Topic: Théorie du genre - gender studies

Rapport débile du jour : les différences fille-garçon à la crèche, c'est mal. La dictature de l'égalitarisme a encore frappé.
J'aimerais savoir ce qu'il se trouve dans ce kit de sensibilisation (quel beau nom ! J'aime cette novlangue. Un kit de sensibilisation... C'est génial, il fallait le trouver. Il est vrai que, pour ma part, dans mon cynisme habituel, j'aurais appelé ça Manuel de lavage de cerveau à l'usage de la rééducation des masses. Mais kit de sensibilisation, c'est tellement plus élégant, ça passe bien mieux.)
Quant au troisième paragraphe : "les auteurs font le constat que les métiers de la petite enfance sont déjà marqués par "une forte division sexuelle", avec l'attribution aux personnels --majoritairement des femmes-- de "caractéristiques féminines".
Des femmes qui ont des caractéristiques féminines ?? Horreur !!


Le Figaro a écrit:

Garçons-filles: tout se joue avant 3 ans

Les stéréotypes garçons-filles se forment "très tôt", avant l'entrée à l'école, par exemple dans les lieux d'accueil des jeunes enfants, où les jouets et les activités choisis contribuent à une différenciation des sexes, souligne un rapport publié ce matin.

Brigitte Grésy et Philippe Georges, de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), s'étaient vu confier l'été dernier une mission par la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, sur l'accueil collectif des enfants de moins de 3 ans, période où se joue la construction des identités sexuées.

Dans leur rapport, remis ce matin à la ministre, les auteurs font le constat que les métiers de la petite enfance sont déjà marqués par "une forte division sexuelle", avec l'attribution aux personnels --majoritairement des femmes-- de "caractéristiques féminines".
La question est "absente des programmes" des professionnels, et la formation continue, "quasi inexistante sur ce point", poursuit le rapport.

Or "à partir des observations menées, les petites filles sont moins stimulées, moins encouragées dans les activités collectives tandis que leur apparence est davantage l'objet des attentions des adultes". A l'inverse, "les préoccupations pour les activités physiques sont plus prononcées quand il s'agit des garçons". Au cours des échanges verbaux, "les professionnels interrompent plus fréquemment les filles que les garçons", relève aussi cette enquête.

Les jouets utilisés renvoient également à "un monde binaire". Ainsi, ceux des garçons sont "plus nombreux et diversifiés que ceux des filles et sont associés à l'extérieur", alors que ceux des filles "son plus limités en nombre" et "souvent réduits au champ des activités domestiques et maternelles". Ces jouets renvoient à des compétences différentes: plutôt verbales pour les filles, plutôt mathématiques et scientifiques pour les garçons.

Les stéréotypes sont aussi présents dans la littérature enfantine: ainsi, sur 78% des couvertures de livres pour enfants figure un personnage masculin, peu décrit par un attribut de genre (comme la barbe ou une casquette). A l'inverse, les personnages féminins "ne sont décrits qu'à l'aide d'attributs considérés comme propres à leur sexe" (vêtements, éléments de coiffure...)

Pour "une éducation à l'égalité entre les filles et les garçons dès la naissance", les auteurs du rapport font une série de recommandations, comme l'élaboration d'un kit de sensibilisation pour l'ensemble des crèches ou l'intégration dans les formations des personnels de la petite enfance d'un enseignement spécifique sur le sujet.

Vous trouverez plus de détails dans cet article : http://www.liberation.fr/societe/2013/0 … ien_891752

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Théorie du genre - gender studies

Ben oui c'est mal, tu as autre-chose qu'une considération café-du-commerce pour dire le contraire ?
S'il y a une inégalité de traitement qui a des conséquences sur le développement des enfants, et qui entraine la perpétuation de stéréotypes délétères, ben il faut essayer de faire en sorte de l'éliminer. Je ne pleurerai pas la disparition de stéréotypes idiots, désolé.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Dire qu'il y a des différences entre les filles et les garçons, c'est une considération café du commerce ? C'est un stéréotype ?
Le fait que les filles aient des cheveux longs (et encore, à la crèche, ça me paraît difficile que les filles aient les cheveux bien longs justement...) ou des jupes et les garçons des cheveux courts et des pantalons, c'est mal ? Il faudrait prôner une uniformisation des sexes dès le plus jeune âge ? Si oui, comment ? Tout le monde en pantalon ? Ou tout le monde en jupe ?
Est-ce un mal que les garçons aient une prédisposition pour les mathématiques et les filles pour les activités verbales ? Est-ce que cela empêche les filles d'embrasser des carrières scientifiques ? Non, les filières scientifiques attirent même de plus en plus de filles. etc etc.

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Re: Théorie du genre - gender studies

Ce que tu sembles ne pas arriver à comprendre, c'est que personne ne nie qu'il y a des différences entre filles et garçons. Par contre, c'est le désir actif de maintenir en place des activités stéréotypées qui n'est pas acceptable. Les cheveux longs, à la rigueur, on s'en fout, ça ne change pas grand-chose, même si l'insistance constante sur l'apparence physique des filles est quelque chose qui est gênant. La jupe, l'autre article te l'explique, gêne dans les mouvements davantage que les pantalons, or s'il y a une période critique pour l'apprentissage de la motricité c'est bien entre 0 et 3 ans, donc tout le monde en pantalon, sérieusement, qu'est-ce que tu en aurais à foutre ?

Est-ce un mal que les garçons aient une prédisposition pour les mathématiques et les filles pour les activités verbales ? Est-ce que cela empêche les filles d'embrasser des carrières scientifiques ? Non, les filières scientifiques attirent même de plus en plus de filles. etc etc.

Ben si ça fait partir les filles avec une inégalité des chances dès le départ, et en outre si ça renforce le stéréotype dès le plus jeune âge que les filles sont moins capables que les garçons en sciences, je ne vois pas comment tu peux avoir du mal à comprendre où est le mal. Ce n'est pas parce que le retard est partiellement rattrapé plus tard que ça change quoi que ce soit - d'abord ce retard n'est pas entièrement compensé, et ça participe à la différence de revenus entre les hommes et les femmes, et c'est une différence parfaitement arbitraire qui crée artificiellement une différence de statut.

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"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Oui, forçons les filles qui sont bonnes en langues et en lettres à faire des maths et forçons les cadors matheux à faire sage-femme au nom de l'égalité débile.

Le Figaro a écrit:

Les stéréotypes garçons-filles se forment "très tôt", avant l'entrée à l'école, par exemple dans les lieux d'accueil des jeunes enfants, où les jouets et les activités choisis contribuent à une différenciation des sexes, souligne un rapport publié ce matin.

Cette assertion bien politiquement correcte est d'autant plus conne que des études semblent indiquer que c'est plus complexe que cela:

Huffington Post a écrit:

New and ongoing research suggests babies' exposure to hormones while they are in the womb causes their toy preferences to emerge soon after birth. As for why evolution made this so, questions remain, but the toys may help boys and girls develop the skills they once needed to fulfill their ancient gender roles.

First, in 2009, Gerianne Alexander, professor of psychology at Texas A&M University, and her colleagues found that 3- and 4-month-old boys' testosterone levels correlated with how much more time they spent looking at male-typical toys such as trucks and balls compared with female-typical toys such as dolls, as measured by an eye tracker. Their level of exposure to the hormone androgen during gestation (which can be estimated by their digit ratio, or the relative lengths of their index and ring fingers) also correlated with their visual interest in male-typical toys.

"Specifically, boys with more male-typical digit ratios showed greater visual interest in a ball compared to a doll," Alexander told Life's Little Mysteries.

Kim Wallen, a psychologist at Emory University who has studied the gender-specific toy preferences of young rhesus monkeys, said, "The striking thing about the looking data shows that the attraction to these objects occurs very early in life, before it's likely to have been socialized."

Further buttressing the idea that toy preferences are caused by hormones, last year, a group of British researchers found that girls with a condition called congenital adrenal hyperplasia, who experienced abnormally high levels of the male sex hormone androgen while in the womb, prefer to play with male-typical toys.

http://www.huffingtonpost.com/2012/08/2 … 27727.html

Mais qu'est-ce que des études face à cette volonté gouvernementale de bâtir un monde libéré des péjugés avec la foi de zélotes en oubliant que "le problème avec les préjugés, c'est qu'ils ont toujours un fond de vérité" (O. Wilde).

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Théorie du genre - gender studies

Bonjour Sabaidee.

sabaidee a écrit:

Oui, forçons les filles qui sont bonnes en langues et en lettres à faire des maths et forçons les cadors matheux à faire sage-femme au nom de l'égalité débile.

Huffington Post a écrit:

Caca evopsych

Mais qu'est-ce que des études face à cette volonté gouvernementale de bâtir un monde libéré des péjugés avec la foi de zélotes en oubliant que "le problème avec les préjugés, c'est qu'ils ont toujours un fond de vérité" (O. Wilde).

Au revoir, Sabaidee.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
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"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:
Huffington Post a écrit:

Caca evopsych

Et tu bases le postulat gender studies > caca evopsych sur quoi?

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Théorie du genre - gender studies

Une profonde expérience du caca des evolutionary psychologists.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

Ce que tu sembles ne pas arriver à comprendre, c'est que personne ne nie qu'il y a des différences entre filles et garçons.

Ce rapport, c'est écrit dans un des articles, prône l'égalité garçons-filles dès le plus jeune âge, c'est-à-dire un âge où ils n'ont même pas conscience de ce que peut être le concept d'égalité. Il ne s'agit pas d'une égalité de droits, puisque les filles ont tout autant accès aux crèches que les garçons. Il s'agit d'une égalité basée ici sur l'apparence, la physiologie. Dire que représenter les filles par des attributs féminins ou affirmer que le personnel (féminin) a des caractéristiques féminines, c'est mal, revient à dire qu'il faut faire en sorte d'indifférencier les sexes pour que les enfants ne soient pas perturbés. Or, la perception des différences se fait sur plusieurs années, notamment à la puberté, c'est un processus qui se fait sur le long terme, pas juste à la crèche. Inculquer dès le départ aux enfants qu'il n'y a pas de différence, en plus du procédé hautement critiquable de lavage de cerveau, revient à ne pas laisser le choix aux enfants de se construire.
La lutte contre les clichés se fait par l'éducation, petit à petit et sur le long terme. Car nous sommes confrontés aux clichés toute notre vie.

Par contre, c'est le désir actif de maintenir en place des activités stéréotypées qui n'est pas acceptable.

Je persiste à ne pas voir en quoi le fait qu'un garçon mette un pantalon et une fille une jupe est un stéréotype. Cela n’empêche pas les filles de mettre des pantalons. D'ailleurs, à ce compte-là, pourquoi ne pas lutter contre ces stéréotypes à fond et représenter les garçons en jupe ? Qu'est-ce qui coince à ce niveau-là ?
Le pantalon et la jupe ne sont pas des obligations, c'est juste un moyen parmi d'autres (comme les cheveux longs, la barbe etc.) de différencier les sexes. Quand tu demandes à un enfant de 3 ans de te dessiner un garçon et une fille, il fera, pour le garçon, un bâton vertical avec à son extrémité, deux diagonales pour figurer les jambes, et pour la fille un bâton vertical avec, à son extrémité, un triangle pour figurer la jupe. Cela ne signifie pas qu'il se figurera toute sa vie que les femmes doivent porter des jupes.

Les cheveux longs, à la rigueur, on s'en fout, ça ne change pas grand-chose, même si l'insistance constante sur l'apparence physique des filles est quelque chose qui est gênant. La jupe, l'autre article te l'explique, gêne dans les mouvements davantage que les pantalons, or s'il y a une période critique pour l'apprentissage de la motricité c'est bien entre 0 et 3 ans, donc tout le monde en pantalon, sérieusement, qu'est-ce que tu en aurais à foutre ?

C'est un faux problème, là. Les filles ne vont pas à la crèche en tailleur. Si les jupes des filles à cet âge les empêchaient de se mouvoir (si tant est qu'elles en portent d'ailleurs), on aurait pas mal de femmes avec des défauts de mobilité et ce, depuis très longtemps.

Ben si ça fait partir les filles avec une inégalité des chances dès le départ, et en outre si ça renforce le stéréotype dès le plus jeune âge que les filles sont moins capables que les garçons en sciences, je ne vois pas comment tu peux avoir du mal à comprendre où est le mal.

Mais en quoi y a-t-il une inégalité de chances ? Les maths qu'on enseigne aux filles seraient-elles différentes des maths qu'on enseigne aux garçons ? Et en admettant que cela fût le cas ; en admettant que les filles aient un sentiment d'infériorité dès leur plus jeune âge relativement aux maths comme les garçons relativement aux matières littéraires (ce dont je doute), cela ne les pousserait-il pas justement à se dépasser pour prouver qu'ils peuvent aussi bien réussir que les autres ? Cela ne serait-il pas stimulant de savoir qu'ils ont quelque chose à prouver plutôt que tout leur tombe tout cuit dans la bouche ?
Autre chose : devra-t-on, si l'on suit cette logique, imposer le paritarisme dans les filières scientifiques et littéraires pour qu'il y ait exactement le même nombre de filles et de garçons ? Sinon, pourquoi ?

Finalement, l'idée sous-jacente, c'est de déconstruire le genre afin d'invalider les stéréotypes et d'abolir les inégalités. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions. On aboutit à la modélisation d'une sorte d'Homme nouveau (je ne devrais pas dire Homme d'ailleurs) par la force, en changeant dès le plus jeune âge les habitudes de jeu des enfants par exemple. On essaye de gommer les différences alors que les centres d’intérêt des hommes et des femmes sont et resteront invariablement différents (par exemple, je dis ce qui me passe par la tête en premier, mais il y aura toujours plus d’hommes garagistes et plus de femmes assistantes sociales). Ce ne sont pas des stéréotypes. Ça peut même s'expliquer par des raisons biologiques, comme le niveau de testostérone que développe l'enfant dans le ventre de sa mère (et là, ce n'est pas moi qui le dis mais le professeur Simon Baron-Cohen).
Tout n'est donc pas affaire de culture dans les différences de perception des sexes mais cela relève aussi de la nature.

PS : bon, tu as dit à Sabaidee que c'est du caca evopsych. Baron-Cohen m'a pourtant l'air digne de foi, si l'on excepte son nom qu'il partage avec le comique Sacha.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Théorie du genre - gender studies

FDL a écrit:

[PS : bon, tu as dit à Sabaidee que c'est du caca evopsych. Baron-Cohen m'a pourtant l'air digne de foi, si l'on excepte son nom qu'il partage avec le comique Sacha.

Simon Baron-Cohen étant considéré comme le spécialiste mondial de l'autisme.

Quant à Gerianne Alexander, son CV est impressionnant: http://www.geriannealexander.com/vita/

Mais ils peuvent se rhabiller, avec sa licence d'histoire, Caroline de Haas connait sûrement mieux le sujet qu'eux. Tout comme, Butler avec son doctorat de... philosophie.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Théorie du genre - gender studies

FDL a écrit:

Ce rapport, c'est écrit dans un des articles, prône l'égalité garçons-filles dès le plus jeune âge, c'est-à-dire un âge où ils n'ont même pas conscience de ce que peut être le concept d'égalité. Il ne s'agit pas d'une égalité de droits, puisque les filles ont tout autant accès aux crèches que les garçons. Il s'agit d'une égalité basée ici sur l'apparence, la physiologie.

Il s'agit d'une égalité de traitement, qui est réclamée pour les gamines, pas autre chose.

Dire que représenter les filles par des attributs féminins ou affirmer que le personnel (féminin) a des caractéristiques féminines, c'est mal, revient à dire qu'il faut faire en sorte d'indifférencier les sexes pour que les enfants ne soient pas perturbés.

Non, ce n'est pas du tout ça. La phrase à laquelle tu fais référence est la suivante : "les auteurs font le constat que les métiers de la petite enfance sont déjà marqués par "une forte division sexuelle", avec l'attribution aux personnels --majoritairement des femmes-- de "caractéristiques féminines"." Cela veut dire qu'il y a infiniment plus de femmes qui bossent en crèche que d'hommes (l'article de Libé indique 99% de femmes) et que les personnels des crèches sont systématiquement assimilés à des femmes, ce qui est vrai. J'en ai d'ailleurs un exemple anecdotique qui me vient en tête : quand j'ai aidé une amie, agente polyvalente dans une crèche, à faire sa VAE pour devenir auxiliaire de puériculture, tous les personnels évoqués dans la VAE, qu'ils soient réels ou fictifs, étaient des -trices. Et ça, ce n'est pas forcément une bonne chose, d'ailleurs je m'étonne que les rigolos qui s'égosillaient en disant que les couples homos c'était pas bien parce que ça ne donnait pas de référent d'un des deux sexes pour se construire ne protestent pas de ce manque d'hommes dans les crèches, vu le temps que les mômes y passent.
(Ce n'est pas pour cette dernière raison que je suis dérangé par l'absence d'hommes dans les crèches toutefois.)

Or, la perception des différences se fait sur plusieurs années, notamment à la puberté, c'est un processus qui se fait sur le long terme, pas juste à la crèche. Inculquer dès le départ aux enfants qu'il n'y a pas de différence, en plus du procédé hautement critiquable de lavage de cerveau, revient à ne pas laisser le choix aux enfants de se construire.

...bref, il ne s'agit pas d'inculquer aux enfants qu'il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes. Il s'agit juste de ne pas forcément leur inculquer des comportements différents en fonction de leur sexe, d'autant moins si ces comportements différents sont profondément arbitraires.
Je réfute totalement l'argument du "lavage de cerveau", qui est ce à quoi je fais référence quand je parlais d'argument café-du-commerce. Littéralement toutes les inculcations à cet âge-là relèvent de l'endoctrinement et du lavage de cerveau, qu'elles aillent dans le sens "traditionnel" ou non. Inculquer des stéréotypes et des différences comportementales selon les sexes, ça relève tout autant de l'idéologie que de tenter de minimiser l'inculcation de ces stéréotypes et différences comportementales. Donc attaquer les méthodes alternatives d'élever des mômes sous prétexte que c'est du lavage de cerveau, je suis désolé, mais c'est absurde. Les enfants n'ont absolument aucun choix dans la manière dont ils se construisent, n'en ont jamais eu, et la méthode "traditionnelle" à renforts de différences d'accoutrement, d'insistance sur les capacités logiques et spatiales des garçons, etc etc etc n'est pas plus naturelle ou préférable a priori à toute autre méthode.

Je persiste à ne pas voir en quoi le fait qu'un garçon mette un pantalon et une fille une jupe est un stéréotype. Cela n’empêche pas les filles de mettre des pantalons. D'ailleurs, à ce compte-là, pourquoi ne pas lutter contre ces stéréotypes à fond et représenter les garçons en jupe ? Qu'est-ce qui coince à ce niveau-là ?

Rien. On pourrait mettre les garçons en jupe. Moi ça ne me dérange pas. Je m'en fous !
Mais comment ça se fait à ton avis que les femmes portent des jupes ? D'où provient cette "préférence" ?

Le pantalon et la jupe ne sont pas des obligations, c'est juste un moyen parmi d'autres (comme les cheveux longs, la barbe etc.) de différencier les sexes. Quand tu demandes à un enfant de 3 ans de te dessiner un garçon et une fille, il fera, pour le garçon, un bâton vertical avec à son extrémité, deux diagonales pour figurer les jambes, et pour la fille un bâton vertical avec, à son extrémité, un triangle pour figurer la jupe. Cela ne signifie pas qu'il se figurera toute sa vie que les femmes doivent porter des jupes.

Non, c'est bien vrai. Mais la jupe n'est pas non plus critique à la différenciation entre les garçons et les filles. Je trouve qu'on se focalise trop sur les jupes d'ailleurs dans cette discussion, puisque sérieusement, la jupe est l'un des moindres maux de la différenciation sociale entre les hommes et les femmes. C'est surtout le reste qui m'intéresse. 

'est un faux problème, là. Les filles ne vont pas à la crèche en tailleur. Si les jupes des filles à cet âge les empêchaient de se mouvoir (si tant est qu'elles en portent d'ailleurs), on aurait pas mal de femmes avec des défauts de mobilité et ce, depuis très longtemps.

Essaie de ramper avec une jupe qui descend sous les genoux. Bon d'accord, ce n'est pas une grosse différence, mais l'article le mentionne donc je me demande ce que ça veut dire en vrai.

Mais en quoi y a-t-il une inégalité de chances ? Les maths qu'on enseigne aux filles seraient-elles différentes des maths qu'on enseigne aux garçons ? Et en admettant que cela fût le cas ; en admettant que les filles aient un sentiment d'infériorité dès leur plus jeune âge relativement aux maths comme les garçons relativement aux matières littéraires (ce dont je doute), cela ne les pousserait-il pas justement à se dépasser pour prouver qu'ils peuvent aussi bien réussir que les autres ? Cela ne serait-il pas stimulant de savoir qu'ils ont quelque chose à prouver plutôt que tout leur tombe tout cuit dans la bouche ?

Pour répondre à tes deux question, non et non. Très peu d'enfants sont effectivement élevés avec ce type de raisonnement en tête. "Hm, je vais faire ça parce que c'est plus difficile pour moi que pour d'autres et pour montrer que je peux le faire", ce n'est pas franchement un raisonnement commun. Tu vas un peu loin.
Les maths enseignées sont les mêmes. Mais la motivation initiale des enfants à s'y intéresser est inégale, sur un échantillon suffisamment large d'enfants, et cette différence est par ailleurs renforcée par tout un tas de discours qui vont dans ce sens-là.

Autre chose : devra-t-on, si l'on suit cette logique, imposer le paritarisme dans les filières scientifiques et littéraires pour qu'il y ait exactement le même nombre de filles et de garçons ? Sinon, pourquoi ?

On ne peut pas, parce qu'il n'y a pas assez de candidates pour les filières scientifiques.

Finalement, l'idée sous-jacente, c'est de déconstruire le genre afin d'invalider les stéréotypes et d'abolir les inégalités. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions. On aboutit à la modélisation d'une sorte d'Homme nouveau (je ne devrais pas dire Homme d'ailleurs) par la force, en changeant dès le plus jeune âge les habitudes de jeu des enfants par exemple.

Pas par la force. En faisant en sorte que quand ces habitudes se développent, elles soient les mêmes pour les garçons et les filles.
Et tu en fais un peu trop.

On essaye de gommer les différences alors que les centres d’intérêt des hommes et des femmes sont et resteront invariablement différents (par exemple, je dis ce qui me passe par la tête en premier, mais il y aura toujours plus d’hommes garagistes et plus de femmes assistantes sociales). Ce ne sont pas des stéréotypes. Ça peut même s'expliquer par des raisons biologiques, comme le niveau de testostérone que développe l'enfant dans le ventre de sa mère (et là, ce n'est pas moi qui le dis mais le professeur Simon Baron-Cohen).

hhhhhnggh
Cette frénésie naturaliste a tendance à m'énerver.
Il y a largement de quoi critiquer les travaux de Simon Baron-Cohen, dont les travaux sont largement commentés un peu partout. D'abord, je dois reconnaître que sa théorie sur l'empathisation-systématisation a un grand intérêt, notamment dans le diagnostic de déséquilibres mentaux, mais elle souffre de quelques défauts, et la présentation qu'il en fait est catastrophique. D'abord, l'insistance de Baron-Cohen lui-même à dénommer "cerveau mâle" et "cerveau femelle" des cerveaux qui se caractérisent par une plus grande affinité pour la systématisation ou pour l'empathie, alors même que la distribution des traits qu'il utilise pour décrire ces cerveaux ne suit pas de manière systématique la distinction homme-femme est un raccourci honteux. Ensuite, les méthodes d'administration des tests servant à évaluer les QE et QS des individus, et particulièrement des enfants, sont aussi fragiles que celles pour le QI (questions où l'on s'auto-évalue, énoncés biaisés et ethnocentriques - sans entrer dans les détails, poser une question centrée sur une activité à laquelle seuls les hommes et Megan Fox dans Transformers sont socialisés, genre "Are you more likely than others to notice patterns in car design?" afin de déterminer un score de QS, c'est limite limite), d'autant plus que l'évaluation du QE et du QS d'un enfant se fait sur la base de questions posées à ses parents. Et évidemment, les quotients ne peuvent pas être estimés à la naissance, tout simplement parce que les enfants ne peuvent pas y répondre.

Il est évident que les hormones jouent un rôle dans les interactions sociales et dans les comportements. Cela ne les rend pas responsables des distinctions sociales et d'occupation qui existent aujourd'hui entre les hommes et les femmes. Il n'y a tout simplement pas eu assez de générations permettant la moindre pression evolutionnaire qui justifierait les différences de répartition des métiers entre les hommes et les femmes. Les inégalités de répartition des métiers et des tâches entre les hommes et les femmes, et les différences de comportement entre les enfants de sexe différent, même les touts petits, sont de toute façon quelque chose d'inconstant, tant géographiquement que temporellement. Et surtout, les evolutionary psychologists (dont Baron-Cohen ne fait pas vraiment partie) sont globalement incapables de donner une explication satisfaisante sur le plan de la pression evolutionnaire à toutes ces différences qu'ils estiment comme étant innées, à part des élucubrations sur "nos ancêtres les hommes préhistoriques" qui sont largement discutées et remises en question par les paléoanthropologues. C'est un peu ce que fait Gerianne Alexander d'ailleurs, j'en reparle deux paragraphes plus bas.

La raison pour laquelle je me moque de l'article posté par Sabaidee, d'abord c'est parce que c'est un article du Huffington Post écrit par une journaliste notoire pour sa vulgarisation ultra-simpliste de tout ce dont elle parle. Ensuite parce que Sabaidee, hystérique dès qu'il s'agit de femmes ou d'homos, est lui-même indigne du temps que je pourrais passer à lui écrire une réponse construite et argumentée - c'est une perte de temps, puisqu'il ne lit pas ce qu'on écrit, préférant recourir à des attaques du genre "ouais mais toi tu es fan de machintruc", et ce serait même contre-productif, il n'y a qu'à voir les nombreux exemples d'illustration qu'il donne de toutes les études menées sur le renforcement de ses propres croyances quand on est confronté à des éléments qui les contredisent.

Baidu (et je remercie les Chinois et leur profond respect pour le copyright) m'a permis de retrouver l'étude de Gerianne Alexander. Eh bien, l'étude en question n'est pas terrible. D'abord, elle est beaucoup moins affirmative que Sabaidee, mais bon, ça c'est normal... Ensuite et surtout, elle fait un pied de nez magnifique à toute semblance de contrôle méthodologique : "The two toys were of similar size but differed predictably in color (blue versus pink)". Bref Gerianne Alexander ne contrôle pas son expérience pour le truc qui vient immédiatement à l'esprit et qui pourrait expliquer les différences d'attention portée aux jouets et qui pourrait être aisément acquis entre la naissance et l'expérience. Et sa théorie sur le "pourquoi" de cette différence qu'elle trouve est très et vague et intestable, et se base sur des postulats très discutables ("les filles sont attirées par les poupées parce que les poupées ont un visage et que les enfants réagissent aux visages", sans s'interroger sur la capacité de l'enfant à faire le lien entre une poupée au visage extrêmement symbolique comme celle de l'expérience et un vrai visage, par exemple). Bref, dans l'ensemble, ça casse pas trois pattes à un canard, comme preuve définitive de la préférence innée des filles pour les jouets de filles, un peu comme une étude précédente de la même Gerianne Alexander qui expliquait que les filles ont une préférence innée pour le rose parce que nos ancêtres les femmes préhistoriques, vu leurs activités de cueillette, avaient peut-être développé par l'évolution cette préférence pour reconnaître les bonnes baies. Pardon de ne pas être convaincu.



Voilà Sabaidee. C'est comme ça que l'on critique un papier scientifique, et pas en disant "mouaif cette étude a été financée par les gays" ou "cette étude relève de la théorie du genre qui est fausse et archifausse". Et je peux retrouver tes posts où tu me sors ces arguments.

sabaidee a écrit:

Mais ils peuvent se rhabiller, avec sa licence d'histoire, Caroline de Haas connait sûrement mieux le sujet qu'eux. Tout comme, Butler avec son doctorat de... philosophie.

Mais sérieusement, quand tu n'as rien d'autre à faire qu'à prêter aux autres des propos qui ne sont pas les leurs, ferme ta gueule, sabaidee. On a bien compris ton mépris dégoulinant pour les sciences sociales et ton anti-intellectualisme, tout ça parce que tu es en désaccord avec. Mais sache 1) qu'il y a d'autres personnes que les femmes que tu adores détester qui travaillent sur ces questions, qui sont spécialiste eux aussi, et qui produisent nombre de travaux en puériculture qui avancent exactement le contraire de ce qu'avancent tes champions du jour, et 2) que tes condamnations sonnantes de ces idiotes qui n'ont que *snif* un doctorat en philosophie ne font rien d'autre que te dépeindre comme un type qui a un vrai problème avec les femmes.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

que *snif* un doctorat en philosophie ne font rien d'autre que te dépeindre comme un type qui a un vrai problème avec les femmes.

Mon pauvre ami, pourquoi tant de ferveur à vouloir me psychiatriser?

Je dis simplement qu'entre une psychologue avec une spécialisation en endocrinologie et une philosophe, il y'a une personne que j'écoute plus que l'autre.

Je te rassure, je n'ai aucune femme enfermée dans ma cave, je n'ai jamais été enterré de sacs poubelles de nuit en forêt de Fontainebleau et je ne possède ni van, ni trench-coat. Tu te ridiculises, mon garçon.

Hormis ton éternel angle qui commence à vieillir du "tu ne me lis pas d'te manière", je note que ta seule critique porte sur la couleur des jouets donnés aux enfants. C'est terrible d'ailleurs, cela voudrait-il dire que les filles sont attirées par des jouets roses et les garçons par des jouets bleus? Tu appelles ça une critique scientifique, libre à toi.

En fait, je trouve particulièrement intéressant quant à moi, que la même expérience menée sur des macaques rhésus (qui ne font probablement pas le lien entre la forme d'un camion et un camion) donne des résultats assez similaires à ceux observés sur les enfants. Le National Institute of Health américain commente aussi avec beaucoup de curiosité ces résultats:

NIH a écrit:

Now, publication of a second study showing that male monkeys show more interest in boys’ toys than do female monkeys (Hassett et al., 2008) strengthens the evidence of inborn influences on sex-typed toy preferences, and augments prior findings that girls exposed to high levels of androgen prenatally show increased interest in boys’ toys, and reduced interest in girls’ toys (Berenbaum & Hines, 1992; Pasterski et al., 2005). Unlike Alexander & Hines (2002).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2643016/

Après, il semble bien que tu ne me lis pas non plus et que tu préfères t'en coller à un anti-intellectualisme phallocrate qui n'existe que dans ta tête. Evidemment que les sciences sociales ont un intérêt, elles ont d'autant plus d'intérêt qu'elles peuvent être questionnées/critiquées/étayées. En revanche, quand ces mêmes sciences sociales entendent faire du social engineering, mettre à bas "les structures de la société pour en construire de nouvelles sur une Vérité qui n'en est pas une", effectivement, je deviens inquiet et je ne peux m'empêcher de penser aux dérives précédentes qu'elles ont pu engendrer.

Sinon, pour le "ta gueule", je ne vois aucune raison de la fermer. Et toi-même d’abord...

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Théorie du genre - gender studies

Mon pauvre ami, pourquoi tant de ferveur à vouloir me psychiatriser?

Quand je le fais, c'est parce que je sais que ça te fait tiquer. Là, je ne l'ai même pas fait, j'ai juste dit que tu avais un problème avec les femmes, ce qui est transparent, et un jugement psychologique. Ne fais pas le rigolo en évoquant des vans et des trench-coats, ça ne veut pas dire que tu es un serial-killer, juste un type qui a un problème avec les femmes.

Je dis simplement qu'entre une psychologue avec une spécialisation en endocrinologie et une philosophe, il y'a une personne que j'écoute plus que l'autre.

C'est parfait, puisque personne ne t'a demandé d'écouter la philosophe, en l'occurrence, c'est juste toi qui l'invoques juste pour rappeler au monde combien tu la méprises.

Hormis ton éternel angle qui commence à vieillir du "tu ne me lis pas d'te manière", je note que ta seule critique porte sur la couleur des jouets donnés aux enfants. C'est terrible d'ailleurs, cela voudrait-il dire que les filles sont attirées par des jouets roses et les garçons par des jouets bleus? Tu appelles ça une critique scientifique, libre à toi.

Tu vois, tu ne fais même pas semblant d'essayer de comprendre mon propos. Oui les jouets roses et bleus attirent différemment les garçons et les filles, cela n'a rien de nouveau ou de révolutionnaire.
L'expérience était la suivante : on prend des enfants de 5 à 7 mois environ et on les place devant des jouets : une poupée de chiffon symbolique (ie pas réaliste), et un camion. On cherche à démontrer que les enfants sont attirés de manière innée en fonction de leur sexe par des objets de forme différente. Et on regarde ce qu'ils regardent, et comme il n'y a pas vraiment de différence entre les temps qu'ils passent à regarder l'un et l'autre objet, ben on regarde le nombre de fixations en moyenne sur chaque objet pour chaque enfant. Et on constate que pour les garçons, c'est le même sur les deux objets, et que les filles font davantage de fixations sur la poupée. Mais cette expérience n'a pas d'intérêt et ne prouve strictement rien s'il y a autre chose que la forme/fonction du jouet qui pourrait entrer en jeu et justifier ces différences, et oh ! que voit-on ? Que les couleurs des objets sont différentes et pas neutres. Or il est tout à fait plausible qu'un enfant, en six mois, aura déjà été largement conditionné dans son rapport aux couleurs - ne serait-ce que parce que comme c'est des gamines, il y a de fortes chances pour qu'elles aient été beaucoup plus soumises à la couleur rose par leurs parents. Tu vois ce que je veux dire ? Tu vois pourquoi ça a une importance ?
Bref, il y a ça. Il y a le fait que le raccourci "nombre de fixations = préférence" n'est pas avéré. Il y a le raccourci "poupée = visage humain" qui est douteux. Il y a la conclusion, qui est vague et faible, et pour expliquer cette soit-disant préférence innée, invoque la préhistoire. Bref, ce n'est pas satisfaisant du tout comme étude, je l'ai déjà dit dans mon post précédent, tu devrais le savoir si tu l'as lu, ou peut-être alors que tu as eu une défaillance cérébrale temporaire qui t'a empêcher d'en comprendre le sens.

Je me permets un demi-sourire en lisant ce que tu dis ensuite.

En fait, je trouve particulièrement intéressant quant à moi, que la même expérience menée sur des macaques rhésus (qui ne font probablement pas le lien entre la forme d'un camion et un camion) donne des résultats assez similaires à ceux observés sur les enfants. Le National Institute of Health américain commente aussi avec beaucoup de curiosité ces résultats:
NIH a écrit:

    Now, publication of a second study showing that male monkeys show more interest in boys’ toys than do female monkeys (Hassett et al., 2008) strengthens the evidence of inborn influences on sex-typed toy preferences, and augments prior findings that girls exposed to high levels of androgen prenatally show increased interest in boys’ toys, and reduced interest in girls’ toys (Berenbaum & Hines, 1992; Pasterski et al., 2005). Unlike Alexander & Hines (2002).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2643016/

Avec un lien vers... un article non pas de la NIH, mais écrit par Gerianne Alexander qui se congratule qu'une étude recoupe certains des résultats d'une de ses propres études, et élude les critiques apportées par la seconde étude à la sienne propre.
L'expérience sur les macaques, en tout cas, permet de fragiliser encore plus les théories évolutionnaires, en faisant remonter des hypothétiques préférences innées à plus de 25 millions d'années. Ces études ne démontrent pas de toute façon de préférence innée pour les jouets en fonction du sexe, les conditions des expériences n'étant pas les mêmes, introduisant notamment des singes en groupe plutôt que seuls. Et bien entendu, aucune de ces études ne peut être utilisée pour tenter de justifier par un "ordre naturel" la manière dont est organisée notre société, parce que quand bien même il y aurait des éléments communs entre singes et humains, ces éléments communs n'enlèvent rien au fait que leurs sociétés sont organisées de manière bien différente de la nôtre.

Evidemment que les sciences sociales ont un intérêt, elles ont d'autant plus d'intérêt qu'elles peuvent être questionnées/critiquées/étayées. En revanche, quand ces mêmes sciences sociales entendent faire du social engineering, mettre à bas "les structures de la société pour en construire de nouvelles sur une Vérité qui n'en est pas une", effectivement, je deviens inquiet et je ne peux m'empêcher de penser aux dérives précédentes qu'elles ont pu engendrer.

Mais c'est insensé.
D'abord, d'où tu tires ta citation ? Pourquoi tu emploies des guillemets ? Qu'est-ce que c'est que cet acharnement à prêter aux autres la prétention de détenir la Vérité ? Bordel, venant d'un type qui défend les institutions les plus rétrogrades et dont la spécialité ces quinze derniers siècles a été de dispenser une soi-disant Vérité universelle et tout et tout, c'est sacrément hypocrite ! Hé ho, toutes les personnes qui entendent apporter un changement à la société croient avoir raison, arrête de critiquer les sociologues sous prétexte qu'ils croient avoir raison eux aussi.
Ensuite, les structures de la société que tu entends défendre avec un tel acharnement, ne sont ni naturelles ni immuables ni intrinsèquement bonnes. Elles ne sont pas naturelles (la répétition est la base de la pédagogie parait-il). Le système actuel est le produit très imparfait d'une évolution qui ne s'est pas arrêtée au moment où tu en as pris conscience, et où tu t'es dit "tiens les choses sont ainsi". Quelles dérives si abominables peux-tu donc prédire aux tentatives de réduction des inégalités de traitement entre les filles et les garçons ? Vas-tu encore me traiter de totalitariste soviétique ?

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

Quand je le fais, c'est parce que je sais que ça te fait tiquer. Là, je ne l'ai même pas fait, j'ai juste dit que tu avais un problème avec les femmes, ce qui est transparent, et un jugement psychologique. Ne fais pas le rigolo en évoquant des vans et des trench-coats, ça ne veut pas dire que tu es un serial-killer, juste un type qui a un problème avec les femmes.

C'est amusant cette habitude qu'on les "matons de Panurge" du politiquement correct à systématiquement chercher à donner une explication psychologisante quand ils sont en désaccord, ce petit côté "kapolitiquement correct" est assez mignon, on est à tour de rôle "islamophobe", "homophobe", "féminophobe" ou je ne sais quoi d'autre...

L'intimidation a peut être marché un temps dans la période bénie des années 1980, mais elle tombe à l'eau, va falloir trouver une nouvelle stratégie, mec. Quant à mon soi-disant problème avec les femmes, merci de tes inquiétudes, tout va bien, il m'arrive de bavarder avec des femmes, d'en désirer, d'en séduire, de me prendre des râteaux, il m'arrive même de partager ma vie avec elle ou de travailler avec elle. Cela va probablement te trouer le cul, mais il m'arrive même de les voir comme des êtres doués de raison et de libre-arbitre et non d'éternelles victimes d'un machisme patriarcal ancestral...

Broz a écrit:

C'est parfait, puisque personne ne t'a demandé d'écouter la philosophe, en l'occurrence, c'est juste toi qui l'invoques juste pour rappeler au monde combien tu la méprises.

Je l'invoque à propos puisqu'elle est le gourou du mouvement intellectuel qui est à l'origine de l'étude bidon mentionnée par FDL.

Broz a écrit:

Et on constate que pour les garçons, c'est le même sur les deux objets, et que les filles font davantage de fixations sur la poupée. Mais cette expérience n'a pas d'intérêt et ne prouve strictement rien s'il y a autre chose que la forme/fonction du jouet qui pourrait entrer en jeu et justifier ces différences, et oh ! que voit-on ? Que les couleurs des objets sont différentes et pas neutres. Or il est tout à fait plausible qu'un enfant, en six mois, aura déjà été largement conditionné dans son rapport aux couleurs - ne serait-ce que parce que comme c'est des gamines, il y a de fortes chances pour qu'elles aient été beaucoup plus soumises à la couleur rose par leurs parents. Tu vois ce que je veux dire ? Tu vois pourquoi ça a une importance ?
Bref, il y a ça. Il y a le fait que le raccourci "nombre de fixations = préférence" n'est pas avéré. Il y a le raccourci "poupée = visage humain" qui est douteux. Il y a la conclusion, qui est vague et faible, et pour expliquer cette soit-disant préférence innée, invoque la préhistoire. Bref, ce n'est pas satisfaisant du tout comme étude, je l'ai déjà dit dans mon post précédent, tu devrais le savoir si tu l'as lu, ou peut-être alors que tu as eu une défaillance cérébrale temporaire qui t'a empêcher d'en comprendre le sens.

Ce qu'il y a de bien avec la théorie du genre, comme les théories du complot, c'est qu'elles sont auto-explicatives: tout comme on ne trouve que rarement des preuves du complot, c'est parce qu'il a été super bien camouflé, les assignations de genre ce sont nécessairement construites dés la première interaction sociale, avec un être social comme l'Homme, c'est quasiment dés la première minute de sa naissance qu'il fait société, s'il n'est pas socialisé par les voix qu'il entend depuis l'utéurs.

Or, tu ne peux ni confirmer, ni infirmer que c'est l'influence des parents qui fait qu'un garçon de 6 mois préfère du bleu alors qu'une fille préfère du rose. Je reconnais tout autant d'ailleurs que je ne peux ni infirmer, ni confirmer la position inverse.

C'est un peu comme ces gens qui expliquent que les jeunes Dayaks avalent le sperme de leurs aînés selon eux parce que les Dayaks sont culturellement très libres sur la question de l'homosexualité, alors qu'il peut tout aussi bien (et plus probablement d'ailleurs) s'agir pour les jeunes d'avaler "la force vitale" des aînés et d'ailleurs, ces jeunes grandissent, se marient dans le cadre d'une union hétérosexuelle par la suite et ils font des enfants.

En revanche, ce que je peux affirmer avec certitude, c'est que: 1) les chromosomes d'un garçon et d'une fille sont différent, que certaines malformations ne touchent qu'un sexe par exemple, 2) les hormones sexuelles masculines et féminines jouent un rôle tant dans le développement cérébral que dans le comportement, 3) que les cerveaux d'un homme et d'une femme sont d'un volume différent et qu'il semble qu'ils réagissent différemment selon les stimulis.

Ces aspects là sont indéniables et scientifiques.

Le reste, l'approche culturalo-structuraliste que tu défends n'est qu'hypothèse de chercheurs. Elle a un intérêt intellectuel certain, mais elle est impossible à définir comme incontestable. Un peu comme la phrénologie ou l'astrologie en fait.

Broz a écrit:

D'abord, d'où tu tires ta citation ? Pourquoi tu emploies des guillemets ?

La ponctuation.com a écrit:

Les guillemets sont également utilisés pour un mot, une expression, utilisés dans un contexte inhabituel, que l'on désire souligner ou nuancer.

Broz a écrit:

Bordel, venant d'un type qui défend les institutions les plus rétrogrades et dont la spécialité ces quinze derniers siècles a été de dispenser une soi-disant Vérité universelle et tout et tout, c'est sacrément hypocrite !

Plaît-il?.. Procès d'intention sorti d'un chapeau.

Broz a écrit:

Hé ho, toutes les personnes qui entendent apporter un changement à la société croient avoir raison, arrête de critiquer les sociologues sous prétexte qu'ils croient avoir raison eux aussi.

Certes. Menfin toutes les personnes n'entendent pas changer la société d'une part. Et surtout, toutes ces personnes n'usent pas de l'argument d'autorité très contestable d'être "des scientifiques". (voir supra sur l'usage des guillemets)

Broz a écrit:

Ensuite, les structures de la société que tu entends défendre avec un tel acharnement, ne sont ni naturelles ni immuables ni intrinsèquement bonnes. Elles ne sont pas naturelles (la répétition est la base de la pédagogie parait-il). Le système actuel est le produit très imparfait d'une évolution qui ne s'est pas arrêtée au moment où tu en as pris conscience, et où tu t'es dit "tiens les choses sont ainsi".

Je pense qu'elles tirent aussi une partie de leur existence de la nature, si elles ne sont pas intrinsèquement bonnes, elles ne sont pas intrinsèquement mauvaises. Sur la mutabilité des sociétés, effectivement, les sociétés évoluent, mais en le font en général à leur rythme, sans qu'une élite auto-proclamée de "sociologues" lui dise comment elle doit évoluer.

Les avant-gardes éclairées qui savent ce qui est bon pour le peuple, on a déjà donné...

Broz a écrit:

Quelles dérives si abominables peux-tu donc prédire aux tentatives de réduction des inégalités de traitement entre les filles et les garçons ? Vas-tu encore me traiter de totalitariste soviétique ?

Notre société a toujours visé l'égalité des droits, là, tu nous expliques qu'on doit aller vers l'égalité de fait, ce qui n'est pas du tout pareil.

C'est d'ailleurs fort symptomatique que tu appelles "inégalité de traitement" ce qui n'est au final qu'un "traitement différent", qui est de plus en grande partie inconscient et dont on peut supposer (pas toi, moi) qu'il est en partie lié justement à la nature et au fait que les petits garçons seront probablement plus grands, plus forts, qu'on attendra d'eux qu'ils soutiennent une famille et qu'à l'inverse, les filles seront plus petites, moins fortes physiquement et surtout elles auront la possibilité de porter des enfants, ce qui n'est pas anodin malgré tes dénégations.

Vouloir nier cette différence entre les garçons et les filles, songer à aller extirper cet inconscient chez les enseignants, voire chez les parents, effectivement cela porte en soi les germes d'une dérive totalitaire.

Au-delà de ça, quelle est la légitimité de ces sociologues, voire de Najat Vallaud-Belkacem à vouloir ainsi changer la société, parce que Najat Vallaud-Belkacem, Irène Théry et le centre Emilie du Châtelet estiment que c'est mieux? Pour qui se prennent donc ces gens?

Last edited by sabaidee (30-03-2013 13:32:29)

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

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Re: Théorie du genre - gender studies

Bon, ça ne concerne pas la théorie du genre mais ça touche au domaine de l'éducation (et je ne crois pas qu'il y ait un thread sur l'éducation, donc faute de mieux...).
Je poste ça aussi pour titiller Brozounet.

Un monde à l'envers mais tellement en phase avec notre époque (nul besoin de préciser que cette méthode est un énième avatar de la société festive): la dictature poussée à l’extrême de l'enfant-roi où les adultes s'adaptent à lui et non l'inverse. J'aime particulièrement la conclusion, dans laquelle les apprentis sorciers admettent ne pas savoir où ils vont ni quels résultats cette soi-disant éducation aura.


Rue89 a écrit:

Chez la fille de Pierre Rabhi, une école où l’adulte s’adapte à l’enfant

Au cœur d’un écovillage auto-construit, une école et un collège proposent un projet éducatif original inspiré de Montessori et d’autres méthodes alternatives.

L’histoire de l’établissement sonne comme un conte pour petits et grands. Le projet de Sophie Rabhi, fille du spécialiste mondial d’agronomie biologique et pionnier de l’écologie humaniste Pierre Rabhi, prend forme en 1999.

La maternité et ses convictions écologiques l’amènent à créer la Ferme des enfants, une école maternelle et primaire, d’abord à Montchamp (Ardèche) chez ses parents. En 2008, elle est transférée au Hameau des buis, un écovillage pédagogique et intergénérationnel, fondé dès 2002 avec son compagnon Laurent Bouquet et construit de toutes pièces par ses habitants et des bénévoles sur un plateau de l’Ardèche méridionale.

En contrebas, la rivière Chassezac, ses gorges et ses campings, où les touristes s’ébrouent l’été. En haut, et en pleine nature, l’école, entourée d’une cour de récréation, de balançoires, d’un jardin et d’une ferme pédagogique. Aujourd’hui, les deux classes de maternelle et de primaire accueillent cinquante élèves, tandis que le collège – ouvert en 2011 – reçoit 16 adolescents.

L’influence de Montessori, Freinet, Steiner, Krishnamurti, Alice Miller et Dolto

L’originalité du projet éducatif de la Ferme des enfants tient en une idée : changer le comportement des adultes face aux enfants. Pour y parvenir, l’équipe d’enseignants (10 personnes) est influencée par la pédagogie Montessori, mais aussi par Freinet, Steiner, Krishnamurti, Alice Miller ou encore par l’école de Neuville (Dolto). Sophie Rabhi explique :

    « On ne respecte pas vraiment l’enfant car on ne respecte pas ses besoins. En y arrivant, on favorise l’émergence d’un être humain accompli. Montessori a trouvé un certain nombre d’activités qui sont en résonance avec l’enfant, période après période, pour répondre à ses besoins naturels. On n’agit pas sur lui, on agit sur son environnement. D’où l’idée de le mettre dans la ferme et la nature. »

Le système classique de notes et de compétitivité sur l’apprentissage est abandonné. Le petit nombre d’élèves permet un suivi personnalisé. Les activités manuelles (ferme aux animaux, jardinage…) sont aussi importantes que les apprentissages « intellectuels ». Le rôle des adultes est bien défini. Sophie Rabhi raconte :

    « Le plus important, c’est l’attitude des adultes : comment est-ce qu’on règle les problèmes ? Comment éviter les situations de domination ? Comment abandonner les situations de récompense, de punition ? La bienveillance est centrale, c’est elle qui apporte la liberté et la fluidité. »

Lutter contre le « formatage émotionnel »

L’adulte qui s’adapte à l’enfant. Stéphane Villoud, ex-chef d’entreprise, et sa femme ont quitté la ville (Grenoble) pour changer de vie et d’offrir une éducation à leurs enfants plus conforme à leurs souhaits. Stéphane pointe :

    « L’école publique inflige des douces violences à nos enfants. Il y a un formatage émotionnel réel, une pression des adultes et des valeurs de performance qui ne nous conviennent pas. Notre démarche est de critiquer notre éducation en gardant le positif. On ne veut pas de rupture. On apprend tous les jours, mais on se questionne aussi beaucoup ».

Le choix concerté de l’école et de changement de mode vie avec ses enfants est assumé par toute la famille, mais n’est pas sans créer des ajustements :

    « C’est un lieu où les enfants expérimentent l’indépendance. La difficulté pour nous, parents, réside dans le décalage avec nos règles familiales. »

Les programmes de l’Education nationale pas toujours suivis

Las, cette école n’est pas accessible à toutes les bourses. Les frais scolaires s’élèvent à 2 600 euros par an et par élève. L’inspection académique a donné le feu vert à la rentrée 2011 pour que l’école primaire de La Ferme des enfants passe sous contrat.

L’école et le collège sont soumis à l’obligation scolaire du socle de compétence, mais les programmes de l’Education nationale ne sont pas forcément suivis. L’objectif est d’offrir un enseignement au plus près des envies de l’enfant. Rodolphe Herino, coresponsable du collège, explique :

    « On a rencontré les parents et les ados pour connaître leurs projets à la rentrée. Pour ceux qui veulent passer le brevet, on va coller au programme de l’Education nationale. Pour ceux qui veulent une insertion professionnelle rapide, on va cibler le socle commun et les apports de base, etc. »

Que deviennent les enfants qui retournent dans le public ? Rodolphe Herino et sa femme Claire, qui dirigent le collège depuis son ouverture, admettent qu’ « on manque de recul », mais ont une certitude :

    « On fait le pari qu’un ado ayant les connaissances de base, qui est bien dans ses baskets, qui sait s’exprimer et dire ses émotions, aura les ressources pour se préparer et faire face à ces situations. »

http://www.rue89.com/2013/01/11/chez-la … ant-238499

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Théorie du genre - gender studies

sabaidee a écrit:

C'est amusant cette habitude qu'on les "matons de Panurge" du politiquement correct à systématiquement chercher à donner une explication psychologisante quand ils sont en désaccord, ce petit côté "kapolitiquement correct" est assez mignon, on est à tour de rôle "islamophobe", "homophobe", "féminophobe" ou je ne sais quoi d'autre...

L'intimidation a peut être marché un temps dans la période bénie des années 1980, mais elle tombe à l'eau, va falloir trouver une nouvelle stratégie, mec. Quant à mon soi-disant problème avec les femmes, merci de tes inquiétudes, tout va bien, il m'arrive de bavarder avec des femmes, d'en désirer, d'en séduire, de me prendre des râteaux, il m'arrive même de partager ma vie avec elle ou de travailler avec elle. Cela va probablement te trouer le cul, mais il m'arrive même de les voir comme des êtres doués de raison et de libre-arbitre et non d'éternelles victimes d'un machisme patriarcal ancestral...

Et un, et deux, et trois zéros. Félicitations, tu nous sors le triptyque vu et revu du réac geignard : "bouhouhou je suis la vrai victime de la bien-pensance totalitariste", "nan mais en vrai j'ai un ami noir", et "les gauchistes sont les vrais anti-féministes". Je vais passer sur les deux premiers parce qu'ils sont indignes d'une réponse autre que "va au diable, le facho ici c'est toi" et "lol" respectivement juste pour te dire que ta bouillie intellectuelle sur le féminisme refusant aux femmes leur libre-arbitre est une caractérisation parfaitement absurde. Je veux dire, ce n'est absolument pas remettre en cause le libre arbitre des femmes que de dire "hmm il y a davantage d'obstacles sur leur route que pour les hommes, et ce n'est pas une bonne chose," ce qui est l'essence du féminisme.

Je l'invoque à propos puisqu'elle est le gourou du mouvement intellectuel qui est à l'origine de l'étude bidon mentionnée par FDL.

Etude bidon que tu t'empresses de réfuter... comment au juste ? Fais un petit effort au moins.

Ce qu'il y a de bien avec la théorie du genre, comme les théories du complot, c'est qu'elles sont auto-explicatives: tout comme on ne trouve que rarement des preuves du complot, c'est parce qu'il a été super bien camouflé, les assignations de genre ce sont nécessairement construites dés la première interaction sociale, avec un être social comme l'Homme, c'est quasiment dés la première minute de sa naissance qu'il fait société, s'il n'est pas socialisé par les voix qu'il entend depuis l'utéurs.

Or, tu ne peux ni confirmer, ni infirmer que c'est l'influence des parents qui fait qu'un garçon de 6 mois préfère du bleu alors qu'une fille préfère du rose. Je reconnais tout autant d'ailleurs que je ne peux ni infirmer, ni confirmer la position inverse.

Oh je t'en prie, n'invoque pas les théories du complot, qui sont un objet que tu ne connais pas, surtout pour dire n'importe quoi, ça me fait encore plus de mal de lire tes élucubrations sur ce sujet que sur tous les autres réunis. Surtout qu'avec tes invocations constantes des méchants totalitaires et du politiquement correct que tu vois partout, tu empruntes bien davantage au lexique du conspirationnisme que tu ne l'imagines.
Ton premier paragraphe est un non sequitur absolument absurde, et comme d'hab tu prêtes aux gens des propos qui ne sont pas les leurs pour dresser des épouvantails grotesques.
Ensuite, je t'invite à relire ce que j'ai écrit. Mon propos vise simplement à remettre en question le protocole expérimental de l'expérience d'Alexander, et le fait de plusieurs manières (d'ailleurs le fait que tu ne prêtes d'attention qu'à ce que je dis sur la couleur me laisse penser que tu n'as absolument rien à opposer au reste). Je reprends en deux lignes : Alexander néglige totalement et consciemment de contrôler son expérience pour un élément dont on peut raisonnablement penser qu'il pollue le résultat de l'expérience. Je veux dire, merde ! Avant de faire cette expérience-ci, elle a déjà fait une expérience sur les couleurs où elle montre que des enfants très très jeunes exhibent déjà des préférences pour des couleurs en fonction de leur sexe - pourquoi diable n'a-t-elle pas contrôlé son expérience pour un élément dont elle sait qu'il est de nature à fausser son résultat, ceci sans même rentrer dans des considérations sur l'origine innée ou acquise de la préférence pour la couleur rose chez les filles ? (Et puis ne fais pas l'ingénu, tu sais très bien que les filles sont inondées de rose dès la naissance.)

C'est un peu comme ces gens qui expliquent que les jeunes Dayaks avalent le sperme de leurs aînés selon eux parce que les Dayaks sont culturellement très libres sur la question de l'homosexualité, alors qu'il peut tout aussi bien (et plus probablement d'ailleurs) s'agir pour les jeunes d'avaler "la force vitale" des aînés et d'ailleurs, ces jeunes grandissent, se marient dans le cadre d'une union hétérosexuelle par la suite et ils font des enfants.

Va falloir que tu me retrouves les rigolos qui soutiennent la thèse que tu décris ici, parce qu'à toutes les occasions où j'ai pu entendre parler des Dayaks, y compris d'ailleurs pendant les auditions à l'Assemblée au sujet du mariage homo, personne n'a soutenu la thèse farfelue selon laquelle la raison de ce comportement est que les Dayaks sont "très libres sur la question de l'homosexualité", parce que tous les anthropologues s'accordent à dire que c'est un concept qui n'a pas de sens chez les Dayaks.

En revanche, ce que je peux affirmer avec certitude, c'est que: 1) les chromosomes d'un garçon et d'une fille sont différent, que certaines malformations ne touchent qu'un sexe par exemple, 2) les hormones sexuelles masculines et féminines jouent un rôle tant dans le développement cérébral que dans le comportement, 3) que les cerveaux d'un homme et d'une femme sont d'un volume différent et qu'il semble qu'ils réagissent différemment selon les stimulis.

Ces aspects là sont indéniables et scientifiques.

Wow, révolutionnaire.
J'espère que ce n'est pas à ça que se limite la science.

Le reste, l'approche culturalo-structuraliste que tu défends n'est qu'hypothèse de chercheurs. Elle a un intérêt intellectuel certain, mais elle est impossible à définir comme incontestable. Un peu comme la phrénologie ou l'astrologie en fait.

bahaha

La ponctuation.com a écrit:

Les guillemets sont également utilisés pour un mot, une expression, utilisés dans un contexte inhabituel, que l'on désire souligner ou nuancer.

Mais ce n'est pas du tout l'usage que tu en fais.

Plaît-il?.. Procès d'intention sorti d'un chapeau.

Juste pour te rappeler que toi qui ne manques pas une occasion pour défendre l'ordre moral catho, toi l'idiot utile des religieux, tu n'as pas à reprocher aux autres de prétendre détenir une "Vérité".

Certes. Menfin toutes les personnes n'entendent pas changer la société d'une part. Et surtout, toutes ces personnes n'usent pas de l'argument d'autorité très contestable d'être "des scientifiques". (voir supra sur l'usage des guillemets)

Là ton usage des guillemets est correct.

Je pense qu'elles tirent aussi une partie de leur existence de la nature, si elles ne sont pas intrinsèquement bonnes, elles ne sont pas intrinsèquement mauvaises. Sur la mutabilité des sociétés, effectivement, les sociétés évoluent, mais en le font en général à leur rythme, sans qu'une élite auto-proclamée de "sociologues" lui dise comment elle doit évoluer.

Les avant-gardes éclairées qui savent ce qui est bon pour le peuple, on a déjà donné...

...et l'arrière-garde de l'ordre établi, on sait tout le mal qu'on lui doit.
La "nature" n'a pas à être invoquée pour justifier les conventions sociales. Et si celles-ci ne sont pas intrinsèquement mauvaises, il se trouve qu'en de nombreux points, elles sont mauvaises. Il faut donc les changer.
Par ailleurs, la société a toujours évolué sous l'impulsion de personnes et de groupes porteurs d'idéologie, les sociologues qui contribuent à soulever des questions (ce ne sont pas aux qui font les lois et mettent en marche le changement social) ne sont pas moins légitimes que tous ceux qui les ont précédé. Et eux au moins ne dérivent pas leur idéologie de livres désuets, et n'ont pas l'absurde prétention de parler au nom d'une divinité, mais au moins ont-ils une démarche basée sur l'observation de la société et des individus. Tu tires dessus parce qu'ils sont porteurs d'une idéologie qui te déplaît, mais qu'est-ce que tu défends, toi ?

Notre société a toujours visé l'égalité des droits, là, tu nous expliques qu'on doit aller vers l'égalité de fait, ce qui n'est pas du tout pareil.

C'est d'ailleurs fort symptomatique que tu appelles "inégalité de traitement" ce qui n'est au final qu'un "traitement différent", qui est de plus en grande partie inconscient et dont on peut supposer (pas toi, moi) qu'il est en partie lié justement à la nature et au fait que les petits garçons seront probablement plus grands, plus forts, qu'on attendra d'eux qu'ils soutiennent une famille et qu'à l'inverse, les filles seront plus petites, moins fortes physiquement et surtout elles auront la possibilité de porter des enfants, ce qui n'est pas anodin malgré tes dénégations.

Ah, le fameux argumentaire du "différent, mais égal".
Il n'y a guère de différence entre "différent" et "inégal", d'autant moins quand l'on parle de la manière dont on traite les individus ou les groupes. A part que "différent" n'a pas forcément cette consonance négative qu'a "inégal". C'est pour ça que ce mot te plaît davantage, alors qu'en réalité, cela revient au même, dans le cas qui nous occupe. Toute différence de traitement porte le germe d'une inégalité de traitement.
Tu supposes mal, Sabaidee, et pour reprendre les mots de maître Yoda, "that is why you fail". Il n'y a rien de naturel qui justifie l'inégalité de traitement entre les garçons et les filles, d'autant moins lors de la petite enfance alors qu'ils sont des "feuilles blanches", pour ainsi dire. On se fiche de savoir si les garçons seront en moyenne plus grands et forts que les filles, cela ne donne absolument aucune justifications à l'inégalité, ou la différence, même, si tu veux, de traitement que subissent les filles quand elles sont moins encouragées à développer leur logique et davantage leur apparence. Et pas davantage le fait qu'un jour, peut-être, elles seront enceintes. Et le "on attendra que..." est encore moins naturel.

Vouloir nier cette différence entre les garçons et les filles, songer à aller extirper cet inconscient chez les enseignants, voire chez les parents, effectivement cela porte en soi les germes d'une dérive totalitaire.

Et pourquoi ce serait davantage totalitaire que de continuer à leur insuffler cet inconscient, qui n'a rien de naturel ? Est-ce que tu sais ce que "totalitaire" veut dire ? Est-ce que tout ce qui est idéologique est potentiellement totalitaire, ou juste ce qui est contraire à ton idéologie ?
Personne ne nie qu'il existe des différences entre les garçons et les filles, d'ailleurs je commence à en avoir marre de le dire et de le redire et de le re-redire. MAIS ELLES N'ONT AUCUNE ESPECE D'IMPORTANCE quand il s'agit des différences de traitement qui sont citées dans le rapport. La frénésie pseudo-scientifique qui consiste à tenter de trouver ex post un caractère, un fondement "naturel" à ces différences de traitement, tu sais ce qu'elle m'évoque ? Le XIXe siècle et ses tentatives de catégoriser le nègre comme naturellement inférieur en termes d'intelligence, comme plus proche de l'animal. Est-ce que ça n'a pas des relents totalitaires, ça ? La "nature" a toujours été l'excuse favorite des dominants pour justifier l'ordre social issu du passé, et les déviances ont toujours été "contre-nature". Eh bien merde à la nature, nous sommes des êtres intelligents, nous nous sommes élevés au-dessus de notre simple condition animale, et l'argument naturaliste est entièrement défait pour cette raison.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Théorie du genre - gender studies

Pour faire plaisir à Broz et Sabaidee (si si, c'est possible, mais pour différentes raisons), je poste cette tribune (elle est gratinée, celle-là, je préviens) dont je mets les passages qui m'ont exaspéré/énervé/amusé etc. en gras.
On peut y lire des merveilles du genre : la famille composée d'un père, d'une mère, d'une fille et/ou d'un garçon est un cauchemar identitaire (sic). Si l'on m'avait dit que j'avais grandi dans un environnement cauchemardesque...
Il y a d'autres choses comme : l'homme est plus grand et plus musclé que la femme (sous-entendu : bouh ! c'est mal, ce n'est pas égalitaire) ; ou bien : "D'un coup d'oeil, le médecin ou la sage-femme a repéré les organes génitaux qui vont officiellement déterminer l'un ou l'autre sexe du bébé – tant pis s'il y a un doute... Il faut choisir tout de suite." (je ne savais pas qu'il y avait des doutes sur le sexe du bébé à la naissance. Soit il y a un petit bout, soit il n'y en a pas, non ? d'autant plus que le sexe peut être déterminé dès l’échographie, pas besoin d'attendre la naissance pour cela).
La fin est sublime aussi. Déjà, selon l'auteur (oui, sans e), le mariage catholique bourgeois, c'est mal, car il a fait souffrir Poil de Carotte (hmm, ok...) : enfin, la dernière phrase sur la paire de reproducteurs blancs (car c'est bien connu, il n'y a pas de familles composées d'un père et d'une mère chez les noirs par exemple) qui se suffit à elle-même et qui pourrait d'ailleurs confiner au racisme anti-blanc car ici, les blancs sont assimilés à des animaux, quand ce ne sont pas des nazis (cf la pureté sexuelle). Pourquoi les appeler blancs d'ailleurs ?


PS : vous admirerez la cohérence du Monde qui met un e à auteur (ô horreur...) mais pas à professeur, cf la notice biographique.

PPS : je poste à la fin les deux logos dont parle cette dame (enfin, disons plutôt cet individu, je ne voudrais pas être sexiste), qui l'ont tant choquée (choqué ? choqué-e ? je ne sais plus comment l'écrire).

Le Monde a écrit:

Papa bleu, maman rose

Par Florence Dupont (Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, agrégée de lettres classiques, elle est professeur de latin à Paris-Diderot.)

Du bleu et du rose partout dans le ciel de Paris : les manifestants contre le projet de loi sur le mariage pour tous ont déferlé dans les rues de la capitale en agitant des milliers de fanions, de drapeaux et de banderoles à ces deux couleurs. Ils en ont saturé les écrans télé. Rose et bleu, la "manif" est la croisade des enfants.

Bleu ou rose : les deux couleurs qui marquent les bébés à l'instant de leur naissance assignent à chacun, définitivement, sa résidence sexuelle. La médecine, l'état civil et ses premiers vêtements enferment l'enfant à peine né dans l'alternative du genre. "Tu seras un papa bleu, mon fils." "Tu seras une maman rose, ma fille."

D'un coup d'oeil, le médecin ou la sage-femme a repéré les organes génitaux qui vont officiellement déterminer l'un ou l'autre sexe du bébé – tant pis s'il y a un doute... Il faut choisir tout de suite. L'acte de naissance devra dans les trois jours dire si c'est une fille ou garçon.

L'éducation commence immédiatement, pas de pipi-caca incontrôlé. Le bébé bien propre dans sa couche est asexué. La puéricultrice lui met un ruban rose ou bleu au poignet. Chacun va s'évertuer à lui inculquer son genre. Caroline doit savoir tout de suite qu'elle est une adorable petite créature dans sa layette rose, et Thibaut en bleu ciel entendre qu'il est un petit mec "qui sait déjà ce qu'il veut". Chacun doit s'extasier, à un premier sourire séducteur, "c'est bien une fille", à la première colère, "c'est bien un garçon".

Quelques parents rebelles habillent de jaune ou de vert pomme leur nouveau-né sous l'oeil courroucé du personnel des maternités. Si en plus l'enfant s'appelle Claude ou Dominique, ces parents-là ne leur facilitent pas le travail. Comment s'y retrouver ? Car il faut s'y retrouver ! Bleu et rose sont les couleurs d'un marquage permettant de commencer dès la naissance la reproduction sociale du genre.

Cette stratégie de communication, qui emprunte sa symbolique aux couleurs des layettes, a été évidemment voulue par les adversaires de la loi Taubira. Ils ont fait de leur mieux pour brouiller leur image de droite. Sur le modèle du "mariage pour tous", ils ont inventé la "manif pour tous", pour faire oublier qu'ils manifestent contre l'égalité. En parlant de "manif", ils empruntent au peuple de gauche son vocabulaire. La manif ! On s'encanaille pour la bonne cause. Mais ont-ils assez réfléchi à la mythologie des couleurs choisies pour leur campagne ?

Le "bleu et rose" est une innovation dans les couleurs de la rhétorique militante. On connaissait le bleu "Marine", le vert des écolos, le rouge de la gauche... Le bleu et rose est plus qu'un signe de ralliement original. C'est un slogan. Le drapeau français brandi dans la manif n'est plus bleu, blanc, rouge, mais bleu ciel, blanc et rose.

En 1998, les Français avaient célébré la victoire d'une équipe "black, blanc, beur" lors de la Coupe du monde de football. Le peuple de la diversité renommait ainsi les trois couleurs du drapeau français. Le jeu verbal sur les trois "b" réunissait trois langages, le "black" américain faisait écho aux mouvements noirs pour les droits civiques, le "beur" repris au verlan des quartiers avait la même sonorité émancipatrice, le "blanc" était l'élément neutre de cette série, désignant avec humour les autres. Ce n'étaient pas trois communautés, mais trois façons d'être français qui avaient gagné ensemble.

De la même façon, la victoire de l'Afrique du Sud dans la Coupe du monde de rugby 1995 avait marqué la naissance de la "nation arc-en-ciel". L'arc-en-ciel est plus que la réunion de toutes les couleurs, il symbolise un continuum, le spectre de la lumière blanche décomposée, il offre une diversité potentiellement infinie de nuances. C'est pourquoi le drapeau arc-en-ciel est aussi celui de l'association Lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT). Chacun est différent et l'union des différences fait une société apaisée et fusionnelle.

Bleu, blanc, rose, le drapeau national, infantilisé, est au contraire l'emblème d'un peuple de "Blancs" que ne distingue entre eux que le genre attribué à la naissance. Un genre qui garde l'innocence de l'enfance – Freud ? connais pas – et sa pureté sexuelle.

Le logo dessiné sur ces fanions rose et bleu répète à l'infini l'image de la famille "naturelle". Quatre silhouettes blanches – un père, une mère et un fils, une fille – sont accrochées l'une à l'autre comme dans les guirlandes de papier découpé que les enfants font à la petite école. Le papier est plié en accordéon ; le modèle est dessiné sur le premier pli, on découpe, et en dépliant, on obtient une ribambelle de figures toutes semblables qui se tiennent par la main et forment une farandole. Chaque logo est ainsi un morceau de la guirlande. Toutes les familles sont identiques. Ce sont des clones.

Que nous dit cette famille exemplaire ? Au centre, un homme et une femme se donnent la main, chacun d'eux tenant de l'autre main un enfant du même sexe qu'eux, un garçon ou une fille. Les adultes sont grands, les enfants sont leurs doubles en petit. Ils sont identifiables par les signes extérieurs de leur genre, distribués en marqueurs binaires. L'homme a, comme le jeune garçon, les cheveux courts et des pantalons. La femme a les cheveux mi-longs, la petite fille a des couettes ; toutes les deux ont une jupe qui entrave leur marche, au point que la fillette a les deux jambes soudées.

Les deux enfants tendent leur bras libre pour entraîner leurs parents "à la manif". Le petit garçon tire son père avec force. La petite fille ne fait qu'esquisser le geste de son frère. L'homme est légèrement plus grand que la femme, il se tient fermement sur ses deux pieds, c'est lui qui conduit sa femme qu'il tient de sa main droite. Elle est légèrement en arrière.

Ce logo, qui mime la naïveté d'un dessin d'enfant, est clairement sexiste : le père protecteur et fort, le fils volontaire et décidé, la mère qui suit, et la petite fille timide. Le dispositif proclame l'homosocialité de la reproduction. La petite fille a sa mère pour modèle, le petit garçon, son père.

Les organisateurs ont enjoint à leurs troupes de n'utiliser que le matériel de campagne, créé et fourni par eux. Ils veulent garder la maîtrise de la communication. On comprend pourquoi en voyant quelques initiatives locales qui ont échappé à leur contrôle politique et révèlent les non-dits du logo.

L'affiche d'un collectif de Bordeaux, publié sur Internet, reprend les quatre figures, mais sans la fiction puérile du papier découpé. Le cadre énonciatif a changé, ce sont les adultes qui s'expriment dans l'image. L'homme, beaucoup plus grand que sa femme, se tourne vers elle pour l'entourer d'un bras protecteur. Celle-ci a les cheveux très longs et une minijupe. Maman est sexy. La fillette, carrément derrière, a au contraire une longue robe. Les enfants n'entraînent plus les parents à la manif, ce sont eux qui les y mènent. Garçon et fille se tournent vers eux apeurés. Et le père est si grand qu'il arrache presque le bras de son fils.

A part ces quelques dérapages, blanches sur fond bleu ou rose, roses sur fond blanc, les mêmes quatre silhouettes soudées de la famille exemplaire sont reproduites par milliers, exactement semblables : un cauchemar identitaire.

Hommes, femmes : le principe d'identification du genre est emprunté aux pictogrammes des toilettes publiques. Chacun derrière sa porte. Chacun son destin. Chacun sa façon de faire pipi, debout ou assis. Ces manifestants, qui revendiquent "du sexe, pas du genre !", utilisent des symboles et des logos qui disent au contraire : "Ne troublez pas le genre", "Rallions-nous aux pictogrammes des toilettes, ils sont naturels". Pour ces prisonniers de leur anatomie puérile, traduite en contraintes sociales du genre, quelle sexualité "naturelle" ? Leur innocence bleu et rose n'autorise que le coït matrimonial pour faire des filles et des fils qui seront les clones de leurs parents et ajouteront un module à la farandole.

Aucune place n'est faite aux enfants différents ! Aucune place pour les pères à cheveux longs, les femmes et les filles en pantalon, les mères voilées, les pères en boubou ! Aucune place pour les familles différentes aux parentés multiples – monoparentales, recomposées, adoptives – ! Aucune place pour les familles arc-en-ciel.

La famille nucléaire dessinée sur le logo et présentée comme naturelle n'est que le mariage catholique bourgeois du XIXe, adopté au XXe siècle par les classes moyennes et désormais obsolète. C'est une famille étouffante et répressive, la famille où ont souffert Brasse-Bouillon et Poil de carotte, famille haïssable de Gide, noeud de vipères de Mauriac.

Sur les logos bleu et rose des adversaires du mariage pour tous, la famille est filtrée par le regard des enfants, les adultes n'existent que pour être leur papa et leur maman naturels. Papa bleu et maman rose ne sont pas un couple hétérosexuel, mais une paire de reproducteurs "blancs".

Florence Dupont (Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, agrégée de lettres classiques, elle est professeur de latin à Paris-Diderot.)

Florence Dupont
Elle est l'auteure de nombreux ouvrages sur le théâtre et la littérature antiques, dont"Homère et Dallas. Introduction à la critique anthropologique" (Hachette, 1990), et "Rome, la ville sans origine" (Gallimard, 2011). Son dernier ouvrage, "L'Antiquité territoire des écarts ", entretiens avec Pauline Colonna d'Istria et Sylvie Taussig, vient de paraître chez Albin Michel (302 pages, 22 euros).

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"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Théorie du genre - gender studies

Il paraît que la Suède est un modèle pour nous autres, barbares sous-évolués. Il paraît...
Mais ne riez pas, avec nos Belkacem, nos Benbassa et tous nos Verts, on risque d'avoir le même genre de propositions débiles en France.

Le Figaro a écrit:

Les Suédois bientôt forcés d'uriner assis ?

Un député suédois va défendre cette semaine une loi obligeant les hommes à uriner assis. Objectif selon lui : améliorer l'hygiène, renforcer l'égalité homme-femme et lutter contre le cancer de la prostate.

Viggo Hansen a peut-être trouvé le moyen de mettre un terme à certaines disputes conjugales. Ce député de gauche suédois va défendre cette semaine, dans la région de Södermanland, près de Stockholm, une proposition de loi obligeant les hommes à uriner… assis!

Déposée au Conseil général de la région il y a près de dix mois, le 12 juin 2012, cette proposition cocasse se fonde d'abord sur des raisons hygiéniques, même si cela reste à démontrer, et d'égalité homme-femme. Selon ses partisans, les toilettes publiques gagneraient en propreté et dans la sphère privée, cette obligation permettrait d'éviter un certain nombre de disputes au sein du couple…

Les adversaires politiques de Viggo Hansen se sont déchaînés lorsqu'ils ont eu connaissance de cet argument, soutenant qu'il serait impossible de contrôler ce genre de faits, et plaisantant au sujet d'une nouvelle obligation de «délation conjugale», pour que les femmes dénoncent leur mari.

Cette obligation permettrait aussi, selon les tenants de cette proposition, de renforcer l'égalité des sexes, un thème cher aux Suédois, en mettant les hommes et les femmes... au même niveau. Le pays est un champion de l'égalité hommes-femmes. Dans les écoles, par exemple, garçons et filles sont encouragés par les enseignants à éviter tout stéréotype dans leurs paroles ou dans leurs jeux. Et depuis l'an dernier, le dictionnaire compte un nouveau mot: «Hen», un pronom neutre entre le «il» et le «elle».

Lutter contre le cancer et améliorer la vie sexuelle

Outre l'hygiène, Viggo Hansen défend un argument plus surprenant. Selon lui, et sans faire référence à une quelconque étude scientifique, uriner assis permettrait de lutter contre le cancer de la prostate. Cette idée a d'ailleurs été contestée par plusieurs médecins qui ont exprimé leur indignation, dans une tribune publiée dans un journal Suédois.

Dernier argument invoqué par le truculent monsieur Hansen: uriner assis contribuerait «à une vie sexuelle meilleure et plus longue». Si le député n'étaye pas son idée, cet argument pourrait bien pousser certains hommes à se plier de bon cœur à cette proposition.

L'obligation pour les hommes d'uriner assis avait déjà été défendue par le ministre de l'environnement taïwanais, Stephen Shen, en août 2012 et n'avait pas été suivie d'effet, hormis d'abondantes moqueries sur les réseaux sociaux.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Théorie du genre - gender studies

Attention, méfiance. Le venin risque de se distiller insidieusement dans les manuels scolaires sous les auspices du gypaète glabre Tin et de la bécasse ahurie Belkacem (on se souvient de sa proposition stupide de se focaliser sur l'homosexualité de Verlaine et Rimbaud et qui revient ici. On en a une petite nouvelle d'ailleurs : le poème Lesbos de Baudelaire).
Espérons que les éditeurs seront raisonnables.

Le Figaro a écrit:

La théorie du genre doit-elle inspirer les livres scolaires ?

Dès cet été, le Conseil national des programmes va traiter la question de la lutte contre les discriminations, pour les manuels qui arriveront dans les classes en 2015.

Ses partisans poussent les éditeurs à lui faire une place plus grande dans les manuels.

À l'école, lieu et objet de débats, le sujet du «genre», largement porté sur la scène publique avec le mariage pour tous, continue à faire polémique. Si, pour certains, l'utilisation de ce mot traduit une évolution de notre société, il s'apparente, pour d'autres, à une véritable tentative de déconstruction. Tentative incarnée par l'Américaine Judith Butler, philosophe féministe, porteuse d'une théorie du genre située à l'opposé des thèses naturalistes.

Syndicat d'éducation marqué à droite, l'UNI dénonce vigoureusement «une vue de l'esprit visant à perturber l'ordre établi». Il vient de lancer un Observatoire de la théorie du genre. Son président, Olivier Vial, appelle à une vigilance accrue sur les programmes et les manuels scolaires. Et invite à signer une pétition pour obtenir le retrait d'un amendement au projet de loi sur l'école (qui passera en mai au Sénat), précisant qu'entre autres missions, l'école «assure les conditions d'une éducation à l'égalité de genre». Un amendement porté par la députée PS Julie Sommaruga au nom de «la déconstruction de stéréotypes sexués»…

«Mieux intégrer les questions LGBT»

Cette question brûlante a été au centre d'un séminaire sur les manuels scolaires organisé le 19 avril à l'Assemblée nationale par République et Diversité, think-tank très marqué puisque présidé par Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran). Et qui se bat pour «mieux intégrer les questions LGBT (lesbiennes-gays-bi-trans), la représentation des femmes et la diversité des origines» dans les manuels scolaires. Ce colloque, organisé avec le Syndicat national des éditeurs (SNE), en présence de la ministre de la Réussite éducative, George Pau-Langevin, a conclu que les manuels avaient des progrès à faire en la matière.

Les intervenants - qui se désolent par exemple que le corps des femmes soit représenté avec plus de pudeur que celui de l'homme dans les livres de sciences et vie de la terre (SVT) - appellent les éditeurs à l'introspection sur le front de l'égalité entre les sexes. Le think-tank remarque aussi que les manuels scolaires sont exempts d'homosexualité. Pourquoi ne pas rappeler que le poème Lesbos, hymne de Baudelaire à la poétesse grecque Sapho, figure au rang des textes interdits, lors du procès des Fleurs du Mal en 1857? Et de reprendre, comme l'avait fait en octobre la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, l'habituel exemple du couple Rimbaud-Verlaine comme occasion d'aborder le sujet.

«La problématique de l'orientation sexuelle est à peine évoquée», pointe enfin Louis-Georges Tin. Car c'est bien le sujet qui idéologiquement fâche le plus. Alors que les programmes de SVT de classe de première, revus en 2010 par Luc Chatel, appelaient à établir une différence entre l'«identité sexuelle» (déterminée par la biologie et les stéréotypes) et l'«orientation sexuelle», une violente polémique avait éclaté autour de manuels s'aventurant sur la notion de «genre». Dérapage, maladresse ou audace des éditeurs? «La théorie du genre se diffuse dans notre environnement», avait expliqué en 2011 l'enseignement catholique, dans un courrier à ses directeurs diocésains, invitant au «discernement» quant au choix des manuels. «Les manuels scolaires, ce n'est pas la Bible», nuance Claude Berruer, adjoint au secrétaire général de l'enseignement catholique, rappelant la liberté pédagogique du professeur, non tenu à l'utilisation de ces supports. Constat largement partagé par ses collègues du public. «Cette partie du programme représente 10 minutes par an», ajoute Serge Lacassie, président de l'Association des professeurs de biologie et géologie.

«Pas sous l'influence de lobbys»

Rue de Grenelle, on rappelle que les manuels scolaires ne sont pas rédigés par l'Éducation nationale. Et l'on explique que la question de la lutte contre les discriminations, largement affichée par le ministère, sera traitée par le futur Conseil national des programmes. Celui-ci planchera à partir de cet été sur les nouveaux contenus voulus par Vincent Peillon, qui arriveront dans les classes en 2015. C'est sur cette base que les éditeurs élaboreront les manuels, «de manière libre et responsable», précise Sylvie Marcé, présidente du groupe éducation au sein du Syndicat des éditeurs. «Nous ne sommes pas sous l'influence de lobbys», précise-t-elle encore, avant de rappeler que le choix de ces manuels relève du corps enseignant. Un corps qui a plutôt boudé les ouvrages jugés tendancieux sur le sujet du genre.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Théorie du genre - gender studies

Oui, enfin, on va peut-être attendre le projet du Conseil national des programmes avant de pousser les hauts cris, non ?

Pis pourquoi tu traites Louis-Georges Tin de gypaète glabre ? Il est vachement cool, comme type, il était venu faire une conférence vachement sympa à Lille il y a quelques années et il était plutôt vachement intéressant.

Last edited by Broz (29-04-2013 10:58:09)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Théorie du genre - gender studies

Ben oui, je pousserai les hauts cris après. Là, je pousse un feulement inquiet.
Et non, je n'aime pas Louis-Georges Tin car je n'aime pas les gens qui divisent sur des bases communautaristes. Je ne comprends d'ailleurs toujours pas comment le CRAN existe toujours.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Théorie du genre - gender studies

Un papier pas mal qui à le mérite de rappeler que le tout culturel d'une partie des sciences humaines est une escroquerie. C'est d'ailleurs assez étonnant: alors que les biologistes ne rejettent jamais en bloc les explications sociologisantes, la réciproque n'est pas vrai, les dogmatismes des sciences humaines ont bien souvent tendance à se construire en dehors de toute considération biologique ou physiologique.

Les commentaires sont assez intéressants: y'a vraiment deux camps irréconciliables semble-t-il...

Le Monde a écrit:

Sciences humaines et sciences naturelles ne font pas bon ménage. Quand les biologistes s'aventurent dans les domaines de l'anthropologie et de la psychologie, ils extrapolent souvent abusivement des causes matérielles aux conséquences sociales. L'homme fait certes partie de la nature, mais les lois biologiques expliquent-elles tous les comportements ? L'hérédité est certes un facteur puissant, mais comment nier que l'histoire des sociétés comme celle des individus a un impact sur notre identité ? Les analyses sociobiologiques des arts et des cultures, à force de se croire capables de tout expliquer à leur aune, laissent souvent sceptique.

Du côté des sciences humaines et sociales, c'est moins la boulimie que l'anorexie qui fait des ravages : penseurs et philosophes contemporains semblent avoir adopté pour devise la célèbre formule "Commençons par écarter tous les faits". D'où vient cette cécité volontaire, obstinée, parfois loufoque, vis-à-vis des sciences naturelles ? En grande partie, bien sûr, de la catastrophe qu'a représentée, au XXe siècle, l'interprétation finaliste de la découverte darwinienne, qui a débouché sur l'idéologie nazie et sur sa traduction dans le réel. (...)

Idée aussi généreuse dans ses intentions politiques que farfelue sur le plan des faits. La diversité de l'espèce humaine est grande : une partie de notre héritage génétique est largement partagée, mais une autre est caractéristique de groupes géographiques. D'ailleurs, il suffit de séquencer le génome d'un inconnu pour savoir d'où proviennent ses ancêtres. Comment nommer ces différences ? Le mot "race" fait peur – il va du reste prochainement disparaître de la Constitution française, on se demande s'il sera suivi par "sexe" –, mais peu importe le terme, il s'agit de ne pas enseigner des inanités.

Ces mythes modernes ont en commun avec les religions de reposer sur la dénégation tranquille de faits physiques et biologiques avérés et irréfutables. Ils ont aussi en commun avec les religions de nous flatter et nous rassurer sur notre statut "unique", "choisi", "élu" parmi les espèces terriennes : loin de faire partie du règne animal et de la nature, nous assurent-ils, les humains jouiraient d'un statut à part. Les races et les sexes, c'est bon pour les plantes et les animaux. Nous, on est supérieurs ! On décide de notre propre sort !

http://www.lemonde.fr/idees/article/201 … _3232.html

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Théorie du genre - gender studies

De l'art de passer complètement à côté de ce qu'on critique.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

De l'art de passer complètement à côté de ce qu'on critique.

C'est un peu court, voire puéril comme critique de ce papier.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Théorie du genre - gender studies

Il est complètement inutile que je perde mon temps à faire des commentaires quand tu es clairement inapte à reconnaître que l'ensemble de cet article démontre un manque de compréhension total du sujet et des théories qu'il prétend critiquer.

CEPENDANT.

Je ne suis pas paresseux au point de ne pas avoir moi-même la force de copier-coller des articles. C'est pourquoi je t'invite à lire cette critique de l'article et à t'efforcer de la comprendre. Et je ne mets rien en gras, histoire de ne pas te donner davantage d'occasions de sauter deux trois paragraphes parce que ce que tu lis t'emmerde :

La volonté de parler à tout prix de race
PUBLIÉ PAR DENIS COLOMBI ON 20 MAI 2013
LIBELLÉS : EPISTÉMOLOGIE, SOCIOLOGIE DES CLASSES SOCIALES, SOCIOLOGIE DES GROUPES SOCIAUX, SOCIOLOGIE DU GENRE

Quand les adversaires d'un ensemble de travaux scientifiques portent leur polémique en dehors du monde scientifique, il y a toujours de quoi s'inquiéter. Pas d'exception pour les travaux sur le genre, avec un nouvel exemple avec une tribune de Nancy Huston et Michel Raymond dans le Monde visant à affirmer la pertinence des races et des sexes. Sans surprise, il apparaît clairement que les auteurs ont d'autres choses en tête que le simple questionnement scientifique qu'ils prétendent affirmer. Pourquoi ? Parce que sur le plan strictement logique, leur argumentation ne tient pas : si "sexes" et "races" désignent des classes logiques, ce n'est pas ce qu'ils montrent ici.

Je passerais, par charité, sur les arguments les plus faibles (pour ne pas écrire plus directement le fond de ma pensée) que mobilisent les deux auteurs, comme "si vous voulez pas parler de sexe et de race, c'est parce que vous êtes politiquement correct !" (pardon : "Hitler croyait au déterminisme biologique, Hitler était un salaud, donc le déterminisme biologique n'existe pas : le caractère spécieux du raisonnement saute aux yeux" : inventez un raisonnement que personne ne tient pour le réfuter, c'est assez pitoyable, mais, une fois de plus, passons). Concentrons-nous donc sur leur argument central : il existe des différences objectives entre les races et les sexes et on doit pouvoir en parler.

Si vous affirmez l'existence chez les humains de deux sexes, plutôt que d'un seul ou de toute une kyrielle, vous êtes aussitôt taxé d'"essentialisme". Pourtant, dire que seules les femmes ont un utérus, ou que les hommes ont en moyenne un niveau de testostérone plus élevé qu'elles, ce n'est ni spéculer quant à l'"essence" de l'un ou l'autre sexe, ni promouvoir une idéologie sexiste, ni décréter l'infériorité des femmes par rapport aux hommes, ni recommander que les femmes soient tenues à l'écart de l'armée et les hommes des crèches, c'est énoncer des faits !

Des faits donc, qu'on vous dit, des faits ! Le problème, c'est que Bachelard l'a dit depuis bien longtemps, les faits sont "conquis, construits, constatés", et que donc un fait ne se donne jamais à voir de façon simple et directe. Il est le résultat d'une activité particulière, l'activité scientifique, et il faut comprendre celle-ci pour comprendre le fait. Or, ici, les deux critères mis en avant par les auteurs pour différencier les sexes ne sont pas équivalents au plan strictement logique.

Commençons par le critère le plus mal choisi : "les hommes ont en moyenne un niveau de testostérone plus élevé que les femmes". C'est vrai. Mais le "en moyenne" est important. Il y a des hommes qui ont des niveaux de testostérone très faible, inférieur à celui de nombreuses femmes, voire à la moyenne des femmes. Doit-on comprendre donc que ceux-ci sont des femmes ou qu'ils forment un troisième sexe ? Même remarque pour les femmes présentant un taux exceptionnel de testostérone - sauf que si celles-ci sont des sportives, on essayera socialement de leur imposer d'être des hommes...

Le problème est le suivant : une différence moyenne ne permet pas de constituer des classes logiques différentes mais seulement un continuum de position. C'est pour cela que les sociologues distinguent les strates sociales et les classes sociales : les strates sont constituées à partir de différences de probabilités pour des groupes différents (par exemple, une probabilité inégale d'accès à la richesse), tandis que les classes reposent sur des différences de position dans le processus productif (propriétaire du capital vs. porteurs de leur seule force de travail). Les classes logiques permettent de classer les individus sans ambiguïtés, comme le souhaitent/l'avancent Huston et Raymond. Mais ce n'est pas en regardant une moyenne que l'on parvient à faire cela.

Prenons un exemple pour être plus clair. Les deux auteurs affirment que "déjà à la naissance – donc avant toute influence sociale – filles et garçons n'ont pas les mêmes comportements". Qu'est-ce que ça veut dire ? Si on considère l'une des études les plus célèbres en la matière, celle menée par Jennifer Connellan, cela signifie, par exemple, que les bébés de sexe masculin passent en moyenne plus de temps à regarder un mobile placé à côté de leur berceau qu'un visage humain, tandis que c'est l'inverse pour les bébés de sexe féminin. On a bien une différence, non ? Sauf que si on se penche sur les chiffres, les différences ont beau être statistiquement significatives, elles ne permettent pas d'opposer garçons et filles : au contraire, il y a de forts recouvrements. Philip Cohen a représenté les distributions normales des deux populations :

http://1.bp.blogspot.com/-ojfFjc5BDSs/UZm367czC2I/AAAAAAAAAo4/irp7omvGotg/s1600/infant-gaze-distributions.jpg

On voit bien qu'opposer les deux sexes n'est pas pertinent : il y a en fait beaucoup de filles qui regarderont plus le mobile que des garçons. Et je pense sur les autres problèmes de l'expérience. Retenons simplement ceci : des différences moyennes ne permettent pas d'opposer les sexes de la façon dont le suggèrent Huston et Raymond.

Reste le deuxième critère cité : le fait d'avoir ou non un utérus. Il apparaît a priori plus pertinent : on peut en effet constituer deux classes logiques bien étanches, d'un côté les individus qui possèdent un utérus, de l'autre ceux qui n'en ont pas. La variable considérée étant dichotomique et non continue, elle ne pose pas de problèmes en termes de moyennes.

Mais posons alors la question : pourquoi constituer ces deux classes logiques "utérus/non-utérus" ? Si on est un médecin spécialisée dans les affections de l'utérus, ces deux classes sont pertinentes et importantes. Mais pour le reste, est-ce que cela a une pertinence de classer l'ensemble de l'humanité dans ces deux catégories ? Pour de nombreux problèmes, c'est parfaitement inutile. A commencer par un problème simple : comment s'adresser à une personne. Lorsque vous souhaitez savoir si vous devez dire "monsieur" ou "madame" à une personne, vous lui demandez rarement de vous montrer de façon préalable son utérus ou son absence d'utérus. Pour tout dire, je n'ai même jamais eu à montrer mon pénis et mes testicules pour que les gens sachent que je suis un homme.

Dès lors, opposer "utérus/non-utérus" est idiot, et dire que c'est sur ce critère que se constituent la partition "homme/femme" dans nos sociétés l'est également. Face à un problème particulier, on aura recours à des catégories particulières, et face à un autre problème, on aura besoin d'autres catégories. Il est parfaitement légitime pour un biologiste travaillant sur les questions de reproduction de différencier entre mâle et femelle. Il serait idiot pour lui de faire croire que ces deux catégories sont valables dans tous les champs de recherche, dans tous les savoirs, et définissent la réalité des personnes qu'il étudie plus que, par exemple, la façon dont ils se vivent et se conçoivent eux-mêmes. Qu'on le veuille ou non, s'il y a des femmes avec des pénis et des hommes avec des vagins, ce n'est pas parce qu'ils "refusent" la réalité biologique, c'est parce que nous tous n'utilisons pas cette "réalité biologique" comme la réalité pertinente pour savoir ce qu'est un homme ou une femme. Et nous avons bien raison : nous ne sommes pas tous des médecins en train de soigner des utérus, et nous avons bien d'autres problèmes à régler. Et c'est pour cela que, dans nos interactions quotidiennes, nous utilisons le genre et non le sexe... Les scientifiques n'ont fait que poser le mot "genre" sur quelque chose que les individus utilisent depuis toujours lorsqu'ils sont pris conscience que cette chose était bien différente des chromosomes des personnes;

Du coup, ce que disent Huston et Raymond sur les races est aussi peu pertinent que ce qu'ils disent sur les sexes. Ils affirment qu'il existe des différences génétiques entre des groupes géographiques. Mais quelle est la nature de ces différences ? La plupart du temps, il s'agit de tendances statistiques différentes : ainsi à peu près 50% des asiatiques ne peuvent pas métaboliser l’acétaldéhyde en acétate et donc ne supportent pas l’alcool (tenez : lisez ça c'est vachement bien), faut-il en conclure que les 50% qui restent ne sont pas asiatiques ? La probabilité d'être roux est plus forte en Irlande qu'ailleurs : les Irlandais constituent-ils donc une classe logique propre que l'on peut, en toutes circonstances, séparer du reste de l'humanité ? Les auteurs donnent d'ailleurs comme exemple "les sherpas de l'Himalaya sont adaptés à la vie en altitude" : faut-il comprendre que les sherpas sont une race à part ?

Le mot "race" que Huston et Raymond semblent considérer comme une simple question d'étiquette : "peu importe le terme" finissent-ils même par écrire. On peut justement se demander pourquoi ils sont si attachés, alors, à ce terme. S'il s'agit simplement de dire qu'il existe des différences biologiques entre certaines sous-populations qu'un biologiste doit prendre en compte pour, par exemple, concevoir un médicament, le mot "race" est-il bien utile ? Qu'apporte-t-il au juste à l'analyse ? De fait, les biologistes peuvent avancer sans en avoir besoin.

Il faut alors chercher ailleurs dans l'article pour comprendre où veulent en venir les auteurs. Après avoir commencé par rejeter la sociobiologie, ils nous offrent en effet un formidable moment de réductionnisme biologique : la possession d'un utérus ou le niveau de testostérone des individus auraient ainsi "eu un impact décisif sur l'histoire de l'humanité – son organisation sociale (patriarcat), familiale (mariage, primogéniture), politique (guerre)". D'un seul coup, on comprends que, pour Huston et Raymond, la différence de sexe est transversale à tous les problèmes scientifiques et vient déterminer l'ensemble de la société... Or aucun des points avancés n'est clairement établi, d'autant plus qu'on ne sait pas à quoi les auteurs font référence (à l'utérus ou à la testostérone ?). D'une façon générale, le lien entre les différences biologiques entre les sexes et les comportements et institutions sociales est loin d'être établi.

Mais faut-il en comprendre que Huston et Raymond suggère que c'est la même chose pour les "races" ? Que les différences biologiques entre des sous-groupes qu'ils se gardent bien de désigner expliquent les différences de positions sociales ? C'est finalement peut-être cela qui est en jeu. C'est peut-être ce qui se cache derrière leurs formules creuses comme "Il est temps de passer outre ces réponses simplistes à des questions infiniment difficiles, car si nous continuons à ignorer et à maltraiter le monde, nous risquons de compromettre nos chances de survie"... C'est peut-être ce qui se cache derrière des imbécilités comme l'assimilation des travaux sur le genre (idéologiquement renommés "théorie du genre") à la formule "on décide de notre propre sort", remarque aberrant pour des travaux qui s'intéressent à la question de la domination... C'est peut-être ce qui se cache derrière cette volonté de parler à tout prix de "race".

http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2013 … -race.html

Voilà, ça m'épargne un effort qui aurait sans douté été moins bien bâti. Au plaisir !

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

Voilà, ça m'épargne un effort qui aurait sans douté été moins bien bâti. Au plaisir !

Comme c'est intéressant la lecture critique d'un chercheur de sciences humaines...

Sans surprise, son argumentation s'appuie sur tout autre chose que de la biologie, mais bien de la sociologie, de la statistique, de la politique, voire du souhaitable, mais sur le fond, ce qu'avance Colombi n'est pas prouvable.

Par contre, les éléments avancés dans mon article restent incontestables: si l'on prélève un échantillon ADN de ta bouche, on peut dire avec certitude ton sexe, ton ethnie, l'origine de tes ancêtres. De la même manière incontestable, on pourra dire en fonction des données récoltées avec ton ADN que tu es probablement plus susceptible de déclencher telle ou telle maladie.

Je m'éviterai de parler de sa tirade assez pathétique sur l'utérus et le non-utérus qui est d'une mauvaise foi à souligner. Il est évident que la présence ou non d'un utérus est le signe de l'appartenance ou non à un sexe. Point. Qu'il arrive exceptionnellement que un nombre espilonesque de femmes naissent sans utérus ou qu'une naissance sur 100 000 soit hermaphrodite ne change rien à ces faits et essayer pathétiquement d'amener ce constat sur l'organisation de la société, le patriarcat ou je ne sais quoi d'autre, montre bien que les caractères génétiques du sexe ou de la race sont irréfutables, reproductibles dans les mêmes conditions et vérifiables par n'importe quel prélèvement d'ADN.

Mais bon, ce sociologue défend sa tambouille, c'est son droit. 

J'en reviens à mon point de départ, alors que la plupart des biologistes n'ont heureusement pas la prétention de tirer des conclusions sur l'organisation sociale, il semble que l'inverse ne soit pas le cas chez des sociologues qui nous imposent leurs névroses et essayent d'habiller scientifiquement leurs opinions sur la société telle qu'elle devrait être selon eux.

Last edited by sabaidee (20-05-2013 16:52:06)

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Théorie du genre - gender studies

Bon ben finalement j'aurais peut-être du mettre des trucs en gras...

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

Bon ben finalement j'aurais peut-être du mettre des trucs en gras...

J'ai toujours eu du mal avec une "science" qui émet des jugements de valeurs. Désolé.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Théorie du genre - gender studies

Lol. Le jugement de valeur, c'est qu'il te traite d'imbécile, c'est ça ?

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

Lol. Le jugement de valeur, c'est qu'il te traite d'imbécile, c'est ça ?

"C'est sui qui dit qui l'est". A 12 ans, ce genre de rhétorique peut passer. Après, c'est plus délicat.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Théorie du genre - gender studies

Ah, ça y est, encore les fameux guillemets de sabaidee.
Vas-y, parle-moi des jugements de valeur dans l'article.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Peut-être qu'il faut commencer par là : le B A BA de ce que c'est que la notion de genre, vu toutes les aberrations qu'on a pu lire ici.

Masculin-féminin : cinq idées reçues sur les études de genre
Le Monde.fr | 25.05.2013 à 07h27
Par Lucie Soullier et Delphine Roucaute

En protestant contre la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, les membres de la "Manif pour tous" ont également ravivé la polémique sur le genre. "Le vrai but du mariage homosexuel est d'imposer la théorie du genre", affirment certains détracteurs du "mariage pour tous". Qui affirment dans la foulée que la société serait menacée par ce qu'ils assurent être une idéologie niant la réalité biologique.
Ces inquiétudes avaient déjà agité les milieux catholiques en 2011, lorsque le ministère de l'éducation avait annoncé l'introduction du concept de genre dans certains manuels scolaires. A l'époque, la polémique avait mobilisé militants conservateurs et députés. Parmi eux, 80 députés UMP avaient purement et simplement réclamé le retrait, dans les manuels de sciences de la vie et de la terre (SVT) des classes de première, de la référence à une identité sexuelle qui ne serait pas uniquement déterminée par la biologie mais également par des constructions socio-culturelles. De son côté, l'Eglise catholique avait réagi avec le texte Gender, la controverse, publié par le conseil pontifical pour la famille.

Loin d'être une idéologie unifiée, le genre est avant tout un outil conceptuel, utilisé par des chercheurs qui travaillent sur les rapports entre hommes et femmes.

Le genre est-il est une théorie ?
Pour parler du genre, ses détracteurs utilisent l'expression "théorie du genre" plutôt qu'"étude", un changement de terme qui a pour but de semer le doute sur son aspect scientifique. Mgr Tony Anatrella, dans la préface de Gender, la controverse, explique ainsi que la théorie du genre est un "agencement conceptuel qui n'a rien à voir avec la science".

Les chercheurs refusent donc l'utilisation du terme "théorie" du genre, préférant parler d'"études sur le genre", puisqu'il s'agit d'un vaste champ interdisciplinaire regroupant tous les pans des sciences humaines et sociales (histoire, sociologie, géographie, anthropologie, économie, sciences politiques...). Leurs travaux analysent donc des objets de recherche traditionnels, tels que le travail ou les migrations, en partant d'un postulat nouveau : le sexe biologique ne suffit pas à faire un homme ou une femme, les normes sociales y participent grandement.

Le genre est-il une idéologie ?
"Le genre est un concept. Ce n'est ni une théorie ni une idéologie, mais un outil qui aide à penser", insiste le sociologue Eric Fassin, spécialiste de ces questions. A l'intérieur même des études de genre, plusieurs écoles existent, comme dans tous les domaines des sciences sociales. Par exemple, les travaux de la sociologue du travail Margaret Maruani analysent l'histoire de l'accès des femmes au travail, tandis que le psychiatre Richard Rechtman utilise la notion de genre pour interroger la manière dont un individu construit son d'identité.

Les chercheurs sur le genre sont-ils militants ?
S'il est vrai que le développement des études de genre est lié au mouvement féministe des années 1970, le concept de gender ("genre") n'est pas créé par les féministes. Il apparaît dans les années 1950 aux Etats-Unis dans les milieux psychiatriques et médicaux. Le psychologue médical américain John Money parle ainsi pour la première fois des "gender roles" en 1955 afin d'appréhender le cas des personnes dont le sexe chromosomique ne correspond au sexe anatomique.

En 1968, le psychiatre et psychanalyste Robert Stoller utilise quant à lui la notion de "gender identity" pour étudier les transsexuels, qui ne se reconnaissent pas dans leur identité sexuelle de naissance.

C'est dans les années 1970 que le mouvement féministe se réapproprie les questions de genre pour interroger la domination masculine. Les "gender studies" se développent alors dans les milieux féministes et universitaires américains, s'inspirant notamment de penseurs français comme Simone de Beauvoir – et son célèbre "On ne naît pas femme, on le devient" –, Michel Foucault ou Pierre Bourdieu.

En France, la sociologue Christine Delphy est l'une des premières à faire entrer le concept en France, sous l'angle d'un "système de genre", où la femme serait la catégorie exploitée et l'homme la catégorie exploitante. Mais la greffe ne s'opère réellement que dans les années 1990, lorsque le débat sur la parité s'installe au niveau européen. La promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes devient l'une des tâches essentielles de la Communauté européenne avec l'entrée en vigueur du traité d'Amsterdam en 1999, notamment dans son article 2.

Les études de genre nient-elles la différence entre les sexes ?
Le concept de genre s'est développé comme une réflexion autour de la notion de sexe et du rapport homme/femme. Loin de nier la différence entre le sexe féminin et le sexe masculin, le genre est utilisé par les chercheurs comme un outil permettant de penser le sexe biologique (homme ou femme) indépendamment de l'identité sexuelle (masculin ou féminin). Il ne s'agit donc pas de dire que l'homme et la femme sont identiques, mais d'interroger la manière dont chacun et chacune peut construire son identité sexuelle, aussi bien à travers son éducation que son orientation sexuelle (hétérosexuelle, homosexuelle, etc.).

En dissociant intellectuellement le culturel et le biologique, le concept de genre interroge les clichés liés au sexe. Par exemple, l'idée selon laquelle les femmes sont plus naturellement enclines à s'atteler aux tâches domestiques que les hommes est de l'ordre de la construction sociale et historique, et non pas liée au fait que la femme dispose d'un vagin et d'ovaires.

Pour les détracteurs du genre, la construction d'une personne en tant qu'individu se fait dans l'assujettissement à des normes dites "naturelles" et "immuables" : d'un côté les femmes, de l'autre les hommes. Mais certains travaux de biologiste, tels ceux de l'Américaine Anne Fausto-Sterling, montrent que l'opposition entre nature et culture est vaine, les deux étant inextricables et participant d'un même mouvement. Il ne suffit pas de dire que quelque chose est biologique pour dire que c'est immuable. C'est l'exemple du cerveau humain : il évolue avec le temps, et de génération en génération.

Les études de genre confondent-elles le genre et l'identité sexuelle ?
Quand le ministère de l'éducation a annoncé sa volonté d'introduire le concept de genre dans les manuels scolaires des classes de première, la sphère catholique et conservatrice s'est insurgée contre une "théorie" qu'ils accusaient de nier l'individu au profit de sa sexualité. Dans une lettre envoyée au ministre de l'éducation, Luc Chatel, en août 2011 et signée par 80 députés UMP, on peut lire que "selon cette théorie [du genre], les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualité".

Un mot d'ordre relayé par Gérard Leclerc dans un éditorial de France catholique datant de mai 2011, dans lequel il pointe la menace de ce qu'il qualifie d'"arme à déconstruire l'identité sexuelle". C'est d'ailleurs cet argument qui nourrit l'idée – répandue par la plupart des sites régionaux de la "Manif pour tous" – selon laquelle "le vrai but du mariage homosexuel est d'imposer la théorie du genre".

Mais les études sur le genre, et a fortiori le texte proposé pour les manuels de SVT par le ministère, insistent au contraire sur la différence entre identité sexuelle et orientation sexuelle. Il s'agit d'étudier comment s'articulent ces deux mouvements entre eux, et non de substituer l'un à l'autre. Par exemple, les personnes transsexuelles interrogent leur genre, et non pas leur sexualité. On peut changer de genre sans changer de préférence sexuelle.

Dans une réponse au député UMP Jean-Claude Mignon qui, dans une question à l'Assemblée, demandait que les nouveaux manuels de SVT soient retirés de la vente, le ministre de l'éducation Luc Chatel souligne bien que "la 'théorie du genre' n'apparaît pas dans le texte des programmes de SVT". "La thématique 'féminin/masculin', et en particulier le chapitre 'devenir homme ou femme', permet à chaque élève d'aborder la différence entre identité sexuelle et orientation sexuelle, à partir d'études de phénomènes biologiques incontestables, comme les étapes de la différenciation des organes sexuels depuis la conception jusqu'à la puberté", ajoute le ministère.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

Peut-être qu'il faut commencer par là : le B A BA de ce que c'est que la notion de genre, vu toutes les aberrations qu'on a pu lire ici.

Masculin-féminin : cinq idées reçues sur les études de genre
Le Monde.fr | 25.05.2013 à 07h27
Par Lucie Soullier et Delphine Roucaute

En protestant contre la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, les membres de la "Manif pour tous" ont également ravivé la polémique sur le genre. "Le vrai but du mariage homosexuel est d'imposer la théorie du genre", affirment certains détracteurs du "mariage pour tous". Qui affirment dans la foulée que la société serait menacée par ce qu'ils assurent être une idéologie niant la réalité biologique.
Ces inquiétudes avaient déjà agité les milieux catholiques en 2011, lorsque le ministère de l'éducation avait annoncé l'introduction du concept de genre dans certains manuels scolaires. A l'époque, la polémique avait mobilisé militants conservateurs et députés. Parmi eux, 80 députés UMP avaient purement et simplement réclamé le retrait, dans les manuels de sciences de la vie et de la terre (SVT) des classes de première, de la référence à une identité sexuelle qui ne serait pas uniquement déterminée par la biologie mais également par des constructions socio-culturelles. De son côté, l'Eglise catholique avait réagi avec le texte Gender, la controverse, publié par le conseil pontifical pour la famille.

Loin d'être une idéologie unifiée, le genre est avant tout un outil conceptuel, utilisé par des chercheurs qui travaillent sur les rapports entre hommes et femmes.

Le genre est-il est une théorie ?
Pour parler du genre, ses détracteurs utilisent l'expression "théorie du genre" plutôt qu'"étude", un changement de terme qui a pour but de semer le doute sur son aspect scientifique. Mgr Tony Anatrella, dans la préface de Gender, la controverse, explique ainsi que la théorie du genre est un "agencement conceptuel qui n'a rien à voir avec la science".

Les chercheurs refusent donc l'utilisation du terme "théorie" du genre, préférant parler d'"études sur le genre", puisqu'il s'agit d'un vaste champ interdisciplinaire regroupant tous les pans des sciences humaines et sociales (histoire, sociologie, géographie, anthropologie, économie, sciences politiques...). Leurs travaux analysent donc des objets de recherche traditionnels, tels que le travail ou les migrations, en partant d'un postulat nouveau : le sexe biologique ne suffit pas à faire un homme ou une femme, les normes sociales y participent grandement.

Le genre est-il une idéologie ?
"Le genre est un concept. Ce n'est ni une théorie ni une idéologie, mais un outil qui aide à penser", insiste le sociologue Eric Fassin, spécialiste de ces questions. A l'intérieur même des études de genre, plusieurs écoles existent, comme dans tous les domaines des sciences sociales. Par exemple, les travaux de la sociologue du travail Margaret Maruani analysent l'histoire de l'accès des femmes au travail, tandis que le psychiatre Richard Rechtman utilise la notion de genre pour interroger la manière dont un individu construit son d'identité.

Les chercheurs sur le genre sont-ils militants ?
S'il est vrai que le développement des études de genre est lié au mouvement féministe des années 1970, le concept de gender ("genre") n'est pas créé par les féministes. Il apparaît dans les années 1950 aux Etats-Unis dans les milieux psychiatriques et médicaux. Le psychologue médical américain John Money parle ainsi pour la première fois des "gender roles" en 1955 afin d'appréhender le cas des personnes dont le sexe chromosomique ne correspond au sexe anatomique.

En 1968, le psychiatre et psychanalyste Robert Stoller utilise quant à lui la notion de "gender identity" pour étudier les transsexuels, qui ne se reconnaissent pas dans leur identité sexuelle de naissance.

C'est dans les années 1970 que le mouvement féministe se réapproprie les questions de genre pour interroger la domination masculine. Les "gender studies" se développent alors dans les milieux féministes et universitaires américains, s'inspirant notamment de penseurs français comme Simone de Beauvoir – et son célèbre "On ne naît pas femme, on le devient" –, Michel Foucault ou Pierre Bourdieu.

En France, la sociologue Christine Delphy est l'une des premières à faire entrer le concept en France, sous l'angle d'un "système de genre", où la femme serait la catégorie exploitée et l'homme la catégorie exploitante. Mais la greffe ne s'opère réellement que dans les années 1990, lorsque le débat sur la parité s'installe au niveau européen. La promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes devient l'une des tâches essentielles de la Communauté européenne avec l'entrée en vigueur du traité d'Amsterdam en 1999, notamment dans son article 2.

Les études de genre nient-elles la différence entre les sexes ?
Le concept de genre s'est développé comme une réflexion autour de la notion de sexe et du rapport homme/femme. Loin de nier la différence entre le sexe féminin et le sexe masculin, le genre est utilisé par les chercheurs comme un outil permettant de penser le sexe biologique (homme ou femme) indépendamment de l'identité sexuelle (masculin ou féminin). Il ne s'agit donc pas de dire que l'homme et la femme sont identiques, mais d'interroger la manière dont chacun et chacune peut construire son identité sexuelle, aussi bien à travers son éducation que son orientation sexuelle (hétérosexuelle, homosexuelle, etc.).

En dissociant intellectuellement le culturel et le biologique, le concept de genre interroge les clichés liés au sexe. Par exemple, l'idée selon laquelle les femmes sont plus naturellement enclines à s'atteler aux tâches domestiques que les hommes est de l'ordre de la construction sociale et historique, et non pas liée au fait que la femme dispose d'un vagin et d'ovaires.

Pour les détracteurs du genre, la construction d'une personne en tant qu'individu se fait dans l'assujettissement à des normes dites "naturelles" et "immuables" : d'un côté les femmes, de l'autre les hommes. Mais certains travaux de biologiste, tels ceux de l'Américaine Anne Fausto-Sterling, montrent que l'opposition entre nature et culture est vaine, les deux étant inextricables et participant d'un même mouvement. Il ne suffit pas de dire que quelque chose est biologique pour dire que c'est immuable. C'est l'exemple du cerveau humain : il évolue avec le temps, et de génération en génération.

Les études de genre confondent-elles le genre et l'identité sexuelle ?
Quand le ministère de l'éducation a annoncé sa volonté d'introduire le concept de genre dans les manuels scolaires des classes de première, la sphère catholique et conservatrice s'est insurgée contre une "théorie" qu'ils accusaient de nier l'individu au profit de sa sexualité. Dans une lettre envoyée au ministre de l'éducation, Luc Chatel, en août 2011 et signée par 80 députés UMP, on peut lire que "selon cette théorie [du genre], les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualité".

Un mot d'ordre relayé par Gérard Leclerc dans un éditorial de France catholique datant de mai 2011, dans lequel il pointe la menace de ce qu'il qualifie d'"arme à déconstruire l'identité sexuelle". C'est d'ailleurs cet argument qui nourrit l'idée – répandue par la plupart des sites régionaux de la "Manif pour tous" – selon laquelle "le vrai but du mariage homosexuel est d'imposer la théorie du genre".

Mais les études sur le genre, et a fortiori le texte proposé pour les manuels de SVT par le ministère, insistent au contraire sur la différence entre identité sexuelle et orientation sexuelle. Il s'agit d'étudier comment s'articulent ces deux mouvements entre eux, et non de substituer l'un à l'autre. Par exemple, les personnes transsexuelles interrogent leur genre, et non pas leur sexualité. On peut changer de genre sans changer de préférence sexuelle.

Dans une réponse au député UMP Jean-Claude Mignon qui, dans une question à l'Assemblée, demandait que les nouveaux manuels de SVT soient retirés de la vente, le ministre de l'éducation Luc Chatel souligne bien que "la 'théorie du genre' n'apparaît pas dans le texte des programmes de SVT". "La thématique 'féminin/masculin', et en particulier le chapitre 'devenir homme ou femme', permet à chaque élève d'aborder la différence entre identité sexuelle et orientation sexuelle, à partir d'études de phénomènes biologiques incontestables, comme les étapes de la différenciation des organes sexuels depuis la conception jusqu'à la puberté", ajoute le ministère.

Vu le titre de l'article je m'attendais à une référence au film de Jean-Luc  sad

« Nous verrons peut-être un jour une révolte d'esprit contre le poids — mais ce n'est pas pour demain !... »

Re: Théorie du genre - gender studies

Nul doute que l'étude de la place des sexes (pour faire court) a toute sa place (mais seulement sa place) dans les universités.
Ce qui est vraiment dérangeant c'est que ces études sont entre les mains de chercheurs (ou non d'ailleurs) très militants, ce que confirme d'ailleurs l'article ci-dessus, qui veulent en faire une base d'action sur la société pour la modeler selon ce qu'ils estiment bon.

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

35

Re: Théorie du genre - gender studies

Un dossier élaboré par le SNUIPP-FSU, syndicat des instituteurs, sur l'éducation contre l'homophobie dès l'école primaire : http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/document_t … 150dpi.pdf

C'est évidemment bourré de ces formules barbares du genre : « enseignant-e »; «les enfants n'en sont pas exonéré-es » (sic) etc. Je n'ai pas pu aller au bout, j'avais envie de détruire mon ordinateur à coups de hache.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Théorie du genre - gender studies

« Eduquer contre l'homophobie » va-t-il devenir « Inciter à l'homosexualité » ? Les paris sont ouverts...

« Nous verrons peut-être un jour une révolte d'esprit contre le poids — mais ce n'est pas pour demain !... »

Re: Théorie du genre - gender studies

Ben vu que l'homosexualité est clairement une sexualité supérieure, produit d'une forme d'amour plus pure car pas biaisée par le besoin de procréer, j'espère bien qu'on va un jour finir par inciter à l'homosexualité !

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

Ben vu que l'homosexualité est clairement une sexualité supérieure,

"SIC LOL"

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

Ben vu que l'homosexualité est clairement une sexualité supérieure, produit d'une forme d'amour plus pure car pas biaisée par le besoin de procréer, j'espère bien qu'on va un jour finir par inciter à l'homosexualité !

T'es taquin, quand même. (Me demande si certains vont plonger.)

"Moult a appris qui bien connut ahan"

40

Re: Théorie du genre - gender studies

Celui du dessus a plongé, oui.
Pourtant, on le connaît, notre Brozounet, on sait bien qu'il aime provoquer en plaisantant. ;)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Théorie du genre - gender studies

Je m'insurge.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

Broz a écrit:

Ben vu que l'homosexualité est clairement une sexualité supérieure, produit d'une forme d'amour plus pure car pas biaisée par le besoin de procréer, j'espère bien qu'on va un jour finir par inciter à l'homosexualité !

Marguerite Duras a écrit:

Il manque à l’amour entre semblables cette dimension mythique et universelle qui n’appartient qu’aux sexes opposés : plus encore que son amant, l’homosexuel aime l’homosexualité. C’est pourquoi la littérature – il suffit de penser à Proust – a dû convertir la passion homosexuelle en passion hétérosexuelle. Alfred en Albertine pour être clair. Je l’ai déjà dit, c’est la raison pour laquelle je ne peux considérer Roland Barthes comme un grand écrivain : quelque chose l’a toujours limité, comme si lui avait manqué l’expérience la plus antique de la vie, la connaissance sexuelle d’une femme.

L'idée du besoin de procréer qui rendrait l'amour impur, je trouve ça fascinant. Ce qui est impur, c'est ce qui contient une impureté, c'est-à-dire un élément en rupture avec son environnement (une eau impure, par opposition à une eau claire...). Broz considère donc que l'amour n'a rien à voir avec la procréation... Pourtant, dans un cas comme dans l'autre, on donne la vie, et on donne sa chair. Je me demande quel processus mène certains à vouloir à tout prix diviser les choses et les gens, et faire croire laid ce que tout le monde a toujours trouvé beau.

« C'est au contact d'autrui que l'homme apprend ce qu'il est » (Euripide)

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Re: Théorie du genre - gender studies

Et de deux ! Combien d'autres vont tomber dans le panneau ? Les paris sont ouverts.
Tu es fort, Broz. ;)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Théorie du genre - gender studies

FDL a écrit:

Et de deux ! Combien d'autres vont tomber dans le panneau ? Les paris sont ouverts.
Tu es fort, Broz. wink

Thomas More a écrit:

La parole que je prononce, c'est mon être que j'engage.

Je suis ici pour mener des discussions de comptoir, pas pour m'interroger sur vos différents degrés de taquinerie, quand bien même tu appellerais ça « tomber dans le panneau » !

Et si ça flatte vos egos, tant mieux pour vous ;-)

« C'est au contact d'autrui que l'homme apprend ce qu'il est » (Euripide)

Re: Théorie du genre - gender studies

Pour revenir au sujet, un site internet synthétise un certain nombre d'informations pertinentes sur la théorie du genre.

Il s'agit de www.theoriedugenre.fr

Bonne lecture!

« C'est au contact d'autrui que l'homme apprend ce qu'il est » (Euripide)

46

Re: Théorie du genre - gender studies

LA_baby a écrit:

Je suis ici pour mener des discussions de comptoir, pas pour m'interroger sur vos différents degrés de taquinerie, quand bien même tu appellerais ça « tomber dans le panneau » !

Tu es au milieu :

http://img.over-blog.com/500x490/3/17/72/22/Etudes-unitariennes-2/dionysos_naissance_2.jpg

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Théorie du genre - gender studies

FDL a écrit:

Tu es au milieu :

Non, là tu confonds avec Broz. Moi, je suis juste derrière toi. Ne te retourne pas.

« C'est au contact d'autrui que l'homme apprend ce qu'il est » (Euripide)

Re: Théorie du genre - gender studies

Eh bien, eh bien, eh bien.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Théorie du genre - gender studies

On peut dire que ça part « en live » ici.

« Nous verrons peut-être un jour une révolte d'esprit contre le poids — mais ce n'est pas pour demain !... »

50

Re: Théorie du genre - gender studies

Ce type ne me connaît pas, il me fait déjà du rentre-dedans. Plus aucun savoir-vivre, les nouvelles générations.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)