Topic: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

On apprend aujourd'hui qu'un accord secret existe entre Henri Proglio et Nicolas Sarkozy, afin de remplacer Antoine Frérot, le PDG de Véolia, par Jean-Louis Borloo.

Il faut savoir qu'Antoine Frérot a inauguré depuis sa prise de fonctions un grand changement à la tête d'un groupe qu'Henri Proglio avait laissé en situation désastreuse, avec une dette énorme, et une stratégie totalement fouareuse, au point que Véolia a été la plus forte baisse de capitalisation des entreprises du CAC 40.

Et c'est ce même Proglio, un homme qui gagne des sommes faramineuses alors qu'il a été incapable de gérer efficacement cette entreprise qui organise la chute de son propre successeur qu'il avait lui-même poussé aux fonctions.

De plus, Nicolas Sarkozy veut replacer Borloo, pour d'évidentes raisons de récupération électorale.

Au total, l'annonce de cette volonté fait chuter le titre Véolia, à juste titre, car Frérot était plutôt apprécié des investisseurs du fait de sa volonté de remodeler la stratégie du groupe, avec pour objectifs de réduire la dette, de recentrer le groupe sur son coeur de métier et sur son coeur géographique, ce qui avait permis une remontée rapide de la valeur d'entreprise (d'environ 25% en deux mois...). En outre, JL Borloo, pour bon homme politique qu'il est et certainement bon avocat d'affaire, n'a aucune compétence pour gérer Véolia environnement.

On peut conclure de cette belle histoire de copains et de coquins que lorsqu'à nouveau, la caste au pouvoir veut gérer ses petites affaires internes, elle prend en otage les grandes entreprises françaises en étant prêt à les mettre sur la paille. Il y aurait d'ailleurs beaucoup à dire sur le système de participation croisées des dirigeants d'entreprises du CAC 40, et des liens incestueux entre ces mêmes patrons et Nicolas Sarkozy, qui veut maintenant se présenter en candidat du peuple contre les élites ! Mais on est plié en deux ! Et c'est lamentable.

Last edited by Gambetta (20-02-2012 14:18:27)

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

Gambetta a écrit:

On apprend aujourd'hui qu'un accord secret existe entre Henri Proglio et Nicolas Sarkozy, afin de remplacer Antoine Frérot, le PDG de Véolia, par Jean-Louis Borloo.

Il faut savoir qu'Antoine Frérot a inauguré depuis sa prise de fonctions un grand changement à la tête d'un groupe qu'Henri Proglio avait laissé en situation désastreuse, avec une dette énorme, et une stratégie totalement fouareuse, au point que Véolia a été la plus forte baisse de capitalisation des entreprises du CAC 40.

Et c'est ce même Proglio, un homme qui gagne des sommes faramineuses alors qu'il a été incapable de gérer efficacement cette entreprise qui organise la chute de son propre successeur qu'il avait lui-même poussé aux fonctions.

De plus, Nicolas Sarkozy veut replacer Borloo, pour d'évidentes raisons de récupération électorale.

Au total, l'annonce de cette volonté fait chuter le titre Véolia, à juste titre, car Frérot était plutôt apprécié des investisseurs du fait de sa volonté de remodeler la stratégie du groupe, avec pour objectifs de réduire la dette, de recentrer le groupe sur son coeur de métier et sur son coeur géographique, ce qui avait permis une remontée rapide de la valeur d'entreprise (d'environ 25% en deux mois...). En outre, JL Borloo, pour bon homme politique qu'il est et certainement bon avocat d'affaire, n'a aucune compétence pour gérer Véolia environnement.

On peut conclure de cette belle histoire de copains et de coquins que lorsqu'à nouveau, la caste au pouvoir veut gérer ses petites affaires internes, il prend en otage les grandes entreprises françaises en étant prêt à les mettre sur la paille. C'est lamentable.

Une fois n'est pas coutume, je suis d'accord avec toi. Sauf à la limite sur la gestion de Proglio que je ne connais pas suffisamment pour porter un jugement de valeur.

Je suis écoeuré de voir un ex-avocat d'affaire qui n'a absolument aucune expérience du management d'une multinationale se retrouver à la tête d'un des fleurons de l'industrie française, dans un des rares secteurs d'avenir (les services urbains dans un monde qui s'urbanise à vitesse grand V: transport, eau et traitement des déchets) et où nous avons un savoir-faire reconnu.

C'est bien beau de dire "j'ai changé" pour reprendre des habitudes dégueulasses de mélange affaires-politique qui ont largement contribué au discrédit de Sarkozy. Le jeu de chaise musicale entre Proglio nommé à la tête d'une entreprise publique, EDF et un Borloo nommé en échange du retrait de sa candidature à la présidentielle, témoigne d'un autisme hallucinant.

Ils veulent un FN à 60%?..

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

Sinon, franchement nommer Borloo "vendeur d'eau"...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

Entre le grand patron et le Président ce n’était qu’un petit arrangement entre amis. Un donnant-donnant destiné à préserver les intérêts de chacun à la veille de l’élection présidentielle et d’un conseil d’administration décisif. Nicolas Sarkozy et Henri Proglio, le PDG d’EDF, tenaient simplement à ce que leur deal soit frappé du sceau du secret. Au point que même Xavier Musca, le secrétaire général de l’Elysée semble avoir été tenu à l’écart de la «transaction»…

Les faits sont simples. En début de semaine dernière, Nicolas Sarkozy et Henri Proglio se seraient entendus pour qu’Antoine Frérot, le PDG de Veolia, soit débarqué de la société spécialisée dans l’eau, le traitement des déchets et les transports et remplacé par Jean-Louis Borloo, l’ancien ministre de l’Environnement et président du Parti radical. Ils ont même envisagé que l’affaire soit conclue le 29 février lors du conseil d’administration de Veolia. Proglio comptait ainsi reprendre la main sur son ancienne entreprise, et Sarkozy espérait bien gagner en retour le soutien public du leader du Parti radical.

Si les termes de l’accord paraissent simples, les coulisses sont beaucoup plus complexes. Proglio, tout d’abord. Longtemps patron de Veolia, il tente d’en garder les commandes lors de sa nomination à la tête d’EDF, fin 2009, grâce d’ailleurs au soutien actif de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Environnement. Sa double casquette et sa double rémunération ne résistent cependant pas à la polémique, et un an plus tard l’ami du Président, un des principaux convives du Fouquet’s, doit céder la présidence de Veolia à son lieutenant Antoine Frérot. Dès lors les relations entre les deux hommes ne vont cesser de se détériorer. Toujours administrateur, Proglio qui connaît tout d’une entreprise qu’il a modelée, va très vite contester la gestion de son successeur. Frérot, lui, se met en tête de solder le passé et de régler progressivement certains dossiers encombrants laissés par son prédécesseur. La rupture est consommée et, au moment où le groupe des services à l’environnement pourrait afficher 200 millions d’euros de perte, Henri Proglio choisit d’organiser l’éviction d’Antoine Frérot.

sauvetage. Restent les moyens d’y parvenir. Le PDG d’EDF va alors user de son amitié avec Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo en même temps que des intérêts stratégiques du président-candidat. Selon nos informations, le dimanche 12 février Proglio et Sarkozy se rencontrent discrètement à l’Elysée. L’objet de la discussion porte sur le sauvetage par EDF de la société Photowatt, l’entreprise de panneaux solaires installée à Bourgoin-Jallieu dans l’Isère. Henri Proglio s’est un peu fait tirer l’oreille pour racheter la société et reprendre près de 350 salariés avant de céder devant l’insistance du chef de l’Etat. Mais ce dimanche, la discussion entre les deux hommes a tôt fait de glisser sur le «cas Borloo». La réaction de l’ancien ministre de l’Environnement à l’interview du président de la République sur «les valeurs» dans le Figaro Magazine, n’est pas passé inaperçue. Borloo s’est clairement dit en désaccord avec le refus de Nicolas Sarkozy de se prononcer en faveur du mariage gay. Il s’est également déclaré hostile à tout référendum sur le chômage ou l’immigration. «Moi je ne suis pas d’accord», a-t-il dit devant une poignée d’élus de la majorité dans le Nord. Nicolas Sarkozy et Henri Proglio évoquent alors clairement le nom de Jean-Louis Borloo pour prendre la présidence de Veolia, histoire de se «réconcilier» avec un ami.

Mais l’histoire semble s’être vraiment jouée le mardi 14 février, dans l’avion. Proglio et Sarkozy viennent de sceller publiquement la reprise de Photowatt. L’entreprise iséroise est sauvée et Proglio entend bien remettre le dossier Veolia sur le tapis. En substance le patron d’EDF propose à Nicolas Sarkozy d’organiser une offensive visant à convaincre un certain nombre d’administrateurs de retirer le pouvoir à Antoine Frérot. Plus concrètement Henri Proglio compte demander la révocation du PDG de Veolia, lors du conseil d’administration du 29 février et faire nommer dans la foulée Jean-Louis Borloo. Dans l’avion du retour de Bourgoin, Proglio plaide auprès de Sarkozy pour un soutien des actionnaires qataris, qui détiennent 5% du capital. Le président de la République a-t-il téléphoné «à ses amis du Qatar, qui ne peuvent rien lui refuser, dès le jeudi», comme l’affirment certaines sources proches du dossier ? Nulle confirmation ne nous a été apportée. En revanche, les derniers jours de la semaine dernière ont donné lieu à un important lobbying pour convaincre les administrateurs du groupe d’environnement. Alain Minc, proche de Nicolas Sarkozy, aurait au passage été contacté pour «faciliter un certain nombre de rendez-vous.» Toujours selon nos informations, recoupées, au moins cinq membres du conseil d’administration, parfaitement identifiés, auraient rencontré Jean-Louis Borloo, jeudi et vendredi dernier. Parmi eux, Augustin de Romanet, soutien dévoué qui fut son directeur de cabinet au ministère de l’Emploi en 2004.

Sollicités par Libération, plusieurs de ces administrateurs ont confirmé ces rendez-vous, et au moins un d’entre eux aurait exprimé ses plus «froides réserves» quant à «l’opération Borloo.» Reste que ces «rencontres», plus ou moins discrètes, ont largement permis d’éventer le secret, un administrateur étant même convié par Jean-Louis Borloo, vendredi après-midi au siège du Parti radical…

Nul des principaux acteurs de l’affaire ne veut pour autant confirmer les faits. Henri Proglio n’a pas donné suite à notre appel, et Alain Minc s’est contenté de nous répondre qu’on «ne prêtait qu’aux riches». En revanche Jean-Louis Borloo a accepté de s’exprimer plus longuement. S’il dit «tout ignorer» d’éventuels accords entre Nicolas Sarkozy et Henri Proglio, il ne conteste pas certaines rencontres avec des «gens de Veolia». «La seule chose que je peux vous affirmer, dit Borloo, c’est qu’actuellement je suis chassé par deux grands groupes internationaux qui ne sont pas Veolia. Et avec eux, les contacts sont très avancés.» Est-il malgré tout intéressé par la direction du groupe d’environnement ? «C’est une société que je connais bien en tant qu’ancien ministre. Ils connaissent des difficultés et si j’en crois ce qui se dit, il y a un certain nombre d’actionnaires qui pensent que le groupe a besoin d’un calibre à sa tête». Serait-il ce calibre ? Silence !

confidence. Quant à la main de l’Elysée derrière son éventuelle nomination : «Vous voulez rire ? C’est un groupe avec des procédures strictes. Les choses ne se font pas comme ça.» Jean-Louis Borloo réfute également tout marchandage de son soutien à Nicolas Sarkozy et glisse une confidence… «J’ai dit ce que j’avais à dire l’autre jour sur les valeurs. Maintenant, le Parti radical se situe évidemment plutôt dans une famille que dans l’autre…» Bref Nicolas Sarkozy n’a guère de craintes à avoir.

«L’affaire Veolia», quelle que soit son issue pourrait-elle marquer la fin de la carrière politique de Borloo ? «J’ai déjà dit que je ne serai plus ministre. Aujourd’hui, je m’apprête à passer à autre chose.» Une affirmation qui fait rire un de ses amis très proche : «Evidemment qu’il va continuer la politique !»

Enfin, l’entourage du chef de l’Etat, mobilisé hier, par le meeting de Marseille n’a pas donné suite à nos appels.

Nicolas Sarkozy nie intervenir dans ce dossier.

Autrement dit, au regard de ces informations, Nicolas Sarkozy "ment le matin, il ment le midi et il ment le soir"

Re: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

Le jeu que joue Proglio est juste scandaleux. C'est lui qui a mis Véolia dans la panade, et il reproche à Frérot, qui est son ex lieutenant d'être responsable de cette situation difficile (21 milliards d'euros de dette) alors qu'il essaie au contraire depuis son arrivée de diminuer l'endettement ! C'est un peu comme si Jean-Marie Messier reprochait à son successeur ses propres turpitudes...

Proglio apparaît vraiment comme un pourri, qui agit d'ailleurs sur cette affaire pour des raisons d'ego personnel car il ne supporte pas que Frérot ait refondé la stratégie de Véolia !

Quant à Sarkozy, il a essayé de placer un ex-candidat à qui il a du tout promette pour qu'il se retire en sa faveur. Et naturellement, fidèle à son habitude, il ment de façon éhontée pour contrer une fuite qu'il voulait absolument éviter !

Quant à Antoine Frérot, c'est la victime d'un complot de l'élite du Fouquet's, alors qu'il connaît bien l'entreprise, où il  travaille depuis longtemps. Comme d'habitude en France, on change une équipe qui peut gagner, pour satisfaire aux exigences expiatoire d'une petite caste dont Nicolas Sarkozy est le mandant ultime, en plaçant des personnes incompétentes pour le postes, mais nommées pour des enjeux de politique.

Veolia a besoin de stabilité


PARIS (Dow Jones)--On ne change pas de capitaine en pleine tempête. En une de la presse française lundi, l'information selon laquelle le PDG de Veolia pourrait être remplacé dès la semaine prochaine n'a été confirmée officiellement par aucune des parties intéressées. Veolia aussi bien qu'EDF (EDF.FR) se sont refusés à tout commentaire. Mais elle est prise au sérieux par les investisseurs, si l'on doit en croire le décrochage de l'action de plus de 4% à environ 9 euros lundi, dans un marché en hausse générale. Un limogeage du patron de Veolia ne ferait qu'ajouter aux incertitudes entourant le groupe de services aux collectivités, en questionnant sa stratégie et sa gouvernance.

La visibilité sur Veolia est déjà limitée. Le géant de la gestion de l'eau, du traitement des déchets, des services à l'énergie et des transports en commun est à un tournant. A la tête de l'entreprise depuis la fin 2010, Antoine Frérot doit encore démontrer qu'il a les épaules assez solides pour mener à bien le vaste plan de restructuration lancé en décembre, qui est destiné à assainir un bilan plombé par la dette et à redresser une rentabilité sous pression. Le modèle même des groupes comme Veolia ou son concurrent Suez Environnement (SEV.FR) est mis à mal par la crise économique. Les clients municipaux ou industriels se serrent la ceinture, notamment en Europe où se trouve l'essentiel des activités de Veolia. Certaines collectivités rapatrient en interne des contrats jusqu'à présent sous-traités.

L'arrivée d'un nouveau PDG à la tête de Veolia risquerait de perturber le redressement de l'entreprise engagé par Antoine Frérot. Ce dernier a jusqu'à présent recueilli la confiance des analystes, et il a le mérite de connaître le groupe en profondeur. Il faudrait au bas mot plusieurs mois à un patron venu de l'extérieur pour se familiariser avec les différents métiers mais aussi les multiples arcanes du géant des services aux collectivités. Un changement plus radical de stratégie ne pourrait être exclu, alors que celle qui a été tracée n'a pas encore eu le temps de faire ses preuves.

Au-delà, c'est la gouvernance de l'entreprise qui pourrait être remise en cause. Changer le PDG de Veolia reviendrait pour son conseil d'administration à reconnaître qu'il s'est trompé en choisissant Antoine Frérot dont il a avalisé la stratégie. La gouvernance de Veolia fait déjà l'objet de critiques. Son ancien PDG, Henri Proglio, continue de siéger au conseil de Veolia alors qu'il dirige désormais EDF. Il est ainsi juge et partie : EDF détient 3,9% de Veolia, et les deux groupes se partagent la société de services à l'énergie Dalkia. Les difficultés actuelles de Veolia sont au moins en partie le fruit de la stratégie de son ancien patron historique, qui a laissé filer la dette du groupe pour le faire grandir plus vite.

Loin de permettre à Veolia de prendre un nouveau départ, le remplacement prématuré d'Antoine Frérot risquerait d'embourber le groupe de services aux collectivités.

Last edited by Angoulmoise (20-02-2012 16:39:25)

Re: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

Comme avocat, Borloo était spécialisé dans les procédures collectives (le "restructuring", si on veut faire branché).

Je ne sais pas si c'est un signal envoyé au marché sur l'avenir proche de Veolia...

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

Les organisateurs du putch ont du faire marche arrière suite à la révélation de toute l'affaire et à son incursion au premier plan de l'actualité, le jour même où le storytelling présidentiel visait à mimer cette opposition aux "élites" quand il est candidat du Peuple. Période d'élection oblige et dès lors que tous les détours de l'opération en ont été révélés, les conditions ne sont clairement pas réunies pour engager cette opération.

Nul ne sait s'il y avait déjà des équipes de communication qui ont derrière, actionnées ces fuites ou si ce sont des traîtres intérieurs qui ont vendu la mèche.

En tout cas, à mon avis, le discours de Bouh était le discours qui devait accompagner la mise en place de Jean-Louis Borloo à la dernière minute : l'avocat d'affaire spécialisé sur la restructuration d'entreprise. Mais un complot n'existant que par sa confidentialité maintenue pour tous les acteurs du dossier jusqu'à la dernière minute, il semble qu'il y ait un fuiteur. Car comment se peut-il que ces données si précises aient été données à la presse. Soyez surs que l'on cherche d'où vient la fuite, ou bien il s'agit d'une fausse fuite, un piège médiatique organisé par quelque spin doctor de talent.

Re: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

Ben oui, faut pas non plus exclure que Libé ait raconté n'importe quoi...

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

Bouh a écrit:

Ben oui, faut pas non plus exclure que Libé ait raconté n'importe quoi...

Mouais, y'a eu quand même un beau rétropédalage de Borloo sur le coup, il annonçait hier matin qu'il avait été approché pour prendre la direction de deux grandes entreprises étrangères et hier soir, il souhaitait continuer à se consacrer à la politique...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Le fil des copains et des coquins (du rififi chez Véolia - Proglio et Sarkozy veulent remplacer Antoine Frérot par Borloo)

Dark Vador recule encore : deux proches d'Henri Proglio ont été débarqués du Conseil d'Administration de Véolia. La contre-offensive de Frérot est en route, qui s'installe véritablement à la tête d'une entreprise dans laquelle il met en place une stratégie de sortie de crise et qui a d'ailleurs récupéré 30% de son cours de bourse (massacré en 2011) depuis que la tentative de putsch à l'encontre de Frérot a échoué.

Pour mémoire, Henri Proglio est Président du Conseil d'Administration de la fondation HEC, un peu comme Pébreau est Président du CA de Sciences Po.