Topic: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Ça devait arriver. Alors, le voici. Le thread rance et nauséabond des heures les plus sombres de notre histoire déboule en faisant claquer les bottes et en annonçant avec fracas le retour de la Bête immonde dont le ventre est toujours fécond.
Ici, on ne parlera que des années 30, et de préférence des nazis (il ne s'est rien passé d'autres durant cette décennie, rien).
Fans du point Godwin, déchaînez-vous !

J'aurais pu commencer par cette initiative des monomaniaques socialistes français : http://www.lci.fr/politique/le-ps-organ … 02874.html

Mais j'en ai déjà parlé ailleurs.
Donc commençons par le maire d'Aspen, la ville américaine peuplée de milliardaires, qui voit en Trump le petit-fils d'Hitler et de Satan.

Le maire d'Aspen a écrit:

Je suis attristé de voir que tant de personnes le soutiennent. Il est répugnant et je vois dans sa façon de politiquer des parallèles avec l'Allemagne des années trente.

http://www.lefigaro.fr/elections-americ … up-sur.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Parfait ! Serait-il possible que tous les posts où tu as envie de parler de nauséabonderies et d'heures les plus sombres soient cantonnés à ce thread ? Une forme de ghetto, ou de camp de concentration, si tu préfères.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Greg, pitié, nomme-moi modérateur, histoire que je puisse assurer cette mission de salubrité publique. FDL pourra ainsi reprendre le flambeau de bob4 et de Médiavilla.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Ça dépend, ça se fera au cas par cas. Mais la plupart du temps, dès qu'un abruti parlera de retour des heures les plus sombres de notre histoire, il se retrouvera placardé ici.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Bon, j'en ai marre : j'annonce l'heure la plus sombre de l'histoire de ce forum.

Je me casse, cet endroit me nique mon temps libre et mon temps de boulot. Salut, bisous.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

A bientôt, Broz.

A part ça, Trump comparé à Hitler (once again) : http://www.20minutes.fr/television/1926 … mmy-awards

Et l’islamophobie = l’antisémitisme des années 30 (once again) : https://blogs.mediapart.fr/guillaume-we … -annees-30 (article de Mediapart, repris par Oumma.com, ça veut tout dire).

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Broz a écrit:

Bon, j'en ai marre : j'annonce l'heure la plus sombre de l'histoire de ce forum.

Je me casse, cet endroit me nique mon temps libre et mon temps de boulot. Salut, bisous.

Tu vas manquer à plein de gens, dont  moi bien sûr...Déjà qu'on se voit plus IRL... sad

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Le Lab a écrit:

Schwartzenberg regrette la venue de la ministre de la Culture à l'inauguration de l'exposition sur "ce petit collabo" de Hergé


Cela fait partie du job des ministres de la Culture : se rendre aux inaugurations des expositions. Mais, pour le député PRG du Val-de-Marne Roger-Gérard Schwartzenberg, il vaut mieux parfois éviter de le faire. Dans un communiqué intitulé "grande expo, petit collabo" envoyé lundi 26 septembre, le président du groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP) a déploré la participation de la ministre de la Culture Audrey Azoulay à l’inauguration de l’exposition consacrée au dessinateur belge Hergé au Grand Palais, lundi soir. Un événement qui ne figure toutefois pas à l'agenda officiel de la ministre. Il écrit :


    Du 28 septembre au 15 janvier 2017 -pendant 110 jours-, les Galeries nationales du Grand Palais consacreront une gigantesque exposition à Hergé. Ce qui ressemble à une forme de reconnaissance officielle par le ministère de la Culture.

Dans son communiqué, Roger-Gérard Schwartzenberg estime que Hergé "fut un très grand dessinateur". Mais il rappelle la "face sombre" de l'auteur des Aventures de Tintin, qui a été "longtemps proche des milieux d’extrême droite". "Ses premiers albums véhiculent tous les clichés de l’extrême droite : anticommunisme, racisme pro-colonialiste, antiaméricanisme et antisémitisme", fustige l’élu Radical de gauche.

Roger-Gérard Schwartzenberg regrette que l’œuvre de Hergé et sa personne "soient proposées à l’admiration de tous. Comme si l’on pouvait honorer une œuvre artistique sans se soucier du parcours de son créateur".

Joint par Le Lab, le président du groupe RRDP, qui a été invité à cette exposition mais ne s’y est pas rendu, estime que "béatifier Hergé lui paraît limite et inutile". "Ses œuvres ont une influence qui peut ne pas être négligeable chez les jeunes, surtout dans la période actuelle", note-t-il, tout en déplorant le choix du lieu pour accueillir cette exposition. "Le Grand Palais, c’est l’Etat (le ministère de la Culture assure la conservation du monument à travers un établissement public placé sous sa tutelle, NDLR). Cela peut apparaître à tort comme une caution officielle", juge Roger-Gérard Schwartzenberg. Le député précise :


    Je sais que Audrey Azoulay ne partage pas ces idées-là mais je pense qu’elle n’aurait pas dû aller à l’inauguration et que le ministère de la culture n’aurait pas dû faire l’exposition sur Hergé dans ce lieu.

Contacté par Le Lab, le cabinet de la ministre de la Culture n’a pour le moment pas répondu à notre sollicitation.

http://lelab.europe1.fr/schwartzenberg- … ge-2857777

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

L'Obs sait poser les vraies questions.

L'Obs a écrit:

Hergé a-t-il, ou non, été facho ?

Alors que le père de Tintin est célébré au Grand Palais, la rumeur réapparaît. Il aurait été collabo, raciste et sexiste. Mille sabords. Qu’en est-il?

Derrière la ligne claire, les idées brunes… Au moment où s’ouvre l’exceptionnelle exposition Hergé (jusqu’au 15 janvier 2017 au Grand Palais, à Paris), on entend ci et là s’élever des propos: «Hergé était un génie, oui, mais aussi un beau salaud.» En gros, le créateur de Tintin et de Quick et Flupke aurait été un fieffé facho, un ignoble colonialiste, un fétide raciste doublé d’un sexiste. Mais qu’en est-il vraiment?

Hergé collabo ? Vrai

Quand il a rejoint le quotidien belge «le Vingtième Siècle» pour lequel il a créé Tintin en 1929, Georges Remi (le vrai nom d’Hergé) était un blanc-bec de 18 ans, tout frais émoulus des scouts. Peut-on affirmer qu’il était intellectuellement assez charpenté pour partager les orientations politiques très droitières (antiparlementarisme, antisémitisme, catholicisme ultra-conservateur) de son employeur? C’est excessif.

Il est certain que l’influence du très charismatique patron du «Vingtième Siècle», l’abbé Wallez a été considérable sur le jeune Belge sans bagage scolaire. Mais rien ne permet d’affirmer qu’il était 100% raccord avec l’idéologie nauséabonde de Wallez, grand admirateur de Mussolini.

En revanche, une dizaine d’années plus tard, en 1940, quand les Allemands occupent la Belgique, Hergé a 33 ans et déjà sept albums à son actif, qui ont connu un relatif succès. C’est un homme marié et relativement prospère. Qu’il fasse des pieds et des mains pour intégrer «le Soir», quotidien réquisitionné par les nazis, lesquels ont placé des journalistes collaborationnistes à sa tête, n’est pas du meilleur effet.

Avec un peu d’indulgence, on pourrait songer qu’il ne s’agit que de l’opportunisme d’un artiste obsédé par la réussite sociale, qui a trouvé là une tribune parfaite pour élargir son audience… Mais une lettre de juillet 1941 ne laisse pas de doute sur son engagement :
Je ne suis ni germanophile, ni anglophile. J’avoue cependant que la notion d’ ‘‘ordre nouveau’’ me plaît. (…) Même si l’Allemagne choisissait [de nous réduire en] esclavage, j’aurais au moins la conscience tranquille, et je pourrais me rende cette justice (…) que je n’aurais rien fait pour empêcher cette collaboration de se réaliser.»

Hergé ignore les lettres de son frère Paul, vrai résistant lui, tout comme il ricane avec une désinvolture déplaisante de celle, en 1941, où son ami Philippe Gérard le prévient que son choix de travailler avec des collabos lui vaudra des ennuis. Cette lettre, il la trouve même «puérile», et se moque (au point de se brouiller avec lui) des inquiétudes de son ami, en donnant à son personnage de prophète fou de «l’Etoile mystérieuse» (1942) le prénom de Philippulus. Oui, oui, le barbu illuminé qui beugle «C’est le châtiment ! Faites pénitence !» en cognant sur un gong. Le barbu illuminé a pourtant bien raison: la Libération sera une épreuve terrible pour Hergé, traîné devant les tribunaux et qui ne passera les mailles de l’épuration que grâce à quelques amitiés bien placées.

Question amitié, Hergé ne renie rien de son passé – reconnaissons-lui cette fidélité. Il fera tout son possible pour aider ses amis les «inciviques» (terme belge pour désigner les mouillés dans la collaboration) et leurs amis. En donnant de l’argent, en leur offrant dès que possible des emplois au «Journal Tintin». Au point qu’il écope chez lesdits amis de ce beau surnom, très boudardien, de «Providence des inciviques». «Je déteste le genre Résistant», dira-t-il dans les années 70. On ne saurait mieux dire.

Dernière pièce à charge au dossier Hergé : il aurait pu, sous l’Occupation, se contenter de publier des BD géniales et apolitiques. Mais son antisémitisme lui souffle quelques caricatures qui passent mal: celle de Blumenstein, le méchant juif au nez crochu et lèvres charnues de «l’Etoile mystérieuse», tout comme Isaac, l’horrible usurier israélite se réjouissant de la fin du monde dans le même album: «Hé ! Hé ! Ce serait une bonne bedide avaire, Salomon. Che tois 50.000 Frs à mes vournizeurs…» Ajoutons un dessin aussi lourdement «stéréotypé» produit sous l’Occupation dans un recueil de fables pour enfants dont la morale est «Un juif trouve toujours plus juif que lui».

Jusqu’à la fin de sa vie, Hergé invoquera «les histoires juives» - l’humour juif, en somme - pour justifier ce droit à la caricature. Dans un pays, la Belgique, où sont distribuées les étoiles jaunes et où les rafles démarrent en 1942, on a le droit – même sans tomber dans l’anachronisme – de ne pas l’apprécier outre mesure.

Un raciste ? Pas vraiment

Bien sûr, il y a « Tintin au Congo » (1931). Lue en nos années 2000, cette (médiocre) aventure de Tintin exhale des relents qui paraissent fétides: les Noirs y sont dépeints en enfants idiots, babillant un horrible langage petit-nègre et qu’encadrent des Blancs pas forcément gentils, mais adultes. Il n’y est écrit nulle part que les Noirs appartiennent à une race inférieure, mais chaque case le démontre. Pour autant, pas d’anachronisme: Hergé n’est pas plus raciste et colonialiste que la Belgique son époque. Les années 1930 ne sont pas les années 1950, et si la pensée anticolonialiste existe, elle n’est qu’embryonnaire et n’effleure  sûrement pas le Belge moyen.

Ceci dit, on peut s’interroger sur l’opportunité de redessiner/rééditer «Tintin au Congo» en 1946, époque où les mentalités ont évolué et où les galipettes du reporter belge en casque colonial au milieu de Noirs attardés ont une saveur aigre.

A la décharge d’Hergé, reconnaissons qu’il a été capable d’outrepasser les préjugés de son temps et de faire preuve d’un humanisme extraordinaire vis-à-vis des «peuples du monde» dans deux autres albums: «Tintin en Amérique» (1932) se positionne clairement du côté des Indiens contre les capitalistes blancs. Et «le Lotus bleu» (1936) prend parti pour le peuple chinois contre l’impérialisme japonais, soutenu par l’Occident.

Il faut rappeler que le jeune Hergé est un homme extrêmement influençable: dans «Tintin au Congo», il recrache tout cru la doxa réactionnaire de l’abbé Wallez, dans «Tintin en Amérique», il a tenu compte d’un plaidoyer en faveur des Indiens d’un autre homme d’Eglise, un Belge ami des Indiens. Quant à l’engagement du «Lotus Bleu», il n’existerait pas sans la rencontre aux débuts des années 30 avec le dessinateur chinois Tchang Tchong-jen – eh oui, le Tchang de l’album existait dans la vraie vie.

Un sexiste ? Vrai

La chose a été souvent dite et redite : dans «Tintin», il n’y a presque pas de femmes et les rares qui y trouvent place sont en général d’insupportables mégères, comme la diva Bianca Castafiore ou pire encore (oui, c’est possible) Peggy, l’horrible épouse du général Alcazar dans «Tintin et les Picaros» (1976). Ceci étant, Hergé n’est guère plus misogyne que ses collègues dessinateurs franco-belges de son temps.

Le « Spirou et Fantasio » de Franquin ne compte qu’une seule héroïne, Seccotine, qui est certes une blonde pétillante, mais aussi une bavarde casse-pied. Rappelons que la Schtroumpfette a été inventée par Gargamel pour  semer la zizanie chez les Schtroumpfs (!), que Lucky Luke ne voit pas beaucoup passer de jupons dans ses aventures et que si «Astérix» compte deux vraies belles femmes (l’épouse d’Agecanonix et Falbabla), la série ne manque pas d’héroïnes castratrices comme Bonnemine.

Reste enfin que ceux qui l’ont connu savent qu’Hergé était plutôt du genre macho, comme le prouve une interview donnée en 1943:
Evidemment, j’aime bien voir les ‘‘belles madames’’ mais pourquoi éprouvent-elles donc le besoin de parler? (…) Qui me dira donc pourquoi les femmes parlent?»

Là-encore, il est nécessaire, bien entendu, de remettre la phrase dans un contexte culturel où le sexisme était la norme. Mais sans doute aurait-on aimé tomber sur un Hergé capable d’être, humainement, un peu au-dessus du lot.

http://bibliobs.nouvelobs.com/bd/201610 … facho.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

10

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Rolling Stone a écrit:

Roger Waters Compares Donald Trump's Rise to Adolf Hitler

http://www.rollingstone.com/music/news/ … er-w447822

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

11

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Édito du magazine Liaisons sociales. De toute beauté.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/14910440_10154361842973153_308873627498035308_n.jpg?oh=3711db27c8696f4cb87237cb0967097a&oe=5896D36D

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

12

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

La presse se pose LA question qui nous préoccupe tous : est-ce le retour des heures les plus sombres de notre histoire ?

Courrier international a écrit:

Polémique. Peut-on comparer l’ascension de Trump à celle de Hitler ?

Le succès de Donald Trump aux États-Unis permet de mieux comprendre comment Adolf Hitler est arrivé au pouvoir en Allemagne, selon un journaliste israélien. Ces derniers jours, le tweet d’un Allemand comparant les deux hommes a suscité de nombreux partages et relancé le débat.

“L’Amérique d’aujourd’hui n’est pas l’Allemagne nazie et Trump n’est pas le Führer”, estime Ha’Aretz. “Mais aujourd’hui, il devient plus facile de comprendre comment des millions de gens ont accepté les mensonges éhontés et les dangereux délires du tyran [Hitler]”, affirme le quotidien israélien, qui liste les points communs aux deux périodes.

Mécanismes identiques

La référence à un passé glorieux se retrouve d’après le quotidien autant dans les discours de Hitler, dans le contexte d’une Allemagne humiliée par le Traité de Versailles, que chez Trump, qui veut “Rendre à l’Amérique sa grandeur” (‘Make America Great Again’ est le slogan du candidat républicain). On retrouve chez les deux hommes les mêmes accusations à l’encontre des médias menteurs, des dirigeants traîtres et des mauvais étrangers. Chacun se pose en sauveur de sa patrie.

La campagne épouvantable de Donald Trump

 

“Au début, la majorité des gens ne prenaient pas Hitler au sérieux”, rappelle Ha’Aretz, pour qui le contexte économique et social des pays favorise l’émergence de tels personnages. 

      Détachés de la politique et ignorant l’histoire récente, les masses acceptent des mensonges grossiers et des affirmations erronées comme des vérités, adhérant aux réalités insensées décrites par leur leader.”

 

“Même si on peut penser que Donald Trump ne sera bientôt plus qu’une vulgaire note de bas de page dans les livres d’histoire, il est difficile de nier que son irrésistible ascension a été très instructive”, conclut le journal.
Une comparaison virale

Le quotidien israélien n’est pas seul à faire ce parallèle. Le message Twitter signé d’un certain Johan Franklin, un Allemand vivant aux Etats-Unis, qui établit clairement le lien entre Trump et Hitler, est “devenu follement viral”, relate le Huffington Post. 


Le message est explicite :

    Chers Américains, allez-y, votez pour le gars avec la grosse voix qui déteste les minorités, menace d’emprisonner tous ses opposants et affirme qu’il peut régler les problèmes à lui tout seul. Qu’est-ce qui pourrait bien aller de travers ? Bonne chance. Signé : le peuple allemand. #déjàvudéjàfait”

“Beaucoup de sympathisants de Trump ont réagi très défavorablement à sa missive”, précise le Huffington Post, ce qui poussé l’auteur du tweet à publier une deuxième affiche “explicative” : “Cher Internet, laissez-moi clarifier quelques petites choses”. Où il précise notamment que son tweet ne reflète que son avis, en tant qu’individu allemand, et non pas celui de tous ses compatriotes. Néanmoins, précise-t-il, “beaucoup d’Allemands ont juste tellement peur de voir qu’un tel démagogue et menteur puisse recueillir autant de soutiens. Et oui, ça nous rappelle quelque chose qui s’est produit chez nous.” 
Une atmosphère des années 30

Au Portugal, le directeur adjoint du Diario de Noticias ressent lui aussi cet “air du temps”. “Pour ma génération, celle de la fin des années 60, il a toujours été difficile de comprendre comment des Hitler, Mussolini, Franco ou Salazar ont pu arriver au pouvoir”, explique-t-il dans un éditorial. Invariablement, se souvient Paulo Tavares, les conversations enflammées se terminaient par : “Comment cela a-t-il été possible ?” 

Le journaliste se montre tout aussi circonspect face à la montée en puissance de Trump, à laquelle il a assisté en Caroline du Sud, au début de l’année. “Un sentiment familier : le même mépris pour la politique et les politiques, l’indifférence face aux faits, la haine de Washington, une sorte de vertige ‘révolutionnaire’. On ne peut se contenter de la justification sur les déshérités de la mondialisation”, estime Tavares. “Il ne s’agit pas d’un phénomène passager. Et quel que soit le résultat de l’élection, on va vivre la même chose avec les élections en France, en Allemagne et le référendum en Italie en décembre”. Et de conclure : “La démocratie, c’est du boulot et nous sommes quelque peu distraits”.

http://www.courrierinternational.com/ar … -de-hitler

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

13

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Nous l'attendions tous. Nous voici récompensés. La voix du Prophète a enfin retenti pour nous asséner cette Vérité : Trump = Mussolini.
Merci, ô Prophète.

Le blog de Jacques Attila a écrit:

Nous avons besoin d’un Roosevelt européen

Les peuples le disent de plus en plus clairement chaque jour : ils veulent se débarrasser de leurs classes dirigeantes.
Ils estiment que ces gens là ont failli, ne servent pas l’intérêt général. Les peuples exigent que des dirigeants nouveaux leur donnent du travail, recréent un sens du commun, et restaurent leur croyance en un idéal national.
Même si c’est au prix de la remise en cause de droits de l’homme chèrement conquis, d’accords internationaux essentiels, et de l’abandon de toute générosité à l’égard de souffrances étrangères.
On a connu cela au moins deux fois dans l’histoire récente : à la fin du 18eme siècle, et au début du 20eme siecle.
Dans les deux cas, le remplacement des classes dirigeantes et la restauration de l’idéal national sont passés par des chocs très brutaux : des révolutions, des massacres, des dictatures, des guerres ; faisant chaque fois plus de morts, touchant chaque fois une part plus grande de l’humanité.
Dans les deux cas, à la sortie d’une période terrible, de 30 ans chaque fois, le monde s’est à peu près stabilisé, avec un nouveau modèle de développement, plus ouvert et plus democratique, dont la théorie et la pratique étaient nées à l’intérieur-meme des dictatures, pendant la période la plus sombre.
De fait, chaque fois, pendant ces décennies épouvantables, sont apparus, d’abord sous forme de caricatures, ce qui allait former ensuite les bases du modèle ultérieur de société. C’est à ce moment en effet que se faconnait, par ceux qui collaboraient avec les tyrans et par ceux qui resistaient contre eux, une nouvelle utopie du monde.
Ainsi, par exemple, le modèle de la social-démocratie (un état fort, des investissements publics, une politique familiale) qui structure l’occident depuis la fin de la seconde guerre mondiale, a commencé par sa caricature dans  l’Italie de Mussolini.
Puis par sa version totalitaire dans la Russie de Lenine avec la NEP, puis dans l’Allemagne de Hitler. Seulement après, ce modèle s’est installé en démocratie, avec Roosevelt aux États-Unis, puis en Grande-Bretagne, en France et ailleurs.
Aux Etats-Unis aujourd’hui, les élites financières, entrepreneriales et politiques, balayées par un menteur cynique, ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes : en ne faisant rien pendant des décennies pour repartir plus justement les revenus entre les classes sociales et entre les régions, en laissant les deux grands partis entre les mains de mafias obscures, qui ont barré la route aux meilleurs des candidats, dont Bernie Sanders, ces soit disant élites se sont condamnées elles memes.
Le modèle qui vient, d’abord aux États-Unis, sera aussi fait de fermeture des frontières, d’investissement publics en infrastructures, de réduction massive des impôts.
Ce modèle n’est pas sans intérêt : s’il est conduit raisonnablement, il pourrait faire repartir la croissance américaine. Et les Européens devraient s’en inspirer, en relevant leurs propres droits de douane communs et en lançant de grands programmes d’infrastructures. Ils pourrait aussi être poussés, en étant ainsi abandonnés à leur sort, à se doter enfin d’une défense commune et à s’entendre avec leur grand voisin européen de l’est.
Mais ce modèle  ne suffira pas, comme il n’a pas suffit aux dictateurs du siècle précédent, à établir une société durable. Et ils ont du chercher leur salut dans un expansionnisme territorial qui les a perdus.
Ce modèle ne peut réussir en effet durablement que dans une société ouverte, altruiste, acceptant le nouveau.
D’une certaine façon, Trump, c’est Mussolini.
A nous d’aller directement, en Europe,  vers un nouveau Roosevelt en nous épargnant les Lenine et les Hitler en devenir.
J@attali.com

Les peuples le disent de plus en plus clairement chaque jour : ils veulent se débarrasser de leurs classes dirigeantes.
Ils estiment que ces gens là ont failli, ne servent pas l’intérêt général. Les peuples exigent que des dirigeants nouveaux leur donnent du travail, recréent un sens du commun, et restaurent leur croyance en un idéal national.
Même si c’est au prix de la remise en cause de droits de l’homme chèrement conquis, d’accords internationaux essentiels, et de l’abandon de toute générosité à l’égard de souffrances étrangères. On a connu cela au moins deux fois dans l’histoire récente : à la fin du 18eme siècle, et au début du 20eme siecle.Dans les deux cas, le remplacement des classes dirigeantes et la restauration de l’idéal national sont passés par des chocs très brutaux : des révolutions, des massacres, des dictatures, des guerres ; faisant chaque fois plus de morts, touchant chaque fois une part plus grande de l’humanité.
Dans les deux cas, à la sortie d’une période terrible, de 30 ans chaque fois, le monde s’est à peu près stabilisé, avec un nouveau modèle de développement, plus ouvert et plus democratique, dont la théorie et la pratique étaient nées à l’intérieur-meme des dictatures, pendant la période la plus sombre.
De fait, chaque fois, pendant ces décennies épouvantables, sont apparus, d’abord sous forme de caricatures, ce qui allait former ensuite les bases du modèle ultérieur de société. C’est à ce moment en effet que se faconnait, par ceux qui collaboraient avec les tyrans et par ceux qui resistaient contre eux, une nouvelle utopie du monde.Ainsi, par exemple, le modèle de la social-démocratie (un état fort, des investissements publics, une politique familiale) qui structure l’occident depuis la fin de la seconde guerre mondiale, a commencé par sa caricature dans  l’Italie de Mussolini.
Puis par sa version totalitaire dans la Russie de Lenine avec la NEP, puis dans l’Allemagne de Hitler. Seulement après, ce modèle s’est installé en démocratie, avec Roosevelt aux États-Unis, puis en Grande-Bretagne, en France et ailleurs.
Aux Etats-Unis aujourd’hui, les élites financières, entrepreneriales et politiques, balayées par un menteur cynique, ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes : en ne faisant rien pendant des décennies pour repartir plus justement les revenus entre les classes sociales et entre les régions, en laissant les deux grands partis entre les mains de mafias obscures, qui ont barré la route aux meilleurs des candidats, dont Bernie Sanders, ces soit disant élites se sont condamnées elles memes.
Le modèle qui vient, d’abord aux États-Unis, sera aussi fait de fermeture des frontières, d’investissement publics en infrastructures, de réduction massive des impôts.
Ce modèle n’est pas sans intérêt : s’il est conduit raisonnablement, il pourrait faire repartir la croissance américaine. Et les Européens devraient s’en inspirer, en relevant leurs propres droits de douane communs et en lançant de grands programmes d’infrastructures. Ils pourrait aussi être poussés, en étant ainsi abandonnés à leur sort, à se doter enfin d’une défense commune et à s’entendre avec leur grand voisin européen de l’est.Mais ce modèle  ne suffira pas, comme il n’a pas suffit aux dictateurs du siècle précédent, à établir une société durable. Et ils ont du chercher leur salut dans un expansionnisme territorial qui les a perdus.Ce modèle ne peut réussir en effet durablement que dans une société ouverte, altruiste, acceptant le nouveau.D’une certaine façon, Trump, c’est Mussolini.A nous d’aller directement, en Europe,  vers un nouveau Roosevelt en nous épargnant les Lenine et les Hitler en devenir.
J@attali.com

http://www.attali.com/actualite/blog/ge … k.facebook

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

14

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Allez, je vous fais une petite saynète matinale toute FDLienne à partir de cet entretien (dont le lien se trouve plus bas) avec une grande intellectuelle de notre temps, j'ai nommé Pascale Clark. C'est toujours un grand bonheur de lire ou d'écouter Pascale Clark.

"Six mois après avoir claqué la porte de France Inter, l'une des journalistes les plus clivantes du PAF revient avec BoxSons. Un nouveau média sonore d'actualité, alternatif et engagé, qui sera en ligne début 2017. Et promet de faire du bruit."

O joie. Mais quel est donc ce bruit qu'on nous promet ? Pascale nous explique :

"Il s'agit d'un nouveau média sonore d'actualité en ligne qui reposera sur un modèle payant".

Bon, déjà, payer pour écouter Pascale Clark, le concept m'échappe un peu et je pense que je suis loin d'être le seul. Mais admettons qu'il y ait des fous qui sautent le pas, à quel "bruit" peut-on s'attendre ?

"Nous ne couvrirons pas l'actualité de manière exhaustive. Nous choisirons des sujets qui nous intéressent."

Rectificatif : qui intéressent Pascale Clark. Connaissant la donzelle, on peut estimer sans trop se tromper que ces sujets "exhaustifs" concerneront, en vrac, la haine, la nauséabonderie, l'insondable débilité du peuple crétin (celui qui n'écoute pas France Inter ou France Cul mais plutôt RTL et les Grosses têtes, période Bouvard, ou RMC et les Grandes gueules). Bon, entrons dans le détail :

"Enfin, s'il fallait parler d'une pseudo-ligne éditoriale"

Évidemment, les lignes éditoriales, c'est tellement surfait quand on s'appelle Pascale Clark. La ligne éditoriale, c'est elle. Elle ne sera de toute façon guère différente de celle de France Inter donc pourquoi s'embêter à trouver une ligne éditoriale ? Toute ligne éditoriale doit par définition être bobo-gaucho-clarko compatible.

"je dirais que BoxSons se situera à hauteur d'humain."

Diantre, voilà un programme ambitieux. Une ligne ni droite ni gauche mais humaine. Bon mais plus précisément, en quoi ça consiste ?

"Nous voulons écouter les gens de ce pays et faire entendre leur voix. Car il nous semble que la France n'est pas aujourd'hui exactement ce qu'on nous dit qu'elle est."

Ah ! Nous y voilà. Pascale Clark a eu une révélation céleste qui lui a ouvert les yeux sur le peuple de gueux sans-dents qui n'habitent pas le 11ème arrondissement. Rendez-vous en terre inconnue, pour Pascale.

"Il me semble qu'une certaine masse médiatique verse très souvent dans la caricature."

Oh, Pascale ferait son aggiornamento ? Attention, la pente est glissante, tu risques de verser dans le populisme rance qui rappelle des heures sombres, là. Ressaisis-toi !

"Les médias sont largement responsables de la montée des haines en France. Au nom du spectacle et de l'audience, "on" s'est mis à inviter des gens aux idées nauséabondes qui disaient n'importe quoi."

Les salauds ! Oser donner la parole à la Bête immonde ! Qu'on les passe par les armes ! Je te retrouve bien là, Pascale. L'espace d'une fraction de seconde, j'ai eu quand même un peu peur. Ouf. Finalement, tu critiques la caricature médiatique alors que, pour ta part, tu ne caricatures pas du tout tes opposants, non non. J'ai hâte de savoir à qui tu vas donner la parole dans ton émission qui fait du bruit et du son.

"Aujourd'hui, nous sommes en quelque sorte empêtrés dans ce n'importe quoi."

Ce serait tellement mieux et plus vivable si nous n'étions qu'entre nous, entre gens des 3ème, 10ème et 11ème arrondissements. Mais non, il faut qu'on se tape les sans-dents qui puent.

"Ces gens, je les connais très bien. Dès le début, je me les suis pris de plein fouet. Ils hurlent en permanence à la censure, brassent des mauvais sentiments et ont réussi à gangrener le pays. Aujourd'hui, ils ont gagné la partie médiatique."

RÉSISTANCE ! Tous derrière le panache blanc (enfin, plutôt rouge) de Pascale Clark, figure sacrificielle par excellence. Elle a vu la Bête, elle l'a combattue, elle en est ressortie meurtrie mais toujours vivante. Le combat doit continuer !

"Ils sont partout".

Hé ho, fais gaffe avec les références nauséabondes, Pascale. On ne sait jamais...

"Vous voulez que je les nomme ?"

Non non, on s'en doute un peu. Bon, allez, fais-toi plaiz.

"Eric Zemmour"

Oh !

"Elisabeth Lévy"

NON !

"Robert Ménard"

HORREUR !

"et bien d'autres"

ARRÊTONS LA, C'EN EST TROP, mes chastes oreilles n'en peuvent plus !

"Rien que de citer leur nom, ça m'écorche la bouche."

Et moi donc ! J'en ai les yeux qui saignent, les oreilles qui sifflent, les dents qui claquent, le nez qui coule, les pores de ma peau qui suintent, je sue la peur.

"Ces gens brassent la haine et, aujourd'hui, on n'entend qu'eux."

Mais heureusement, tu es là, Pascale, avec ton émission qui fait du bruit et du son.

"Même si je ne suis pas particulièrement nationaliste, j'estime avoir, moi aussi, le droit de parler de mon pays."

Euh... WHAT ? Erreur 404 ? Tu n'es pas "particulièrement" nationaliste ? Tu le serais donc un peu ? Pascale, la Bête t'aurait contaminée. Noooon, pas toi ! Et comment ça, ton pays ? On est des citoyens du monde, on ne reconnaît pas de frontières !

"Sans être des Bisounours, à BoxSons, nous comptons rééquilibrer la balance."

Ah, ouf. Donc donner la parole "à hauteur d'humain", ça signifie ne pas la donner aux nauséabonds qui, eux, ne sont pas humains. D'accord, je comprends le principe.

"Il y a le feu. La présidentielle approche, le FN monte, les élites ne se renouvellent pas. Personne ne se reconnaît dans la classe politique au pouvoir. Ni dans les médias. C'est précisément pour cette raison que nous avons choisi d'être indépendants."

Dixit Pascale Clark, la fille qui fait de la radio depuis 33 ans.

Bon, après, débrouillez-vous avec la suite de la bouillie. Ah si, juste une derrière question. Pourquoi ce nom de BoxSons ?

"Parce que nous serons littéralement une "boîte à sons".

Voilà.

http://teleobs.nouvelobs.com/actualites … boxon.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Philippe Muray aurait adoré !

« Hit me right in my white guilt »

16

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

S'il y en a qui n'ont toujours pas compris que FN = nazi, en voilà une démonstration magistrale que nous donne gracieusement cet article de l'Obs (vous pouvez vous arrêter au chapô, tant la démonstration est lumineuse et convaincante):

L'Obs a écrit:

"Faf you see is faf you get" : ce que signifie le nouveau logo du FN

On apprend beaucoup en lisant les images. La preuve par le nouvel emblème frontiste. Qu’y voit-on? Le logo est bleu. National. Il y a une rose. Socialiste. National socialiste. Par Joris Clerté et Stéphane Lavignotte.

Dans le débat politique, on donne de l'importance aux idées. On décortique les stratégies, les alliances et les déchirures. On néglige beaucoup trop les images. On utilise nos oreilles, un peu nos cerveaux. On délaisse nos yeux. On a bien tort.

Revenons par exemple sur le nouveau logo du Front National. Lors de la conférence de presse le présentant, Marine Le Pen vend une salade en guise de rose. Extrait d'une dépêche d'agence reprise servilement par la plupart des médias:
Expliquant avoir choisi cette fleur ‘d'instinct, comme une évidence’, elle évoque ‘le caractère de féminité’ censé souligner le fait qu'elle devrait être ‘une des seules femmes candidates à la fonction suprême’. Selon elle, ‘la rose bleue, dans le langage des fleurs, c'est rendre possible l'impossible’.»

Les commentateurs reprennent telle quelle l'explication qui transpire pourtant le blabla de communiquant, cohérente avec le story telling de «la normalisation suite à la rupture avec papa» que l'héritière Le Pen a bien vendu et que tout le monde a acheté.

Pourtant, si on jette un simple regard sur le nouveau logo du Front National, que nous montre-t-il dans sa simplicité brutale?

Le logo est bleu. National. Il y a une rose. Socialiste. National socialiste. Les clivages dépassés, de Mussolini (l'ex-socialiste) jusqu'à Marine Le Pen. Tellement simple et brutal que nous n'osons pas le voir. Nous sommes d'autant moins excusables, qu'elle ne peut s'empêcher de revendiquer ce ni droite ni gauche typique du fascisme. Suite de la dépêche d'agence:
Pour autant, elle n'oublie pas la dimension politique de la rose (emblème du parti socialiste). ‘Certains verrons dans la rose le symbole de la gauche, d'autres dans la couleur bleue celui de la droite’, indique-t-elle, expliquant que cette lecture lui convient, dans la mesure où elle entend lutter contre ‘les clivages dépassé’.»

Continuons à utiliser nos yeux et un peu notre mémoire. On a parlé d'une dague, d'un pique. Le 6 février 1934, les ligues d'extrême-droite (Croix-de-feu, Camelots du roi, Action française) tentent de renverser la République en se réunissant place de la Concorde pour prendre d'assaut l'Assemblée Nationale. Les forces de l'ordre sont à cheval. Cannes ferrées et cannes épées – vous tirez le pommeau et une épée sort du tube de la canne – cisaillent et cassent les jarrets des chevaux. La rose de Marine Le Pen termine l'épée – ni d'une dague, ni d'un cure-dent - mais d'une canne épée. Dans les années 30, une fleur décore parfois le pommeau de ces cannes épées, il suffit d'une simple recherche sur internet pour trouver laquelle. Pas une rose: une fleur de lys royale.

La rose est aussi depuis l'an 400 un symbole chrétien, celui de Marie. Le bleu est la couleur mariale. Le logo de Marine Le Pen concentre donc toutes les familles de l'extrême-droite française: royalistes, ligues fascistes des années 30, patriotards anciens combattants des Croix-de-feux, catholicisme conservateur jusqu'au fascisme et au national socialisme. Lors de la conférence de presse, ils sont tous là. Les marinistes. Nicolas Bay, l'ancien du Mouvement National Républicain de Mégret (MNR ayant aussi désigné le Mouvement nationaliste révolutionnaire, néo-nazi). Bruno Gollnisch, qui fut longtemps le dauphin de Jean-Marie Le Pen et son soutien jusqu'au bout. Les anciens du GUD sont-ils encore là, eux qui ont eu la haute main sur la communication du Front national de la fille avant d'être rattrapés par la justice?

Ce qui compte, c'est que Marine unifie l'extrême-droite, et eux savent sans doute lire le logo, même si la tendance catho-facho de sa nièce semble avoir boudé, ou avoir été boudée pour la conférence de presse. Mais la rose bleue mariale les représente. Encore une fois est-ce étonnant? L'exploit de Jean-Marie Le Pen avec la création du Front National en 1972 fut de réunir toutes les familles de l'extrême-droite. Son héritière fait la même chose.

L'hallucinant de nos réactions est là. Tout nous montre que le Front National est toujours un parti d'extrême-droite, de toute l'extrême-droite et nous croyons à la fable de sa «métamorphose», de sa «normalisation». Nous avons sous le nez des signes qui nous disent que le Front National est toujours le même. Le «What you see is what you get» de la révolution de l'informatique de la fin des années 80 se traduit au début du siècle suivant en «faf you see is faf you get». Quelle ruse de la pensée fait que, contrairement à Saint Thomas, nous ne croyons pas ce que nous voyons?

Deux explications

La première explication a été entendue de la bouche de Stéphanie, la responsable d'une association chrétienne homosexuelle inquiète de cette montée inexorable du fascisme en Europe: le déni. Le déni est ce phénomène psychologique qui fait que lorsque quelque chose est tellement énorme, choquant, votre inconscient fait comme si ce n'était pas le cas. En l'occurence, qu'un parti réunissant toutes les familles de l'extrême-droite est aux portes du pouvoir, et pas seulement en France.

La seconde explication est «ellulienne». Dans un livre sur la propagande, le penseur protestant et écologiste Jacques Ellul, explique en 1966 que la propagande a changé de nature. Ce n'est plus comme dans les années 14-18 la fabrication de fausses nouvelles – des bobards. Les temps ont changé. Les informations se succèdent tellement vite – en ce milieu des années 60, il n'y a pas encore les chaînes d'info continue et internet mais l'arrivée de la télé, l'explosion de la radio, des journaux comme «France-Soir» qui tirent à un million d'exemplaires – que l'individu est perdu dans un carrousel d'informations, d'images, de sons et ne sait plus où donner de la tête.

Le propagandiste n'est plus celui qui raconte des bobards, mais celui qui sait colorier, mettre en avant, donner une grille de lecture dans le tourbillon informationnel. L'information devenue spectacle se nourrit d'une obsession du nouvel épisode, du changement permanent, de la nouveauté. Il faut donc que le Front National soit nouveau, qu'il se passe quelque chose, qu'il rompe avec l'ancien. Et s'il le dit, on le croit, puisque tout change (pour que rien ne change). Marine Le Pen n'a pas fait autrement avec son blabla sur la féminité, l'impossible qui devient possible, pour finir sur l'évidence, annoncé en donnant l'impression de ne pas y toucher : le national et le socialiste... Marine Le Pen raconte deux fables et nous lâchons le fromage.

Magyd Cherfi : “Vous voulez le Front National ? Chiche”
Nous voyons mais ne regardons pas

On peut saluer cette capacité à cacher en mettant sous le nez, à rendre les choses tellement évidentes que personnes ne les voient, à colorier le monde en bon propagandiste. On peut surtout s'alarmer que nous soyons à ce point dans le déni et prêt à nous laisser berner par une propagande si grossière et nous interroger sur ce que cela dit de notre époque au-delà du tour de passe-passe mariniste. Cela dit combien notre mépris d'intégrer ce dont nous informent les images est coupable, paradoxe incroyable au moment où les écrans ont tout envahi. Nos yeux saoulés d'images voient mais ne regardent pas. Cela nous rappelle l'inquiétude de Simone Weil sur la condition de l'homme moderne : nous ne ressentons plus le monde et de ce fait, nous ne ressentons plus ce que nous faisons au monde. La perte de nos yeux est un des symptômes de cette perte de contact avec le monde. Combien nous coûtera la perte de nos yeux?

Terminons en rappelant une autre rose : la Rose blanche, nom du groupe et symbole, de ces jeunes catholiques allemands emmenés par Hans et Sophie Scholl qui résistèrent et périrent en 1943 face au nazisme. Hans et Sophie, donnez nous le courage de voir avec nos yeux, de penser avec nos tête et de s'alarmer du fascisme aux portes du pouvoir. Aidez-nous à nous rappeler d'hier et voir aujourd'hui pour ne pas dire demain que nous n'avons rien vu venir.

Joris Clerté et Stéphane Lavignotte*

(*) Joris Clerté est réalisateur, Stéphane Lavignotte est pasteur et essayiste.

http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/201 … 1481195010

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

17

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

La gauche morale et olfactive a encore des petits soucis d'odorat.

Le Temps a écrit:

Notre temps a une furieuse odeur d'années Trente

Si vous êtes juif, musulman, noir, immigré, artiste, chercheur, intellectuel, marginal, cosmopolite, homosexuel ou simplement attaché aux libertés fondamentales, prenez garde, les «hommes forts» au service du «vrai peuple» sont de retour, estime François Cherix, politologue

Longtemps, les signes avant-coureurs de la tempête se sont accumulés. On les voyait envahir l’horizon, on pouvait les nommer. D’abord, les cumulus noirs d’un nationalisme renaissant couvrirent le ciel. Puis vinrent les coups de tonnerre des populistes, bretteurs avides de pouvoir. Enfin, le vent mauvais du simplisme brutal souffla sur les têtes. Aujourd’hui, la tempête fait rage. Inimaginable, le Brexit a été voté. Impensable, la présidence Trump est en marche. Incontrôlables, les mouvements extrémistes font l’agenda. Or, les alarmes ne retentissent pas. Parce qu’elle est sur nous, la tempête a disparu des écrans radar. Alors qu’elle se renforce, elle devient progressivement la normalité. Violente, elle a retourné les esprits comme des parapluies. Sans pitié, elle a fait tomber les masques de ceux qui l’admiraient en secret.

Ce grand retournement frappe des valeurs fondamentales, avec des conséquences inouïes. La liberté, si chèrement payée au siècle dernier, fait aujourd’hui sourire. Nouvelle tendance, la contrainte la remplace. Dans cette folle bascule, l’Union européenne devient l’ennemie des peuples, tandis que Poutine incarne leur salut. Vive les régimes autoritaires. Au diable les Droits de l’homme, les textes et les juges qui les protègent. A bas la liberté pour les personnes de se mouvoir, pour survivre ou chercher du travail au-delà de frontières à nouveau sacrées.
Le protectionnisme, le paradis?

Deuxième renversement, la prospérité n’est plus liée aux échanges, mais à leur diminution. Le paradis, c’est le protectionnisme. L’enfer, c’est la mondialisation. Finissons-en avec ces organisations internationales, ces traités commerciaux et ces marchands cosmopolites. Chacun chez soi, chacun pour soi. Au lieu d’élever les protections sociales à des échelles plus vastes que la nation, on veut s’anémier dans un entre soi économique. Comme si demain, les barrières douanières allaient inciter les milliardaires à partager leur fortune. Dans une logique absurde, on parie sur une pauvreté collective retrouvée pour mettre fin aux injustices.
Le langage retourné comme une vieille chaussette

Sans surprise, la tempête n’a pas épargné la pensée. Le langage, tout d’abord, a été retourné comme une vieille chaussette. La recherche du mot juste, le respect de l’opinion adverse, les périphrases pour ne pas blesser autrui, ce long travail des sociétés multiculturelles pour qu’une parole puisse vivre entre des individus différents a été balayé. L’outrance, la vulgarité, l’invective et surtout la stigmatisation, cette déconstruction de la civilisation, sont devenues la règle. De même, l’étude, la recherche, l’exploration de la complexité, l’interrogation des certitudes ont été remplacées par le simplisme tonitruant. Moins on en sait, mieux on se porte. A bas les écoles, haro sur les universitaires.
Même une partie de la gauche est contaminée

Certes, la tempête s’est levée côté droite. Ploutocrates ou identitaires, les Trump, Erdogan, Orban, Farage, Wilders, Le Pen et autres Blocher détestent la sociale démocratie et veulent sa perte. Hélas, d’autres courants sont contaminés. Tristement, on voit certains représentants égarés de la gauche instruire le procès de leur propre camp. Dans leur bouche, la victoire de la haine devient la faute de ceux qui la combattent. Nos élus ont abandonné le peuple, disent-ils. Les classes populaires sont orphelines, ajoutent-ils, sans voir combien ce paternalisme suggère des citoyens davantage soumis à l’autorité d’un chef qu’émancipés de leur condition. Quand des allégations obscures sont répétées de tous côtés, elles finissent par briller comme l’acier. Entre les mâchoires populistes, l’espace ne cesse de se réduire.
Une furieuse odeur d'années Trente

Même si les périodes ne sont pas comparables, ces mécanismes font songer aux années Trente. Même si des évolutions similaires ne sont pas forcément à craindre, nombre de phénomènes se ressemblent. Or, dernier retournement, le passé et ses leçons n’existent plus. Le présent ne peut être évalué qu’à l’aune d’un avenir présenté comme apocalyptique si le pouvoir n’est pas donné aux leaders souverainistes. N’évoquez plus ni le fascisme, ni le nazisme, nous ne tolérons plus ce rappel, protestent les populistes. Mais quelle autre science politique avons-nous, pauvre humanité, si ce n’est la mémoire de nos erreurs? Magnifique escamotage, l’histoire n’existe plus. D’une bourrasque, la tempête l’a remplacée par l’identité. Nationale ou sociale, seule l’identité a désormais le droit de nourrir l’analyse.
On ne vous épargnera pas

Si vous êtes juif, musulman, noir, immigré, artiste, chercheur, intellectuel, marginal, cosmopolite, homosexuel ou simplement attaché aux libertés fondamentales, prenez garde, les «hommes forts» au service du «vrai peuple» sont de retour. Si vous les ménagez, eux ne vous épargneront pas. Naturellement, à terme, ils échoueront. Mais après quels dégâts faits aux démocraties? Après combien de souffrances infligées aux populations?

Dans un monde à l’envers, il faut garder le cœur à l’endroit. A chaque injustice, réagissez, sans vous décharger sur autrui, ni espérer que le temps réglera l’affaire. Et si la sottise vous traîne un jour vers la charrette qui mène sur la place où les opportunistes se moquent des insoumis, n’hésitez pas, montez! La tête haute.

François Cherix, politologue

https://www.letemps.ch/opinions/2016/12 … gn=article

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

18

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Grandeur et décadence de la critique cinématographique.

L'Obs a écrit:

"Star Wars", antifasciste ?

PROJECTION PRIVEE. Retrouvez chaque lundi la chronique cinéma de François Forestier.

C’est la guerre. Les fachos ricains – surnommés Alt-Right (Alternative Right) – crachent sur "Rogue One", insupportable film qui ose montrer des types qui se battent pour la Liberté, l’Egalité, la Fraternité. A l’heure du couronnement de King Trump, c’est intolérable ! Carrément déplacé !

"Rogue One" : "C'est une approche moderne de 'Star Wars'"

Les nazillons balancent un hashtag sur Twitter : #DumpStarWars, soit : #FoutezStarWarsALaPoubelle. Les motifs ? La remarque de Chris Weitz, l’un des auteurs du scénario de "Rogue One" : "Notez que l’Empire est une organisation suprématiste blanche…" Un de ses confrères, Gary Whitta, également scénariste, a souligné : "… Combattue par un groupe multiculturel dirigé par des femmes courageuses".

Du coup, la réponse des alt-fangeux a été vive : "Le film Disney est du racisme anti-Blancs." Mark Hamill n’est pas resté silencieux. Dans une interview, il a estimé que "le cabinet de Trump est un Who’s Who de gens méprisables" et, juste pour agacer, a souligné que Luke Skywalker est p’têt ben gay. Là, c’était trop pour les chemise brunes. Thomas Brown (@TrumpYouth306) a constaté que "Luke Skywalker est passé du côté obscur de la Force", car pédé. Appel au boycott, donc. Les Hitlerjugend n’iront pas voir "Rogue One". C’est bien triste.
Vous aimez cet article ?Inscrivez-vous à la Newsletter de l'Obs

Déjà, l’Alt-Right a appelé au boycott des Rice Krispies et des Corn Flakes (#DumpKelloggs) car Kellogg’s a retiré son budget pub à Breitbart News, société dirigée par Stephen Bannon, l’âme damnée de Trump, le gars qui trouve que Marine Le Pen est géniale.

Dis donc, être privé de Coco Pops, de Frosties, de Smacks, de Country Store et de All-Bran, la vache, c’est dur ! D’autres grands labels veulent suivre le même chemin : une marque d’essence, une autre de préservatifs, une dernière de papier toilette. Non seulement le facho de base ne pourra pas voir "Rogue One", mais il sera obligé de faire tourner sa bagnole au gazogène, de faire le "Kamasutra" avec des capotes anglaises en caoutchouc pour pneus, et de s’essuyer le pot d’échappement avec une poignée d’herbe à chat. La vie est dure, pour le phalangiste yankee ! Ceci dit, il pourra toujours aller voir la série des Rambo et des Rocky. Au moins, là, pas d’ambiguïté. T’es pas content, t’as droit à mon poing dans la gueule, c’est une position éthique fonctionnelle.
#JeSuisAware

Je signale que King Trump a indiqué qu’il pensait (penser : c’est déjà une nouvelle !) à nommer un super ministre de la Culture. Pour diriger le National Endowment for the Arts, il a choisi… Je te le donne, Emile ! – il a choisi… Mais oui ! Sylvester Stallone ! Je rigole pas.

Evidemment, le choix est bon. D’abord, Stallone est peintre. Il vend des toiles grandes comme le mur de la salle de rédaction de "l’Obs", avec plein de couleurs pour le même prix. Genre : "Soleil couchant sur vomi". Ou : "Batailles de bouses de vache à Rimini". C’est un artiste. Pardon : un fucking artiste. Et puis il a eu le bon goût de déclarer : "I love Donald Trump." Là, il a marqué des points. (Mais Rocky refuserait.)

Sans doute, notre prochain président de la République s’inspirera-t-il de cet exemple. Quand François Fillon constituera son gouvernement, il y a des noms qui s’imposeront d’eux-mêmes, au poste de ministre de la Culture : Sheila, Bigard, Steevy ou Jean-Claude Van Damme. Ça fait peur, non ? La Force obscure nous menace, je vous le dis en vérité.

Restez vigilants, avec #JeSuisAware. Les alt-cons sont parmi nous.

http://tempsreel.nouvelobs.com/cinema/2 … ciste.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Celui-là, je l'ai sorti rien que pour toi, FDL. Parce qu'à bon rat, bon chat.

http://www.slate.fr/story/139907/bienvenue-annees-30

Bienvenue dans les années 1930

Eric Leser — 11.03.2017 - 8 h 04, mis à jour le 11.03.2017 à 11 h 03

Les similitudes entre le monde des années 1930 et le nôtre, après le Brexit et l'élection de Trump, sont bien plus nombreuses, pertinentes et inquiétantes qu'on pourrait le croire.

Rejet des élites, des partis politiques traditionnels, des médias, de la démocratie représentative. Déclassement, replis identitaires, inégalités. Protectionnisme, nationalisme, autoritarisme, racisme. Choc technologique, montée des périls extérieurs.

Non, il ne s’agit pas d’une description du monde du début du XXIe siècle, mais de celui des années 1930… Les comparaisons historiques ont leurs limites. Elles sont par nature réductrices. Les forces à l’œuvre dans les années 1930 sont différentes de celles qui agissent aujourd’hui. Des masses enrégimentées ne défilent plus au pas en tendant le bras la main ouverte ou le poing fermé. Mais l’exactitude n’est pas toute la vérité. Et les similitudes entre le chaos de notre époque et les années 1930 sont à la fois nombreuses, pertinentes et inquiétantes.

Erreurs tragiques

Sans la grande dépression née du krach de 1929, la plus grande crise que le capitalisme ait connue, et l’effondrement social et moral qu’elle a créé, les démocraties n’auraient pas été aussi affaiblies. Hitler n’aurait sans doute jamais pris le pouvoir en Allemagne. La Seconde Guerre mondiale n’aurait sans doute pas eu lieu. L’URSS de Staline ne serait sans doute pas devenue la superpuissance qu’elle a été jusqu’en 1989.

Sans la crise financière de 2008 et ses conséquences économiques et sociales, il n’y aurait sans doute pas eu de Brexit. Donald Trump serait sans doute resté un promoteur immobilier new-yorkais et une vedette de télé-réalité. Les partis populistes ne seraient pas aussi puissants un peu partout en Europe. L’Union européenne ne serait pas aussi menacée. Les régimes autoritaires de la Russie, la Turquie, l’Iran et la Chine ne seraient pas aussi sûrs de leur force.

L’enchaînement des faits est évidemment différent…  Après le krach de Wall Street en 1929, la récession devint générale en 1931 avec la faillite en chaîne de banques des deux côtés de l’Atlantique, des mesures d’austérité dans des économies déjà effondrées et la mise en place de barrières douanières et de contrôle des changes. Les dirigeants politiques ont alors commis des erreurs tragiques, notamment le fait de ne pas tenter de limiter le chômage de masse qui a fourni des arguments imparables aux adversaires de la démocratie.

Il a seulement fallu deux ans à Hitler et au parti national socialiste allemand pour commencer à exister sur le plan électoral, en 1930, et rallier 37% des suffrages aux élections législatives de 1932. À Paris, le 6 février 1934, l’extrême droite réunit un million de personnes dans les rues et la même année l’insurrection des mineurs des Asturies en Espagne est sévèrement réprimée par l’armée. L’Allemagne commence à réarmer en 1935. La guerre civile espagnole éclate en 1936, l’année du Front Populaire en France et l’année d’une vague d’occupation des usines par les ouvriers aux États-Unis. C’est en 1936 que Staline lance les grandes purges, notamment dans l’armée. En résumé, les années 1930 voient plusieurs démocraties s’effondrer et la guerre devenir de plus en plus certaine.

Nous n’en sommes aujourd’hui évidemment pas là. La plus grande différence tient au fait que le système économique mondial est beaucoup plus interdépendant. Tous les pays comprennent que l’autarcie est un suicide. Cela ne veut pas dire que le repli sur soi n’est pas une tentation générale.

Crise de civilisation

Comme dans les années 1930, les partis politiques établis ont perdu la confiance d’un grand nombre d’électeurs. La croissance est faible, le chômage a augmenté dans les pays les plus fragiles, le pouvoir d’achat stagne ou baisse et l’avenir fait peur. Deux chiffres résument cette stagnation. La production industrielle française est aujourd’hui à son niveau de 1994. Aux États-Unis, entre 1985 et 2000, les heures de travail payées ont augmenté de 35%. Entre 2000 et 2015, elles ont augmenté de 4%.

Cela reste sans commune mesure avec une crise, qui il y a quatre-vingt-dix ans avait réduit de moitié la production industrielle des deux premières économies du monde, les États-Unis et l’Allemagne, et mis au chômage dans ces deux pays un tiers des salariés. Comme l’explique l’économiste John Kenneth Galbraith: «Des gens avaient faim dans les années 1930, 1931 et 1932. Et les autres étaient tourmentés par la crainte qu’ils pourraient bientôt avoir faim.»

La France des années 1930 a subi, mais moins fortement que les États-Unis et même que ses voisins anglais, italien ou allemand, la répercussion de la crise mondiale. Elle le doit à une industrialisation limitée et au fait d’être un pays encore largement rural (35% de la population active en 1931), Cela ne l’empêche pas d’être contaminée par «l'esprit des années 30» comme l’explique l'historien Serge Berstein (La France des années 30). Refus du libéralisme, constat d'une crise de civilisation, attirance vers d'autres modèles, communiste, monarchique, fasciste…

D’autant plus facilement que les affaires discréditent la classe politique. «À bas les voleurs!», c’est le slogan de la manifestation antiparlementaire monstre du 6 février 1934 à Paris, où se mêlent anciens combattants, camelots du roi et forces pré fascistes. Ils dénoncent les politiques impliqués dans l'affaire Stavisky, qui venait de «se suicider d'un coup de revolver qui lui a été tiré à bout portant». Avec les affaires Bettencourt, Tapie, Cahuzac et le «Penelope Gate», pour n’en citer que quelques-unes, notre époque n’est pas plus reluisante.

Les peuples choisissent la passion plutôt que la raison
L'insécurité, économique, identitaire, sociale est la marque des années 1930 et des années 2010. En réaction, la société se désagrège en groupes sociaux et ethniques antagonistes. La force des populistes d’hier et d’aujourd’hui, (les Trump, Farage, Le Pen, Orban…) est d’avoir identifié les fractures sociales, la profonde défiance envers les institutions et d’y apporter des réponses simplistes. C’est la faute, au choix et selon les époques, des élites mondialisées, du parti de l’étranger, des immigrés, des apatrides, des juifs, de l’Islam, des Mexicains, de l’Europe, de la ploutocratie internationale, de l’anti France…

«Les peuples ne peuvent pas vivre sans espoir. Quand la crise s'éternise, quand la sécurité est menacée, quand l'horizon semble bouché, ils aspirent à changer de destin»
Jean-Marc Vittori

Une partie grandissante des classes moyennes des pays occidentaux a aujourd’hui le sentiment d’avoir été trompée et trahie par les élites politiques et d’être les laissés pour compte de la mondialisation. Elle est prête à toutes les aventures pour que cela change y compris à se détacher de l’Europe ou à élire à la tête du pays le plus puissant au monde un personnage dont l’équilibre mental est incertain. «Les peuples ne peuvent pas vivre sans espoir. Quand la crise s'éternise, quand la sécurité est menacée, quand l'horizon semble bouché, ils aspirent à changer de destin», écrit l'éditorialiste Jean-Marc Vittori à propos des leçons oubliées des années 1930. Et ils répètent les mêmes erreurs.

Ainsi, on ne peut pas s’empêcher de faire un parallèle entre le Brexit et la décision prise dans la panique par le Royaume-Uni en septembre 1931 d’abandonner l’étalon or, le premier grand pays alors à quitter le système monétaire international.

La France n’est pas épargnée par ces tentations. Selon un sondage réalisé à la fin de l’année 2016 par l’Institut Ipsos Mori, pas moins de 80% des Français souhaitent l’arrivée d’un «leader fort» qui «transgresse les règles»… Comme l’écrivait Raymond Aron: «entre la passion et la raison les peuples choisissent toujours la première»

Le retour du ressentiment

On pourrait croire qu’une des grandes différences avec les années 1930 tient à la nature des ruptures technologiques. Il y a 90 ans, c’était la production industrielle de masse et une nouvelle forme d’organisation du travail, le taylorisme, et d’aliénation. Tout cela illustré par Les Temps Modernes, le film de 1936 de Charlie Chaplin.

Au XXIe siècle, la révolution ce sont les technologies de l’information et la robotisation. Elles contribuent à la disparition d’une grande partie des emplois dits intermédiaires dans l’industrie et les services. Cela a débouché sur ce que les spécialistes appellent la bipolarisation du marché du travail. C’est-à-dire d’un côté des emplois très qualifiés et bien rémunérés, peu nombreux, et de l’autre des emplois à faible valeur ajoutée et mal payés, nombreux. Entre les deux, la classe moyenne disparaît.

La technologie a également altéré la vie publique. Internet et plus précisément les réseaux sociaux ont effacé les contraintes sociales et institutionnelles sur: ce qui peut être dit dans l’espace public, quand cela peut-être dit, où cela peut être dit et par qui. Les institutions indispensables à la vie d’une démocratie représentative, les partis politiques et les grands médias, qui servaient jusque-là de médiateurs, ont ainsi perdu une bonne part de leur pouvoir et de leur légitimité.

Le débat démocratique recule. Les opinions contradictoires sont de moins en moins tolérées. Quand les gens sont confrontés à des idées différentes, ils se sentent offensés. Le ressentiment de classe et le ressentiment ethnique, religieux et culturel sont devenus des forces presque irrésistibles. Ainsi, 57% des Américains blancs ont voté pour Donald Trump et 66% de ceux qui n’ont pas fait d’études universitaires. Ils croient aux vieilles recettes des années 1930 recyclées par Donald Trump: le protectionnisme et l’isolationnisme.

Quel effet d'entraînement

Les États-Unis, comme le Royaume-Uni il y a quatre-vingt-dix ans, refusent désormais d’assumer le rôle qui est le leur depuis 1945, celui d’assurer la sécurité et la prospérité du monde libre. Comme dans les années 1930, l’Occident semble faible, indécis, impuissant.

La coopération internationale est morte dans les années 1930 car elle était, à tort, associée au chômage de masse, à la spéculation, au parti de l’étranger, à la finance apatride… La mondialisation n’a pas meilleure réputation. Elle est assimilée également au chômage, au déclassement, à la toute puissance de la finance, à la concurrence sauvage et à l’immigration sans contrôle.

Le plus grand danger aujourd’hui, comme dans les années 1930, est celui de l’effet d’entraînement. Le repli sur soi a déjà ébranlé les démocraties occidentales les plus anciennes perçues pourtant comme les plus solides: celles du Royaume-Uni et des États-Unis. S’il se transforme dans les prochaines années en guerre commerciale planétaire, les conséquences en seront incalculables. Le monde a mis trente ans à commencer à se remettre des années 1930…

"Sapere aude, aie le courage de te servir de ton propre entendement."(E. Kant)
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)

20

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Oui ben ça te va bien de sortir les bouses de Slate. Il te manque Mediapart, l'Obs, Télérama, Buzzfeed et Konbini pour compléter le tableau.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

21

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Un petit point Godwin pour la route, ça faisait longtemps.

Estrosi a écrit:

Philippe Vardon est l'héritier de Goebbels.

http://www.lepoint.fr/politique/christi … 610_20.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

22

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Avant de poster l'article de BuzzFeed, je me permets de partager le statut FB d'Alexandre Devecchio, animateur de la soirée, à ce sujet. Le "jeune homme au premier rang" évoqué dans l'article, c'était moi. J'avais d'ailleurs posé deux autres questions, une sur le repli identitaire et une autre sur les lois mémorielles, mais BuzzFeed n'a préféré retenir que celle sur Renaud Camus, pour le "buzz".

Alexandre Devecchio a écrit:

Bêtise crasse ou malhonnêteté profonde ? En réponse à une question de la salle portant sur la thèse du grand remplacement, Georges Bensoussan explique : "Je pense qu’il vaut mieux étudier les réalités démographiques telles qu’elles sont, plutôt que se figer sur une formule qui va immédiatement vous attirer les foudres et vous enfermer dans un débat stérile". Il explique notamment que Michèle Tribalat ou encore lui-même ont le plus grand mal à parler des questions démographiques, malgré leurs recherches sérieuses, car ils sont immédiatement renvoyés dos à dos avec Renaud Camus. Il ajoute ironiquement "Heureusement que Renaud Camus existe" sous-entendu "pour nous faire taire". Et le site BuzzFeed France, tel un "Je suis partout 2.0" de faire le compte rendu de cette rencontre et de titrer «Heureusement que Renaud Camus existe» pour faire croire que Bensoussan déclare sa flamme à l'écrivain. Soit Assma Maad est une imbécile qui ne comprend pas l'ironie, soit elle se livre à un exercice de manipulation qui mériterait qu'on lui retire la carte de presse. Les deux options ne sont pas incompatibles.

L'article :

BuzzFeed a écrit:

«Au lieu des victimes des attentats, on a protégé les criminels par peur des amalgames»

Dans une conférence organisée chez les LR et animée par un journaliste du Figaro, l'historien s'en est pris à l'antiracisme, au gauchisme intellectuel, et a qualifié la colonisation «d'instrument de la libération». Récit.

«Vous êtes nos modèles, les boussoles de la droite. Par vos actions et vos écrits, vous donnez un sens à notre engagement, nous Jeunes Républicains.» C'est par cet hommage que sont introduits Georges Bensoussan et Alexandre Devecchio au siège du parti Les Républicains, mardi 21 mars. L'historien et le journaliste du FigaroVox ont répondu présent à l'invitation du LAB LR, think tank des Jeunes Républicains lancé par Aurane Reihanian, jeune assistant parlementaire de Laurent Wauquiez. Contacté par BuzzFeed News, Aurane Reihanian assure que le journaliste du Figaro n'a pas été rémunéré.

L'historien Georges Bensoussan vient d'être relaxé après avoir été poursuivi pour incitation à la discrimination, la haine, la violence envers les musulmans, pour avoir déclaré sur France Culture en octobre 2015: «Dans les familles arabes en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de sa mère.» Le parquet a fait appel la semaine dernière.

Au siège des LR, il est mis à l'honneur et Alexandre Devecchio est chargé de poser les questions. En un peu moins de deux heures, l'historien évoque ses sujets de prédilection: antiracisme, antisémitisme dans les banlieues et immigration.
Facebook: LeLabLR
Les plaintes d'assos antiracistes «multiplient les colères contre un peuple français»

Il revient d'ailleurs sur ce qu'il estime être un «procès ridicule». Alexandre Devecchio l'interroge: «Tu as été poursuivi par le parquet, pratiquement toutes les associations antiracistes se sont jointes à la plainte pour avoir simplement souligné la nature culturelle de l'antisémitisme des banlieues. Faut-il en finir avec cet antiracisme?»

Georges Bensoussan admet avoir repris «maladroitement» les propos du sociologue algérien Smaïn Laacher (après la polémique, celui-ci avait fait une mise au point sur Mediapart en affirmant n'avoir «jamais écrit nulle part ce genre d'ignominie»). Mais Bensoussan maintient qu'il disait «la même chose mais pas avec la même métaphore» que Laacher. «Le lait c’est l’éducation et la culture, l’éducation fait ce qu’une autre peut défaire, il n'y aucune fatalité dans les propos. Je n'ai pas dit qu'ils avaient ça dans le sang au sens de la génétique», se justifie alors Georges Bensoussan. Puis, il enchaîne avec sa vision de l'antiracisme:

    «L'antiracisme est dévoyé dans le sens où il est contre-productif. Ces plaintes tous azimuts multiplient les colères, les frustrations contre un peuple français qui a le sentiment que la liberté d’opinion, tant qu’elle reste dans les limites du droit, est en train d’être piétinée à cause de cette judiciarisation.»

BuzzFeed News
«Au lieu de s’intéresser aux victimes des attentats, on a protégé les criminels par peur des amalgames»

C'est l'ouvrage de Georges Bensoussan Les Territoires perdus de la République publié en 2002 (puis réédité en 2015 après les attentants de Charlie Hebdo) qui sert de fil conducteur en ce mardi soir. «La phrase "pas d'amalgame" a dominé dans les médias, la majorité des politiques et faiseurs d’opinions dans les médias ont dit que ça n’avait rien à voir avec l’islam», lance le journaliste du FigaroVox.

«Ce qui est frappant, c'est qu'il y a eu toute une frange culturelle dominante, pas le peuple français, qui s’est empressée de dire pas d’amalgame, que ces meurtres ce n’est pas l’islam», répond l'historien. «Au lieu de s’intéresser aux victimes et ceux qui ont commis les crimes, on a commencé à protéger les criminels parce qu'on avait peur des amalgames», poursuit Georges Bensoussan, avant de reprocher aux musulmans français de ne pas être descendus dans les rues. Et de comparer:

    «Imaginons un extrémiste juif qui va dans une mosquée tuer au nom de la Torah, le minimum de n’importe quel Français juif, c’est de descendre dans les rues en disant “pas en notre nom”.»

Point Godwin sur le «déni de réalité du gauchisme intellectuel»

Devant une trentaine de personnes acquises à sa cause, l'historien enchaîne en parlant de la concession de certains maires pour «maintenir la paix sociale». Des «concessions à l'islam radical» comme les horaires séparés dans les piscines, ou «les repas particuliers» dans les cantines. Georges Bensoussan parle ici des repas de substitution proposés dans plusieurs cantines en France et qui permettent aux enfants musulmans, juifs, et à ceux qui ne mangent pas de porc sans motif religieux, de manger autre chose au déjeuner.

Georges Bensoussan évoque alors l'auteur Mehdi Meklat, qui a publié des tweets haineux, pour dénoncer «le déni de réalité exercé par le gauchisme intellectuel». Il qualifie Meklat de «psychopathe et tortionnaire» et se plaint d'être poursuivi en justice alors que l'auteur est «couvert par des journalistes comme Pascale Clark ou Claude Askolovitch». Et Bensoussan atteint ensuite le point Godwin:

    «On est dans une inversion tragique de la réalité. Mehdi Meklat a fait la tournée de toutes les émissions littéraires. Je ne peux pas ne pas relier ce déni de réalité à ce qui s’est passé dans les années 30 avec le déni du nazisme et son caractère antisémite chez un grand nombre d’intellectuels français, et pas forcément de droite.»

«Heureusement que Renaud Camus existe»

Il est plus de 21h quand le public prend la parole et questionne l'invité de la soirée. Un jeune homme au premier rang interroge Bensoussan sur le «grand remplacement», idée consacrée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. «Vous dites avoir été considéré comme un pestiféré dès que vous avez évoqué un changement démographique dans certaines parties des banlieues. Question un peu provocante mais... est-ce que cela validerait cette fameuse théorie du grand remplacement?» Des rires sont entendus dans la salle.

«Il faut oublier cette expression parce que le terrorisme intellectuel a été tel contre Camus que tout ce qui vient de lui est désormais pestiféré», répond Georges Bensoussan. «Je pense qu’il vaut mieux étudier les réalités démographiques telles qu’elles sont, plutôt que se figer sur une formule qui va immédiatement vous attirer les foudres et vous enfermer dans un débat stérile», continue-t-il, avant de lancer: «Heureusement que Renaud Camus existe.»

Alors qu'une femme du public lance «qu'on ne plus sortir de chez nous si on dit quelque chose», et qu'un autre spectateur demande si «la haine de la critique et l'antisémitisme sont propres à l’islam», Georges Bensoussan achève son intervention en abordant la question de la colonisation française. «Oui, la colonisation est une atrocité parce que c’est un rapport de force imposé aux plus faibles», explique l'historien, avant de tempérer: «Mais c’est aussi l’instrument de la libération parce que c’est au nom des lumières du colonisateur que les colonisés se sont libérés».

https://www.buzzfeed.com/assmamaad/heur … .slzrYO3WP

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

23

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Ça me fait un peu mal de servir en quelque sorte d'alibi à cette femme odieuse. Mais bon, je ne regrette rien comme dirait l'autre.


https://scontent.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/17457715_10212153396812598_5665889814526264528_n.jpg?oh=780e937715e69b6e8faba1a3282fe534&oe=594F1A19

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

24

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

La bouse habituelle.

Huffington Post a écrit:

Lettre à mon neveu qui veut voter Front national à la présidentielle
Ta mère me dit que tu veux voter FN? OK, tu es libre. Je veux juste t’aider à savoir pour qui tu vas voter réellement.

    Jean-François Derec
    Comédien

Mon cher neveu,

Ta mère me dit que tu veux voter Font national? OK, tu es libre. Je veux juste t'aider à savoir pour qui tu vas voter réellement.

Voici un petit tuto pour t'aider à mettre le bulletin dans la fente. D'abord un peu d'histoire de France

C'est quoi, le FN? D'ou vient-il? Contrairement à ce qu'on croit, il n'a pas été fondé par le père Le Pen mais par d'anciens collabos, miliciens, Waffen SS français. Ils ont mis le Pen à la tête parce que c'était une grande gueule. J'oubliais: il y avait aussi d'anciens de l'OAS, (une organisation terroriste partisane de l'Algérie Française) qui ont voulu assassiner le Général de Gaulle plusieurs fois. Marine et ses camarades aiment bien oublier d'où ils viennent. Curieusement ils sont très sensibles aux racines de la France, mais beaucoup moins aux leurs. Tu comprends mieux pourquoi?

    Je sais ce que tu vas me dire: "Tout ça, c'est de l'histoire ancienne! C'est plus les mêmes, ils n'étaient pas nés! Le FN a changé!"

A voir. La petite-fille Marion n'était pas née mais a les mêmes idées que le père Le Pen. Pas son père à elle, celui de sa tante. C'est vrai qu'avec tous ces Le Pen on s'y perd un peu, on dirait qu'il n'y a que des Le Pen dans ce parti! D'ailleurs la tante était déjà au FN du temps de son père et de ses vannes pourries.

S'est-elle élevée contre lui? Jamais.

Dans sa jeunesse, à l'âge où on se construit contre ses parents, elle a toujours soutenu son père. Et elle aurait changé miraculeusement à 50 ans? Hier, d'ailleurs, elle dit que la France n'est pour rien dans la rafle du Vel d'Hiv'. Qu'elle ajoute que les chambres à gaz sont un détail de l'histoire et on ne saura plus qui est le père et qui est la fille! Seule différence: elle veut le pouvoir alors que le père se contentait de faire le coq dans sa basse-cour.

C'est pourquoi elle ratisse large. Très large.

Ce n'est plus un râteau, c'est un chalut! Plus à gauche que Mélenchon, plus gaulliste que le général - que ses prédécesseurs au FN, je te rappelle, ont tenté d'assassiner plusieurs fois! A chaque phrase, elle se dit la plus gaulliste! Allons-y, pourquoi elle se gênerait? Aucun journaliste ne vient jamais lui chercher des poux dans la tête!

    Tu vas me dire: "Le FN, on l'a jamais essayé? Si, entre 1940 et 1944. Ça s'appelait la Collaboration". (Relis tes bouquins d'histoire).

Belle réussite. Ils étaient contre de Gaulle et pour la victoire des Nazis. Quelle vista!

Tu veux voter FN parce que tu es un petit peu raciste? Allez, avoue, tout le monde l'est un peu, malheureusement. Ça doit venir de notre cerveau reptilien. Pose-toi une question: Ce FN qui trouve qu'il y a trop d'Arabes était pour l'Algérie française en 1960. Ce n'est pas 5 millions d'Arabes qu'il y aurait en France mais 50 millions! Il n'y aurait pas comme une légère contradiction?

En résumé, tu veux voter pour des gens qui se sont toujours gourés sur tout? Pour la victoire des Nazis en 1940, pour l'Algérie Française en 1960? Ils étaient pour l'Europe (nazie) quand il ne fallait pas, et contre, aujourd'hui, quand il faut! Et tu crois sérieusement que c'est eux qui vont te trouver du boulot et sortir la France de la mouise?

Voilà, j'ai fini, mon cher neveu. J'espère que maintenant, tu sauras mieux pour qui tu votes. Bons baisers, embrasse bien tes parents.

http://www.huffingtonpost.fr/jean-franc … mg00000001

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

25

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

https://scontent.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/18118823_1323500714384370_700634714258660145_n.jpg?oh=523e2e46554540914bf5d2034f1058ea&oe=5994A1AB

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

tiens le drapeau français ressemble beaucoup au logo du FN sur ton image smile

27

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

La presse étrangère ne devrait pas s'exprimer sur des sujets auxquels elle ne comprend absolument rien.

The Guardian a écrit:

Le Pen is a far-right Holocaust revisionist. Macron isn’t. Hard choice?
Hadley Freeman

My family know all too well the consequences of fascism in France. The left shouldn’t be dithering about whether to support
Emmanuel Macron and Marine Le Pen. ‘Forgive me if I can’t quite join in on this nose-holding approach to Macron, but some of us can imagine all too easily a France under the sway of a fascist leader, and what the costs of that would be.’

Is being an investment banker analogous with being a Holocaust revisionist? Is neoliberalism on a par with neofascism? Apologies if the answers to these questions are so obviously in the affirmative to you – they certainly seem to be for some people – but I must admit to confusion about certain reactions when the centre-left and pro-EU candidate Emmanuel Macron beat the far-right and feverishly Islamophobic Marine Le Pen in the first round of the French election on Sunday. On Monday night Le Pen “temporarily” stepped down as head of the Front National, an acknowledgment that her own party’s toxically racist legacy, to which she and her family are wholly tied, is a bit de trop for mainstream voters in the final straight of this election. Others, however, saw a different problem.

The hard-left candidate, Jean-Luc Mélenchon, has, as yet, refused to endorse Macron. This is because he needs – in a move that further reduces the hard-left to its own self-parody – to consult the wishes of his supporters first. Yes, that’s right, he absolutely must have a collective debate about whether or not to endorse the candidate who has, as two of her closest advisers, associates of an unrepentant former SS member. Way to maintain the socialist dream!

Similarly, soon enough after the result was announced my social media feeds were filled with world-weary sighs, from both the left and the right . “I’d now vote Macron – VERY reluctantly,” one respected political commentator wrote. Others echoed the sentiment: did people know Macron worked in investment banking? That he’s a Blairite? That he is an elitist insider whereas Le Pen is surely better placed to surf the trend for outsiders?

That last take on the French election, one reflected by the Monday front pages of both the Daily Mail and the Times in this country, was the most obviously idiotic, given that Le Pen comes from a political dynasty built on the tenacious foundation of antisemitism, racism and fascism. But I’d like to talk a little about the distaste for Macron on the left, members of which would doubtless insist that Macron is NOT centre-left. But those of us who listened in despair last year to American friends loftily declare there was no substantive difference between Hillary Clinton and Donald Trump have been here before. Clinton was “more dangerous” than Trump, I believe: how’s that statement holding up for you, Susan Sarandon?
Macron is a realist who tells the truth. French voters have responded Sylvie Goulard

How lovely it must be to be able to care more about ideological purity than the genuine threat of actual fascism. How delicious it must be to burrow down luxuriantly in one’s own rigid moral certainties because you will not suffer the real effects of the worst-case scenario. You can instead self-indulgently focus on details instead of staring fearfully at the bigger picture.

Others, though, cannot. I know a little about the effects of fascism in France. My grandmother, her three brothers, their mother and cousins lived in Paris in the 30s. My grandmother managed to get out in time, reluctantly moving to the US just before the war and leaving behind her fiance who was soon killed. Of her three brothers, two were sent to the camps where one was murdered and from which another escaped. Her oldest brother hid in his apartment throughout the war but was shopped to the authorities three times by his French neighbours – each time, through miraculous interventions, he escaped. A cousin paid someone to row him and his wife to Spain; the boatman took their money and drowned them, orphaning two children. I knew one of those children when he was an adult, and sadness always hung over him. As it did all of the surviving members of my French family, including my grandmother.

It’s considered a bit much to play the ol’ Holocaust card (I keep it in my back pocket, next to my woman card), especially when talking about politics, and particularly when talking about Le Pen, the daughter of a Holocaust denier. But she herself decided to play this round of the game earlier this month, when she insisted that the Vichy regime “was not France”, an approach to history that redefines the term “selective”. She added that the 1942 Vel d’Hiv round-up, when 13,000 Jews were rounded up in Paris, wasn’t the responsibility of France. (Spoiler! It was, and, in fact, the French police rounded up Jewish children, which the Nazis hadn’t even asked them to do.)

So forgive me if I can’t quite join in on this nose-holding approach to Macron, but some of us can imagine all too easily a France under the sway of a fascist leader, and what the costs of that would be. Sure, criticise Macron’s policies, but to rail against him because of your ideological idea of who he is – a banker, an insider – is the definition of decadence. Lucky you that you aren’t terrified about who – and what – he is running against.

France’s terrorism is largely home grown – yet both Macron and Le Pen look away

A week before the US election David Sedaris wrote about undecided American voters, and he compared them to passengers on a plane being presented with their meal options: “‘Can I interest you in the chicken?’ [the flight attendant] asks. ‘Or would you prefer the platter of shit with bits of broken glass in it?’ To be undecided in this election is to pause for a moment and then ask how the chicken is cooked.”

Those are the options in this election now, and they are options everyone who remembers the US election will have seen on the menu before. When an election comes down to a binary choice you are not just voting for someone but against someone else, and when you start carping about the chicken, you are validating the shit. Get over yourself. Eat the chicken.

https://www.theguardian.com/commentisfr … SApp_Other

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

28

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

A celui ou celle qui me trouve ce qui est nauséabond dans les propos de Morrissey, je lui offre un aller-retour en première classe pour Doha.

http://www.lesinrocks.com/2017/05/24/mu … -11948171/

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

29

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Alors si même les progressistes du camp du Bien sont d'infâmes fascistes...
Greg, fais attention. On n'est jamais à l'abri de la tentation de la Bête immonde, même pour quelqu'un qui pense bien et sent bon comme toi.

Le Point a écrit:

États-Unis - Bret Weinstein, le prof progressiste accusé de racisme

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis- … 083_24.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

30

Re: Les heures les plus sombres de notre histoire sont (encore) de retour

Une analyse très profonde.

https://scontent.xx.fbcdn.net/v/t31.0-8/19441670_10155394410714898_4541493861662944380_o.jpg?oh=ad8c5ff24c6e4bb0d0d006d0d7c47782&oe=59DA0A53

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)