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Re: Les primaires du PS

KG32 a écrit:

D'ailleurs, Debré, membre du Conseil constitutionnel, vient de dire qu'il ne voit pas en quoi la primaire citoyenne est contraire à la Constitution.

(au passage, ça balance à droite)

Rajoutons une couche :

«La Ve République ne peut être l'otage des partis politiques», a ajouté le président Sarkozy devant des responsables de sa majorité, prenant ainsi le contre-pied de François Fillon. Mercredi dernier, le Premier ministre avait salué «un processus moderne qui convient à droite comme à gauche, pour toutes les grandes élections». Pour résumer cette fracture au sommet de l'Etat, le député UMP Lionnel Luca a trouvé la formule : «On attendait le bordel à gauche et c'est le bordel à droite». «Si les primaires de gauche foutent le bordel à droite, c'est un peu dommage. C'était pas prévu comme cela», a jugé le député des Alpes-Maritimes, figure du collectif de la Droite populaire (aile droite de l'UMP).

Le Parisien.

Re: Les primaires du PS

Nicolas Sarkozy a écrit:

«La Ve République ne peut être l'otage des partis politiques»

Magiquement hypocrite.

Last edited by Nick Carraway (11-10-2011 18:30:59)

Je lubrifie les relations humaines.

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Re: Les primaires du PS

Milgram a écrit:

Il devrait être plus précis et moins évasif sur ces sujets dans le débat de demain soir. Pour cet argument, attendons, donc.

Pour ça, faudrait qu'il bosse.

"What we have today is a generation of people that have been raised believing in Evolution, which says rights come from the government.", Kent Hovind

Re: Les primaires du PS

Nick Carraway a écrit:
Nicolas Sarkozy a écrit:

«La Ve République ne peut être l'otage des partis politiques»

Magiquement hypocrite.

J'en ai une autre pas mal :

Martine Aubry a écrit:

"La droite n'aime pas la démocratie".

Qu'il est loin le 21 novembre 2008...

À la recherche de la phrase qui tue.

"Je viens du sud, et par tous les chemins, j'y reviens" Michel Sardou puis Chimène Badi

105

Re: Les primaires du PS

Le senat américain vient de voter une taxe sur les importations chinoises pour protester contre la sous evaluation du yuan. Ca donne du grain à moudre à Arnaud Montebourg et montre que l'idée d'une réciprocité à imposer aux dumping monetaire fiscal social et environnemental est loin d'être extremiste et parait au contraire être très approprié. Seul probleme que n'ont pas nos amis américains, mettre la commission et les Etats membres d'accord sur cette stratégie.

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Re: Les primaires du PS

Greg a écrit:

"Malgré le pilonnage médiatique, le résultat est loin de ce qui était annoncé" (Nicolas Sarkozy de Naguy-Bösca, pilier de comptoir).

C'est pas l'extrême droite qui tente de découvrir l'étranger derrière le national, d'habitude ?

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Re: Les primaires du PS

une tutelle des banques sans que ça coûte aux contribuables. C'est ce qu'ont fait les bolcheviks en 1917. Je ne sais pas si vous voyez l'état psychologique d'une partie de la gauche française !

Copé.
Ou comment adjoindre à une grosse dose de suffisance une bonne louche d'inculture.

Re: Les primaires du PS

NVVL a écrit:

une tutelle des banques sans que ça coûte aux contribuables. C'est ce qu'ont fait les bolcheviks en 1917. Je ne sais pas si vous voyez l'état psychologique d'une partie de la gauche française !

Copé.
Ou comment adjoindre à une grosse dose de suffisance une bonne louche d'inculture.

Mettre sous tutelle sans dédommager, c'est pas une expropriation?

Après, le débat est de plus en plus pathétique entre la référence au bolchevique au couteau entre les dents, la droite qui n'aime pas la démocratie (et qui mange les enfants...), l'accusation de trahison de l'esprit de Mongénéral mort depuis 40 ans et les petites phrases assassines entre Martine et François, ça nuit franchement au débat et au projet des candidats.

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

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Re: Les primaires du PS

Pour rester sur cette analyse des primaires, un article un peu long mais intéressant :

Nonfiction a écrit:

"La démocratie ne se réduit pas au vote." Entretien sur les primaires, avec Rémi Lefebvre

Nonfiction.fr- Votre livre Les Primaires socialistes. La fin du parti militant (Raisons d'Agir, 2011) est à la fois le fruit de vos recherches (dans le prolongement de La société des socialistes (éditions du Croquant, 2006, avec Frédéric Sawicki) et une charge contre l'unanimisme politique et médiatique autour de l'idée d'organiser des primaires. Votre volonté est-elle de jeter un pavé dans la mare ?

Rémi Lefebvre- L'ouvrage a été rédigé en trois mois, après une longue réflexion, alors qu'on parlait assez peu des primaires. A l'époque, il n'y avait pas de consensus sur l'opportunité des primaires aussi marqué qu'aujourd'hui.

Il y a toujours un décalage entre le moment où un livre est produit et le moment où il est reçu. Ce qui m'étonne aujourd'hui, c'est le très fort consensus dans l'espace public, chez les journalistes, pour dire que les primaires constituent une démocratisation du système politique. Ce consensus est lié au fait que le PS a très bien maîtrisé le processus et qu'il va lui apporter un bénéfice politique à court terme, ce que je ne nie pas du tout. La très forte mobilisation citoyenne constitue aussi bien sûr un élément important à prendre en compte même si les sympathisants ont peut être moins légitimé la nouvelle procédure que marqué une opposition au président Sarkozy. Mon propos n'est pas de dire que ces primaires ne donnent pas un nouveau droit aux citoyens, ne constituent pas une importante dynamique pré-électorale, ne provoquent pas un moment de politisation important dans la vie politique française. Mon point de vue est de me demander ce que révèlent les primaires de la vie politique et de m'intéresser aux effets à long terme de cette nouvelle procédure. De quelle démocratie les primaires sont-elles le nom ?

Dans cet essai, je veux montrer que les primaires s'inscrivent dans une tendance de fond des démocraties, liée à la personnalisation et au poids des sondages et que les primaires vont accélérer ce processus. Mon propos n'est pas de prendre à rebrousse-poil l'opinion dominante, mon livre s'inscrit en effet dans la continuité de mes recherches, et en particulier de La société des socialistes. A un moment donné, c'est la décomposition du PS comme parti qui a fait que les primaires ont été considérées comme la seule option envisageable. C’est ma thèse centrale.

Mon propos n'est pas non plus de dire que c'était mieux avant mais de dire que c'est parce que le PS n'a pas réussi à se rénover que les primaires sont apparues comme la seule solution avec ses avantages à court terme.

Nonfiction.fr- Vous rejetez dans votre ouvrage la surenchère présidentialiste que constitue à vos yeux le recours à des primaires pour les socialistes. Mais n'est-elle pas l'évolution logique d'une gauche, qui, d'abord hostile à la Ve République (dans la lignée de Pierre Mendès France et du Coup d'Etat permanent de François Mitterrand), s'est ralliée progressivement (comme l'explique avec brio Paul Alliès dans son ouvrage Le grand renoncement, Textuel, 2007) à l'élection du président de la République au suffrage universel, notamment à la faveur de l'inversion du calendrier (les législatives après la présidentielle) décidée par le gouvernement de Lionel Jospin avant 2002 ?

Rémi Lefebvre- On est dans une continuité qui s'aggrave ! Le PS avait traditionnellement une tradition critique vis-à-vis des institutions, qui concentraient excessivement le pouvoir, qui n'étaient pas assez parlementaires et qui infantilisaient le débat public en considérant que toute la vie politique devaient s'organiser autour de l'élection présidentielle. Les primaires infantilisent encore un peu plus la vie politique, encore un peu plus polarisée sur des enjeux de personnes, le mythe de l'homme providentiel. Le PS pourrait maintenir une lecture critique des institutions mais, avec les primaires, il a abdiqué puisque non seulement il accepte les institutions mais en plus il renforce leurs effets les plus pervers...

Parmi les critiques adressées à mon ouvrage, je suis très étonné que, sur cet aspect, personne ne m'ait répondu. Il est évident que les primaires renforcent la personnalisation. Mais de là à dire que c'est inéluctable... Je me méfie de ce discours de gauche qui tombe dans une sorte de fatalisme institutionnel (de même qu'il existe un fatalisme économique). Le rôle de la gauche doit être de subvertir au moins ces règles du jeu institutionnel et non pas d'offrir, avec les primaires, une présidentielle "au carré", c'est-à-dire redoublée...

Vous évoquez le livre de Paul Alliès, que je trouve extrêmement intéressant mais ce qui m'étonne, c'est qu'il puisse écrire cet ouvrage et en même temps défendre, comme il l'a fait aussi fermement, les primaires ! C'est une antinomie...

Fondamentalement, je pense que le projet de VIe République d'Arnaud Montebourg, qui a fait une très bonne campagne dans cette primaire, est incompatible avec l'idée des primaires, qui créent une centralité renforcée de l'élection présidentielle dans la vie politique.

Nonfiction.fr- En quoi pensez-vous que le recours au vote des "sympathisants"– et non plus seulement aux militants, comme en 2006 ou en 1995 – ne constitue pas forcément, comme le claironnent beaucoup de socialistes, une "avancée démocratique" ? En quoi cela constitue-t-il ce que vous appelez "l'échec de la rénovation" du PS (un parti qui, rappelons-le, n'a jamais été un parti de masse, au contraire du PCF, mais plutôt un parti de notables et, de plus en plus, un parti d'élus locaux) ?

Rémi Lefebvre- Pour moi, la démocratie ne se réduit pas au vote. La démocratie, ce sont aussi des corps intermédiaires politiques qui structurent le débat politique par des visions du monde, des programmes, une offre idéologique etc. Donc penser que les primaires sont plus démocratiques parce qu'elles font plus voter les électeurs me paraît excessivement réducteur. C'est très clairement en contradiction avec toute la réflexion sur la démocratie participative, qui démontre la trop grande centralité du vote. Les primaires sont une mauvaise réponse à un vrai problème, qui est l'affaiblissement des partis politiques.

Comme vous le dites, il est évident que le PS n'a jamais été un parti de masse, même si cela était son idéal dans les années 70, mais il est de plus en plus un parti de notables, de professionnels de la politique, de salariés de collectivités locales, d'élus, avec peu de militants, qui sont souvent des enseignants, des retraités, avec peu de débats intellectuels... C'est justement parce qu'il a renoncé à être un parti militant que la question des primaires s'est posée.

Mais le PS a-t-il véritablement voulu être autre chose que le parti qu'il est aujourd'hui ? Pour moi, non, c'est un parti qui ne veut pas se rénover. Les élus ne veulent pas de militants, les élus veulent que le PS soit essentiellement un club de notables. Ils s’accommodent ainsi très bien de la primaire qui ne remet pas en cause leurs positions.

Or, pour moi, la gauche a besoin de partis politiques pour politiser durablement la société – et non simplement sur un moment comme les primaires –, pour encadrer les quartiers populaires. Pour cela, la gauche a besoin de militants et je pense que les primaires affaiblissent les militants car elles leur retirent un pouvoir en mettant sur le même plan que leur action quotidienne l'opinion des sympathisants... Cela ne veut pas dire que je méprise l'électeur mais c'est tout de même un pas vers la démocratie sondagière. Ce sont les électeurs qui in fine tranchent à l’élection présidentielle qui comporte en plus deux tours (ce qui n’est pas le cas aux Etats-Unis ou aux législatives anglaises).

Nonfiction.fr- Au fond, êtes-vous un nostalgique du militantisme "à l'ancienne", au sein des sections et des fédérations ?

Rémi Lefebvre- Je n'ai pas de nostalgie d'un parti qui n'a pas existé mais le PS n'a pas réussi à se réinventer comme parti et cela a fini par installer la fatalité des primaires. Or, je pense que la figure du militant est indispensable à la gauche. C'est un truisme de le dire mais l'opinion n'est pas spontanément de gauche, les ouvriers n'ont jamais été spontanément de gauche, tout cela est le fruit d'un travail de politisation, de "conscientisation". Le mot peut paraître désuet et archaïque mais je pense qu'il y a aujourd'hui un problème de dépolitisation des catégories populaires. Le fait que des militants contribuent à les politiser et leur fassent prendre conscience que leurs souffrances sont le produit d'un système économique, je trouve qu'il s'agit de quelque chose qui n'est certainement pas archaïque et anachronique pour la gauche.

Nonfiction.fr- Qui va mener ce travail, sans les militants ?

Rémi Lefebvre- On voit bien que la société médiatique aboutit à une tendance au populisme, à la dépolitisation, à la personnalisation et qu'il faut trouver de nouveaux moyens d'encadrer la société sur un plan politique. Je suis donc pour une réinvention du militantisme et on ne peut pas dire qu'aujourd'hui, c'est la fin du militantisme.

Le problème est qu'aujourd'hui le PS n'est pas du tout attractif pour les militants car il est replié sur des luttes de personnes... Si le PS avait mené une vraie démocratie participative interne, s'il avait limité la professionnalisation politique en interne en limitant le cumul des mandats, il attirerait des militants qui, au sein de la société civile de gauche, sont prêts à s'engager.

Aux primaires vote avant tout une population urbaine, diplômée, "bobo", donc il ne s'agit pas de la meilleure méthode, selon moi, pour reconquérir les catégories populaires car cela supposerait un travail politique plus durable. Or il s'agit là d'un des enjeux de l'élection présidentielle à venir. Le PS ne gagnera pas contrairement à ce que prétend Terra Nova sans les catégories populaires.

Nonfiction.fr- En quoi les primaires socialistes sont-elles le résultat d'une soumission de la classe politique aux sondages et aux médias ?

Rémi Lefebvre- Le rapport des primaires aux sondages est complexe. On pourrait dire a priori que les primaires sont une solution pour limiter la démocratie d'opinion car, concrètement, ce ne sont pas les sondages qui s'expriment, ce sont les électeurs. Donc on pourrait croire que les primaires viennent démentir le poids des sondages. D'autre part, quand les primaires étaient fermées, les sondages étaient déjà dominants, on l'a vu en 2006 avec l'élection de Ségolène Royal, qui avait été choisie parce que c'était la meilleure candidate au vu des sondages.

Mon propos n'est donc pas de dire qu'auparavant il n'y avait pas de démocratie d'opinion et qu'il y en a désormais. Mais les primaires ont tendance à renforcer la démocratie d'opinion et les sondages parce qu'elles personnalisent la vie politique, qu'elles réduisent de plus en plus la vie politique à une lutte de personnes, qui, dans l'arène médiatique, devient une course de chevaux ! Plus la vie politique est centrée autour des personnalités, plus le poids des sondages est important.

Il y a de plus en plus de sondages avec la primaire, qui d'ailleurs est une affaire économiquement très intéressante pour les instituts de sondages, et les médias se focalisent sur la personne la plus élevée dans les sondages – on le voit avec François Hollande.

Les débats dans cette primaire ont été très intéressants mais finalement de quoi parlent les médias ? Essentiellement de la course de chevaux, du fait que Hollande devance Aubry, à qui on demande pourquoi elle est deuxième... Les primaires participent d'une tendance à l'appauvrissement du débat politique, trop centré sur les personnes et la communication politique.

Quant aux sondages, je pense que la Commission nationale des sondages ne joue pas son rôle car des sondages publiés dans cette primaire ont été absolument honteux sur le plan méthodologique car il sont faits sur des échantillons extrêmement réduits, alors qu'on ne sait pas qui va voter... Les instituts devraient s'abstenir de faire des sondages sur la primaire mais ils ne peuvent pas s'empêcher d'en faire. Les sondages qu'ils publient sont donc de très mauvaise qualité et, pourtant, ils ont des effets politiques dans la mesure où les journalistes présentent Hollande comme le meilleur candidat. Les électeurs peuvent penser donc qu'il faut voter pour lui car c'est le mieux placé pour battre Sarkozy... Prophétie autoréalisatrice… Le choix des électeurs se fait donc en partie par des sondages qui sont favorisés par la primaire.

Nonfiction.fr- L'affaire DSK est-elle devenue selon vous une chance – en créant davantage de suspense – ou un fardeau pour les socialistes, dans le cadre des primaires ?

Rémi Lefebvre- J'observe que depuis son intervention au journal télévisé, l'affaire DSK a peu pesé sur les débats. La stratégie de DSK, avant que l'affaire judiciaire vienne l'en empêcher, était justement de jouer la sélection sondagière, qu'on le présente comme le candidat favori et que les primaires viennent ratifier le verdict des sondages. L'affaire elle-même n'a finalement pas été un fardeau pour les socialistes.

Nonfiction.fr- A-t-on raison de citer les exemples italien et américain pour défendre le principe des "primaires citoyennes" ?

Rémi Lefebvre- Les "entrepreneurs des primaires", comme je les appelle, – à commencer par Terra Nova – ont beaucoup instrumentalisé le succès des primaires avec Obama et ont plaidé pour leur importation.

Je pense que l'importation de ces techniques pose problème car, comme je l'explique dans mon livre, la primaire américaine vaut à la fois pour les démocrates et les républicains, les responsabilités sont donc partagées et, d'autre part, c'est une affaire d'argent. Surtout, les élections américaines sont à un tour... On ne peut donc pas plaquer l'exemple américain sur le cas français.

En Italie, là aussi c'est très différent. En 2005, la première primaire était une ratification avec beaucoup d'électeurs mais un seul candidat crédible, qui a bénéficié de beaucoup d'impulsion. Mais je rappelle que les primaires ne garantissent pas la victoire à la fin et que, globalement, en Italie, les primaires ont contribué à affaiblir considérablement les partis politiques et à dépolitiser le débat public.

Je ne suis pas cependant un partisan de la comparaison sauvage et ce n'est pas parce que cet effet a été prégnant en Italie qu'il le sera forcément en France.

Nonfiction.fr- Des primaires vous semblent-elles envisageables également pour des élections locales ? Que révèleraient-elles de l'évolution des partis en France ?

Rémi Lefebvre- C'est ce qui s'est passé en Italie, où les primaires se sont généralisées aux élections locales, dans un contexte un peu différent où le système politique n'est pas structuré de la même manière.

Les partisans des primaires développent l'idée, qui ne me semble pas insensée, qu'il y aurait un effet de contagion des primaires à l'ensemble des partis politiques et des niveaux institutionnels et qu'une fois l'idée de la primaire enclenchée, il sera difficile aux élus de ne pas généraliser ce système.

Je ne crois pas à cette hypothèse mais je pense au contraire que les élus ont été favorables aux primaires, dans la mesure où, comme je le dis dans mon essai, il s'agissait de "donner le change pour ne pas changer la donne", de lâcher du lest, de donner des signes de changement pour mieux maîtriser les investitures locales. Au PS, ce sont les élus qui contrôlent les militants beaucoup plus que les militants qui contrôlent les élus. Je ne crois donc pas à une diffusion des primaires aux échéances locales car les élus veulent conserver le pouvoir sur les investitures.

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Re: Les primaires du PS

Merci d'avoir relevé cet article.

Le PS avait traditionnellement une tradition critique vis-à-vis des institutions, qui concentraient excessivement le pouvoir, qui n'étaient pas assez parlementaires et qui infantilisaient le débat public en considérant que toute la vie politique devaient s'organiser autour de l'élection présidentielle. Les primaires infantilisent encore un peu plus la vie politique, encore un peu plus polarisée sur des enjeux de personnes, le mythe de l'homme providentiel. Le PS pourrait maintenir une lecture critique des institutions mais, avec les primaires, il a abdiqué puisque non seulement il accepte les institutions mais en plus il renforce leurs effets les plus pervers...
Parmi les critiques adressées à mon ouvrage, je suis très étonné que, sur cet aspect, personne ne m'ait répondu. Il est évident que les primaires renforcent la personnalisation. Mais de là à dire que c'est inéluctable... Je me méfie de ce discours de gauche qui tombe dans une sorte de fatalisme institutionnel (de même qu'il existe un fatalisme économique). Le rôle de la gauche doit être de subvertir au moins ces règles du jeu institutionnel et non pas d'offrir, avec les primaires, une présidentielle "au carré", c'est-à-dire redoublée...
Vous évoquez le livre de Paul Alliès, que je trouve extrêmement intéressant mais ce qui m'étonne, c'est qu'il puisse écrire cet ouvrage et en même temps défendre, comme il l'a fait aussi fermement, les primaires ! C'est une antinomie...
Fondamentalement, je pense que le projet de VIe République d'Arnaud Montebourg, qui a fait une très bonne campagne dans cette primaire, est incompatible avec l'idée des primaires, qui créent une centralité renforcée de l'élection présidentielle dans la vie politique.

Hum, je crois avoir justement tâché de répondre à la problématique posée par M. Lefebvre qui a écrit un ouvrage intéressant et utile mais discutable. Le fait que le PS allait mal et ait trouvé cette solution de renouveau qu'est la primaire pour se moderniser ne fait aucun doute. Que le vieux militantisme soit à bout de souffle non plus. Il est évident en revanche qu'il y a de nouveaux modes de participation et d'engagements politiques plus souples et plus adaptés aux temps modernes qui viennent rajeunir un peu les vieilles pratiques d'appareil. La nostalgie dont est emprunte à mon avis l'analyse de M. Lefebvre le regrette, soit. En ce qui me concerne, du haut de mes 10 ans de PS, je ne vais pas pleurer sur ce qui ne pouvait plus fonctionner comme avant.

Quant à Arnaud Montebourg - dont l'auteur relève comme moi le paradoxe du fait que le porteur du projet de VIème République soit l'initiateur de primaires qui adaptent le PS à la Vème République - sa force au sein du PS réside à mon sens justement dans cette dualité qui traverse l'ensemble de ce parti : très à gauche dans le discours, et très moderne dans la posture. Il incarne à la fois l'embourgeoisement et la modernisation des élites du PS (expliquant la nécessaire adaptation légerement retardée du PS à certaines exigences du monde et du système politique actuel), et l'aggravation de la situation économique, sociale et morale de la France qui exige des combats et des mesures fortes pour faire face aux défis du monde actuel (expliquant le gauchissement du discours). Cette dualité, jamais surmontée (devrait-elle l'être un jour ? je n'en suis pas sur) permet néanmoins le caractère tout à la fois ouvert et nuancé de la "ligne" socialiste contemporaine, où l'on sait qu'on ne peut pas et ne doit pas s'extraire de la réalité et que l'on ne peut pas et ne doit pas mentir aux Français dans l'élaboration de nos propositions.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Les primaires du PS

sabaidee a écrit:
NVVL a écrit:

une tutelle des banques sans que ça coûte aux contribuables. C'est ce qu'ont fait les bolcheviks en 1917. Je ne sais pas si vous voyez l'état psychologique d'une partie de la gauche française !

Copé.
Ou comment adjoindre à une grosse dose de suffisance une bonne louche d'inculture.

Mettre sous tutelle sans dédommager, c'est pas une expropriation?

Non. On appelle ça le droit administratif.

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Re: Les primaires du PS

"Il aurait pu y avoir méprise, je suis heureux de voir que personne n'était visé. Moi je ne veux pas d'une gauche dure. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Nous sortons de cinq ans de Présidence brutale, et nous voudrions une gauche dure ?"

DANS LES DENTS!

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Re: Les primaires du PS

fuck

un habitus de brave comptable

Re: Les primaires du PS

Hollande est un tueur.

A part ça, ce que je retiens du débat, c'est qu'Hollande a fait comprendre que s'il n'était pas désigné candidat, il ne mettrait pas en danger la victoire de la gauche. Aubry, à force de s'enfermer dans une posture de clivage (qui a été un coup d'épée dans l'eau), instille le doute quant à sa capacité à soutenir Hollande si elle ne rattrape pas son retard.

Je lubrifie les relations humaines.

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Re: Les primaires du PS

Nick Carraway a écrit:

Hollande est un tueur.

A part ça, ce que je retiens du débat, c'est qu'Hollande a fait comprendre que s'il n'était pas désigné candidat, il ne mettrait pas en danger la victoire de la gauche. Aubry, à force de s'enfermer dans une posture de clivage (qui a été un coup d'épée dans l'eau), instille le doute quant à sa capacité à soutenir Hollande si elle ne rattrape pas son retard.

Sa sortie d'aujourd'hui sur Hollande qui utiliserait des mots de droite témoigne d'un sectarisme hallucinant.

Si elle agit avec autant de rigidité, on peut avoir de sérieuses craintes sur sa gestion si elle était élue présidente.

Re: Les primaires du PS

Le débat d'hier soir a écrit:

MA : 60 000 fonctionnaires c’est donc 2,5 milliards, donc tu mets 2,5 milliards sur le budget ?
FH : A la fin de l’année.
MA : Et quand tu disais : « Je supprimerai le redoublement, ça coûte 2,5 milliards » ?
FH : Oui, le redoublement c’est 2,5 milliards à la fin du quinquennat.
MA : Alors, ça veut dire que tu souhaites créer 60 000 emplois qui coûtent 2,5 milliards, mais tu en supprimes à nouveau 60 000 puisque le redoublement c’est des profs en moins.

J'avoue que comme Martine Aubry, j'ai du mal à comprendre le raisonnement de François Hollande. Les économies qu'il va faire sur le redoublement, c'est bien sur les enseignants non ? Ces 2,5 milliards qu'il va économiser, ce sont des salaires de prof ?

Si c'est le cas, alors en effet il va supprimer 60 000 "ETP" pour en recréer 60 000. Donc il n'embauche pas, il ré-alloue.

Un Hollandiste pourrait-il m'expliquer "où est le loup" (cf. Martine Aubry ce matin sur RTL) ?

"Je viens du sud, et par tous les chemins, j'y reviens" Michel Sardou puis Chimène Badi

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Re: Les primaires du PS

Absolument : il réalloue.

Réallouer en créant des emplois sans détériorer l'équilibre budgétaire, c'est exactement sa stratégie.

En revanche, affirmer que supprimer le redoublement implique des suppressions de postes est juste... faux. Ce n'est pas parce qu'un budget de fonctionnement est réduit que cela implique des suppressions de postes. Le redoublement n'implique pas des postes spécifiques ; il alourdit la charge des postes existant, c'est tout différent, et sa suppression n'implique pas de suppressions de postes.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Les primaires du PS

Pour mesurer l'économie financière, je dirais qu’il raisonne en termes de coût annuel pour un élève. Supprimer le redoublement permet de diminuer ce coût annuel puisque les élèves restent moins longtemps dans le système éducatif (files d'attente réduite).

Après, le chiffrage – en termes d’économie de salaires – est difficile car l’impact au niveau d’un prof doit se mesurer en termes de classes (un contingent de 30 élèves) et non pas à un niveau individuel. Or, à ma connaissance, une classe ne contient pas que des redoublants. Je pense donc qu’il y a une approximation au niveau du raisonnement qui conduit à une estimation hasardeuse.

Re: Les primaires du PS

Duel Aubry / Hollande mercredi soir, quelques réflexions que m'a inspiré ce débat :

J’ai trouvé que MA s’était « vendue » de manière outrancière, avec excès. S’il s’était agit d’un entretien de recrutement, elle aurait été recalée sans l’ombre d’un doute (demandez à R. Descoings, il vous dira la même chose … tongue )

Vendre, se vendre c’est séduire et de ce point de vue là, elle n’a pas été séduisante bien au contraire.
Pour un poste (quel qu’il soit), il s’agit de montrer non pas uniquement son savoir-faire mais le candidat est également jugé sur sa personnalité, son savoir être . Et j’ai trouvé qu’elle en avait manqué.
Dans son discours elle a été cinglante, ferme, dure, voulant écraser son adversaire, les tacles ont été nombreux à l’encontre de FH.  Son état d’esprit était de convaincre les Français de sa « supériorité  opérationnelle »  pour le poste de Président (e), mais elle a  montré d’elle de l’autoritarisme, et une fermeté excessive, rappelant ainsi le défaut principal que l’on reproche à Sarkozy. Car la frontière est ténue entre dureté et poigne, il me semble.
De mon point de vue Hollande a été plus habile, a mieux joué cette partie, en tout cas plus finement, sa communication est apparue comme plus « travaillée ». Il n’a pas voulu se mettre sur la même ligne que MA et il s’est plus défendu des coups qu’elle lui a porté que donnant des coups lui-même. Je crois qu’il a bien fait de rester tel qu’il est, il n’est pas besoin d’être agressif pour montrer sa force et ses atouts. En tout cas, j’ai trouvé qu’il avait plus de « classe » morale qu’elle.

Conclusion : convaincre sans écraser l’autre, tout un art on dirait… wink

Enfin si les gens veulent remplacer NS, qu’ils essaient de le remplacer par quelqu’un qui ne lui ressemble pas ou tout au moins qui n’aurait pas ses défauts, ce serait un début de changement  non ? smile

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: Les primaires du PS

Montebourg votera Hollande: http://www.lemonde.fr/politique/article … 23448.html

Oui, Zaza, Aubry fait bien trop rigide et sectaire pour séduire. Sa sortie sur les mots de "droite" est pathétique: a-t-elle oublié que si elle devient présidente, elle sera la présidente des Français de gauche et de droite?

Enfin, c'est guère étonnant, Aubry traîne une réputation d'autoritarisme depuis qu'elle a été en charge du passage aux 35 heures, mais même lors de son passage chez Péchiney...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

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Re: Les primaires du PS

Tant pis pour eux et tant mieux pour les scores de JLM et Eva Joly au premier tour.

Sabaidee : Ce n'est pas du sectarisme, ça s'apelle être de gauche. Visiblement, c'est un peu trop osé d'avoir une idéologie de gauche quand on est candidat du PS en 2012.

J'ai retrouvé mes amis imaginaires sur copains d'avant

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Re: Les primaires du PS

Il est établi depuis longtemps que sabaidee a peur de toute femme qui a un minimum de force et d'intelligence.

un habitus de brave comptable

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Re: Les primaires du PS

Eden a écrit:

Visiblement, c'est un peu trop osé d'avoir une idéologie de gauche quand on est candidat du PS en 2012.

On est devenu la gauche complexée. Je donne pas cher de FH une fois aux responsabilités...

"What we have today is a generation of people that have been raised believing in Evolution, which says rights come from the government.", Kent Hovind

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Re: Les primaires du PS

Zaza a écrit:

J’ai trouvé que MA s’était « vendue » de manière outrancière, avec excès. S’il s’était agit d’un entretien de recrutement, elle aurait été recalée sans l’ombre d’un doute

Je t'assure que non. Demande au GAN.

Re: Les primaires du PS

Broz a écrit:

Il est établi depuis longtemps que sabaidee a peur de toute femme qui a un minimum de force et d'intelligence.

Tu crois que c'est pour ça que je me réveille brusquement la nuit en sueur après avoir rêvé de la face grimaçante d'une Martine Aubry équipée d'un sécateur?

Après, faut arrêter, Aubry c'est pas Rosa Luxemburg. Elle est alliée localement au MODEM. Mais surtout, elle a été membre d'un gouvernement Jospin qui n'a pas collectivisé l'économie et qui même été particulièrement "privatiseur". Elle n'a pas été non plus particulièrement été "de gauche" lors de son passage chez Péchiney, où elle est devenue la meilleure copine de Jean Gandois, l'ex du CNPF (l'ancêtre du MEDEF).

Fondamentalement, elle fera face aux mêmes contraintes économiques que Hollande, donc à mon sens, ce positionnement "de gauche" relève plus de la posture électorale que de convictions.

Quant à son sectarisme ou à sa rigidité, il me semble assez significatif qu'aucun des candidats des primaires - qui l'ont pratiquée - ne l'ait rejointe. Les syndicats qui ont eu affaire à elle lors du passage aux 35 heures ou lors des CE de Péchiney ne semblent pas dire autre chose d'ailleurs.

Enfin, avec un PS, une UMP et un FN qui feront probablement 15 à 20 % des voix, une extrême gauche et EELV à peu près au même niveau, c'est bien au centre (orphelin de Boorloo et avec un MODEM fortement diminué) que le PS sera en mesure d'assurer sa participation au second tour.

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

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Re: Les primaires du PS

Je te trouve bien défensif.

un habitus de brave comptable

Re: Les primaires du PS

Broz a écrit:

Je te trouve bien défensif.

La peur de la castration, évidemment.  smile

PS: dois-je m'allonger sur ce sofa?

Last edited by sabaidee (14-10-2011 13:05:36)

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

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Re: Les primaires du PS

De toutes les façons, on s'en fout de la primaire. Le prochain président sera bousculé par la rigueur puis renversé par les indignés. Notez le caractère visionnaire de ce post.

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Re: Les primaires du PS

Un flan renversé reste un flan, non ?

"What we have today is a generation of people that have been raised believing in Evolution, which says rights come from the government.", Kent Hovind

130

Re: Les primaires du PS

http://www.auservicedelevenement.fr/blog/wp-content/uploads/2011/03/ryanair1.jpg

Nous vous emmenons loin.

Re: Les primaires du PS

sabaidee a écrit:

Montebourg votera Hollande: http://www.lemonde.fr/politique/article … 23448.html

Sa sortie sur les mots de "droite" est pathétique: a-t-elle oublié que si elle devient présidente, elle sera la présidente des Français de gauche et de droite?

excellent, bien vu !  wink

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

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Re: Les primaires du PS

A-t-on des chiffres (1er tour) et des estimations (2ème tour) sur le vote des seuls militants PS ? Hollande n'est-il pas avantagé par ce système de primaires ouvertes (électorat de centre-gauche et centriste davantage mobilisé que la gauche de la gauche ?

Re: Les primaires du PS

Milgram a écrit:

électorat de centre-gauche et centriste davantage mobilisé que la gauche de la gauche

Sur quoi te bases-tu pour avancer cela? Les 17% de Montebourg ne sont pas particulièrement centristes.

Apparemment, les "bobos" des grandes villes ont plutôt voté Aubry, l'Est ex-industrialisé pour Montebourg et les villes moyennes pour Hollande.

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

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Re: Les primaires du PS

C'était une question justement. Et ma remarque d'après valait surtout pour le second tour, où oui une mobilisation de l'électorat de centre-gauche/centriste plus élevée que celui de la gauche de la gauche est probable.

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Re: Les primaires du PS

Et une part non négligeable des 17% n'ira sans doute pas se déplacer dimanche ou votera blanc.

Re: Les primaires du PS

Milgram a écrit:

C'était une question justement. Et ma remarque d'après valait surtout pour le second tour, où oui une mobilisation de l'électorat de centre-gauche/centriste plus élevée que celui de la gauche de la gauche est probable.

C'est pas certain. L'électorat centriste peut aussi considérer que c'est plié et que c'est pas la peine de se déplacer. D'autant qu'il devrait faire beau ce week-end...

Quant aux 17%, ils représentent à peu près les 18% du NPS d'Hamon (l'aile gauche) et rien ne dit qu'ils vont se démobiliser, d'autant que ce sera serré entre Hollande et Aubry.

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

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Re: Les primaires du PS

Après avoir retrouvée une liberté de parole, quelle sera donc la différence entre Aubry et Hollande?

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Re: Les primaires du PS

osef4 a écrit:

De toutes les façons, on s'en fout de la primaire. Le prochain président sera bousculé par la rigueur puis renversé par les indignés. Notez le caractère visionnaire de ce post.

Porté par la peur du déclassement puis soutenu par le puritanisme des classes moyennes.

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Re: Les primaires du PS

Je trouve son "explication" sublime :

Le Figaro - AFP a écrit:

Primaire: Quilès réagit trop tôt

L'ancien ministre socialiste Paul Quilès, ex-directeur de campagne de François Mitterrand en 1981 et soutien de Martine Aubry, a commenté par erreur l'élection de François Hollande. A 16h40, soit plus de deux heures avant la clôture du scrutin, suite à une erreur de manipulation de son ordinateur, il a envoyé par mégarde un communiqué prévu pour ce soir, intitulé "La responsabilité de François Hollande".

"C'est un bug", a déclaré Paul Quilès. "J'avais préparé deux communiqués à l'avance, l'un en cas de victoire de Martine Aubry, l'autre au cas où François Hollande serait élu. Mais la batterie de mon ordinateur s'est brutalement déchargée et le message de François Hollande est parti mystérieusement", a-t-il expliqué.

"Il est incontestable que l’indication fournie par les sondages du "mieux placé pour battre Sarkozy" a pesé lourd dans la décision des électeurs", écrit-il, soulignant "l'utilisation abusive" des enquêtes d'opinion. Et d'apporter un soutien très mesuré à François Hollande, qui "a maintenant la responsabilité de faire la preuve qu’il est bien celui qui pourra l’emporter le 6 mai 2012". "Pour cela, il va lui falloir très vite prouver qu’il sait vraiment rassembler, non seulement ses amis et ses nouveaux ralliés, mais aussi les socialistes et ensuite l’ensemble de la gauche", écrit encore Paul Quilès.

"In heaven, everything is fine." (the Lady in the Radiator)
"You'd never guess...There was a fish... in the percolator."
"I like to remember things my own way... not necessarily the way they happened."

140

Re: Les primaires du PS

Les ordinateurs ne fonctionnent pas comme ça.

un habitus de brave comptable

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Re: Les primaires du PS

Le Figaro a écrit:

Hollande en tête selon les premiers résultats partiels donnés par le PS

Selon les premiers résultats partiels donnés par le Parti socialiste sur le site de la primaire, François Hollande est en tête du second tour avec 56,81% contre 43,19% pour sa rivale, Martine Aubry. Cette première estimation s'appuye sur un échantillon de 926 bureaux de vote, sur un total de 9425, et sur la base de 126.450 votants.

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Re: Les primaires du PS

Y a que moi qui trouve que le(s) discours de Hollande est/sont insupportable(s) à écouter tant il hache toutes les phrases et tous les mots ?

Last edited by Arken (17-10-2011 00:56:47)

Re: Les primaires du PS

Arken a écrit:

Y a que moi qui trouve que le(s) discours de Hollande est/sont insupportable(s) à écouter tant il hache toutes les phrases et tous les mots ?

Il essaie de concurrencer Yves Lecoq pour les imitations de Mitterrand, mais il en est encore loin.

Je lubrifie les relations humaines.

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Re: Les primaires du PS

C’est maintenant que tout commence.

Nous avons la chance de pouvoir réussir une nouvelle alternance, après 17 ans d'une Présidence de droite, dont les absences successives de visions d'ensemble et de stratégies effectives de "locomotion" de l'économie nous ont conduit dans la situation où nous sommes actuellement. Ces primaires ont créé une dynamique très favorable sur le terrain, et peuvent permettre à une gauche moderne, intelligente et sincère de gagner la bataille des esprits et des coeurs dans un peu plus de 6 mois.

Quant à son élocution, hum, notez qu'avant, on le critiquait parce qu'il "érodait" les mots (il disait "sociaïs" au lieu de socialiste par exemple). Il a travaillé ce petit défaut, et aujourd'hui, il ne hache pas, il ar-ti-cule.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Les primaires du PS

Pas d'analyse électorale des résultats ? (Un truc objectif hein et non pas engagé comme le post précédent).