Re: Collusion presse - pouvoir

Bof, je peux comprendre que les mecs soient - dans les circonstances du discours de Hollande - assez énervés envers une presse qui ne leur a pas vraiment fait de cadeaux ces derniers mois. S'ils ont demandé à ce que ça ne soit pas filmé et que la journaliste l'avait accepté, ça revient à publier du off. On peut d'ailleurs considérer que le off ne devrait pas exister, mais les journalistes en ont besoin pour travailler, c'est un compromis.

Par ailleurs sur la déontologie des journalistes, ils parlent aux sources qu'ils peuvent avoir et il est normal qu'ils s'adressent à la source officielle. Qu'ils ne fassent pas de travail de recoupage de leurs informations, c'est un autre problème mais ce n'est pas la responsabilité de Gantzer. Et sinon Gantzer n'est absolument pas un "conseiller de l'ombre", il est chargé de la communication et des relations avec la presse, on le voit partout, son nom est sur l'organigramme, etc. Ce n'est pas un visiteur du soir ou quelqu'un qui aurait une influence cachée sur le Président. C'est une situation totalement courante et il me semble normale.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

352

Re: Collusion presse - pouvoir

Oh, c'est étonnant ça. Je n'aurais jamais cru.

Gala a écrit:

David Pujadas : son interview d'Emmanuel Macron scandalise les internautes
Trop complaisant

Le journaliste David Pujadas a été vivement critiqué par les internautes après son interview du candidat Emmanuel Macron au 20h de France 2 jeudi soir. Il n'aurait pas su l'interrompre et lui poser les bonnes questions.

Bienveillant? Les internautes n’ont pas épargné David Pujadas après son interview d’Emmanuel Macron sur France 2 jeudi au journal de 20h. Le journaliste n’aurait pas été assez incisif face au candidat, le laissant parler à sa guise et entamer un monologue ininterrompu pour dérouler au mieux son programme dévoilé le jour-même.

Sur Twitter, les réactions ont été très vives et impitoyables. Pour les internautes, le journaliste qui a bien failli quitter France 2 récemment n’a pas fait son métier correctement, donnant du crédit à Emmanuel Macron. Son attitude est jugée partiale en comparaison de ses autres interviews. « Pujadas qui offre une ‘tribune’ à Macron. Pas une seule contradiction, un véritable meeting en direct », a critiqué un internaute. « Je croyais que ce n’était plus possible, mais si… l’interviewer qui n’interrompt jamais l’interviewé comme #Pujadas au 20h avec Macron. »

Certains twittos se sont même prêtés à un discours ironique : « Implacable question de David Pujadas : « Est-ce que vous pensez être prêt à gouverner la France si vous gagnez? » Acculé, Macron avoue : « oui » . » D’autres détails n’ont pas échappé à Twitter, comme le costume identique que portaient les deux hommes : « Je crois que je suis contre le costume bleu avec cravate ton sur ton #Macron #Pujadas » a raillé Fabienne Sintes, la présentatrice de la matinale sur France Info.

L’attitude du journaliste fait souvent l’objet de critiques. Il avait été blâmé lors de l’Emission politique consacrée à Jean-Luc Mélenchon la semaine dernière, tentant de vouloir faire dire ce que l’invité Philippe Torreton ne voulait pas dire.

http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars … U.facebook

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

353

Re: Collusion presse - pouvoir

Si même l'Obs le dit...

L'Obs a écrit:

Macron : abandonné par Lenglet, Pujadas part en exil intérieur

Chaque matin du lundi au vendredi, si possible à 9 h 15 précises, Daniel Schneidermann publie cette chronique sur les dominantes médiatico-numériques du matin. Ou parfois de la veille au soir (n'abusons pas des contraintes). Cette chronique est publiée sur le site indépendant Arrêt sur images (financé par les abonnements) puis sur Rue89.

Au soir de la présentation (enfin !) de son programme, Macron déboule chez Pujadas. Ah, François Lenglet va le tailler en pièces, le beau programme. Il va nous faire du Lenglet. Avec son cheval et son grand chapeau. Avec ses chiffres et ses grands tableaux. Macron écoute, silencieux. Jette des regards anxieux à l'écran de retour, situé face à lui. Suis-je déjà filmé ? Dois-je sourire ? Afficher une moue gourmande ? Retour, mon beau retour, dis-moi par quelles ripostes faciales puis-je accueillir les critiques de Lenglet ?

Et puis, pas vraiment. Lenglet note sobrement que le programme de Macron est affligé d'un "talon d'Achille" : beaucoup de dépenses nouvelles, et un certain flou sur les recettes. On l'a connu plus pugnace. Lenglet a enfin rencontré un programme lengletien.

Accents toniques

Et puis... et puis Lenglet s'en va. Le grand Lenglet. Le beau Lenglet. Avec ses chiffres et ses grands tableaux. A-t-il un train à prendre ? Au moins, il laisse à Pujadas les coudées franches, pour poser les questions qui tuent. Et c'est parti pour un bombardement d'accents toniques pujadiens. "Une question sur VOTRE conception des choses. Si VOUS étiez mis en examen, est-ce que vous renonceriez à être candidat ?" (Spoil réponse : oui). "C'est un moment important pour vous. Vous êtes depuis quelques jours le favori. Vous êtes extrêmement jeune. Beaucoup se posent la question Est-ce que vous êtes PRET ? Est-ce que vous êtes PRET ?" (Spoil réponse : oui).
Vous aimez cet article ?Inscrivez-vous à la Newsletter de l'Obs

Mais il ne va pas s'en tirer ainsi, le Macron. "Vous n'avez pas le vertige parfois à l'idée de diriger la cinq ou sixième puissance mondiale ?" (Spoil réponse : non). "Vous savez ce qu'on dit de vous. On dit que vous êtes un séducteur. Est-ce que vous êtes prêt à déplaire, parce que décider, c'est trancher ?" (Spoil réponse : devinez vous-mêmes). Etc. etc.

Ronron macronien

Et puis, sans doute épuisé, Pujadas part en vacances. En retraite méditative intérieure. Il lui laisse les clés du plateau. On n'entend plus que le ronron macronien. Numérique. Prudhommes. Entreprenariat. Réforme en profondeur dès les premières semaines. Hypothèse robuste.  De ce ronron, surnage tout de même un indice. "Je regrette que François Lenglet ait quitté le plateau. J'aimerais poursuivre le débat". Pujadas, réveillé en sursaut : "sans doute dans quelques semaines".

Ah, c'était donc ça. Il ne fallait pas déflorer le futur duel à l'épée de la future grande émission de prime time. Ni déflorer non plus le duel du lendemain matin, du même Lenglet interrogeant le même Macron...sur RTL. Inconvénients du cumul.

http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/su … rieur.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Collusion presse - pouvoir

C'est surtout Arrêt sur image, plus que la ligne éditorialiste de l'Obs. Schneidermann donne des leçons à tout le mondre, pas très surprenant qu'il en donne également dans le cas de Macron. Je note quand même une chose dans son article, l'argument selon lequel Pujadas n'aurait rien demandé pour préserver les scores de sa future émission consacrée à Macron, ce qui ne parait pas délirant.

Après c'est vrai que cette interview était pourrie, à peu près autant que les interviews avec Fillon où les journalistes ne relancent jamais, etc. Le problème du traitement médiatique de Macron ce n'est pas vraiment les interview au fond, parce qu'en France elles sont toutes catastrophiques, avec des journalistes qui ne posent aucune question difficile et ne relancent jamais (sauf peut être avec Marine Le Pen et Sarkozy en fin de piste). Le vrai problème c'est le reste, éditos complaisants, absence de couverture des possibles affaires, etc.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

355

Re: Collusion presse - pouvoir

La presse n'est pas du tout aux ordres du pouvoir. Du tout. Elle est neutre, objective et douée de sens critique.

https://francais.rt.com/france/38340-ad … ee-twitter

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

356

Re: Collusion presse - pouvoir

La Pravda, pardon, le Monde a écrit:

« Que la première dame soit notre Marianne ! »

LE MONDE | 16.05.2017 à 06h40 • Mis à jour le 16.05.2017 à 09h13 | Par Nicole Bacharan (historienne, politologue) et Dominique Simonnet (essayiste, écrivain)

TRIBUNE. Un homme a été élu. Mais c’est un couple qui entre à l’Elysée. Emmanuel Macron a annoncé son intention d’en finir avec l’hypocrisie qui nie l’existence officielle de la première dame – un jour, qui sait ? du premier gentleman – tout en attendant d’elle grâce et disponibilité.

Jusque-là, les premières dames françaises ont vécu leur drôle de « mandat » entre deux eaux, dans une opacité malsaine, sommées à la fois d’être quasi invisibles et pourtant zélées. Chacune, gênée, s’est efforcée à sa manière de soutenir le grand homme tout en restant au second plan, et de représenter le pays quand le protocole l’exigeait sans avoir pour autant de légitimité.

Yvonne de Gaulle, Claude Pompidou, Anne-Aymone Giscard d’Estaing, Bernadette Chirac se sont coulées, bon gré mal gré, dans le rôle traditionnel de la maîtresse de maison et ont créé des fondations caritatives. Danièle Mitterrand a joué les rebelles, Cécilia Sarkozy a fui le château, Carla Bruni-Sarkozy a préféré la discrétion… Valérie Trierweiler a pour sa part été congédiée avec brutalité. Quant à Julie Gayet, elle a décliné le rôle… La plupart d’entre elles ont décrit le palais présidentiel, non comme un éden, mais comme une prison.

Sous la loupe de l’opinion publique

Les regards se tournent vers les Etats-Unis qui, croit-on, auraient plus d’expérience en la matière : quarante-deux First Ladies à ce jour. Mais, là-bas aussi, elles officient dans le flou : la Constitution américaine les ignore, et leur existence n’est reconnue que par une ligne budgétaire votée par le Congrès, qui ne précise pas pour autant leur statut.
Néanmoins, la First Lady ne peut se soustraire à sa tâche. Là-bas aussi, elle doit se montrer charmante sans avoir l’air narcissique, élégante sans paraître frivole, épouse dévouée mais pas soumise. Là-bas aussi, on attend d’elle qu’elle soutienne le programme du président sans faire de politique, qu’elle soit bonne conseillère mais pas éminence grise… Tout et son contraire.

Prises dans ce piège, en permanence sous la loupe de l’opinion publique, les First Ladies américaines ont tenté à toutes les époques d’inventer leur propre rôle. Certaines ont carrément dépéri à la Maison Blanche, écrasées par le protocole ou les calomnies.

D’autres, des pionnières, se sont distinguées par la force de leur influence et ont fait progresser la cause des femmes. Eleanor Roosevelt, l’icône, l’activiste, la féministe, a mené ses propres combats et transformé l’Amérique. Jackie Kennedy, outre son glamour, a donné aux arts et à la culture une forme de ministère. Edith Wilson a carrément pris le pouvoir pendant l’incapacité de son mari, mais Hillary Clinton s’est brûlé les ailes en assumant une mission politique.

Michelle Obama, elle, immensément populaire, a mis sa carrière entre parenthèses pour devenir « Maman en chef » et se consacrer à la promotion de l’éducation. Quant à Melania Trump, elle rechigne pour l’instant à endosser la charge…
Les Américains, eux non plus, n’ont pas vraiment résolu la question.

Budget spécifique, approuvé et justifié

Emmanuel Macron a raison : dans le cadre de la moralisation de la vie publique, un statut s’impose. Qu’on le veuille ou non, l’épouse du président est sa conseillère privilégiée, la seule qui ose encore lui parler avec franchise dans la bulle de courtisanerie au cœur du pouvoir, ce qui lui vaut jalousie, soupçons et un incessant procès en illégitimité.
Un statut, donc, mais lequel ? La première dame n’étant pas élue, elle ne saurait assumer une fonction politique. Alors que l’on se prépare à interdire aux parlementaires d’employer un membre de leur famille, elle ne peut pas non plus recevoir de rémunération de l’Etat.

Il serait choquant aujourd’hui que l’action publique de la première dame se limite à fixer le menu des réceptions et la couleur des rideaux

Et, même si cela heurte notre féminisme, force est de reconnaître qu’elle doit aussi, le temps de la présidence, renoncer à sa profession pour éviter tout conflit d’intérêts. Mais, pour que sa place soit reconnue, il faut la doter de moyens conséquents et d’un budget spécifique, approuvé et justifié. Une fois cela acquis, il serait choquant aujourd’hui que l’action publique de la première dame se limite à fixer le menu des réceptions et la couleur des rideaux. On peut peut-être lui suggérer un autre rôle à jouer…

Parmi les profondes fractures qu’ont révélées ces dernières élections et qui expliquent la montée des colères et des extrêmes, il est une faille béante : la grande méconnaissance de ce bien si précieux qu’est la démocratie. Comme aux Etats-Unis, ce ne sont pas seulement les plus pauvres, les déclassés, qui cèdent aux sirènes du populisme, mais souvent (pas toujours) les moins éduqués.

Défense de la culture démocratique

Les jeunes gens qui voulaient casser le « système », « essayer » l’extrême droite ou l’extrême gauche, n’ont visiblement pas conscience de ce que cela impliquerait. Vivre dans un pays où on peut dire ce que l’on pense, s’opposer sans craindre d’être réveillé à l’aube par des hommes en armes, écrire, penser, aimer qui l’on veut, est un privilège qui leur semble acquis.
C’est aussi par ignorance que certains, au second tour, ont pu renvoyer dos à dos le social-libéralisme du nouveau président et le populisme hérité du fascisme de Marine Le Pen.

A l’évidence, la France souffre d’un grave déficit de culture démocratique. D’urgence, il faut mieux enseigner, mieux raconter, mieux expliquer l’histoire de nos libertés, les débats d’idées qui l’ont jalonnée et qui sont toujours d’actualité, toutes les batailles livrées au nom de nos valeurs… Il faut alerter sans complaisance sur ce que furent les régimes totalitaires, les camps de la mort, le goulag stalinien, le Grand Bond en avant et la Révolution culturelle en Chine, les crimes des Khmers rouges et de tant d’autres, toujours perpétrés au nom de l’intérêt du « peuple ».

Brigitte Macron, femme cultivée, engagée dans le combat politique, pédagogue qui plus est, semble la personnalité idéale pour inventer ce nouveau rôle

Pourquoi la première dame ne s’emparerait-elle pas de cette grande cause-là : la défense de notre culture démocratique, en lançant des initiatives dans tous les domaines, éducatifs, artistiques, culturels, pour la promouvoir, la diffuser, la magnifier, et en faisant de l’Elysée non pas le palais du monarque mais le cœur palpitant de la démocratie française ?

Toutes ces pistes restent à préciser bien sûr. Brigitte Macron, femme cultivée, engagée dans le combat politique, pédagogue qui plus est, semble la personnalité idéale pour inventer ce nouveau rôle.

Les Etats-Unis ont pour symbole l’Oncle Sam qui, aujourd’hui, fait mauvaise figure. Nous avons Marianne. Ne la réduisons pas à un buste dans les mairies. Que notre président confie à sa partenaire de vie et de politique une mission pour la promotion de la culture démocratique, que la première dame soit notre Marianne !

Nicole Bacharan et Dominique Simonnet sont notamment les auteurs de « First Ladies » (Perrin, 2016).

http://www.lemonde.fr/idees/article/201 … _3232.html

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

357

Re: Collusion presse - pouvoir

Bah alors, Manu ? Ils t'ont fait élire, pourtant. Qu'est-ce que tu voudrais de plus ? Tu ne serais pas un petit peu ingrat ?

20 Minutes a écrit:

«Envoyé spécial»: Emmanuel Macron tacle les journalistes politiques qui « ne servent pas à grand-chose »

http://www.20minutes.fr/television/2066 … rand-chose

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

358

Re: Collusion presse - pouvoir

Chaque jour, on descend plus bas dans le léchage de bottes.
Alors comme ça, barbe = virilité ? On ressort les photos de Conchita Wurst ?

https://scontent.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/18447572_445677062436776_1447085840401158937_n.jpg?oh=6f0d2d96a7d0f6664813f324b11a788e&oe=597C8361

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

359

Re: Collusion presse - pouvoir

Micron a pris la grisante habitude d'avoir une presse aux ordres.

Le Lab a écrit:

L'Élysée veut choisir les journalistes qui suivent les déplacements d'Emmanuel Macron

Emmanuel Macron l'a bien martelé : il veut que le temps médiatique s'adapte au temps politique, et non plus l'inverse. Mais l'influence de la présidence de la République sur le monde journalistique ne concerne pas uniquement l'agenda. L'Élysée entend également choisir quels seront les journalistes qui couvriront à l'avenir l'action présidentielle.

Ce jeudi 18 mai, en marge du premier conseil des ministres du gouvernement Philippe, la présidence de la République a donc fait savoir que, désormais, c'est l'Élysée qui choisira les journalistes qui accompagneront Emmanuel Macron lors de ses déplacements. Le choix n'est donc plus laissé aux rédactions.

Concrètement, si le chef de l'État se déplace à l'étranger, c'est un journaliste spécialisé en diplomatie qui devra l'accompagner. S'il effectue un déplacement en France sur le thème de l'éducation, c'est un journaliste spécialisé sur cette rubrique qui devra l'accompagner. Et cetera, et cetera, et cetera.

Interrogé à ce sujet lors du point presse du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a essayé de botter en touche :

    Il y a la volonté aussi, notamment dans les déplacements, que le président de la République mais aussi celles et ceux qui l'accompagnent puissent avoir la liberté de déplacement, la liberté d'échange avec les Français. Et vous savez comme moi, on s'est croisés souvent ces dernières semaines dans la campagne électorale, que la présence de 50 journalistes, d'une dizaine de caméras, nuit un peu au dialogue direct et à l'échange que peut avoir le président de la République avec les Français. Donc il ne s'agit pas de contrôler, il ne s'agit pas d'imposer. Bien évidemment, je souhaite réaffirmer pour le président de la République et le Premier ministre le respect et notre attachement au respect de vos conditions de travail. Et comme porte-parole du gouvernement, j'y veillerai.

Le cas se pose en pratique très rapidement avec le déplacement du chef de l'État vendredi au Mali et pour lequel des journalistes ont été choisis par l'Élysée. Christophe Castaner évoque des raisons de sécurité – ce qui peut expliquer le nombre de journalistes accrédités, pas leurs identités. "On ne peut pas organiser un déplacement au Mali, surtout dans des délais aussi courts et compte tenu du contexte militaire et des questions de risque qui portent sur nos épaules", a avancé le porte-parole du gouvernement.

Il s'agit dans les faits d'un grand retour aux pratiques qui avaient cours sous la présidence de Jacques Chirac. Un verrouillage qui suscite de grandes interrogations concernant une volonté de l'Élysée d'interférer dans les choix des rédactions : l'Association de la presse présidentielle, qui réunit les journalistes chargés de suivre l'actualité de la Présidence de la République française, doit rencontrer les responsables de la communication d'Emmanuel Macron pour leur soumettre les inquiétudes des rédactions.

http://lelab.europe1.fr/lelysee-veut-ch … on-3334424

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

360

Re: Collusion presse - pouvoir

Vous vous souvenez de cette une ?

https://cdn.shopify.com/s/files/1/0057/0672/products/241881_1024x1024.jpeg?v=1494016626

Le directeur adjoint de Libération est Johan Hufnagel. Son frère Charles est le directeur de la communication du Premier Ministre. Je dis ça, je ne dis rien.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Collusion presse - pouvoir

Ah oui en effet ! Si Libé n'avait pas autant été infiltré par le camp Macron ils auraient sûrement appelé à voter Le Pen. Plus sérieusement je t'invite à parcourir le Libé de ce jour, pour voir à quel point ce journal est devenu la pravda macronnienne

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

362

Re: Collusion presse - pouvoir

Barneychou, serais-tu le seul en France à penser que la presse (surtout des torchons comme Libé) est indépendante ? smile

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: Collusion presse - pouvoir

FDL a écrit:

Barneychou, serais-tu le seul en France à penser que la presse (surtout des torchons comme Libé) est indépendante ? smile

Non très cher, mais contrairement à toi je vais me donner la peine d'ouvrir les yeux lorsque la réalité n'est pas totalement conforme à mes désirs les plus fous. La même presse qui adule Macron le démolira méthodiquement d'ici peu, pourtant avec les mêmes actionnaires et patrons de presse. Même la presse d'opinion de qualité acceptable (i.e. pas Libé) suit le même pattern.

Mais pour en revenir à Libé  et ses articles laudatifs sur Macron c'est factuellement inexact. Libé, comme à peu près toute la presse de gauche, explique à longueur d'analyses que c'est un gouvernement qui penche à droite, pro-entreprise, où la gauche est en vitrine. Par ailleurs ton exemple est un peu con-con, parce que Libé aurait forcément appelé à voter Macron contre MLP, de la même façon qu'ils ont appelé à voter Chirac contre JMLP. De la collusion il y en a, bien évidemment, mais elle est beaucoup plus insidieuse et fine que ce que tu présentes.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

364

Re: Collusion presse - pouvoir

Hahaha ! Ta candeur a toujours été attendrissante, c'est ce qui fait ton charme, mais elle prend quand même parfois des proportions gigantesques. Libé appartient au milliardaire Drahi, cet organe de presse est hyper-subventionné. Sans ce système capitaliste et ce gouvernement pro-entreprise, Libé (et bien d'autres titres) meurt. Ne te laisse pas abuser par deux-trois articles anti-Micron (et encore, rien à voir avec la violence qui peut se déverser contre certains autres candidats) qui servent à donner l’illusion qu'il existe un pluralisme en France. Micron était leur candidat depuis le début puisqu'il était celui de Drahi.
La presse ne dira jamais rien contre le gouvernement, elle est toujours du côté du pouvoir. Sauf quand celui-ci chancelle (cf. la déliquescence du mandat Flanby) ou quand, par malheur, il est vraiment trop à droite.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/p370x247/18620009_10155288960014898_1599415925917588646_n.jpg?oh=8d67e547eff9fcdcf4a99b1e48bcc164&oe=59AD069E
https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/18699978_10155288959594898_5900495151359979796_n.jpg?oh=c52ddb954071f448bed89cae8ca923c3&oe=59A836B0
https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/18698461_10155288959644898_7693498623484906346_n.jpg?oh=4c2dc52e78ffb2ce727d94bc32ab3b17&oe=59BC4A15

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)