Non c'est pas con comme question, je me la suis déjà posée. C'est vrai que c'est une école à concours mais pourtant les gens plus aisés semblent plus nombreux qu'en école de commerce ou d'ingénieur.

Peut-être parce que la nature-même du concours exige un certain prérequis culturel, qu'il est difficile d'acquérir par définition. Lakanal enseigne la méthode et la forme et elle le fait très bien, les connaissances étant déjà intégrées (ce que vérifie la sélection à l'entrée des prépas Sciences Po) alors que les concours des écoles d'ingénieurs et des écoles de commerce tablent sur les coefficients en maths : faire et refaire les exercices.

Tu le reconnais.

Pour cette unique raison, je te mets dans le sac des quelques Libanais que je connais et qui ne sont pas des connards de l'espèce de cet individu qui m'a envoyé - de façon anonymée - cet email après avoir lu mon article.

C'est le seul email (parmi les 116 depuis que j'ai reçus à ce sujet depuis 50 heures) de ce type, mais cela explique que je ne dis bonjour ni n'adresse la parole à personne quand je me pointe rue Huvelin tous les matins. 

Je te considère, pour cette unique raison, comme l'un des rares Libanais avec lesquelles je suis prête à discuter de ce problème de façon raisonnable et constructive. Mes paroles sont peut-être dures, mais j'espère que je serai comprise quand tu auras lu cet article tiré du Monde diplomatique, datant de 1998.

Lis cet article, et si tu veux en discuter mes coordonnées sont à présent connues de la Terre entière.

Trafic de « servantes » à Beyrouth

« OFFRE spéciale pour le mois du shopping. Au lieu de 2 000 dollars, on vous remet une bonne sri-lankaise pour 1 111 dollars. » Quelle est donc cette marchandise que l’on brade au Liban ? Hommes, femmes, animaux ou objets ?

Ce sont bien des êtres humains que propose cette banderole déployée en pleine place publique libanaise. Une publicité qui en a tout de même choqué plus d’un. « Les Sri-Lankaises, nos animaux domestiques » : tel était le titre d’un article consacré par le grand quotidien arabophone An Nahar (1) à la situation des employées de maison au Liban.

Chacun, là-bas, est habitué à entrapercevoir ces femmes aux balcons des immeubles de la capitale et de ses alentours ou des villes résidentielles comme celle de Jounieh, à 15 kilomètres au nord de Beyrouth. Il est très rare, en revanche, de les croiser dans la rue, et, quand c’est le cas, soit elles sont en train de promener de jeunes enfants, soit elles s’apprêtent à déverser furtivement des sacs à ordures dans les bennes prévues à cet effet.

Beaucoup de familles, y compris à revenus modestes (professeurs, petits commerçants...) ont « leur Sri-Lankaise ». Il est de bon ton d’avoir sa servante à la maison et d’être ainsi déchargé des contingences matérielles. Si certaines de ces employées bénéficient d’un respect minimum et d’une relative liberté de la part de leurs employeurs, la majorité des 170 000 Sri-Lankaises (2) sont exploitées de façon éhontée.

Ce qui peut s’apparenter dans certains cas à un véritable trafic d’esclaves a commencé au début des années 80. Avec la guerre civile, les familles libanaises ont en effet cessé d’employer des Syriennes, des Palestiniennes et des Egyptiennes. Loin de se tarir avec la fin des affrontements, le phénomène s’est poursuivi au tournant des année 90. Pour l’année 1989, 2 818 ressortissants du Sri-Lanka s’étaient fait enregistrer au ministère du travail ; en 1994, leur nombre était passé à 13 274.

D’où qu’elle vienne, cette main-d’oeuvre étrangère suit en général le même parcours. Sri-Lankaises en majorité, mais aussi Ethiopiennes, Philippines, Indiennes et Malgaches entrent au Liban par l’intermédiaire d’un bureau de placement. Celui-ci leur fait signer, avant qu’elles quittent leur pays d’origine, un contrat en anglais, langue qu’elles maîtrisent souvent très mal. Elles sont loin d’imaginer qu’une fois sur place ce contrat s’avérera fictif : il sera remplacé par un autre, aux conditions incomparablement plus dures. Les bureaux de placement - auprès desquels les postulantes s’endettent lourdement pour avoir la « chance » d’être sélectionnées - s’occupent de tout : papiers, visa, billet d’avion. Ils se chargent également de prévenir l’employeur, avec lequel un autre contrat est signé, cette fois-ci en langue arabe, de l’arrivée du « colis » à l’aéroport. Dès qu’elle a posé le pied à Beyrouth, la jeune étrangère se voit confisquer son passeport par son nouvel employeur, avec la complicité des douaniers, sans savoir qu’elle ne le récupérera que deux ans plus tard, à la fin de son contrat.

Ces femmes, d’un bon niveau d’études dans certains cas, ont tout quitté : leur pays, leur famille, mais parfois aussi un mari et des enfants, tous dans un grand dénuement. Elles s’imaginaient trouver au Liban un emploi valorisant et mieux rémunéré que dans leur pays d’origine. En fait, ce nouveau travail les brise. Pas la moindre pause. Pas de jour de sortie. Interdiction absolue de sortir de la maison, sauf pour effectuer des tâches bien précises, telles que des courses, et dans ce cas interdiction tout aussi absolue d’adresser la parole à des compatriotes.

Prisonnières et maltraitées
L’INDEMNITÉ, en principe 100 dollars par mois, leur est donnée directement dans le meilleur des cas, mais, le plus souvent, elle est versée sur un compte dont l’employeur a la signature. Si ces esclaves des temps modernes parviennent de temps à autre à envoyer une partie de leur maigre rétribution à leur famille, le gain de leurs premiers mois de travail sert en priorité à rembourser les dettes contractées pour arriver au Liban. Quant à leur logement, très rares sont celles qui disposent d’une chambre en propre. Beaucoup dorment sur le tapis du salon, une fois leurs patrons couchés, si ce n’est sous la table de la cuisine, ou encore dans un placard aménagé. Quand les employeurs s’absentent de leur domicile, il leur arrive d’enfermer à double tour leur « bonne à tout faire ». Et, s’ils ne l’emmènent pas avec eux dans leurs déplacements, ils peuvent aussi la prêter... A ces conditions de vie, communes à des milliers de domestiques sri-lankaises, s’ajoutent, pour beaucoup d’entre elles, le mépris et les insultes, les menaces et les coups, l’absence de soins en cas de maladie, quand ce ne sont pas les viols répétés commis par les hommes de la maison. Quand il leur arrive de se retrouver ainsi enceintes de leur employeur, certaines de ces malheureuses doivent se mettre en quête de grosses sommes pour avorter, cet acte étant théoriquement réprimé par la loi.

Presque quotidiennement, la presse publie des annonces de recherche, dans le style « Wanted » des westerns hollywoodiens : il s’agit de jeunes bonnes qui se sont échappées. Sans argent, sans passeport, sans amis, leur seul recours consiste à se rendre au consulat de leur pays (qui s’empressera de les ramener chez leur maître). Sinon, elles tomberont dans les griffes d’un employeur clandestin, lequel sera en position de force pour les exploiter davantage encore.

Avec beaucoup de chance, quelques fugitives seront recueillies et protégées par de rares compatriotes plus ou moins aisés. L’autre salut peut venir de Soeur Angela, une religieuse sri-lankaise qui a fondé un centre d’accueil à Borj Hammoud, dans la banlieue de Beyrouth, et tente d’aider ces exploitées. Aucune loi du travail ne protège ces travailleuses asiatiques ou africaines, et, si elles osent se plaindre à la Sécurité libanaise (l’équivalent de la gendarmerie française), elles ne sont pas prises au sérieux. Pis : selon le service social du Conseil des Eglises du Moyen-Orient à Beyrouth, beaucoup d’entre elles croupissent même en prison, sur la foi de fausses accusations portées à leur encontre par leurs employeurs, qui trouvent là un moyen rapide et efficace de se débarrasser d’elles.

Une visite dans un bureau de placement permet de vérifier la fragilité du semblant de façade légale utilisé. A la Work SARL, par exemple, le personnel est on ne peut plus direct : « Si vous voulez une Sri-Lankaise, vous versez 1 400 dollars au bureau, et vous la garderez deux ans et demi. Si vous n’en êtes pas satisfaits, vous nous la redonnez et nous vous la changeons. Une Sénégalaise est plus chère : 2 000 dollars et vous devez la garder trois ans. Les Philippines sont encore plus chères, leur consulat les protège un peu, alors faites attention avec elles ! Le plus facile pour vous est de nous acheter une Sri-Lankaise. Les 1 000 dollars que vous devez lui verser, ne les lui donnez pas ! Versez- les sur un compte dont vous aurez la signature, cela évitera qu’elle se sauve... » Un contrat en langue arabe, signé devant notaire, lie l’employeur au bureau de placement. Il présente toutes les garanties apparentes de la légalité, mais il n’est pas fait pour être respecté. En lisant bien le document, on relève que le jour de repos octroyé à la « servante » doit se dérouler « à l’intérieur de la maison », ce qui prouve bien qu’elle n’a pas, statutairement, le droit d’en sortir. Comme dans le cas d’un animal, le patron est prié d’effectuer « tous les tests médicaux légalement demandés et qui assurent le bon état de santé de la servante, de peur qu’elle ne soit affectée de maladies contagieuses (tuberculose, sida, malaria, jaunisse) ».

Il est bien dit que, si « la servante est battue, torturée, harcelée sexuellement », le contrat peut être annulé. Mais comment l’intéressée pourrait-elle se plaindre des sévices dont elle est la victime alors qu’elle ne peut ni sortir ni téléphoner ? En tout état de cause, aucun dédommagement n’est prévu pour la domestique qui arriverait à prouver les faits. Elle se verrait seulement remettre son billet de retour pour son pays d’origine. En revanche, le bureau de placement recevra, quant à lui, une substantielle indemnité de la part de l’employeur abusif...

Loi du silence
DE nombreux bureaux de placement conseillent ouvertement à leurs clients de « dresser » (comme on le dit sans gêne) leurs Sri-Lankaises si elles se montrent un peu trop insoumises. L’avocate, militante des droits humains, Mirelle Abdel Satter connaît des cas d’employées de maison ramenées pour insubordination par leurs employeurs aux bureaux de placement, dont certains n’hésitent pas à enfermer les récalcitrantes dans des chambres noires et les torturer (3).

Loi du silence, acceptation tacite de cet esclavage qui ne dit pas son nom et reproches feutrés ou déclarés à l’encontre de ceux qui se risquent à dénoncer cet état de fait : telle est la règle. Beaucoup préfèrent fermer les yeux et ne retenir du pays du Cèdre que ses souffrances passées et ses efforts actuels de reconstruction. Mais que sera le Liban de demain s’il est bâti sur une exploitation généralisée - et banalisée - de l’être humain ?

Marie-Odile et Xavier Favre.
Immigration
Droits humains

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(1) An Nahar, Beyrouth, 21 juin 1997. El Hayat et L’Orient Le Jour ont également dénoncé cette publicité, respectivement le 22 et le 28 février 1997.

(2) Chiffres donnés par la Sécurité intérieure et cités par An Nahar, 21 juin 1997. Les Sri-Lankais représentent environ 25 % des travailleurs étrangers au Liban, suivis des Philippins, des Indiens et des Ethiopiens. Les centaines de milliers de travailleurs syriens ne sont évidemment pas comptabilisés dans ces statistiques.

(3) An Nahar, 21 juin 1997.

LE MONDE DIPLOMATIQUE | juin 1998 | Page 20
http://www.monde-diplomatique.fr/1998/06/FAVRE/10564

AGM a écrit:

Amy.

Je comprends très bien que rien ne peut soigner la blessure profonde que tu ressens. Je n'ai voulu ni signer de mon nom ni de mon mail un quelconque article. J'ai juste voulu proposer ce qui est dans ma capacité de faire en tant qu'étudiant libanais, anciennement très impliqué dans l'action estudiantine au Liban (à la fac d'éco de l'USJ) et maintenant depuis la France.
Que tu te barres du Liban et que tu fasses une croix sur le pays est très justifiable, et comme l'a indiqué Bitchboy (que je remercie beaucoup de m'avoir compris) je ne cherche en aucun cas à atténuer la gravité de ce problème. Si je propose une grande campagne de mobilisation estudiantine, associative et médiatique, ce n'est pas pour toi que je le fais, mais pour qu'une telle situation ne se reproduise plus, avec quiconque.

Je vois bien que tu ne me connais pas. Blablater autour d'un mezzé avec des intellos qui battent leurs "bonnes" est une chose que je ne ferai jamais. Si, si ! Il existe au Liban des gens qui peuvent travailler de façon relativement efficace et qui ne s'en tiennent pas au show-off sur la rue Monnot ou à l'ATCL.

J'ai juste voulu proposer une tentative d'action contre le racisme au Liban, un problème que je reconnais. Certains Libanais sont encore plus racistes à l'égard de leurs concitoyens d'une autre religion que contre les étrangers dont la couleur de peau est différente. C'est un problème tout aussi grave que je ne nie nullement.
Ce que je ne comprends pas c'est que tu sembles refuser toute forme de proposition, en nous mettant tous dans le même sac, en n'accordant même pas le bénéfice du doute de notre bonne intention et de notre bonne volonté.

Si la question me porte autant à coeur c'est que - malgré le précédent post assez futile que j'ai écrit - le Liban est pour moi de loin plus profond que la mezzé, le shopping, le ski, la plage et la labné. Je pense que toi aussi tu le pensais le jour où tu as décidé d'y aller.

Je réitère mon invitation de collaborer avec toi de FACON PRATIQUE et non par du verbiage inutile ou par des consolations presque aussi blessantes que l'agression.

... Enfin, je ne suis ni AGF (je ne suis pas une compagnie d'assurance pour réparer ce que tu as subi) ni OGM (je suis Libanais sans aucune modification génétique).

Bonjour AGM,

LE LIBAN ET VOUS   Boîte de réception
   
phlat00 phlat  <phlat00@hotmail.com> à moi
  Masquer les options   18 nov. (il y a 1 jour)

De: phlat00 phlat <phlat00@hotmail.com>
À: amy.diongue@gmail.com
Date: 18 nov. 2005 01:21
Objet: LE LIBAN ET VOUS
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CHERE MADEMOISELLE,J AI CONNU VOTRE HISTOIRE A TRAVERS UN ARTICLE.CE QUI
VOUS EST ARRIVE EST TRISTE,HONTEUX,MAIS PEUT ETRE APPELE UN INCIDENT DE
PARCOURS.
ETONNANT QUE VOUS PROFITIEZ DE CE PROBLEME POUR TRAITER LES LIBANAIS LES
ENGLOBANT TOUS DE LA SORTE,RENTRANT DANS LES DETAILS DES
PHILIPPINES......DES CHIENS...........ET VOUS BASANT SUR DES FAITS NON VRAIS
MADEMOISELLE,LE LIBAN A ACCEUILLI LES PLUS GRANDS HOMMES DE CE MONDE.NOUS
SOMMES CONNUS POUR POUR NOTRE HOSPITALITE ET SURTOUT NOTRE TOLERANCE POUR
TOUTES LES RACES.JAMAIS UN PROBLEME COMME LE VOTRE N A ETE SIGNALE
AUPARAVENT.LES SOLDATS DE L ONU ET LEURS FAMILLES SONT AU LIBAN DEPUIS DES
ANNEES ET BEAUCOUP DE NOIRS PARMI EUX.DES JEUNES FILLES NOIRES AU PAIR
TRAVAILLENT DANS NOS MAISONS ET SONT TRAITEES AVEC BEAUCOUP DE RESPECT.
MADEMOISELLE,DE GRACE RENTREZ DANS VOTRE PAYS,LAISSEZ NOUS TRANQUILLES VOUS
N ETES PAS FAITES POUR NOTRE PAYS VOUS ETES FAITES POUR LA CABANE BAMBOU
BAMBOU.
P.S NOTRE POLICE EST EXCELLENTE,MAIS VOTRE HISTOIRE NE TIENT PAS DEBOUT.FAUT
VOIR D OU CET HOMME QUI VOUS A AGRESSE VOUS CONNAIT

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colle un lien à la place d'un long discours qui use la bande passante.

colle un lien à la place d'un long discours qui use la bande passante.

Je lis... je comprends, mais ça fait quand même sacrément mal à la tête !

Julien,
Il faut toujours être diplômé (= tu ne peux pas faire une 4e année et une maîtrise en parallèle) à moins d'avoir fait une licence de droit avant scpo. Par contre il me semble qu'il fallait avoir suivi un certain nombre d'heures d'options juridiques à l'IEP, pour y prétendre. A vérifier quand même, jette un oeil dans les FAQ du Master je me souviens qu'il y avait un truc dessus. Par contre "du temps de Paul" les étudiants qui bénéficiaient de cet accord étaient vernis puisqu'ils ne perdaient pas deux ans (trois ans à scpo, puis rejoignaient une maîtrise). Ici tu mettras cinq ans à être diplômé, pour te retrouver à bac + 4...


Guppy,
Exact ! Pour avoir discuté de ça très récemment, finir son droit avec un LLM est un énorme plus si tu comptes bosser dans un cabinet d'affaires (et pas seulement international). Même les grands cabinets d'affaires parisiens l'exigent, quoique concrètement je vois mal à quoi ça sert d'être au Barreau américain pour travailler sur des cas franco français mais bon. C'est un peu comme le fait d'être bilingue, ça ne peut que servir. Le mieux je crois est de bosser quelques années après ton master, histoire d'acquérir un peu d'expérience professionnelle - et d'économies... - puis de se lancer dedans. D'ailleurs c'est très courant (et apprécié) dans le monde anglo saxon d'interrompre ses études qq temps pour bosser, puis de s'y replonger (genre B.A., 3-4 ans à bosser dans cette même branche, puis M.A.)

Mets un tailleur jupe si tu en as l'habitude, sinon débrouille toi simplement pour avoir une tenue irréprochable : chaussures propres, vêtements frais et classiques.

Si tu ne portes jamais de talons d'habitude je pense que mettre de nouveaux escarpins de 8 cm serait une énorme erreur. Tu serais mal à l'aise et la tension (peur de se retrouver par terre...) se verrait sur ton visage.

J'ai toujours eu un léger sourire quand je voyais les dernière année débarquer propres comme un sou neuf le matin du Grand Oral, alors que le reste du temps on s'est traîné en cours en jeans baskets...

pizza 4 fromages a écrit:

Connaissez-vous les principaux titres, leur positionement politique et leurs caractéristiques?
Merci d'avance!

Il y a www.ledevoir.ca , sur lequel je zieute de temps à autre par curiosité. Selon une copine étudiante en sciences politiques à l'UQAM, il est plutôt orienté gauche... si ça peut vouloir dire quelque chose puisque le clivage droite /gauche n'est pas aussi marqué là bas on dirait.

Ligne éditoriale assez sérieuse, articles "consistants" et parfois très intéressants, moi le ton me fait penser à celui du Monde. Tu peux commencer par lire toi même les titres pendant quelques jours, histoire de te faire ta propre idée!

Il me semblait pourtant qu'on pouvait voter aux élections locales uniquement, dans n'importe quel pays de l'UE.

Ca va plutôt changer quelque chose pour les sans domicile fixe qui ne peuvent voter. Si c'est adopté bien sûr.

fb a écrit:

Relis ton avant-dernier post, il peut très facilement être interprété comme quelque chose que tu n'avais apparemment pas l'intention d'écrire. J'ai encore du mal à voir le lien entre cette longue explication et le reste du débat d'ailleurs (en quoi dire que certains des propos d'Alceste n'est pas acceptable est terrible), mais c'est un point de détail.

Je viens de relire, et je concède que le post dont tu parles peut prêter à confusion, mea culpa donc. Mais je répète que je me désolidarise tout à fait des propos d'Alceste dont je ne lis pas d'ailleurs les interventions, et mon post précédent ne se basait donc aucunement sur ses propos. Je ne le soutenais pas, je faisais simplement une remarque.

Le lien entre les deux Alcibiade, c'est que ma première intervention - qui était peut-être une erreur puisqu'elle a été mal interprétée - sur ce thread était une simple remarque qui disait en substance que j'avais noté cette tendance à tout défendre à Sciences Po, que ce soit relevant ou non. La longue explication, c'est que je n'aime pas qu'on essaie de me faire passer pour ce que je ne suis pas.

Bon après-midi.

Woody a écrit:

Je suis complètement d'accord avec fb et j'ai du mal à comprendre Amy.

Amy a écrit:

il est de bon ton dans l'auguste maison de se montrer pro homo, pro noirs, pro juifs, pro arabes et pro choice. C'est in d'être ouvert, fun, moderne, tolérant. Il faut savoir que toute opinion dissidente est raciste, rétrograde, abjecte et non défendable, voyons.

Sur ce genre de sujets, ce n'est vraiment pas une question d'être de bon ton, ou d'être in. Je ne dis pas que Sciences Po est l'endroit où les gens sont le plus ouverts au monde, mais ça n'est pas le problème : on na va quand même pas défendre le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie et l'intolérance d'une manière générale sous prétexte que ça n'est pas conformiste! C'est effrayant ce que tu dis là!

Je réponds en même temps à pizza :

Je n'ai pas dit que je défendais l'intolérance générale, et je serai bien mal placée pour le faire, pour ne pas dire dingue. J'estime simplement être en face de personnes suffisamment intelligentes pour comprendre que se montrer systématiquement pro tout peut à mon sens être contre productif. On peut considérer la peine de mort comme impensable et barbare, mais de même être contre l'avortement peut parfaitement se défendre.

Je ne lis pas les posts d'Alceste, mais ce que j'avance se fonde sur ma propre expérience. Je ne suis pas fan de ces débats personnels, j'en ai même horreur mais tant qu'à faire : il m'est arrivé d'être appelée en aparté par une prof rougissante et hyper mal à l'aise pendant la pause d'une conf d'Anglais, parce qu'elle avait prévu de nous passer en seconde heure la vidéo d'American History X, pour s'enquérir de si je serai ou non choquée par la scène où un noir se fait tabasser (Il ne se faisait pas tabasser tout court, il l'était justement parce qu'il était noir).

Ca m'a juste poussé à m'interroger, est-ce que la prof m'aurait demandé mon avis si le tabassé en question était victime d'antisémitisme ? Que je sache, le fait qu'on soit juif n'est pas écrit sur la figure des gens (sic) J'ai sincèrement apprécié cette marque de considération à titre personnel (car elle n'était certes pas obligé de me demander mon avis) et effectivement cette scène m'est insupportable, mais sur un plan strictement pédagogique je vois difficilement en quoi elle estimait devoir se sentir gênée face à moi car un professeur d'anglais n'est pas responsable du scénario d'un film, même si elle peut avoir à répondre de ce qu'elle raconte en cours. J'ai d'ailleurs eu l'impression qu'elle a ensuite regretté ce geste, car elle s'est ensuite montrée particulièrement distante envers moi le reste du semestre ce qui n'était pas le cas avant.

Ce que je soulignais, c'est qu'on ne peut pas mettre dans le même sac un neo nazi, un père de famille catholique et un kamikaze palestinien, sous peine de voir la cause qu'on défend décrédibilisée. Tout défendre, tout cautionner systématiquement est un peu gros je trouve, si les arguments utilisés manquent de rigueur. La remarque que j'ai faite - visiblement mal comprise - et qui semble vous avoir fait sortir de vos gonds comme un seul homme, c'est qu'en-dehors de ce qui heurte la conscience humaine pour des raisons évidentes, il vaut mieux parfois sortir du cadre théorique pour soutenir les arguments qu'on avance. Défendre toutes les causes pour se donner l'air ouvert et histoire d'avoir un avis sur tout (I : Oui II : Non Conclusion : Peut être) à la question faut-il /doit-on/ peut-on soutenir l'avortement / le lynchage des noirs en pleine rue/ l'homoparentalité / la double peine / , que ces causes nous préoccupent personnellement ou pas, peut faire douter de la sincérité des gens qu'on a en face de soi. Quand le Muxel est sorti, j'imagine ne pas avoir été la seule à "découvrir" horrifiée qu'il y avait des votants FN rue Saint Guillaume. Je me demande s'il faut rire ou pleurer !

Alcibiade, si être réac c'est être original, je ne le suis définitivement pas. Merci quand même pour l'ironie, mais ça me passe au dessus de la tête. Si je trouve qu'un militant anti juif raconte des cracks, soit je démonte sa théorie pièce par pièce, soit je considère qu'il est con et borné, et je l'ignore cordialement. Personnellement je ne fais pas dans la culpabilisation à outrance comme certains, ce que je pourrais pourtant me permettre de faire. L'esclavage, le génocide, la colonisation sont des choses que je considère comme inhumaines, mais si on me demandait pourquoi à mon avis elles le sont, je pourrais parfaitement défendre ma position.  ; qu'elle plaise ou non reste à voir...

Il s'agit d'un simple constat qu'on retrouve dans la stratégie de scandalisation à outrance de la plupart des ONG. L'ironie et le triste de l'histoire, c'est qu'à force de battage médiatique et de polémiques sans fin, ces causes qui gagneraient à être soutenues avec un peu plus de lucidité, en arrivent à lasser la plupart des gens. Exactement comme les grèves à tout bout de champ : dénoncer les abus est certainement noble, mais le Français moyen trouve quand même qu'ils abusent quand il n'y a pas de bus pour aller bosser. Pour ma part je soutiens activement certaines causes, uniquement celles qui me touchent car je n'aime pas la mauvaise foi. Mais je ne pense pas que s'écrier "C'est mal, quelle horreur, il faut protester !" à propos de tout et n'importe quoi change grand' chose. Des racistes, des cons, des intolérants il y en a partout, je peux difficilement croire qu'il y en a significativement moins à Sciences Po que dans la rue.

Libre à toast de me "modérer" si ma vision des choses vous choque, cela reste mon opinion.

Enfin bon la vidéo est quand même marrante.

Sur ce...

=>

Si l'intervention d'Alceste (que je ne connais pas, ne demande pas à connaître et ne défends donc pas, je n'entre pas dans les conflits de personne) fait aussi tâche, c'est peut-être parce qu'il est de bon ton dans l'auguste maison de se montrer pro homo, pro noirs, pro juifs, pro arabes et pro choice. C'est in d'être ouvert, fun, moderne, tolérant. Il faut savoir que toute opinion dissidente est raciste, rétrograde, abjecte et non défendable, voyons.

Evidemment !

!!

Vais me coucher =>

pizza 4 fromages a écrit:

(Je précise que cette connaissance n'est pas innée, mon ex-copine est Fribourgeoise)

"Recherchez la Science du berceau jusqu'à la tombe."

Tous les moyens sont bons, tous...

fb, 
Et l'italien, il n'est pas utilisé dans l'administration ? [ Je n'ai pas le projet de m'établir en Suisse, je suis simplement curieuse smile ]

Pizza, etc.
Fribourg bilingue, je pensais que c'était romand.

C'est bien ce qu'il me semblait. Précision : en Belgique il faut être bilingue (français et néérlandais) pour travailler n'importe où, même pour un simple poste d'intérim ou un CDD de secrétaire. Donc pour l'admin tu as sûrement raison, le bilinguisme doit être de rigueur. Pour les autres j'avais la vague impression qu'elle n'étaient pas des écoles administratives au sens français.

Remarquez chacun son mode d'accès à un poste de responsabilités publiques... aux EUA il "suffit" d'être millionnaire, connu auprès de ceux qui compte et (si possible) d'être propriétaire d'une grosse grosse entreprise.

Comme quoi.

pizza 4 fromages a écrit:

Mais ils n'ont pas d'ENA et donc pas d'énarchie.
Donc pas d'intérêt quoi.

Tiens, je me demandais justement : est-ce que quelqu'un sait ce que valent les Ecoles d'Administration Publique (sous diverses appellations) dans les pays francophones ?

Je me souviens d'avoir lu une espèce de pub pour un Master d'Administration Publique à Montréal je crois, pareil pour la Belgique et il y en a une en Suisse aussi. D'après leur maquette ils ont l'air plus orientés lobbying et management public que nos sacro saintes Ecoles administratives, religion de l'Etat, hiérarchie, corps, intérêt général, bla bla etc.

Je me souviens d'un Québecquois en échange CREPUQ dans notre conf d'Economie Politique. Le premier jour (petite présentation : "Je m'appelle X et je voudrais préparer tel concours après mon diplôme" ), il nous regardait avec des yeux ronds, pensant qu'on parlait d'un singing contest de la Star Ac'...

Le système d'accès à la fonction publique n'a rien à voir on dirait !

Paul a écrit:

La prep de Paris n'est de toute façon pas si mirobolante, la moitié des cours sont sans intérêt et les sujets de galop ne sont pas toujours très ena-like. J'ai tendence à penser que ce sont les étudiants et non les cours qui lui valent ses bons résultats.
La prep c'est surtout un cadre pour éviter de devenir neurasthénique à force de bosser seul avec tes bouquins face au mur.

Je n'en suis pas si sûre... l'énorme avantage de la prepENA de Paris, c'est aussi et surtout le nombre de praticiens parfaitement au courant des exigences de l'ENA externe qui y dispensent des cours, proximité -culturelle et géographique- oblige. Niveau connaissance, c'est exactement la même chose : les programmes et les biblio sont les mêmes dans tous les IEP. Mais on comprend aisément qu'un IDF ou un conseiller d'Etat n'ait pas forcément envie de se taper deux fois 3 heures de train pour donner un malheureux cours en province. Ce qui explique aussi que la préparation de Paris-I Panthéon Sorbonne, qui prévoit galops d'essai et conférences d'actu par des hauts fonctionnaires de l'administration centrale et des normaliens, réussisse à mener quelques brillants étudiants à l'admission à l'ENA externe chaque année.

D'accord pour le cadre que donne toute prépa en général, mais le monopole de celle de Paris n'est pas forcément dû au hasard ou au niveau particulièrement élevé des étudiants : ce sont bien les enseignants qui font la différence. Il y a trop peu d'énarques et trop d'universitaires dans les IEP de province. Florence Chaltiel - qui enseigne le DPA aux AP - est responsable de la préparation aux concours de Grenoble. Très brillante, docteur et agrégée en droit public, exigeante avec ses étudiants, co-auteur du Verpeaux, mais universitaire quand même. Ne pas pouvoir aborder le concours de manière professionnelle (montrer sa motivation, son intérêt et sa connaissance des corps visés après l'ENA, parler d'un stage dans l'administration) est une des causes de l'échec à l'oral pour les autres. Beaucoup d'admissibles issus initialement de province (Bordeaux surtout) se cassent les dents à l'admission, faute de savoir ce qu'on attend d'eux.

Et puis il y a aussi un facteur psychologique je pense. 54 admis sur 60 en pratique issus de l'IEP de Paris, il y a de quoi décourager les plus motivés, voire les plus brillants. On ne risque pas de réussir à un concours, si on ne s'y présente pas !

(edit : fôte d'haurtograffe)

Scif,
Je parlais de l'accès au centre de préparation au concours de Sciences Po, et non de l'entrée à l'ENA... pour les étrangers, tu as raison il existe en effet une procédure d'entrée à l'ENA parallèle aux trois concours, le cycle international. Je crois que c'est destiné aux hauts fonctionnaires étrangers à la base ou un truc du genre. Mais le plus sage pour Ivan reste de se renseigner sur www.ena.fr pour plus d'info.

Bonjour Ivan,
La préparation à l'ENA de Sciences Po est réservée à ses seuls diplômés : que l'on soit français ou étranger, l'unique condition pour y accéder est d'être diplômé de l'IEP de Paris. D'autres centres de préparation aux concours administratifs existent dans les universités ou dans les autres IEP qui accueillent également des universitaires (juristes ou diplômés en éco pour la plupart), mais leurs résultats à l'ENA externe y sont quasi nuls.

Voilà!

En stage cet été à Paris (tiens, chez vous d'ailleurs), puis en vacances à Dakar en septembre. Ensuite je m'envole pour Beyrouth pour 9 mois.

Et dire que je n'aime pas les avions...!

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Bah...
Je me considère à moitié comme une lurkeuse, puisque si je ne poste pas très souvent, je lis au moins tous les deux jours. Beaucoup de sujets drôles, une mine d'infos sur un peu tout mais c'est plutôt la peur de s'inscruster que la flemme de poster qui me retient. Les private jokes, les potins sur des profs qu'on ne connaît pas... un peu  comme venusia, en fait: je lis beaucoup mais n'interviens que quand je peux aider, ai une réflexion à faire ou une question... pas trop conne... à poser smile Sinon je trouve ce bougre de forum assez sympathique et surtout hilarant, même si les participants en sont un peu intransigeants.

Voilà.

PS Je trouve ce système de PANs pas bien méchant, puisque depuis que j'ai été intronisée je relis deux mille fois mes posts avant de les soumettre au jury orthofasciste. Merci en passant (c'est l'occasion ou jamais !)

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J'ai parfois trouvé les forumistes un peu durs avec les petits jeunes, mais je comprends qu'on perde un peu patience. Si un concours nous intéresse, la moindre des choses pour prouver sa bonne foi et son intérêt est de commencer par écumer les infos officielles. Même si on n'est pas censé avoir la science infuse, je peux comprendre que sinon les sollicités auront l'impression d'être pris pour des poires.

Plam pourrait par exemple composer une annonce du style : TRES IMPORTANT - Si vous souhaitez présenter le concours d'entrée à scpo, veuillez suivre ce lien ou utiliser la fonction recherche du forum. Tout fil nouveau à ce sujet sera automatiquement supprimé. Merci. Annonce unique, donc pas de post-its à répétition qui nuirait au confort visuel des habitués (perso je n'aime pas bien non plus)

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plam a écrit:

Je suis tenté de procéder de la sorte, mais JE NE SUPPORTE PAS les forums avec 35 threads stickés avant d'avoir accès au dernier thread actif. Je trouve ça complètement débile, et je préfère que le forum soit user-friendly pour les habitués depuis x mois ou années, plutôt que pour qqun qui passera une fois dans sa vie 20 minutes à y chercher une info. Surtout que ce dernier a Google pour trouver la page adéquate.

D'où l'idée d'une page wiki dédiée. Sinon vous pouvez toujours mettre une annonce renvoyant au forum officiel pour tout ce qui concerne le concours...

Bonjour,
Qui seront les invités stp ?

Bol d'air frais.
Voilà au moins un pays conséquent avec lui-même. Ca manque de plus en plus ces derniers temps.

Euh...
J'avais lu en diagonale, mais je ne te conseille vraiment pas d'entrer en licence (ce que tu ferais visiblement si tu étais dispensé du DEUG). Trop de choses qui ne concernent en rien le DI, et selon les facs elles sont orientées privatiste, publiciste, ou générale. A moins d'aimer le droit pour le droit, mais je vois mal en quoi le droit pénal ou des obligations recoupe tes intérêts.

Plus tu tapes haut, et plus c'est spécialisé forcément...

Bonjour Dji

sciences-po.fr a écrit:

Quels sont les termes de l'accord qu'a Sciences Po avec la faculté Jean Monnet ?
La convention que Sciences Po a signée avec l'Université de Sceaux précise qu'un étudiant diplômé de Sciences Po ayant validé au moins trois modules juridiques de 56 heures peut être admis directement en maîtrise à l'université.

Un titre universitaire de niveau maîtrise ou équivalent est impératif pour s'inscrire dans un IEJ et se présenter à l'examen du Barreau. Le diplôme de Sciences Po n'autorise pas, jusqu'à présent, cette inscription.

...sachant qu'à mon sens les facultés de droit de Panthéon (Paris I), Assas, (Paris II) et Jean Monnet (Paris XI) sont parmi les plus cotées en région parisienne. Tu peux donc juridiciser ton master en suivant des enseignements de droit (science sociale, enseignement d'ouverture et si possible d'avoir des résultats honorables dans ces matières) dont tu pourras justifier pour profiter de cet accord que personnellement je trouve en or, ce serait dommage de ne pas en profiter ! parce que recommencer un deug, hum.. il faut en vouloir

En fait pour m'être renseignée la politique des facultés est d'examiner au cas par cas les demandes d'équivalence selon leurs propres critères et leurs pré requis, si tu n'es pas titulaire d'une licence juridique, qui te permettrait d'entrer de droit en maîtrise. Et comme  les universités sont rarement très accueillantes envers les étudiants d'école ou en double cursus, qu'ils soupçonnnent vaguement d'accumuler des diplômes sans but précis, c'est loin d'être automatique. Même si on peut aisément justifier de vouloir préparer une maîtrise de droit des affaires (en parallèle à une école de commerce) ou maîtrise de droit pu (préparation à un concours administratif)

Comme te l'a dit Paul tu risques de déchanter si tu t'inscris en Maîtrise de droit public, car si tu feras du DIP tu devras également avaler du droit des CT, communautaire, de l'urbanisme, du contentieux administratif, et autres joyeusetés... et ton cours de DIP risque fort de se cantonner à un amphi, ce qui parfois vaut parfaitement un bon précis...  à toi de voir mais si ça te rebute il vaut peut-être mieux essayer d'entrer directement en master 2 qui pour le coup sont vraiment spécialisés dans ce que tu veux faire. Mais la concurrence étant féroce à ce niveau, je te conseille d'orienter dès maintenant tes stages, cours optionnels et autres  travaux, histoire de pouvoir présenter un projet de formation cohérent au moment de demander une équivalence.

Et demande des recommandations à tes profs de droit !

Voilà, j'espère t'avoir aidée wink

Plaît-il ?

Je suis fatiguée de toute façon, je ne risque pas de comprendre... 'night.

Roud... édite...

Fred a écrit:

j'ai trouve pas moins de 3 facons d'y entrer sans montrer patte blanche...

Lesquelles ? Ca peut toujours servir hehehe...

C'est marrant je me souviens d'avoir lu le rapport d'une étudiante aux Etats-Unis au moment de la crise irakienne, qui raconte comment elle a vu l'attitude des gens envers les expats français passer pratiquement du jour au lendemain de "pawlez vous fwonsay, vous savez quoi j'adoooore le fromage avec du loaf française" à des regards suspicieux signifiant clairement "Votre président est stupide, vous ne savez pas que Saddam est un criminel ??" et de la mise en place de mesures sécuritaires plus farfelues les unes que les autres.

Perso j'ai fait un stage dans un consulat marocain, j'entrais le matin par l'entrée des visas en lançant un "L'bess yaa Hamid"... il y a même eu un jour un type ivre qui a débarqué furax dans les bureaux de la consule adjointe parce qu'il avait paumé son passeport sur la plage et qu'on lui avait dit qu'il fallait l'autorisation de la préfecture pour lui faire un laisser-passer... question sécurité on fait mieux. Cette prétendue sécurité des postes diplomatiques est une vaste blague.


[edit : ch'tite question]

Fred a écrit:

Pas etonnant que les bouncers americains croient qu'elle est faite sur photoshop a la maison...

Kesako ?

aml, my bad !
M.rde pour vos galops, fais attention de ne pas tomber wink

Merci beaucoup Fred, je ne connaissais pas ce site ! Je n'aimerais pas trop poireauter parce que j'aurai certainement du temps à perdre, mais si je dois faire le déplacement autant être sûre que ça soit utile. Tu as raison, les appeler avant est peut-être plus simple.

Autre chose (pour tous), vous connaissez peut-être le site www.action-visas.com Très bien fait & utile...

Les histoires de visas / renouvellement passeport/ CNI bref toute cette paperasse me fait horreur en général. L'an dernier en revenant de vacances j'ai failli en venir aux mains avec le douanier, qui trouvait que je ne ressemblais pas à la photo de mon passeport (trop sombre, j'y peux rien si on les scane). Je me suis énervée quand il m'a demandée ma carte d'identité pour vérifier si j'étais bien moi, et il m'a dit : "D'ailleurs la fille sur la photo est plus belle que vous".

Gloups.

Super AyM ! Merci beaucoup, c'est très intéressant

Bonjour. Et zut.... je viens d'y penser !

Dites moi y'aurait-il une brave personne dans la salle qui saurait comment ça se passe pour demander un visa pour le Liban (ou à défaut qui aurait le site de l'Ambassade à Paris) ? Ca devrait prendre combien de temps en moyenne ?

Profitez de vos fêtes, moi je suis en examens !

AyM a écrit:

D'autres participants seront également présents, leurs noms vous seront communiqués au fur et à mesure.

Bonjour AyM,
Et Sfeir ? Salamé ?

Bonjour Cécile,
Je ne crois pas que les personnes préparant l'ENSP soient forcément des recalés de l'ENA... il y a quand même un certain nombre de matières -droit hospitalier, fonctionnement de la sécu, politiques de santé publique- qui sont assez spécifiques par rapport à l'ENA externe. D'autres concours s'inspirent plus ou moins du concours de l'ENA (le MAE par exemple) avec des exigences différentes bien sûr : droit public, finances publiques, QS, QE, QI, langues.

Ceci dit la rumeur veut que les IRA deviendraient graduellement plus sélectives que l'ENA en termes absolus, car à cause de l'auto élimination à l'ENA beaucoup s'y rabattent.

Mais à mon avis ne t'en fais pas trop pour cette 'concurrence', les cours ne sont qu'une base, après c'est la motivation et le travail perso qui fait la différence.

Bonne chance !

[edit : Kifik ya Fred ? wink ]

Merci beaucoup Free ! c'est sympa.

Free French a écrit:

Sûr ? Dû je voyais ça comme 'Rends moi mon dû'... quoique...

Tu dois avoir raison.

Greg a écrit:

Je propose qu'on règle ça d'hommes à hommes.

Devant l'Académie, cette nuit 3h du matin. Ceux qui sont pour autant contre ceux qui sont pour au temps. Ca va chier.

J'ai

(a) dû 
(b) du

relire plusieurs fois avant de comprendre. Pas mal.

(J'ai un gros doute soudain. Quelqu'un m'aide ?)

(edit : never mind)

Loïc a écrit:

Salut tout le monde,

Une question un peu conne mais que je n'arrive pas à résoudre seul : quand on dit "mais c'est moi qui sollicitais", le sujet est-il à la première personne du singulier (moi = je) ou à la troisième personnel du singulier (moi étant pris dans un sens impersonnel, donc à valeur "il") ?

Ainsi, faut-il accorder le verbe en -ais ou en -ait ?

Je sais, parfois, le soir, je m'ennuie un peu trop...

Merci d'avance,

Loïc (loggé, pour une fois)

Loïc,
La bonne réponse est C'est moi que je sollicitais. Non ...? Ah, d'accord, je sors.

Amanda,
Ca l'est en effet, d'ailleurs Grenoble est une ville considérée comme chère immobilèrement (?) parlant. C'est certes "criant" -je devais être fatiguée en écrivant ce que j'ai écrit plus- mais en comparaison le cas de Paris est simplement hors norme.

C'est vrai ça, le problème est peut-être un peu moins criant en province, mais vu les prix et la difficulté de se loger en IDF, ce serait pratique d'instaurer un système pour se refiler les apparts d'une année à l'autre, non ?

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Chadi,
Ca ne marche justement pas chez moi...

Grrr.

Ditto. J'ai fait mon devoir de citoyenne, espérons que je ne change pas d'avis entre temps... (Ha)

Bonjour,
Quelqu'un a-t-il vu La fiancée syrienne ? Bien, moyen, à fuir ?

Fred a écrit:

Cher Nazih,

D'accord [...] sur le "problème" entre Sciences Po Paris et l'USJ. J'ai entendu pas mal d'histoires incroyables: ils ont refusé de prendre des détenteurs d'une licence directement en 4e année, sous prétexte qu'ils avaient un niveau trop faible, alors qu'ils ont permis à des gens de l'AUB (université anglophone très bonne, mais méthodes de travail et contenus très différents de Sciences Po) d'entrer directement en Master avec un Bachelor. Absurde.

Je l'ignorais, mais ça ne m'étonne pas finalement. Je suis assez en colère car je viens de recevoir un email me disant que je devrais modifier les cours que j'avais choisis, car je n'ai accès qu'aux cours de l'ISP (le dept de scpo de l'USJ), ce qui m'interdit notamment d'avoir des cours d'anglais, d'espagnol ou de droit public ! A la limite j'aurais droit à étudier à titre exceptionnel l'arabe au CREA... à moitié prix.

Super, moi qui voulais garder mes langues je me retrouve obligée de payer - ou d'y renoncer-, et encore ce ne sera pas crédité dans mon cursus. Je trouve ça assez injuste dans la mesure où les étudiants de l'USJ en échange à l'IEP de Grenoble ont accès à tous les cours qu'ils souhaitent (amphis, CS - l'équivalent de vos EO-, deux des 12 langues proposées voire des cours à la fac de Droit de l'UPMF voisine...) Mais je fais contre mauvaise fortune bon coeur, puisque les cours sur le PO étaient ma motivation principale.

Si problème il y a avec Sciences Po Paris, ce doit être lié au fait que l'USJ est en fait assez éclatée en différentes facultés, écoles et autres instituts. D'où la difficulté de se mettre d'accord pour permettre aux étudiants de Sciences Po Paris de construire un cursus avec un minimum de personnalisation (si j'ai bien compris vous êtes assez libres dans le choix de vos cours en 3e année). Maintenant je pense personnellement que ScPo Paris se prive quand même d'un partenariat avec une université pas mal réputée dans ce domaine d'études.

Mieux vaut tard que jamais...

Sophie a écrit:

La solution, c'est l'espagnol. [...] Surtout qu'en général, à mon sens, il n'y a pas de réelle différence de niveau entre les épreuves de LV1 et LV2.

C'est une stratégie possible, mais ça peut également être très dangereux. Le piège de l'espagnol -et de l'italien aussi- c'est que beaucoup trop de personnes pensent que c'est une langue facile car latine, mais dans les deux cas ne pas maîtriser parfaitement la grammaire peut être rédhibitoire, et davantage encore face à de vrais bilingues. Sans compter le problème du vocabulaire, qui est bien moins évident qu'on ne le pense.

Je pense aussi qu'il n'y a pas une énorme différence de niveau entre les annales de concours LV1 et LV2  (pour avoir fait les deux l'été dernier alors que je m'emmerdais dans un sombre Consulat chérifien).

J'ai failli prendre l'espagnol à l'entrée en 2e année à Grenoble, me disant que la plupart des gens prendraient l'anglais et que la concurrence serait moins rude, même si l'anglais est ma première langue. Personne ne lit le País, - me disais-je ! - peu de gens connaissent bien les institutions espagnoles et les sujets de société bateaux qui risquent de tomber. --> Je me suis dégonflée au dernier moment, les profs d'español notant en général très sec, car ils détestent ce mythe de langue facile et mettent un point d'honneur à descendre ceux qui croyaient s'en tirer en mettant des o à la fin de chaque mot (blague récurrente).