OK, on n'a pas envie d'alimenter un truc qui peut diviser les Français et alimenter la défiance envers la police, mais quand même, Adama Traoré, il s'est fait étouffer sous trois flics... C'est un peu comme dans les ripoux, on te marave à coup de bottin, ça laisse pas de trace.

Avec ce qu'il se passe en Turquie, nous avons un bel exemple de ce qui arrive quand des conservateurs islamistes "modérés" menés par un prétendu homme providentiel utilisant toutes les subtilités de la propagande contemporaine (et les moyens illimités du pouvoir et de la corruption), instaurent une république islamiste.

En même temps la génération de Mathias Fekl, elle a Jean-Jacques Barberis, pas plus loin qu'entre le Cabinet de François Hollande et les banksters d'amundi.

Message fleuri : Christine Lagarde n'est pas une criminelle, c'est une vieille salope et j'espère qu'elle crèvera la gueule ouverte avec l'affaire Tapie, et que nombreux seront ceux qui viendront la conspuer et lui jeter de la merde au visage quand elle viendra à Paris et ailleurs.

Vieux pipoteur a écrit:

niveau gaucho révolutionnaire embourgeoisé

Tu oublies que la révolution était bourgeoise.

Hmmm taux à 0 + taux de dépôts négatifs, on peut aller plus loin mais pour le moment c'est pas trop mal. On en a encore sous le pied.

Les banksters vont devoir cracher le fric c'est déjà ça.

Depuis des années, l'euro est trop fort, et pénalise lourdement les entreprises européennes exportatrices (sauf les allemandes, on le saura...).

Depuis des mois, le niveau de l'euro provoque une désinflation massive, qui évolue très progressivement en déflation (les tous derniers chiffres, 0,5% d'inflation, après 0,8%, 0,6%, puis 0,7%), menace les fondements de l'économie européenne qui pourrait évoluer sur une situation à la japonaise, qui a duré 20 ans, et qui a affaibli la puissance économique nippone.

A partir du moment où l'on s'engage dans une spirale déflationniste, il devient extrêmement difficile d'en sortir. Donc il faut agir vite, fort, et surtout avant que la déflation ne s'installe.

Depuis des semaines, Mario Draghi fait miroiter la possibilité d'une intervention, "même non conventionnelle". Il a donc créé de fortes attentes, chez les politiques, sur les marchés financiers, dans l'économie. On attend, au pire une nouvelle baisse des taux directeurs (qui n'a jamais freiné la désinflation jusque là), au mieux un quantitative easing européen, ou un nouveau "LTRO". Au milieu, il pourrait faire payer les banques pour leurs dépôts.

De ce fait, s'il ne fait rien, ou trop peu, il engagera la zone euro dans une spirale infernale qui commencera par un krach boursier, et qui éternisera la situation de crise économique européenne, fondée sur un manque de crédits aux entreprises, un manque de consommation et un manque d'investissement.

Tout ceci se fera sur fond de situation politique européenne cataclysmique où l'extrême droite et les ultra-conservateurs vont disposer de près de 20% des sièges au parlement européen, car une partie des peuples ont entre autre sanctionné le handicap moteur originel de l'Union européenne, et dans les pays concernés, le handicap mental de la zone euro, qui s'est donné une monnaie sans souveraineté, puisque notre très chère banque centrale ne cherche pas à favoriser la croissance économique (comme c'est le cas dans toutes les autres zones monétaires du monde), mais seulement à répondre aux exigences des traités. L'Europe peut s'effondrer, la BCE continuera à défendre les traités stupides et bancals sur lesquels elle est fondée.

Dès lors, si la BCE ne fait rien aujourd'hui, elle engagera la dernière phase de l'existence de l'euro, qui disparaitra, mais au moins, les fonctionnaires juridico-fétichistes de Francfort-sur-le-Main pourront mourir heureux : ils auront respecté les traités. Mort de l'intérieur (pour reprendre l'expression heureuse de Lavrilleux), mais heureux, voilà comment s'achèvera le système boiteux de la zone euro si Mario Draghi n'assume pas aujourd'hui ses responsabilités.

Les Etats-Unis ont décidé traitreusement de déclarer une guerre économique à leurs meilleurs alliés : les européens.

En décidant arbitrairement et de façon tout à fait opposée aux coutumes et au droit international de braquer sur instruction gouvernementale la première banque européenne, les américains se sont décidés, seuls, d'ouvrir un nouveau front dans leur guerre internationale contre le monde entier. Là, ils s'attaquent à leurs meilleurs amis, sans raison apparente, à part la simple opportunité de voler une entité qui leur paraît solvable pour amoindrir un peu leur déficit public abyssal, et montrer aux gauchistes et aux nationalistes américains qu'ils sanctionnent "des banques" suite à la crise financière provoquée par d'autres banques américaines.

Le montant de l'amende est évidemment totalement disproportionné et totalement exorbitant des normes antérieures de mises à l'amende de banques qui auraient fraudé, menti ou commis des crimes financiers. Évidemment, les banques américaines sont préservées de telles amendes, ce qui montre l'iniquité de cette "justice" gouvernementale, qui provoque de graves attentats à la concurrence loyale entre les différents acteurs. Pour les banques américaines qui ont plongé le monde dans la crise, mis de façon éhontée des millions d'américains dans la rue de façon illégale (affaire des "robot-signeurs"), ce ne furent que quelques centaines de millions de dollars. Pour Crédit Suisse, qui a incité des dizaines de milliers d'américains à frauder le fisc, à peine un peu plus de 2 Md$ d'amende...

Là, que reproche-t-on à BNP ? D'avoir permis des transactions avec des pays que les Etats-Unis ont déclaré leurs ennemis, l'Iran, le Soudan et Cuba, sur la base de lois extraterritoriales, donc totalement hors de l'orbite acceptable de ce que prévoit le droit international. Motif : ces transactions ont été faites en dollars et le droit américain pourrait donc s'appliquer, quel que soit l'endroit d'où elles ont été faites...

En conséquence, on sort les battes de baseball et on frappe fort sur ses propres alliés, alors que la France s'est faite la meilleure alliée géopolitique des Etats-Unis ces dernières années (réintégration otanienne, Syrie, Russie, etc.).

Les conséquences de cette volonté américaine de racketter leurs propres alliés aura des conséquences très graves sur la relation transatlantique, et les américains seront dans les prochains épisodes de leurs volonté de régenter le monde, beaucoup plus isolés.

Les Etats-Unis montrent une nouvelle fois que ce sont d'indécrottables impérialistes qui aiment le rapport de force avec l'étranger, mais ils le sont parfois si bêtement que même leurs meilleurs alliés finiront par les abandonner à eux-mêmes, voire se retourneront contre eux, et renforceront les autres pôles de puissance mondiale, la Russie, elle-même en pleine hallucination collective, nationaliste et autoritaire, la Chine, dont l'autoritarisme pseudo-communiste et la croissance de puissance géopolitique ne se démentent pas.

La France et l'Europe prendront des mesures implicites de rétorsion, et nous entreront dans une spirale négative de rivalités européo-américaine. Intelligente stratégie, à l'heure où le renforcement des liens transatlantiques aurait été important pour faire front commun devant les autres impérialismes, russe notamment.

Nous verrons la tournure que prendra cette affaire qui porte un coup fatal à la cohésion du monde occidental et à l'image de la justice américaine, qui s'apparente plus à un système de dictature juridique et à un bras armé honteux de la puissance économique et militaire de ce pays, qu'à une véritable justice indépendante et équitable.

Et à ceux qui nous expliqueront "qu'aux Etats-Unis, c'est pas comme chez nous", il est simple de rétorquer que nous devrions également prendre des mesures et des décisions "qui sont comme ça chez nous". Et évidemment, leur traité transatlantique, ils pourront se le carrer dans l'oignon car les peuples ne laisseront pas faire.

Les Français apprennent totalement consternés que les nouveaux TER commandés sont trop larges pour plus d'une centaines de gares françaises.

Nous avons encore là un exemple des errements du système public français, et de son pendant : l'irresponsabilité totale des acteurs en présence.

Aujourd'hui, il est absolument nécéssaire que le pouvoir politique frappe très fort à l'encontre de tous les responsables de cette gabegie. Il est absolument nécessaire que l'intégralité des responsables de ces défaillances non pas démissionnent, mais soient démissionnés d'office, soient poursuivis en justice et payent pour leurs fautes inacceptables, tout comme le lampiste Jérôme Kerviel a été condamné à la place des vrais coupables au sein de sa banque (l'immonde Société Dégénérée).

Guillaume Pepy, son board, les responsable de ces commandes, leurs supérieurs et toute personne ayant été en contact avec ces projets d'achat soient immédiatement mis à pied.

La France ne peut plus laisser passer ce genre de choses, afin de dissuader le plus fortement possible que des choses de ce genre se reproduisent sur notre sol, et que les dirigeants et gestionnaires de projets, dans les entités publiques ou parapubliques, soient terrifiés des conséquences de leur irresponsabilité, de leur paresse, de leur éloignement face à la réalité des choses.

Je demande la plus grande terreur contre les incapables de ce genre.

Et voilà.

Mr Booms a écrit:

Qui seront les prochains? Les croyants qui prient sur le trottoirs?

Ce serait bien que l'on jarte à coup de canon à haute pression ces gens qui viennent fouler aux pieds de leurs pratiques régressives le sol de notre République qui a conquis de haute lutte de droit de haïr les religions, ces mensonges érigés en vérités absolues.

Je ne suis pas dans la ligne de 1905 (édulcorée depuis d'ailleurs). Je suis dans la ligne 1789-1793.

Il y a les laïcs gentils, comme toi.

Moi je suis un laïc méchant. Et j'aime ça.

Salut les zozos !

Pas besoin de fumeuses démonstrations ; moi, en bon laïcard rationaliste, je n'aime ni les demi-mesures ni les compromis en matière de régulation de l'imbécilité religieuse : je suis favorable à l'interdiction complète de tout port de tout signe religieux dans l'espace public, petites et grandes croix, kippa et foulard islamique.

Arborer ces preuves évidentes de stupidité me paraît être un scandale en 2013.

Je suis favorable à une lutte intraitable pour l'intelligence, la raison, la science et j'emmerde les culs-bénits et les grenouilles de mosquée ou de synagogue. Quant aux âmes charitables qui veulent voir dans ces pratiques "un droit culturel" et dans leur défense "un geste de relativisme", je les [insulte].

Bonne journée !

sabaidee a écrit:
OneAgain a écrit:

Il semble qu'il y ait également une baisse du déficit commercial.

La chute de la consommation et donc des importations n'est pas nécessairement une bonne nouvelle. D'ailleurs, les exportations stagnent.

Non, la consommation est en hausse au T3. Ce n'est pas la cause de cette diminution du déficit commercial. C'est plus la hausse des exportations de services qui boostent les exports.

sabaidee a écrit:
OneAgain a écrit:

On note aussi que les chiffres de croissance du troisième trimestre étaient meilleurs qu'attendus.

Et ceux du T2 2012, ont été revus à la baisse...

Non, ce sont ceux du T3, originellement prévus à 0%, estimé à 0,2% en première annonce, et finalement calculés à 0,1% en dernière instance.

sabaidee a écrit:
Le Monde a écrit:

L'économie française a enregistré une croissance de 0,2 % au troisième trimestre, selon les premiers résultats des comptes nationaux publiés jeudi par l'Insee, alors que de nombreux économistes attendaient une stagnation. La France n'avait pas affiché de hausse de son produit intérieur brut (PIB) depuis un an (+0,2 % au troisième trimestre 2011).
L'activité du deuxième trimestre 2012 a en revanche été revue à la baisse à - 0,1 % contre 0 % estimé auparavant. L'acquis de croissance pour 2012 s'établit à 0,2 %. Cela signifie qu'il faudra une nouvelle progression du PIB au quatrième trimestre pour atteindre l'objectif du gouvernement, qui table sur une croissance de 0,3 % en 2012.

Le fait est que on peut se réjouir de cette baisse, mais elle est pas spécialement significative. Et concrètement, peux-tu m'indiquer une seule mesure d'annonce de réduction des dépenses publiques hormis que des mesures d'économies de dizaine de milliards d'€ dont on ne sait où ils seront pris.

Une dizaine de Ministères sont censés voir leurs effectif diminuer :

http://s1.lemde.fr/image/2012/07/02/534x0/1727883_5_6be2_reduction-des-effectifs-dans-la-fonction_126ec531a0dddbf67f487dc11103fd5d.jpg

Bonjour à tous,

ce reviens en cet auguste lieu pour vous suggérer la lecture de "La Société du hold-up : Le nouveau récit du capitalisme" de Paul Vacca, qui constitue une bonne synthèse de ce non moins auguste thread.

Bonnes fêtes,

Gamby

L'ENA, facteur de déclin français ?
Créé le 25-10-2012 à 20h20 - Mis à jour le 26-10-2012 à 13h18

Par Patrick Fauconnier

La description qu'un jeune énarque fait de son école rappelle les mots de l'historien Marc Bloch expliquant la démission des élites en 1940. Glaçant.

Locaux parisiens de l'ENA.Photo ENA

Olivier Saby vient de faire l’ENA. Et il a tiré de sa scolarité un livre titré « Promotion Ubu Roi »,  sous titré « Mes 27 mois sur les bancs de l’ENA ». D’entrée de jeu, on redoute un de ces témoignages amers dus à des diplômés qui se sont trompés d’orientation. Et le style du livre, un récit sous forme de journal, fait craindre un exercice narcissique comme il en pullule sur les blogs.  Aucune de ces interprétations n’est la bonne.

Pour la première fois, un diplômé de l’ENA entreprend de nous conter par le menu ce que furent sa vie et ses cours pendant 27 mois. Il ne s’agit donc pas, non plus, du Nième livre proposant les réformes à apporter à l’auguste institution. C’est un livre qui nous donne à voir en direct la médiocrité du programme de l’école, en nous immergeant dans la scolarité. «J’aime cette émission télévisée qui s’appelle « Strip Tease », explique Olivier Saby : des tranches de vie présentée sans aucun commentaire. On laisse le spectateur juge. Mon bouquin, c’est un peu ça »
L’obsession du classement

Beaucoup de choses dans ce livre laissent une impression glaçante. On comprend assez vite que c’est une école qui sélectionne 80 brillants jeunes gens via des épreuves impitoyables pour leur infliger par ensuite un cursus pitoyable. Saby parle de « vide abyssal de l’enseignement. » Un vide dont ils n’osent pas se plaindre parce que cela pourrait nuire à leur classement de sortie. L’obsession de ce sacro-saint classement, qui peut déterminer une carrière à vie, et que plusieurs gouvernements ont sans succès envisagé de supprimer, marque au fer rouge le cursus et l’ADN des diplômés. C’est un permanent sujet de conversation entre élèves, et anciens élèves. Quand Saby débarque en stage à l’ambassade de France à Beyrouth, l’une des premières questions que lui pose le N° 2 de l’ambassade, ancien de l’ENA, porte sur le classement qu’il vise. Et l’énarque de décliner aussitôt son propre classement, comme on donnerait sa carte de visite. Rebelote avec l’ambassadeur. Saby s’attend à être questionné sur les raison de son choix du Liban. Au lieu de cela, la première question de l’excellence est : « est-ce que le classement est toujours en vigueur à l’ENA ? ». Monsieur l’ambassadeur est énarque  (il donne bien sur aussitôt son classement) mais aussi fils et frère d’énarques. Il n’a pas la moindre idée du travail qu’il va confier à ce stagiaire, qui attendra 2 semaines avant de recevoir quelques instructions.
Le rejet de l’initiative et de l’innovation

Saby raconte la redoutable épreuve du « Thème d’observation » qui dure 8 heures, enfermé, sans pouvoir bouger, sans documents. L’examen porte sur le développement rural et sa place au sein de la mécanique européenne.
  Ce sujet nous est aussi inconnu qu’à une poule landaise. Mais ce n’est pas grave, l’important est juste que nous sachions pondre une résolution, en étant notés sur notre capacité à imiter des textes déjà existantes et à singer leur formulation. L’erreur serait de faire preuve de créativité. La sanction serait immédiate »

En cela ils suivent le conseil que leur a donné un tuteur de l’école s’ils veulent des bonnes notes : apprendre par cœur règlements, directives, décisions de la Commission Européenne et avis du Parlement européen . « Pour réussir l’épreuve, pas besoin de réfléchir : vous devez connaître le format et le remplir avec les mots-clés adequats »

Chaque fois que Saby, seul ou avec quelques camarades, se risque à demander si on ne pourrait pas améliorer ceci où cela, il s’attire une réponse du type «pourquoi changer, on a toujours fait comme ça ». Il n’existe pas de résumé plus clair du conservatisme et de l’immobilisme. Est-ce bon d’instiller à forte dose une telle philosophie à ces futures élites ?
« Il faut ménager ses arrières »

Plus radical est le : « pas d’initiatives, ça risque de nous desservir ! » L’auteur raconte son stage à la Communauté Urbaine de Brest, avec d'intéressantes missions qui lui montrent le mépris de l'Etat pour les collectivités locales . Doit-il en faire la remarque au directeur des stages venu l’inspecter, en grande pompe, sur place, qui est surnommé "Le Revizor" ? Saby a appris à s’autocensurer :
ne pas oublier que l’inspecteur qui me note à la fin de mon stage sera peut être demain amené à faire appel à moi lorsqu’il accédera à une préfecture ou à un cabinet ministériel. C’est le problème du circuit fermé. L’inspecteur des stages sera préfet, chef de cabinet après demain… Qui sait. Il faut ménager ses arrières, ne jamais faire obstacle aux règles qui ont fait les carrières de nos juges et pairs, se glisser dans le courant et se laisser entraîner

En lisant ces histoires de soumission et de résignation,  on pense soudain à cet autre fascinant témoignage qu’est « L’Etrange défaite », un livre clé écrit juste après la débâcle de 1940 par l’historien Marc Bloch. On y trouve des observations qui recoupent presque mot pour mot les analyses de Saby.

Bloch, qui a exigé à 54 ans d’être mobilisé comme officier de réserve ( avant d'être fusillé par les nazis), cherche à comprendre comment la France n’a pas vu monter, pendant 8 ans, le péril hitlérien, et a pris une faramineuse dérouillée sur le terrain.  Il incrimine une « démission des élites, frileuses et conventionnelles » qui nourrira par la suite d’innombrables débats. Il fustige notamment en ces termes la soumission des officiers qui, au front, n’osaient pas exprimer leurs désaccords :
c’était par peur des histoires, et par ce souci de diplomatie qui, chez des hommes en mal d’avancement, devient une seconde nature, [et aussi] la peur de mécontenter un puissant d’aujourd’hui ou de demain.

Saby a plusieurs fois voulu prendre des initiatives, seul ou avec des camarades, pour se plaindre des cours. Comme ce jour où un cas sur l’hôpital est traité par un intervenant du Quai d’Orsay «  qui ne connait pas grand-chose à la problématique santé et découvre le dossier comme nous » Chaque fois il s’est fait contrer par d’autres élèves sur le mode
Tu es fou, ça va être inscrit à vie sur ton dossier, ça pourrait plus tard te barrer l’accès à certains postes

Marc Bloch, dans son chapitre consacré à l’enseignement en France  déplore
La crainte de toute initiative, chez les maîtres comme chez les élèves, la négation de toute libre curiosité, le culte du classement ( Bloch dit « succès ») substitué au goût de la connaissance
« Vous serez grillés »

Retour à l’ENA : à l’occasion d’un exercice, Saby veut, avec deux collègues, suggérer par écrit une innovation : fondre les trois grandes écoles d’administration ( ENA, fonction publique territoriale, fonction publique hospitalière) en une seule : les élèves choisiraient leur spécialisation en cours d’études, mais il y aurait un socle de valeurs communes avant de s’orienter. Des camarades le dissuadent de publier cette proposition : « cet article risque de se retourner contre toi. Ils vont l’intégrer à ton dossier et il te suivra pendant toute ta carrière »

Plus amusant. Saby échoue à faire baptiser la promotion « Ubu Roi ». A défaut les élèves votent pour « promotion Badinter ». Lors de la cérémonie de photo de promotion qui se déroule à Strasbourg, Saby et quelques acolytes proposent que des élèves portent le costume alsacien. C’est la bronca :
vous êtes complètement fous. Si un journal sort cette photo le jour où l’on pensera à vous pour un ministère, vous serez grillés ! »

Huit élèves ont quand même l’audace de prendre cette initiative. Le directeur de l’école est décomposé à l’arrivée de Robert Badinter. Or contre toute attente celui-ci le complimente  «  quelle excellente idée, Monsieur le directeur ». Puis il exige que les « alsaciens » se groupent derrière lui sur la photo. « A cause de vous et votre idée stupide, je ne vais pas pouvoir montrer la photo à ma grand mère » se désespère néanmoins une future énarque.
« On vit quand même bien sans chauffeur à plein temps »

Le bêtisier que nous présente Olivier Saby mérite vraiment le détour, dans lequel Ubu le dispute à Courteline. On y croise un conseil en communication qui « vend du vent avec talent » à 1200 euros la journée à la Communauté Urbaine de Brest. Chargé d’inventer une campagne de promotion, il a « un putain d’avis sur la question » et, au bout de 8 mois, propose une idée lumineuse : prendre pour axe de communication l’océan.

On y croise un ministre, Alain Joyandet, en mission de coopération au Liban, se comportant en véritable mufle à l’égard d’une directrice d’école, refusant la part du gâteau qu’elle lui offre,  sur lequel était écrit « vive la francophonie, vive la France ». Seul l’intéresse le numéro de l’Equipe que lui a subtilisé l’ambassadeur.

On y entend la directrice de la formation à l'ENA raconter :
quand j’ai quitté la préfectorale pour venir à l’ENA,  j’ai d’abord eu un choc car on m’a expliqué que j’allais partager un chauffeur avec un autre membre de la direction. Et puis avec le temps je m’aperçois que finalement, on vit quand même très bien sans chauffeur à plein temps

Ou encore cette énarque qui dit au sujet des élections présidentielles « si on pouvait limiter le droit de vote aux polytechniciens et aux énarques, la France tournerait mieux »

Et cette veuve éplorée qui se désole :   
dire que mon époux regrettait encore, deux jours avant son décès, les quelques points qui l’avaient séparés de l’Inspection générale des finances ! »

Ce livre nous apprend ceci : les énarques sont formés à administrer et gérer, certainement pas à inventer et innover. On ne les a aucunement préparés à être stratèges, imaginatifs, audacieux, courageux. On leur a même instillé les vertus inverses. Or tous les leviers de l’état et des politiques publiques sont aux mains d’énarques. Comment s’étonner que la France patauge dans le conservatisme, la crainte des réformes, un conformisme désespérant  ?

En lisant ce témoignage, on comprend ces incroyables bourdes que font régulièrement les Inspecteurs des Finances, les plus brillants diplômés de l’ENA, à Bercy. Prenez la récente affaire de la taxation des créateurs de Start Up qui a conduit à la révolte des « Pigeons ». Il est clair que les énarques n’ont pas la moindre idée des ressorts qui animent les créateurs d’entreprises ni des flux de financement de la création et de l’innovation.  Il n’y a pas de divorce entre l’Etat et l’entreprise en France, mais entre certains énarques et l’entreprise. Ils ont été formés sur deux planètes qui n’ont rien à voir. Si dans un MBA, ces programmes de formation au management de troisième cycle qu’on enseigne, comme à l’ENA, à des participants de 27 à 35 ans souvent dotés d’une première expérience, on professait comme à l’ENA, les élèves se révolteraient dés le premier jour. On a l’impression à lire Saby qu’à l’ENA, les élèves sont infantilisés, effarouchés, lobotomisés.   
Marc Bloch avait anticipé l’ENA, «  une école close »

Concluons avec Marc Bloch qui  écrivait en 1940 :
Apres la guerre, de tant de reconstructions indispensables, celle de notre système éducatif ne sera pas la moins urgente. Notre effondrement a été avant tout (…) une défaite à la fois de l’intelligence et du caractère. Parmi ses causes profondes, les insuffisances de la formation ont figuré au premier plan. Une réforme timide serait vaine. On ne refait pas une éducation en rapetassant de vieilles routines. C’est une révolution qui s’impose (…) Pour les hommes en charge de l’enseignement, le pire danger résiderait dans une molle complaisance envers les institutions dont ils se sont fait peu à peu une commode demeure. »

Qui osera « révolutionner » l’ENA ? Voici en tous cas le plus étonnant : Bloch fit preuve d’une sorte de don de voyance en racontant  en ces termes l’irruption, à la veille de la guerre de 40,  de l’idée qui donnera naissance à l’ENA en 1945
[Juste avant la guerre les gouvernants ont voulu] briser le quasi monopole des Sciences politiques comme pépinière de notre haute administration. Ils auraient pu créer un programme préparé dans les universités. Au lieu de cela ils préférèrent tracer le plan d’une nouvelle école spéciale : une autre Ecole des Sciences politiques, encore un peu mieux close que sa rivale »

Greg, aucun doute, tu as bien fait d'aller à HEC plutôt que dans ce cimetière à couilles.

Lienemann fera sa motion sans Hamon (avec Jérôme Guedj).

Ce serait bien que les militants votent pour Gorce juste pour protester contre cette façon de désigner le premier s'crétaire. Ca donnerait une bonne leçon à tout ceux qui veulent verrouiller les choses.

La Goldman Sachs veut initier une nouvelle phase baissière sur les marchés financiers en appelant leurs clients à se positionner à la vente (à découvert, c'est mieux...).

Faisons mentir et crever ces ennemis de l'humanité : achetons !

[video (flash player not installed)]

Les anonymous ont publié plus d'1 000 000 de données personnelles Apple. On leur en aurait voulu s'ils avaient hacké 1 million de comptes Apple.

Or, il ont en réalité fait oeuvre de salubrité publique car ils ont en réalité hacké les hackers.

En effet, comment se peut-il, comment se fait-il que le FBI ait disposé de tant d'informations personnelles sur tous les utilisateurs d'Apple ?

Cela signifie bien que les autorités américaines, comme au bon vieux temps de l'URSS et des basses oeuvres des divers services secrets communistes (cf. le film "la vie des autres" pour la RDA...), espionnent tous leurs citoyens.

Qu'en est-il en France ? La DCRI surveille-t-elle ainsi l'intégralité de leurs citoyens ?

Je déterre un vieux thread où je n'ai pas l'habitude de traîner mais tout de même, la déception est grande sur cette actrice sans vergogne :

Marion Cotillard fait condamner un site internet amateur

Publié le Jeudi 30 Août 2012 à 13:16 par Christophe Carron
 

Marion Cotillard fait condamner un site internet amateur

Attention aux photos de Marion Cotillard que vous publiez sur le web : un site d'info amateur a été condamné à des dommages et intérêts pour trois images représentant la comédienne à l'aéroport.
Quand il a décidé de publier trois photos de Marion Cotillard shootée à l’aéroport Charles de Gaulle sur son site d’info amateur infosjeunes.com, en janvier 2011, Stéphane Larue ne se doutait pas des ennuis qui l’attendaient. Car les images n’avaient rien de scandaleux : on y voit l’actrice, de loin, s’apprêtant à prendre l’avion. À peine aperçoit-on son petit bump de femme enceinte de quelques semaines.

Sous-estimant la sévérité du droit français en matière de protection du droit à la vie privée et du droit à l’image, et influencé par la liberté d’expression des sites étrangers en la matière, où les clichés ont été publiés, il n’a pas hésité à les copier-coller et à les publier sur son site dans un article intitulé « Les premières photos de Marion Cotillard enceinte ». Une pratique pas vraiment déontologique, mais très courante dans l’univers du blogging et du journalisme amateur, où on ne s’embarrasse que rarement de la législation. Il suffit généralement aux personnes qui s’estiment lésées par de tels procédés (sujets ou auteurs de la photo) d’envoyer un mail ou de passer un coup de fil aux responsables des sites incriminés pour que tout rentre dans l’ordre. Manque de chance pour Stéphane Larue, Marion Cotillard est très procédurière et son avocat, Maître Vincent Tolédano, a l’assignation facile.

En toute logique, le 1er mars 2011, la comédienne et son conseil lui envoient une lettre pour lui annoncer qu’ils le traînent devant le tribunal de grande instance de Nanterre, réputé pour sa très grande sévérité en matière d’infraction au droit à l’image. Dans les requêtes des plaignants : le retrait de l’article incriminé et le paiement de 12 000 euros de dommages et intérêts et de 3 500 euros pour les frais de justice de Cotillard. Soit un total de 15 500 euros. Une somme déjà importante pour un site d’info professionnel, mais inabordable pour un site amateur. Car Stéphane Larue, qui dit alimenter infosjeunes.com tout seul, explique que son travail sur infosjeunes.com ne lui rapporte quasiment rien, la publicité présente sur ses articles lui permettant de gagner de petites sommes partant directement dans les frais techniques.

Conscient de son erreur et bien décidé à échapper à une sanction trop lourde, il supprime immédiatement les trois clichés et écrit une lettre d’excuses, adressée à l'avocat de Marion Cotillard. Deux pages dans lesquelles il explique que les photos incriminées, publiées bien après d’autres sites US et français, n’ont généré que 3 453 visites et que sa situation personnelle – père divorcé passé par une commission de surendettement – ne lui permet pas de soutenir financièrement une telle procédure. Le journaliste souhaiterait même pouvoir négocier sans passer par la case tribunal, et imagine proposer aux plaignants un accord, selon lequel il verserait 1 500 euros de dommages et intérêts et publierait de sa propre initiative un mot d’excuses en home du site, à la manière des publications judiciaires que l’on retrouve souvent en couverture de Voici.

Insensibles aux arguments du journaliste du site amateur, Marion Cotillard et son avocat ne fléchissent pas et poursuivent la procédure. Le 15 mars 2012, le tribunal de Nanterre reconnaît Stéphane Larue coupable d’avoir violé l’intimité de la vie privée et le droit à l’image de la comédienne et le condamne à 1 500 euros de dommages et intérêts et 1 000 euros de frais de justice. Beaucoup moins que ce que l’avocat de la plaignante demandait, mais une somme importante pour Stéphane Larue, qui n’aurait pas un sou et qui doit, en plus, régler ses propres frais de justice. Au total, selon ses déclarations, l’affaire lui coûte 5 000 euros.

S’il accepte le jugement et ne souhaite pas faire appel, il tente toutefois d’obtenir des facilités de paiement. Pris à la gorge, il écrit aux huissiers représentant Marion Cotillard pour leur demander un « règlement échelonné ». La réponse tombe : « Ma cliente y est opposée. Par conséquent, je vous invite à me faire parvenir l’intégralité des sommes auxquelles vous avez été condamné par retour de courrier ». Sans quoi le cabinet promet de « procéder par voie de saisie, ce qui engendrera des frais supplémentaires ». Inquiet de voir les huissiers débarquer chez lui, et pour rassurer son fils, effrayé à l’idée de voir des hommes venir « lui saisir ses jouets », Larue a finalement décidé d’emprunter de l’argent à son entourage pour solder une bonne fois pour toutes cette affaire qu’il traîne depuis un an.

Contacté par nos soins, afin de savoir pourquoi Marion Cotillard n'a pas souhaité abandonner la procédure après des excuses publiques et pourquoi elle a refusé des facilités de paiement à Larue, son avocat, Maître Vincent Tolédano, nous a opposé une fin de non recevoir, précisant qu’il ne souhaitait pas faire de commentaire…

Mettre sur la paille un pauvre garçon pour se goinfrer de quelques milliers d'euros en refusant tout compromis, elle qui possède de somptueux appartements et une magnifique villa à l'Herbe (près du Cap Ferret), c'est proprement dégueulasse. L'avidité, la cupidité, le goût du lucre et la passion suintante pour l'argent n'a jamais de limite.

Pouah, je n'irai plus jamais voir un de ses films. Boycott total !
Et sympathie pour le webmaster condamné : edit : le site est maintenant fermé, on sait pourquoi...

guggen a écrit:

Comment utilises tu l'appli? Tu peux sinon télécharger ton podcast via iTunes et la mettre ensuite sur ton portable. Il y a en plus un indicateur pour t'informer si tu as ecouté ton émission.

J'utilise l'appli normalement.
Elle ne marche tout simplement pas...

Elle ne mémorise pas mes abonnements, se cloture 4 fois sur 5 à moins d'une minute de podcast. Je dois réinstaller l'appli pour pouvoir écouter un podcast, c'est la seul efaçon de la faire fonctionner (à moitié) au moins une fois... Puis je dois la désisntaller car après une ou deux émissions, ça recommence à ne plus fonctionner.

Je ne pense pas que ce soit lié à la version d'iOS, vu qu'à peu près 100% des commentaires que l'on peut lire dans les évaluations utilisateur d'Apple Store montrent que tout le monde connaît les mêmes problèmes.

FC devrait renoncer à cette appli, du moins le temps de la stabiliser et remettre l'appli précédente... C'est un véritable fiasco.

Il y a des lecteurs du forum au cabinet Montebourg :

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a également annoncé ce mardi que le gouvernement exigerait des contreparties à ce plan, dont les détails seront dévoilés le 25 juillet.

Le plan d’aide à la filière automobile passera par un «soutien massif» aux véhicules «innovants et propres», mais le gouvernement exigera des «contreparties» des constructeurs, a annoncé mercredi le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. «On n’a rien sans rien, on donne des aides publiques, les contribuables sont aux côtés d’une entreprise pour l’aider à se redresser, à se sauver et à réussir, eh bien il y a des contreparties», a prévenu sur France Inter Arnaud Montebourg, qui doit présenter son plan d’aide à la filière automobile le 25 juillet.

Ce plan, n’est «pas prêt» et «encore en discussions au sein de l’exécutif», mais Arnaud Montebourg en a déjà dévoilé certaines grandes lignes. «Nous écartons la prime à la casse et nous nous dirigeons vers des formes de soutien massif vers les véhicules innovants et propres, hybrides et électriques», a-t-il ainsi expliqué. «Nous sommes très tentés d’accentuer les mesures liées au bonus malus écologique», a-t-il ajouté.

http://www.liberation.fr/economie/2012/ … res_834062

.

Ca a marché... 1 fois. J'ai pu écouter 3 podcasts à la suite et puis... plus rien. Ca a recommencé à couper au bout de 2 secondes, et les podcasts auxquels on s'abonne ne s'enregistrent pas...

Lamentable. L'irresponsabilité de certains dirigeants d'organismes publics est consternante. Il aurait suffi, dès lors que l'on constate que ça ne marche pas, de remettre l'ancienne version en ligne et de régler les problème.

Le plus drole c'est le message sur la page de téléchargement : "certains auditeurs nous ont fait part de problèmes techniques. Nous travaillons sur ce problème. Merci de votre compréhension." Ca fait 5 mois qu'ils travaillent sur le problème...

La dernière version de l'appli france culture est une calamité. Elle ne marche tout simplement pas, démontrant à nouveau la médiocrité des dirigeants et des responsables de radio france, grassement payés sur fonds publics, même pas capable de gérer des problèmes simples à résoudre 5 mois après le lancement de la nouvelle appli.

Il y avait une appli qui marchait très bien et il a fallu qu'ils la changent... Résultat, la nouvelle se ferme toute seule au bout de 10 secondes de podcast ou de direct, est beaucoup moins intuitive et l'on met beaucoup plus de temps à retrouver les émissions que l'on veut écouter (et que de toute façon on ne peut pas écouter puisqu'elle se coupe...).

En outre, la mémorisation des abonnements podcasts ne se fait pas.

Manifestement, ils n'ont même pas beta-testé leur appli avant de la mettre en ligne.

Bref, c'est la-men-table, ça fait 5 mois que des centaines de personnes ont alerté la chaine sur le problème, mais rien n'y fait : l'ancienne version, dès lors que l'on a chargé la nouvelle est introuvable alors que FC ferait bien de la remettre en ligne pour mettre un terme à ce fiasco.

Comment des entreprises, de service public, et avec des moyens non négligeables peuvent ils faire des fautes pareilles, qui montrent le mépris qu'ils ont de leurs auditeurs... Toujours le même problème : dans le service public, jamais aucune incitation n'est faite pour répondre au mieux aux demandes des usagers. Nous en avons là en exemple assez scandaleux.

Les banques espagnoles viennent de réaliser à leur tour un joli hold-up sur les contribuables européens et espagnols puisqu'elles vont se faire renflouer à hauteur de 62 milliards par les mécanismes européens pendant que le gouvernement espagnol annonce 65 milliards de coupes budgétaires.

Après avoir mis 1500 à 2000 milliards d'euros sur la table au terme de dizaines de sommets européens, peut-on penser que la crise est finie ou bien faudra-t-il encore payer pour les calamités bancaires et financières, en mettant sur l'autel sacrificiel des marchés de nouvelles tranches d'aides aux banques ?

Des banques qui d'ailleurs montrent à nouveau leur malhonnêteté avec le scandal du LIBOR par lequel ces dernières se sont entendues pour fixer un taux d'intérêt interbancaire, central car fondant un grand nombre de variations corrélées de taux secondaires ou de valeur de produits dérivés (swap de taux et autres dérivés de taux). Ce sont près de 1000 milliards de dollars de pertes qu'ont causé ces ententes. Mais ce n'est qu'une malhonnêteté de plus dans un milieu où 25% des interrogés estiment qu'il est nécessaire d'être malhonnête pour réussir.

Petite nuance, les banques françaises n'ont ni réalisé de hold-up et sont plutôt en bien meilleure situation que leurs consoeurs européennes. Elles n'ont semble-t-il pas participé au "LiborGate", et elles viennent d'être saluées par S&P (qui les avait pourtant bien mis en difficulté au cours de l'année écoulée) dans leur bonne tenue financière. Elles respectent avant terme Bâle III. Bref, elles méritent qu'on les distingue de bon nombre de leurs collègues d'autres pays et venant de ma part ce n'est pas peu dire.

Joseph Zizek, c'est un parent de Slavoj, l'intellectuel qui a écrit Robespierre ou le vice de la vertu ?

Pour abonder dans le sens de Zaza :

Ex-ministres et collaborateurs de Sarkozy : ils disent tout !
Créé le 11-01-2012 à 19h03 - Mis à jour à 19h27

Par Renaud Dély
Un président sans gêne, content de lui, qui perd ses nerfs... Rachida Dati, Martin Hirsch, Michèle Alliot-Marie et d'autres ont gouverné à ses côtés, et dévoilent sa vraie nature.

"Le Nouvel Observateur" du 12 janvier 2012. (Le Nouvel Observateur)

Nicolas Sarkozy ? Et si c’était ses "ex" qui en parlaient le mieux ? Ses ex-ministres comme ses anciens collaborateurs, les poids lourds comme les seconds rôles, les "visiteurs du soir" comme les "petites mains", tous ceux qui ont traversé à ses côtés ce quinquennat chaotique et brinquebalant.

Ce sont ceux qui en parlent "le mieux" car ils sont plus libres. Affranchis. Ils l’ont servi, ont été servis, et n’attendent plus grand-chose d’une hypothétique réélection de leur ancien patron. Ce sont ces "ex" là, une bonne vingtaine, que "le Nouvel Observateur" est allé confesser.

Des comportements erratiques

Des ministres les plus médiatiques, comme Rachida Dati, aux collaborateurs les plus anonymes, des poids lourds politiques comme Michèle Alliot-Marie aux conseillers les plus discrets comme Raymond Soubie, des fidèles de longue date, comme Christian Estrosi ou Roger Karoutchi, aux "pièces rapportées" de la défunte "ouverture" tel Martin Hirsch, des indéfectibles soutiens comme Bernard Laporte aux "ex" déçus qui affrontent aujourd’hui celui qui les avait fait ministres, tels Hervé Morin ou Christine Boutin.

Parce qu’ils en ont été les complices actifs, il n’est pas de meilleurs témoins pour raconter cette étrange comédie du pouvoir, cette folle cavalcade désordonnée que furent ces cinq années de sarkozysme. Parce qu’ils ont subi ses emportements ou reçu ses encouragements, parce qu’ils l’ont fréquenté au plus près, dans l’intimité du pouvoir, ils sont les mieux placés pour peindre les comportements erratiques de ce drôle de Président, éternel candidat d’un camp, jamais vraiment devenu chef de l’Etat de tous (…)

Le président qui humilie les siens

Nicolas Sarkozy ne cache pas grand-chose des sentiments qu’il porte à ceux qui le secondent. Dominique Bussereau, ancien secrétaire d’Etat aux Transports jusqu’en novembre 2010, s'amuse :

Cela se voit immédiatement, physiquement, quand il est énervé"

C’est que Nicolas Sarkozy a ses souffre-douleur, ses têtes de Turc, qu’il ne se prive pas de malmener en public. Ce sont souvent des femmes : Valérie Pécresse a eu droit à un retentissant "conne" devant plusieurs de ses collègues pour avoir voulu accentuer l’aspect sélection de la réforme de l’Université. Roselyne Bachelot n’a pas non plus été ménagée, mais c’est surtout Christine Albanel qui a été fréquemment maltraitée.

Même Christine Lagarde, avant de s’envoler pour le FMI à Washington, a eu droit à son lot de vachardises : "Parler bien l'anglais, c’est tout ce qu’elle sait faire !" L’ex-ministre de l’Economie et des Finances s’est fait sévèrement réprimander en plein conseil des ministres, à propos de la loi Tepa, parce que Bercy n’avait pas publié à temps certains décrets : "Tu n’as pas fait ce que j’ai demandé ! C’est une faute !" Un silence glacial s’est installé dans le salon Murat.

"Un vrai gosse"

Le chef de l’Etat ne cachait pas non plus son agacement devant les interminables prises de parole d’un Bernard Kouchner versant volontiers dans la flagornerie. Pour manifester son irritation lorsque l’ex-"French doctor" dissertait, Nicolas Sarkozy regardait par la fenêtre, griffonnait, sortait son téléphone portable, envoyait des textos. "Un vrai gosse", glisse un ex-conseiller. Mais plus que ses ministres, le président éreinte souvent ses collaborateurs, qui subissent sans broncher une avalanche de noms d’oiseaux :

Abruti", "connard", "incapable"

Lorsqu’il était secrétaire général de l’Elysée, "j’ai vu Guéant traité plus bas que terre", ricane une ministre. Car Nicolas Sarkozy ne ménage pas ceux qu’il considère comme ses fidèles. Au contraire, à ce titre, ils lui devraient plus encore. Le malheureux Brice Hortefeux a été traité "comme une merde" aux dires d’un de ses anciens collègues avant d’être viré du gouvernement sans explication il y a un an.

Lui-même jamais détendu en conseil des ministres, le chef de l’Etat met la pression sur ses subordonnés : "Soyez heureux !", "Tout le monde veut votre place !", « Il n’y a rien de mieux qu’être au gouvernement, les parlementaires ne pensent qu’à ça !" Un peu comme un manager de fast-food épuise ses employés en alternant brimades mesquines et récompenses fragiles pour "l’employé du mois"… Surtout, Nicolas Sarkozy ajoute un mot d’ordre impératif : "Foncez, ne vous planquez pas !"

Fillon ? Un "trouillard", un "faible"

Tous les ministres le savent, cette admonestation-là vise d’abord François Fillon. S’il est quelque chose que Nicolas Sarkozy abhorre chez son Premier ministre, qu’il qualifia un jour de "collaborateur", c’est sa "lâcheté". Au début du quinquennat, Fillon, mécontent du traitement que lui infligeait le chef de l’Etat, eut le tort de s’en ouvrir à un ministre : "Si tu savais ce que j’endure… ". La plainte est revenue aux oreilles présidentielles. Dès lors, la religion de Sarkozy était faite : ce Fillon n’est qu’un "trouillard", un "faible". " Le président demande fréquemment le président aux ministres amis qui lui sont le plus proches :

Pourquoi il est pas heureux Fillon ? Pourquoi il se planque tout le temps ?"

Lors des réunions de ministres, le chef du gouvernement a gagné un surnom : le "grand taiseux". Fillon n’intervient que pour distiller quelques traits d’humour, façon pince-sans-rire, censés détendre l’atmosphère. "Je suis vraiment contre le port du voile", lâche un jour en réunion, Michèle Alliot-Marie. "C’est bientôt ton anniversaire, je saurai ce que je ne dois pas t’offrir…", ricane Fillon. MAM lève un sourcil, la vanne tombe à plat.

En revanche, sur le fond, lors de ces réunions de ministres, Fillon ne donne pas même son avis. Un attentisme qui a le don d’exaspérer Sarkozy qui lui balance : "Bon, François, on est d’accord là-dessus ?", "François, tu n’as pas d’objection ? Si tu n’es pas d’accord, tu le dis !" (...)

http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossi … -tout.html

"Sale mec", c'est le mot.

"Quand on vote FN, (...) on a Taubira" (JF Copé, Pdt de l'UMP).

J'ouvre ce thread parce qu'il y a de quoi être assez consterné par la droite dans l'opposition. Les thèmes  mis en avant et les angles d'attaques depuis l'élection de François Hollande sont soit répugnant, soit grotesques.

Aujourd'hui, c'est le fait que Hollande prenne le train qui est mis en cause. Hillarant. Entre les flics umpistes qui s'en plaignent et Henri Guaino qui s'en fait le porte-parole, on est plié en deux. Prendre le train couterait "plus cher" que l'avion privé que Nicolas Sarkozy a fait construire pour sa gloriole et son confort sur les fonds publics.

Hier, c'était Montebourg qui était la cible (de Morano s'il vous plaît, celle qui renverse des piétons en sens interdit et à toute vitesse sans aucune poursuite pénale...) parce qu'il a traité d'escrocs les ex-dirigeants de SeaFrance. Sur ce point, c'était surement insultant, mais il est clair qu'il y avait de quoi critiquer leur action. D'ailleurs, il est de notoriété publique qu'une bonne partie des pertes étaient liées à des vols de marchandises vendues sur les ferries...

Avant-hier c'était Valérie Trierweiller, dont les droitistes du forum se sont fait l'écho : on l'accuse d'être "trop riche" en inventant des revenus colossaux qu in'existent que sur des hoax d'Internet...

Avant-avant hier, c'était Taubira qui était visée, avec une attaque raciste à peine maquillée parce que cette dernière veut un retour à l'ordonnance de 45 pour les mineurs, qui donne une priorité à l'éducatif sur le répressif...

Avant-avant-avant hier, on dénonçait comme "démagogique" la baisse des salaires des Ministres et du Président...

Ah, c'est sur que ça fait tâche, par rapport au faste et à l'utilisation des fonds privés comme dans le tonneau des Danaïdes qui fut devenue une tradition du gouvernement précédent, incapable de se contenir dans l'usage indu et gabegique des dépenses de représentation...

Cette droite oublie un peu vite la malgouvernance qu'elle a imposé à ce pays pendant si longtemps. Ces pucerons ont sucé la sève économique des Français et de l'Etat afin de répondre à l'ego surdimmensionné de notre cher ex-résident. Cette droite qui s'érige si souvent en garante de la bonne gestion des deniers publics a fait exactement l'inverse : elle a creusé le déficit à un niveau sans précédent, augmenté la pression fiscale pour répondre à ses propres désidératas privés et elle n'hésite pas aujourd'hui, à critiquer le train de vie modeste et parcimonieux de l'Etat qui est fait. C'est bien une caricature.

Elle croit convaincre qui ? Son électorat ? Haha, lui le premier appréciera le fait que l'on fasse attention aux dépenses somptuaires qui pèse sur les dépenses publiques et à l'arrivée sur ses impôts.

En tout cas, qu'elle sache que nous serons derrière François Hollande qui est en train de faire tout ce que Sarkozy aurait du faire : batailler pour une Europe qui règle ses problème, batailler pour réduire le déficit et la dette et prenne le pli d'un Etat modeste et parcimonieux. Elle ne pourra compter que sur l'amnésie de certains pour faire un bon score aux législatives et évidemment... sur le redécoupage (charcutage) électorale à la Marleix, pour rendre plus facile une éventuelle victoire de la droite. Entre les députés des Français de l'étranger et le découpage parisien, il est certain que cette dernière s'est donnée quelques avantage, en handicapant clairement la gauche.

Et encore un mensonge de Sarko...

Il affirmait qu'il y avait 200 000 personnes à son meeting, alors que la place du Trocadéro ne peut que contenir 32 000 personnes selon toute vraisemblance, et reste 4 fois moins grande que la Concorde qui, remplie, a pu accueillir 100 000 personnes une semaine avant. En admettant que les rues annexes étaient bien remplies également, on imagine qu'il y avait 50 000 personnes, allez, on est sympa, 75 000 en doublant la contenant du trocadéro.

Sarko a certainement lancé cela à la cantonade, mais c'est symptomatique d'un candidat qui ne réfléchit pas avant d'agir ou de dire, ou alors qui ment sans penser aux conséquences de la mise en lumière de ses mensonges.

Mediapart n'a pas déconné, mais ce document peut soit être un faux visant à remettre au coeur de la campagne électorale l'information d'une l'aide de Kadhafi à Sarkozy que des témoignages concordants pointent du doigt, mais il peut également être un piège pour discréditer toute enquête; ce peut enfin éventuellement être le fait d'un "petit malin".

Dans tous les cas, c'est loin d'être le seul élément qui appuie la thèse d'une aide du régime déchu de Kadhafi à l'égard de Sarkozy.

J’ACCUSE ET JE DÉNONCE

En ces jours, où notre pays va faire un choix essentiel pour son avenir, j’accuse et je dénonce le fonctionnement d’un système qui sape les fondements de notre démocratie et bafoue les droits élémentaires du justiciable.

Après plusieurs mois d’un harcèlement judiciaire permanent dans le cadre de mises en examen injustifiées et injustifiables, tant en droit qu’en fait, j’ai décidé de porter sur la place publique les éléments attestant de l’état de déliquescence du système mis en place par le pouvoir et de la façon dont ce dernier entend, pourtant, le faire perdurer, pour son bénéfice exclusif et personnel.

En effet, afin de surmonter la crise tant économique que morale qui chaque jour affaiblit l’unité nationale, il est essentiel de mettre à bas le système actuel caractérisé par une corruption généralisée touchant le plus haut niveau de l’Etat.

La situation atone de l’économie française marquée par une baisse sensible de la demande intérieure aurait du conduire le pouvoir à prendre des décisions aussi courageuses qu’intelligentes pour relancer la croissance, en mettant l’accent sur les contrats internationaux dans les secteurs où la France a toujours été performante (principalement l’armement, les transports et l’énergie).

Souvenons-nous des paroles du président candidat expliquant qu’il irait chercher la croissance avec les dents en soulignant l’importance de ces grands contrats à l’exportation.

Or comment dans un tel contexte expliquer et justifier les choix ineptes en matière de politique étrangère effectués depuis 2007 et qui ont conduit à la perte de plusieurs contrats pour ne citer que les plus fameux :

- échec lors de la vente de réacteurs nucléaires à Abu Dhabi par le trio Areva/EDF/Total,
- fiasco retentissant d’Alstom, pourtant grandissime favori, lors de l’appel d’offre du TGV Médine la Mecque ;
- absence de notre pays dans le cadre des récents achats d’armement de l’Arabie Saoudite pour plus de 400 milliards de dollars !!!

Je dénonce l’incapacité du pouvoir qui uniquement, guidé par la nécessité d’occuper de façon permanente l’espace médiatique, n’a jamais pris le recul nécessaire à une analyse approfondie, seule à même de permettre la prise de décisions efficaces et structurantes pour notre pays.

Quelles sont les raisons qui ont poussé le pouvoir à privilégier la Libye, la Syrie et le Qatar , en ignorant de toute sa morgue l’Arabie Saoudite ? Alors même que ce pays reste l’acteur central et la seule puissance de nature à influencer efficacement les intérêts occidentaux dans le golfe et le monde arabo-musulman par sa position géographique, ses ressources et son leadership « moral ».

A ce titre, les récentes dénégations du Président actuel quant à sa volonté, réelle et établie, de procéder à la vente de réacteurs nucléaires à la Libye sont aussi vaines que ridicules. Ce sont vos décisions ayez au moins le courage de les assumer.

Je vais, pour ma part, en donner les raisons à nos compatriotes et dénoncer ainsi les personnes qui ont, depuis plusieurs années, dicté la politique étrangère de notre pays : Messieurs Claude Guéant, Bernard Squarcini, et Ahmed Djouhri qui se fait appeler Alexandre.

J’accuse en effet ce triumvirat d’avoir capté l’appareil de l’Etat et sous le motif de le servir, agir in fine pour des intérêts personnels.

La composition hétéroclite de ce triumvirat laisse, au premier abord, songeur. En effet, quel lien peut il unir un haut fonctionnaire à l’image immaculé, le policier le plus influent de France depuis sa nomination à la tête de la DCRI et un ancien petit caïd de la banlieue parisienne, devenu l'intermédiaire "officiel" de quelques gros contrats français à l'export?
La réponse est aussi simple qu’évidente : l’argent pas pour la France mais pour eux et vraisemblablement pour la personne qui les a mis en place !!!

La gestion du dossier Libyen l’illustre au plus haut point.

En juillet 2007, à peine élu Président de la République, Nicolas Sarkozy a rendu visite au colonel Kadhafi à Tripoli. Ce dernier sera reçu en visite officielle à Paris en décembre de la même année.

Quelques mois plus tard, Cecilia Sarkozy fera l'aller-retour pour ramener les cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien détenus dans les geôles libyennes, dans les conditions que j’ai largement détaillées dans mon ouvrage.
Dans le même temps, sous le prétexte d'une nécessitée d'une collaboration et d’échange d’informations avec les services de renseignement libyens devenus "partenaires" obligés de la France, Bernard Squarcini "rentre en scène" en sachant pertinemment que le retour d'informations n'allait jamais être "exploitable".
Mais pour le « triumvirat », peu importe, le but était de mettre en place un partenariat à sens unique avec la Libye, identifié comme un fromage, grassement financé par l'Emir du Qatar l'ami depuis 2007 de Nicolas Sarkozy (200 mds de dollars), pour les industriels français, qui par le plus grand des hasards ont tous le même intermédiaire, membre du "triumvirat" : Alexandre Djouhri.

Il est pour le moins surprenant de constater que systématiquement Alexandre Djouhri soit missionné par les plus grandes sociétés française sur des dossiers pour lesquels son track record semble peu performant (en ce qui concerne l’Arabie Saoudite pour le moins si l’on se réfère aux échecs des contrats Miksa et du TGV Médine la Mecque où son partenaire historique, le groupe Al Bugshan, a été tout aussi efficace que lui !). Seule la volonté de s’attacher les bonnes grâces du pouvoir le justifie.

Le schéma est simple et bien rodé : les groupes français mandate Alexandre Djouhri, ce dernier facture alors son intervention pour obtenir des contrats d’ores et déjà financés par le Qatar. A charge pour Alexandre Djouhri de gratifier utilement ses bienfaiteurs membre du fameux triumvirat et de disposer à leur égard de moyens de nature à acquérir les fidélités et obligeances des personnes ainsi récompensées.

Je dénonce, dans ces conditions, tant les déclaration de Monsieur Guéant qui n’hésite pas à propos d’Alexandre Djouhri de dire, dans Le Nouvel Observateur du 24 avril 2011: « Il a une connaissance de l’économie et des affaires qui est utile à notre pays. », que celles de Monsieur Squarcini qui également dans le même périodique, en 2010, indique “Djouhri sert notre pays et le bleu, blanc et rouge.. Bien sur, il fait des affaires pour lui, mais il en fait profiter le drapeau”.
Drapeau dans lequel il se drape afin de bénéficier d’une impunité totale.
A cet égard, je dénonce et j’accuse une justice aveuglée qui, malgré mes demandes répétées d’actes, refuse sans motif d’entendre Alexandre Djouhri dans cadre de l’enquête sur le contrat SAWARI II, qui m a valu d’être mis en examen des chefs de complicité et de recel d’abus de biens sociaux et de blanchiment.

Alors même que le détournement de 1.500.000.000 francs soit 228.673.530 d’euros n’est intervenu que grâce à Alexandre Djouhri et au profit de son partenaire historique le groupe Al Bugshan et plus précisément les sociétés Parinvest et Issham.

J’accuse et je dénonce une justice qui, sur des faits vieux de plus de 16 ans :
- m’a convoqué à 10 reprises en l’espace de cinq mois ;
- m’a « entendu », sans même m’écouter, pendant plus de 70 heures
- et ce pour tenter obtenir des aveux sur des faits que je n’ai jamais commis ;
- tout en refusant de me confronter à mes seuls accusateurs Messieurs Aris et Menayas.
Seule une justice aux ordres, désirant faire taire un témoin gênant, peut se livrer à un tel harcèlement à l’égard d’un justiciable, qui doit pourtant bénéficier d’un traitement identique et équitable comme n’importe lequel de ses compatriotes.
Et seul un système implacable et déterminé est en mesure d’imposer de telle pratique à une justice dépassée, dépourvue de tout moyen et manipulée.

J’accuse et je dénonce, les méthodes exécrables de ce triumvirat, qui gère la France depuis 2007, n’hésitant pas à recourir aux intimidations, pressions, harcèlement, écoutes téléphoniques, perquisitions et multipliant les atteintes à la vie privée des citoyens.

J’accuse et je dénonce la volonté farouche de ce triumvirat de m’éliminer par tous moyens me privant de mes droits, bafouant mon honneur, m’interdisant d’exercer mon activité professionnelle et me supprimant un à un tout soutien.

Sans doute est-ce un hommage du vice à la vertu.

Un homme seul tel que je le suis serait il si puissant et dangereux pour le système en place ?

J’ai tendance à le penser !

Et c’est pourquoi j’accuse et je dénonce ce système qui, jour à après jour, détruit notre pays, asservi ses élites, instrumentalise sa justice et le conduit imperceptiblement à sa ruine.

Ce système est à bout de souffle, ensemble unissons nos efforts pour y mettre un terme et permettre à notre pays de porter ses valeurs intemporelles.

24/ 04 / 2012
Ziad Takieddine

http://www.takieddine.fr/

Hin hin les vieilles rancœurs sont tenaces dirait-on.

Pffff, Mitterrand... C'était y a plus de 15 ans. Entre temps il y a eu Jospin qui, tu l'admettras peut-être, ne s'est pas illustré par une éthique défaillante, ni par une intervention sur la Justice.

Et à comparer Mitterrand, qui avait en effet fait beaucoup de manigouilles je ne le contexte pas, à Sarkozy ou même Chirac, y a pas photo !

J'ajoute d'ailleurs que Miterrand, en 1981, avait déjà quelques casseroles, ce qui n'est pas le cas de Hollande qui est blanc comme neige (contrairement à Sarko, dont le bruit "bling-bling" provient aujourd'hui plus de ses casseroles que de ses rolex)

C'est un peu facile ce procès a priori de non respect d'une de ses promesses de campagne.

Peux-tu expliquer pourquoi tu vois les choses comme ça? Les socialos sont plutôt très attachés à l'indépendance judiciaire.

sabaidee a écrit:
Gambetta a écrit:

Espèce de sombre connard, peux-tu me dire où tu trouves trace de "proxénétisme" dans le fait de participer à des parties fines ?

T'énerve pas, choupinou, d'une part ce n'est pas très poli ce langage (on devrait te passer la bouche à l'eau de Javel), d'autre part, je n'ai pas eu accès au dossier.

Il semble néanmoins que les juges sont persuadés que DSK savait qu'il avait affaire à des prostituées et que le fait de protéger ou de faire jouer son réseau relationnel au profit de prostituées peut être assimilable à du proxénétisme. Encore une fois, je ne suis ni juriste, ni ayant eu accès au dossier.

Quand bien même l'assimilation à du proxénétisme serait capillotractée, comment arriver à qualifier tout ceci d'un complot de Sarko? Comment? Et surtout pourquoi?

Ce n'est pas à toi que je m'adressais, désolé si tu t'es senti visé.

Mais bon dieu de bon dieu vous pouvez pas cesser d'utiliser ce mot de complot à tort et à travers ? Je vois que nous avons ici un anonyme mononeurone, mais lire cela de la plume de contributeurs de qualité, même d'opinions inverses aux miennes, me désole.

Ca fait 5 ans que le sale mec passe sa vie à effectuer des interventions judiciaires ou à utiliser ses relais au sein de la Justice pour gérer ses petites affaires, de l'affaire Woerth-Bettencourt (juge Courroye, mis en examen depuis...) à l'affaire Clearstream, ou pour faire prévaloir ses propres vues politiques sur la loi au cours de faits divers (l'intervention de guéant dans l'affaire Merah est symptomatique mais c'est loin d'être la seule). Ce n'est pas un complot, c'est plus simplement une atteinte permanente à la séparation des pouvoirs et en l'occurence à l'indépendance de la Justice.

Bon nombre de juges refusent de se laisser faire, et ils ont généralement des problèmes. D'autres sont des jaunes, de méprisable eunuques.

Vivement le 6 mai, que François Hollande mette un terme à ces atteintes systématiques à l'indépendance judiciaire et à la séparation des pouvoirs.

Encore un complotiste :

Squarcini : "Merah n'était pas un indic de la DCRI"
Créé le 27-03-2012 à 11h43 - Mis à jour à 14h56      39 réactions


Par Le Nouvel Observateur
Le chef de la Direction centrale du renseignement répond aux doutes émis dans "La Dépêche" par Yves Bonnet, ex-patron de la DST.
 


Critiquant la présence du ministre de l'Intérieur à Toulouse lors de l'enquête et du siège de l'appartement de Mohamed Merah, Yves Bonnet estime : "Claude Guéant n'avait absolument pas à communiquer. C'est tout à fait clair. Le ministre de l'Intérieur n'a pas à intervenir dans une affaire qui est entre les mains des juges"

Le tueur au scooter Mohamed Merah n'était "ni un indic de la DCRI, ni d'autres services français ou étrangers", a affirmé mardi 27 mars le chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini.

Il répondait aux doutes émis par l'ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Interrogé le mardi 27 mars dans le quotidien "La Dépêche", Yves Bonnet, qui n’a pas participé à l’enquête, a observé :

Le garçon avait manifestement des relations avec la DCRI comme on l'a appris à travers les déclarations de Bernard Squarcini lui-même. C'est-à-dire qu'il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Alors appelez ça 'correspondant', appelez ça 'officier traitant'… je ne sais pas jusqu'où allaient ces relations, voire cette 'collaboration' avec le service, mais on peut effectivement s'interroger sur ce point"

Sur la question de savoir si Mohamed Merah pouvait être "un indicateur" -au sens strict- de la DCRI, l’ex-patron de la DST n'a pas nié. Ni confirmé :

Eh bien voilà… c'est exactement ça le problème. Car ce qui interpelle, quand même, c'est qu'il était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu'il était islamiste, mais parce qu'il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Or avoir un correspondant ce n'est pas tout à fait innocent"

Bernard Squarcini a expliqué au "Monde" le vendredi 23 mars que Merah avait été convoqué en novembre 2011 par la DCRI de Toulouse "parce que nous voulions recueillir des explications sur son voyage en Afghanistan. C'est un entretien administratif sans contrainte, puisque nous n'étions pas dans un cadre judiciaire (...). Des dispositions ont été prises, la DCRI l'a notamment inscrit au fichier des personnes recherchées pour être informé en cas de contrôle et de déplacements". 

"Les moyens ne sont pas suffisants"

Dans son interview à "La Dépêche", Yves Bonnet est par ailleurs revenu plus largement sur l'enquête, soulignant la faiblesse des moyens de surveillance dont dispose la DCRI, "matériels, mais surtout humains" :

Il ne faut jamais oublier que la surveillance d'une personne nécessite des moyens considérables et qu'aujourd'hui, s'il y a une faille, c'est dans la modicité des moyens de nos services de sécurité"

Yves Bonnet a également pointé le "temps perdu par les juges" en début d’enquête : "On aurait dû dès le départ considérer que c'était un acte terroriste. Tuer des militaires gratuitement est un acte terroriste".

"Les considérations médiatiques l’ont emporté sur tout le reste"

Ses réserves portent enfin sur les effets d’affichage qui ont accompagné l’affaire : "On peut avoir le sentiment que les considérations médiatiques l'ont emporté sur tout le reste".

Il dénonce ainsi à la fois le dispositif Vigipirate rouge, dont "en l'occurrence, on aura remarqué [la] parfaite nullité". Et la surprésence médiatique du ministre de l’Intérieur Claude Guéant sur le théâtre des opérations :

Claude Guéant n'avait absolument pas à communiquer. C'est tout à fait clair. Le ministre de l'Intérieur n'a pas à intervenir dans une affaire qui est entre les mains des juges. Non seulement l'autorité administrative n'a pas à interférer sur l'enquête -je rappelle que M. Guéant, tout ministre qu'il soit, n'est pas officier de police judiciaire- mais il a encore moins à commenter le déroulement de l'enquête"

Espèce de sombre connard anonyme, peux-tu me dire où tu trouves trace de "proxénétisme" dans le fait de participer à des parties fines ? Et peux-tu m'expliquer l'opportunité d'interdire DSK de s'exprimer dans la presse - une mesure réservée en général aux terroristes ou aux meurtriers sous contrôle judiciaire ?

Vous êtes bêtes ou vous le faites exprès ? Je pense plutôt que vous le faites exprès.

A travers lui, c'est évidemment le PS qui est visé.

Outre la qualification juridique stupéfiante et scandaleuse, on apprend que DSK n'a pas le droit de s'exprimer à la presse pendant cette période ce qui signifie qu'on peut le lyncher tranquillement dans l'espace public sans qu'il puisse se défendre.

Cette affaire est une pure atteinte à la vie privée, pilotée depuis le plus haut niveau de l'Etat, avec une utilisation abusive, pour ne pas dire frauduleuse d'une qualification légale. Et d'ailleurs les fuites (et les désinformations) permanentes sur ce dossier depuis des mois démontrent qu'il y a eu des interventions et des personnes cherchant à créer le dossier avant même son existence.

Les juges en question devraient être poursuivis pour "abus de droit" (je sais, je sais c'est une qualification fiscale) !

Arf, encore une grosse manip à 1 mois des présidentielles... Après le feuilleton Merah piloté depuis l'Elysée et Place Bauveau voici l'épisode "DSK en France". On va les enchaîner dans les 6 semaines qui viennent. Un certain nombre de gens dans la police et la Justicen'ont pas du tout intérêt à un changement à la tête de l'Etat dans 2 mois : il y a trop de documents à déchiqueter !

Cette histoire, qui est une nouvelle dégueulasserie de campagne et qui attaque la vie privée d'un homme libre en créant un "délit de libertinage" va se conclure par un bon vieux non-lieu à statuter...

Ah ben d'ailleurs on en a vu l'intérêt dans cette affaire où bien que connu, fiché et suivi par les services de police et même par les services secrets depuis 4 ans, ce mec a pu partir en Afghanistan/Pakistan, constituer un arsenal à 20000€, et tuer 7 personnes alors que l'on disposait de son IP dès les premiers jours de l'enquête.

Y a pas à dire, les fichiers EDWIGE, CHRISTINE et autres ont beaucoup servi ! Sans parler du fichier STIC, le plus connu et le plus passoire également, puisque l'on sait que des policiers en vendent les informations à des entreprises de sécurité privées qui les revendent à des entreprises qui recrutent...

Tu pourras ficher tous les citoyens de ce pays, ça ne changera rien ! L'objectif de ces fichiers est très peu opérationnel, mais bien plus "informationnel", afin que le pouvoir puisse être informé et catégorise tous les citoyens de ce pays. Il y aura même maintenant le "fichier des gens honnêtes".

La dernière décennie a largement fait reculer la démocratie dans les pays occidentaux et le fichage est l'un des aspects (certes, probablement pas le plus efficace ni le plus directement dangereux à court terme pour les liberté publiques) de ce recul.

Le point de vue du WSJ sur la campagne française menée par Nicolas Sarkozy :

http://tempsreel.nouvelobs.com/election … rkozy.html

La presse américaine se paye de nouveau Sarkozy
Créé le 15-03-2012 à 17h57 - Mis à jour le 16-03-2012 à 11h12   

Par Natacha Tatu, correspondante du "Nouvel Observateur" à Chicago
"Campagne désespérée", "dégoutante", "pente descendante"... c'est au tour du "New York Times" de critiquer Nicolas Sarkozy.


"Nicolas Sarkozy sur la mauvaise pente", écrit le "New York Times" (CHAMUSSY/SIPA)

Ça y est, la presse américaine s'intéresse enfin à la campagne de Nicolas Sarkozy. Et ca tire à boulets rouges ! Après des semaines d'indifférence limite vexante, la campagne ne donnant lieu, au mieux, qu'à quelques brèves factuelles reléguées dans les dernières pages des journaux, les éditorialistes s'en donnent à cœur joie.

Ce matin, c'est le "New-York Times" qui s'y colle : "Nicolas Sarkozy sur la mauvaise pente". "Mr Sarkozy pense peut-être qu'il est intelligent d'encourager le racisme et la xénophobie. Malheureusement, cela lui a donné un coup de pouce dans les sondages. Mais cela nuit à la société française" (...) "Sarkozy mène une campagne désespérée et pas qu'un peu dégoutante".

"Les temps sont durs en France, mais Mr Sarkozy aurait pu choisir d'élever le niveau de la campagne. (…) Au lieu de cela, il a choisi la pente descendante."

"Nicolas Le Pen" joue sur "de vilaines pensées"

"Dans une manœuvre particulièrement vile de la part d'un homme qui se vante déjà d'avoir banni la burqa dans les lieux publics et les prières dans la rue, Mr Sarkozy veut maintenant protéger les consommateurs français contre la viande halal (…) préparée selon les rites musulmans. (...). Proposé à l'origine par Marine Le Pen, (…), Nicolas Sarkozy l'a repris à son compte après avoir critiqué cette initiative".

"Sarkozy est parti à la pêche des électeurs d'extrême droite", insiste l'éditorialiste "en s'attaquant aux immigrés, aux importations étrangères et même aux coutumes alimentaires des musulmans français".

Le quotidien n'épargne pas François Hollande dont il juge les idées "vagues" et les propositions économiques "irréalistes".

Il y a deux jours, c'était le "Wall Street journal", qui avait ouvert le feu sur les dérives de "Nicolas Le Pen" qui joue sur "de vilaines pensées, non seulement parce qu'elles jouent sur de vilains sentiments, mais aussi parce qu'elles reposent sur de l'incompétence en matière économique ".

Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais il me semble que ce qu'il dit là est utile à entendre.

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Alors les défenseurs de sarko du forum, comment vous justifiez la nouvelle sortie athno-raciale de Géant ?

Claude Guéant a écrit:

accorder le droit de vote aux étrangers (NDLR : aux élections locales), c'est la porte ouverte au communautarisme. Nous ne voulons pas que des conseillers municipaux étrangers rendent obligatoire la nourriture Hallal dans les repas des cantine

.

Jusqu'à leur dernière seconde au pouvoir cette clique va nous pourrir l'esprit avec son racisme, ses associations d'idées douteuses, ces généralisations insupportables aux millions d'étrangers, aux "99%" qui ne correspondent pas au profil type que nous en montrent les idéologues d'extrême droite de l'UMP (ou au "faciès type" faudrait-il plutôt dire).

Ces gens ne sont vraiment pas à la hauteur de leur fonction.

J'ajoute : François Hollande vient de démontrer qu'il avait beaucoup de courage, car il en faut pour oser s'attaquer aux plus puissants de France et à briser le consensus mou. Face à cette mesure audacieuse, Sarkozy fait bien pâle figure, lui qui a toujours préféré taxer plus les classes moyennes et modestes et protéger les 1% les plus riches, et qui s'est toujours couché devant les intérêts du noyau dur du Fouquet's (et quand je dis Fouquet's, je me fout du restaurant, mais je parle de ceux qui étaient autour de la table, les mandants du Président).

La mesure de Hollande, c'est une mesure qui protège les 99%. Nous sommes les 99%.

Le plus drôle dans cette affaire des 75%, c'est que la droite se mobilise pour défendre les 0,01% les plus riches, les 5000 français les plus fortunés, l'aristocratie française moderne, celle qui contrôle les banques, les médias et les grandes entreprises, ceux qui ont pris d'immenses patrimoines grâce aux stocks options et les retraites chapeau alors qu'ils ne modernisaient pas l'économie française voire ont coulé leur boite, ceux enfin qui appartiennent à de multiples conseils d'administration de grandes entreprises, du fait de la bonne vieille tradition d'accaparement des places par une toute petite caste cooptée.

Henri Proglio est l'avatar le plus connu de cette caste, qui a mis les entreprises qu'il a dirigé à terre, mais résiste grâce à ses réseaux et à sa fortune. Mais il est loin d'être le seul.

Ces 5000 personnes, ce sont les actionnaires de Sarkozy, ce ne sont pas des victimes ; c'est le peuple français qui est la victime polytraumatisée des divers systèmes que ces 5000 personnes manipulent à leur guise : la manipulation médiatique, c'est eux ! La finance gloutonne, c'est eux ! Les banques rapaces : c'est eux ! Les délocalisations et le manque d'investissements en France, c'est eux ! Je ne parle même pas des grandes fortunes familiales, des héritiers ultra riches et ultra gâtés qui n'auront pas le besoin d'aller turbiner pour gagner un SMIC ou deux par mois, qui toucheront de coquettes sommes de leurs patrimoines immobiliers et financiers. Qu'y a-t-il à défendre là dedans ?

Et puis, être taxé à 75% au delà de 1 000 000 d'€, cela signifie qu'ils seront taxés aux niveaux normaux en dessous du million. Ainsi, quelqu'un qui gagne 2M d'euros par en, paiera 750 000 euros sur ce qu'il y a au dessus du million, et 450 000 euros sur ce qu'il y a en dessous du million. Il leur restera 800 000 euros, ce qui est, ma foi, une belle somme ! Qu'y a-t-il à contester là dedans ?

Ils se pavanaient il y a quelques mois pour demander à être plus taxés, et lorsqu'une vraie mesure tombe et taxera la tranche au dessus du million d'euros par an à 75%, ils tremblent ! J'en déduis donc que cette pétition fut encore une vaste blague, une tactique de communication qui leur a permis quelque jours de se faire passer pour des philanthropes. On se gausse !

On apprend aujourd'hui qu'un accord secret existe entre Henri Proglio et Nicolas Sarkozy, afin de remplacer Antoine Frérot, le PDG de Véolia, par Jean-Louis Borloo.

Il faut savoir qu'Antoine Frérot a inauguré depuis sa prise de fonctions un grand changement à la tête d'un groupe qu'Henri Proglio avait laissé en situation désastreuse, avec une dette énorme, et une stratégie totalement fouareuse, au point que Véolia a été la plus forte baisse de capitalisation des entreprises du CAC 40.

Et c'est ce même Proglio, un homme qui gagne des sommes faramineuses alors qu'il a été incapable de gérer efficacement cette entreprise qui organise la chute de son propre successeur qu'il avait lui-même poussé aux fonctions.

De plus, Nicolas Sarkozy veut replacer Borloo, pour d'évidentes raisons de récupération électorale.

Au total, l'annonce de cette volonté fait chuter le titre Véolia, à juste titre, car Frérot était plutôt apprécié des investisseurs du fait de sa volonté de remodeler la stratégie du groupe, avec pour objectifs de réduire la dette, de recentrer le groupe sur son coeur de métier et sur son coeur géographique, ce qui avait permis une remontée rapide de la valeur d'entreprise (d'environ 25% en deux mois...). En outre, JL Borloo, pour bon homme politique qu'il est et certainement bon avocat d'affaire, n'a aucune compétence pour gérer Véolia environnement.

On peut conclure de cette belle histoire de copains et de coquins que lorsqu'à nouveau, la caste au pouvoir veut gérer ses petites affaires internes, elle prend en otage les grandes entreprises françaises en étant prêt à les mettre sur la paille. Il y aurait d'ailleurs beaucoup à dire sur le système de participation croisées des dirigeants d'entreprises du CAC 40, et des liens incestueux entre ces mêmes patrons et Nicolas Sarkozy, qui veut maintenant se présenter en candidat du peuple contre les élites ! Mais on est plié en deux ! Et c'est lamentable.

J'admets mon erreur technique (en même temps, une association qui s'auto dénomme "Autorité", ça prête à confusion). Je propose d'ailleurs la création d'une Autorité Indépendante chargée des Coups de Pieds aux Culs des Associations Mal Nommées.

Je ne retire rien sur le reste. Cette décision est stupide et pruritante pour tout homme libre.

Grèce: "pas besoin" d'une participation des créanciers publics (Schäuble)

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a estimé jeudi que les créanciers publics de la Grèce n'avaient "pas besoin" de contribuer davantage à son sauvetage en participant à l'effacement d'une partie de sa dette.
"Il n'y a pas de besoin pour le secteur public de participer davantage", a expliqué M. Schäuble lors d'un entretien à la télévision n-tv, soulignant qu'un prêt de 110 milliards d'euros avait été accordé à Athènes en mai 2010 par ses créanciers publics et qu'un autre prêt était en cours de négociations, contre certaines conditions.
Les créanciers privés "ont gagné suffisamment avec les taux" élevés sur les obligations grecques, et doivent maintenant accepter des pertes, a-t-il justifié, alors que les négociations entre la Grèce et les banques et fonds d'investissements sur une réduction de sa dette, une des condition au versement d'une aide supplémentaire au pays, n'ont toujours pas abouti.
La Banque centrale européenne (BCE) notamment est appelée par certains à accepter des pertes sur les obligations grecques qu'elle détient, pour partager cette charge avec les créanciers privés, ce qu'elle refuse.
"La BCE a pris ses responsabilités en toute indépendance" et "fait en sorte que les liquidités ne manquent pas", a déclaré M. Schäuble, en référence au prêt géant sur une période de trois ans qu'elle a accordé aux banques de la zone euro en décembre. Et ce tout en continuant à respecter l'objectif d'inflation qui lui a été fixé, a-t-il souligné.
Il a une nouvelle fois insisté sur le fait que les pays en difficulté de la zone euro ne doivent pas compter sur la seule aide extérieure mais réaliser les réformes structurelles nécessaires pour se sortir de la crise et a adressé un satisfecit à l'Italie qui, depuis le changement de gouvernement à sa tête, a agi dans le bons sens selon lui.
En fin de matinée, le patron de la première banque allemande Deustche Bank, Josef Ackermann, a déclaré qu'un accord était "très proche" entre le gouvernement grec et ses créanciers privés
C'est une question de "jours ou de semaines", a-t-il déclaré, répétant des propos tenus vendredi dernier au forum économique mondial de Davos.
M. Ackermann, l'un des patrons du lobby bancaire international IIF, qui représente le camp des créanciers privés dans les négociations pour un effacement partiel de la dette publique d'Athènes détenue par le secteur privé, a indiqué qu'une décote de "70% ou plus" sur la valeur de leurs obligations grecques était désormais en jeu pour les banques.

après :

Merkel soutient l'adoption de «Deutschlandbonds»

Par Patrick Saint-Paul
Publié le 17/01/2012 à 19:18

La chancelière allemande Angela Merkel.

Berlin précise que les obstacles à une mutualisation de la dette dans la zone euro n'existent pas au sein de l'Allemagne.

La chancelière allemande a la solidarité sélective. Angela Merkel ne veut pas entendre parler d'eurobonds, qui permettraient à l'Italie d'emprunter moins cher en profitant du AAA allemand. En revanche, la chancelière vient d'apporter son soutien à l'adoption de «Deutschlandbonds», des bonds allemands visant à gommer les disparités entre les Länder les plus riches et les plus pauvres.

La chancelière veut permettre un refinancement moins coûteux pour les Länder. Les États-régionaux aux finances les plus fragiles, tels que le Schleswig-Holstein, empruntent à des taux d'intérêt bien plus élevés que la riche Bavière ou que l'État fédéral. Le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, propose de mutualiser la dette des États-régionaux allemands en échange d'un engagement des Länder de réduire leur endettement à 60% de leur produit intérieur brut.

«L'idée de Wolfgang Schäuble de proposer des incitations et, dans une certaine mesure, des récompenses pour réduire le niveau d'endettement est très intéressante», a jugé Merkel.

Berlin précise que les obstacles à une mutualisation de la dette dans la zone euro n'existent pas au sein de l'Allemagne. En septembre, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe avait jugé les eurobonds contraires à la loi fondamentale et aux traités européens.

La stratégie allemande est claire : mettre les autres Etats européens sous pression extrême pour les affaiblir, et profiter au maximum de l'euro fort pour imposer leur modèle d'exportation (dont 65% s'oriente vers l'Europe...) afin de tirer le meilleur parti politique et économique de la situation.

A la guerre économique mondiale, l’Allemagne ajoute une guerre économique européenne larvée. Ils préfèrent plomber leurs alliés et partenaires plutôt que de favoriser une sortie de crise dans les pays périphérique de l'UE, qu'ils maintiennent au bord de la faillite, comme on maintient quelqu'un de que l'on essaie de noyer entre la vie et la mort en lui laissant reprendre un peu de souffle en deux moment où l'on lui replonge la tête sous l'eau. Et pendant ce temps, les peuple de Grèce et du Portugal subissent de plein fouet cette crise : les retraités, fonctionnaires, chômeurs, ont vu leurs revenus diminuer du tiers voire de la moitié, mais ce n'est pas suffisant pour ces asphyxiateurs économique ! Le cadet des soucis de Merkel et Schauble.

Les banques privées ont fini par céder sur les abandons de créances grecques, et alors que la Banque centrale pourrait très bien abandonner un peu de ses créances, cet imbécile de Schauble s'y oppose. Tout comme ces conservateurs s'opposent à un grand plan de relance européen qui aurait pu accompagner sur des projets l'action de la BCE (cette dernière ayant goinfré en décembre les banques européennes de liquidités à bas coût qui permettent aux Etats d'obtenir les financements dont ils ont besoin pour le financement de leur dette, ce qui a permis de dé-serrer l'étau de la crise financière). Mais il est certain que sans projets, cet argent est une monnaie de singe qui ne sert qu'à financer les dépenses de fonctionnement des Etats au travers des banques plutôt que de se porter sur des projets d'innovation.

Ce faisant, ces deux conservateurs extrémistes menacent la pérennité de l'Europe. Mais l’Allemagne y tire son avantage. Une stratégie de l'armaggedon en quelque sorte, où si tous les Etats européens sont en difficulté, l'Allemagne elle, tire par contraste profit de cette situation en renforçant son leadership économique et par là même son leadership politique. 

Hélas, en face, il n'y a pas de répondant. Sarkozy avait, au sommet du 9 décembre, baissé sa culotte devant Merkel, car il a besoin de son soutien pour les présidentielles (soutien qu'il a d'ailleurs obtenu), en aboutissant à cet accord incomplet et unijambiste qui a d'ailleurs coûté son triple A à la France (cf le document de Standards ans Poor's), en laissant de côté la solution des euro-bonds et de la relance européenne et en ne se concentrant que sur une rigueur imposée par ce gouvernement allemand, comme l'Allemagne nazie dictait sa loi à l'Europe entre 1940 et 1944.

Ultime insulte, face à laquelle Merkel a finalement du rétropédaler (non pas parce qu'elle estimait effectivement que Schauble avait outrepassé ses droits, mais parce que cette demande allemande était passé dans le domaine public trop tôt et que cela aurait pu affecter l'image de ce gouvernement), la demande d'une mise sous tutelle économique effective de la Grèce par l'UE. Ce mec s'est cru sous les très riches heures de la domination allemande sur le reste de l'Europe.

Au total, l'Europe est dans la main de deux conservateurs qui préfèrent laisser l'Europe au bord du gouffre et ses partenaires au bord de la faillite, plutôt que de rechercher une solution conclusive à cette crise.

Il est temps de faire la politique de la chaise vide face à cette stratégie suicidaire, afin de permettre une renégociation de ce pacte budgétaire imbécile, et une inflexion de la politique allemande, notamment en ouvrant les yeux du peuple allemand sur la façon de faire de son gouvernement, un gouvernement qui menace l'existence même de l'Union européenne. Car à force de vouloir faire durer cette crise, il est possible qu'à l'arrivée, l'euro devienne effectivement trop coûteux à maintenir pour les Etats en difficulté financière. Car avec cette stratégie du diktat allemand, on comprend Paul Krugman qui déclarait pas plus tard que cette semaine que "s'il est autant possible d'aller vers la faillite avec la couronne suédoise qu'avec l'euro, il est plus facile de sortir de la crise avec la couronne qu'avec l'euro" et ce, non pas parce qu'il serait impossible de sortir de la crise avec l'euro, mais parce que le gouvernement conservateur allemand fait tout pour maintenir ses partenaires dans la difficulté !

Une bande de [auto-censure], d'un comité théodule à la con, l’autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), a décidé de nous la jouer "l'ordre moral national des vierges effarouchées" pour les affiches du film "les infidèles" en les interdisant !

http://static.mcetv.fr/img/2012/02/Les-infid%C3%A8les1.jpg

Mais c'est insupportable, et j'espère qu'un de ces quatre, ces [auto-censure] paieront cher ce retour à l'ordre moral. Tout aussi insupportable, le fait que ces représentants des vierges effarouchées utilisent "la dignité de la femme" comme justification de cette politique talibane.

Bordel mais ce pays tombe vraiment trop bas. Les libertés sont en permanence attaquées, piétinées ; l'intelligence baffouée... La France devient un pays où il est impossible de respirer !!

Après avoir fait le ménage à la tête de l'Etat, il faudra que l'Etat fasse le ménage à la tête de tous ces comités à la noix, qui font la loi en France alors qu'ils ne le devraient pas, tout simplement parce qu'il y a tellement de lois, tellement de comités théodules à la con en France et tellement de règlements que toutes ces autorités à la noix peuvent aisément tout interdire, pourvu qu'un abruti qui dirige tel ou telle comité ou autorité de régulation l'ait décidé. Ils faut bien qu'ils justifient leur budget, ces [auto-censure]. Le problème est qu'ils balafrent le visage de liberté de a France de cicatrices liberticide. 

Ce pays tombe vraiment trop bas.