Topic: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Alors que Danielle Bousquet, députée socialiste va bientôt rendre un rapport de mission parlementaire sur la prostitution, Roselyne Bachelot appelle à une pénalisation de la prostitution qui s'oriente sur le client, conclusion qui sera normalement proposée dans ce rapport. Une opération de surenchère pudibonde pointe son nez à l'horizon. Bachelot va essayer de se refaire une image dans un pathos de fermeté face aux méchants qui usent des services du plus vieux métier du monde.

Danielle Bousquet veut pénaliser le client
1 mars 2011

Présidente de la mission parlementaire contre la prostitution et la traite des personnes, la députée briochine Danielle Bousquet (PS) souhaite que la France pénalise les clients. Et non plus les prostituées.


Vous revenez du plus grand sexodrome d'Europe à La Jonquera, en Espagne. Qu'y avez-vous vu?
«Là-bas, on est dans le glauque et le sordide. Il y a deux bordels. Le premier avec environ 200 jeunes femmes et le second avec une centaine. Et il y en a 5 ou 6 autres sur la route de Barcelone, avec à chaque fois entre 40 ou 80 prostituées. Ces lieux, qui ont le statut d'hôtel, sont ouverts de 17h à 5h et en continu le week-end. Aux abords de ces bordels, d'autres jeunes femmes, très jeunes se prostituent à des tarifs moins élevés. Bien souvent, elles louent les cabines des routiers stationnés sur le bord de la route. Il faut aussi savoir qu'à La Jonquera, 90% des clients sont des Français qui viennent de Perpignan jusqu'à Marseille».

Dans le cadre de la mission parlementaire, vous êtes aussi allée en Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas... Qu'avez-vous observé?
«Le constat, c'est qu'à chaque fois que la prostitution est organisée par les pouvoirs publics, il y a un afflux de prostituées venant de pays pauvres. À chaque fois qu'on autorise, légalise ou organise le système prostitutionnel, on ouvre grand la porte au trafic d'êtres humains. À l'inverse, dans les quelques pays considérant que la prostitution est une atteinte au droit de la personne, la traite est limitée».

Comment s'organise la prostitution en France aujourd'hui?
«La police estime qu'il y a 20.000 prostituées en France, contre 400.000 en Espagne ou en Allemagne. Aujourd'hui, du fait de la loi sur le racolage passif de 2003, elles sont très peu sur les trottoirs, mais beaucoup sur Internet, puis dans des hôtels et dans des salons de massage. Tout est organisé par les mafias. Elles sont prises en charge et tournent dans les villes en y restant que quelques jours à chaque fois».

D'où viennent ces prostitués?
«Pour au moins 80% d'entre elles, de pays étrangers pauvres. Souvent d'Europe de l'Est ou d'Afrique. On leur fait miroiter un travail, on menace leurs familles restées sur place et on les oblige à rembourser des sommes qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros».

Comment souhaitez-vous voir évoluer la loi ?
«Le client est à l'origine du système et de la traite de la personne. C'est ça la réalité objective. Ce que je souhaite, c'est mettre le client face à ses responsabilités. Notre solution, c'est d'éduquer les jeunes. Fin mars-début avril nous rendrons notre rapport dans lequel nous préconiserons la mise en place d'une législation dissuasive, pour être éducative. L'idée, c'est de dire: ? Non, on n'achète pas le corps de quelqu'un d'autre. Si on le fait, on risque une amende?».

Le modèle suédois est intéressant, mais il découle d'une mentalité protestante un brin puritaine et aseptisée.

Il est certain que parler des trucs les plus sordides de la prostitution (la Jonquera) pour jouer sur l'émotion est facile dans le cas du débat sur la prostitution où il y a évidemment des situations dégoûtantes. Et des filières illégales.

La lutte contre le racolage passif avait été une marotte de Nicoals Sarkozy Ministre de l'Intérieur, qui lui avait permis de se construire cette image de fermeté en matière de sécurité, "pour débarrasser nos concitoyens des bordels à l'air libre".

Cette question de la prostitution est un grand bal d'hypocrisie : stigmatisée pour se donner une parure morale (à gauche) ou une image de fermeté (à droite), la prostitution est un évacuateur de tensions sociales que personne n'envisage sérieusement d'éradiquer, mais sur lequel on compte augmenter le produit des amendes ! Et en plus, ça fait parler dans les médias !

Deux français sur trois sont favorables à la réouverture des maisons closes. Et il est vrai que cela permettrait de mettre un terme aux réseaux de prostitutions mafieux ou des filières de traite des femmes. Mais je suis désolé, à chaque fois que l'on a voulu pénaliser la prostitution, ce sont les prostituées légales, déclarées, qui en sont les premières victimes. Leur vie n'est déjà pas facile mais élections présidentielles approchant, et vu que tout le monde semble en avoir ras le bol de l'islamophobie de l'ump, on a trouvé le nouvel ennemi : pinpin la pipine qui va tirer son coup au bois quand il en peut plus.

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Last edited by Angoulmoise (30-03-2011 14:28:09)

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Angoulmoise a écrit:

la prostitution est un évacuateur de tensions sociales

Haha, l´image employée est audacieuse : on ne dit plus "se vider les couilles" mais "évacuer la tension sociale".

Angoulmoise a écrit:

pinpin la pipine qui va tirer son coup au bois quand il en peut plus.

De qui ? de la société ou de sa femme ?

Last edited by Monsieur Moyen (30-03-2011 14:32:14)

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Monsieur Moyen a écrit:
Angoulmoise a écrit:

la prostitution est un évacuateur de tensions sociales

Haha, l´image employée est audacieuse : on ne dit plus "se vider les couilles" mais "évacuer la tension sociale".

^^ <3

Monsieur Moyen a écrit:
Angoulmoise a écrit:

pinpin la pipine qui va tirer son coup au bois quand il en peut plus.

De qui ? de la société ou de sa femme ?

A chacun d'y répondre  roll

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Et nous, les singes bonobos, on fait quoi ? On évacue la tension animale ?

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Tiens, tiens, le temps du "client est roi" touche à sa fin. Nouvelle brèche dans le capitalisme.

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Ca m'ennuierait beaucoup si mes clientes devaient se trouver inquiétées par la loi.

Last edited by Broz (30-03-2011 16:46:34)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Sandra, candidate FN et escort girl est opposée à cette criminalisation d'une activité comme une autre.

http://www.lepharedunkerquois.fr/actual … t-es.shtml

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Je suis prêt à financer les études de nos chères 1ères et 2èmes années moyennant quelques libéralités.

V'nez voir papa, mesdemoiselles.

Je lubrifie les relations humaines.

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Nick Carraway a écrit:

Je suis prêt à financer les études de nos chères 1ères et 2èmes années moyennant quelques libéralités.

V'nez voir papa, mesdemoiselles.

Tu laisses tomber la sortie des classes et les sacs de bonbons ? Tu t´assagis Nique, c´est bien.

Last edited by Monsieur Moyen (30-03-2011 17:35:32)

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Bonjour à tous,
Pour être sérieux, et loin de toute idéologie puritaine oui antipuritaine, il faut commencer par faire un constat.
C'est depuis que le monde est monde que la prostitution existe et ceci sous toutes les latitudes. Il n'y a pas au monde un seul pays ( mais non, même pas la Suède), ni à travers les millénaires, et sous quelque latitude que ce soit,  un seul exemple de loi qui ait pu mettre fin à la prostitution.
Les différentes interdictions dans certains pays n'aboutissent qu'à un seul résultat : cela continue mais de façon plus discrète.
Ceci d'ailleurs ne se cantonne pas du tout à la prostitution mais est valable aussi dans tous les autres domaines ou il existe un besoin.
Le premier exemple qui me vient en tête est celui de la prohibition (alcool), il y a bien des décennies, aux USA.
La loi a voulu interdire l'alcool. Le résultat a été très rapide : la pègre, et le crime organisé,  se sont immédiatement de ce marché juteux auquel aucune loi n'a pu mettre fin. Il a fallu se rendre à l'évidence après le développement de la mafia, bien des meurtres et la sécurité publique gravement mise en cause : relégaliser la vente d'alcool a été l'unique solution.
Un autre exemple, cette fois ci d'actualité, dans notre pays : le tabac.
On veut obliger les fumeurs à ne plus fumer. Ceci dit au passage, c'est pendant mon service militaire que j'ai pris l'habitude de fumer, les cartouches de cigarettes gratuites formaient l'essentiel de la solde de l'appelé. Et des dizaines d'années plus tard, je n'ai pas encore réussi a arrêter.
Et voilà que par des augmentations de prix gigantesques et des interdictions diverses, on  nous annonce que la consommation de cigarettes baisse puisqu'on en vend de moins en moins dans l'hexagone. Ce qu'on oublie de dire est que la contrebande de cigarettes n'a jamais été aussi prospère dans notre pays, que les fumeurs hésitent de moins en moins à faire des voyages d'approvisionnement dans les pays qui nous sont frontaliers, tandis que les fumeurs qui voyagent à l'étranger et qui respectent la limite d'une cartouche, deviennent des bêtes rares. Et ce ne sont pas 4 ou 5 douaniers de service à Roissy ou à Orly qui peuvent contrôler ces innombrables arrivées.
Il paraît donc bien évident que vouloir rendre impossible la prostitution ne pourra correspondre en fait qu'à la rendre encore plus discrète mais ne la fera en aucun cas diminuer.
Il y a, évidemment, plusieurs conséquences.
C'est la quasi prohibition de la prostitution dans notre pays qui a permis le développement du proxénétisme et le marchandage d'êtres humains. Plus quelque chose est illégal plus il faut des « organisateurs » pour dissimuler. Ceci entraîne des méthodes inacceptables qui ne peuvent pas se pratiquer dans des activités légales.
Par la nouvelle loi envisagée, on ne peut donc que développer ces méthodes et donc développer le trafic et rendre encore plus dangereuse leur activité pour les hommes et les femmes qui se prostituent.
Combien faudra t il de morts ou de mortes pour que les « bien pensants » qui, ceci soit dit au passage,  veulent s'occuper de légiférer sur les fesses des autres au lieu de s'occuper des leurs, se rendent compte des dégâts de leur position puritaine.
Et par dessus tout, on oublie un phénomène absolument fondamental : depuis la nuée des temps existent les MST sauf que depuis quelques décennies, une nouvelle MST ravageuse pour l'humanité entière a fait son apparition : le SIDA.
Or, tout doit être fait pour empêcher l'humanité de disparaître en raison du SIDA.
Propos exagérés direz vous ? Je ne crois pas. Il suffit de constater la terrifiante progression de cette maladie sur le continent africain pour voir ou nous allons. Et nous ne sommes plus au moyen âge : les hommes voyagent d'un bout de la planète à l'autre en quelques heures. Voir chaque année en quel délai la grippe se répand à travers le monde.
Or la prostitution constitue un vecteur important de la propagation du SIDA car il s'agit de la population la plus à risque.
Ce n'est plus l'heure de raisonner en puritain, car ce n'est pas ce qui sauvera le monde et j'ose même dire que les propos du Pape contre l'usage du préservatif sont même tout simplement criminels.
En conséquence, plutôt de de retrancher encore plus loin la prostitution dans la clandestinité et donc l'absence de tout contrôle sanitaire, il faut, bien au contraire, légaliser la prostitution de façon à contrôler l'état sanitaire des prostitués hommes ou femmes.
Dans ce cadre, il est clair que pour pouvoir exercer un contrôle sanitaire efficace, la réouverture des maisons closes est la meilleure solution.
Qui plus est, cela supprime les trafics car la volonté des personnes concernées peut alors aussi être contrôlée.
La prostitution exercée dans des lieux dédiés à cette activité permettra donc
de s'assurer de la volonté des personnes,
d'imposer le port du préservatif,
Trop d'ignorants pensent encore que les relations  bucco- génitales non protégées sont sans risque !!!! Grâce à un affichage obligatoire dans ces lieux, un progrès pourra être fait dans la prévention
d'imposer des conditions d'hygiène : changement systématique des draps (ou usage de rouleaux de papier), + douche obligatoire, avant et après, c'est à dire tout ce qui ne peut pas se faire au fond des bois. Même si ce n'est pas la panacée universelle, cela améliore sérieusement la prophylaxie,
de résoudre quasi complètement les problèmes de sécurité
de mettre fin au royaume de la mafia dans ce domaine
Et ce sont ces mêmes « pères la pudeur » ou « mères la pudeur » qui risquent, eux ou leurs proches, d'être touchés par le SIDA alors même qu'ils n'auront jamais eu de rapports sexuels avec des prostitué(e)s. Simplement la maladie se sera transmise en chaîne d'une personne à une autre et qu'à l'origine de la chaîne, il peut y avoir un ou une prostituée, car il s'agit bel et bien de la population la plus à risque en matière de MST.
Alors, avant de pondre des législations stupides, car elles ne mettront en aucun fin à la prostitution qui se développe à la vitesse grand V sur Internet, pensons plutôt aux questions de santé publique et à la santé de nos proches.

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Merci pour cet avis pertinent. Il nous manquait justement le témoignage d'un client régulier de la prostitution. Dans certains cas, je pense que l'avis de terrain vaut autant (sinon plus) que les théories conçues à distance.

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

raymond510 a écrit:

Bonjour à tous,
Trop d'ignorants pensent encore que les relations  bucco- génitales non protégées sont sans risque !!!! Grâce à un affichage obligatoire dans ces lieux, un progrès pourra être fait dans la prévention
d'imposer des conditions d'hygiène : changement systématique des draps (ou usage de rouleaux de papier), + douche obligatoire, avant et après, c'est à dire tout ce qui ne peut pas se faire au fond des bois. Même si ce n'est pas la panacée universelle, cela améliore sérieusement la prophylaxie

Je pense que vous parlez là principalement des maladies autres que le SIDA ?

Oder so ähnlich.

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Nous y voilà. Bachelot la frustrée (peu étonnant vu son poids !) se lance dans une horrible offensive pudibonde.

Ah le sexe, cette horreur. Ah ces hommes, ces dégoutants. Leur fantasme et leur libido les rend équivalent aux violeurs, ou aux pédophiles.

Il faut aller plus loin dans l'aseptisation sociale. On vous l'a dit, avec le sarkozysme, on vous interdira tout. Pour votre bien. Leur délirium tremens touchant bientôt à sa fin (encore 12 mois et 3 semaines), les frustrés de l'UMP, et leur accointance "féministes" autoproclamées veulent dorénavant bannir le sexe de la société.

Ahaaaa "LE CLIENT" ! qui va le défendre ? Personne.
La tête de l'Etat a besoin d'ennemis objectifs pour maintenir son emprise sur les esprits naïfs ou grégaires. Toujours. Et le sarkozysme a fait le tour de tous les méchant de la société avec sa trentaines de lois sécuritaires. Il fallait bien que ça tombe sur les "clients des prostituées" qui forment une classe à part, unifiée, uniforme. En tant qu'ennemi objectif, le "client de prostituée" est parfait. On ne sait pas bien où il est, il est partout et nulle part. Vous ne le croiserez pas dans la rue. MAis ce que l'on sait, c'est qu'il est pervers. On l'imagine à l'acte. Il n'est plus homme. Il est bête, tout porté vers l'esclavagisme d'une femme qui est sa victime, et vers son bout. En plein ébat, il a perdu sa dignité et aucune interaction normale n'est envisageable avec cet homme aux traits tirés par l'extase égoïste. On ne peut pas l'évoquer devant des enfants et cela caractérise un abaissement marqué de sa condition d'homme.

Alors, il constitue pour le pouvoir un ennemi objectif parfait. Celui dont on ne souhaite pas ouvrir la bouche pour le défendre. Le pourrait-on ? Non point.

Et pourtant, la liberté de cet homme, qui fera ce que l'humanité masculine entière a faite depuis des siècles et des millénaires, on va la détruire. Nous allons écraser par là même quelque chose qui fait la grandeur de l'humanité : la liberté, la transgression, le désir, la satisfaction du désir. Et ce frustré que l'on va interdire d'aller se décharger, on espère que l'on ne le retrouvera pas un jour à la une d'un fait divers. Lui qu'une pulsion que l'on va l’empêcher de satisfaire légalement risque plus tard d'aller commetre quelque chose de vraiment grave.


La droite et la gauche y sont favorable on vous le dit. Les cohortes de mal baisées qui s'entrecroisent les cuissent dans les Palais Républicains se mettront d'accord pour interdire la prostitution. Qui osera s'élever contre leur perversion sexuelle qui les amène à "acheter" un corps (si si, on vous le dit, ils "achètent" un corps comme on achète un esclave). C'est de l'escalavagisme !!! Ouiiiii ! De vrais tortionnaires. Ils ont des envies des pulsions. Comme les homosexuels, c'est "génétique". Alors il faut punir. Ceux qui s'envoient l'air dans les hôtels.

MAis les prostituées, elles, que l'on a pénalement condamnées il y a quelques années sous le Ministères Sarkozy, ce sont aujourd'hui des "victimes". Victimes de cette chose Ô combien honteuse qu'est le zizi d'un homme, et sa connexion cérébrale (sinon ça marche pas). Cette connexion affreuse liée à un certain nombre de neurones pervers. Cette perversion sexuelle qui concerne 100% des hommes et 100% des femmes, il faut la détruire. Vous n'aurez droit qu'au sexe marital. Papa maman et point à la ligne.

Les prostituées donc, sont consentantes, mais ce sont bien des victimes. C'est comme ça. Il nous faut des lois, plus de lois. Nous n'avons pas encore tout pénalisé. Trop manger ce n'est pas bien, Bachelot devrait le savoir. Il faudra pénaliser ceux qui mangent trop. TRop baiser aussi. Ca peut provoquer des maladies, il faudra bien un jour prendre vraiment à bras le corps le problème du sexe masculin. Regardez, hier encore, une femme a été violée. Il faudra pénaliser le sexe masculin. Qu'on leur coupe touis les couilles ! Plus de problème de viols ! Pénalisez le mal, le malin. La fête. C'est mal. Le sexe, c'est mal. L'alcool, c'est mal. Il faut éradiquer le mal. Aseptiser. Tout devra être propre et il n'y aura plus de lits tâchés. Ca fera des vacances aux femmes de ménages.

L'Eglise le dit, c'est un péché que de faire du sexe hors de l'objectif de féconder et de procréer. Et son émanation malade à la tête de l'Etat, ses ouailles dont certaines ou certains appartiennent à la secte internationale de l'Opus Dei veulent moraliser, pénaliser, écraser du pied géant de l'Etat les soufreteux du braquemard. Enfin, les écraser, c'est un bien grand mot ; les taxer au portefeuille et leur mettre la menace, s'il vous plait, de la prison, suffira pour cette fois.

Cette loi est la plus grande honte de cette République finissante et pourrissante.  Elle va mettre encore plus en difficulté les prostituées que l'on fait passer pour l'occasion pour des victimes en se parant des plus hautes prétentions morales. Le fait que l'UMPS soit d'accord sur cette mesure démontre bien encore une fois l'importance des liens qui unissent ces deux entités au sein de la franc-maçonnerie, et comment cette structure chapeaute la Ripoublique.

Le Peuple Français a voté pour ce gros tas de merde qu'est l'UMP, qu'il en chie jusqu'au bout ! Des crachats, c'est tout ce que méritent ces personnalités politiques en place. Des crachats et des giclées de sperme (gratuit) au visage contre ces étouffeurs de vies, ces tueurs d'existence, ces assassins du progrès, ces destructeurs de la Liberté.

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

C'est pas toi le moins dégoulinant de sexisme, dans l'histoire. Ja moitié de ton argument c'est littéralement "ahaha regardez la droite, tous mal baisés".

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Le problème c'est qu'il y a confusion entre moralité et légalité. Si on autorise la prostitution, le client a logiquement le droit de monnayer quelque relation sexuelle. Que cela soit moral est une autre histoire. Mais Roselyne confond tout là, zut. Si demain on interdit la vente de pommes, alors serait-il logique de punir le client ou les grandes surfaces continuant à les vendre? (Enfin, l'exemple de la pomme est nul, mais quand même, c'est très symbolique en l'espèce : la pomme, adam et Ève, le sexe, les prostiputes tout ça tout ça)

Plus sérieusement, je suis favorables à l'ouverture de maisons closes contrôlée smoyennant une éradication parallèle des réseaux de proxénétisme. Après, je ne saisis pas vraiment ce qui pose problème au gouvernement (et aux français) avec la prostitution : est-ce le fait de se prostituer en lui même (bouh la morale judéo-chrétienne) ou les inconvénients en amont et en aval de la prostitution?

Enfin, quant à l'argument pseudo sociologique qui consiste à dire que ce sont les pauvres malheureuses qui sont sommées de racoler, c'est hélas bien vrai, mais quoi! Si j'étais une jeune fille mignonne d'Europe de l'Est qui crève la dalle, croyez-moi, je serai bien contente de pouvoir gagner des sous, de quelque manière que ce soit. Aussi, je trouve l'argument sociologique complètement bidon. Ce n'est pas en prohibant la prostitution qu'on luttera contre ce type de "prostitution", mais en luttant contre les facteurs menant à la prostitution (mais ça n'est pas vraiment dans l'optique de l'UMP)

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Je vous livre telle quelle cette délicieuse tribune d'un homme libre.

Moi, Philippe Caubère, acteur, féministe, marié et «client de prostituées»
903 réactions

       
Je viens de lire dans le Libé du 1er avril (comme une sorte de mauvaise blague) qu’allait être déposée par Mme Roselyne Bachelot une proposition de loi visant à pénaliser les «clients de prostituées» d’une lourde peine s’inspirant du « modèle suédois », c’est à dire une amende (lourde aussi, j’imagine), plus 6 mois de prison. Cette proposition, je cite encore: « ne fait guère débat chez les parlementaires, à gauche comme à droite. Elle est soutenue par la plupart des associations féministes… etc ». C’est donc sous la bénédiction générale et dans le silence de tous qu’une telle abjection va s’abattre sur nous, - huit ans après celle qui, interdisant toute forme de racolage, consista à jeter dans la clandestinité, la précarité, la misère et l’enfer toutes les personnes se prostituant et au désespoir, ainsi que dans cet autre enfer, celui de leur solitude ou de leur propre couple, tous ceux qui profitaient de leur secours, de leur savoir, de leurs «services».

Au fait, quelle bénédiction ? Celle d’une église ? de toutes ? d’associations religieuses ou morales intégristes ? Pas du tout. Celle de l’état français impartial et laïque, toutes tendances politiques confondues, soutenu, pire du pire, par toutes les associations, -et là, je ne puis que mettre des guillemets, « féministes» ! Marié pour la deuxième fois, très proche encore et toujours de ma première femme, m’autorisant depuis toujours, amantes, amoureuses ou petites amies (avec tous les ennuis que ça implique…), acceptant naturellemment la réciproque (et les ennuis… etc), je ne représente pas vraiment le prototype du mec frustré, sexuellement ou sentimentalement. Je n’ai pourtant jamais cessé depuis l’âge de 24 ou 25 ans d’avoir des relations -et des rapports- avec des personnes se prostituant. Serait-ce que je serais doté -ou affligé- d’une sorte de libido hos-normes? Je ne le crois pas (hélas, pourrais-je rajouter…).

En revanche je sais que ce que je trouve avec une prostituée est une chose unique, que je ne trouverai jamais avec aucune autre personne, dans aucune relation dite « normale ». Il faut bien essayer, au moins de dire, sinon comprendre, pourquoi des hommes vont « voir les putes» avant de les punir. Non ? Ne pas vouloir les écouter, encore moins les entendre, se contenter de faire appel à la loi, à l’état, au législateur, je ne sais quoi de cet ordre-là, pour pouvoir plus vite et mieux les châtier, les sacquer, les humilier, c’est tout de même un acte d’une extrème indigence, d’une extrème pauvreté, d’une extrème lâcheté. Non ? J’ai vécu longtemps sous la coupe et la dictature d’une femme qui elle non plus ne voulait rien savoir, - ce n’était pas les putes à cette époque-là, c’était les femmes en général, le sexe en particulier.

Cette femme, cette pauvre femme, c’était ma mère. Intelligente, brillante, charmante, amoureuse, généreuse, féministe avant l’heure, elle nous apprenait, à ma sœur et à moi, que les femmes devaient être les égales des hommes, qu’elles devaient travailler, être indépendantes, ne pas dépendre d’un homme etc. Mais dès qu’il s’agissait de sexe et de plaisir, elle devenait folle, méchante, abrutie, assassine, moyen-âgeuse. Son discours, d’éclairé, progressiste et anticonformiste, surtout à l’époque, devenait obscurantiste, obscène et mortifère. Et j’ai dû, tout au long de ma longue, si longue adolescence en subir les effets, les tourments, le martyre. Penser que ce discours imbécile est devenu celui, officiel, du « féminisme» d’aujourd’hui, gauche et droite réunis (c’est rare) me stupéfie, me consterne et m’insupporte. Car le but que poursuit cette proposition de loi n’est pas, comme le prétendent cyniquement ceux qui l’ont initié ou celles qui le défendent, de mettre à l’abri les prostituées. Pour eux, ces femmes n’existent pas, réduites à une sorte de sous-race composée uniquement de «victimes», des hommes évidemment, souteneurs, violeurs et clients mis désormais sur le même plan.

Sans voix, sans parole, sans pensée ni jugement, on leur dénie tout autre droit que celui de se taire, se soumettre et rejoindre le camp des bien-pensants et ceux de redressement. Non, le but de cette loi n’est pas sûrement de défendre qui que ce soit -grossier mensonge !- mais bien de satisfaire les instincts du «bon» peuple, celui des électeurs, dans l’espoir bien entendu de pouvoir un jour, peut-être, obtenir leurs voix. Interdire, réprimer, ostraciser, humilier, frapper au plus intime, au plus secret, au plus fragile, dégrader enfin à travers le désir et le sexe, l’homme, la femme et en jouir. Et faire jouir. En toute tranquillité, toute bonne conscience. Voilà la vérité. J’avais de l’estime pour madame Bachelot. Mais je me souviens, comme d’une drôle d’histoire, d’un conflit qui l’avait opposé à un animateur de télévision qui, lors d’une soirée - où d’ailleurs, l’on se demandait un peu ce qu’elle foutait là… Que font les hommes ou femmes politiques dans de telles galères ?- s’était moqué de son rire, lui prêtant une connotation sexuelle. Sa réaction, très violente, dramatique même -elle était allée jusqu’à refuser les excuses publiques de cet animateur- m’avait paru compréhensible et légitime.

L’ayant vu l’autre soir à la télévision, les mâchoires serrées, le visage fermé, déclarer sa faveur pour ce texte répressif, dégradant, attentant de plein fouet aux libertés publiques, celle de se prostituer, comme celle de payer un service sexuel à un adulte consentant, j’ai pensé soudain que Laurent Ruquier avait du mettre le doigt (si j’ose dire…) sur un vrai problème. Que je connais. Ma mère avait le même. Il m’a fallu quelques années (et que je la joue dans de nombreux spectacles) pour le comprendre et l’assumer. Ma mère était une obsédée. Une vraie. Gravement perturbée, que sa frustration agitait parfois jusqu’à la démence, déclenchant en elle des accés d’une violence affreuse, castratrice et terriblement prédatrice. Pour ses enfants, pour son mari et surtout pour elle-même. Elle en a tout perdu, jusqu’à la vie.

Je n’ai pu non plus faire semblant de ne pas voir dans les féroces demi-sourires de ces quelques « féministes» de gauche déclarant sur ce même écran leur satisfaction au sujet de cette loi qui allait, je les cite « apprendre un peu aux hommes qu’on ne paye pas une femme pour lui faire l’amour» les symptomes de ce mal. Un roman parle de cela. Celui, admirable, de Christine Angot, Les petits. Encore que dans un roman on ne «parle» pas «de», on écrit et qu’il ne s’agit pas d’un témoignage mais d’un récit, elle décrit une chose secrète, taboue, presque inavouable : la violence des femmes. On parle beaucoup – quoiqu’encore pas assez, c’est l’un des plus graves problèmes de notre société – de celle qui leur est faite. Du coup, c’est terrible, on ne peut plus parler de ce que Christine Angot, avec un très grand courage -qu’elle paye aujourd’hui, comme autrefois Flaubert, devant les tribunaux- décrit sans pitié, avec la froideur et le savoir-faire d’un chirurgien de l’âme et de la société, la plaie la plus secrète, quelque part la plus abominable : la dégradation, la dérive et finalement la faillite d’un « féminisme» qui, s’inspirant du fameux «modèle suédois», -celui-là même qui permet à une journaliste adulte et responsable ayant accepté une relation sexuelle sans préservatif d’en faire envoyer l’auteur en prison- se consacre aujourd’hui à la pratique de cette nouvelle chasse à courre dont l’homme est le gibier, qu’il soit célèbre comme Julian Assanges, Bertrand Cantat ou Roman Polanski, ou inconnu (tel le soldat) comme moi, réduit que je suis désormais à ce statut pénal de «client de prostituées».

Donc, je m’explique : ce que j’ai trouvé et que je trouve encore au bout de tant d’années auprès des personnes qui ont choisi de louer (et sûrement pas de vendre) leur corps et leurs talents pour de l’argent n’a rien à voir avec ce qu’une relation dite « normale» peut offrir de bonheur, d’amour et de plaisir ; comme d’ailleurs de souffrance ou de désespoir. Car l’amour, le bonheur et le plaisir se paient cher, tout le monde le sait ; dans son cœur comme dans sa vie. Les livres, les films ou les pièces de théâtre - ces laboratoires, les seuls où cette matière humaine si complexe est décrite, autopsiée, parfois même comprise - en sont pleins. On s’en nourrit. Seule la relation sexuelle avec une personne qui demande de l’argent pour cela peut se prétendre et s’affirmer comme réellement gratuite. Si ce n’est cette somme d’argent, librement et ouvertement échangée, si faible d’ailleurs au regard du «service» rendu – et que je déteste cette formulation ! Le sentiment n’est pas forcément exclu de l’échange, mais mis à l’écart ; il ne fait pas partie de la transaction, il ne « compte » pas. Donc, la souffrance non plus.

Le ou la prostitué(e) ne fait que dévoiler et assumer le rapport d’argent et de commerce tapi sous n’importe quel rapport amoureux ou sexuel, - du dîner offert à la personne qu’on drague, ou qu’elle se fait offrir, jusqu’à -bien pire et plus banalisée- l’estimation de la situation sociale et financière de celle, homme ou femme, prétendant au coït ou au mariage. La prostituée -ou la personne qui décide de se livrer pour un moment à la prostitution- nous libère de ce chantage, de ce non dit, nous en délivre. On peut -enfin !- baiser gratuit. Cette proposition de loi, bien sûr, ne parle pas de cela. Mais des « réseaux». Ah, ces réseaux, comme ils sont bienvenus ! Comme il est plus facile - et rentable à tous points de vue : électoral, moral, télévisuel - de proscrire et interdire une activité humaine aussi nécessaire, vitale ; et sacrée, car son objet est la jouissance et donc, que ça vous plaise ou non, le bonheur ; un bonheur simple, court, éphémère comme un orgasme, oui, mais aussi comme ce bref sentiment de liberté qui, le temps d’un instant, nous émeut, nous encourage en plein milieu de ce fleuve de soumission, d’esclavage, de servitude, qu’il nous faut chaque jour traverser, où chaque jour qui se lève nous retrouve à moitié noyés.

Ah, oui, certes, il est plus facile de s’en prendre à ce moment de vie que de traquer vraiment, policièrement, militairement, ces fameux réseaux, - bien réels, c’est un fait, il ne viendrait à l’esprit de personne de le nier ; mais je n’écris pas ce texte pour parler de cela, tout le monde le fera, ne fera que ça et bien mieux que moi. Comme il sera moins dangereux et surtout plus amusant pour les policiers comme pour les télés de prendre en chasse ces malheureux « clients» hagards, vulnérables et culpabilisés, pantalon sur les pieds, ainsi que leurs partenaires, les plus malheureuses encore prostituées, doublement, triplement, infiniment humiliées ! On voit déjà l’aubaine pour M6 ou certaines émissions de France 2. Comme ils vont pouvoir en tirer tous les divertissements qu’autorisent -et encouragent pour sa publicité- cet État moraliste et immoral, ce proxénète officiel et donneur de leçons. Comment est-il possible qu’en 2011 en France, des caméras de télévision aient le droit de filmer des policiers en train de pourchasser, interpeller, malmener, invectiver des êtres humains qualifiés pour l’occasion d’ « individus » ou « délinquants» et que ce spectacle infâme, indigne, obscène et dégradant puisse être livré gratuitement, comme une sorte de pornographie légale, une corrida humaine autorisée, des jeux du cirque tolérés, aux familles françaises bien-pensantes pouvant ainsi se repaître en toute hypocrisie du spectacle du malheur et de la punition des autres ? Comment est-il possible que soit proposée et protégée une telle prostitution?

Je ne finirai pas cette chronique sans redire aux «filles» combien je les aime et les respecte, qu’elles sont mes sœurs, mes frangines, mes pareilles, - j’en suis une : sur la scène, la mienne, celle du théâtre (à une époque ce fut aussi celle de la rue), moi aussi je fais jouir. Avec mon corps, avec ma voix, avec mes mots ; et même avec ma vie. Pour un prix dont je m’efforce qu’il soit toujours le plus bas possible, quand j’essaie de donner en échange la prestation la meilleure. Autrement dit, j’essaie d’être une bonne pute, et si possible la meilleure sur le marché. Je ne finirai pas non plus sans leur redire que ce n’est pas cette loi scélérate qui m’effraiera, me culpabilisera, ni ne m’empêchera de revenir les voir où qu’elles seront, se planqueront, se terreront, pour les aimer encore et les payer pour ça. Il est un film qui, mieux que tous les autres, incarne la France dans le monde entier, son cœur et son esprit. Il raconte une histoire d’amour, la plus belle, la plus ancienne, éternelle, entre un acteur et une putain. Joué par Jean-Louis Barrault et Arletty, il s’appelle Les Enfants du Paradis.

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Emmanuel Goldstein a écrit:

Cette loi est la plus grande honte de cette République finissante et pourrissante.  Elle va mettre encore plus en difficulté les prostituées que l'on fait passer pour l'occasion pour des victimes en se parant des plus hautes prétentions morales. Le fait que l'UMPS soit d'accord sur cette mesure démontre bien encore une fois l'importance des liens qui unissent ces deux entités au sein de la franc-maçonnerie, et comment cette structure chapeaute la Ripoublique.

Tu as repris les éléments de langage de la Cagoule en 1934 ou bien ceux du FN?

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Avec Méluche, je dirais que c'est un sujet bourgeois qui n'intéresse pas grand monde sinon les clients et les entrepreneurs de morale...

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Le rôle que jour Bachelot dans ce domaine est naturellement à l'image de toute son oeuvre. Excessive, incompétente dans les domaines sur lesquels elle travaille. Elle n'est après tout qu'une "fille de", et ne dispose en rien des compétences nécessaire pour être aux postes où elle est. En revanche, l'expérience politique que lui a apporté son père a bien été enregistrée.

Cette réforme est complètement aberrante. Mais c'est un sujet un peu honteux dans lequel on ne s'exprimera pas facilement. Mélanchon avait d'ailleurs bien répondu à un étudiant en journalisme qui voulait l'interroger là dessus : on-en-a-rien-à-foutre. Enfin, non. Maintenant que la proposition pénale est sur la table, on ne peut pas avoir rien à foutre de cette méthode politique visant à pénaliser toujours plus les individus pour leurs transgression à une moraline insupportable, imposée par l'élite des incompétents qui, incapables d'apporter des solutions aux problème économique et sociaux de ce pays, préfèrent trouver des marottes régulières (et comme il est dit plus haut, des ennemis objectifs) qui aboutissent à une régression des libertés.

D'ailleurs, dans le domaine connexe de la santé par exemple, Roselyne Bachelot a un lourd passif de visiteur médical.

En 1995, elle avait été à la base de la campagne de vaccination de l'hépatite B qui a causé de nombreux effets secondaires terribles

En 2010, elle a été la grand acheteur de 90 millions de doses de vaccins d'une maladie qui a tué 100 fois moins de personnes que la grippe saisonnière (50 contre 5000).

Et voilà qu'elle relance une campagne de vaccination ! Yeeha !

Enfin bref, Bachelot est encore une erreur de casting, mais ce n'est pas inhabituel, dans la Vè République.

« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (André Malraux; Les Voix du silence, 1951)

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

HS, mais une campagne de vaccination ROR et surtout DT-Polio(-coqueluche) est ultra importante. C'est pas du tout du tout la même chose que le vaccin contre la grippe A.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Les députés sont repartis sur leur délire puritain contre la prostitution.

J'ai l'impression que la France est un pays en train de sombrer dans la misère morale et intellectuelle, après avoir sombré dans la misère économique.

Nos dirigeants sont vraiment prêts à toutes les imbécilités pour se présenter comme de bons prêtres de la morale publique. Que de démagogie, que de pensées de papier qui aboutissent à des situations concrètes de plus en plus infernales...

Ils méritent tous, et tout le système avec eux, une bonne révolution violente qui fasse s'effondrer tout le système carcéral à ciel ouvert qu'ils ont mis en place avec leur imbécillité, leurs fouillis de lois et leur chantage à l'inquisition morale.

Très franchement, quand je regarde la situation en France et quand je vois la stupidité de la caste chargée de nous diriger, je n'ai que deux envies : quitter ce pays de merde et partir dans un pays libre ou bien couper les têtes de ces vieilles peaux ménopausées et de ces vieux croûtons pudibonds.

Last edited by Scientiste (08-12-2011 05:24:33)

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Scientiste a écrit:

Très franchement, quand je regarde la situation en France et quand je vois la stupidité de la caste chargée de nous diriger, je n'ai que deux envies : quitter ce pays de merde et partir dans un pays libre ou bien couper les têtes de ces vieilles peaux ménopausées et de ces vieux croûtons pudibonds.

Mais qu'est ce que tu attends pour le faire, plutôt que de poster des choses ici ?
'Me font bien rire les révolutionnaires d'ordinateur....

Sinon il y a au hasard, le droit de vote, l'engagement politique, l'engagement social, et tout plein de moyens d'agir plutôt que de fuir ou de tout casser. Mais ça nécessite de déconnecter deux secondes de facebook, parfois.

Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta: the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Scientiste a écrit:

Très franchement, quand je regarde la situation en France et quand je vois la stupidité de la caste chargée de nous diriger, je n'ai que deux envies : quitter ce pays de merde et partir dans un pays libre ou bien couper les têtes de ces vieilles peaux ménopausées et de ces vieux croûtons pudibonds.

Plus concrètement, tu te rendras probablement compte que l'herbe n'est pas particulièrement plus verte ailleurs et qu'au final, on est quand même pas si mal en France.

Sur le sujet de la prostitution, je ne suis pas certain que la prostitution et de faire plusieurs passes par soir soit aussi épanouissant que ceux d'entre vous nous le disent. La prostitution, c'est pas "pretty woman".

Et quelque part, je trouve étonnant qu'une partie de ceux qui pourfendent le libéralisme économique acceptent sans sourciller le stade ultime du libéralisme qui est de louer ses organes génitaux ou anaux.

Mais bon, comme l'acte n'est pas près de disparaître, que la prostitution joue probablement un exutoire pour ceux qui ne trouvent pas de partenaire (parce qu'ils sont trop timides, handicapés, qu'ils n'osent pas avouer une attirance pour leur sexe) ou même parce qu'ils aiment simplement tirer un coup tariffé et sans engagement, il est préférable d'arrêter les faux semblants et d'autoriser la réouverture des bordels qui permettent un meilleur contrôle tant médical que juridique en "concentrant" la prostitution dans un lieu facilement contrôlables.

Le bordel permet de vérifier autant que faire se peut que les prostitué(e)s sont volontaire(s) et cela évite qu'ils (elles) prennent des risques dans des appartements louches. La prohibition en Suède a conduit les prostitué(e)s sur Internet et a conduit à une augmentation probable des viols (je dis probable car la conception suédoise du viol est large).

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

http://www.slate.fr/tribune/47207/prost … -abolition

Bravo Slate. Article un peu partisan mais très intéressant sur la partie "comparatif avec d'autres pays".

Et bizarrement, ce sont surtout les hommes qui donnent leur avis sur cette question. Et bizarrement aucun n'a jamais fait appel aux services d'une professionnelle.
Si c'est un acte aussi anodin, que les clients viennent se plaindre de ce projet à visage découvert !

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

mami a écrit:

http://www.slate.fr/tribune/47207/prost … -abolition

Bravo Slate. Article un peu partisan mais très intéressant sur la partie "comparatif avec d'autres pays".

Et bizarrement, ce sont surtout les hommes qui donnent leur avis sur cette question. Et bizarrement aucun n'a jamais fait appel aux services d'une professionnelle.
Si c'est un acte aussi anodin, que les clients viennent se plaindre de ce projet à visage découvert !

Il y a environ 20% de prostitués hommes ou transgenre.

Quand au couplet sur la domination... Pffffff. C'est tellement illusoire de prétendre que les rapports de force n'existent pas en amour comme dans tous les aspects de la vie sociale. Ils existent particulièrement au sein du couple et contrairement à ce qu'avance cette personne, ils ne prennent pas toujours la forme d'une domination de l'homme sur la femme.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Où vois-tu que je parle de domination ?

Je dis juste que le discours inverse est aussi critiquable. Que tous ces grands défenseurs de la liberté d'agir ne sont jamais concernés (on retrouve toujours le "je n'ai jamais vu une pute mais je pense que"). Et je suis pressée que les personnes (hommes ou femmes) qui ont des rapports tarifés se mettent en association de consommateurs, puisque c'est manigestement d'après eux quelque chose d'anodin.
Je pense qu'il y a autant de langue de bois des deux côtés, en gros.

Par ailleurs, ce qui est dit dans cet article est à mon avis aussi valable pour les hommes qui se prostituent et je trouve très intéressant le comparatif avec les autres pays.

Simplement je pense que la question de "l'implication" physique touche plus les femmes que les hommes qui "connaissent" cela mieux qu'eux. (Oui je sais, les hommes en général aussi peuvent être pénétrés, disons le cash, mais ça reste une minorité). Je pense juste que cette perception est plus claire de la part des femmes que des hommes et c'est peut-être pour cela qu'on n'a pas le même discours selon le sexe.

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

mami a écrit:

Où vois-tu que je parle de domination ?

Je ne parlais pas de toi, je parlais de l'article (désolé que tu l'aies pris comme une attaque)...

mami a écrit:

Je dis juste que le discours inverse est aussi critiquable. Que tous ces grands défenseurs de la liberté d'agir ne sont jamais concernés (on retrouve toujours le "je n'ai jamais vu une pute mais je pense que"). Et je suis pressée que les personnes (hommes ou femmes) qui ont des rapports tarifés se mettent en association de consommateurs, puisque c'est manigestement d'après eux quelque chose d'anodin.
Je pense qu'il y a autant de langue de bois des deux côtés, en gros.

Je ne peux qu'être d'accord, j'aimerai beaucoup voir la réaction de certains libéraux-libertins si leur fille ou leur fils se prostituait...

En fait, on est plutôt d'accord, même si pour des raisons d'efficacité tant de suivi médical que légal, je suis partisan d'un encadrement de la prostitution dans les maisons closes.

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Ouais, y'a pas seulement des arguments de délire puritain derrière les poussées abolitionnistes, loin de là. L'article de Slate est vraiment bien sur ce point. J'ai du mal à me faire une opinion de sur le comment interdire la prostitution - ou plutôt l'empêcher et/ou la limiter. Il faut certainement insister sur le démantèlement des réseaux, sur la réinsertion, sur les causes qui font qu'il existe une offre, bref être actif dans la lutte contre la prostitution. Et ça ne doit pas devenir une lutte contre les prostituées, en même temps, or ça c'est le risque d'une loi abolitionniste.

Je ne parlais pas de toi, je parlais de l'article (désolé que tu l'aies pris comme une attaque)...

Tu ne parles pas de l'article, tu parles de quelques lignes dans l'article qui te permettent de le balayer d'un pfff.

Mais bon, comme l'acte n'est pas près de disparaître, que la prostitution joue probablement un exutoire pour ceux qui ne trouvent pas de partenaire (parce qu'ils sont trop timides, handicapés, qu'ils n'osent pas avouer une attirance pour leur sexe) ou même parce qu'ils aiment simplement tirer un coup tariffé et sans engagement

Mais tu vois, là, il y a deux situations différentes. Les personnes qui sont dans un état de misère sexuelle ou affective, et notamment toute une série d'handicapés, c'est pas du tout la même chose que le gus qui veut aller tirer un coup avant de rentrer à la maison. D'abord je ne sais pas dans quelle mesure les premiers sont clients. Je sais qu'il y a un débat autour des services sexuels pour les personnes qui n'ont aucun moyen d'assouvir leurs désirs, et d'ailleurs je suis plutôt pour l'existence d'une sorte d'accès médicalisé au sexe. Pour les deuxièmes, je n'ai pas vraiment de larme à écraser.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

En fait je ne sais pas quoi penser sur cette question et ça me fait chier.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Broz a écrit:

Je sais qu'il y a un débat autour des services sexuels pour les personnes qui n'ont aucun moyen d'assouvir leurs désirs, et d'ailleurs je suis plutôt pour l'existence d'une sorte d'accès médicalisé au sexe. Pour les deuxièmes, je n'ai pas vraiment de larme à écraser.

Oui, le débat sur les assistants sexuels : http://lci.tf1.fr/france/societe/faut-i … 53937.html

Sinon, comme Sabaidee, je serais pour la réouverture des maisons closes mais le problème, c'est que l’État pourrait être accusé de proxénétisme. Peut-il y avoir un proxénétisme légal et/ou légitime ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Ça ne pose pas problème en Allemagne.

« Hit me right in my white guilt »

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Broz a écrit:

Tu ne parles pas de l'article, tu parles de quelques lignes dans l'article qui te permettent de le balayer d'un pfff.

Je ne parlais pas de l'ensemble de l'article, que je n'ai absolument pas balayé de la main, mais effectivement, je trouvais ces quelques lignes un peu hors sujet: d'autant que je ne suis pas certain que les mecs qui vont aux putes en soient toujours très fiers.

Pour avoir vécu un certain temps en Thaïlande, les ambassades occidentales comptent par dizaines les mecs qui se suicident après avoir confondu une relation tarifée avec l'amour...

Cette vision de la sexualité masculine comme une domination de l'homme sur la femme a tendance à me gonfler je le reconnais; d'autant que j'ai quelques potes qui se sentent émasculés d'avoir une copine qui gagne plus qu'eux et que de manière empirique, j'ai toujours noté qu'en général, c'est pas l'amoureux transi qui se tape la jolie fille, mais bien le "connard" sûr de lui et dominateur...

Broz a écrit:

Mais tu vois, là, il y a deux situations différentes. Les personnes qui sont dans un état de misère sexuelle ou affective, et notamment toute une série d'handicapés, c'est pas du tout la même chose que le gus qui veut aller tirer un coup avant de rentrer à la maison. D'abord je ne sais pas dans quelle mesure les premiers sont clients. Je sais qu'il y a un débat autour des services sexuels pour les personnes qui n'ont aucun moyen d'assouvir leurs désirs, et d'ailleurs je suis plutôt pour l'existence d'une sorte d'accès médicalisé au sexe. Pour les deuxièmes, je n'ai pas vraiment de larme à écraser.

Sur la distinction entre les deux, je pense que cela va être difficile de faire une séparation claire, nette et précise. Pour les deuxièmes, s'ils prennent leur pied en payant pour du sexe, cela me semble étonnant que tu puisses les juger. Serais-tu en faveur des relations monogames exclusives? J'en serai surpris...  smile 

Sur les séquelles psychologiques et physiologiques, je pense qu'effectivement louer son corps n'est pas anodin.

FDL a écrit:

je serais pour la réouverture des maisons closes mais le problème, c'est que l’État pourrait être accusé de proxénétisme. Peut-il y avoir un proxénétisme légal et/ou légitime ?

On pourrait envisager l'autorisation des maisons closes avec un système de location des prostitué(e)s, le maître des lieux n'étant rémunéré que pour l'usage des locaux.

Sur les arguments avancés par l'article, je me demande si les séquelles de cette activité ne pourraient pas non plus à terme être aussi décelées dans le monde de la pornographie...

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

C'est déjà le cas. Les prostituées sont tenues de déclarer leurs revenus et de payer leurs impôts dessus. Tu n'as jamais entendu parler de l'expression (fort exagérée de mon point de vue) "l'Etat est le premier mac de France" ?

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

sabaidee a écrit:
Broz a écrit:

Tu ne parles pas de l'article, tu parles de quelques lignes dans l'article qui te permettent de le balayer d'un pfff.

Je ne parlais pas de l'ensemble de l'article, que je n'ai absolument pas balayé de la main, mais effectivement, je trouvais ces quelques lignes un peu hors sujet: d'autant que je ne suis pas certain que les mecs qui vont aux putes en soient toujours très fiers.

Mes excuses, alors.


Sur la distinction entre les deux, je pense que cela va être difficile de faire une séparation claire, nette et précise. Pour les deuxièmes, s'ils prennent leur pied en payant pour du sexe, cela me semble étonnant que tu puisses les juger. Serais-tu en faveur des relations monogames exclusives? J'en serai surpris...  smile 

Sur les séquelles psychologiques et physiologiques, je pense qu'effectivement louer son corps n'est pas anodin.

Oeuf corse, on ne peut pas faire une séparation nette.
Non, je suis pas pour les relations monogames exclusives, bien entendu, mais a) étant donné que le modèle actuel est celui de la monogamie, je pense que la polygamie doit être une affaire de consentement qui implique tous les membres de la relation - un type qui va voir une prostituée sur le côté n'est pas engagé dans une relation polygame saine et équilibrée et il trahit la confiance de sa partenaire "légitime" b) je ne vois pas pourquoi, si une relation sexuelle tarifée n'est pas exempte de séquelles, on devrait laisser faire les types qui prennent leur pied à payer pour avoir une relation sexuelle (pour le coup, s'ils prennent leur pied à payer pour une relation sexuelle il me semble que l'élément de domination masculine dans la relation client/prostituée est évident) le faire. Je ne gobe pas l'argument selon lequel le consentement à un acte sexuel peut être systématiquement acheté, surtout dans le cas de la prostitution "par besoin".

fdl a écrit:

je serais pour la réouverture des maisons closes mais le problème, c'est que l’État pourrait être accusé de proxénétisme. Peut-il y avoir un proxénétisme légal et/ou légitime ?

Je crois que oui, si le proxénétisme ne rapporte pas de profit. Si l'Etat se contente d'administrer des maisons closes, et que la totalité des gains moins coûts d'opération sont reversés aux travailleurs du sexe.

sabaidee a écrit:

Sur les arguments avancés par l'article, je me demande si les séquelles de cette activité ne pourraient pas non plus à terme être aussi décelées dans le monde de la pornographie...

Oh si si, certainement, et pas seulement dans le monde de la pornographie industrielle.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Broz a écrit:

- un type qui va voir une prostituée sur le côté n'est pas engagé dans une relation polygame saine et équilibrée et il trahit la confiance de sa partenaire "légitime" b) je ne vois pas pourquoi, si une relation sexuelle tarifée n'est pas exempte de séquelles, on devrait laisser faire les types qui prennent leur pied à payer pour avoir une relation sexuelle (pour le coup, s'ils prennent leur pied à payer pour une relation sexuelle il me semble que l'élément de domination masculine dans la relation client/prostituée est évident) le faire. Je ne gobe pas l'argument selon lequel le consentement à un acte sexuel peut être systématiquement acheté, surtout dans le cas de la prostitution "par besoin".

Ton point de vue me fait penser à ceux qui disent être contre la peine de mort sauf pour les meurtriers d'enfants. En matière de prostitution, si l'on entend tenir compte des séquelles psychologiques et physiologiques, on l'interdit dans tous les cas (même pour les handicapés) ou on l'autorise dans tous les cas.

Soit on considère qu'elle occasionne des souffrances intolérables, soit on la considère comme un service tarifé (le tarif étant la contrepartie de la souffrance subie), il n'y a pas de demi-mesure.

Broz a écrit:

Non, je suis pas pour les relations monogames exclusives, bien entendu, mais a) étant donné que le modèle actuel est celui de la monogamie, je pense que la polygamie doit être une affaire de consentement qui implique tous les membres de la relation - un type qui va voir une prostituée sur le côté n'est pas engagé dans une relation polygame saine et équilibrée et il trahit la confiance de sa partenaire "légitime"

Finalement, tu es assez conventionnel dans ta volonté de normer les relations de couples. A chaque couple sa dynamique, à chaque couple le choix de définir les bases sur lesquelles se construit, je ne vois pas au nom de quoi toi ou la société imposerait la transparence ou la fidélité à la dynamique du couple: n'est-ce pas à eux de définir les bases de leur relation, comme ils l'entendent?

Après, parler de polygamie pour un mec qui va tirer un coup tarifé, cela me semble être bien fort. La sexualité - surtout conçue comme un "service" tarifé - n'engage pas le client dans une nouvelle relation.

D'ailleurs, les prostitué(e)s reconnaissent bien souvent que leurs clients ne sont pas toujours là pour du sexe, mais parfois de la tendresse (qu'ils peuvent ne plus avoir dans leur couple), l'assouvissement de fantasme que leur partenaire n'accepte pas (ou dont ils/elles ne veulent pas parler). Je pense qu'il y a autant de diversité dans la relation client-prostitué(e) qu'il y en a dans la sexualité de couple.

Et pour le coup, je te trouve incohérent avec les positions libertaires que tu adoptes généralement sur d'autres sujets...

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

sabaidee a écrit:

Ton point de vue me fait penser à ceux qui disent être contre la peine de mort sauf pour les meurtriers d'enfants. En matière de prostitution, si l'on entend tenir compte des séquelles psychologiques et physiologiques, on l'interdit dans tous les cas (même pour les handicapés) ou on l'autorise dans tous les cas.

Soit on considère qu'elle occasionne des souffrances intolérables, soit on la considère comme un service tarifé (le tarif étant la contrepartie de la souffrance subie), il n'y a pas de demi-mesure.

Je doute que ce soit aussi noir et blanc que pour la peine de mort. Je ne crois pas que tu aies raison quand tu dis "soit on l'interdit dans tous les cas, soit on l'autorise dans tous les cas" - il y a nombre de services qui ne sont pas accessibles dans tous les cas, mais délivrés dans des conditions particulières. Mais tu as raison quand même, je suis emmerdé et je ne sais pas quoi penser. Je penche pour l'interdiction. J'essaie de penser à des modèles tolérables de la prostitution, mais je n'en vois aucun qui ne serait pas insupportablement restrictif et infantilisant (une prostitution entièrement médicalisée et avec un accès sur ordonnance, ou des licences dont l'octroi serait conditionné par des tests psychologiques/médicaux, etc). Et d'un autre côté l'argument "ouais mais je fais ce que je veux de mon corps avec des partenaires que je choisis et l'interdiction de la prostitution est un moyen de contrôler les corps" résonne aussi pas mal chez moi.
Et puis après il y a tout un tas d'autres considérations, notamment sur la pornographie et tout et tout.
Bref là je suis face à une situation pour laquelle je ne vois littéralement aucune solution acceptable. Seule une régulation rigoureuse par l'Etat, couplée à une élimination des réseaux criminels, dans un cadre sanitaire précis et respecté, me semble être la solution la moins indigne et la plus respectueuse de tous les droits en jeu. Mais ça m'ennuie sur un plan purement idéologique, parce que c'est une solution plutôt autoritaire, et qui ne résout pas ce que je considère être comme le problème fondamental ("il existe une demande pour la prostitution").

sabaidee a écrit:

Finalement, tu es assez conventionnel dans ta volonté de normer les relations de couples. A chaque couple sa dynamique, à chaque couple le choix de définir les bases sur lesquelles se construit, je ne vois pas au nom de quoi toi ou la société imposerait la transparence ou la fidélité à la dynamique du couple: n'est-ce pas à eux de définir les bases de leur relation, comme ils l'entendent?

Si, bien sûr. Je ne parle pas de l'imposer. C'est juste une question de correction et de respect, à mes yeux. La pratique culturelle dominante aujourd'hui veut que deux personnes qui sont en couple passent une sorte de contrat implicite d'exclusivité, basé sur la coutume et patati et patata, et s'il n'y a pas eu de discussion à ce sujet entre ces deux personnes, chacune va assumer l'existence de ce contrat. Après, s'il y a discussion, et un accord selon lequel "ouais tu peux aller voir qui tu veux sans forcément m'en informer", ça ne pose pas de problème dans ma conception du couple, mais si le "contrat" n'est pas respecté ben c'est juste ça, un manque de respect et ce n'est pas à mes yeux une bonne chose dans un couple.

Après, parler de polygamie pour un mec qui va tirer un coup tarifé, cela me semble être bien fort. La sexualité - surtout conçue comme un "service" tarifé - n'engage pas le client dans une nouvelle relation.

J'utilisais ce terme pour aller vite. On dit quoi ? Cocufiage ?

D'ailleurs, les prostitué(e)s reconnaissent bien souvent que leurs clients ne sont pas toujours là pour du sexe, mais parfois de la tendresse (qu'ils peuvent ne plus avoir dans leur couple), l'assouvissement de fantasme que leur partenaire n'accepte pas (ou dont ils/elles ne veulent pas parler). Je pense qu'il y a autant de diversité dans la relation client-prostitué(e) qu'il y en a dans la sexualité de couple.

)
Ouais, et ça aussi c'est un autre problème.

Et pour le coup, je te trouve incohérent avec les positions libertaires que tu adoptes généralement sur d'autres sujets...

Merci, j'en suis conscient. La vérité c'est que ma position libertaire m'empêche de me faire entièrement l'avocat de la prohibition, dont je sais de toute façon qu'elle ne réglera pas tous les problèmes et conduira à accabler encore davantage des personnes qui ne font pas forcément un métier agréable. Pour l'instant mon joker qui me permet de faire tenir ensemble mon penchant prohibitionniste et mon penchant libertaire c'est de dire que la prohibition de la prostitution est un moyen de lutter contre l'un des effets secondaires néfastes d'une société autoritaire qui a fait de la rigidité au sein des couples une norme qu'il est difficile de dépasser, et qui stigmatise les laids, mais bon c'est plutôt faible.


Comment on est censé faire quand on a des convictions morales qui ne permettent d'apprécier aucune solution à un problème ?

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Broz a écrit:

Comment on est censé faire quand on a des convictions morales qui ne permettent d'apprécier aucune solution à un problème ?

On choisit le moindre mal?

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

C'est une reddition.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Quand on assiste à une combinaison Benbassa-Belakacem, cela ne peut faire que des étincelles, dans le très mauvais sens du terme (et désolé au passage pour l'éventuelle métaphore pornographique que les plus débauchés d'entre vous pourraient y voir).
La première veut interdire le racolage passif. Bien, mais ensuite ? On fait quoi contre les réseaux de proxénètes ? Au lieu de rouvrir les maisons closes qui permettraient de lutter contre et d'assurer la traçabilité du cheptel (c'est bon, je plaisante), cf les arguments donnés ci-dessus dans ce thread, on autorise le racolage dans les bois (bonjour l'hygiène), donc on donne un quasi-blanc-seing aux proxénètes, on pénalise le client (ce qui est marrant, c'est que toutes les diatribes des Goldstein, Gambetta et autres contre la grosse Bachelot ci-dessus peuvent dès lors s'appliquer au gouvernement actuel, délicieuse ironie) et on veut interdire in fine la prostitution (bon courage Belkacem).

Libération a écrit:

Najat Vallaud-Belkacem confirme vouloir abroger le délit de racolage passif

La ministre des Droits des femmes affirme que l'engagement de Hollande à abroger cette loi controversée sera tenu.

L’engagement de campagne de François Hollande sur l’abrogation du délit de racolage sera tenu, affirme dans un entretien publié samedi par Le Parisien la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, près de dix ans après le vote de cette loi controversée.

«Cet engagement sera tenu. Pour une raison simple : l’instauration du délit de racolage passif a fait des personnes prostituées des coupables, quand 90% d’entre elles sont des victimes de la traite des êtres humains», assure la ministre au Parisien/Aujourd’hui en France. «Pour échapper aux forces de l’ordre, elles se sont éloignées des centres-villes et des structures d’accompagnement, se retrouvant plus exposées aux violences», ajoute-t-elle, reprenant les arguments martelés par les associations depuis dix ans.

Le 18 mars 2003, la Loi de sécurité intérieure instituait le délit de racolage passif, pénalisant «le fait par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération». Tout contrevenant devenait passible de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende.

«Abroger ce délit ne signifie pas l’impunité pour les proxénètes, au contraire, car nous faisons preuve de la plus grande fermeté contre les réseaux», affirme Vallaud-Belkacem. Selon la ministre, «au-delà de l’initiative ciblée du Sénat», le gouvernement souhaite «aboutir à un texte qui traitera de ces questions dans leur globalité».

La sénatrice EELV Esther Benbassa a déposé une proposition de loi sur l’abrogation du délit de racolage, qui sera débattue le 28 mars au Sénat. «Nous travaillons avec un certain nombre de parlementaires, de gauche comme de droite, afin que soit élaborée d’ici à l’automne une proposition de loi globale sur la prostitution et la traite» des êtres humains, précise la ministre, indiquant que la pénalisation du client est «une piste de réflexion parmi d’autres».

Le syndicat des travailleurs du sexe (Strass), qui regroupe des prostituées dite «indépendantes», appelle à une manifestation samedi à Pigalle pour demander l’abrogation du délit de racolage, à laquelle doivent se joindre des associations comme Aides ou Médecins du monde.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Je n'aurais jamais pensé que ce genre de discours pouvait sortir de la bouche d'un Vert. Comme quoi, il y en a au moins un qui n'est pas complètement irrécupérable dans ce parti. Cela me fait bizarre de l'écrire mais... je suis d'accord avec lui (cf. ce que j'avais écrit au-dessus) :

Le Figaro - AFP a écrit:

Prostitution: des "relents moralisateurs" (Rugy)

François de Rugy, co-président du groupe EELV à l'Assemblée Nationale, a déclaré aujourd'hui sur RTL qu'il voterait contre la proposition de loi sur la prostitution, où il voit une "posture idéologique avec des relents moralisateurs" qui ne "règlera rien."

Comme RTL lui demandait s'il allait voter cette proposition de loi, François de Rugy a répondu: "non, pas en l'état, d'ailleurs la majorité du groupe écologiste ne le votera pas en l'état." "Il faut en finir avec cette politique de l'affichage, ces postures idéologiques avec des relents moralisateurs. Ca ne règlera rien. Je suis député pour régler des problèmes, j'aimerais bien que l'on règle des problèmes", a ajouté le député de Loire-Atlantique.

"Oui, il y a un problème de prostitution, oui il y a un problème de traite des êtres humains mais on n'a pas besoin d'une loi supplémentaire, c'est une question de moyens. Plus on maintient les prostituées dans la clandestinité, et cette loi va encore aggraver les choses, et plus on les met dans les mains des mafieux", a développé François de Rugy. "Cette loi, on marche sur la tête.... On va voter à la fois la fin du délit de racolage et le fait que le client, si jamais il cède, sera pénalisé", a dénoncé le député écologiste.

La proposition de loi, qui commencera à être débattue ce soir - ou plus probablement vendredi en fonction de l'avancée de l'ordre du jour de l'Assemblée - propose notamment de punir l'achat d'actes sexuels d'une amende de 1500 euros, doublée en cas de récidive.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Arrête, FDL, ils ont raison: abolir par la prohibition, ça a toujours été un grand succès, regarde l'alcoolisme aboli aux Etats-Unis entre 1920 et 1933 ou la toxicomanie depuis toujours.

Un réel succès!

Quant à la cohérence de faciliter les démarches administratives pour ceux qui ont recours à une mère porteuse à l'étranger tout en cherchant à punir la prostitution au nom du refus de la "marchandisation des corps", j'ai un peu du mal à la trouver...

"L'islam n'est pas une idéologie" Broz

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

C'est marrant que vous soyez surpris, FDL et sabaidee, parce que ça fait un petit moment que la doxa gauchiste est en train d'évoluer sur ce point. Je ne parle pas du parti socialiste (j'ai dit "gauchiste"), mais bien des Verts et du FdG dont la base est majoritairement contre la prohibition, et où les opinions sont bien partagées. En fait tout le monde est à peu près d'accord pour dire que c'est quelque chose qui n'attaque pas la racine de la prostitution, et qui comporte le risque de précariser davantage les prostitué-e-s.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Je l'avoue en toute bonne foi : je ne connaissais pas la position des Verts sur cette question et j'étais persuadé qu'ils étaient pour l'interdiction. Comme quoi, il m'arrive encore d'être surpris. ;)
Je le suis moins sur la position du Front de gauche.
En revanche, cher Broz, en utilisant cette forme immonde "prostitué-e-s", tu me déçois beaucoup. :p
Je crois que c'est la première fois que je lis cette abomination sous ta plume. Ressaisis-toi !

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Je l'ai fait pour trois raisons : 1) Un peu pour t'embêter ahaha 2) Parce que j'ai la flemme d'écrire deux fois le même mot en changeant l'accord 3) Parce que je ne suis pas idéologiquement contre cette évolution de l'orthographe, conscient que je suis du caractère infiniment malléable de la langue.
Hors toute considération idéologique, d'ailleurs, je trouve que c'est une évolution particulièrement intéressante, parce qu'elle ne va pas dans le sens de la simplification, au contraire même : elle prend en compte quelque chose de plus et clarifie la langue.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
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"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

sabaidee a écrit:

Arrête, FDL, ils ont raison: abolir par la prohibition, ça a toujours été un grand succès, regarde l'alcoolisme aboli aux Etats-Unis entre 1920 et 1933 ou la toxicomanie depuis toujours.

Vas-y, compare les femmes à des bouteilles de whisky, tu n'est plus à ça près.


Quant à la cohérence de faciliter les démarches administratives pour ceux qui ont recours à une mère porteuse à l'étranger tout en cherchant à punir la prostitution au nom du refus de la "marchandisation des corps", j'ai un peu du mal à la trouver...

En fait je pense que tu n'en as rien à foutre de la GPA mais que tu utilises la prostitution comme un moyen détourné d'attaquer la loi sur le mariage homo alors que tu sais que la bataille est perdue depuis longtemps.

Première, deuxième, dixième génération!
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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

FDL a écrit:

En revanche, cher Broz, en utilisant cette forme immonde "prostitué-e-s", tu me déçois beaucoup. tongue

Cette forme a l'avantage de foutre en l'air la rhétorique des prohibitionnistes, qui sous couvert de parler de prostitution ou d'esclavage (généralement en confondant les deux) parlent en fait quasi-exclusivement des femmes prostituées, et des hommes clients, pour dénoncer une énième fois les persécutions dont les pauvres femmes seraient victimes de la part des méchants hommes. Une femme cliente, par exemple, ça ne rentre pas du tout dans leur schéma simpliste (à la rigueur, un client avec un prostitué, ça rentrer dans ce schéma, parce qu'on peut  dire que le méchant homme client reste dans son rôle de mâle dominateur en traitant le prostitué aussi mal qu'il traite les femmes).

Last edited by Apokrif le retour (07-12-2013 13:14:58)

« la propagande frontiste que distille apokrif sur Wikipedia. Sans oublier son petit blog de faf. » (Pierre-L)
« Il y a assez de mots dans la langue française pour dire ce qu'on a besoin de dire. » (mon grand-père)

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Réaction de Gilles Savary, député PS, que j'approuve pleinement :

Infos Bordeaux a écrit:

Prostitution : Le député socialiste Gilles Savary s’inquiète du retour « des ligues de vertu »


Avec 268 votants pour et 138 contre, la loi pour la lutte «contre le système prostitutionnel» a été adoptée sans surprise ce mercredi à l’Assemblée nationale. «Je vous remercie de nous donner les moyens de lutter contre les réseaux», a déclaré Najat Vallaud-Belkacem, aux députés, après le vote.

Désormais, les clients ayant recours à la prostitution d’une personne majeure pourront écoper d’une contravention de 5e catégorie de 1 500 euros. En cas de récidive, la sanction a été alourdie lors du débat vendredi, cela sera désormais un délit puni de 3 750 euros d’amende.

Si Vincent Feltesse, député socialiste de Bordeaux et candidat à la mairie, s’est réjoui de cette adoption législative, son homologue Gilles Savary (neuvième circonscription de Gironde) tacle avec vigueur ce retour « des ligues de vertu et des directeurs de conscience bourgeois animés de la bonne intention de protéger un peuple dévoyé et abruti contre ses propres turpitudes ».

L’ancien conseiller municipal bordelais (photo) « se demande si la loi de mes chers collègues ne procède pas simplement comme tant d’autres demeurées inefficaces, au mieux de la bonne conscience, au pire d’un racolage médiatique politiquement correct » et tacle ensuite durement ses camarades de gauche : « Jusqu’à présent on nous avait invité à moins fumer, moins rouler moins boire, moins promener son chien…. Je crains que l’on s’avise désormais à légiférer sur l’intime…N’oublions jamais que le totalitarisme se nourrit du sentiment de supériorité vertueuse d’une avant-garde élitiste… ».

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

FDL a écrit:

Réaction de Gilles Savary, député PS, que j'approuve pleinement :

L’ancien conseiller municipal bordelais (photo) « se demande si la loi de mes chers collègues ne procède pas simplement comme tant d’autres demeurées inefficaces, au mieux de la bonne conscience, au pire d’un racolage médiatique politiquement correct » et tacle ensuite durement ses camarades de gauche : « Jusqu’à présent on nous avait invité à moins fumer, moins rouler moins boire, moins promener son chien…. Je crains que l’on s’avise désormais à légiférer sur l’intime…N’oublions jamais que le totalitarisme se nourrit du sentiment de supériorité vertueuse d’une avant-garde élitiste… ».

Peut-être que tu contestes aussi les lois qui interdisent l'esclavage, le viol conjugal ou les violences conjugales, ou l'inceste parce que ce sont aussi des lois qui interdisent aux mâles dominants de traiter les femmes et leurs enfants comme leur propriété. Les violences les pires, elles se produisent dans le cercle familial et ce ne sont pas du tout des agressions commises la nuit dans les rues par les mafias géorgiennes ou autres gens du voyage comme se plaisent à croire les Mme Michu du forum.

On comprend que cette loi gêne effectivement les mâles dans leur intimité, dans leurs privilèges: après la loi sur l'IVG c'est la deuxième fois qu'on rappelle à des machos que les femmes ne sont pas des accessoires à la volonté des hommes (dichotomie pute ou maman) mais bien des citoyennes à part entière qui veulent pouvoir disposer librement de leurs corps en disant merde aux convenances bourgeoises, aux églises, à un société qui reste massivement hétérogenrée.

Last edited by antifaf (19-12-2013 21:50:35)

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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

Antifafounet, tu arriverais, par ton outrance, à convertir le plus farouche des abolitionnistes en fervent défenseur des prostituées. Ce n'est pas donné à tout le monde, bravo.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Prostitution : faut-il pénaliser le client ?

FDL a écrit:

Antifafounet, tu arriverais, par ton outrance, à convertir le plus farouche des abolitionnistes en fervent défenseur des prostituées.

Arf, tu es tellement emmuré dans tes réflexes de classe que tu crois que le système prostitutionnel se fait EN FAVEUR des femmes.

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