Topic: Le scandale de la campagne de Nicolas Sarkozy payée sur fonds publics
Nicolas Sarkozy nous a fait hier un beau discours de campagne... payé sur les fonds publics.
Mais quand on lit les réponses de François Logerot, président de la commission nationale des comptes de campagne, un magistrat godillot, comme il en existe tant, tant que Nicolas Sarkozy ne s'est pas déclaré, il n'est pas candidat. Masquarade aussi grotesque que mensongère, mais après tout, les magistrats jaunes sont mis là pour ça...Quelle pourriture que ce système où les plus veules, les plus craintifs et les plus carriéristes, les plus vendus sont mis aux postes clefs qui leurs permettent de valider, à l'encontre de tous les principe de bon sens et de bonne foi, les plus vastes opérations de corruption des leaders politiques.
De la même façon que le Conseil Constitutionnel avait couvert les "entourloupes" d'Edouard Balladur (le mentor de Sarko) qui avait financé 10 MFrs de campagne sur "des tee-shirts" prélevés sur les commissions liées au contrat Agosta de sous-marins vendus au Pakistan, à nouveau, les magistrats chargés de contrôler les comptes de campagne des candidats couvrent les graves irrégularités du candidat Sarkozy. "Pas de crise de régime", on enterre la merde et on recommence. Maintenant que Sarko est démasqué sur les malettes qu'il a reçu d'Omar Bongo en 2007, il faudra bien se refaire sur autre chose à savoir les fonds publics, dans lesquels il peut abondement puiser, depuis qu'il a augmenté de plus de 200% le budget de l'Elysée (comme l'a relevé la Cour des Comptes...
Ce dernier multiplie déplacements, discours sur le terrain, voire, comme hier, grands discours fleuves payés sur les deniers publics. Hier soir, on a gentiment demandé aux journalistes de ne pas filmer les cars de militants UMP déplacés pour l'occasion, et on a demandé à tout le monde de laisser drapeaux et fanions à l'entrée. C'est donc encore pire que si Sarkozy faisait campagne puisqu'on masque les véritables déterminants de ce meeting de campagne.
Il s'agit évidemment d'un détournement de fonds publics, une nouvelle corruption à mettre à l'actif de ce voyou incompétent, mais plus grand communicant et probablement le politicien le plus énergique de France...
Quant au discours d'hier, que dire : encore un grand moment de communication politique, qui vise à rendre amnésique les Français des faits suivants :
- Sarkozy est responsable d'une très grande partie de la dette publique, à cause de ses cadeaux fiscaux aux plus favorisés, qui a lourdement pesé sur les déficits, amené au triple de ce qu'ils étaient avant son quinquennat. Au total, on peut dire que 500 milliards de dette sont directement imputables à sa politique en tant que Président, auxquels on peut ajouter 100 milliards, lorsqu'il était Ministre de l'économie et des finances sous Chirac.
On relèvera d'ailleurs que la même année où Sarko a réduit le produit de l'Impôt sur la fortune, il a augmenté de 18 milliards les prélèvements sur les classes moyennes et défavorisées. Il viennent d'ailleurs d'annoncer qu'ils allaient augmenter la TVA sur les "plats directement consommables" (en gros les sandwichs) alors qu'ils ont abandonné l'idée d'une taxe de 2% sur les nuits d'hôtel à plus de 200€. Il est clair que les riches qui se payent des nuits à 200€ pourront plus difficilement supporter 2% de hausse, par rapport aux travailleurs qui mangent le midi (ces salauds !) qui vont casquer à la place des amateurs de palaces parisiens ou de la riviera... Encore une abérration économique, mais vous comprenez, "c'est-parce-qu'il-faut-changer-le-maudaile-social-français". Pouah !
- Faute d'avoir mis en oeuvre une stratégie économique digne de ce nom, la France est complètement surpassée par l'Allemagne et est devenue incapable de discuter à niveau égal. C'est la raison pour laquelle la France n'a pas pu favoriser des pistes de sortie qui auraient arrangé l'ensemble des Etats membres européens. Au lieu de ça, nous sommes bloqués depuis 2 ans par une stratégie allemande suicidaire, qui a favorisé l'aggravation d'une crise de liquidité pour les pays surendettés.
Mais après tout, est-ce étonnant : tout règne à la Napoléon III s'achève en "Bismacksche politik". Lundi, Angela Merkel viendra à Paris s'associer au Prince-Président. Dommage que l'on n'ait pas pour l'occasion recyclé la Galerie des glaces du Chateau de Versailles, ça aurait eu le mérite d'être clair.
- Sarko s'attaque aux 35H, mais il oublie de dire que les 35H ont eu un impact effectif important tant sur l'emploi (au plus haut depuis 1999) que sur la productivité (stagnante aujourd'hui). Au lieu de favoriser l'emploi, on a supprimé tous les leviers permettant d'ouvrir l'emploi aux jeunes et aux chomeurs de longue durée. "Grâce" à sa "géniale" politique d'exonération des heures supplémentaires on a un peu plus verrouillé l'accès à l'emploi, tout en diminuant les recette de la sécurité sociale.
Bref, du beau blabla, mais rien que du mauvais sur le terrain des mesures, tout aussi injustes que contre-productives.
Tout cela ne peut que laisser penser que nous vivons vraiment dans un pays arriéré, une république bananière pourrie dirigée par le pourri de tous, et assisté des plus racistes idéologues que l'on ait jamais vu de toute l'Histoire de la République française.
«Pour le code électoral, il n’est pas en campagne»
INTERVIEW François Logerot, président de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.Le président de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) s’explique sur les déplacements du chef de l’Etat.
Nicolas Sarkozy bénéficie des moyens de la République, notamment dans ses déplacements. Est-ce normal ?
Pour l’élection présidentielle, comme pour les autres élections, chaque candidat se doit de déposer un compte de campagne qui retrace de façon complète toutes les dépenses exposées «en vue de l’obtention des suffrages des électeurs» et les recettes qui les ont financées. Il ne suffit pas qu’une dépense ait été faite à l’occasion de la campagne électorale pour qu’elle soit comptabilisée. Ce principe est soumis à beaucoup d’interprétations. On peut être amené à remonter jusqu’à un an avant le premier tour de la présidentielle. Par exemple on a fait savoir à l’équipe de Monsieur Hollande que certaines de ses dépenses lors de la primaire devront être prises en compte comme dépenses de campagne.Mais à partir de quand peut-on dire qu’un président sortant est en campagne ?
L’acte de candidature, ou l’investiture par le parti, doit être considéré comme le point de départ. En 2002, Jacques Chirac avait fait acte de candidature à Avignon. Il était venu en avion présidentiel, mais reparti en train, ce qui symbolisait le changement de statut électoral. Et c’est cette dépense qui avait été comptabilisée. Mais on peut demander à intégrer des dépenses jusqu’à un an avant le premier tour s’il est clair, pour nous, qu’elles ont financé un meeting ou un déplacement «en vue de l’obtention des suffrages». En 2007, on avait demandé à Monsieur Sarkozy de réintégrer les dépenses d’un meeting à Charleville, qui s’était tenu avant sa déclaration de candidature, mais où il avait exposé son programme de futur candidat.Est-ce que vous considérez que Nicolas Sarkozy est déjà entré en campagne ?
Au sens du code électoral, je ne peux l’affirmer.Pourtant c’est clair pour tous les observateurs ?
La commission ne peut se fier à une impression.Comment la commission pourrait dire que tel déplacement du Président est en réalité celui d’un futur candidat ?
On ne peut pas faire le reproche à Monsieur Sarkozy d’exercer sa fonction auprès des Français. Pour nous, actuellement, il est quasiment impossible de distinguer son activité de Président de celle de futur et éventuel candidat.
Pourtant, en utilisant les moyens de l’Etat lors de ses déplacements, il attaque bien les propositions de l’opposition…
On pourra vous répondre que l’opposition l’attaque en tant que Président et, donc, il réagit.
Qu’est-ce qui pourrait vous faire dire que Sarkozy est effectivement en campagne ?
Ce serait l’exposé des éléments d’un programme et l’expression d’orientations pour l’après-2012. Nous n’avons encore rien vu ni entendu de tel. Jusqu’à présent il y a eu des interventions ciblées sur certains sujets. Mais d’autres que nous pourraient avoir un avis différent, notamment les médias. Quant au contrôle des dépenses de la présidence, seule la Cour des comptes est compétente, mais c’est un contrôle a posteriori.