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Re: Le fil des articles tout pourris

Si, mais je ne connaissais pas cette histoire dont tu nous a posté une bribe. Bref.

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Pour bien commencer la journée, certains prennent du café. Moi, je prends du Guénolé.

L'Obs a écrit:

"Les Nouveaux Enfants du siècle" d'Alexandre Devecchio : les failles de la pensée néo-réac

Par Thomas Guénolé
"Politologue"

LE PLUS. "Les Nouveaux Enfants du siècle " (éditions du Cerf), le premier essai du journaliste du Figaro Alexandre Devecchio, promet "une plongée dans le chaudron d'une génération sulfureuse". Une génération dont le décryptage, qui se concentre sur la marge, oublierait en réalité la plus grande partie, estime notre contributeur Thomas Guénolé. Critique.

Le journaliste Alexandre Devecchio est un ami de longue date. Connaissant par cœur ses opinions politiques, sur lesquelles nous nous engueulons une fois sur deux, je savais donc d’avance à quoi m’attendre en lisant son premier essai, "Les Nouveaux Enfants du siècle ". Consacré aux fractures de la jeunesse actuelle, sa lecture vaut cependant véritablement le détour.

Du point de vue du style d’abord, le texte est très bien écrit. Du point de vue strictement informatif, il regorge de témoignages et de données factuelles sur les jeunesses radicales qu’il étudie. Du point de vue idéologique enfin, ce livre est intéressant parce qu’il est emblématique de la pensée "néoréac" et surtout de ses énormes failles.

Trois générations : Dieudonné, Zemmour et Michéa

La thèse centrale du livre reprend les points-clés habituels de l’identitarisme. Elle est résumable comme suit. Voulant "jouir sans entraves", la génération de Mai-68 a remplacé les systèmes de valeurs qui pouvaient donner du sens aux existences par un individualisme qui ne le peut pas. La mondialisation marchande a ensuite produit l’envahissement de toutes les dimensions de la société française par le consumérisme, en même temps qu’elle suscitait dans le pays un multiculturalisme qui a sapé les fondements de l’identité nationale. D’où une génération qui, née dans les années 1980-1990, a grandi dans un pays en état de vide existentiel, de perte de sens, et d’absence de repères en termes d’identité collective.

Ce contexte de grand vide des valeurs et du sens a produit trois grandes formes de radicalité dans cette génération :

1. La "génération Dieudonné", frustrée dans ses ghettos des banlieues pauvres et pour beaucoup issue de l’immigration maghrébine ou subsaharienne, verse dans la révolte post-coloniale, la sympathie pour l’islamisme, et dans les cas les plus graves la sympathie pour les djihadistes.

2. La "génération Zemmour" est faite de "petits blancs", c’est-à-dire des jeunes venus de la ruralité ou descendants de l’immigration latino-européenne des banlieues pauvres, qui deviennent farouchement anti-Europe et anti-multiculturalisme au nom de la défense de l’identité culturelle française.

3. La "génération Michéa" est celle de la Manif pour tous, avec pour objectif une révolution culturelle dans le sens des valeurs du catholicisme traditionnaliste, également nimbée d’écologie radicale (sous sa forme romantique).

L'auteur prouve que sa thèse...est fausse

Bâti sur cette thèse, le livre suit deux principaux fils rouges :

1. L’exposé des faits – notamment l’activisme et le militantisme – relevant de l’une ou l’autre de ces jeunesses radicales.

2. La recension d’idéologues tantôt emblématiques de leurs idées (par exemple Tariq Ramadan), tantôt théoriciens de l’identitarisme (par exemple Alain Finkielkraut).

La plupart des livres écrits par des identitaristes (cette désignation me semble plus claire que "néoréacs") ont pour énorme faiblesse intellectuelle d’être écrits hors-sol. Ils assènent leurs croyances sur l’état du pays et ils se citent les uns les autres pour se conforter dans ces croyances, mais ils n’essayent généralement pas de démontrer rationnellement – de prouver – que ce qu’ils affirment serait vrai. L’ouvrage d’Alexandre Devecchio fait exception à la règle : son travail de documentation concrète, en particulier sur les organisations et les porte-étendards des franges radicales qu’il étudie, est bien réel.

Cependant, en faisant cet effort pour démontrer sa thèse il aboutit au contraire à prouver, en creux, qu’elle est fausse. Le livre dans son intégralité passe en effet à côté d’une dimension pourtant fondamentale lorsqu’on veut faire le portrait d’une génération : il faut quantifier les phénomènes.

Des radicalités massivement minoritaires

Alexandre Devecchio ne le fait tout simplement pas. Il étudie sérieusement les sympathisants voire les militants de l’islamisme, du djihadisme, de l’identitarisme, ou encore du catho-traditionnalisme, mais il ne se soucie pas d’établir ce que pèsent ces gens dans le total de la jeunesse d’aujourd’hui. S’il l’avait fait, il aurait constaté que dans la population jeune de la France de ce début de XXIe siècle ces radicalités sont massivement minoritaires. Or, si elles sont minoritaires, alors la thèse d’une grande fracture de cette jeunesse entre "génération Dieudonné", "génération Zemmour" et "génération Michéa", thèse centrale de l’ouvrage, ne tient plus.

Par exemple, il existe incontestablement une fraction de la minorité musulmane qui adhère à un islam réfractaire envers les valeurs voire les lois de la République : mais une étude récente de l’IFOP montre que les trois quarts des Français de confession musulmane sont déjà soit totalement assimilés, soit totalement intégrés.

Autre exemple, qu’il s’agisse de Thérèse Hargot ou d’Eugénie Bastié, des militants "vingtenaires" du catho-traditionnalisme sont certes très actifs dans le débat public : mais pendant ce temps, environ 60% des jeunes femmes pratiquent la masturbation et 41% des femmes de 20-24 ans ont déjà pratiqué le sexe anal, tandis que seuls 8% des 18-34 ans ont pratiqué l’abstinence et aimé ça. Le reste est à l’avenant.

De "Nuit Debout" aux zadistes : les grands oubliés

À la fausseté par confusion entre la masse et la marge, s’ajoute un refus de voir les radicalités présentes dans la jeunesse mais qui ne cadrent pas avec l’idéologie identitariste du livre. Par exemple, la très forte montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon chez les 15-24 ans est désormais manifeste. Au sens strict, c’est bien une jeunesse radicalisée dans le paysage politique actuel mais elle est ancrée à gauche : donc le livre ne la traite pas.

Dans le même registre, la sur-représentation des jeunes parmi les sympathisants et militants d’Emmanuel Macron est manifeste pour quiconque a examiné son mouvement "En marche". C’est une jeunesse radicalisée dans le paysage politique français mais elle est favorable à la mondialisation sous sa forme actuelle : donc le livre ne la traite pas. Autre exemple, alors que ces mouvements comptent aujourd’hui parmi les jeunesses les plus radicalisées du pays en termes de modes d’action, il n’étudie pas les zadistes et autres groupes de type "Notre Dame des Landes".

Encore plus parlant, ce livre ne s’intéresse pas non plus au phénomène "Nuit Debout !", qui a pourtant occupé la Place de la République à Paris et d’autres places dans d’autres villes plusieurs mois durant. Là encore, c’est parce qu’il s’agit d’une radicalité qui ne rentre pas dans les cases de sa typologie, puisque le mouvement était essentiellement altermondialiste.

La grande limite de la pensée "néoréac"

Cet essai aboutit ainsi à avoir abondamment traité les catho-traditionnalistes, alors que l’adhésion des jeunes à leur combat est largement minoritaire, tout en ignorant "Nuit Debout !" alors que 61% des jeunes déclaraient être d’accord avec leur combat.

De fait, l’intérêt principal du livre "Les Nouveaux Enfants du siècle" est qu’il démontre parfaitement cette grande limite de la pensée "néoréac" : elle est daltonienne. Comme certains ne voient pas la couleur rouge, ceux qui adhèrent à l’idéologie identitariste ne voient pas les multiples dynamiques sociopolitiques prouvant que l’évolution de la société ne se réduit pas à l’explosion néoréactionnaire qu’ils dépeignent. Pas plus qu’ils ne voient le caractère marginal de ce qu’ils s’imaginent être un raz-de-marée.

En conclusion de son livre, Alexandre Devecchio cite Albert Camus disant que sa génération doit empêcher que le monde ne se défasse. Il lui répond que la sienne, celle née dans les années 1980-1990, va plutôt devoir refaire ce qui a été défait. Etant de 1982, je lui réplique en toute amitié ceci : notre génération va plutôt devoir inventer ce qui n’existe pas encore.

http://leplus.nouvelobs.com/contributio … -reac.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Comment ? Mais c'est scandaleux ! Comment la France ose-t-elle tuer SES pauvres jihadistes innocents ? Vite, la Ligue des Droits de l'Homme !

https://scontent-fra3-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/15665726_10211406114490825_6066376726564551757_n.jpg?oh=c0cab598ffcf1843d8c4b1e2a55e3675&oe=58F3E9AD

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Tous les arguments sont bons pour torpiller le FN, même les plus débiles. La preuve :

http://blog.francetvinfo.fr/deja-vu/201 … or=CS1-746

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

"Il s’agit d’un cirque où les bêtes de foire ne sont exposées non pour ce qu’elles font mais pour ce qu’elles sont."

Comme les Jeux paralympiques, quoi. Oh, wait...

L'Aberration a écrit:

Robert Marchand, 105 ans et un record à vélo : c’est bien pour lui, c’est absurde pour nous

Le Français, cycliste amateur averti, s’est transformé en bête de cirque dans une parodie d’exploit sportif.

La performance a été suivie par des dizaines de milliers de spectateurs à la télé et sur Internet : Robert Marchand a pédalé ce mercredi pendant une heure à 22,547 km/h, soit la vitesse d’une personne moyenne qui va chercher sa baguette à la boulangerie. Cette «performance» a été bruyamment saluée par de nombreux médias, par la Fédération française de cyclisme dont les locaux sont situés près du théâtre de cet «exploit», au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines), et par le ministre des Sports soi-même, Patrick Kanner. La raison, la seule raison ? Le nouveau héros du jour est âgé de 105 ans et six semaines.
Bête de foire

Malgré la mise en scène avec interviews sitôt la ligne d’arrivée franchie, malgré l’enregistrement officiel du record par l’Union cycliste internationale (UCI, une fois les résultats du contrôle antidopage connus qui, on l’espère, seront négatifs), cet événement n’a rien de sportif. Il s’agit d’un cirque où les bêtes de foire ne sont exposées non pour ce qu’elles font mais pour ce qu’elles sont. Le fait majeur de Robert Marchand : simplement d’être en vie et en bonne santé. C’est beaucoup pour cet homme pétillant et, paraît-il, très sympathique. C’est insignifiant pour les autres. A moins que cette parodie athlétique ne révèle une vision viciée de notre rapport à la mort et au sport.

«Robert ? Le secret de votre longévité ?» C’est la question récurrente, comme une limaille de fer. La réponse : pas boire-pas fumer, une humeur pêchue, et on-ne-sait-pas. Ce qui ne veut rien dire, puisque des fumeurs encrassés durent parfois longtemps alors que des personnes nourries au jus de betterave chopent une sale maladie dans leur jeunesse. Interrogé sur le cas Marchand par la Dépêche du Midi, le Dr Christophe de Jaeger, membre de la Société française de médecine et physiologie de la longévité, rappelle que la petite pile Duracell vient à 30 % du patrimoine génétique et à 70 % de «l’hygiène de vie», de la «volonté» et du «courage». A voir cependant s’il n’y a pas de la génétique dans la «volonté» et si «l’hygiène de vie» ne dépend pas d’une autre forme de déterminisme, social par exemple.
Obscène

Ce spectacle n’est pas seulement naïf et superstitieux, mais il est aussi obscène. Le reporter de BFM TV interroge : «Est-ce que vous essaierez de battre un record à 107 ans ?» Qu’il réponde oui ou non, Robert Marchand va se ridiculiser, parachevant ce petit cirque. Il s’en sort finement : «Ah, attendez ! C’est une autre histoire. J’ai déjà réussi à vivre jusqu’à 105 ans. On met neuf mois pour arriver au monde et puis on met trente secondes pour claquer.» Souhaitons à Robert Marchand de faire du vélo encore de nombreuses années, mais sans caméra.

Gageons qu’il y aura encore du monde sur le bord de la piste en 2018. Car la vieillesse est de saison, comme en attestent certains programmes politiques cousus main pour les retraités. Chic, un vieux qui fait du sport ! En cyclisme, il y a aussi des femmes de 19-30 ans qui font des épreuves presque aussi dures que le Tour de France, des jeunes qui s’échinent dans cette discipline anachronique, des handicapés qui donnent tout ce qu’ils peuvent sur un vélo, mais aucune de ces catégories ne récoltera sur l’année 2017 l’attention médiatique que Robert Marchand a cueillie sur une journée. A chacun ses héros.

http://www.liberation.fr/sports/2017/01 … us_1539133

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"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

En 2017, qui va dégager ? Ben Marianne, déjà. En cessation de paiement.

http://www.marianne.net/sites/default/files/marianne_1032.jpg

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

"Au bout du raisonnement [des identitaires d'extrême-droite], il y a la guerre civile".

Je me disais bien que les violences d'Aulnay, Bobigny, Argenteuil, Drancy, Épinay-sur-Seine... étaient encore un coup des nazis.

http://www.telerama.fr/livre/eric-dupin … 1487009575

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

L'Obs se complaît toujours avec autant de délice dans la fange.

http://tempsreel.nouvelobs.com/presiden … athos.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Askolovitch, what else ? En fait, il faudrait plutôt mettre ça dans une discussion intitulée : le thread des articles les plus orduriers.
Paru dans Slate, bien sûr.

Slate a écrit:

L'impossible vérité de Mehdi Meklat

Marcelin Deschamps deversait sa haine sur Twitter pendant que Mehdi Meklat brillait dans le monde. Le second paie aujourd'hui les excès du premier, mais quel lien existait-il vraiment entre les deux? Personne ne semble réellement vouloir le creuser.

Il fallait que l’ordre revienne en morale bourgeoisie, et Mehdi Meklat –le doux enfant, le twittos infâme– a fait ce qu’on attendait de lui. Il a écrit pour conjurer ses mots et s’est excusé, dans un message Facebook. Entre la paix et une vérité insoutenable, il a essayé l’illusion de la paix. Pas tant la sienne, de paix, que celle de ses amis, ses proches, ses employeurs et ses aînés, qui avaient besoin de sa contrition pour reprendre le cours de leur vie, lavés de la honte d’avoir fréquenté un monstre.

Pour les Inrocks, les éditions du Seuil ou Madame Taubira, Mehdi Meklat, 24 ans, s’est masqué: il n’est pas allé explorer la violence qui l’habite; il n’a pas revendiqué sa part d’ombre; il n’a pas approché ce vertige, que les messages –cruels, cyniques, odieux– qu’il avait déversé sur Twitter depuis des années, n’étaient pas seulement un jeu de rôle, une provocation égarée, mais reflétaient quelque chose de lui, profondément, et au-delà de lui: l’envers du décor; l’envers du succès; la négation même de ce que l’on désire, dans un monde ordonné.

L'écriture ne sauve pas

Nous venons de vivre une histoire sordide. En trois jours, un jeune auteur que la France des lettres accueillait de charmante grâce et dont les magazines faisaient le portrait, est devenu un monstre social. Mehdi Meklat, la moitié du couple Mehdi et Badrou, même pas 50 ans à eux deux, ces enfants doués qui faisaient le lien entre la hype, les médias et la vigueur des cités –Mehdi Meklat porte les stigmates de la haine. Lynché par les uns, lâché par les autres, il a été digéré. On vient de vivre une histoire sordide. Je m’en suis mêlé, moi qui ne l’avais jamais rencontré.

J’ai parlé à Mehdi Meklat hier soir. Il était épuisé. Il savait ce qu’ils avaient fait –jadis, en s’autorisant, et maintenant, en fuyant ce qui le terrifiait. «Vous allez mûrir autrement», lui ai-je-dit, et il a acquiescé. Il avait eu tant de pression, pour que cela s’arrête. Nous nous étions parlé une première fois dans la matinée. Il hésitait encore. Il allait écrire, s’expliquer, et se donnait une latitude. «Je dois prendre mon temps, bien y penser, me disait-il. C’est un texte qui va compter dans mon existence.» Il parlait à mots menus. C’est un péché courant chez les écrivains de croire que l’écriture les sauvera de leurs destructions. Meklat avait écrit une première version de sa contrition. Elle était mièvre. Il évoquait sa famille et ses bonnes actions, ses reportages auprès des éclopés du capitalisme. Il ne pouvait pas être mauvais, alors? «Ne vous abritez pas!» Je lui disais de prendre des risques. «La seule chose qui m’intéresse, c’est de savoir jusqu’où vous ressemblez à cette violence, et jusqu’où je peux la comprendre, voire la partager…»

Une tragédie

De quel droit conseiller quelqu’un? Il m’avait appelé. La veille, sur Twitter où on le lynchait, je l’avais défendu; j’ai conscience, à écrire ces mots, du ridicule qu’ils impliquent: comme si un réseau social était un champ de bataille, où se jouent nos destins? Et pourtant. Ses messages immondes, vieux de quatre ou cinq ans, saturaient l’espace virtuel, retweetés par autant de procureurs. Meklat était pris dans l’enfer de ses mots. En 2012, il trouvait «troublante de beauté» la logorrhée morbide de Mohamed Merah, l’assassin des enfants juifs de Toulouse et des soldats de Montauban; il avait voulu violenter Charb, le patron de Charlie, «avec des couteaux Laguiole» et «enfoncer des ampoules brûlantes dans le cul de Brigitte Bardot». Il avait ricané devant la Nuit des Césars: «Faites entrer Hitler pour tuer les juifs.»

«Je sais que bon nombre d’entre vous ont été légitimement blessés. Je comprends l’émotion que peuvent susciter ces outrances verbales. Elles sont indéfendables»

Il avait beuglé, pendant la polémique du Mariage pour tous, dans un tweet écrit comme on hurle, en lettres majuscules: «VIVE LES PEDES VIVE LE SIDA AVEC HOLLANDE».  Antisémite, vulgaire et homophobe, Meklat méritait mille mépris. Mais il y avait, dans la rage qu’il provoquait, quelque chose de tragique; un Franco-Algérien du 93, enfant du Bondy Blog passé par France Inter et Arte, se révélait odieux, haineux, et devenait une nouvelle preuve de notre grande peur: celle de ces musulmans dont la grâce est un leurre, et qui communient dans la haine des autres, des juifs, des homosexuels et de la liberté. C’était une fatalité que je récusais.

Le rabbin et le golem

Meklat avait plaidé le dédoublement littéraire. Les tweets, disait-il, étaient signés Marcelin Deschamps, un personnage «honteux, raciste, antisémite, misogyne et homophobe», inventé de toute pièces, pour tester «la notion d'excès et de provocation». Deschamps n’était qu’un rôle, une création, l’inverse de ce qu’il était vraiment, lui, Meklat. J’avais choisi de le croire, pour voir. On ne fait, dans ces affaires, que des choix a priori. J’avais choisi de le croire, sans m’arrêter là. Ce n’était pas sa belle histoire –l’échappé de la banlieue, le méritant du 93– qui m’attirait, mais l’ambivalence du jeune homme, les démons que l’on porte… Le défendant, je le pensais coupable, et donc prometteur.

J’avais, pour ce jeune homme qu’on disait antisémite, une explication venue du judaïsme médiéval. Il était le rabbin Löw, de Prague, créant un personnage maléfique pour protéger les siens. «Ce n’est pas Marcelin Deschamps qui a écrit ces insanités, c'est vous. Un personnage ne naît pas de nulle part. Ces violences étaient en vous. Deschamps a été votre prolongement? Le Golem que vous avez créé pour porter votre vengeance? Votre colère?  Je ne pense pas que vous admiriez Merah ou que vous ayez souhaité la mort de quiconque. Mais vous devez raconter; vous devez nous dire à quel point vous êtes Marcelin… Il n’aimait pas Charlie Hebdo, Marcelin; mais vous non plus, vous ne les aimiez pas…»

«J'ai tué Marcelin Deschamps, ce personnage que j’exècre»

Il semblait d’accord? Je me trompais. L’après-midi, il confirmerait, sur Facebook, sa version de la comédie reniée. Il se roulait par terre.

    «D'abord, je souhaite présenter mes plus sincères excuses à la suite des tweets que j’ai pu poster sur Twitter sous le nom fictif de Marcelin Deschamps. Je sais que bon nombre d’entre vous ont été légitimement blessés. Je comprends l’émotion que peuvent susciter ces outrances verbales. Elles sont indéfendables. Je sais que vous êtes nombreux à avoir été touchés et déçus par ces propos ignobles qui ne reflètent pas celui qu'ils connaissent et avec qui ils travaillent. À vous aussi, je veux vous présenter mes excuses. »

Il plaidait la jeunesse et l’absence de règles. «En 2011, j’avais 19 ans. J’ai rejoint Facebook et Twitter. Twitter était alors un Far West numérique. Un nouvel objet, presque confidentiel, où aucune règle n’était édictée, aucune modération exercée. J’ai trouvé un pseudo: Marcelin Deschamps.» Il semblait Frankenstein, dépassé par sa créature. «Mais rapidement, il est devenu un personnage de fiction maléfique. Il n’était pas “dans la vie réelle”, il était sur Twitter. Il se permettait tous les excès, les insultes les plus sauvages.» Il reniait Marcelin, qu’il avait pourtant animé. «J'ai tué Marcelin Deschamps, ce personnage que j’exècre.»

Rire, outrance et oubli

J’avais l’impression, à lire, d’une trahison, d’une exécution. Mehdi assassinait un vieux copain affreux, déconneur, sans limite, avec qui il s’était bien marré, avant, mais qui le comprenait; il tuait une partie de lui-même. Il effaçait ce qui, ce qu’il avait été. C’est ainsi que l’on fabrique des fantômes. Il reviendrait le hanter? La nuit précédente, 50.000 tweets avaient été effacé de son compte Twitter: tous ceux qui avaient été postés sous le nom de Deschamps. «J’avais pensé le faire il y a des mois, quand j'avais changé le nom de mon compte, pour poster sous mon nom. Mais j’avais fait une fausse manip, et les tweets étaient restés», m’avait-il dit. Ils étaient restés assez longtemps pour qu’on les recopie, et qu’on les lui projette à la figure, pour le détruire. Acte manqué? Volonté inconsciente de laisser des traces, des preuves, pour qu’un jour, au moment où cela serait le plus brutal, la vague se lève et le punisse? Meklat voulait être puni? C’est arrivé, exactement.

Marcelin Deschamps n’avait pas simplement été grossier, toutes ces années, et n’avait pas posté, au nom de l’âme tourmentée de Mehdi, que des injures racistes. On avait ri, dans leur petite bande, des haïkus brindezingues en 140 signes, qui piétinaient le savoir-vivre. Marcelin, ainsi, draguait Matthieu Gallet, le patron de Radio de France, l’invitant à passer le voir au bureau, lui assurant qu’il aimait l’autorité. Insolence ou mauvais goût, révolte ou perversité d’un jeune adulte qui jouait à l’enfant sale. Il y avait aussi ces charges contre tel journaliste, tel animateur, les soutiens à la grève de Radio France, les «salope» qui fusaient, les «ta race»: Twitter comme on pète, comme si l’on était dans une conférence de rédaction du vieil Hara-Kiri, jadis, comme Wolinski nous l’a laissé, comme Coluche renversant l’eau des fleurs sur une journaliste qu’il n’aimait pas, comme… Mais plus violent, verbalement, plus vulgaire, systématique, insoutenable.

    «Il y a des choses que je ne me souviens même pas d’avoir écrit, m’a dit Meklat. Badrou, qui était avec moi quand je twittais, ne s’en souvient pas non plus…»

«Je ne veux pas être comme eux»

Insulter l’épouse de Manuel Valls; vouer Marine Le Pen à être égorgée «selon le rite musulman». Des années ainsi. Dans les couloirs de la radio, on demandait à Mehdi, gentil jeune homme, timide, s’il était Marcelin Deschamps. Il disait oui. Personne ne comprenait. C’était le but?

Le personnage est né du passage de la ligne. Quand «les kids», comme la journaliste Pascale Clark les surnomme en les embauchant, deviennent reporters dans une émission quotidienne de France Inter, et touchent à un monde enviable: cultivé, progressiste, rassurant, accueillant. C’est alors que Mehdi commence à tweeter, en niant, délibérément, tout ce qu’il montre et construit à côté. «À l’époque, une amie m’a demandé ce que je faisais. Je lui ai répondu: “Je ne veux pas être comme eux”. C’est ce qu’on dit à 19 ans… Mais j'ai dit ça…»  Pas comme eux. Eux, les adultes? Eux, les progressistes bienveillants, qui structurent la radio nationale? Eux, ces journalistes et animateurs –on est à la fin des années Sarkozy, bientôt, sous Hollande, dans un temps saturé par la violence verbale, la montée du Front national, les tensions sociétales, la peur du terrorisme– qui essaient de s'en tenir aux vieux principes du métier, civilisé.

«Nous partagions peut-être parfois une certaine colère mais je la transformais en art quand Marcelin n'avait que la haine en lui»

Tous les jours, Mehdi, avec Badrou, est une preuve d’Inter. En fait –il me le confie– il n’aime pas la maison. Il y est bien, mais il la récuse. Elle l’accueille, mais il la nie. Il a, politiquement, plus de violence en lui. En grandissant, en prenant de l’assurance, il construira un verbe structuré, radical, impitoyable notamment aux modérés, qui duperaient leur monde. C’est un classique. Il récusera, Mehdi, les socialistes au pouvoir, le discours de l’ordre, l’injonction laïque, ls répressions policières, l’esprit Charlie, après le drame. Quand la ministre Laurence Rossignol, militante laïque, compara les femmes portant le voile islamique à des «nègres» défendant l’esclavage, il mènera, pour le Bondy Blog (France Inter, finalement, s'est séparée des kids), une interview en forme de procès en racisme; étrange dissociation de la part d’un jeune homme qui trottait sur Sarkozy, les juifs et l’argent…

Tutoyer les diables

Dissociation ou logique. Choisir ses cibles. Être vengeur. Dire sa vérité honteuse. Ou se suicider. Ou s’interdire la tranquillité. S’accomplir, ou se nier. Ou tout cela à la fois. Être vrai, en se niant. Dans son texte sur Facebook, Meklat s’autorise une phrase, qui témoigne de cette vérité. «Nous partagions peut-être parfois une certaine colère mais je la transformais en art quand Marcelin n'avait que la haine en lui». Peut-être? En 2012, Marcelin Deschamps tweetait son admiration pour Merah? En novembre 2015, Mehdi et Badrou s’interrogeaient, dans un article du Bondy Blog, sur le sourire d’Abdelhamid Abaaoud, terroriste du Bataclan abattu à Sait-Denis, et la fraternité qui aurait pu exister, dans une autre vie, et la ressemblance… Ils avaient appris à tutoyer leurs diables dans une belle langue. Avant, il fallait hurler.

Dans Antoine Bloyé, l’écrivain Paul Nizan, ami de jeunesse de Sartre racontait le remords et la perte que sont les ascensions sociales, quand on perd ses bases et sa vérité dans une vie de dupe. Entre 2011 et aujourd’hui, Mehdi et Badrou sont devenus des vedettes. Journalistes estimés, reporters pour la télévision, chroniqueurs de l’instant, et puis des référents, des maîtres à penser, et puis. Dans un portrait publié en septembre, M, le magazine du Monde, racontait une ascension sociale, une espièglerie désormais invitée à la Fondation Cartier, les attaches au cinéma, l’escapade au Chateau Marmont à Hollywood, et des rires ponctués de «Pourquoi pas nous». Ils voulaient tout, ou tout était venu.

Pulsion de mort

Ce n’était plus Inter, mais le monde des paillettes qui guettait les jeunes gens –qui vivaient encore dans leurs banlieues natales et avaient consacré leur premier livre, Burn Out, au suicide par le feu d’un chômeur, rageant que cette mort n’ait rien provoqué dans une société endormie. «On sera jamais totalement dans le système, disait Badrou. Y’a une insouciance qu’on n’a pas.» À le relire, le portrait annonce les déchirures, entre l’ambition désirable et ce qu’elle vous retire. Les Kids étaient écartelés, kiffaient leur succès et semblaient le détester. «J’avais été marqué par la façon dont Julien Sorel réussit à sortir de son milieu social», confiait le même Badrou. Stendhal ou Nizan? Les ascensions sociales finissent mal en général, et dans Le Rouge et le Noir, Julien Sorel fini exécuté.

Dans l’ombre, Marcelin Deschamps attendait son heure. Il avait été inventé pour cela, parions-nous. Tweet après tweet, toutes ces années, Mehdi Meklat avait  accompli sa pulsion de mort freudienne: l’instrument de sa destruction salutaire, quand il faudrait se punir d’être allé au bout. Alors, le châtiment jaillirait. Voilà ce que je suis, voilà ce que vous admirez, beuglerait Marcelin aux amants de Mehdi.

«Il y a quelque chose à purger. Il ne peut résider dans un même esprit la beauté et la profondeur d’une telle littérature et la hideur de telles pensées. Il faut purger, curer, cureter»

Rien ne se fait au hasard. C’est après une émission littéraire, leur consécration, que Mehdi Meklat a été happé par son double. Le jeudi 15 février, «La Grande librairie» reçoit Mehdi et Badrou pour leur deuxième roman, Minute. Le lendemain, les tweets les plus immondes sont ressortis par des internautes. La destruction est instantanée. Quand une statue du Commandeur vous saisit pour vous conduire aux enfers, on réagit souvent comme François Fillon. Rattrapé en pleine gloire par un passé injustifiable, on cherche un complot, l’origine de la fuite, on se met en colère, on nie, on efface, on construit un discours, et on avance. En quarante-huit heures, Mehdi Meklat a tenté tourt cela. Mais il n’avait pas, de Fillon, la puissance et l’ambition. Il a saisi ce qu’il allait perdre, cette joie d’écrire et de témoigner, au moment où elle ne lui appartenait plus.

Amertume politique

Instantanément, l’affaire devient politique. Les explications de Meklat sur son double maléfique ne passent pas. Sa vérité, incomplète, est moins forte que la brutalité de ses messages, qu’un public effaré, découvre, d’un coup. Et cette vérité intéresse moins que l’usage qu’on peut en faire. Dans le torrent de désarroi s’ébrouent des idéologies. La fachosphère –terme commode– célèbre sa victoire. Un haineux du camp d’en face, est-on étonné? Ceux qui veulent tempérer le lynchage sont renvoyé à leur aveuglement envers la jeunesse musulmane, leur dhimmitude. S’il s’agissait d’un identitaire, d’un militant Front national, aurais-je tant de scrupule? L’argument porte.

On l’entend aussi de l’autre côté de la géographie politique. Une gauche laïque, qui pense que les complaisances font le lit des fascismes, charge Meklat avec enthousiasme, dénonce le paternalisme de ses défenseurs, et prolonge ses accusations: savait-on, chez ceux qui l’ont accompagné, ce qu’il exprimait de violence? Le dessinateur Joann Sfar interpelle les éditions du Seuil. D’autres attaquent Les Inrockuptibles, qui ont confié à Mehdi et Badrou une interview emblématique, celle de la sainte du progressisme, Christiane Taubira. On va bientôt viser le Bondy Blog, qui porte au devant de la scène une vérité sur les banlieues différente du discours de l’ordre. Le combat change d’âme.

Entre les deux gauches, celle qui soutient le multiculturalisme et celle qui revendique la République unifiée, c’est une lutte à mort. Mehdi Meklat a offert un argument aux Républicains. Voilà donc votre champion, mes doux seigneurs, lancent-ils aux libéraux? Voilà votre accomplissement, votre idole. La gauche radicale proteste pour la forme. Elle est le dos aux cordes. On ne parle pas d’examen de conscience, mais de position à défendre. On se barricade. Meklat va rester dans le no man’s land.

Le Seuil publie un communiqué. La grande maison progressiste ne défend guère son auteur, mais protège son livre.

Le Bondy Blog publie un communiqué.

«La Grande librairie», et son animateur François Busnel, font de même. «Merci de m’avoir alerté», dit Busnel aux internautes. S’il avait su, il n’aurait pas invité l’indécent. La video des kids disparait du site de l’émission.

Les Inrocks vont éditorialiser. «Le pardon existe. Il suffit de le demander, sincèrement. Tu en es plus que capable, Mehdi», écrit le directeur Pierre Siankowski.
La grande purge progressiste

Plus tôt dans la journée, Christiane Taubira a donné la ligne, dans un texte ciselé pour une sortie de crise. «Il n’y a qu’une issue: la vérité et le cheminement. Et si c’était un jeu, il est trop pestilentiel et trop dangereux pour ne pas faire l’objet d’un examen rigoureux. J’ai rencontré Mehdi Meklat pour cet entretien, j’avais lu leurs deux livres. Je maintiens qu’ils sont bien écrits. Il y a quelque chose à purger. Il ne peut résider dans un même esprit la beauté et la profondeur d’une telle littérature et la hideur de telles pensées. Il faut purger, curer, cureter. Cela se fait plus aisément lorsqu’on n’est qu’au début d’une vie où il y a tant à faire.»

La main est tendue et les conditions posées. Le mensonge s’offre à Mehdi Meklat, mais il sera peut-être sa survie? La famille ne l’abandonnera pas, s’il sait conduire son autocritique. Sinon, il devra périr, pour que le monde continue. «Il ne peut résider dans un même esprit la beauté et la hideur», écrit Taubira, mais écrivant, elle se trompe: Meklat en est la preuve, et sans doute, chacun de nous. Elle ranime l’illusion radieuse des gens de progrès; elle balaye les remugles, les doutes, les souffrances, les vilenies que l’on porte, qui nous font humains, donc insupportables. Meklat a eu l’indécence de pousser tous les feux. Il a provoqué l’admiration sans limite, et nourri un mépris abyssal. Il a porté la poésie et la l’immondice. Cela ne peut exister.

Un zombie est né

Purger, curer, cureter. Le vocabulaire est hygiéniste. L’ombre est mauvaise. Les remugles ne nous disent rien. Les cauchemars sont des égarements. Il n’y avait rien, dans les félicités qu’avaient embrassées Mehdi, qui aient pu justifier qu’il lance des pierres, pour se rassurer. Le progressisme ne veut pas qu’on l’interpelle; il ne laissera pas dire que dans ses logiques peuvent s’abriter des monstres; il n’admettra pas ses hiérarchies de valeurs, ses choix, ses dilections, et ce qu’elles impliquent. Entre ces gens de gauche qui riaient, quand un jeune Breton frappait Manuel Valls –l’ennemi emblématique du progressisme– et Marcelin Deschamps qui salissait son épouse dans un tweet vomitif, quelle différence, sinon d’hypocrisie? La question ne sera pas posée. Le progrès ne laissera pas Mehdi Meklat assumer Marcelin.

Purger, curer, cureter. Il a fait effacer ses tweets et son passé. «C’est dommage, lui avais-je dit lundi matin. Comment pouvons-nous comprendre ce qui est arrivé, si la preuve est détruite? Comment pouvez-vous avancer, si vous ne pouvez plus voir plus ce que vous avez été?» Il m’avait rassuré. «Quand on efface les tweets, normalement, on garde un fichier d’archives… Je vais demander à l’amie qui a nettoyé mon compte». Lundi après-midi, il a posté sur Facebook et assassiné son double maléfique, son frère, son remords, son garde-civilisation. Un zombie est né. Est-ce mieux ainsi? Le livre que je voudrais lire, c’est celui de Marcelin Deschamps. Il me raconterait le fin fond de l’enfer, qui se cache si mal chez nos enfants heureux.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Ça faisait longtemps qu'un petit gratte-papier (ici, de l'Obs) n'avait pas craché son venin sur ce livre majeur qu'est le Camp des saints.

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualite … annon.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Article tout pourri des Inrocks sur un t-shirt prétendument raciste.

http://www.lesinrocks.com/2017/03/16/mu … -11923472/

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Tribune absolument hallucinante de bêtise et de haine :

Libération a écrit:

Il est temps de tuer Dieu et la patrie, par David Vann
Par David Vann — 22 mars 2017 à 19:56
Il est temps de tuer Dieu et la patrie, par David Vann

Je suis heureux et honoré d’écrire l’éditorial de Libé aujourd’hui, particulièrement parce que mes romans sont existentialistes et que j’ai été très marqué par Sartre. Il n’y a peut-être jamais eu d’époque plus importante pour l’existentialisme que maintenant. Devant l’absurdité récurrente des Trump et autres phénomènes nationalistes de droite tels que le Brexit, les Le Pen, Wilders, Grillo et compagnie, nous avons des raisons de nous sentir effrayés et désorientés. Etant donné que les masses populistes qui votent pour des autoritaristes à peine déguisés et des aspirants dictateurs sont largement influencées par la religion, l’athéisme offre une porte de sortie. C’est sur ces masses-là que je voudrais m’attarder aujourd’hui, et sur notre combat contre Dieu.

Les menaces qui pèsent sur la France et sur l’Amérique, qu’elles soient internes ou viennent de l’extérieur, ont Dieu pour origine. Bien que le respect de la liberté religieuse soit une pierre angulaire de la démocratie occidentale, force est de reconnaître que les religions elles-mêmes n’apportent aucune liberté, mais plutôt l’asservissement et la perspective d’une guerre inéluctable. Dans les universités, nous avons tendance à penser que le débat autour de Dieu s’est achevé au XIXe siècle, aussi sommes-nous devenus complaisants et avons-nous oublié que notre mission première de créer un monde sécularisé demeure. C’est le but même de l’éducation.

La guerre religieuse doit toujours être envisagée sous ses deux angles. De jeunes musulmans attaquent des populations civiles en France et en Amérique ou ailleurs, favorisant l’élection de chefs de guerre chrétiens racistes et anti-immigrants, tels que George W. Bush ou Donald Trump, qui vont en retour châtier le Moyen Orient, suscitant de nouveaux recrutements de jeunes musulmans désireux de tuer des civils. C’est une boucle sans fin. La seule façon de parvenir à, peut-être, y mettre fin serait de s’attaquer à notre part de responsabilité, c’est-à-dire à la tâche quasi impossible de démontrer aux dizaines de millions d’électeurs religieux nationalistes des pays occidentaux que leurs croyances sont tout simplement infondées.

Aux Etats-Unis, dans un coin rural de la Floride, je me retrouve à devoir convaincre mes voisins que les faits existent ; que l’Associated Press ou le New York Times sont des sources plus crédibles que Fox ou Breitbart ; que des millions de Syriens ne vont pas venir leur piquer leurs emplois, que la grandeur de l’Amérique n’existe pas et ne devrait pas être recherchée, et que la devise du pays, «God Bless America» - que Dieu bénisse l’Amérique - ne devrait plus jamais être prononcée. En France, vous êtes confrontés à la même chose. Chacun devrait convaincre ses voisins qu’un gouvernement très à droite est plus dangereux que les terroristes, que la France ne devrait pas poursuivre des rêves de grandeur et que Dieu est mort.

Il y a 70 millions de catholiques en Amérique, et leur vote est l’aspect dont on parle le moins dans l’élection de Trump. Nombre d’entre eux sont ce qu’on appelle aux Etats-Unis des single issue voters - des électeurs qui se mobilisent sur un seul et unique sujet - qui ont voté pour Trump simplement pour voter contre l’avortement. Tant que nous ne comprendrons pas à quel point la religion sape tous nos efforts pour créer un monde ouvert, démocratique et pluraliste fondé sur les faits avérés, la raison et la loi séculière, nous ne pourrons pas remporter ce combat.

Il nous reste encore à éradiquer les références religieuses de toute notre législation, par exemple. Entre les lois américaines sur le divorce, qui punissent injustement quiconque veut briser le sacrement du mariage, et la difficulté qu’il y a à bannir la burqa de France sous prétexte qu’une telle décision cible une religion au détriment de la liberté de culte, des débats difficiles nous attendent, qui remettent en cause le mode et la raison d’être mêmes du gouvernement de nos pays.

Ce qui est en jeu ? Tout. L’avènement de Trump montre au moins une chose : la vitesse choquante à laquelle une démocratie occidentale s’écroule. Bon nombre de nos institutions bâties pour protéger les citoyens dans leur foyer et sur leur lieu de travail, ainsi que l’environnement naturel dans lequel ils vivent sont en train de se dissoudre. Le déni patent des faits et de la science est devenu acceptable. De nouveaux abysses de sexisme et de racisme sont devenus normaux. La fin de la coopération, de la diplomatie et du commerce internationaux est possible. Une guerre mondiale contre la Chine et la Russie, avec la Corée du Nord ou Taiwan pour point de départ, est désormais envisageable alors que ça n’aurait jamais dû l’être.

Trump se moque de ce qu’on écrit à son sujet, et se moque des faits. Marine Le Pen non plus ne tiendra pas compte de ce que j’écris ici. Mais les supporteurs des apprentis dictateurs sont des gens normaux. Sur le plan démographique, ils sont plutôt plus vieux, blancs, ruraux, pas riches, pas très bien éduqués et tout à fait religieux. Nous devons aller les chercher. Nous devons trouver des moyens de tuer leur Dieu et de tuer leur amour pour leur patrie. C’est sans doute impossible, mais ça ne vous dit pas d’essayer ?

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Benjamin Guérif.

http://www.liberation.fr/elections-pres … 1490260292

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

La présidentielle McDonald's : venez comme vous êtes.

Libé"ration a écrit:

Philippe Poutou ou le droit à l'irrespect

Au lieu de feindre la vertu outragée, il faudrait plutôt remercier Philippe Poutou d’avoir fait le job à ce moment du débat qui abordait la question de la morale en politique : arrêter de tourner autour du pot et poser les questions qui s’imposent.

Les limites ont semble-t-il été franchies par M. Philippe Poutou lors du débat grandeur nature de mardi soir sur BFMTV et CNEWS. Pensez-donc ! Il a osé refuser de poser pour la photo de famille avec tous les autres candidats. «Ce n’est pas des collègues», s’est-il justifié le lendemain sur Europe 1.

Imaginez, il a interpellé ses concurrents - et pas du tout amis - uniquement par leur nom de famille. Jugez par vous-même, il s’est présenté aux téléspectateurs en tenue «débraillée», comme l’a qualifiée Luc Ferry, philosophe du bon goût. Sans compter qu’il n’arrêtait de tourner le dos à la caméra pour parler avec son camp et de s’asseoir sur un tabouret quand les autres restaient droits derrière leur pupitre, le corps habité par la fonction dont ils pensent être dignes. Regardez encore, il n’a pas hésité à s’en prendre directement à Fillon et Le Pen sur leurs ennuis judiciaires, obligeant même le candidat LR, poussé à bout, à maugréer un «je vais lui foutre un procès».
Une présidentielle, pas un goûter organisé par Nadine de Rothschild

Dans la bouche de certains éditorialistes, Philippe Poutou aurait donc été «irrespectueux» et «indigne». Un «amuseur», même. Arrêtons le délire. Il faudra nous sortir le code de bienséance auquel aurait dû se référer le candidat NPA. Il s’agit de politique, d’une élection présidentielle qui engage l’avenir de tous, pas d’un goûter organisé par Nadine de Rothschild.

L’irrespect est un droit et un devoir quand il s’agit de défendre ses idées ou de dénoncer une injustice flagrante. Il faudrait plutôt remercier Philippe Poutou d’avoir fait le job à la place des autres politiques et même des journalistes à ce moment du débat qui abordait la morale en politique : arrêter de tourner autour du pot et balancer les questions qui s’imposent.

Alors même que l’on fustige l’hypocrisie de la comédie humaine que représente une élection présidentielle, on ne peut pas reprocher à un candidat d’être lui-même. On ne peut pas le critiquer pour être venu dans cette arène télé avec pour seule arme, son authenticité.

http://www.liberation.fr/elections-pres … ct_1560716

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: Le fil des articles tout pourris

Slate, média gentil, fiable et adoubé par les Déconneurs du Monde a écrit:

Guide de survie en cas de second tour Le Pen-Mélenchon

Dans quelques semaines, nous regarderons, effarés, s’afficher sur nos écrans les visages des vainqueurs du premier tour. Dans cette campagne qui ressemble à un blockbuster avec des rebondissements tous les jours, une finale Mélenchon–Le Pen est très possible. Si c’est le cas, il sera alors trop tard. Le 23 avril, des millions de Français se poseront la même question: partir ou rester?

Ce dimanche 23 avril, il sera trop tard.

Oui, trop tard car après l'annonce d'un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, ce sera aussitôt la panique. Les réseaux sociaux dégoulineront d'émojis et de larmes («c'est trop triste», «je vous l'avais bien dit», «ouh la la les heures les plus sombres», «j'ai trop peur moi, les bolcheviks») ou de cris de joie («dans quinze jours, on va tous vous niquer» ou «c'est la lutte finale») et, dès le lendemain, les taux d’intérêt exploseront, rendant la dette française intenable, faisant peser des menaces multiples sur l'économie française. 

Il faut se décider MAINTENANT.

Puis, dans la perspectives d’élections législatives tout aussi imprévisibles, les Français s’organiseront à la française, c’est-à-dire dans un bordel monstre, en vrac et en s’engueulant copieusement.

C'est pourquoi, lecteur avisé, il est temps de te préparer aujourd'hui à ce que tu refuses d'imaginer. En suivant nos conseils, tu auras huit semaines d’avance sur tes compatriotes. C’est peu? C’est énorme, crois-moi.
Option 1: partir

C’est l’option la plus rationnelle pour qui a regardé le programme économique des deux finalistes. Le reste du programme, on s'en fout un peu mais, que ce soit Le Pen ou Mélenchon, il conduira au même résultat: une sorte de guerre civile plus ou moins larvée. Si vous n'avez pas envie de devenir pauvre ou de prendre des coups de matraque, il faudra partir.

Finances

    - Commencez par vider vos comptes. Par vider TOUS vos comptes, le plus vite possible mais sans trop attirer l’attention. Convertissez ce que vous pouvez: l’or est cher mais il est toujours utile. Attention au dollar, avec Trump ce n’est plus une valeur refuge, préférez lui le franc suisse. Ou des bitcoins.

    - Ouvrez un compte à l’étranger.

    - Vendez votre logement. Les taux sont bas et la perspective de leur remontée tente des acheteurs, c'est encore le bon moment. S’il le faut, vendez en-dessous des prix de marché. Pensez qu’à partir de mai, l’immobilier va s’effondrer.

    - Si vous êtes locataire, cessez de payer: en France, il faut deux ans pour expulser quelqu’un et, dans trois mois, vous serez loin. Gardez l’argent.

    - Résiliez vos assurances, crédits, abonnements... Ou cessez de les payer. Gardez l'argent.

    - Vendez vos meubles, livres, électro-ménager…. tout ce qui n’est pas indispensable. Bradez tous vos biens non indispensables sur Le Bon coin ou ailleurs. De toute façon, vous ne pourrez pas les emporter: les frontières seront fermées.

    - Annulez vos dépenses : emprunts, vacances (vous êtes sérieux?), etc. Gardez l’argent.

    - Si vous êtes honnête (mais pourquoi???), mettez-vous en règle avec l'administration fiscale.


Vie privée

    - Faites refaire vos papiers d’identité car vous en aurez besoin pour voyager ou vous installer quelque part. Pensez qu’à partir du 8 mai, les préfectures seront prises d’assaut (et il n’est pas exclu qu’on vous demande pour une simple carte d’identité des quantités de documents auxquels vous ne songez même pas aujourd’hui).

    - Si vous avez besoin de visas, C’EST MAINTENANT.

    - Faites-vous refaire les dents, achetez des lunettes, ne payez rien.


S'installer loin. Longtemps.

    - Trouvez un boulot à l’étranger. Loin. Même un boulot mal payé au Québec ou en Nouvelle-Zélande vaudra mieux qu’un salaire (s’il est encore versé) français bouffé par une inflation explosive. Apprenez à faire du pain, devenez plombier, développez n’importe quelle compétence qui vous garantira un job.

    - Bossez votre anglais. Non mais vraiment.

    - Déménagez le plus vite possible. Les déménageurs vont crouler sous les commandes.

    - Achetez une maison à l’étranger. Réservez des places dans les écoles. Ayez un téléphone local…

    - Achetez vos billets d'avion maintenant. Le 24 avril, vous n'en trouverez plus.



Préparez votre retour triomphal

    -Achetez un appartement à Londres. Équipez-le d’un studio son et images. Louez-le à un général.



Mesures d'ordre général

    - Si vous êtes journaliste, détruisez votre carte de presse, apprenez un autre métier, changez de nom.

    - Si vous êtes immigré de 2e, 3e, 4e, 5e (jusqu'à la 37e) génération, fuyez.

    - Si vous êtes banquier, technocrate bruxellois, capitaliste, riche, bobo, artiste, fuyez.

Attention: vous allez devoir faire en moins de deux mois ce que la plupart des expatriés préparent durant une bonne année, avec l’aide de leur entreprise. Commencez donc immédiatement à faire les démarches nécessaires après avoir lu cet article (et cliqué sur la pub, merci).

Option 2: rester (en mode survie ou résistance même passive)

Pour des raisons qui m'échappent, vous pouvez décider de rester en vous disant que tout ça va finir par s'arranger (alors que non). En ce cas, préparez-vous à vivre, au moins quelques mois (guerre civile, on vous dit) dans la clandestinité.


Finances

    - Tous les conseils financiers exposés précédemment, y compris la vente de votre logement et de vos biens, sont à suivre expressément, avec quelques adaptations. Conservez des euros (il y aura un marché noir), de l’or (attention aux lingots, difficilement monnayables) et cachez tout.

    - Achetez des anciens francs chez les collectionneurs, on ne sait jamais.

    - Rendez vos cartes bancaires TOUT DE SUITE. Ne payez plus qu'en liquide, pour ne pas être géolocalisé par votre banquier et, bientôt le gouvernement (comment ça, déjà?).

    - Organisez votre insolvabilité. Les impôts vont augmenter de manière drastique. Faites-vous virer, soyez interdit bancaire, obtenez des minima sociaux. Il faut être le plus démuni possible (en apparence) dès le mois de mai.


Vie privée

    - Résiliez votre abonnement téléphonique et optez pour les téléphones avec cartes, ainsi que les messageries sécurisées.

    - Supprimez vos comptes Facebook, Twitter, Instagram, demandez l’effacement de vos données. N’oubliez pas que tout ce que vous avez écrit (ou reçu, un simple mail suffit) pourra un jour se retourner contre vous.

    - Préparez-vous à être dénoncé. On est toujours l’Arabe (MLP) ou le riche (JLM) de quelqu’un.

    - Préparez-vous à dénoncer. Observez ce que font vos voisins, vos amis, votre famille même et soyez prêt, le jour J, à déposer un dossier solide démontrant des origines étrangères, une proximité avec des capitalistes ou des technocrates bruxellois. Ignorez vos amis banquiers ou basanés, mais notez tout ce qui pourrait être retenu contre eux (en fait: tout pourra être retenu contre eux). N'oubliez pas: vous pourrez les faire chanter avant de les dénoncer.


Mesures d'ordre général

    - Détruisez les drapeaux et symboles européens qui traînent chez vous.

    - Détruisez vos passeports avec des visas qui prouvent votre soumission au diktat de Bruxelles. Si vous n'avez que des visas russes, conservez-les précieusement.

    - Mohamed, Brandon, oubliez. Faites franciser votre nom. Jean-Luc, Jean-Marie, c'est bien.

    - Si vous êtes journaliste, détruisez votre carte de presse, apprenez un autre métier, changez de nom.


Vie quotidienne

Dans l'ambiance de guerre civile qui suivra l'élection, vous devrez absolument vous mettre à l'abri. On vous dénoncera, on vous cherchera. Il faut donc disposer d'une planque sûre et apprendre à vivre le plus discrètement possible. Potassez sérieusement les sites survivalistes pour vous préparer. Pressentant la fin du monde, Henry Michel a créé l'indispensable «pack survie» d'environ 4.500 euros. Lisez-le. Apprenez-le par coeur et détruisez-le.

En complément, voici quelques conseils de base.

    - Trouvez-vous un coin tranquille: ferme isolée, bâtiment à l’abandon, cabane en forêt, ancienne bergerie, usine désaffectée… à proximité d'un point d'eau (pensez aussi aux pastilles pour rendre l'eau potable).

    - Construisez-y un abri souterrain. Vite et discrètement. Attention: louer une pelleteuse ou acheter plein de sacs de ciment attirera forcément l’attention sur vous.

    - Faites des provisions. Riz, pâtes, légumes et fruits secs, conserves, eau potable, café…

    - Dans votre cave, élevez des animaux (de préférence souterrains. Oui, il faudra élever des taupes pour les manger), cultivez des endives et champignons. Stockez du fumier de cheval.

    - Apprenez à chasser, à poser des pièges. A dépecer du gibier. A manger de la viande crue.

    - Si vous avez des traitements spécifiques, achetez des médicaments en masse (surtout s’ils sont produits par des labos étrangers).

    - Stockez des batteries, éventuellement des systèmes de production d'électricité...

    Prévoyez du matériel de camping, des vêtements chauds, des cartes routières en papier...

    Stockez de l'essence ou des vélos. Il y aura un exode, ça se vendra cher.

    Allez sur Marmiton.org pour apprendre à cuisiner le quinoa ou faire de la soupe au cochon.


Collaboration

    - Invitez votre oncle ancien de l’OAS à déjeuner dimanche prochain. Et votre oncle stalinien le dimanche suivant. Et ainsi de suite. N’attendez pas le second tour, ce serait suspect. Dès que JLM ou MLP est élu(e), dénoncez le mauvais oncle.

    - Achetez des drapeaux bleu blanc rouge et des drapeaux rouges avec une faucille. Le 7 mai, vous détruirez ceux qui n’auront plus cours.

    - Prenez un abonnement au PSG.

    - Apprenez par coeur TOUS les couplets de la Marseillaise et ceux de L'Internationale (dans sa version russe aussi).

    - Apprenez à parler le breton.

Voilà. À la fin de cet article, le lecteur se dit que nan c'est pas vrai tout ça c'est pas possible, ah la grosse déconnade. On en reparle le 23 avril.

http://www.slate.fr/story/138062/second … ils-survie

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

A ceux qui jouissent en pensant aux heures les plus sombres et les plus nauséabondes de notre histoire rance, voici l'Obs qui se met en mode Je Suis Partout :

http://tempsreel.nouvelobs.com/presiden … ional.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

Une "journaliste" de l'Obs s'insurge que ses amis FB postent des commentaires politiques sur leur profil (ben oui, voyons, de quel droit osent-ils ?). Car cela décrédibilise les commentaires des vrais éditorialistes, ceux qui savent (du genre les Christophe Barbier, qui s'était vanté il y a quelques jours de ne pas se confronter au terrain parce que cela polluerait son esprit de grand sage : http://www.lejdd.fr/societe/christophe- … -3294632). Donc cette "journaliste", qui s’appelle Renée Greusard, n'a rien trouvé de mieux à faire que de reproduire les commentaires de ceux qui furent ses amis et les ridiculiser dans un article.
Pour information, l'essentiel de la production de Renée, sur l'Obs, consiste à faire le florilège des "dates les plus pourris de Tinder" (http://tempsreel.nouvelobs.com/journali … usard.html)

L'Obs a écrit:

Le métier du moment : éditorialiste sur Facebook. Arrêtez, s 'il vous plaît

On vous aime bien, mais vos éditos sur Facebook...

Vous avez remarqué ? Ça recommence.

On les avait déjà vu ces looooooooooongs paragraphes après les attentats pour nous proposer des analyses pointues sur la situation de la France.

Voilà que depuis quelques jours tout le monde ou presque redonne son avis. Sur la présidentielle. Sur le vote utile. Sur Macron. Sur ce que ça veut dire qu'être citoyen. Sur ce que c'est la démocratie.

Parfois, c'est deux phrases et bon, ça va encore. Mais souvent alors qu'on peste contre les éditocrates de la télé, on doit en plus se coltiner ceux de Facebook, nos amis qu'on aime pourtant. Ça se passe là et pas sur Twitter qui nous limite à 140 signes.
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On n'est pas les seuls à le remarquer. Dans sa chronique matinale sur Fance Culture du lendemain de l'élection, Xavier de La Porte en parlait aussi :
"Immédiatement après les premières estimations, on lit des commentaires venant de partout. Des journaux qui publient déjà des analyses sur leurs sites, mais aussi de tout le monde dans les réseaux sociaux (il faudrait un jour raconter - gageons que des gens inspirés le feront - à quel point les réseaux sociaux ont fait naître une vocation d’éditorialistes chez des millions de gens, y compris chez ceux qui écrivent des éditoriaux politiques pour dénoncer les éditorialistes politiques et qui pensent que, parce qu’ils sont accueillis par Internet, ils sont automatiquement plus authentiques, plus justes, et débarrassés des travers de tous les éditoriaux politiques)."
Je n'ai pas signé pour ça

Peut être, bien sûr, qu'il y a un biais, que ce travers est encore plus répandu chez les journalistes.

Mais sérieusement, que Facebook se réserve le droit d'utiliser mes photos pour en faire de la pub, passe encore. Ça ne me réjouit pas des masses mais, à la limite, j'ai signé (certes bêtement) pour ça et donc tant pis pour moi.

Mais ça, là, ce déferlement de vos pensées (disons-le, pardon, rarement d'une qualité exceptionnelle) je n'ai pas signé pour ça. Si vous êtes honnêtes, vous non plus d'ailleurs.

Pourquoi ? Parce que quand on veut un avis politique d'un ami, on prend son petit téléphone et on écrit le petit SMS. Exemple :
"Hey ! Salut salut ! Tu vas faire quoi pour les élections toi ? J'arrive pas à me décider."
"Hey ! Salut salut ! Tu trouves pas ça méga abusé toi les gens qui ne veulent pas voter ? Moi ça me débecte."
"Hey ! Salut salut ! Impossible de voter Macron, moi, je hais ce mec... J'en peux plus qu'on me dise que je fais le jeu du FN."

Et puis allez, folie, vous pouvez ajouter :
"On boit un café/des bières bientôt pour en parler plus longuement ?"
Pensez à Jean-Michel de la maternelle

Mais en aucun cas, on impose son analyse politique à ses centaines d'amis, dont ce pauvre Jean-Michel que vous avez connu en grande section de maternelle. Ce ne sont pas des manières.

L'avis le plus sage que j'ai lu sur Facebook est donc celui d'un ami de L'Obs :
"Un grand merci à tous pour vos analyses, qui me permettent de décrypter les enjeux de cette élection."

Pour rendre compte du gros délire dans lequel on nage, j'ai fait le bilan dans ma timeline, et je vous propose un petit pot pourri de vos analyses de qualité (anonymisées bien sûr).

Pardon à mes amis (vous savez que je vous aime, ce n'est pas le sujet). Franchement, c'est de bonne guerre. Il ne fallait pas vous fantasmer sur un plateau télé, le poing levé, face une foule en train d'attendre désespérément votre éclairage et votre consigne de vote.

D'ailleurs vous mettez souvent vos messages en libre accès pour que tout le monde puisse en profiter. Et sinon, on faisait comment pour voter avant Facebook ? Allez bisous wink !
1. Jonathan : 2167 signes sur ... "le far breton du 21 avril"

Mon pote Jonathan est d'origine bretonne. Et à la veille du scrutin de dimanche, il s'est rappelé de son 21 avril 2002.
"Le dimanche, c'était le seul jour de la semaine où nous avions le droit de dîner devant la télé. Crudités devant Ça cartoon, puis E=M6 et Tout le sport."

Et ensuite :
"Pour l'occasion, ma mère avait cette fois cuisiné son far breton."

Bon après il rappelle les résultats, genre c'est Le Pen au second tour.
"J'ai vu des lunettes et des cheveux blancs à droite de l'écran, j'ai d'abord cru que c'était Jospin. Chirac 20%, Le Pen 17%. «Enorme surprise, Jean-Marie Le Pen semble devoir être le second», lance Pujadas avec flegme. Incrédule, je braille à ma mère, restée dans la cuisine : «Le Pen au second tour !» "

Je vous résume le truc parce que c'est long mais après sa mère propose de partir sur le champ en Allemagne. Puis :
"Nous n'avons quasiment pas touché au far. Les restes ont terminé à la poubelle quelques jours plus tard - ce qui n'arrivait jamais."

Le rapport avec le scrutin sinon ?
"S'il vous plaît, peu importe le bulletin que vous glisserez dans l'urne, déplacez-vous pour que nous n'ayons pas à vivre cela de nouveau. Et que je puisse manger mon far tranquillement."
2. Laetitia : 914 signes sur ... "Les nantis de ce monde"

J'adore Laetitia, c'est une très bonne amie. Intelligente et tout.

Hier, elle a décidé d'adresser un "message à ceux qui veulent faire tout péter". Quand je commence à lire ce message, j'en ai déjà les larmes aux yeux. Ensuite, et vas-y que je me lance dans la métaphore du bateau sur l'eau.
"Les nantis de ce monde (j'en fais partie) face à l'extrême-droite, sont à l'image des habitants d'Amsterdam en pleine montée des eaux : ils construisent des maisons flottantes stylées et vogue la galère. Les catastrophes climatiques et les migrations forcées, c'est pour les autres."

C'est vrai. Et donc ?
"Quand j'irai voter, je ne penserai pas à mon dégoût de légitimer un candidat que je méprise, qui représente tout ce que la politique politicienne et le néo-libéralisme a produit de plus laid."

Ah bon ? Mais tu penseras à quoi alors ?
"Dans deux semaines, je penserai à ceux et celles qui sont démunis."

Ah. Je ne m'y attendais pas.
"Celles et ceux qui ne peuvent pas s'expatrier, qui n'ont pas besoin d'aller en manif' pour subir les coups de matraque des flics, qui n'ont pas de papiers, qui n'ont pas de travail et pour qui les aides sociales sont vitales, qui ne peuvent pas aller à l'étranger pour avorter. Et à d'autres encore..."
3. Jean : 1656 signes et "un mot pour Benoît Hamon"

Jean que je n'ai pas vu depuis longtemps mais qui est quelqu'un de fort sympathique commence par dire :
"J'extériorise, c'est trop long"

C'est bien d'en avoir conscience déjà. Puis il explique :
"2002. mon pôpa dit que Lionel n'a à s'en prendre qu'à lui-même. Il a voté Chevènement un peu plus tôt dans la journée et il dit que si Jospin avait été intelligent, il ne serait pas dans cette situation."

Etonnant. Surprenant. Mais lui alors ? Qu'a fait Jean dans l'isoloir ? J'ai besoin de le savoir. Ouf pas de panique. Ca arrive.

"2017. J'ai voté Hamon"

Ouf. Et donc c'est quoi la suite ?
"Je pense que Jean-Luc n'a à s'en prendre qu'à lui-même. Si tu veux gouverner un pays aussi divisé que la France, il faut dépasser le pas de son domicile et s'ouvrir aux autres... (mais lui et ses représentants rajoutent à ça une posture indigne face à ce que représente le FN)."

Des trucs à ajouter ?
"Pour autant : Ca m'ennuie de voter Emmanuel "business as usual" Macron, parce qu'on est repartis pour 5 ans de flou extrême centriste"

Ok. Et pour finir ?
"Un mot pour Benoît Hamon"

Tu lui dis des choses importantes.
"Je pense encore que tu aurais fait un bon Président; maintenant, il faut se rapprocher des soi-disants 'insoumis' et recréer une alternative de gauche OUVERTE et crédible à l'impasse centriste et à l'extrême droite."
4. Romain : 1514 signes pour encourager "chacun à écouter sa voix intérieure"

Je ne sais plus pourquoi Romain est dans mes amis Facebook (ça arrive) mais il m'est sympathique bien sûr. Avant le premier tour il a décidé de s'adresser "aux amis qui peuvent voter en France" car il est à l'étranger.

Voilà un grand discours que j'avais attendu.
"Après des mois de discours, encourageons chacun à écouter sa voix intérieure."

Bonne idée Romain ! Ensuite, j'apprends que cette élection sera "historique". NON ? Sérieux ? Tu crois ? Oui, me répond Romain.
"Car elle peut soit conserver un état des choses (Macron), soit brutaliser encore plus et en premier lieu les plus vulnérables (Le Pen, Fillon), soit ouvrir le champ des émancipations possibles (Mélenchon). Les autres candidats incarnent une pluralité à défendre mais seront incapables de rassembler au delà de leur camp."

Intéressant. Nous avons de la chance nous dit Romain, dans le pays du tiers monde où il est, c'est pas si facile. Mais que je ne me méprenne pas sur son propos.
"Cela ne veut pas dire que les règles du business politique sont différentes ici et là : le fond du pouvoir est le même, visqueux et sombre."

Puis, bien sûr il est question de ceux qui sont morts pour avoir le droit de voter.
"La différence est que malgré toutes les restrictions qui existent nous avons voix au chapitre quand tous ceux (et surtout toutes celles) qui nous ont précédés ne l'ont pas eue."

Ensuite, voici Jean Jaurès à la tribune, Romain dit :
"L'action politique ne s'arrêtera ni lundi ni au lendemain du second tour - mais ça peut être l'occasion d'en commencer une nouvelle."

Bon sang, j'en ai la chair de poule. Et là... Que nous dit Romain ?
"Prenez soin de vous"

Merci. Toi aussi.

http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/ru … tor=RSS-87

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: Le fil des articles tout pourris

J'ai lu beaucoup d’articles pourris (et je vous en ai fait lire), mais celui-là bat tous les records.

Independent a écrit:

It's not Muslims or people with mental health problems who are most likely to kill you in a terrorist attack – it's men

These men were not extremists existing outside of society; they are products of it. Toxic masculinity demands inequality

Mass male violence is everywhere right now. First it was Orlando. Then Nice. And Bavaria. Munich. Kabul. Fort Myers. Sagamihara.

As each massacre is reported, ministers and media leap to unpick each individual attacker’s motivations. Immediately, the snap judgments come out: if they were brown, they were a terrorist. If not, they were mentally ill.

Further probing exposes then their beliefs and contradictions: the Orlando murderer Omar Mateen worked as an armed guard for security firm G4S for nine years; the Sagamihara murderer worked at the care home he targeted but apparently believed disabled people should be euthanised.

As the attacks mount up, the individual profiling descends into morbid freefall and we overlook the most basic commonality: these crimes were all committed by men. In fact, almost all mass murders are committed by men. This is no coincidence.

I will not name these vile, violent men – not just because this would give them the recognition they wanted, but because it’s unhelpful. Instead, we need to name the real culprit: toxic masculinity.

Toxic masculinity is what entitles a man to take a weapon and take other people's lives in the name of his values.

Toxic masculinity enforces the idea that being a “man” means not just being strong, but showing that strength through violence and fear. It means always being the one in control, having power and dominance over others at all times, by any means.

If typical masculinity promotes emotional disconnection – something that men’s mental health charities are already trying to combat - toxic masculinity goes one step further and promotes the absence of empathy altogether. It also promotes the dismissal of anything deemed “feminine”, and the hatred of anything that contradicts heteronormative ideals around what it means to be a “man”.

The easiest way to think of it is to imagine the military. After all, soldiers are paid mass murderers. Different wars, same tactics.

However, toxic masculinity has its roots in the everyday: to prove this, we should look no further than the fact a significant number of these killers were domestic violence perpetrators. Not just these killers, but the majority of mass murderers.

The men who massacre the public are the same men who butcher women privately in their own homes. The same principles of power, control, fear and violence apply: instead of using violence to instil fear in one woman, they scale it up to instil fear across nations. These men walk among us, everywhere, but we only pay attention to their violence when it spills onto our streets.

If we want this violence to stop, we need to address the root cause and its everyday manifestations before they escalate. These men were not extremists existing outside of society; they are products of it. They were men drunk on the entitlement that patriarchal cultures serve them.

They did not impulsively decide to go out and murder large numbers of people; they were fired by a deep, burning desire for control.

Toxic masculinity hinges on having power over others; it demands inequality. As our world becomes more unequal, it becomes more violent. Toxic masculinity exists on political levels: in policing, prisons, immigration detention centres and controlling security measures.

Toxic masculinity finds expression in fascism, sexism, white supremacy, Islamophobia, xenophobia, jingoism, capitalism, homophobia, rape culture and patriarchy, in the glamourisation of military culture. Toxic masculinity finds expression in aggressive fear politics that divides and breeds hate; and as more right-wing, controlling governments take power, we only fuel the fire.

We all want to stop these attacks happening, and preventing this devastating violence depends on our ability to prevent male violence in general. We must dismantle societal structures that entitle, enable and empower men to use violence in all its forms to exert power and control.

But before all this, we need to start recognising male violence for what it is. We need to acknowledge that hateful, toxic masculinity is bred among us in the everyday. We need to start pulling apart and dismantling its roots in male entitlement and structures that promote masculine supremacy. That’s how we can truly address the regularity and scale of these attacks.

http://www.independent.co.uk/voices/ter … 58156.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)