Topic: Hacktivistes et Pronétaires de tous les pays unissez-vous !

Confrontés à un défiance sans précédent, les pouvoirs de tous les pays veulent se mettre à contrôler Internet. A l'interdire quand les idées qui y sont propagées ont un effet direct sur le terrain, à y mettre des radars quand certains lobbies n'acceptent pas que de nouvelles technologies les challengent (hadopi), à arreter le fondateur de wikileaks quand celui-ci ublient des vérités sur le monde qui nous entoure.

Alors certains ont décidé de réagir. Les hacktivistes ont décidé de se rassembler pour confronter les institutions officielles ou les entreprises qui ont montré une ostensible mépris pour la démocratie, le plus souvent en contradiction avec leurs postures de communication, leurs propos et leurs principes.

Ces «hacktivistes» qui rêvent d'imposer la démocratie

Mots clés : Anonymous, Tunisie, Egypte
Par Benjamin Ferran
28/01/2011 | Mise à jour : 12:31 Réactions (199)

Des «Anonymous» manifestent contre une loi sur les médias en Hongrie. Crédits photo : © Lisi Niesner / Reuters/REUTERS
Après avoir défendu WikiLeaks et encouragé les attaques contre les sites gouvernementaux tunisiens, le mouvement «Anonymous» s'engage aux côtés des manifestants en Égypte. Plusieurs membres, souvent jeunes, viennent d'être arrêtés en Europe.

Alors que les manifestants envahissent les rues en Égypte, une autre contestation, plus discrète, prend de l'ampleur. Sur Internet, des internautes se coordonnent à nouveau pour mener des attaques informatiques contre les sites gouvernementaux égyptiens. Le site du ministère de l'Intérieur est resté inaccessible pendant une dizaine de minutes mardi. Le ministère de la Communication devait être leur prochaine cible mercredi.

Ces internautes, éparpillés dans le monde, revendiquent leur appartenance aux «Anonymous» (les «Anonymes»), une nébuleuse attachée à la défense des libertés sur Internet. Leurs premières actions ont visé l'église de Scientologie en 2008. L'an dernier, ils s'en sont pris aux banques qui ont abandonné WikiLeaks. Ils ont ensuite migré vers des combats politiques, en s'attaquant au site officiel du président tunisien Ben Ali, puis en multipliant les messages de menace à l'adresse de tous les régimes autoritaires.
«Ce ne sont pas des experts en géopolitique»

Pour faire entendre leur voix, ces membres du réseau «Anonymous» mènent le plus souvent des attaques par déni de service distribué (DDoS). Grâce à un logiciel gratuit ne nécessitant pas de compétences informatiques poussées, déjà téléchargé plus de 200.000 fois, leurs ordinateurs se connectent au même moment sur le site Internet qu'ils ont défini comme cible, afin de le surcharger de connexions. Au Zimbabwe, 500 participants ont suffi à faire planter la page du président Mougabe. Ils étaient plusieurs milliers en Tunisie.

Ce groupe affirme ne pas avoir de chef. Mais «dans les faits, il y a des leaders, qui montent les sites Internet, créent des affiches de propagande et définissent des cibles», explique au figaro.fr Gwendal Delcros, chercheur en sécurité informatique au Cert-LEXSI. Ils seraient quelques dizaines, souvent jeunes et Occidentaux. Leur intérêt pour la Tunisie et l'Égypte relèverait à l'origine de l'opportunisme, pour attirer l'attention des médias. «Ce ne sont pas des experts en géopolitique», affirme Gwendal Delcros, qui a observé leurs discussions. Ainsi, l'action lancée en Algérie a d'abord été baptisée «Opération couscous», avant d'être renommée.

Leurs agissements ont pourtant des répercussions concrètes dans les pays concernés. «Il ne faut pas limiter ce mouvement à ceux qui en constituent le noyau dur», analyse François Paget, «chercheur de menaces» chez l'éditeur McAfee. Parmi les internautes qui se sont emparés de Facebook et de Twitter pour relayer les appels à manifester et échanger des informations en Égypte et en Tunisie, certains ont aussi participé aux attaques ou y ont vu le signe d'un soutien international. C'est le cas du blogueur Slim404 devenu secrétaire d'État. Le collectif Anonymous est une «nouvelle forme de citoyenneté internationale», a-t-il plaidé dans un entretien à Public Sénat. Provoquer le plantage d'un site officiel est un symbole fort.
Plusieurs adolescents arrêtés en Europe

Pour les spécialistes de la sécurité informatique, les «Anonymous» parviennent en fait à faire sortir de l'ombre et à populariser la notion d'activisme par Internet, ou «hacktivisme». «Les attaques par déni de service deviennent l'équivalent sur Internet du démontage d'un McDonald's», explique François Paget. Et le mouvement serait amené à prendre de l'ampleur en 2011, avec des méthodes de contestation plus sophistiquées. «Nous sommes aux prémices d'actions plus importantes et organisées», estime-t-il.

Confrontés à ces attaques, les gouvernements ont encore un temps de retard. «Ils ont des dizaines de sites à surveiller, l'avantage est toujours à l'attaquant», juge Gwendal Delcros. Mais ils commencent aussi à riposter. Si le déni de service ne fait pas de dégâts physiques, il est illégal dans la plupart des pays. Jeudi, cinq jeunes membres présumés des «Anonymous» ont été interpellés en Angleterre, en lien avec les actions pour défendre WikiLeaks. Deux autres ont été arrêtés en décembre, aux Pays-Bas et en France. Tous avaient entre 15 et 26 ans.

Cet état d'esprit est la base d'un grand chambardement dans le monde, dans le rapport entre les génération, entre les classes, entre les individus. Les révolutions du monde arabe n'en sont qu'un premier jet, et il y a fort à espérer que les choses vont suivre dans tous les lieux où un retard par rapport à l'état d'esprit général de liberté qui préside au fonctionnement d'Internet se fait sentir.

Un siècle et demi après le manifeste du parti communiste, et en écho à son appel à l'union mondiale du prolétariat industriel, il est temps d'appeler à un véritable rassemblement des pronétaires et des hacktivistes pour rendre coup pour coup aux entreprises qui se moquent du monde, qui attentent à la liberté, et à toutes les Institutions d'etats ne respectant pas la démocratie. 

Une guerre mondiale se prépare, et elle est virtuelle. Son enjeu est la Liberté. Elle oppose les peuples et les ennemis de la liberté des autres pour leur propre liberté.

Last edited by Orcid (29-01-2011 22:24:03)