integres...
"Au sein de l'établissement qui l'héberge, un refus de rencontrer l'interprète, un mauvais entretien de l'appartement que la famille occupe, le stationnement devant l'immeuble de plusieurs véhicules hors d'usage lui appartenant, des insultes adressées à l'encontre de la directrice et des personnels sociaux ; des absences répétées des enfants au sein des écoles et collèges qu'ils fréquentent ; une absence de recherche sérieuse d'emploi alors que l'offre est, dans l'arrondissement de Pontarlier, réelle..."
"Selon les témoignages d'élus et de personnes qui l'ont accompagné depuis son arrivée à Levier : M. Dibrani n'a jamais donné suite aux propositions d'embauche qui lui étaient faites, et il ne cachait pas attendre le versement des prestations familiales qui suivraient sa régularisation pour assurer un revenu à sa famille."

Last edited by gustave (19-10-2013 15:48:07)

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

C'est surtout un peu déshonorant pour la fonction ce "dialogue" par médias interposés entre le chef de l'Etat et une jeune fille de quinze ans.

Quant au côté "fait du prince", "je m'affranchis de toutes les règles administratives et juridiques" pour autoriser cette personne à venir en France, elle met aussi un peu mal à l'aise: je croyais que Hollande avait renoncé au principe de la grâce présidentielle.

Enfin, sur le fond, on le touche (le fond), la décision mi-figue, mi-raisin d'autoriser Leonarda et seulement elle à revenir, elle ne satisfera personne et elle démontre encore une fois l'incapacité pathologique de Hollande à trancher.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Comme prévu, en voulant contenter tout le monde, Flanby n'a contenté personne et a perdu sur tous les plans en proposant à la fille de revenir seule, ce que personne ne souhaite, y compris elle. Bravo l'artiste.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

FDL a écrit:

Comme prévu, en voulant contenter tout le monde, Flanby n'a contenté personne et a perdu sur tous les plans en proposant à la fille de revenir seule, ce que personne ne souhaite, y compris elle. Bravo l'artiste.

Il est probablement envisagé, et peut-être même voulu, que tôt ou tard Leonarda soit rejointe, par des voies plus ou moins légales, par sa famille, qui même si elle arrive illégalement se fera régulariser à l'ancienneté voire à l'usure, par différents procédés: décisions administratives discrètes, décisions juridictionnelles presque aussi discrètes (sur la base des liens familiaux, surtout si des mariages ou des accouchements ont lieu fissa), ou, au pire, par décision politique après un nouveau cirque médiatico-associatif ("rendez-vous compte, Mme Michu, ils aiment tellement la France, du fond de leur coeur, qu'ils traversent l'Europe pour revenir dans ce pays qui les a tellement brimés !")

Last edited by Apokrif le retour (19-10-2013 16:30:24)

« la propagande frontiste que distille apokrif sur Wikipedia. Sans oublier son petit blog de faf. » (Pierre-L)
« Il y a assez de mots dans la langue française pour dire ce qu'on a besoin de dire. » (mon grand-père)

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

sabaidee a écrit:
Barney a écrit:

ni qu'il y ait eu des dégradations telles que celles qu'on a pu voir en marge de la manif pour tous.

Ce n'est pas parce que d'un côté les médias ont tenu à monter en épingle quelques échauffourées et pas dans l'autre, qu'il n'y a eu aucun débordement.

Faut aller regarder chez les Suisses:

http://www.rts.ch/info/monde/5303868-le … urce=rss_t

Article très peu circonstancié ("quelques-uns ont jeté des pierres et des stylos sur les policiers anti-émeutes"), quelqu'un a-t-il des sources sur les violences ou illégalités qui auraient été commises dans les différentes manifs et sur leur traitement différent par la police ou la justice ?

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Cette attachante famille a connu des, euh, frictions dans le vivre-ensemble alors qu'elle vivait en Italie (quelle(s) nationalité(s) ont-ils finalement ?): http://tempsreel.nouvelobs.com/educatio … fants.html

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

bonusmalus a écrit:

Article très peu circonstancié ("quelques-uns ont jeté des pierres et des stylos sur les policiers anti-émeutes"), quelqu'un a-t-il des sources sur les violences ou illégalités qui auraient été commises dans les différentes manifs et sur leur traitement différent par la police ou la justice ?

Je crois que les violences sont globalement traitées par la police, ou plus exactement les forces de maintien de l'ordre (CRS/GM), de la même façon. En revanche la mise en place du dispositif policier et le traitement judiciaire... Et cela est clairement du ressort politique.
Les détentions arbitraires, les confiscations tout aussi illégales de drapeaux MPT, le déploiement offensif (encagement de la foule, déploiement massif de forces en civil) ne sont clairement pas mis en œuvre avec les lycéens. Or les profils des manifestants sont assez proches, des jeunes participants à des manifestations non autorisées mais peu violentes d'occupation de l'espace public au nom de valeurs. Il semblerait juste que certaines soient plus réprimées que d'autre...

Last edited by gustave (19-10-2013 17:47:22)

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

FDL a écrit:

C'est passionnant, ce cas de figure en fait. Comme le dit bien cet article, Hollande, un homme pathologiquement incapable de prendre une décision, va devoir trancher entre deux options

Que tu aies pu présumer ainsi du courage de notre Président m'étonne de toi !

Je crois que l'on tient un nouvel Albert Lebrun :  « Au fond, comme chef de l'État, deux choses lui avaient manqué : qu'il fût un chef ; qu'il y eût un État. »

"Moult a appris qui bien connut ahan"

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Oui, je reconnais, sur ce coup-là, je me suis un peu trompé. J'ai sous-estimé sa pathologie.
J'aurais bien aimé que les socialistes sectaires du forum (pas besoin de citer leur nom, je pense que vous voyez de qui je veux parler) s'expriment sur cette affaire. Mais très étrangement, ils se font discrets depuis quelque temps, on ne les voit plus.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Peut-être qu'ils ne sont pas si sectaires alors. Tu nous trouves plus sectaires ou moins sectaires que les posteurs de fdesouche?

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Barney a écrit:

Peut-être qu'ils ne sont pas si sectaires alors. Tu nous trouves plus sectaires ou moins sectaires que les posteurs de fdesouche?

Antifa s'est réincarné!

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

sabaidee a écrit:
Barney a écrit:

Peut-être qu'ils ne sont pas si sectaires alors. Tu nous trouves plus sectaires ou moins sectaires que les posteurs de fdesouche?

Antifa s'est réincarné!

Haha non pas vraiment. L'affaire leonarda est consternante et je suis certainement plus d'accord avec vous qu'avec la décision de Hollande. En revanche le délire de victimisation de gustave ou l'image des gauchos sectaires qui séviraient sur le forum me fait sourire. Vu de l'extérieur, ce forum est un peu devenu le repaire de 5 frustrés qui passent leur temps à critiquer le gouvernement/chef d'état/compagne du chef de l'Etat pour un tas de choses, importantes ou risibles.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Barney a écrit:

Peut-être qu'ils ne sont pas si sectaires alors. Tu nous trouves plus sectaires ou moins sectaires que les posteurs de fdesouche?

Je ne parlais pas de toi mais des gens du style de One Again, Gambetta etc. Toi, tu es un socialiste raisonnable. ;)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Disons que c'est assez jubilatoire de voir ceux qui ont abusé d'un manichéisme simpliste et d'imprécations sur le racisme sarkozien faire face à un retour de flamme quand ils doivent affronter le réel et sa complexité.

L'arroseur arrosé en quelque sorte.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Barney a écrit:

le le délire de victimisation de gustave

Precise, parce que pour l'heure tu n'as pas avance grand chose a l'appui de tes propos...
Il me parait assez facile de constater que les moyens et politiques mises en oeuvres pour repondre aux manifs pour tous sont bien eloignes de ceux constates ces deniers jours face aux lyceens. Mais tu parais bien maitriser le domaine du maintien de l'ordre alors je sais que tu vas tres vite demontrer a quel point les socialistes soucieux de ne pas diviser ont fait preuve de clemence envers les MPT...

Barney a écrit:

le repaire de 5 frustrés qui passent leur temps à critiquer le gouvernement/chef d'état/compagne du chef de l'Etat pour un tas de choses, importantes ou risibles.

Toujours cette significative propension a utiliser un vocabulaire qui demontre au contraire ton recul et ta profondeur d'analyse...

Last edited by gustave (21-10-2013 13:23:59)

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

J'en connais un qui s’est fait remonter les bretelles ce week-end. Si seulement il pouvait ne plus s'exprimer du tout...

Libération - AFP a écrit:

Harlem Désir ne souhaite plus s'exprimer sur l'affaire Léonarda

Le premier secrétaire du PS avait demandé le retour en France de l'ensemble des enfants Dibrani et de leur mère, peu après que François Hollande l'avait accordé à la seule Léonarda.

Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a assuré lundi que «le débat est clos» dans le dossier de la collégienne Leonarda Dibrani expulsée de France avec sa famille dont les recours avaient été épuisés.

Interrogé par BFMTV-RMC sur ses propos de samedi, quand il avait demandé que tous les enfants Dibrani puissent étudier en France, alors que François Hollande l’avait proposé à la seule Leonarda, l’eurodéputé a tranché : «le débat est clos, puisque le président de la République a pris une décision».

Prié instamment de dire s’il redemandait le retour en France de la mère et des autres enfants, il a esquivé : «je n’ai pas la nécessité de redire cette phrase, parce que ça ne dépend pas de moi, ça dépend du gouvernement. Je ne suis pas ministre. (...) Si vous voulez me mettre en contradiction avec le président de la République, vous ne le ferez pas», a-t-il assuré. «Je suis d’un soutien total depuis un an et demi à la politique qui est menée par le président de la République, notamment en matière d’immigration.»

«La décision qu’il a prise, elle est courageuse, elle rappelle le droit et elle est marquée par l’humanité», a insisté Harlem Désir. Pour le patron du PS, «il n’était pas sain qu’on fasse réagir cette jeune fille en direct. (...) On ne demande pas à une adolescente de quinze ans de commenter les déclarations du président de la République» et «d’y réagir à chaud», a-t-il dénoncé.

Plus généralement sur «ces sujets qui concernent l’immigration, les Roms», Harlem Désir souhaite qu'«il n’y ait pas une hystérisation de la discussion», mais au contraire «de la sérénité».

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Billet de Maître Eolas qu'il faut absolument lire

L'affaire Leonarda

Par Eolas le mardi 22 octobre 2013 à 23:39 :: Droit des étrangers :: Lien permanent

La France s’est cette semaine prise de passion pour le droit des étrangers, ce qui ne peut que me réjouir, tant cette discipline est largement ignorée du grand public, ce qui, nous allons le voir, est parfois mis à profit sans la moindre vergogne par nos dirigeants pour se défausser de leurs responsabilités.

Afin de vous éclairer et de vous permettre de vous faire une opinion étayée sur cette affaire, qui est d’une banalité affligeante pour tout avocat en droit des étrangers, voici les faits tels que j’ai pu les reconstituer, ce que dit la loi, et, ce qui est toujours les plus intéressant dans ce type d’affaire médiatisée, ce qu’elle ne dit pas, et enfin, car on est chez moi, mon avis, que vous n’êtes pas obligé de partager ni même de lire.

Leonarda est une jeune fille de 15 ans, scolarisée dans le joli département du Doubs, en France-Comté. Elle n’est pas, d’un point de vue juridique l’héroïne de cette affaire, mais plutôt une victime collatérale. Le vrai protagoniste est son père, Resat D….

Resat D… donc est né au début des années 70 (1973-1974 semble-t-il) au Kosovo, dans une famille Rrom.
Kosovo, terre de contraste et d’aventures

Le Kosovo (carte ci jointe, source Here.com, colorisation par votre serviteur) Image_1.pngest un territoire de la taille d’un département français, qui affecte en gros la forme d’un losange de 100 km de côté. Situé à la pointe sud de la Serbie, il est l’alpha et l’oméga de la guerre, ou plutôt des guerres qui ont déchiqueté la Yougoslavie dans les années 90. C’est en effet au Kosovo, à Gazimestan, que le 28 juin 1989, Slobodan Miloševi? craqua l’allumette qui allait incendier les Balkans, dans un discours prononcé pour le 600e anniversaire de la bataille de Kosovo, ou bataille du champ des merles, qui vit les armées du prince Lazar de Serbie anéanties par celles du sultan turc Mourad Ier (qui furent elles aussi quasi anéanties bien que deux fois supérieures en nombre). Cette bataille est un symbole très important pour la nation serbe, son acte de naissance, ce qui fait du Kosovo le berceau des Serbes.

Le Kosovo était une des deux provinces autonomes de la République de Serbie (l’autre étant comme tout le monde le sait la Voïvodine au nord du pays), partie intégrante de la Yougoslavie, fédération de six Républiques. Il faut savoir que les citoyens yougoslaves avaient tous, outre la citoyenneté yougoslave, qui n’avait de sens qu’à l’extérieur des frontières, une nationalité (c’est le terme officiel, narodnosti) différente, inscrite sur leur carte d’identité. Tous les Yougoslaves étaient à l’intérieur du pays soit Slovènes (catholiques), Croates (catholiques), Musulmans (oui, c’était une nationalité ; le terme de Bosniaque est synonyme), Serbes (Chrétiens orthodoxes), Monténégrins (chrétiens orthodoxes), ou Macédoniens (Chrétiens orthodoxes, mais pas les mêmes que les Serbes et Monténégrins). Outres ces “nationalités”, reconnues dans la Constitution yougoslaves comme partie constituante de la Yougoslavie, d’autres minorités ethniques étaient parfaitement identifiées du fait qu’elles parlaient leur propre langue, principalement (il y en avait plus de 20 différentes) les Albanais (qui n’étaient pas citoyens de l’Albanie voisine mais bel et bien des Yougoslaves albanophones), musulmans, les Hongrois (idem, en hongarophone), catholiques, et les Rroms (qui parlent le romani).

Note importante sur les Rroms de Yougoslavie : ils vivaient là depuis des siècles, étaient sédentaires depuis leur arrivée, et adoptaient la religion de la République qu’ils habitaient et apprenaient outre le romani, la langue officielle de l’endroit. Cette note s’adresse tout particulièrement aux ministres de l’intérieur qui osent sortir des conneries du genre les Rroms sont culturellement incapables de s’intégrer. Quina vergonya, Manuel, quina ignorància.

Vous comprenez désormais le sens du mot “balkanisation”. Mélangez tous ces peuples dans des proportions variables, excitez les haines nationalistes et religieuses, et vous obtenez un cocktail explosif qui a détonné en 1990.

Le Kosovo, en 1989, était un berceau déserté. Il faut dire que le Kosovo, c’est beau, mais c’est pauvre. Très pauvre. La partie la plus pauvre de Yougoslavie. Les Serbes ont donc émigré dans la riche Serbie voisine, ne laissant qu’une population minoritaire dans les grandes villes, le pays restant parsemé de villages à population quasi-exclusivement serbe, seule la pointe nord du pays demeurant à majorité serbe. La majorité (on parle ici de 90% de la population) est Albanaise et de religion musulmane. Les Serbes, à la veille de la guerre, représentaient 6% de la population. Les Rroms, 2,3%. Le régime de Miloševi? avait une politique simple : partout il y a des serbes, c’est la Serbie, sauf au Kosovo où c’est la Serbie même où il n’y a pas de Serbes. Et ça a pété en 1998-1999. La guerre a pris fin à la suite d’une campagne de bombardements par l’OTAN qui ont frappé le territoire serbe (même Belgrade a été bombardée) et la retraite de l’armée yougoslave en juin 1999. Le territoire a d’abord été administré par l’ONU, jusqu’à peu après sa proclamation d’indépendance en février 2008, où l’UE a pris le relais, indépendance qui n’est toujours pas reconnue par plusieurs pays (citons la Russie, la Chine et l’Inde, ce qui couvre déjà la moitié de l’humanité) et contestée encore à ce jour par la Serbie.

Le symbole de cette partition est la ville de Mitrovica (prononcer Mitrovitsa), coupée en 2 par un pont qui n’est pas vraiment celui de la concorde. Au nord, les Serbes du Kosovo, qui outre Mitrovica sont dans les villes de Zveçan, Zubin Potok et Leposavi?, et refusent encore et toujours l’indépendance (ils boycottent les élections et la participation y est nulle), et au sud, les Albanais. Au milieu coule l’Ibar, et la haine. À Mitrovica, les voitures n’ont pas de plaques d’immatriculation, pour ne pas se faire caillasser par ceux de l’autre côté. Et entre ces deux communautés qui se haïssent, Albanais et Serbes, les Rroms. Ils sont haïs par les Albanais, qui ne leur pardonnent pas d’avoir été du côté des troupes serbes lors de la guerre (ils ont été victimes de pogroms pendant la guerre), et méprisés par les Serbes, qui se replient sur leur communauté et les rejettent comme des éléments extérieurs, d’autant plus qu’au Kosovo, ils sont majoritairement musulmans. Que ce soit clair : les discriminations vécues au quotidien par les Rroms au Kosovo sont certaines et avérées. Mais elles ne sont pas suffisantes pour fonder une demande d’asile sans faits précis et personnels. On va y revenir. Et c’est là que se retrouve aujourd’hui Resat D… et ses enfants, qui découvrent à cette occasion le Kosovo, terre de contrastes et d’aventure.

Aujourd’hui, le Kosovo est le 145e pays au monde en PIB/habitant, 45% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, 17% en dessous du seuil d’extrême pauvreté. Malgré son statut de paradis fiscal : tranche d’imposition la plus élevée : 10% ; impôt sur les sociétés : 10%. Et la monnaie est l’euro. Comme quoi.

Donc notre ami Resat est né au Kosovo à l’époque de l’ex-Yougoslavie. Cela semble à peu-près établi. Il en est parti, ce point est certain. C’est après que ça se gâte. Toujours est-il qu’en janvier 2009, il est heureux en ménage et arrive en France avec 5 enfants ; un 6e viendra égayer encore cette famille par la suite. Peu de temps après son arrivée en France, il a présenté une demande d’asile en même temps que sa compagne.
L’asile, procédure de contrastes et d’aventures

Tout étranger (j’entends par étranger ressortissant d’un pays extérieur à l’UE : les citoyens de l’Union ne peuvent plus être regardés véritablement comme des étrangers) qui entend venir s’installer en France doit préalablement demander la permission à l’État. Cette permission prend la forme d’un visa (un autocollant sécurisé apposé sur une page du passeport). Ajoutons qu’un simple visa, dit “visa Schengen” est en principe insuffisant : il faut un visa spécial, dit “long séjour”. Ces visas sont délivrés par les consulats, après un questionnaire simple : “êtes-vous un footballeur de haut niveau ?”. Si la réponse est oui, le visa est accordé ; sinon il est refusé.

Plus sérieusement, mais à peine, l’État est libre de donner l’entrant à qui il souhaite sur son territoire. C’est un pouvoir discrétionnaire qui ne connait que peu d’exceptions où l’État est obligé de délivrer le visa, qui tiennent au fait que l’étranger souhaitant venir a des liens familiaux en France. Une exception particulière est le droit d’asile.

En effet, le droit d’asile dépend d’une convention internationale, la Convention de Genève du 28 juillet 1951, signée au lendemain de l’invention du point Godwin, et alors que l’Europe devait gérer des déplacements de population se comptant en millions dans des pays ravagés. Dieu merci, de ce fait, le droit d’asile est donc à l’abri de la folie du législateur. La France a l’obligation de recevoir et d’étudier toute demande d’asile, la Convention lui laissant une grande liberté sur la procédure, et c’est là que le législateur joue pour restreindre le plus possible ce droit en imposant des délais de plus en plus brefs, en imposant aux demandeurs des obligations de plus en plus difficiles à tenir : ainsi, le demandeur a de nos jours 21 jours et pas un de plus, une fois le dossier de demande obtenu de la préfecture (ce qui est vaut les travaux d’Astérix), pour que le dossier arrive à l’OFPRA, rempli en français, à ses frais en cas de besoin de traduction, y compris des pièces justificatives. Si ce délai est raté d’un jour, la demande ne sera pas examinée et le demandeur devra en présenter une nouvelle (l’OFPRA ne considère pas cette irrecevabilité comme un rejet) mais il bascule sur une procédure accélérée moins protectrice (la procédure prioritaire, PP, qui mériterait un billet à elle toute seule).

Quand ces obstacles procéduraux sont franchis, généralement avec l’aide d’associations dévouées et efficaces, le dossier est examiné par l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides. Longtemps dépendant du ministère des affaires étrangères, il a été confié au ministère de l’immigration de sinistre mémoire, avant, à la disparition de celui-ci, d’être reversé au ministère de l’intérieur, montrant que l’asile est désormais perçu sous le seul angle de l’immigration, alors qu’il traite bien de problèmes internationaux.

L’examen de cette demande prend la forme d’un entretien avec un agent de l’OFPRA, qu’on appelle Officier de Protection (OP). Cet entretien fait l’objet d’une transcription rédigée sur le champ par l’OP lui-même, et portera autant sur les faits fondant la demande que sur des questions visant à s’assurer de la réalité des allégations du demandeurs, notamment de sa provenance. L’OP cherche, schématiquement à répondre à deux questions : les faits sont-ils établis ? Et si oui, rentrent-ils dans le cadre de l’asile, à savoir : le demandeur craint-il avec raison d’être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et ne peut-il ou, du fait de cette crainte, ne veut-il se réclamer de la protection de ce pays ? Si la réponse est à nouveau oui, le statut de réfugié lui est accordé. Il est placé sous la protection de l’Office, et au-delà, de la France, qui lui délivrera tous les actes d’état civil dont il aura besoin, et y compris un titre de voyage lui permettant de circuler dans les pays signataires de la Convention de Genève sauf celui dont il vient. Un réfugié rompt définitivement tout lien l’unissant à son pays d’origine.

En cas de rejet de la demande, le demandeur dispose d’un délai d’un mois pour exercer un recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA), anciennement la Commission de Recours des Réfugiés. C’est un recours juridictionnel où l’assistance d’un avocat est enfin possible.

Tant que la demande est examinée, que ce soit par l’OFPRA ou devant la CNDA, le demandeur a un droit au séjour, qui ne peut pas lui être refusé sous prétexte qu’il serait entré illégalement ou même frauduleusement, à savoir avec des faux papiers. Conjugué avec la fermeture progressive et continue des autres voies d’immigration légale, cela pousse à ce que l’asile soit utilisé par des candidats à l’immigration pour obtenir une possibilité de rester en France. Cette fraude à l’asile justifie les lois restreignant de plus en plus ce droit, au nom de la lutte contre la fraude, et la pompe est amorcée. Que dans le tas, des vrais réfugiés soient pris dans la nasse et se voient refuser l’asile auquel ils ont droit est une conséquence que nos dirigeants ont envisagé, et répondu par un haussement d’épaule. Sachez qu’à ce jour, deux tiers des demandes d’asile sont accordées par la CNDA en appel, un tiers seulement par l’OFPRA. C’est un vrai signal d’alarme.

Pendant l’examen de sa demande, le demandeur d’asile a un droit au séjour, une couverture maladie, et pas le droit de travailler. Ce droit lui a été retiré par une loi de 1991. Déjà pour lutter contre la fraude et le chômage. J’en ris encore. À la place, le demandeur perçoit une allocation temporaire d’attente, qui lui est supprimée s’il est logé dans un centre d’accueil des étrangers (CADA). Oui. La solution trouvée par le gouvernement Rocard a été d’interdire à des travailleurs aptes de travailler, de les contraindre à l’oisiveté, et de leur verser une allocation. L’idée a dû sembler excellente car personne n’est revenu dessus. Et au passage, on peste sur ces étrangers venus ne rien faire et toucher des allocs. Ubuesque.

Cette situation n’étant pas tenable à moyen terme, l’administration accepte d’examiner les demandes d’autorisation de travail des demandeurs d’asile dont le dossier est pendant à l’OFPRA depuis un an ou en cas d’appel devant la CNDA. Leurs demandes sont traitées comme celles de tout étranger, ce qui suppose de produire une promesse d’embauche assortie de l’engagement par l’employeur de payer une taxe pour l’embauche d’un étranger de l’ordre d’un mois de salaire si l’autorisation est donnée, et avec tout ça le préfet peut malgré tout refuser si la situation de l’emploi le justifie, c’est à dire s’il estime qu’un Français (ou ressortissant de l’UE ou autre étranger en situation régulière) pourrait occuper ce poste. Je n’ai pas de statistiques nationales, mais mes clients concernés se sont tous vu opposer un refus (échantillon non représentatif car très faible).

Un débouté du droit d’asile dispose d’une voie de recours extraordinaire : le réexamen. Le réexamen permet à un demandeur débouté de faire état de faits nouveaux, survenus ou découverts postérieurement à la décision de rejet : l’existence de faits nouveaux est une condition de recevabilité de la demande. Le réexamen ne donne aucun droit au séjour, ni au travail ni à l’allocation temporaire d’attente. La demande de réexamen est d’abord étudiée par l’OFPRA, qui peut décider de reconvoquer le demandeur (c’est rarissime) ou rejeter sur dossier, ce rejet pouvant à nouveau être porté devant la CNDA, qui peut, et elle ne s’en prive pas, rejeter la demande sans audience. Il n’y a pas de limite au nombre de réexamens qu’on peut demander puisque ce réexamen ne donne aucun droit.

Revenons-en à notre ami Resat.

Arrivé en France, il présente une demande d’asile. Rrom Kosovar, il y a gros à parier que son récit prétendait qu’il habitait le Kosovo quand la guerre a éclaté en 1998. Les Rroms qui arrivent à établir qu’ils étaient au Kosovo en 1998-1999, et tout particulièrement à Mitrovica d’ailleurs, et l’ont fui à ce moment se voient en règle générale accorder l’asile. Leur retour au Kosovo est inenvisageable : ils sont vus comme des collaborateurs des Serbes, leur maison a été détruite ou saisie et les rancœurs sont encore vives. L’info a circulé, mais les OP connaissent très bien la situation au Kosovo et l’historique de la guerre. L’Office n’a pas été convaincue par le récit de Resat, et on sait à présent, de l’aveu du principal intéressé, que c’était à raison. Sa demande est donc rejetée. Il saisit la CNDA d’un recours, examiné en audience publique où il peut s’expliquer devant 3 conseillers, probablement assisté d’un avocat. Le rejet est confirmé. Il va demander un réexamen, qui sera rejeté par l’OFPRA, les faits nouveaux qu’il invoquait étant soit pas vraiment nouveaux, soit pas vraiment établis. La CNDA ne semble pas avoir été saisie d’un recours contre ce rejet.

Une fois la première demande rejetée définitivement, le demandeur d’asile devient étranger de droit commun.
Être étranger en France, vie de contrastes et d’aventure.

La loi, en l’espèce le Code de l’Entrée et du Séjour des Étrangers et du Droit d’Asile (CESEDA), prévoit que tout étranger majeur, pour pouvoir demeurer en France au-delà d’un court séjour, couvert par un simple visa, doit être muni d’un titre de séjour délivré par l’Etat, pris en la personne de son représentant dans le département, le préfet (à Paris, qui en a plusieurs, le préfet de police). Ce titre de séjour s’appelle carte de séjour si elle a une durée d’un an, et carte de résident si elle est valable 10 ans. La carte de résident, le Graal des étrangers, assure un droit au séjour quasi-définitif, puisqu’elle est renouvelable de plein droit sauf accident. Les demandeurs d’asile sont censés se voir délivrer une carte de séjour temporaire (en fait un simple récépissé qui a valeur identique mais coûte moins cher à fabriquer : c’est un bout de carton imprimé sur une imprimante à aiguilles (bienvenue en 1980) avec un coup de tampon.

Note importante : un mineur n’est jamais en situation irrégulière et ne peut faire l’objet d’une mesure de reconduite. L’administration le fait quand même, pour ne pas séparer les familles, ce qui est un chouïa schizophrène tout de même puisque c’est elle qui prend la décision qui conduit initialement à séparer les familles.

On dit que le droit est compliqué ; le droit des étrangers en la matière est simple. L’ État est toujours libre de délivrer un carte de séjour à qui il veut sans avoir à s’en expliquer auprès de quiconque. La décision de délivrer un titre de séjour n’est jamais illégale, et on se demande d’ailleurs qui aurait qualité pour l’attaquer. La réciproque est aussi vraie : l’État est libre de refuser un titre de séjour à qui il veut, et use abondamment de ce droit depuis 25 ans. Mais ici il existe des exceptions, et dans certaines circonstances, l’État est obligé de délivrer un titre de séjour. Ces exceptions sont de plus en plus réduites, parce que… non, en fait, il n’y a pas de raison valable. Le prétexte le plus couramment invoqué est la lutte contre le chômage. 25 ans de durcissement continu de la réglementation des étrangers n’ont pas empêché le chômage d’atteindre des niveaux records, mais plus ça rate, plus à la longue ça a de chances de marcher, n’est-ce pas ?

Citons comme cas où l’État est dans l’obligation de régulariser : être parent d’un enfant français ; être le conjoint d’un Français (et là encore des obstacles ont été mis, car un Français qui épouse un étranger n’est plus un Français, c’est un suspect), l’étranger très gravement malade, l’étranger arrivé très jeune en France (la simple minorité ne suffit pas) ; et surtout la catégorie fourre-tout : si le refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale tel que protégé par la Convention européenne des droits de l’homme, revoilà ma grande copine.

Cette catégorie de carte de plein droit est une fausse catégorie de carte de plein droit, car elle laisse une large marge d’appréciation à l’administration : y a-t-il ou non atteinte disproportionnée au droit à la vie de famille ? Mais c’est le seul moyen sur lequel on peut contester l’appréciation du préfet dans le cadre d’un recours (j’y reviens).

La préfecture du Doubs, département où réside la famille D…, est informée par la CNDA que la requête de Resat D… a été rejetée, et refuse le renouvellement du titre de séjour en tant que demandeur d’asile. Comme elle en a la faculté (ce n’est JAMAIS obligatoire mais en pratique quasi systématique), elle a assorti son refus de renouvellement du titre de séjour de Resat D… d’une obligation de quitter le territoire (OQTF). C’est un ordre de quitter le territoire sous un délai d’un mois, qui, s’il n’est pas respecté, permet à l’administration de l’exécuter de force, au besoin en privant temporairement l’étranger de liberté (jusqu’à 45 jours). Il y a des cas où l’administration peut passer directement au stade de l’exécution forcée, notamment quand une précédente OQTF n’a pas été exécutée.

Quand le refus est assorti d’une OQTF, l’étranger peut, dans ce délai d’un mois, exercer un recours suspensif (ce qui n’est pas la règle en matière de recours administratif) et qui doit être jugé dans un délai de trois mois (ce qui n’est pas la règle en matière de recours administratif). Ce délai de 3 mois et la générosité des préfectures à délivrer des OQTF conduit à l’engorgement des tribunaux administratifs qui les examinent, et a pour résultat que d’autres contentieux pourtant très importants, comme l’urbanisme, les permis de construire, la fiscalité, la responsabilité de l’Etat ou la fonction publique mettent des années à être jugés. Question de priorité.

Si ce recours est rejeté, un appel peut être formé devant la cour administrative d’appel, mais ce recours est de droit commun : il n’est pas suspensif et met des mois et des mois à être jugé. Il n’empêche pas une reconduite à la frontière, même si en pratique, les préfets préfèrent attendre que les recours soient expirés. C’est le cas ici : Resat D… a exercé un recours contre l’OQTF, qui a été rejeté, a fait appel, qui a été rejeté lui aussi. Il est temps ici de s’attarder un peu sur le fonctionnement très particulier du contentieux administratif.
Le contentieux administratif, contentieux de contrastes et d’aventures.

On a beaucoup entendu dans l’affaire Leonarda qu’il fallait respecter les décisions de justice. Cet argument n’a aucun sens ici. Aucune décision de justice n’a ordonné l’expulsion (je devrais dire la reconduite à la frontière mais zut) de Leonarda, ni même de son père.

Tout acte de l’administration peut en principe être attaqué devant le tribunal administratif dans le cadre de ce qu’on appelle un recours en excès de pouvoir, qui vise à demander au juge d’annuler cet acte, et de tirer au besoin toutes les conséquences de cette annulation. Le tribunal est saisi par une requête, écrite et motivée, c’est à dire expliquant les griefs juridiques soulevés contre l’acte en question. Principe essentiel du contentieux administratif : le juge se contente de répondre aux arguments soulevés par le requérant. À de rares exceptions près, il ne peut pas soulever de lui-même un argument oublié par le requérant et qu’il trouverait pertinent. Si vous exercez un recours contre un acte administratif illégal, mais que vous ne soulevez pas le bon argument, votre recours sera rejeté. En outre, selon la nature des actes, le contrôle que peut exercer le juge est variable : plus l’administration est libre, plus le contrôle du juge se relâche. Et en matière de droit des étrangers, l’administration est totalement libre d’accepter ou de refuser. Le juge se contente de s’assurer que le préfet n’a pas commis ce qu’on appelle une erreur manifeste d’appréciation (c’est le terme juridique pour dire “epic fail”), mais en aucun cas il ne substitue son appréciation du dossier à celle du préfet. Ce qui explique un taux de rejet très élevé.

Dans cette affaire, c’est le préfet du Doubs qui a décidé de refuser un titre de séjour à Resat D… et lui seul. Le juge administratif a juste estimé que les arguments soulevés par Resat D… contre cette décision n’étaient pas fondés.

Voilà pourquoi il est inexact d’invoquer l’autorité de décisions de justice : c’est une décision administrative et rien d’autre, qui est aussi légale que l’aurait été la décision contraire, et rien n’empêchait à tout moment l’administration de changer d’avis et de délivrer un titre de séjour, sans même qu’elle ait à s’en expliquer.

Nous en étions là avec notre ami Resat : en 2011, le voilà débouté définitivement de l’asile, avec à la clé une OQTF soumise au juge administratif qui n’a pas estimé que les arguments soulevés contre cette décision administrative étaient pertinents. Plus rien ne se passera dans ce dossier à ce stade : la famille D… demeure en France malgré l’OQTF, les enfants en âge d’être scolarisés le sont.

C’est Resat D… lui même qui va briser ce statu quo en prenant l’initiative de demander la délivrance d’un titre de séjour “à titre exceptionnel et humanitaire”, en application de la circulaire Valls de novembre 2012.

Ah, les circulaires. Un mot là dessus.
Les circulaires, droit de contrastes et d’aventure.

Que les choses soient claires. Le droit a deux sources, et deux sources seulement : la loi, et le règlement, c’est à dire les décrets. La loi est votée par le Parlement (Sénat et Assemblée nationale) et le pouvoir réglementaire appartient au Premier ministre (art. 21 de la Constitution). Loi et décrets, c’est tout. La loi peut déléguer les détails pratiques au décret (ce sont les fameux décrets d’application, qui ne sont pas systématiques contrairement à une croyance répandue), et le décret peut à son tour déléguer les menus détails à des arrêtés ministériels, c’est à dire à un acte pris par un ministre agissant seul. Les circulaires ne sont PAS des sources du droit.

Prenons un exemple imaginaire : une loi est votée qui décide d’instaurer un permis de troller. Elle fixe les conditions pour en être titulaire (il faut passer un examen) et confie au décret le soin de fixer les modalités des épreuves. Un décret est pris qui décide de la nature des épreuves (une épreuve théorique de rhétorique spécieuse, une épreuve pratique sur 4chan) et confie aux préfets le soin de délivrer les permis, et renvoie à un arrêté ministériel du ministre de l’intérieur le soin de fixer le modèle du permis et le service qui a la charge de les fabriquer. Un arrêté est pris qui fixe la matrice du permis de troller et confie sa fabrication à l’Imprimerie nationale.

Une circulaire est une instruction générale donnée par un ministre à son administration. Elle explique le contenu de la loi et comment le ministre entend qu’elle soit appliquée. Bien sûr, c’est un document très intéressant à connaître pour les avocats, puisque c’est le point de vue officiel de l’administration, et s’agissant par exemple de la matière pénale, j’ai pu constater que pour les policiers, la circulaire est parole d’Évangile. Plus même que le code de procédure pénale, je ne vous parle même pas de la Convention européenne des droits de l’homme Il demeure que c’est le point de vue d’un ministre, rien de plus.

En droit des étrangers, la loi disant que l’État fait ce qu’il veut, les circulaires de ministre de l’intérieur ont une grande importance pratique. Elles sont appliquée docilement par les préfectures, ce qui aboutit à la situation suivante : en matière d’immigration, c’est le ministre de l’intérieur qui fait la loi. Situation confortable pour l’exécutif, qui n’a aucune raison de vouloir la changer, d’autant que toute loi sur l’immigration est un sujet sensible où il n’y a politiquement que des coups à prendre. Du coup, ce sont les étrangers qui en payent le prix, soumis à l’arbitraire de l’administration et qui peuvent voir leur situation bouleversée du jour au lendemain en cas d’alternance, sans aucune garantie, puisqu’une circulaire est une feuille de papier signée du ministre. Il n’est que de les lire pour constater d’ailleurs que le ministre se garde bien de dire “vous régulariserez tous les étrangers remplissant les conditions suivantes” mais utilise des périphrases comme “vous examinerez avec bienveillance”, “vous accorderez la plus haute importance à tel critère”. Notons d’ailleurs qu’une circulaire qui irait trop loin et poserait des règles non prévues par la loi serait annulée par le juge administratif, car empiétant sur le pouvoir réglementaire qui n’appartient qu’au Premier ministre.

Résultat : il est inutile de soulever devant le juge administratif le fait que la décision n’est pas conforme aux instructions données par voie de circulaire. Le juge ne contrôle que la conformité au droit (loi et règlement). C’est cet arbitraire qui met en rage les avocats en droit des étrangers, qui voudraient des critères légaux clairs qui permettent un vrai contrôle du juge. C’est ainsi et ainsi seulement qu’on assurera une vraie égalité de traitement. Car la protection que donne une circulaire est de l’épaisseur du papier sur lequel elle est imprimée. C’est un mode d’emploi, rien de plus. Quand on nous parle de “sanctuariser l’école” avec une circulaire, on l’entoure d’une barrière de papier. Seule la loi pourrait vraiment protéger l’école. Une circulaire en la matière tient de la promesse d’alcoolique : j’arrête, jusqu’à ce que je recommence.

Et la circulaire qui fait référence actuellement est la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d’examen des demandes d’admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière (qui, si elle n’est pas à l’abri de toute critique, est sans doute la meilleure circulaire qu’on ait eu en la matière depuis 10 ans).

Revenons-en une fois de plus à notre ami Resat. Dans le cadre de cette circulaire, il va demander à bénéficier d’une régularisation à titre humanitaire et exceptionnelle (§2.1.4 de la circulaire). Cette demande a été rejetée le 19 juin 2013, refus assorti d’une OQTF. Ce refus est expliqué dans le rapport de l’IGA : si la situation de la famille (en France depuis 4 ans, enfants scolarisés et parlant français) entrait selon l’IGA dans le cadre des régularisations exceptionnelles, le préfet a estimé que le critère de la réelle volonté d’intégration à la société française faisait défaut pour des raisons qu’il détaille et qui ont été abondamment reprises, dressant du sieur Resat un portrait peu flatteur, au point qu’on oublie qu’il n’a jamais été condamné. Le 21 juin 2013, la demande de son épouse est aussi rejetée avec OQTF, sans que la mission de l’IGA n’explique pourquoi, puisque seul Resat était concerné par la mesure de reconduite forcée à l’origine de toute l’affaire.

Visiblement, aucun recours n’a été exercé contre cette OQTF (le rapport de l’IGA ne le mentionne pas) et une reconduite est envisagée par la préfecture du Doubs, qui prononce le 22 août 2013 l’assignation à résidence des deux intéressés, c’est-à-dire l’obligation pour eux de ne pas quitter leur domicile pour que la police puisse les trouver facilement le moment venu. Cette assignation à résidence a été renouvelée le 25 septembre pour 30 jours. Donc une procédure d’éloignement était en cours.

Tout va se précipiter le 26 août 2013 : Resat D… est contrôlé par la police aux frontières (PAF) à la gare de Mulhouse. Il n’a pas de papiers sur lui, mais donne son identité, et la PAF découvre qu’il a déjà fait l’objet d’une OQTF non appliquée en 2011, et qu’il fait l’objet d’une assignation à résidence dans le Doubs, or Mulhouse n’est pas dans le Doubs, c’est un fait. Le préfet du Haut-Rhin décide de prendre des mesures radicales pour pallier cette carence en géographie française et place Resat D… en centre de rétention jusqu’à ce qu’on puisse le reconduire de force à la frontière. Cette décision peut faire l’objet d’un recours devant le tribunal administratif, qui doit statuer dans les 72 heures. Ce recours a été exercé et a été rejeté par le tribunal administratif de Strasbourg (rejet qui compte tenu de la situation de l’intéressé me semble conforme à la jurisprudence en la matière). Le placement de Resat D… en rétention a été prolongé par le juge des libertés et de la détention de Strasbourg, et après deux refus d’embarquer au motif qu’il ne veut pas abandonner sa famille, Resat D… finit par accepter d’embarquer le 8 octobre, sans doute parce qu’il aura reçu des assurances que sa famille le rejoindra.

Car du côté du Doubs, ça bouge. Les services préfectoraux ont été informés du départ prochain de Resat D… et organisent le départ de Mme D… en exécution de l’OQTF en cours.

Comme vous voyez, le sort des enfants n’a jamais été véritablement abordé si ce n’est accessoirement. Ils suivent le sort de leurs parents, un peu comme des bagages à main. Et l’administration va payer cher ici ce désintérêt en provoquant la crise médiatique que l’on sait.

Le départ de la famille est décidé pour le 9 octobre. La famille D… n’est pas informée de cette décision, pour éviter qu’elle ne disparaisse et que des soutiens tentent d’y faire obstacle. La police et la gendarmerie (puisque la résidence de la famille se trouve en zone gendarmerie) débarquent à 6h30. Manque de bol, Leonarda n’est pas là. Voilà le grain de sable qui va tout gripper. Le rapport de l’IGA raconte les détail sur comment Leonarda est retrouvée (elle est avec sa classe et participe à une sortie scolaire), comment la police contacte les enseignants accompagnant, ordonnent que le bus s’arrête sur le parking d’un collège situé sur le chemin, où Leonarda est conduite pour attendre la police à l’abri des regards de ses petits camarades. Tout se passe sans heurt, mais l’enseignante qui a dû faire cela est bouleversée et on la comprend. On n’entre pas à l’éducation nationale pour remettre en catimini une de ses élèves à la police pour ne jamais la revoir, alors même qu’elle n’a rien fait de mal et que personne ne le prétend. C’est violent, plus que vous ne pouvez l’imaginer, et l’administration l’a bien compris qui s’efforce de faire ça en catimini.

La famille D… embarque pour le Kosovo, probablement via l’Albanie, et pour le préfet du Doubs, tout est bien qui finit bien, il peut faire une croix sur la page des statistiques de reconduite à la frontière. Sauf que… vous connaissez la suite.

Resat va révéler à la presse qui suit l’affaire du point de vue d’une de ses filles (et d’elle seulement) qu’il a menti sur le fait que sa famille a quitté le Kosovo récemment. Ses enfants seraient en fait nés en Italie sauf le dernier né en France, où ils ont vécu jusqu’à venir en France en 2009. Leonarda et ses frères et sœurs n’ont jamais mis les pieds au Kosovo et ne parlent pas un mot d’albanais ou de serbe.

La question s’est posée de leur éventuelle nationalité italienne. De ce que je sais du droit italien, non, ils ne le sont pas. Pas plus que le droit français, le droit italien ne reconnait le droit du sol pur. Depuis l’importante réforme de 2009, l’Italie a adopté un droit du sol plus résidence, c’est à dire qu’un enfant né en Italie de parents étrangers devient italien à sa majorité s’il y a vécu sans discontinuer, ce qui n’est pas le cas des enfants D… dont aucun n’est majeur. Cette nationalité italienne aurait sauvé la famille D… puisqu’elle aurait donné aux parents le droit de demeurer dans l’Union auprès de leurs enfants, sur le territoire italien, mais avec liberté de circulation.
Une conclusion riche en contrastes et en aventure

La conclusion du rapport de l’IGA est que la loi a parfaitement été respectée, et c’est une antienne qui a été souvent reprise. Et je reconnais volontiers que rien de ce que j’ai pu lire sur cette affaire ne m’a laissé penser qu’une illégalité avait été commise. Mais, car il y a un mais, on l’a vu, la loi dit que l’administration peut faire largement ce qu’elle veut, hormis quelques cas restreints. Dans ces conditions, c’est plutôt difficile de violer la loi. En outre, le rapport omet de se poser une question, qui ne figurait certes pas dans la lettre de mission : toute la procédure de reconduite s’est fondée sur les déclarations de Resat D… : il dit qu’il est kosovar ainsi que sa famille, renvoyons-le au Kosovo. Sauf que la procédure de reconduite résulte d’une décision de refus de séjour qui repose entre autres sur les mensonges de Resat D… Personne ne s’est dit que les seules déclarations de l’intéressé étaient une base un peu légère pour décider d’envoyer sans vérifications 8 personnes dont 6 mineures dans le coin le plus paumé de l’Europe (mais qui a la vertu; étant dépourvu de tout état civil, d’accepter toute personne qu’on lui envoie en disant qu’il est kosovar) ?

En ce qui concerne Leonarda, il est faux de dire que la loi a été respectée puisque son sort n’a jamais été examiné dans cette affaire. Elle est une victime collatérale de l’expulsion de son père, mais n’était pas en situation irrégulière en France et n’a violé aucune loi.

De même qu’il est incorrect d’invoquer l’autorité des décisions de justice, aucun juge n’ayant décidé ni du refus de séjour ni de la procédure de reconduite, ni de ses modalités. Tout ce qu’a dit la justice est que Resat D… n’a pas démontré l’illégalité de ces décisions. Ni plus ni moins. Et l’administration était libre de prendre, en toute légalité, la décision d’accorder une autorisation de séjour à la famille D… C’est un choix de l’État, pris par son représentant, le préfet : qu’il l’assume.

Un mot sur l’affaire elle-même, sur le phénomène médiatique qu’elle est devenue. La question des enfants scolarisés doit être prise à bras-le-corps et tranchée courageusement. Soit on ne veut plus les expulser, et je n’aurais rien contre, et dans ce cas il faut fixer les conditions de régularisation de leur famille. Soit on ne le veut pas et on assume les interpellations devant les caméras. Le faire honteusement, en catimini, en serrant les fesses pour que ça ne se sache pas est le signe d’une mauvaise solution. Car des Leonarda, il y en a des centaines.

L’exécutif a été ridicule dans cette affaire et je ne vois pas comment il aurait pu plus mal la gérer. Mais ce qui me choque le plus est de voir une jeune fille de 15 ans livrée en pâture médiatique, sans la moindre protection car sa famille n’a aucune expérience en la matière et ne réalise pas ce qui se passe. Ce que j’ai vu ces derniers jours est monstrueux, il n’y a pas d’autre mot : demander à une jeune fille de 15 ans de réagir en direct et à chaud, dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle, à une proposition aberrante formulée par le président de la République en personne, qui interpelle une mineure pour lui faire une proposition alors que la loi française dit que seuls ses parents peuvent faire un tel choix, faire de ses moindres mots dits sous le coup de l’énervement une déclaration officielle, lui jeter à la figure un sondage disant que deux tiers des Français (soit 40 millions de personnes) ne veulent pas de son retour (en oubliant de dire que 99,8% des Français ne connaissaient rien à ce dossier ni au droit applicable), est-ce donc cela que nous sommes devenus ? Avons-nous perdu toute décence pour faire ainsi de la maltraitance sur mineur en direct ?

Ah, un dernier mot, ou plutôt un dernier chiffre. Le coût moyen d’une reconduite la frontière a été estimé en 2008, par un rapport de sénateur UMP Pierre Bernard-Reymond, à 20 970 euros par personne. Cette affaire a mobilisé, lisez le rapport de l’IGA, tout un aréopage d’agents publics, de policiers et de gendarmes, et a dû coûter aux finances publiques plusieurs dizaines de milliers euros (je dirais au moins 50 000 euros). Le budget annuel consacré aux reconduites à la frontière est sensiblement identique à celui de l’aide juridictionnelle : un peu plus de 400 millions d’euros.

Détruire la vie de jeunes filles est un luxe qu’on ne peut plus se permettre.

Et après cette lecture je suis bien content de m'être fait traité de bonne âme naïve et imbécile par FDL, ce conservateur ranci par le fiel.

En fait, cette reconduite est juste dégueulasse : on envoi dans un pays où elle n'a jamais vécu et dont elle ne parle pas la langue, une famille qui s'intégrait bon an mal an, avait un logement, les enfants allaient à l'école et pouvaient prétendre à un avenir.

Et sur l'autel de statistiques et de mots bien vagues et généraux ("politique d'immigration", "décisions de justice"), eh ben, on a cautionné des décisions adminsitratives misérables et inqualifiables pour une démocratie avancée.

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Oui, donc en fait, tout ce billet pour en venir à cela :

Un mot sur l’affaire elle-même, sur le phénomène médiatique qu’elle est devenue. La question des enfants scolarisés doit être prise à bras-le-corps et tranchée courageusement. Soit on ne veut plus les expulser, et je n’aurais rien contre, et dans ce cas il faut fixer les conditions de régularisation de leur famille. Soit on ne le veut pas et on assume les interpellations devant les caméras. Le faire honteusement, en catimini, en serrant les fesses pour que ça ne se sache pas est le signe d’une mauvaise solution. Car des Leonarda, il y en a des centaines.

Ce qui signifie que les immigrants illégaux, à partir du moment où les enfants sont scolarisés, ne devraient plus pouvoir être éloignés du territoire (je ne dis pas "expulsés" délibérément). Ils devraient donc être automatiquement régularisés pour ne pas qu'ils soient séparés des enfants (et non pas pour que les enfants ne soient pas séparés des parents, la nuance est importante). Delanoë, par exemple, a fait une proposition dans ce sens : http://paris-ile-de-france.france3.fr/2 … 40917.html
Donc les parents pouvaient être "expulsés" mais comme on n'imagine pas que les enfants puissent être séparés des parents, ceux-là accompagnent ceux-ci. Tout en sachant que la scolarisation des enfants n’ouvre, pour l'instant, aucun droit à la titularisation des parents ni à l’obtention d’un titre de séjour.
Le principe de la loi actuelle est justement d'éviter d'entretenir cette "filière d’immigration illégale" (je reprends les mots de Sarkozy, qui avait d'ailleurs préconisé de ne pas expulser en période scolaire mais pendant l'été). Ce dont Eolas ne parle pas.
Sans entrer dans les détails, quelque chose que je ne comprends pas :

Revenons-en une fois de plus à notre ami Resat. Dans le cadre de cette circulaire, il va demander à bénéficier d’une régularisation à titre humanitaire et exceptionnelle (§2.1.4 de la circulaire). Cette demande a été rejetée le 19 juin 2013, refus assorti d’une OQTF. Ce refus est expliqué dans le rapport de l’IGA : si la situation de la famille (en France depuis 4 ans, enfants scolarisés et parlant français) entrait selon l’IGA dans le cadre des régularisations exceptionnelles, le préfet a estimé que le critère de la réelle volonté d’intégration à la société française faisait défaut pour des raisons qu’il détaille et qui ont été abondamment reprises, dressant du sieur Resat un portrait peu flatteur, au point qu’on oublie qu’il n’a jamais été condamné. Le 21 juin 2013, la demande de son épouse est aussi rejetée avec OQTF, sans que la mission de l’IGA n’explique pourquoi, puisque seul Resat était concerné par la mesure de reconduite forcée à l’origine de toute l’affaire.

La circulaire de novembre précise que la famille (et pas seulement les enfants) doit avoir une maîtrise orale au moins élémentaire de la langue française (http://circulaires.legifrance.gouv.fr/p … _36120.pdf) ; or, la mère ne parle pas français et le père à peine. Peut-être que ça explique aussi en partie pourquoi ils n'ont pas bénéficié d'une régularisation exceptionnelle. Quant au fait que le père n'a jamais été condamné, je ne vois pas pourquoi il en parle. Si ne pas être condamné suffisait pour être régularisé...

L'avant-dernier paragraphe est faible car il surfe sur l'émotion. Présenter Leonarda comme une victime des médias monstrueux qui la dévorent, bof... Elle a montré au contraire une grande maîtrise de la communication et elle s'est davantage servie des médias que les médias ne se sont servis d'elle.
"Elle a été obligée de s'exprimer dans une langue qui n'est pas sa langue maternelle." Euh... Je croyais qu'elle avait un accent franc-comtois, qu'elle s'exprimait bien en français etc. D'ailleurs, le fait qu'elle soit scolarisée devrait prouver qu'elle maîtrise, de façon au moins élémentaire, la langue française, d'où une volonté manifeste d'intégration. Ah mais j'oubliais, elle séchait les cours.
"Ses moindres mots dits sous le coup de l'énervement" : bien au contraire, ses mots étaient réfléchis. Ce n'est pas une idiote.
"Lui jeter un sondage à la figure" : euh... Donc il faudrait s'abstenir de faire des sondages pour éviter de froisser les sans-papiers ?
"Maltraitance sur mineure", sérieusement ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

OneAgain a écrit:

Et après cette lecture je suis bien content de m'être fait traité de bonne âme naïve et imbécile par FDL, ce conservateur ranci par le fiel.

Je ne vois pas ce qui conduit a ta satisfaction, si ce n'est une lecture fort biaisee de ce long article assez interessant pour partie.

OneAgain a écrit:

En fait, cette reconduite est juste dégueulasse : on envoi dans un pays où elle n'a jamais vécu et dont elle ne parle pas la langue, une famille qui s'intégrait bon an mal an, avait un logement, les enfants allaient à l'école et pouvaient prétendre à un avenir.

On ne sait pas si cette famille a vecu au Kosovo, mais ce sont eux qui ont affirme y avoir vecu. On peut difficilement reprocher a l'administration ne pas les avoir cru... On ne sait donc pas si ces braves gens parlent albanais, mais ils parlent la langue Rrom, usitee par les dit Rrom au Kosovo. En revanche on sait que cette integration tant proclamee etait tout sauf reelle: logement fourni par l'etat, finances assurees par l'etat, refus de travailler, absenteisme scolaire, violences, volonte etablie de profiter du systeme avantageux de notre pays si restrictif selon les bonnes ames (celles-ci proclamant par ailleurs que ces generosites ne creeent en rien une attirance)... Bel exemple en effet, une chance pour la France sans nul doute.

OneAgain a écrit:

Et sur l'autel de statistiques et de mots bien vagues et généraux ("politique d'immigration", "décisions de justice"), eh ben, on a cautionné des décisions adminsitratives misérables et inqualifiables pour une démocratie avancée.

Ah bon? En quoi? Il me semble plutot que ce sont des gens comme toi qui en usant de mots bien vagues et generaux (asile, sanctuarisation, valeurs) defendent des positions inapplicables et qui n'ont d'ailleurs cours dans aucun etat au monde.

Last edited by gustave (23-10-2013 16:49:05)

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Tiens tiens, Valls pris en flagrant délit de conflit d'intérêts : http://www.mediapart.fr/journal/france/ … ment-devry

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Valls a perdu des plumes dans l'affaire Dieudonné (-7 points de cote de popularité), ce qui était assez prévisible. Matignon s'éloigne pour lui.

http://tempsreel.nouvelobs.com/politiqu … donne.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Manuel Valls est-il de groite ou de drauche ?

Plus je le lis, plus je me dis que Thierry de Cabarrus, le spécialiste de la brosse à reluire, n'existe en fait pas. C'est un faux nom, c'est une photo fabriquée, c'est un personnage inventé. Car Thierry de Cabarrus, c'est Greg ! Avoue-le Greg.
Ici, Cabarrus pond une hagiographie de Valls, interviewé hier dans Des paroles et des actes. Il réussit quand même l'exploit de ne pas mentionner une seule fois l'échange à bâtons rompus entre Valls et Philippot...

http://leplus.nouvelobs.com/contributio … utres.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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