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3 articles sur le déclin des maths en France

L'enseignement des maths brûle et on regarde de l'autre côté a écrit:

Alors que des bataillons hystériques de bonnes femmes ou crétins talibanglosaxonnisés exigent de l'anglais quasiment dès la naissance (ça commence maintenant à la maternelle, ça continue en primaire) avec la fin des autres langues (QUI a le droit de ne pas faire d'anglais en 6ème ???), l'enseignement des maths continue de tomber, chuter, couler, s'effondrer.

On en a déjà parlé sur 4 heures de math par semaine en 6ème .. pour l'avenir de la France ?

et sur Najat Vallaud-Belkacem découvre le problème des maths au collège mais n'en résoud pas l'équation pourtant simple

Les récentes statistiques du brevet des collèges montrent l'ampleur du phénomène:

Près de 2 candidats au Diplôme national du brevet (DNB) sur 3 n’obtiennent pas la moyenne lors de l’épreuve finale de maths en 2014

http://cache.media.education.gouv.fr/fi … 402827.pdf

http://www.lesechos.fr/politique-societ … 104021.php

A l'entrée au collège, la 6ème est maintenant considérée comme la fin du cycle CM1, CM2. On ne sait si c'est à cause de ceci mais l'enseignement en maths, avec 4 heures, y est très faible.

La géométrie consiste à savoir tracer des triangles, des médiatrices et un cercle autour. Point de calcul de volumes mais uniquement des surfaces assez simples.

En 6ème, les collégiens révisent l'écriture des nombres en LETTRES. Celui qui aura retenu que MILLE est invariable a une quasi médaille Fields.

Proportionnalité ? Un bien grand mot mais si l'enfant sait faire une règle de 3 en 5ème, il a aussi là un pont d'or qui le couvre.

5 heures de français et même +, 4 heures de sport, 4 heures de LV1 (l'autre mot pour anglais car QUI fait autre chose) et 4 heures de maths .. Viennent ensuite l'Histoire-géo (3 h avec un énorme manuel), puis SVT, techno, musique, etc..

En langue, un collégien peut sans problème atteindre les 13 ou 14 de moyenne sans savoir conjuguer un verbe... Et QUI pourrait lui en tenir rigueur car QUEL intérêt a l'apprentissage d'une langue étrangère quand on a 11 ans ?

Aucun .. contrairement à quelques années plus tard quand on veut découvrir le monde ..

Notons aussi au passage que VUS les progrès des traducteurs automatiques, il y a fort à parier qu'apprendre une langue étrangère sera dans quelques années aussi utile qu'apprendre à conduire (Apprendre des langues pour les parler ne servira bientôt à rien , Skype traduit vos conversations: plus besoin d'apprendre les langues étrangères ), ça servira uniquement pour des besoins culturels.

En revanche, les maths servent à tout.

Quelle matière apprend à raisonner ?

Quelle matière apprend la rigueur ?

Quelle matière apprend qu'un exemple de démontre rien ?

Quelle matière apprend la différence entre une définition et un théorème ?

Quelle matière apprend à combiner des éléments pour construire, imaginer quelque chose ?

Quelle matière est à la base de toutes les sciences ?

Quelle matière peut être enseignée sans beaucoup de moyens ?

Quelle matière permet d'appréhendre ensuite la robotique, l'informatique, le big data, la statistique, etc.. et tout l'univers NUMERIQUE dans lequel nous sommes déjà ?

http://www.webtimemedias.com/article/re … 0320-56114

Pourquoi avoir baissé notre niveau en maths au profit d'une augmentation de l'apprentissage de l'anglais, alors que TOUS les indicateurs montrent que le niveau en anglais ne progresse pas, que l'apprentissage du français en pâtit ?

Comment garder l'excellence de nos grandes écoles d'ingénieurs et de notre recherche en maths si on continue de massacrer la base en primaire et au collège ?

Que font les américains qu'admirent tant celles et ceux qui veulent mettre leurs enfants à l'anglais dès la naissance ? Ils augmentent l'apprentissage des maths .. Comme la Chine, la Corée et tous les pays en pointe dans le numérique.

http://www.tubbydev.com/2015/03/lenseig … C3%A9.html

4 heures de math par semaine en 6ème .. pour l'avenir de la France ? a écrit:

Stupeur en découvrant le nombre d'heures de cours des collégiens.

Non pas le nombre total d'heures de cours mais leur répartition .. (cf Nombre d’heures de cours au collège )

En 6ème, un collégien a autant d'heures de maths que d'heures de langue vivante (à savoir l'anglais tant l' "ouverture" des parents est grande sur les autres langues ...) et de sport .

Le programme d'histoire-géo traverse toute l'antiquité de tous les pays mais le programme de mathématiques se limite à une grosse révision de celui de CM2 + les proportions + un peu de géométrie.

On pourra trouver cohérent que les maths de 6ème appuient sur la règle de trois pendant que l'histoire raconte la guerre de Troie .. mais quand même ?

Est-il normal, est-il logique, est-il "d'avenir" d'avoir si peu de maths vs anglais et sport alors même que:

- nous sommes dans une civilisation dominée par le numérique

- nous sommes dans une civilisation où la plupart des métiers d'avenir sont "techniques"

- l'expérience montre que quelque soit le nombre d'heures d'anglais au collège, le niveau est nul ensuite

- l'expérience montre que l'anglais nécessaire s'apprend rapidement quand on est plus vieux et quand on est mis DANS un pays anglophone

- l'expérience montre que le sport à l'école ne développe quasiment aucune des qualités que devrait développer le sport (voir courir des adolescents est édifiant)

Le collégien qui a des difficultés en maths peut-il avec 4 heures de maths comprendre la nature de ce qu'il a du mal à appréhender ? Non bien sûr ..

4 heures de maths par semaine non seulement sont insuffisantes dans le monde actuel mais aggravent encore plus les difficultés des plus faibles car le travail à la maison compte beaucoup en mathématiques et bien évidemment, les plus faibles ont bien souvent des parents incapables de les aider à s'améliorer.

Il fut un temps où les maths régnaient sur le collège. On entendait alors que nous, français, étions nuls en langues étrangères ou en sport .. mais on se rattrapait avec les maths?

Nous avons augmenté les heures de sport et de langues étrangères.

Nous sommes toujours aussi nuls.

Nous avons baissé le nombre d'heures de maths et nous avons perdu notre domination.

Le nombre d'étudiants attirés par des études scientifiques baisse.

Pas ou peu de start-ups montées par des "matheux" (tiens donc ? Quelles études ont faites les fondateurs de Google, Microsoft, Apple et de quelle "obédience" sont les gens qui font régner ses nouveaux maîtres ??).

Beaucoup de comm et de marketing ..

Beaucoup de raisonnements qui ne reposent sur aucune logique ou généralisent à partir d'un exemple, chose qu'on apprenait à éviter dans les maths de base, au collège.

Beaucoup de chimères, de fumée dont les auteurs ne sont même pas conscients tant ils croient eux-même que 1+1 = 3.. sans même parler de logique floue ;-)

Alors même que les enfants zappent de + en + avec la civilisation moderne et qu'il faudrait compenser à l'école en leur apprenant la rigueur, la persévérance dans UNE direction, chose que seules les mathématiques peuvent leur inculquer facilement, on a réduit le nombre d'heures de mathématiques.

Oui, en théorie, nous nous maintenons (voir cette étude de 2011 sur l'enseignement des mathématiques http://eacea.ec.europa.eu/education/eur … /132FR.pdf ) car l'enseignement est calculé en % du temps total de travail (et souvent par semaine ce qui ignore les différences de vacances) mais cela augure mal du futur.

En 1968, outre les évènements de mai, une révolution plus importante a eu lieu. Les élites étudiantes qui jusqu'alors "faisaient" leur droit ou faisaient des lettres, sont passées aux mathématiques.

Devenir ingénieur est devenu le top. Ce n'est pas sans rapport avec les grandes réussites industrielles de la France des années 60 et 70 et les découvertes scientifiques de notre pays.

Si nous laissons tomber les maths au collège en 2014, inutile de vouloir enseigner le code au lycée et de croire que nous pourrons redresser l'industrie.

Inutile aussi de croire que nous pourrons garder une place dans la finance.

Inutile d'espérer une place dans la révolution connectée qui a commencé et inutile aussi de croire que nos armées pourront continuer à être efficaces même avec des budgets réduits.

Autant la marche forcée vers l'anglais est de la soumission au modèle anglo-saxon qui ne règne que parce que nous nous mettons des oeillères en regardant ce qu'est vraiment le monde (qui existe aussi en Asie, en hispanie, en italianerie, en russophonie, etc..), autant la marche libre des collégiens en mathématiques à raison de 4 heures par jour est un refus de voir l'avenir tel qu'il a déjà commencé.

Bien évidemment, ce ne sont pas les bonnes femmes hystériques et paniquées qui souvent représentent les parents d'élèves qui peuvent comprendre ceci...

Pourtant, en 2006, voici ce qu'on disait déjà à l'Assemblée Nationale  http://www.assemblee-nationale.fr/12/ra … P320_80253

avec notamment:

Les lacunes en mathématiques constatées plus tard chez les étudiants et souvent dénoncées devant la mission - « ils ne savent pas appliquer la règle de trois » - résultent, sans doute, à la fois d'un manque de connaissances de base et d'un manque de compréhension des concepts arithmétiques.

La formation des enseignants, sur laquelle le présent rapport reviendra, est probablement plus déterminante pour améliorer l'efficacité du système scolaire que les querelles sur les programmes.

La tendance - signalée par des inspecteurs généraux - des enseignants du premier degré à s'accommoder dans les matières scientifiques d'un faible niveau d'exigence paraît plus grave que le fait que la division à deux chiffres à décimale ne figure pas au programme de l'école primaire, lequel ne prévoit que la division des nombres entiers.

Qu'a-t-on fait depuis pour améliorer la situation ?

Réforme du collège: et les maths ? Oubliées même dans le débat .. a écrit:

Il y a comme un vent de révolte contre la réforme du collège de la ministre Vallaud-Belkacem mais bizarrement, tout le monde ne parle que de l'abandon des langues mortes et des classes bilangues.

Si il est une matière à pourtant soigner au collège, ce sont les mathématiques.

Au dernier brevet, près de 2/3 des élèves de 3ème n'ont pas eu la moyenne !

http://cache.media.education.gouv.fr/fi … 402827.pdf

http://www.lesechos.fr/politique-societ … 104021.php

Combien d'heures de maths en 6ème ? 4 heures seulement par semaine .

Pourtant, de partout dans le monde et spécialement dans les pays en pointe et qui montent, l'enseignement des mathématiques se renforce.

Nous vivons, que cela plaise ou non, dans une civilisation numérique où la compréhension des choses, afin de pouvoir travailler et s'établir dans la vie, passe par la compréhension de la logique mathématique.

Apprendre à démontrer, comprendre qu'un exemple de démontre rien, qu'une définition ne se démontre pas, apprendre ce que si et seulement si veut dire, apprendre la précision, apprendre qu'il y a UNE solution, apprendre les ensembles, les bijections, les injections, les surjections et donc autant de choses qui évitent les amalgames et erreurs de logique dans la vie de tous les jours: c'est ça les maths !

Apprendre la notion de dérivée, de dérivée seconde et donc l'importance de surveiller l'accélération de la vitesse plutôt que la chose elle-même: c'est ça les maths !

Apprendre à concentrer son esprit pour trouver la solution à des problèmes, à POSER ce qui est connu et ce qui ne l'est pas pour savoir où aller chercher: c'est ça les maths !

Tout ça ne s'apprend pas en 6ème par l'anglais ou l'allemand ou autre langue qui ne peut s'apprendre que lorsque l'enfant est motivé pour découvrir le monde, à savoir plus tard, vers 16 ou 17 ans.

Depuis des années, des bataillons de harpies ont voulu que leurs chers enfants apprennent l'anglais.. 4 h de première langue (donc d'anglais car que peut-on faire d'autre en 6ème ??? Aucune possibilité contrairement à avant), autant que de maths ?!? Des progrès ? Des résultats ? pas mieux qu'avant même si maintenant c'est dès la maternelle que des enfants n'ayant même pas 300 mots de vocabulaire en français se mettent en rang pour apprendre des mots anglais à la façon dont Hitler ou Staline auraient rêvé de mouler leurs peuples !!

Pendant ce temps bien sûr, les pays anglo-saxons ne dépensent pas le temps des élèves pour apprendre des langues étrangères, mais ils font .. des maths ...

En 2006 déjà, à l'Assemblée Nationale un rapport http://www.assemblee-nationale.fr/12/ra … P320_80253 "disait":

Les lacunes en mathématiques constatées plus tard chez les étudiants et souvent dénoncées devant la mission - « ils ne savent pas appliquer la règle de trois » - résultent, sans doute, à la fois d'un manque de connaissances de base et d'un manque de compréhension des concepts arithmétiques.

La formation des enseignants, sur laquelle le présent rapport reviendra, est probablement plus déterminante pour améliorer l'efficacité du système scolaire que les querelles sur les programmes.

La tendance - signalée par des inspecteurs généraux - des enseignants du premier degré à s'accommoder dans les matières scientifiques d'un faible niveau d'exigence paraît plus grave que le fait que la division à deux chiffres à décimale ne figure pas au programme de l'école primaire, lequel ne prévoit que la division des nombres entiers.

Qu'a-t-on fait depuis pour améliorer la situation ?

Rien car nos politiques, de droite ou de gauche, ne sont pas des matheux mais plutôt des littéraires ou des avocaillons, toujours dans l'évitement et le maquillage et sans doute méfiants par rapport aux règles mathématiques si rigoureuses.

Najat Vallaud-Belkacem en est l'archétype: bac économique et sociale, ce qui veut sans doute dire qu'elle n'était pas assez bonne pour aller en série scientifique donc qu'elle ne comprenait pas trop les maths.

Sciences-Po ensuite, surnommé Science pipeau et réservoir de toutes ceux et celles qui n'ont pas réussi à intégrer des classes préparatoires et donc de grandes écoles mais ne trouvent pas non plus la rigueur nécessaire pour suivre des études à la fac.

A raté 2 fois l'entrée à l'ENA..

Comment veut-on ensuite qu'une ministre de ce type COMPRENNE l'intérêt des mathématiques et REDRESSE l'enseignement de ceux-ci, alors même que les filières scientifiques manquent de candidats ..

Peut-être qu'avec la loi du le renseignement, inapplicable sans de gros recrutement d'ingénieurs et ubuesque si c'est Poutine ou une autre puissance étrangère qui fournit ceux-ci, Manuel Valls (qui lui n'a qu'une licence d'histoire) prendra conscience de la nécessité de faire apprendre aux écoliers, aux collégiens, aux lycéens, en premier lieu les MATHEMATIQUES !

Si vous croyez qu'on exagère, trouvez un collégien  de 6ème ou 5ème ou même 4ème et demandez lui de faire une simple règle de 3 ...

Si vous n'avez pas de collégien sous la main, regardez alors simplement, dans le monde de la finance qui gouverne, QUI fait la loi: des matheux, des avocats ou des littéraires ratés ?

Et enfin, regardez les entreprises qui dominent ou vont dominer le monde en regardant le type d'études qu'ont faites leurs fondateurs ..  A tout hasard Brin et Page .. Ou Gates ...

Greg a écrit:

Excellent article, merci FF. Pourrait-on avoir le lien ?

Paru dans Libération et sur www.liberation.fr

The Norwegian Nobel Committee has decided that the Nobel Peace Prize for 2015 is to be awarded to the Tunisian National Dialogue Quartet for its decisive contribution to the building of a pluralistic democracy in Tunisia in the wake of the Jasmine Revolution of 2011.

Pour cendrier bancal :

Jean Tirole a écrit:

«La concurrence peut servir la gauche»

Pour le prix Nobel français Jean Tirole et l'économiste Etienne Wasmer, pour sauvegarder le modèle social français, le système éducatif, le système de santé publique, la gauche doit remettre en cause une vision simpliste des mécanismes économiques.

Après Thomas Piketty, lundi, Jean Tirole, Prix Nobel d’économie, et Etienne Wasmer, professeur à Sciences-Po, proposent, à une gauche qui semble paralysée en attendant que la croissance advienne et que le chômage baisse enfin, une autre vision d’une politique économique. Les derniers chiffres montrent que l’inversion de la tendance n’est pas pour demain : 3,536 millions de chômeurs en avril, + 0,7 % sur un mois, + 5,1 % sur un an. L’OCDE évoque 2015… Pourtant, tous les paramètres semblent au vert : un euro au plus bas, un pétrole autour de 60 dollars et des taux d’intérêt historiquement bas. Résultat : une croissance de 0,6 % au premier semestre.

Nous avons donc demandé à plusieurs économistes qui se revendiquent à gauche quels seraient les outils propres à réduire le chômage et les inégalités. Tous, dont Jean Tirole et Etienne Wasmer ce mardi, Christophe Ramaux mercredi, Karine Berger, devenue députée, Anne-Laure Delatte ou Brigitte Dormont et Alain Trannoy, passent en revue les outils dont dispose un gouvernement de gauche, alors que la politique de l’offre, le soutien aux entreprises, avec le CICE, le Pacte de responsabilité et les lois Macron semblent sans effet.



Etre progressiste au XXIe siècle, c’est partager un socle de valeurs et d’objectifs redistributifs. Si l’effort et l’initiative, créateurs de richesse collective, doivent être encouragés et récompensés, le manque d’opportunités, les discriminations, les conséquences des ajustements économiques, les mauvaises régulations pénalisent souvent les individus les plus fragiles et doivent être combattus, et la solidarité doit opérer : ceux touchés par la malchance doivent être aidés par la société. Malheureusement, par méconnaissance ou par réflexe, les discours publics semblent parfois accorder plus d’importance à la présence des différents «marqueurs» d’une politique progressiste qu’à sa capacité réelle à atteindre ses objectifs fondamentaux.

Or, et c’est essentiel, de nombreuses politiques «redistributives» se retournent contre les bénéficiaires ciblés. Ou parfois, elles n’ont qu’un impact minime sur ces derniers et coûtent très cher à la société, menaçant à terme le système social auquel nous sommes attachés. En ce sens, l’idéal progressiste conduit à battre en brèche nombre d’idées reçues, thème que nous voudrions illustrer ici.

Première idée reçue : la concurrence desservirait l’idéal progressiste. A titre d’exemple, prenons le secteur des taxis dans les grandes agglomérations. Ceux-ci se sont opposés pendant des décennies à toute évolution de leur statut, protégeant la valeur de leur licence (certes souvent chèrement acquise lorsqu’elle est de deuxième main) et bloquant, quand il le fallait, les rues et les autoroutes pour dissuader toute velléité de réforme. Le monopole de fait de l’exercice du métier a conduit à un service globalement insatisfaisant, avec des tarifs très élevés et peu de taxis aux heures de pointe. Lorsqu’Uber est arrivé en France, le marché a profondément évolué en quelques mois : des jeunes chauffeurs, très souvent issus de l’immigration, très attentifs à la qualité de service, dont le trajet et la tarification sont traçables par l’usager et les pouvoirs publics, ont suscité une demande nouvelle et poussé les taxis traditionnels à s’adapter. Un service de meilleure qualité qui s’ouvre du côté de la demande aux classes moyennes et du côté de l’emploi aux jeunes issus de l’immigration, voilà une politique progressiste, qui, premier paradoxe, passe par une concurrence accrue.

Dans le domaine du logement, une politique visant à protéger les locataires en situation d’impayés est en apparence une politique généreuse. Mais les propriétaires-bailleurs, inquiets des impayés, sélectionneront sévèrement leurs locataires et écarteront les personnes en CDD et les jeunes en l’absence de riches garants. De même, s’il est entièrement légitime de protéger les locataires contre des hausses abusives de loyers en cours de bail, une politique de contrôle des loyers entre deux baux distincts finit toujours par produire un parc de logements pénurique et de pauvre qualité, qui touchera en premier lieu les plus fragiles économiquement. Des politiques de logement en apparence progressistes peuvent aisément se retourner contre les plus fragiles socialement. Deuxième paradoxe.

Dans le domaine du logement toujours, les aides au logement sont de facto le premier outil redistributif en France. Leur montant atteignait 17 milliards en 2013, nettement plus que le RSA et la PPE cumulés. Or, ces aides ont contribué à l’inflation des loyers, l’offre locative n’ayant pas suivi parce qu’on protège la rente foncière et limite les constructions en hauteur dans les grandes villes, là où elles seraient possibles. C’est une bonne nouvelle pour les propriétaires dont les revenus progressent grâce aux aides, mais ce n’est bien sûr pas le public visé par la politique. Les aides au logement, puissant outil réputé de gauche, ne profitent que peu à leurs destinataires et impliquent un coût élevé pour les dépenses publiques, au détriment d’autres usages des fonds publics. Troisième paradoxe.

En matière de marché du travail, une augmentation du coût net du travail au niveau du Smic a pour objet louable de compresser les inégalités salariales ; mais elle crée du chômage, en premier lieu chez les jeunes et les moins qualifiés. De nouveau, ce marqueur présumé d’une politique progressiste se retourne contre les bénéficiaires visés. On ne se pose pas toujours la question de savoir s’il n’existerait pas des politiques alternatives de redistribution qui ne décourageraient pas l’embauche. Des remarques analogues s’appliquent à la judiciarisation des licenciements, qui décourage la création de CDI et a pour effet d’exclure les populations les plus fragiles de l’emploi et en particulier de l’emploi stable. Quatrième paradoxe.

Cinquième exemple paradoxal, le système éducatif français, qui affiche des objectifs égalitaristes (à travers l’uniformisation des programmes et la sectorisation), crée pourtant de très fortes inégalités en faveur des mieux informés et de ceux dont les parents peuvent habiter les quartiers aisés, et au détriment des plus défavorisés. De même, l’absence des frais d’inscription à l’université et dans la plupart des grandes écoles bénéficie en premier lieu aux classes aisées. Nous ne prétendons bien sûr pas que la solution à ces problèmes est simple, mais il est possible d’envisager des études supérieures payantes pour les familles dont les revenus le permettent et de redistribuer une partie de ces recettes sous forme de bourses supplémentaires, comme l’a fait Sciences-Po.

La leçon de ces cinq exemples parmi tant d’autres similaires est double. D’une part, pour savoir si une politique publique est redistributive ou pas, il ne suffit pas d’analyser son histoire ni même de connaître les conditions socio-économiques des publics qu’elle vise. Il faut aussi tenir compte de l’ensemble de ses conséquences : effets d’aubaine (ceux qui bénéficient d’une politique incitative mais qui auraient agi de la même façon en l’absence de cette politique, comme par exemple le cas d’un ménage qui aurait acheté même en l’absence d’un prêt à taux zéro), effets indirects (une telle politique de prêt à taux zéro peut modifier à la hausse les taux d’intérêt consentis par les banques), effets d’éviction (une telle politique peut entraîner une hausse des prix de l’immobilier qui rend l’accès plus difficile aux non-bénéficiaires), incidence fiscale (ceux qui bénéficient d’une subvention peuvent en fait la payer sous une autre forme, par une hausse des prix par exemple) ; la compréhension de ces concepts requiert des évaluations des politiques publiques indépendantes et professionnelles et devrait faire partie intégrante du cursus de base des futurs hauts fonctionnaires et de la formation professionnelle des élus. La seconde leçon est que tous les outils des politiques publiques doivent être mobilisés.

Renoncer à la politique de la concurrence parce qu’elle n’est «pas de gauche» conduit de facto à diminuer le pouvoir d’achat, et à écarter de l’activité économique des publics qu’il faudrait au contraire encourager, comme le montre bien l’exemple des taxis. Enfin, à force d’afficher des réticences vis-à-vis du contrôle des dépenses publiques, nous menaçons la pérennité même de notre système social : une diminution forte des dépenses de santé et d’éducation et la chute des retraites associées à des difficultés financières représenteraient de facto une rupture du pacte républicain.

Une politique progressiste du XXIe siècle doit accepter que l’éducation, l’emploi et la santé soient au cœur de la politique publique et ne soient pas compromis par une méconnaissance des mécanismes économiques. Elle doit faire en sorte que l’Etat prenne toutes ses responsabilités là où les marchés sont défaillants (et seulement là) et protège les malchanceux. L’Etat doit établir les conditions d’une vraie égalité des chances, d’une concurrence saine, d’un système financier ne comptant pas sur des renflouements sur argent public, de la responsabilisation des acteurs économiques vis-à-vis de l’environnement (tarification du carbone), de la solidarité au niveau de la couverture santé, de la protection des salariés peu informés (sécurité au travail, droit à une formation de qualité), etc. Il doit accepter les initiatives de la nouvelle économie, transformant les structures économiques existantes et créant du pouvoir d’achat et des emplois, et renoncer aux entraves multiples favorisant la rente au détriment de l’innovation. C’est ainsi que des centaines de milliers de nouveaux emplois de qualité pourront émerger, que les finances publiques ne mettront pas en danger notre système social et l’indispensable solidarité sans laquelle notre société perd son âme, que le pouvoir d’achat sera amélioré, et que les inégalités diminueront.

Mercredi, le troisième volet de notre série «C’est quoi une économie de gauche», avec Christophe Ramaux, économiste atterré.

et la France va encaisser l'argent saoudien de la vente des Batiments de Projection et de Commandement Mistral à l'Egypte.

La Riyal Politik.

Cendrier bancal a écrit:

'Oui c'est un malheur', 'on ne peut pas théoriser un modèle alternatif', 'il n'existe aucune contestation révolutionnaire réaliste', etc.
Je suis attristé par cet abandon de penser et de mener la bataille intellectuelle, pourtant o combien nécessaire. Quand bien même je ne partage pas toutes les valeurs et les idées de la gauche, je souhaite vraiment qu'ils fassent le boulot et apportent une vraie alternative politique, économique et sociale à ce qui est mené actuellement en Europe.

Je ne t'attaque pas personnellement car tu n'as pas de responsabilité publique et ce n'est pas ton rôle de le faire mais finalement cet abandon et ce défaitisme se retrouvent parfaitement chez les grands leaders de la gauche en Europe et ses penseurs (ou du moins ceux que je connais, je ne prétends pas avoir tout lu).
Il faut travailler davantage, se renseigner, réfléchir; débattre et écrire des bouquins. La gauche telle que je la vois et je la lis (à l'exception d'Onfray peut être) est fondamentalement feignante, elle s'enferme dans des postures idéologiques faciles et des discours insupportables de niaiserie (sans vouloir faire d'attaques personnelles déplacées, il suffit de lire quelques interventions de certains forumeurs ici avec lesquels FDL débat pour s'en rendre compte -- sans méchanceté de ma part).

Même si les thématiques qui préoccupent actuellement les représentants d'une certaine gauche ont leur importance propre (l'égalité homme-femme, le choix des programmes à l'école, le mariage pour tous, les migrants; etc.) il me semble indispensable que ces gens-là reviennent aux fondamentaux des grandes questions économiques, d'inégalités de richesse, de détention de patrimoine, de politique monétaire et du crédit, du contrôle du système bancaire, de la politique européenne etc. Finalement, ce sont les idiots utiles du capitalisme financier.  On l'a bien vu avec Tsipras qui met en place les pire politiques d'austérité en Europe, bien pires que celles qui prévalaient avant son arrivée au pouvoir ! Et si demain Mélenchon ou MLP arrivent au pouvoir, il se passera exactement la même chose. Avec des amis comme cela, le peuple n'a plus besoin d'ennemis.
Croire - comme tu le dis - qu'on ne peut pas penser une alternative au capitalisme financier tel qu'il est institué en Europe et aux US est une erreur dangereuse.


l'économiste français Guillaume Duval a une pensée économique assez hétérodoxe

Il a fait récemment une série de 4 petites émissions sur France Culture
http://www.franceculture.fr/personne-gu … duval.html



Daniel Cohen, sans être hétérodoxe a une pensée économique favorables à l'indemnisation et à la formation des chômeurs.


"Il faut retirer cette folie du chômage, dire aux gens que s'ils perdent leur emploi ils ne seront pas seuls."

"On dit : il faut à tout prix réduire le chômage. Ça, c'est rajouter une couche d'insécurité à un monde déjà anxiogène."

L’avenir sera de moins en moins dans le salariat, plus en autonomie, avec plus de fragilité face aux aléas, alors mieux vaut avoir un bon filet de sécurité, organisé et généreux, pour pouvoir se former rapidement dans des métiers encore viables ou futurs.


----- il dit que l'ère de la croissance forte est finie -----

"Pour les pays émergents, les Trente Glorieuses, c'est maintenant !"

"On sait qu'on ne peut pas multiplier par 10 la consommation par habitant des pays riches."

"Le fait le plus troublant de la société actuelle, c'est que c'est la classe moyenne qui subit le changement numérique."

"La moindre des choses que nos gouvernements doivent aux citoyens, c'est d'éviter le yo-yo de la croissance."

"Nous vivons une révolution industrielle absolument inouïe, mais la croissance ne cesse de décliner."


----- il a parlé du progrès technique/technologique -----

"L'idée de progrès a été dépréciée par rapport à l'idée des Lumières, en une idée de progrès matériel."
(Au siècle des Lumières le progrès s'est davantage manifesté par une invitation au progrès moral, vers plus de liberté. Ensuite avec les 2 révolutions industrielles, il s'est manifesté par du progrès matériel).


"La créativité a remplacé l'autorité comme principe productif... or tout le monde ne peut pas être créatif sur un claquement de doigts. L'impératif 'sois créatif ou meurs' ne marche pas."

"Le progrès devient une menace : est-ce que je vais être informatisé ?"

http://www.franceinter.fr/emission-le-7 … ent-inouie

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Dans cette émission radio, Daniel Cohen dit que :

- stresser ses employés est contre-productif économiquement.

Contrairement aux théoriex du PDG de General Electric (Welsh) qui voulait virer chaque année 10% de ses salariés les moins performants.

Concernant la productivité intellectuelle, d'après cette loi empirique : Loi_de_Yerkes_et_Dodson elle varierait en fonction du niveau d’éveil mais trop d’éveil (et de stress?) dégrade les performances mentales à cause de l'anxiété (Courbe en U inversé), mais pas pour des tâches "simples" ou automatiques apparemment. Il faut bien gérer ses tâches aussi, comme essayer de faire les compliquées ou importantes tôt le matin, quand on a le plus d'énergie. Pour les choses répétitives, les faires en début d'après-midi à la digestion ... Le site lifehacker.com donne parfois de bonnes astuces de vie ou de productivité pro. ou perso.


- flexi-sécurité danoise : il faudrait que l'assurance chômage ressemble au régime des intermittents du spectacle même si celui est en déficit.
Comme au Danemark il dit que la première année de chômage les chômeurs
pourraient chercher le même emploi mais que si on est au chômage +
d'un an une formation devrait être payée au chômeur pour qu'il se
reconvertisse.
(+ on cotise + on a des droits et bcp d'indemnisation).

----- Daniel Cohen dans "l'Esprit public" sur France Culture avec Philippe Meyer et Bourlanges -----

http://www.franceculture.fr/emission-l- … 2015-07-26


Présentation de l'émission :

La stagnation séculaire avec Daniel Cohen

"Daniel Cohen, vous êtes professeur à l’Ecole normale supérieure et
vice-président de l’Ecole d’Economie de Paris, que vous avez contribué
à fonder. En plus de vos activités universitaires, vous avez mené une
activité de conseil auprès du Premier ministre au sein du Conseil
d’Analyse Economique ainsi qu’auprès de différents Etats pour la
restructuration de leurs dettes souveraines. Vous avez également écrit
plusieurs ouvrages, dont le dernier, Homo economicus, a reçu le prix
du livre d’économie de l’année 2012. Vous y développez notamment le «
paradoxe d'Easterlin », selon lequel passé un certain niveau de
développement, une hausse de la richesse ne se traduit pas par une
amélioration du bien-être des individus.

Avec vous, nous allons nous intéresser à la question de la croissance
économique, et de ses perspectives  pour l’avenir.

Plusieurs économistes américains, dont Robert Gordon, Larry Summers ou
encore James Galbraith, ont récemment publié articles et travaux sur
une éventuelle « stagnation séculaire ». Selon eux, la période de
croissance que nous connaissons depuis la révolution industrielle
serait une exception historique, une parenthèse enchantée.

Selon l’économiste Barry Eichengreen, quatre facteurs principaux
condamneraient nos économies à une anémie de long terme. En premier
lieu, le développement des pays émergents s’accompagne d’un
accroissement de l’épargne supérieur à celui de la consommation. A
cela s’ajoute un faible appétit pour l’investissement, handicapant une
croissance future, ainsi qu’un ralentissement général de la croissance
de la population mondiale. La dernière hypothèse, énoncée par le
professeur Robert Gordon, serait liée à l’impact de plus en plus
faible de l’innovation sur la croissance. La révolution numérique
aurait en effet moins d’influence sur les facteurs de production que
la machine à vapeur ou l’électricité n’en ont eue en leur temps.

Ces hypothèses de croissance quasi-nulles nécessitent pour beaucoup
une adaptation des économies développées, dont les modèles sociaux
s’appuient sur l’anticipation de la croissance future. Dans leur
ouvrage Croissance zéro, comment éviter le chaos ?, Marie-Paule Virard
et Patrick Artus estiment que la hausse du PIB français ne croîtra pas
de plus de 0.5% par an pendant la prochaine décennie. Si ces auteurs
proposent des mesures sociales-libérales d’urgence, comme la baisse du
SMIC ou le retard de l’âge de la retraite, d’autres regardent ailleurs
et voient dans l’atonie économique une occasion de modifier nos
comportements et de rompre avec le consumérisme.. De plus en plus de
voix s’élèvent en effet pour dénoncer le coût écologique de la
croissance et prônent un modèle économique moins productif et plus
respectueux de l’environnement.

Daniel Cohen, selon vous, la recherche de la croissance est-elle une
quête d’un autre temps ? Devons- nous nous adapter à un monde de
décroissance ou de stagnation en modifiant nos comportements
économiques ? Dans les pays du Nord aux modèles sociaux développés,
faut-il réduire les dépenses publiques afin de favoriser l’innovation
privée et la croissance future au risque d’un accroissement des
inégalités, ou au contraire faut-il les maintenir ou les augmenter
afin d’assurer une protection sociale solidaire ? Nos modèles sociaux
eux-mêmes sont-ils durables dans une situation de hausse quasi-nulle
du produit intérieur brut ? Le PIB, utilisé pour la première fois en
1934, peut-il voir son hégémonie d’indicateur économique de référence
remise en question par une stagnation séculaire ?


quelques notes prises pendant l'interview :

"l'Etat providence doit aider les gens à faire des transitions entre leurs emplois au cours de leur carrière"

"modèle scandinave: le syndicalisme est très puissant en Suède| Il y a des complémentarités à trouver entre travail, salariat et Etat"

travail : "le salariat explose (disparait) : Uber, auto-entrepreneurs. Ce n'est pas la mondialisation ni l'Europe, c'est la loi de Moore"

"les métiers qui existeront toujours: les médecins, les infirmières, les auxiliaires de vie, les profs de TD (pas les "lecturers" qui seront remplacés par des vidéos)"

"la révolut° numérique fait du "cost-cutting": je n'achète 1 voiture, je loue des autolib et l'argent économisé est dépensé en resto"

"la France devrait adopter le modèle danois de chômage très bien indemnisé"

"on devrait payer aux chomeurs des formations"

les retraites par répartition sont une pyramide de Ponzi "elles devraient être indexées sur la (non)-croissance"

"le XXe siècle c'est la complémentarité travail+capital
Au XXIe siècle le robot & le logiciel remplacent la machine"

"les avions ne vont pas vite qu'il y a 40 ans mais ils consomment moins, polluent moins et font moins de bruit"

la révolution numérique substitue le travail des humains par le travail des logiciels et des robots (substituabilité) -> stagnation

la révolution électrique du XXe a donné aux travailleurs des campagnes des moyens de mécaniser leur travail (complémentarité)

"êtes vous prêt à sacrifier l'air conditionné & les antibiotiques pour garder votre smartphone ?"


----- dans cette émission Daniel Cohen dit qu'il faut une politique éco contra-cyclique contrairement à la poliitque pro-cyclique actuelle ------

http://www.franceculture.fr/emission-di … 2015-09-06


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Tu en penses quoi Cendrier ?

une interview radio de Benoit Cœuré :

http://www.franceinfo.fr/emission/l-int … 2015-17-56

Stanley Hoffmann

un des seuls médias qui était à Pontoise était Buzzfeed.

Et après les grands journaux les traitent de sous-presse...

les robots détruisent des emplois.

Il n'y a donc pas forcément un besoin de main d'oeuvre...

(ça ne justifie pas de fermer les frontières).

Bruno Le Maire dénonçait avec son mentor Galouzeau, il y a dix ans, les mesures contre-terroristes américaines.

2015. Il demande l'expulsion des fiches S.


(via Abou Djaffar)

bisous aux USA, à l'Australie et au Royaume-Uni qui foutent le bordel en Irak et qui n'en assument pas les conséquences...

la diplomatie française s'est décidée dans la Chambre des Communes en août 2013...

Gilles Le Guen, un nom bien arabe pour un jihadiste

François Rebsamen : "Ce qui est frustrant, c'est que j'allais y arriver"

sur l'Ukraine il ne faut pas oublier aussi que la Russie n'a pas supporté que l'Ukraine signe le partenariat avec l'UE et que Maidan vire Ianoukovytch.

C'est Poutine qui a réagit aux évènements, il n'a rien calculé en avance.


Schroeder (mais je ne sais pas ce qu'il représente encore en Allemagne) est vendu à Gazprom et aux Russes.

Les Baltes et certains polonais essayent d'entrainer l'Europe dans une position + dure.


Je crois que la Russie a compris aussi que les missiles anti-missiles américains basés en Roumanie si je ne me trompe pas ne sont pas contre la Russie (les russes peuvent les saturer avec leurs ogives MIRV).
C'est + contre l'Iran (qui pourra investir dans de meilleurs missiles balistiques avec l'argent de la fin de l'embargo sur le pétrole).

Poutine utilise le prétexte des missiles anti-missiles pour critiquer mais il sait que ce n'est pas important pour lui.

Assad bombarde les camps où s'entrainent les rebelles syriens qui combattent l'Etat islamique...

Jimmy Carter

François Kosciusko-Morizet, ancien de Sciences Po Paris et père de

https://pbs.twimg.com/media/CLjpUTgWEAAPrAK.jpg

https://pbs.twimg.com/media/CLj_e0CWoAA7E6R.png

Jalaluddin Haqqani

ce soir à 22h40 deux documentaires faits par le mec de Veritasium (un australien) sont diffusés sur Arte et la ZDF : "Uranium un métal devient bombe" et "un métal change le monde"

http://future.arte.tv/fr/uranium


une bande annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=knDIENvBTgw

Windows 10 sort aujourd'hui sur PC et tablettes.

Clonez votre disque dur si vous êtes parano.

faites toutes les Windows Update (3 Go) et vous aurez Windows 10.


Si vous avez un message d'erreur, pour forcer la MàJ suivez ce tuto
http://venturebeat.com/2015/07/28/how-t … ate-files/

le mollah Omar

W9

https://i.imgur.com/Rl5eyUr.jpg

https://www.youtube.com/watch?v=QC6Zw_w_1TE


"La République, elle passe ses week-end en régate

Puis se prostitue de toutes parts pour un Airbus ou une frégate"

IAM, 2006

https://pbs.twimg.com/media/CK1o9SEXAAAoLxD.png

France 2 a invité le "rappeur" Médine lors de cette soirée.

Parole de sa chanson "Don't laik" : "Crucifions les laïcards"...

Je ne crois pas. Ou alors ça m'a échappé.

Aux dernières nouvelles il faisait du lobbying pour la Russie payé par Poutine ou de manière volontaire et désintéressée parce que Galouzeau croit en ses lubies ("monde multipolaire", "anti-américanisme", tout ça...).

Villepin ?

Efface ton nom.

Tente ta chance, tu n'as rien à perdre avec le concours.

même Sean Paul a fait une chanson à la gloire de François Hollande

https://www.youtube.com/watch?v=cAof0SZp68E

Omar Sharif tué par la dictature de Sissi ou la canicule au Caire

que l'on retiendra pour
- "le tiercé, c'est mon dada"
ou
- Lawrence d'Arabie

il faudrait renommer ce thread :

"thread consacré aux Républicains (ex-UMP)"

tu me diras si ça a marché :-)

Faut que je m'abonne aussi

Le Figaro offre 1 an d'abonnement "Figaro premium" au lieu de 9.90€/mois à tous les bacheliers avec mention.

Mais en réalité tout le monde peut en profiter

http://www.dealabs.com/url/?e=1wUJ2dbKx … amp;l=deal

je ne sais pas si Acrimed en a parlé mais Macron a tweeté :

"le FN est un Syriza à la français, c'est le repli sur soi"

puis il a effacé son tweet

Yanis Varoufakis, plus ou moins écarté/critiqué par Alexis Tsípras a annoncé sa démission sur son blog et son twitter !


Quel cirque...

Yanis Varoufakis annonce la création d'IOU (bons d'échange émis par l'Etat) selon Quatremer

edit : dans un tweet postérieur Varoufakis dit en grec (d'après Google translate) : "pas de monnaies parallèles"

https://twitter.com/yanisvaroufakis/sta … 4088290304

"1/" = récompenser le mauvais élève, non ?

Mauvais signal qui arrange Podemos et les populistes ?


sinon l'€ est à -1,8% face au yen et -0,8% face au pound à l'ouverture en Australie. Tokyo ouvre dans 3h.


Un analyse financier prévoyait -5% sur les bourses européennes demain.

Arnaud Leparmentier renommé "Arnaud LaMoussaka"

Leparmentier (diplômé de HEC d'après son CV) a supprimé son tweet...

Vivement que Paris fasse pareil...

Si Hidalgo pensait à ses électeurs...

je vous ai envoyé un message privé

Merci infiniment pour tous ces détails qui éclairent des points que ne précisent pas les médias ou que cachent les partisans (retraites...).


Varoufakis a mis sa démission dans la balance pour le non...

Tsipras dit qu'il renégociera lundi qu'il y ait un oui ou un non...

pas de soucis.

Bon courage !

merci !

Si "Cendrier bancal" est encore là ce soir :

et peut expliquer en 2 mots cette phrase :
"tu as une crise des paiements et tu flambes au passage tous les épargnants et la trésorerie des entreprises"

Les Grecs qui ont de l'épargne ne la garderont pas ?
Dans quel but l'Etat grec taxerait il les épargnants grecs ? Se financer ?


Et l'histoire des touristes en Grèce qui ne pourraient pas retirer de l'argent.
Les défenseurs de Tsipras en France continuent de dire qu'ils n'ont pas de plafond.

La page de wikipedia sur Target2 est assez complexe https://en.wikipedia.org/wiki/TARGET2

Les distributeurs de billets sont à sec ? Des Euros arrivent pour alimenter les distributeurs ?

Il y a eu un article intéressant sur Mashable avec les retraités grecs qui n'avaient pas de carte bancaire et qui ne pouvaient pas retirer leur pension. Les banques ont réouvert pour eux ?

Merci,

Pas lu mais il a été interviewé dans l'émission "arrêt sur images" avec Didier François (par ailleurs ancien otage en Syrie) qui n'était pas d'accord avec les thèses de Nouzille.